- il y a 14 heures
Au programme de cette édition, la guerre de l’information et des réseaux sociaux entre l’Union européenne et les États-Unis. Tandis que les bureaux parisiens de X ont été perquisitionnés, le Congrès américain dénonce l’ingérence de Bruxelles dans les élections en Europe.
Sur le front oriental, Donald Trump a cédé à neuf pays arabes : il a accepté des pourparlers avec l’Iran après avoir fait mine de se retirer. Face à Téhéran, la ligne américaine manque de clarté.
Et nous reviendrons sur les rumeurs d’un remaniement gouvernemental. Quelques ministres pourraient partir sur fond d’élections municipales et avant la présidentielle.
Sur le front oriental, Donald Trump a cédé à neuf pays arabes : il a accepté des pourparlers avec l’Iran après avoir fait mine de se retirer. Face à Téhéran, la ligne américaine manque de clarté.
Et nous reviendrons sur les rumeurs d’un remaniement gouvernemental. Quelques ministres pourraient partir sur fond d’élections municipales et avant la présidentielle.
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00:00Générique
00:00Madame, Monsieur, bonsoir, ravie de vous retrouver au programme de cette édition,
00:19la guerre de l'information et des réseaux sociaux entre l'Union Européenne et les Etats-Unis.
00:23Tandis que les bureaux parisiens de Hicks ont été perquisitionnés,
00:27le Congrès américain dénonce l'ingérence de Bruxelles dans les élections en Europe.
00:32Sur le front oriental, Donald Trump a cédé à neuf pays arabes.
00:36Il a accepté d'être pourparler avec l'Iran après avoir fait mine de se retirer.
00:40Face à Téhéran, la ligne américaine semble bien incertaine.
00:43Et puis nous reviendrons sur les rumeurs d'un remaniement ministériel en France.
00:47Quelques ministres pourraient effectivement partir sur fond d'élections municipales, mais aussi présidentielles.
00:52Générique
00:53Entre Washington et Bruxelles, rien ne va plus.
00:59Les eurocrates, Emmanuel Macron en tête, n'en peuvent plus de la liberté d'expression
01:03au point de perquisitionner les bureaux du réseau social Hicks à Paris.
01:08En réponse, le Congrès américain vient de publier un rapport explosif
01:11qui dénonce les ingérences de l'Union Européenne dans les processus électoraux européens.
01:16Explication de Nicolas de Lambertherie.
01:17Le Congrès américain dénonce en des termes très durs la tendance autoritaire de l'Union Européenne
01:24à vouloir censurer les réseaux sociaux et la liberté d'expression.
01:28Dans un rapport explosif produit par une commission d'enquête,
01:32on dénonce l'ingérence électorale de Bruxelles dans plusieurs élections nationales en Europe,
01:38France incluse.
01:39Et cette ingérence finit par être gênante pour les républicains américains.
01:44Les analystes décrivent en effet une conséquence perverse et mondiale
01:48de la censure des réseaux sociaux au sein de l'Union Européenne.
01:52Faute de pouvoir ou de vouloir adapter leurs normes par zone géographique,
01:57les réseaux sociaux tendent à se conformer aux standards très restrictifs de l'Union Européenne
02:02et à les appliquer au monde entier.
02:04Pour rappel, avec la réglementation européenne DSA,
02:08des amendes gigantesques peuvent être infligées aux réseaux sociaux
02:12s'ils ne respectent pas toute une série de valeurs,
02:15ce qui veut dire qu'ils ne pratiquent pas une censure extensive des discours contestataires,
02:20contraire à la doxa libérale,
02:22ce qui a donc pour conséquence logique de répandre dans le monde entier les normes de censure européenne.
02:28Et selon David Teucher, spécialiste des États-Unis,
02:31c'est ce qui agace particulièrement les Américains très attachés à une liberté d'expression radicale
02:37défendue par le premier amendement de leur constitution.
02:40Mais pour comprendre, il ne faut pas oublier qu'aux États-Unis,
02:43le premier amendement est crucial parce qu'il garantit la liberté d'expression
02:48et les Américains ne supportent pas qu'on touche à leurs affaires,
02:52qu'une puissance étrangère impose sa loi sur un média américain.
02:55Et si on se met du point de vue américain,
02:56donc l'Union européenne, ce sont des alliés qui osent montrer un signe de rébellion
03:01envers le protecteur américain.
03:03Il faut donc les remettre à sa place.
03:04Et le rapport du Congrès ne se contente pas, selon David Teucher, d'affirmations,
03:09mais est le fruit d'une enquête approfondie
03:11qui apporte la preuve que Bruxelles s'affaire depuis au moins 2015
03:15à censurer de plus en plus radicalement les réseaux sociaux.
