Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 2 heures
Au programme ce soir, toujours pas d’avancée vers la paix en Ukraine, les négociations n’ayant presque abouti sur rien, alors que les belligérants se rendent coup pour coup, entre déconnexion des satellites Starlink et répercussions de l’affaire Epstein.

Et entre Téhéran et Washington, les choses sont toujours aussi poussives : les diplomates ont accepté de se parler aujourd’hui à Oman pour éviter une guerre ouverte et l’embrasement régional, mais la confiance n’est pas au rendez-vous.

Et enfin en France, à quelques semaines des élections municipales, la campagne bat son plein et les trois premières villes du pays, Paris, Lyon et Marseille, s’apprêtent à connaître une nouvelle forme de scrutin.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Générique
00:00Madame, Monsieur, bonsoir. Bienvenue dans cette nouvelle édition.
00:18Au programme de ce soir, toujours pas d'avancée vers la paix en Ukraine.
00:22Les négociations n'ayant presque abouti sur rien,
00:25alors que les belligérants se rendent coup pour coup
00:27entre déconnexion des satellites Starlink et répercussion de l'affaire Epstein.
00:33Et puis entre Téhéran et Washington, les choses sont aussi poussives.
00:36Les diplomates ont accepté de se parler aujourd'hui vendredi à Oman
00:40pour éviter une guerre ouverte et l'embrasement régional.
00:43Mais la confiance n'est évidemment pas au rendez-vous.
00:46Retour en France ensuite.
00:48À quelques semaines des élections municipales, la campagne bat déjà son plein.
00:51Les trois premières villes du pays, Paris, Lyon et Marseille,
00:56s'apprêtent à connaître une nouvelle formule pour le scrutin.
01:02Des négociations pour rien ou presque.
01:06Mis à part un échange de prisonniers,
01:07le nouveau cycle de discussion pour la paix en Ukraine n'a débouché sur rien de concret.
01:11Si la ligne de front semble figée,
01:13l'Ukraine est toujours durement frappée dans le secteur énergétique.
01:16Explication Nicolas de Lambertory.
01:18La fin de la guerre en Ukraine, ce n'est pas pour demain.
01:22En effet, les négociations tripartites entre les États-Unis, la Russie et l'Ukraine,
01:28qui ont eu lieu cette semaine à Abu Dhabi,
01:31n'ont pas débouché sur grand-chose, si ce n'est un échange de prisonniers.
01:35Selon Romain Bessonnet, expert du monde post-soviétique,
01:39rien d'étonnant à cela,
01:40étant donné que les positions sont toujours irréconciliables
01:43et que les représentants russes et ukrainiens présents lors de ces échanges
01:47étaient surtout issus du monde sécuritaire.
01:50Ces négociations ont accouché d'un nouvel échange de prisonniers,
01:54157 prisonniers,
01:55qui a dû être négocié sur les trois dernières semaines
01:57parce qu'une liste de prisonniers, ça ne se négocie pas comme ça.
02:00On n'a pas d'écho sur l'avancée de ces négociations.
02:04Les Américains continuent d'être confiants,
02:06comme d'habitude, ils font pas mal de wishful thinking.
02:09Et du côté russe, on est très prudent.
02:11Et du côté ukrainien, on dit qu'on n'a rien cédé.
02:13Donc, on ne sait pas ce que va devenir ce processus de négociation,
02:18dont personnellement, je n'attendais pas grand-chose,
02:20étant donné que ce sont des négociations, en fait,
02:23au niveau technique des appareils sécuritaires ukrainiens et russes.
02:28Ce processus, il a accouché d'un cessez énergétique de quatre jours
02:32et de cet échange de prisonniers.
02:34Mais ces négociations ne pouvaient pas trancher la question politique fondamentale,
02:38qui est celle de l'échange de sécurité contre territoire
02:41promis par les Américains aux Ukrainiens et dont les Ukrainiens ne veulent pas.
02:45Par conséquent, le cessez-le-feu énergétique a d'ores et déjà pris fin.
02:49Et ce sont toujours de nombreux civils ukrainiens qui souffrent durement
02:52des rigueurs de l'hiver sans électricité, sans chauffage et sans eau.
