- il y a 2 jours
Un an après son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump revendique un redressement spectaculaire de l’économie américaine. Croissance record, marchés au plus haut, droits de douane massifs : l’Amérique est-elle vraiment de retour ? Pourtant, derrière les chiffres brandis à Davos, l’inflation persiste, l’emploi industriel recule et le pouvoir d’achat des Américains est sous pression. À quelques mois des élections de mi-mandat, le président pourra-t-il convaincre ?
🎙️ Invité : Gérald Olivier, journaliste franco-américain et chercheur à l’Institut de Prospective et de Sécurité en Europe.
Au sommaire de Politique & Eco :
- Trump II : un meilleur bilan économique que lors de son 1er mandat ?
- Croissance à plus de 4% : miracle économique ou illusion statistique ?
- Droits de douane : 159 milliards $ pour le Trésor américain
- Déficit commercial au plus bas depuis 15 ans : vrai succès ou effet conjoncturel ?
- Inflation, pouvoir d’achat : explosion des prix de l’énergie et de l’alimentation
- Réindustrialisation : promesse tenue ou échec silencieux ?
- Chômage en hausse malgré Wall Street en fête
- IA, dérégulation, énergie, choc migratoire : quelle Amérique se dessine ?
- Trump peut-il faire advenir son “âge d’or” avant les midterms de novembre ?
📺 Politique & Eco, l’émission cash qui décrypte les enjeux économiques à l’aune de la souveraineté et du réel.
A la suite de "Politique & Eco", retrouvez la chronique financière de Philippe Béchade intitulée :"La finance mondiale sur le point de craquer".
Philippe Béchade est rédacteur en chef de La Chronique Agora et La Lettre des Affranchis aux @Publications Agora.
Cliquez ici pour téléchargez gratuitement le rapport spécial de Philippe Béchade : "Faillite de la France : comment faire face à la Taxflation" : https://signups.lachroniqueagora.com/X9904645
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Au sommaire de Politique & Eco :
- Trump II : un meilleur bilan économique que lors de son 1er mandat ?
- Croissance à plus de 4% : miracle économique ou illusion statistique ?
- Droits de douane : 159 milliards $ pour le Trésor américain
- Déficit commercial au plus bas depuis 15 ans : vrai succès ou effet conjoncturel ?
- Inflation, pouvoir d’achat : explosion des prix de l’énergie et de l’alimentation
- Réindustrialisation : promesse tenue ou échec silencieux ?
- Chômage en hausse malgré Wall Street en fête
- IA, dérégulation, énergie, choc migratoire : quelle Amérique se dessine ?
- Trump peut-il faire advenir son “âge d’or” avant les midterms de novembre ?
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00:00:00Bonjour à tous, bienvenue dans Politique et éco.
00:00:23Donald Trump a fêté fin janvier le premier anniversaire de son retour à la Maison Blanche et surtout vanté son premier bilan économique.
00:00:32Si la croissance reprend des couleurs et que les marchés ont enregistré des records, l'inflation persiste et le marché de l'emploi stagne.
00:00:42Le président américain saura-t-il convaincre avant les élections de mi-mandat en novembre prochain ?
00:00:49Pour en parler, nous recevons Gérald Olivier. Bonjour.
00:00:52Bonjour Pierre.
00:00:53Gérald Olivier, journaliste franco-américain, chercheur à l'Institut de prospective et de sécurité en Europe.
00:00:59Vous êtes aussi l'auteur de plusieurs ouvrages. Vous étiez venu pour en parler.
00:01:05Cover up, le clan Biden, l'Amérique et l'État profond, sur la route de la Maison Blanche ainsi que Kennedy, le temps de l'Amérique.
00:01:14On va commencer tout de suite avec vous Gérald Olivier.
00:01:17Est-ce que vous pouvez nous dire si pour sa première année, le Trump du deuxième mandat a un meilleur bilan économique que le Trump du premier mandat ?
00:01:28En fait, pour répondre à la question, il faut revenir en arrière et constater que le point de départ n'était pas le même.
00:01:33C'est-à-dire que dans son premier mandat, quand il arrive en 2017, Donald Trump hérite de l'économie Obama.
00:01:39Les États-Unis n'ont pas encore mis en place leur fameux Green New Deal, excusez-moi pour les mots anglais, mais la nouvelle donne verte.
00:01:47Donc tout un programme de transition énergétique et écologique.
00:01:50Et l'Amérique ne va pas si mal que ça.
00:01:53Donc l'écart est moindre.
00:01:54Par contre, quand il arrive en 2025, il hérite de quatre années véritablement chaotiques.
00:01:59Quand il vous dit, nous avons hérité du chaos et nous avons transformé ça de manière formidable, c'est pas faux.