03:19En clair, même si le rapport est partisan,
03:21ce n'est pas pour autant qu'il ne s'appuie pas sur des éléments tangibles.
03:24Dans ce rapport, on trouve vraiment des preuves de la censure de l'Union européenne
03:32avec des échanges de mails de la part de hauts fonctionnaires européens
03:36ou de membres de la Commission.
03:38Cette Commission, il faut savoir qu'elle a obtenu des documents internes
03:42de la part de ses plateformes sociales.
03:44L'Union européenne n'est donc pas neutre.
03:47Elle intervient politiquement sous couvert de lutte contre la désinformation
03:52ou les ingérences russes.
03:54Bref, traduction, les Américains disent
03:56« Ceux qui parlent d'ingérence sont eux-mêmes des manipulateurs »
04:00en parlant de la Commission européenne
04:02ou de l'Union européenne plus globalement.
04:04Cette ingérence consistait à modérer, censurer
04:07certains contenus sur des réseaux sociaux
04:10et à favoriser certains candidats.
04:12Alors, il ne faut pas oublier qu'en février 2025,
04:14le vice-président G.D. Vance avait déjà à la conférence
04:18sur la sécurité à Munich
04:20accusé les Européens d'attaquer la démocratie
04:23et la liberté d'expression en Roumanie.
04:25Et il se pourrait bien que la guerre des réseaux sociaux
04:28entre Bruxelles et Washington ne fasse que commencer
04:31puisque ce mardi 3 février,
04:34les bureaux parisiens de X, anciennement Twitter,
04:37rachetés par Elon Musk, ont été perquisitionnés.
04:40C'est d'ailleurs le même jour que le Congrès a publié son rapport.
04:44Alors, quels sont les objectifs des Américains
04:47et des Républicains en sortant ce rapport ?
04:50Clairement, affaiblir la Commission européenne,
04:52lui rappeler qu'elle ne peut pas imposer ses normes
04:55à des entreprises américaines,
04:57que ce soit Meta, que ce soit Google,
05:00que ce soit X ou d'autres.
05:02Alors, pourquoi ça sort maintenant ?
05:04Alors, c'est vrai qu'avec la pression qu'on vient de voir
05:06sur le réseau social X d'Elon Musk
05:08exercé par les gouvernements français notamment
05:11et la Commission européenne,
05:13Bon, on a ce rapport de la Commission judiciaire, là,
05:16du Parlement américain,
05:17qui sort curieusement à pic.
05:19Clairement, il faut y voir un lien.
05:20Ce n'est pas innocent.
05:21Il convient malgré tout de garder à l'esprit
05:23que la dénonciation par les États-Unis
05:26d'une ingérence étrangère,
05:27en l'occurrence européenne,
05:29dans ses affaires intérieures
05:31et dans la liberté d'expression,
05:33a quelque chose de cocasse
05:35au vu des antécédents américains en la matière.
05:38Même si le pouvoir américain
05:40a changé de bord entre-temps,
05:41il convient de rappeler
05:42que la censure des réseaux sociaux
05:44a au moins tout autant eu lieu
05:45sous pression des exécutifs américains,
05:48en particulier lorsqu'ils étaient démocrates.
05:51Par ailleurs,
05:51ce sont aussi des intérêts économiques bien compris,
05:55les réseaux sociaux étant tous américains,
05:57à l'exception de TikTok,
05:59qui sont susceptibles de motiver
06:00les révélations de la Commission du Congrès.
06:02Il ne faut pas oublier
06:03l'extraterritorialité du droit américain,
06:05et notamment du Department of Justice,
06:08qui inflige régulièrement des amendes
06:10aux entreprises stratégiques européennes
06:12et aux banques
06:13pour ne pas avoir respecté,
06:15soi-disant,
06:15les normes américaines.
06:16Donc, de la part des Américains,
06:18c'est une blague,
06:19puisque eux font aussi
06:21de l'ingérence politique
06:22et surtout économique.
06:24C'est de la menu-monnaie, en fait,
06:26ce rapport-là.
06:27Surtout avoir la guerre économique
06:28que livrent les États-Unis à l'Europe,
06:31il faut remettre les choses
06:32dans leur contexte,
06:33via le Department of Justice,
06:34le Securities and Exchange Commission,
06:38mais aussi via le procureur de New York
06:40ou le fisc américain,
06:41où, grâce à ces quatre organisations,
06:44ils imposent leurs normes,
06:46leurs lois,
06:47s'approprient et veulent des marchés
06:49aux entreprises françaises à l'export,
06:51mais rachètent aussi
06:52nos entreprises stratégiques.