02:57Mais surtout d'un point de vue militaire,
02:59la partie ukrainienne est parvenue à faire un joli coup
03:01en obtenant d'Elon Musk la déconnexion des forces armées de la Fédération de Russie
03:07des satellites de Starlink qui étaient utilisés par les Russes de façon plus ou moins pirate.
03:13Les analyses divergent fortement quant à l'impact que cela aura sur les forces russes,
03:18qui, en tout état de cause, ont rencontré quelques difficultés de communication ces derniers jours,
03:23en particulier sur la ligne de front,
03:25étant donné qu'une partie des troupes utilisaient Starlink.
03:28Le réseau Starlink, qui était utilisé par les Russes pour notamment améliorer le guidage
03:34de leurs drones iraniennes de troisième génération,
03:37qui sont donc les anciens drones iraniens Shahed,
03:40mais qui vont plus vite grâce à un réacteur et qui ont un système de guidage plus précis,
03:44et bien étaient reliés à Starlink pour permettre notamment de viser des cibles mouvantes
03:49comme des trains ou des convois routiers.
03:51Et bien du fait des destructions opérées par ces nouveaux drones,
03:56les autorités ukrainiennes ont reçu d'Elon Musk la possibilité d'éteindre Starlink en Ukraine
04:03sur les terminaux qui ne sont pas approuvés par le ministère de la Défense ukrainien.
04:06Et donc effectivement, cette innovation côté russe a été sérieusement compromise.
04:12Seulement, ces drones vont pouvoir recommencer à bombarder l'Ukraine avec leur ancien système,
04:18c'est-à-dire on entre des coordonnées et puis ça ne dévie pas de sa route.
04:21Le deuxième effet en fait que ça a eu, du côté russe, on avait à peu près, d'après les blogueurs militaires,
04:2710% des unités de l'armée russe qui étaient équipées de terminaux Starlink.
04:30Et bien ces terminaux ne marchent plus.
04:32Ça n'a pas d'effet sensible sur les opérations.
04:35On a le même phénomène côté ukrainien, où des terminaux Starlink qui n'étaient pas déployés par le ministère de la Défense ukrainien,
04:41en fait ces terminaux qui ont été déployés par un appel de fonds à la population ukrainienne,
04:48et bien ces terminaux-là, eux aussi ont été débranchés.
04:51Donc on a à peu près, sur les deux côtés du front, des unités qui se retrouvent privées de transmission à haut débit.
04:57Reste à voir dans quelle mesure et à quelle vitesse les Ukrainiens parviendront à reconnecter les soldats de la ligne de front
05:04qui ont été débranchées de Starlink, question sur laquelle les forces armées ukrainiennes travaillent,
05:09tandis que cette possibilité ne devrait en principe pas être possible pour les Russes.
05:14Notons toutefois que les Iraniens étaient parvenus à déconnecter Starlink il y a quelques semaines,
05:18et qu'on ne peut exclure parmi toutes les hypothèses que les Russes envisagent à un moment de travailler à une telle option.
05:25En attendant, un autre dommage, plus éloigné du champ militaire ukrainien,
05:29est impacté par la guerre russo-ukrainienne.
05:32La couverture médiatique de l'affaire Epstein.
05:35En effet, plusieurs médias occidentaux ont évoqué la possibilité d'une implication russe dans le scandale,
05:41tandis que les autorités françaises affirment que la Russie tente de déstabiliser la France
05:45en montant une opération de désinformation contre le président Macron dans le cadre de cette affaire.
05:52Et au final, dans tout cela, aucune couverture médiatique du volet ukrainien de l'affaire Epstein.
05:58La filière ukrainienne, bizarrement, n'est pas du tout mentionnée dans aucun article de la presse occidentale,
06:05alors qu'elle joue un rôle central dans l'approvisionnement de M. Epstein en jeune top modèle mineur
06:11pour ses activités auprès de ses associés.
06:14D'après les données qui ont été publiques, il y a eu beaucoup d'Ukrainiens impliqués dans l'affaire Epstein.