00:02:04C'est une façon un petit peu schématique et à sa manière de le décrire, mais c'est vrai que l'économie américaine, pendant le mandat de Joe Biden,
00:02:13elle a été mise à mal par des politiques qui allaient à l'inverse de l'intérêt du pays, à l'inverse de la croissance,
00:02:20qui aggravaient le déficit, qui aggravaient l'inflation, qui rendaient le pouvoir d'achat des Américains plus faibles de jour en jour
00:02:28et qui véritablement n'étaient motivés que par des intérêts idéologiques, intérêts idéologiques à très long terme.
00:02:34Justement, la mise en place de cette fameuse nouvelle donne verte qui voulait une grande transition énergétique
00:02:40et faire de l'Amérique, je dirais, le pays pôle ou le pays pionnier dans ce domaine.
00:02:45Le seul problème de ces énergies, et on pourra revenir en détail sur le sujet,
00:02:48c'est qu'elles sont beaucoup moins productives et beaucoup moins efficaces que les énergies fossiles
00:02:52et qu'à partir de là, elles posent des problèmes.
00:02:54Et quand il faut en plus les subventionner, vous faites augmenter le coût d'une matière première
00:03:01sans en augmenter le rendement et vous rendez la vie plus difficile pour tout le monde.
00:03:05Donc Donald Trump a hérité d'un chaos, ça c'est vrai, on doit le dire,
00:03:09chaos à beaucoup de niveaux, chaos social avec la frontière, l'immigration sauvage,
00:03:13chaos économique avec des politiques qui allaient en dépit du bon sens.
00:03:17L'Amérique marchait un petit peu sur la tête.
00:03:19D'ailleurs, quand Donald Trump s'exprime, très souvent il résume son action,
00:03:22c'est simplement le retour du bon sens.
00:03:25On sait comment faire marcher une machine économique aux Etats-Unis.
00:03:28C'est le cœur du pays, c'est ce qui a fait qu'ils sont devenus la première puissance mondiale
00:03:32et qu'au XXIe siècle, ils ont pris une avance considérable sur le reste du monde.
00:03:36Donc les Américains savent faire marcher une économie, simplement pour des raisons idéologiques.
00:03:41L'administration Biden ne voulait pas suivre les règles habituelles,
00:03:45elle a tout mis dans le désordre.
00:03:46À l'arrivée, on avait une forme de chaos et Donald Trump est en train de remettre tout ça dans l'ordre.
00:03:50Alors après un an, les résultats ne sont pas encore tous là.
00:03:54Donc le bilan...
00:03:55On regarde ses promesses de campagne.
00:03:57Écoutez, ses promesses de campagne, il a au moins eu le mérite de les mettre en pratique.
00:04:02Après, l'économie, c'est toujours quelque chose qui...
00:04:04Il faut lancer la machine.
00:04:05Voilà.
00:04:06Et puis les résultats, ils ne viennent pas forcément sur trois mois, sur six mois, même sur un an.
00:04:10Et là, les réformes qui ont été mises en place au cours de l'année écoulée,
00:04:13elles auront pour moi des effets fondamentalement bénéfiques, très bénéfiques,
00:04:17dont on espère, en tout cas dont les Républicains expèrent, qu'ils seront, je dirais,
00:04:22on pourra les voir, les toucher, les sentir dès 2026.
00:04:26Parce que la grande question, en vérité, c'est que Donald Trump fait un pari économique.
00:04:31Le pari économique, c'est de gagner les mid-term, les élections intermédiaires...
00:04:34Le 3 novembre prochain.
00:04:35Début novembre prochain, sur son bilan économique.
00:04:38Donc il doit avoir des résultats d'ici là.
00:04:40Les résultats commencent à prendre forme, mais pas totalement.
00:04:44Par contre, vu de là où il partait, les progrès sont sensibles.
00:04:46– Le président Trump, vous l'avez tous regardé, est arrivé le 21 janvier
00:04:53au Forum économique de Davos pour vanter son bilan économique.
00:04:56Je le cite.
00:04:57« Nous avons hérité d'une situation chaotique et nous en avons fait une magnifique œuvre d'art ».
00:05:03Comme d'habitude, c'est du Trump dans le texte.
00:05:06Les États-Unis ont, contre toute attente, enregistré une croissance de 4,3% au troisième trimestre 2025.
00:05:13La Fed d'Atlanta prévoit même 5,3% pour le quatrième trimestre.
00:05:19Comment est-ce qu'on explique une telle croissance ?
00:05:22– En fait, il y a plusieurs choses.
00:05:24La chose fondamentale, c'est la relance du marché de l'énergie.