06:53Entre 2009 et 2014,
06:56les USA ont fait payer
06:5716 milliards de dollars d'amende
06:59aux banques européennes,
07:00et on peut estimer
07:01entre 20 à 25 milliards de dollars
07:04d'amende payée
07:05par les entreprises européennes
07:07aux États-Unis,
07:08sous divers prétextes,
07:09justifiés ou non.
07:11En tout état de cause,
07:12en dépit d'une actualité internationale
07:14particulièrement chargée,
07:16les révélations du Congrès
07:17ne sont pas passées
07:18inaperçues en Europe.
07:19Outre un certain nombre
07:20de médias et d'influenceurs,
07:22c'est plus particulièrement
07:23en Roumanie
07:24que le document du Congrès
07:25a eu le plus d'impact,
07:26étant donné que le cas roumain
07:28a été le cas le plus flagrant
07:30et éclatant d'ingérences électorales,
07:32sous prétexte de questions
07:33relatives aux réseaux sociaux.
07:35Les partis d'opposition
07:36nationalistes roumains
07:37ont réclamé de nouveau
07:38l'annulation des processus électoraux
07:40de 2024 et 2025,
07:43et même s'ils ont peu de chances
07:44d'être entendus,
07:45tout ceci contribue
07:47à une ambiance de plus en plus
07:48tendue et défiante
07:50dans les sociétés européennes.
07:51Entre d'une part élites
07:53aux tendances
07:54de plus en plus autoritaires
07:55et d'autre part populations
07:57dont la méfiance s'accroît
07:59à mesure de leur
08:00paupérisation brutale.
08:05Après des craintes
08:06d'un retrait américain,
08:07Téhéran a confirmé
08:08la tenue des négociations
08:10avec Washington
08:10demain vendredi
08:11à Oman.
08:13Que s'est-il passé ?
08:14Trump voudra-t-il
08:15et pourra-t-il
08:16vraiment négocier
08:16avec les mots-là ?
08:17Réponse tout de suite
08:18avec Edouard Chaneau.
08:19Confusion diplomatique,
08:20l'incertitude régnait encore
08:23le 4 février au soir
08:24sur le dossier iranien.
08:26La participation américaine
08:27à des discussions
08:28de sortie de crise
08:29n'était pas garantie.
08:30Finalement,
08:31les négociations
08:32entre Washington et Téhéran
08:33auront bien lieu
08:34demain 6 février,
08:35à Oman toutefois
08:36et non à Istanbul.
08:38L'Iran a en effet
08:39confirmé ce 5 février
08:40au matin la rencontre,
08:42mais pas encore
08:42la Maison-Blanche.
08:43Les dessous des tractations
08:45ont toutefois fuité,
08:46selon le média
08:47d'investigation Axios,
08:49citant deux responsables américains.
08:51Plusieurs dirigeants
08:52du Moyen-Orient
08:53ont fait pression
08:54auprès de l'administration Trump
08:56pour qu'elle renonce
08:57à ces menaces de retrait.
08:58Au moins 9 pays
08:59ont exhorté
09:00les États-Unis
09:01à ne pas annuler
09:02la réunion
09:03et à écouter
09:04ce que les Iraniens
09:05ont à dire.
09:06Ces derniers
09:07avaient déclaré
09:07le 4 février
09:08vouloir déplacer
09:09les pourparlers à Oman
09:10et les tenir
09:11dans un format bilatéral
09:13afin de les concentrer
09:14uniquement
09:15sur les questions nucléaires.
09:16Donald Trump,
09:17de son côté,
09:18veut élargir
09:19ses pourparlers
09:19au programme
09:20de missiles balistiques
09:21qui, rappelons-le,
09:22a percé en juin dernier
09:23le dôme de fer israélien,
09:25mais aussi au soutien
09:26apporté aux milices
09:27dans la région
09:28et au traitement
09:29de la population iranienne.
09:31Les diplomates américains
09:32ont ainsi fait mine
09:33de se retirer
09:34avant de se raviser.
09:35Toujours selon
09:36la même source,
09:37l'administration américaine
09:38a donc accepté
09:39la rencontre
09:39par respect
09:40pour ses alliés,
09:41mais visiblement
09:42à contre-coeur.
09:43Une nouvelle ambiguïté
09:44donc qui reflète
09:45un manque de lignes claires
09:47après avoir notamment
09:48poussé les Iraniens
09:49à la révolte
09:49assurant qu'une aide
09:50américaine arriverait.
09:52Des postures
09:52que dénonce
09:53l'avocat franco-iranien
09:54Bakhimanej,
09:55représentant des Français
09:56d'Iran.
09:57J'essaye de regarder ça
09:58en manière objectif,
09:59c'est très difficile
10:00parce que ce qu'on vient
10:01de vivre tous,
10:02c'est quelque chose
10:02d'extrêmement dur.
10:05Mais bon,
10:06ce que fait Trump,
10:07c'est vraiment
10:08du n'importe quoi.