06:22Jeffrey Epstein déjà a utilisé deux agences au moins de top modèle localisées à Kiev
06:28pour s'approvisionner en jeunes filles mineures.
06:32Ensuite, on a l'homme politique ukrainien Alexandre Vilkul,
06:37qui est un ancien proche de Yanukovitch, passé à l'administration Zelensky au début de la guerre,
06:42qui est maintenant le gouverneur du district de Krivoy-Roch, dans la région de Dnipropetrovsk, qui est cité.
06:47Il y a aussi des avocats de l'ancien président Kuchma qui sont cités.
06:53Et enfin, ces fameuses agences de top modèle, la plus célèbre étant la Linnea 12 Models,
07:00dont la directrice, Maria Maniouk, figure à plusieurs endroits dans les archives,
07:05notamment comme étant celle qui était la chasseuse de têtes pour M. Epstein.
07:10Un nouveau cycle de négociations Russie-Ukraine-États-Unis devrait reprendre dans les prochaines semaines,
07:15tandis que Russes et Américains auront aussi à rediscuter de leurs accords relatifs à la prolifération des armes nucléaires.
07:23Les Américains veulent d'ailleurs associer la Chine à ces discussions Russie-États-Unis.
07:28Quant au conflit ukrainien, qui dure depuis bientôt 4 ans,
07:31rien ne semble devoir empêcher le fait qu'il entre à la fin du mois, dans sa cinquième année.
07:37Négociations à haut risque entre les émissaires de Donald Trump et ceux de l'Ayatollah Ramenei ce vendredi à Oman.
07:47L'escalade entre Washington et Téhéran peut-elle être enrayée ?
07:51La région l'espère en tout cas, mais l'incertitude règne.
07:54Explication d'Edouard Chaneau.
07:56Les Américains n'y croient pas.
07:58Les négociations qui ont débuté ce vendredi à Oman entre Washington et Téhéran semblaient bien mal engagées.
08:04Les diplomates américains menés par Steve Whitcoff et Jared Kushner
08:08ont finalement accepté de rencontrer le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araqchi
08:13à la demande de neuf États arabes soucieux d'éviter une escalade régionale.
08:18Mais le cœur n'y est pas.
08:20Quelques heures avant le début des négociations avec les États-Unis,
08:23la télévision iranienne a diffusé les images d'un nouveau missile.
08:27Les Américains de leur côté semblent avoir rapproché leur flotte à distance de tir de l'Iran.
08:32Téhéran affirme entamer les négociations avec prudence et en toute connaissance de cause,
08:37ajoutant vouloir se défendre contre toute exigence excessive.
08:41Tandis que Marco Rubio a lâché hier douter pouvoir passer un deal avec ces gars-là.
08:46Le VP, J.D. Vance, n'est pas apparu plus optimiste,
08:50laissant transparaître une vision un peu simpliste, voire caricaturale, du fonctionnement iranien.
08:56Je voudrais dire quelque chose sur les Iraniens,
08:59qui est très étrange pour moi et qui rend la diplomatie avec eux très difficile.
09:03En Iran, c'est le guide suprême qui prend les décisions.
09:07Le président n'a pas vraiment d'importance.
09:09Le ministre des Affaires étrangères semble s'adresser directement au guide suprême
09:13et c'est principalement avec lui que nous avons communiqué.
09:16Mais c'est un pays avec lequel il est très étrange de mener des négociations diplomatiques
09:21quand on ne peut même pas parler à celui qui le dirige.
09:24Cela rend les choses beaucoup plus compliquées.
09:26Cela rend la situation absurde.
09:29Trump peut appeler Poutine.
09:30Si.
09:31Et même des pays avec lesquels nous entretenons des relations très hostiles,
09:34comme la Corée du Nord.
09:35Ils se sont rencontrés au 38e parallèle.
09:38Il est bizarre de ne pas pouvoir parler directement aux dirigeants iraniens.
09:42Cela complique énormément la diplomatie.
09:46Sur la table des négociations, le programme nucléaire iranien,
09:50selon l'avocat Bakimanej, représentant des Français d'Iran,
09:54Téhéran pourrait finir par céder avec un gel temporaire de 3 à 5 ans
09:57de l'enrichissement d'uranium
09:59et transférer à l'étranger son stock d'uranium déjà enrichi à 60%.