10:10Il n'a pas
10:10une position claire.
10:12Après,
10:13il va nous faire croire
10:14que c'est sa fameuse
10:16manière de négocier.
10:18Si vous voulez,
10:19nous sommes tous
10:20plus ou moins
10:21des professionnels.
10:22Moi,
10:22je participe
10:23à des deals,
10:24alors peut-être pas
10:24à des deals
10:25à milliards
10:25comme Trump.
10:26Il y a un moment donné,
10:28les interlocuteurs
10:29ont quand même
10:30une ligne de conduite
10:32assez claire.
10:33Ça peut bouger.
10:35Les curseurs
10:35peuvent bouger.
10:36Là,
10:37il n'y a aucune
10:38ligne de conduite
10:39claire.
10:40Un jour,
10:41c'est ça y est,
10:42j'envoie la cavalerie.
10:44Un autre jour,
10:45on va s'arrêter là.
10:47Un autre jour,
10:47c'est on va négocier.
10:49Mais rappelez-vous,
10:50en juin,
10:50c'était pareil.
10:51Les Iraniens
10:52avaient même
10:52envoyé
10:53leur réponse
10:55à ce qui semblait être
10:56un dernier round
10:57de négociations
10:58avec Trump.
11:00Et puis,
11:00la guerre a commencé,
11:01si vous vous rappelez.
11:02Et à un moment donné,
11:03il faut
11:04un peu de rigueur
11:05et surtout
11:06une dose de confiance
11:07quand vous vous mettez
11:08autour d'une table
11:09pour négocier
11:10même avec votre ennemi.
11:11Depuis plusieurs semaines,
11:12en effet,
11:13les puissances régionales
11:14s'activent
11:15pour éviter
11:15une intervention militaire
11:16de Donald Trump,
11:18synonyme
11:18d'escalade régional.
11:20L'Arabie saoudite
11:20a assuré
11:21l'Iran
11:21de sa neutralité,
11:22ayant d'ailleurs
11:23refusé il y a dix jours
11:24son espace aérien
11:25aux forces américaines.
11:26Le président turc
11:27Recep Tayyip Erdogan
11:28a déclaré faire
11:29tout son possible
11:30pour apaiser les tensions.
11:32Mais tout porte donc
11:33à croire
11:33que Washington a cédé
11:35et n'évoquera
11:35à Oman
11:36et dans le cadre
11:37de pourparlers directs
11:38avec les émissaires iraniens
11:39que du programme nucléaire.
11:41Des pourparlers multilatéraux
11:42sur le programme
11:42des missiles
11:43et le soutien
11:44aux groupes armés
11:45et sur le droit de l'homme
11:45sont attendus
11:46dans un second temps.
11:48L'envoyé spécial
11:48de la Maison-Blanche
11:49Steve Whitcoff
11:51dit en Israël
11:52Benyamin Netanyahou
11:53« L'objectif consistait
11:54à remettre à jour
11:55les derniers renseignements
11:56obtenus par les services
11:57israéliens sur l'Iran.
11:58L'État hébreu
11:59ne fait pas confiance
12:00à Téhéran
12:00et les Américains
12:01affirment ne pas être naïfs. »
12:03L'ancien ministre français
12:04Jean-Yves Le Drian
12:05affirmait ce matin
12:06sur France Info
12:07que négocier avec les Iraniens
12:08exige une habileté extrême.
12:10Selon Baki Manesh
12:11un tel exercice
12:12est en effet ardu.
12:13Téhéran s'est aussi
12:14montré rigide,
12:15maximaliste
12:16face aux menaces de Trump
12:17mais selon lui
12:18personne n'a intérêt
12:19à une guerre ouverte.
12:21Les Iraniens
12:22se sont montrés
12:23plutôt assez durs
12:25également
12:26avec l'organisation
12:28qui a été annulée
12:29pour l'instant
12:30d'exercices militaires
12:31tout près
12:32de la flotte américaine
12:34dans le Golfe Persique.
12:35Le discours iranien
12:36était également très dur.
12:38Il reste très dur.
12:40Le guide Hamenei
12:41a encore déclaré
12:42qu'en cas d'attaque
12:44américaine
12:45là c'est même pas
12:46une question de représailles
12:47mais de guerre régionale.
12:50L'Iran aujourd'hui
12:51dans le discours
12:52adopte une posture maximaliste.
12:55Donc suit pas à pas
12:56le discours de Trump.
12:58Mais si on regarde
12:58maintenant les choses
12:59objectivement
13:01parce que pour des questions
13:02de politique interne
13:04parce que des élections bientôt
13:05parce que des promesses
13:08électorales
13:09que Trump a tenues
13:10une guerre avec l'Iran
13:11peut être catastrophique
13:13pour Trump
13:15pour son image
13:16et pour sa base
13:18Maga
13:18aux Etats-Unis.
13:20Pour le régime
13:21iranien
13:21il sera également
13:23catastrophique
13:24parce qu'on s'engagerait
13:25vers
13:26une guerre
13:27ouverte.
13:28Donc
13:28si vous voulez
13:30les deux côtés
13:31n'ont vraiment pas
13:32intérêt
13:33à engager
13:34une guerre.
13:36Selon le Wall Street Journal
13:37le 2 février dernier
13:38citant des responsables
13:39américains
13:39sous couvert d'anonymat
13:40les Etats-Unis
13:41ne sont pas prêts
13:42à frapper l'Iran
13:43ces forces n'étant pas encore
13:44en mesure de déployer
13:45davantage de défenses aériennes
13:47au Moyen-Orient
13:48pour protéger ses troupes
13:49et ses alliés.
13:50Visiblement
13:50l'équilibre de la terreur
13:52est la meilleure incitation
13:53à la diplomatie.
13:58Sébastien Lecornu
13:59va-t-il faire tomber
14:00des têtes
14:00avec la perspective
14:02des élections municipales
14:03?
14:03Un remaniement
14:04ministériel serait imminent
14:06mais dans les esprits
14:07de chacun
14:07c'est aussi la campagne
14:08présidentielle
14:09qui se profile.
14:10Renaud Bourleuf.
14:10On va bientôt
14:11prendre les mêmes
14:12et recommencer.
14:13A l'approche
14:13des élections municipales
14:14plusieurs ministres
14:15devraient quitter
14:16le gouvernement
14:16dans les prochains jours.
14:18Le ministre de la Culture
14:19Rachid Adati
14:19candidat à la mairie de Paris
14:21l'a déjà affirmé
14:22sans donner de date précise.
14:24Aujourd'hui
14:24je respecte toutes les règles
14:26déontologiques
14:26il n'y a pas de sujet là-dessus
14:27mais bien sûr
14:28que je quitterai le gouvernement.
14:29C'est l'occasion
14:30d'un remaniement ministériel
14:31même si le premier ministre
14:32Sébastien Lecornu
14:33préfère parler
14:34d'ajustement gouvernemental.
14:35Il faut dire
14:36que les autres ministres
14:37qui devraient en effet
14:37suivre le mouvement
14:38sont passablement inconnus.
14:40Le ministre délégué chargé
14:41des sports
14:41Marina Ferrari
14:42et le ministre délégué
14:43chargé de la ruralité
14:44Michel Fournier
14:45sont candidats
14:46respectivement
14:47à Aix-les-Bains
14:47en Savoie
14:48et à Voivre
14:49dans les Vosges.
14:50Quant au ministre délégué
14:51chargé de l'autonomie
14:52des personnes handicapées
14:53Charlotte Parmentier-Lecocque
14:54elle aurait annoncé
14:55au chef de gouvernement
14:55son départ
14:56en raison de la candidature
14:57municipale
14:58de son député suppléant.
15:00Une victoire de ces derniers
15:00à Templeuve-en-Peuvel
15:02dans le Nord
15:02obligerait à démissionner
15:04de l'Assemblée nationale
15:05entraînant
15:06une législative partielle.
15:07La Macronine ayant déjà
15:08plus beaucoup de députés
15:09il vaut ne pas prendre
15:10le risque d'en perdre
15:11encore un autre.
15:12Mais plusieurs questions
15:12se posent dans les couloirs
15:14de Matignon
15:14et des différents ministères.
15:15Ce remaniement
15:16pourrait-il être l'occasion
15:17pour Sébastien Lecornu
15:18de faire le ménage
15:19au sein de son gouvernement ?
15:21Mardi, le porte-parole
15:22Maude Bréjon
15:22a été interrogé
15:23sur ce réajustement
15:24et a répondu
15:25ignorer la date
15:26ainsi que la teneur.
15:27Mais elle a été invitée
15:28à donner son avis
15:29sur Gérald Darmanin.
15:31Gérald Darmanin
15:31est un très bon ministre
15:32de la Justice
15:33qui a fait bouger les lignes
15:35vous le savez
15:35notamment sur la question
15:36des prisons
15:37notamment sur la question
15:38du narcotrafic
15:39sur les prisons de haute sécurité
15:40on en a beaucoup parlé.
15:41Il a beaucoup fait parler
15:42c'est le moins qu'on puisse dire
15:43il a fait bouger les lignes
15:44au moins dans les textes de loi.
15:46Mais l'un des enjeux
15:47reste celui
15:47de sa possible candidature
15:48à l'élection présidentielle
15:50de 2027.