10:03Peut-être aussi accepter de limiter la portée de ses missiles balistiques
10:07et restreindre ou arrêter son soutien aux groupes militaires.
10:11Le sort de la population iranienne
10:13ne semble en réalité pas susciter de vives émotions à Washington.
10:17Et Donald Trump, qui se voulait un grand négociateur et pacificateur,
10:21il semblait encore ce 5 février prendre la crise à la légère
10:24en évoquant le rôle du général Daniel Raisin-Kane, son chef d'état-major.
10:28Il est brutal. Demandez au Venezuela. Demandez à l'Iran.
10:34Ils négocient parce qu'il y a une grosse flotte là-bas.
10:37Ils ne veulent pas qu'on les frappe.
10:41Ils ne veulent pas qu'on les frappe.
10:43Raisin était là au fond de l'avion.
10:45Reste qu'un conflit ouvert ne serait dans l'intérêt de personne
10:48et sûrement pas pour les élections de mi-mandat de Donald Trump.
10:52L'Iran est économiquement exsangue, étranglée par les sanctions,
10:55tandis que les capacités américaines semblent pour l'heure,
10:57selon les récentes révélations du Wall Street Journal,
11:00insuffisantes pour contenir une riposte iranienne.
11:03Le programme balistique de Téhéran joue indéniablement son rôle dissuasif.
11:12PLM. Trois lettres pour définir une réforme.
11:15Dans les trois premières villes de France, la règle électorale a changé.
11:19Explication d'Olivier Frère-Jacques.
11:21On change la règle du jeu.
11:23La réforme électorale dite PLM pour Paris-Lyon-Marseille promulguée le 11 août 2025
11:28refont le mode de scrutin municipal dans les trois premières villes du pays.
11:33Elle a été adoptée à l'Assemblée nationale après une proposition de loi
11:36portée par les députés centristes Sylvain Maillard de chez Renaissance
11:38et Jean-Paul Matéi du Modem.
11:41LFI et le RN l'ont appuyée pour sa capacité à réduire la dépendance
11:45sous implantation locale, favorisant donc potentiellement des listes nationales.
11:50Le texte a été voté en première lecture au printemps 2025,
11:54puis définitivement le 10 juillet malgré le rejet du Sénat.
11:57Les détracteurs du texte à la Chambre haute ont dénoncé un casse-tête organisationnel.
12:02L'historien du droit Guillaume Bernard nous explique ce changement
12:05et cette rupture avec un statut particulier qui avait cours depuis plus d'un demi-siècle.
12:09Ces trois grandes villes ont un statut effectivement particulier depuis à la fois
12:14une loi de 75 pour Paris et puis 82 pour le mode de scrutin.
12:20L'idée a été d'un côté de rapprocher le mode électoral de ces trois grandes villes
12:28des autres communes pour qu'il puisse y avoir une élection par un conseil municipal
12:32élu directement par les électeurs du maire,
12:36puisque jusqu'à présent il y avait deux niveaux quelque peu étanches
12:42entre les deux, les mairies de secteur ou d'arrondissement
12:45et puis ensuite le conseil municipal.
12:48Donc là désormais on aura d'un côté un rapprochement du mode de scrutin dans les autres villes
12:54et puis d'un autre côté je dirais éviter qu'il y ait trop de distorsions
12:59entre les élections dans les secteurs et puis ou les arrondissements
13:05et de l'autre côté la direction générale de la ville.
13:09Cela étant dit, ça va compliquer les choses dans la mesure où les électeurs vont devoir
13:14au minimum deux fois et même à Lyon trois fois à cause de la métropole voter.
13:19C'est-à-dire qu'à chaque tour il faudra glisser un bulletin dans deux urnes différentes
13:26pour pouvoir se prononcer sur les élections du secteur
13:30et de l'autre côté sur l'élection au conseil municipal global de la ville.
13:36Un système plus direct qui instaure donc des scrutins séparés
13:39pour les conseils d'arrondissement ou secteur et pour le conseil municipal
13:42avec une prime majoritaire abaissée à 25% au lieu de 50%
13:47le reste des sièges étant répartis à la proportionnelle.