15:51Une ambition
15:51dont il ne se cache plus.
15:53En revanche
15:53mon travail d'acteur
15:54d'abord c'est pas de rajouter
15:55un candidat de plus
15:57juste parce que
15:58je me sens capable
15:59je me sens capable
16:00mais je ne suis pas narcissique.
16:02En octobre
16:02Sébastien Lecornu
16:03affirmait que le gouvernement
16:04devait être
16:04complètement déconnecté
16:06des ambitions présidentielles
16:07pour 2027.
16:08Reste à savoir
16:09si la présence
16:09de Gérald Darmanin
16:10place Vendôme
16:10est aujourd'hui compatible
16:12avec ce à quoi il pense
16:13quand il se rase.
16:14Si un tien vaut mieux
16:15que deux tu l'auras
16:16l'intéressé
16:17s'interrogerait lui-même
16:18sur ce qui est préférable
16:19pour lui
16:19conserver un ministère régalien
16:21pour multiplier
16:22les effets d'annonce
16:23et le transformer
16:24en tremplin
16:24ou partir
16:26pour mettre à distance
16:27le Macroni.
16:32Et l'on poursuit
16:32avec l'actualité en bref
16:33en France.
16:34Choisir,
16:38c'est renoncer.
16:39C'est visiblement
16:40ce que Vincent Bolloré
16:41va redécouvrir
16:42si, comme plusieurs médias
16:43spécialisés l'annonce,
16:44Sonia Mabrouk
16:45quitte l'antenne
16:46de ces news.
16:48Après l'interview
16:48de la journaliste
16:49du socialiste
16:50Jérôme Gage,
16:51lequel a inversé
16:52les rôles
16:52en interrogeant
16:53l'élève Del Cabache
16:54sur le maintien à l'antenne
16:55de Jean-Marc Morandini,
16:56malgré ses condamnations
16:57définitives
16:58pour corruption de mineurs,
16:59Sonia Mabrouk
17:00avait dit sa gêne
17:01et son incompréhension.
17:02De quoi provoquer l'ire
17:04du directeur général
17:05Serge Nedjar,
17:06réputé
17:06très interventionniste,
17:08y compris sur la ligne éditoriale.
17:11La journaliste
17:11avait toutefois rapidement
17:12reçu le soutien
17:13de certains confrères
17:14comme Laurence Ferrari
17:15et Pascal Praud.
17:15Récemment,
17:16c'est Philippe Devilliers,
17:17chroniqueur de ces news,
17:19qui s'insurgeait
17:20contre la décision
17:21de la direction.
17:22Face à cette mutinerie,
17:24Serge Nedjar
17:24aurait donc interpellé
17:25vigoureusement
17:26Sonia Mabrouk
17:26dans les couloirs
17:27du Média mercredi,
17:29provoquant alors
17:29le départ de la journaliste
17:31dont l'absence
17:31sur la tranche du midi
17:32a été remarquée
17:33à l'instar
17:34de son entretien politique
17:35de ce jeudi matin.
17:37Reste à savoir
17:38quelle sera la stratégie
17:39de Vincent Bolloré
17:40dans cette tourmente.
17:41Laisser passer la tempête
17:42ou finalement remercier
17:44Jean-Marc Morandini
17:44et peut-être aussi
17:45son bras droit Serge Nedjar
17:47pour en profiter
17:48pour récupérer
17:49une partie
17:50des téléspectateurs
17:51de droite
17:51un peu lassés
17:52par certaines obsessions
17:53de la chaîne.
17:54Par ailleurs,
17:54le président
17:55de la commission d'enquête
17:56sur la neutralité
17:57du service public
17:58Jérémy Patrielleitus
17:59a annoncé vouloir
18:00convoquer Vincent Bolloré
18:02et évoquer le maintien
18:03de Morandini à l'antenne.
18:04Une possibilité permise
18:05parce que l'entreprise
18:06Vivendi du Breton
18:08est actionnaire
18:09à 20% de Banigé,
18:10la société de production
18:11de Nagui
18:12qui travaille donc
18:13avec le service public.
18:15Les ultra-riches
18:16paient-ils vraiment
18:17si peu d'impôts ?
18:18C'est la question
18:18qu'a décidé de poser
18:19le député Eliott
18:20Charles de Courson
18:21par le biais
18:22d'une commission d'enquête
18:23grâce à son droit de tirage.
18:24L'initiative a été enterrinée
18:26par les présidents
18:27de l'Assemblée nationale
18:28mardi dernier.
18:29Pour le député centriste
18:30de la Marne,
18:31il est temps d'avoir
18:31un état des lieux
18:32fidèle à la réalité.