13:51L'objectif affiché est de faciliter l'accès à la compétition
13:54pour des parties moins implantées localement
13:56en rendant le scrutin plus direct et moins dépendant des bastions territoriaux.
14:00Politiquement, elle pourrait encourager des coalitions ou des majorités relatives.
14:05Ce changement électoral va-t-il bouleverser les élections dans ces trois villes ?
14:09Pour Guillaume Bernard, le changement devrait plutôt profiter à un rééquilibrage.
14:14C'est très difficile de le savoir, eu égard au fait que les dernières municipales
14:20ont lieu en 2020, juste avant le confinement du Covid
14:25pour ce qui concerne le premier tour.
14:27Et donc c'est compliqué de savoir est-ce qu'il va y avoir continuité dans les votes.
14:31A priori, on ne devrait pas avoir un bouleversement
14:34de l'orientation idéologique de ces villes, eu égard en particulier à leur population.
14:39Mais en revanche, on peut quand même envisager qu'il y ait une transformation
14:44des rapports de force au sein, je dirais, de ceux qui dirigent.
14:48C'est-à-dire qu'il y ait plutôt un recentrage pour ce qui est de Paris
14:52avec un affaiblissement, je dirais, de la gauche de la gauche.
14:56Et en revanche, à Marseille, peut-être une droitisation.
15:00On le sait bien d'ailleurs, pendant des années,
15:02la droite avec Jean-Claude Godin était majoritaire en termes de suffrage,
15:06mais était minoritaire face à Gaston Dessert qui, grâce à la sectorisation,
15:11réussissait à obtenir l'élection à la mairie centrale.
15:16Le changement pourrait se faire au cas par cas.
15:18À Paris, la gauche semble bien partie, unie sans LFI,
15:22tandis que Rachida Dati semble distancée, empêtrée dans ses affaires
15:25et condamnée à faire cavalier seule puisqu'elle a rejeté toute alliance possible
15:29avec Sarah Knafo qui réalise une campagne très active
15:32et peut très raisonnablement dépasser les 5%.
15:36À Marseille, la gauche semble aussi en avance
15:38et la droite et le centre avec Martine Vassal est mal embarquée
15:42avec là encore de vilaines affaires pour la candidate
15:45et une concurrence redoutable du RN et Franck Alizio
15:48qui peut rêver de l'hôtel de ville.
15:50La candidate LR a pris ses distances avec lui
15:52sur demande de ses soutiens centristes.
15:55Reste Lyon où l'union de la droite et du centre devrait l'emporter.
15:59Jean-Michel Lelas, ancien patron de l'Olympique lyonnais,
16:01candidat indépendant mais soutenu par la droite et le centre,
16:04devrait remplacer le maire écologiste Grégory Doucet
16:06qui traîne un bilan calamiteux
16:08et qui peine à faire jeu égal dans la campagne
16:11avec une personnalité certes hautement démagogique
16:14mais également très charismatique.
16:19Et à présent, nous passons à l'actualité en bref en France.
16:25La pression monte sur Jacques Lang, grand ami de Jeffrey Epstein.
16:30Le président de l'Institut du monde arabe a été convoqué jeudi soir
16:33au ministère des Affaires étrangères
16:34à la demande conjointe de l'Elysée de Matignon
16:36pour s'expliquer sur ses liens avec le pédocriminel.
16:39L'ancien ministre socialiste assure n'avoir jamais eu connaissance
16:42des crimes sexuels du financier en dépit de 15 ans d'amitié.
16:46Le nom de sa fille, Caroline Lang, figure à 673 reprises
16:50dans les statuts d'un fonds offshore créé par Epstein en 2016
16:53et doté de 1,4 million d'euros.
16:55Elle a finalement démissionné lundi de son poste syndical
16:57et défendu sur BFMTV une « ignorance totale des méfaits ».
17:02Elle a déclaré ne pas savoir non plus que le criminel
17:04lui avait légué 5 millions de dollars en 2019
17:06et ne l'avoir appris que dimanche dernier.
17:08Elle affirme que Epstein voyait qu'elle était une mère seule avec deux enfants
17:11et avait voulu être généreux.
17:13Rappelons qu'elle était copropriétaire avec Jeffrey Epstein
17:15de la société britannique LLC
17:17domiciliée dans les îles Vierges américaines
17:19ce qu'elle n'avait pas déclaré au fisc.
17:22Ça déménage dans les médias publics.
17:24Jeudi, Radio France a annoncé le limogé d'Adèle Van Rett
17:27directrice de la Radio France Inter.
17:29La station perdait de l'audience.
17:30En septembre dernier, elle avait perdu près de 500 000 auditeurs
17:34par rapport à l'année précédente.
17:35À partir de mars prochain, Céline Pigel doit prendre la tête de France Inter.
17:40L'actuelle directrice générale de France Bleu
17:42a passé plusieurs années dans le privé,
17:43notamment à ITV, de Venue chez News,
17:46où elle s'est illustrée en licencieant Éric Zemmour,
17:48et à BFM TV.
17:50Pendant la crise sanitaire,
17:51elle livrait sa conception du journalisme.
17:53Pas trop aller à rebours de la parole officielle
17:57puisque ça serait fragiliser un consensus social.
18:02Emmanuel Macron proclame son amour de l'école.
18:05Jeudi, le président s'est prononcé pour une réforme des rythmes scolaires.
18:08Les collégiens et lycéens devraient commencer leur journée plus tard.
18:12Et les finir plus tôt.
18:13L'idée est de donner aux élèves des journées moins chargées
18:15pour un apprentissage efficace
18:17et de garder du temps pour des activités sportives et culturelles.
18:20La question est de savoir quand et comment une telle mesure sera mise en place.
18:23C'est pas à moi de le définir,
18:24mais on voit bien ce que plusieurs pays voisins ont.
18:27Et donc, c'est des journées qui sont moins chargées
18:29parce qu'on apprend mieux.
18:31Et la contrepartie, c'est sans doute d'avoir des vacances plus courtes.
18:33Emmanuel Macron présente sa copie un peu tard.
18:35De plus, son idée est opposée aux mesures prises pendant ses deux mandats.
18:38Sous l'impulsion du ministre de l'Éducation, Jean-Michel Blanquer,
18:40la Macronie a permis le retour massif à la semaine de quatre jours
18:43en dérogeant au cadre national des neuf demi-journées,
18:46laissant les municipalités se débrouiller.
18:48Le gouvernement appelle à faire des enfants, mais plus tard.
18:52Jeudi, le ministre de la Santé, Stéphanie Rist,
18:54a présenté le plan contre l'infertilité.
18:56A partir de l'été, un courrier doit être envoyé à tous les Français
18:58lors de l'heure 29 ans pour les sensibiliser sur les questions liées à la fertilité
19:01et notamment à la conservation des gamètes.
19:03Une idée surprenante visant à ramener la maternité à plus tard
19:06selon des méthodes plus compliquées et plus risquées.
19:09Rappelons que le taux de succès d'une fécondation in vitro
19:11ne dépasse pas les 18%.
19:13Et poursuivons avec l'actualité internationale.
19:23Trump, toujours un peu mégalo.
19:25Après les navires de guerre à son nom, les médicaments.
19:27Donald Trump a annoncé jeudi soir le lancement de TrumpRx.gov,
19:31un site destiné à réduire drastiquement le prix des médicaments aux Etats-Unis.
19:36Le portail promet des baisses allant jusqu'à plus de 80%
19:39sur des dizaines de traitements couramment prescrits.
19:42Un accord a été conclu avec une dizaine de laboratoires pharmaceutiques
19:46pour rendre ces rabais possibles.
19:48Le président a dénoncé les tarifs américains les plus élevés du monde,
19:52accusant les consommateurs d'avoir longtemps subventionné les autres pays.
19:56En réalité, le site délivre des bons de réduction à présenter en pharmacie
19:59et non des achats directs en ligne.
20:01Exemple phare, l'antidiabétique osempique passe de 1000 à 199 dollars, soit 168 euros.