18:34Dans un entretien
18:35accordé à Libération,
18:36l'ancien ministre socialiste
18:37de l'économie,
18:38Éric Lombard,
18:39avait affirmé
18:39que la direction
18:40des finances publiques
18:41avait constaté
18:42que parmi les plus fortunés
18:43du pays,
18:44des milliers
18:45présentaient un revenu fiscal
18:46de zéro euro.
18:49En d'autres termes,
18:49ces ultra-riches
18:50ont trouvé des combines
18:51pour ne plus payer
18:52aucun impôt en France.
18:54Une situation
18:55multifactorielle.
18:57En effet,
18:57outre la surfiscalité
18:59du pays,
18:59la question du consentement
19:00à l'impôt
19:01face à la gabegie d'État
19:02se pose de plus en plus.
19:04Par ailleurs,
19:04dans une nation
19:05en pro-fracture,
19:06la solidarité
19:07n'est plus une donnée
19:07importante pour une grande
19:08partie des Français.
19:09Une future commission
19:11d'enquête
19:11qui ne devrait
19:12donc pas manquer
19:13de saveurs.
19:14Les personnes âgées
19:15grandes oubliées
19:15de nos pouvoirs publics.
19:17Ce jeudi,
19:18l'adresse a sonné
19:18l'alarme dans un rapport
19:20alors que la population
19:21vieillit,
19:21il y aura bientôt
19:21plus de places
19:22dans les EHPAD.
19:24Selon les prévisions,
19:25d'ici 25 ans,
19:26il faudrait créer
19:27365 000 places
19:29supplémentaires
19:30et embaucher
19:31150 000 personnes
19:33dans les maisons
19:33de retraite
19:34et le secteur
19:34de l'aide à domicile.
19:36Un problème évoqué
19:37depuis plusieurs années.
19:38Selon l'association
19:39des directeurs
19:40au service
19:40des personnes âgées,
19:41les rapports se suivent
19:42depuis la canicule
19:43de l'été 2003
19:44mais les promesses
19:45ne sont que peu tenues.
19:46Ainsi,
19:47sur les 50 000 embauches
19:48dans le secteur
19:48du grand âge
19:49promise par Emmanuel Macron
19:50en 2022,
19:52moins de la moitié
19:53est effective.
19:54A présent,
19:59l'actualité internationale.
20:03Ryan Roos,
20:0459 ans,
20:05écope de la prison
20:06à perpétuité
20:06pour avoir tenté
20:07d'assassiner
20:07Donald Trump.
20:08Le 15 septembre 2024,
20:10armé d'un fusil
20:10semi-automatique,
20:11il s'était embusqué
20:12sur le golfe
20:13du candidat républicain
20:14en Floride.
20:15Les agents
20:15du Secret Service
20:16l'avaient neutralisé
20:17avant qu'il ne puisse tirer.
20:18C'était la deuxième tentative
20:19visant Donald Trump
20:20après celle
20:21plus spectaculaire
20:22du 13 juillet 2024
20:23lors d'un meeting
20:24en Pennsylvanie.
20:26Ryan Roos
20:26avait déjà été condamné
20:27en septembre 2025
20:28pour tentative d'assassinat
20:29d'un candidat présidentiel.
20:31Il avait plaidé non coupable
20:32et s'était défendu seul.
20:34La juge Aileen Cannon
20:35a prononcé
20:36la peine maximale.
20:37Il reste un danger permanent.
20:39Ryan Roos
20:40finira ses jours
20:40en prison
20:41à défaut d'avoir changé
20:42le cours de l'histoire.
20:44Donald Trump
20:45ressuscite l'accord commercial
20:46avec l'Afrique
20:47in extremis.
20:48En effet,
20:48pendant quatre mois,
20:49une trentaine de pays africains
20:50ont perdu tout accès
20:51préférentiel
20:51au marché américain
20:52véritable blackout commercial.
20:54L'African Gross
20:55and Opportunity Act
20:56qui permettait d'exporter
20:57sans droit de douane
20:58vêtements,
20:59textiles et pièces auto
21:00était expiré
21:01depuis septembre 2025.
21:03Le 3 février,
21:03Donald Trump
21:04a signé
21:04un an de prolongation
21:06rétroactive
21:06jusqu'au 31 décembre 2026.
21:09Soulagement immédiat
21:10pour les exportateurs africains
21:11mais avec un message clair,
21:13désormais,
21:14Washington exige
21:15plus ouverture
21:16des marchés africains
21:16sous peine
21:17de tout renégocier
21:18durement
21:19dès l'année prochaine.
21:20Obscénité et mensonges
21:22sur le service public.
21:23Mercredi soir,
21:24Léa Salamé
21:25exultait à quelques minutes
21:26de la diffusion
21:27de son entretien
21:27avec le président ukrainien
21:29sans mandat,
21:29Volodymyr Zelensky.