20:07L'initiative survient alors que les républicains redoutent l'impact du coût de la vie
20:12sur les élections de mi-mandat de novembre 2026.
20:15Un kosovar albanais arrêté pour crime de guerre en Serbie.
20:19Les autorités serbes ont interpellé le 5 février 2026
20:22un homme de 46 ans au poste frontière de Batrovici.
20:26Ancien membre présumé de Luceka,
20:28il est accusé d'avoir participé à des attaques contre des forces serbes
20:31en 98 et 99, dont un enlèvement et un massacre de policiers.
20:35Arrêté par l'unité spécialisée dans les crimes de guerre,
20:38il est en garde à vue 48 heures avant sa présentation au parquet.
20:42Belgrade poursuit toujours d'anciens combattants de la guérilla albanaise,
20:4527 ans après le conflit et les frappes de l'OTAN l'ayant visé.
20:48Rappelons que la Serbie ne reconnaît pas le Kosovo,
20:51tout comme la Russie, la Chine, 5 pays de lieu et l'Union européenne elle-même.
20:54La situation y est encore tendue aujourd'hui pour la minorité serbe,
20:58menacée de nettoyage ethnique.
21:01Les pays d'Amérique centrale coopèrent face aux crimes organisés.
21:05Lundi, la présidente élue du Costa Rica, Laura Fernandez,
21:08a annoncé qu'elle comptait sur son homologue salvadorien Noye Bukele
21:11pour mener à bien sa stratégie de lutte contre le narcotrafic.
21:16Alors que le Salvador a une longue réputation de pays criminogène,
21:19le président Naïb Bukele est aujourd'hui applaudi en Amérique latine
21:22pour sa guerre contre les gangs.
21:24Récemment, Naïb Bukele a régalement fait parler de lui
21:27en proposant un plan contre la corruption
21:29lors d'une réunion avec ses ministres.
21:32Je lui demande solennellement d'enquêter sur chaque personne présente ici.
21:37J'imagine que ça ne devrait poser aucun problème.
21:40Un plan comme celui-ci en France demanderait beaucoup de travail.
21:44Gio d'hiver 2026, c'est parti.
21:47Ce vendredi, Milan Cortina donnera officiellement à 20h le coup d'envoi des 25e Jeux Olympiques d'hiver.
21:54Sous un ciel clair des Dolomites et dans l'effervescence du stade Guiseppe Meazza à Milan,
21:59la flamme olympique sera allumée lors d'une cérémonie qui se voudra spectaculaire
22:03et mêlant tradition et modernité.
22:06Près de 2 900 athlètes de plus de 90 nations s'affronteront jusqu'au 22 février.
22:11Les épreuves phares de ski alpin, patinage artistique, hockey sur glace et biathlon
22:15promettent des moments historiques.
22:18Il faudra suivre les athlètes français Lou Jean Monod en biathlon et Clément Monnet en slalom.
22:26Et voilà, nous arrivons à la fin de cette édition.
22:29Au programme de votre fin de semaine, vous pouvez déjà retrouver le plus d'éléments
22:32avec un débat sur la réforme de l'État et il y a du boulot.
22:36Pour le samedi politique, demain, je reçois Guylain Benessa
22:38pour plonger au cœur de la création européenne, un outil décrit par l'auteur
22:42comme un plan diabolique conçu au service des Américains.
22:46Dimanche, vous pourrez retrouver un nouveau numéro des Conversations de Paul-Marie Couteau
22:50avec l'essayiste Hervé Juvin.
22:51Il revient sur la grande bascule du monde.
22:54Et puis dans Terre de Mission, Jean-Pierre Maugendre évoque
22:56les nouveaux sacres de nouveaux évêques pour la Fraternité Saint-Pidice.
22:59Lundi, dès 17h du matin, vous découvrirez un nouveau Zoom avec Eric Fauquet,
23:04ancien professeur des universités.
23:06Il propose un décryptage des discours de Donald Trump.
23:10Et voilà, c'est à présent la fin de cette édition.
23:12Merci pour votre fidélité.
23:14Bonne fin de semaine à tous.
23:15On se retrouve lundi.
23:16Bonne soirée.
23:17Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires

Recommandations