21:31L'animatrice de quelle époque
21:32était vraisemblablement
21:33très fière
21:34d'obtenir un scoop.
21:35Et puis pour la première fois,
21:36il va nous donner
21:37le chiffre
21:37des morts ukrainiens
21:39depuis le début
21:40de cette guerre
21:40il y a quatre ans.
21:41Comptez les morts,
21:42une passion pour les télévisions
21:43et qu'importe la véracité
21:44des informations diffusées.
21:45En réalité,
21:46la comptabilité
21:47des victimes
21:47de la guerre en Ukraine
21:48est un véritable enjeu
21:49de communication
21:50pour Kiev
21:50qui souhaite conserver
21:52le soutien
21:52d'une population
21:53épuisée par le conflit
21:54en passe de franchir
21:55le cap de la cinquième année.
21:57Par ailleurs,
21:57l'Ukraine a tout intérêt
21:58à minimiser les morts
21:59au front
22:00dans la mesure
22:01où chaque soldat
22:01tombait sur le théâtre de guerre
22:02est synonyme
22:04de pension de guerre
22:05à verser aux familles.
22:06Des sommes pharaoniques
22:07que l'Ukraine
22:07n'a pas les moyens de payer.
22:08Un mois après le drame
22:10de Cromontana,
22:11les propriétaires
22:12du Constellation
22:12tentent d'apaiser
22:13les tensions.
22:14Mercredi,
22:15Jacques et Jessica Moretti
22:16ont adressé une lettre
22:16à leurs employés
22:17pour exprimer leur compassion
22:19et leur solidarité.
22:20Au cours des dernières semaines,
22:21les accusations
22:22ont été réciproques.
22:23D'un côté,
22:24les salariés affirmaient
22:24que les propriétaires
22:25négligeaient
22:26les questions de sécurité.
22:27D'un autre côté,
22:28ces derniers accusaient
22:29leurs employés
22:30de connaître les consignes
22:31et de ne pas les avoir appliquées.
22:33Une autre négligence
22:34n'est toujours pas mise
22:35sur la table,
22:36celle des autorités locales
22:37du Valais,
22:38qui n'ont plus procédé
22:39à leur contrôle annuel
22:40depuis 2019.
22:45Et voilà,
22:46nous arrivons à la fin
22:46de cette édition
22:47des à présent retrouvés
22:48immédiats.
22:49Jean-Yves Le Gallou
22:49et Florianne Janin
22:50évoquent les dernières révélations
22:52de l'affaire Epstein
22:52et le passage
22:53de Léa Salamé
22:54devant la commission parlementaire
22:56sur l'audiovisuel public.
22:59Demain vendredi,
23:00dès 7h,
23:00découvrez un nouveau Zoom
23:02avec Olivier Zarouatil
23:03présente son roman
23:04sur l'euthanasie.
23:06C'est une forme
23:07de loi naturelle
23:08l'interdiction du meurtre
23:09qui dépasse très largement
23:12les frontières
23:13du monde judéo-chrétien.
23:15Toutes les civilisations
23:17évoluées
23:18s'accordent
23:19sur cette interdiction
23:21du meurtre.
23:22Mais évidemment,
23:23ce n'est pas si simple.
23:25Ce n'est pas si simple
23:25parce que cette interdiction,
23:26elle connaît
23:27beaucoup d'exceptions.
23:28beaucoup d'exceptions
23:30tout à fait acceptées
23:31et acceptées de tous.
23:33Il y a la légitime défense
23:34dans laquelle,
23:35ben voilà,
23:36on peut…
23:38la défense est licite.
23:42Il y a la guerre.
23:44Quand on est en situation
23:45de… quand l'ennemi
23:46est aux frontières,
23:47on a le devoir
23:48de prendre les armes
23:49et ça n'aurait pas de sens
23:50si on n'avait pas
23:50le droit de s'en servir.
23:51Donc, c'est une loi,
23:55c'est une loi apérative
23:56mais truffée d'exceptions.
23:59Et une société
24:00qui évolue
24:01a le droit
24:01de se poser régulièrement
24:02la question
24:03des exceptions,
24:04de nouvelles exceptions
24:05qu'il faudrait tolérer,
24:07qu'il faudrait accepter
24:08parce que tout simplement
24:08la société n'est pas figée.
24:10Et la question
24:11de l'exception,
24:13de nouvelles exceptions,
24:14elle est légitime.
24:15On peut se la poser.
24:17Et voilà,
24:18c'est déjà la fin
24:19de cette édition.
24:20Merci à tous
24:20pour votre fidélité.
24:21Rendez-vous demain,
24:22même lieu même heure.
24:23En attendant,
24:24portez-vous bien.
24:24Bonsoir.
24:25– Sous-titrage ST' 501
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