00:05:27Et ça, c'est fondamental parce que l'énergie, c'est ce qui fait tourner une machine économique.
00:05:30La première chose que Donald Trump a fait, les deux premières choses qu'il a faites,
00:05:33c'est, un, de réouvrir à la fois l'exploration, l'exploitation et la production de pétrole et d'hydrocarbures aux États-Unis.
00:05:41Or, les États-Unis ont des réserves de gaz naturel, des réserves de pétrole qui sont énormes.
00:05:46Ce ne sont pas forcément les premières de la planète, mais elles sont considérables.
00:05:49Et l'administration Biden avait fermé la porte à cette production-là.
00:05:52À partir du moment où vous fermez la porte à cette production,
00:05:55vous déclenchez au passage, un, une pénurie, parce qu'il faut bien que le pétrole vienne de quelque part,
00:05:59on en a besoin, et deux, vous augmentez les coûts.
00:06:01Donc, Donald Trump a stoppé tout ça, il a réouvert la machine économique,
00:06:05sur le plan de la production d'énergie fossile.
00:06:08L'effet, il est double.
00:06:09C'est que, un, il y a une production d'énergie qui est là, à disposition, pour l'utiliser.
00:06:13Deux, ça fait baisser les coûts.
00:06:15Et si vous regardez le prix de l'essence à la pompe aux États-Unis,
00:06:18il a baissé de 50% sur un an.
00:06:21Donc, déjà, relancer cette chose-là, ça permet de relancer la machine économique.
00:06:26Il a fait une deuxième chose.
00:06:28Il en a fait plusieurs.
00:06:29Je vais en donner trois pour avoir, pour rester simple.
00:06:32La deuxième, c'est qu'il a éliminé un certain nombre de réglementations fédérales.
00:06:36Il faut comprendre qu'aux États-Unis, comme l'Union européenne, vous avez des normes.
00:06:40Les États-Unis disposent d'un énorme volume qui s'appelle le Federal Register,
00:06:45dans lequel vous avez toutes les normes qui sont spécifiées.
00:06:48Et lorsqu'une entreprise veut se lancer, monter un marché, produire quelque chose,
00:06:52elle doit répondre à ces normes.
00:06:54Et en général, ces normes, ce sont des obstacles à l'initiative individuelle et à la créditivité.
00:06:58Donald Trump a éliminé un nombre considérable de ces normes et il a empêché, surtout,
00:07:04il a empêché qu'on en crée de nouvelles pour qu'on ne donne pas d'obstacles supplémentaires à la création d'entreprises.
00:07:10Ça, ça aide considérablement l'économie.
00:07:12Et puis, le troisième élément, on en reparlera peut-être en détail, ce sont les fameux tarifs douaniers.
00:07:16– Alors justement, les tarifs douaniers, le Président les a glorifiés lors de son passage à Davos.
00:07:23Il a même cité de nombreux groupes qui ont promis d'investir aux États-Unis.
00:07:28Est-ce qu'à l'heure actuelle, Gérald Olivier, on a une idée de ce que ces tarifs douaniers ont remporté,
00:07:34ont apporté au trésor américain ?
00:07:38– Alors, il y avait une bataille des chiffres, d'accord ?
00:07:40Et je ne dis pas que les miens soient plus exacts que ceux d'autres.
00:07:44On parlait, et on en parlait vous et moi avant cette émission,
00:07:47150 milliards de dollars, c'est un chiffre de base qui a été produit par le Conseil économique de la Maison Blanc, je pense.
00:07:55Donald Trump parle de 200 milliards de dollars, parfois il dit même 300 milliards de dollars,
00:08:00mais l'intérêt n'est pas là.
00:08:02Et ce qu'il faut comprendre, et si moi j'avais un reproche à faire à l'administration Trump
00:08:06et à Donald Trump lui-même pour sa première année, c'est qu'il a très mal,
00:08:10c'est rare, mais il a très mal expliqué la finalité des tarifs.
00:08:14C'est-à-dire que lorsque vous parlez tarifs douaniers, tout le monde comprend protectionnisme.
00:08:19Le protectionnisme, ça tue le business.
00:08:21C'est très simple.
00:08:21Parce que les gens se disent, ça ne sert à rien que je produise, je ne pourrais pas vendre,
00:08:25même si mon produit est compétitif ou concurrentiel, à l'arrivée il va être taxé,
00:08:29donc je ne pourrais pas m'en sortir, donc je n'agis pas.
00:08:31Il s'agissait d'un rééquilibrage de la balance commerciale ?
00:08:35Il s'agit de plein de choses.
00:08:36Il s'agit de plein de choses.
00:08:37Il s'agit d'un rééquilibrage des termes de l'échange avec un certain nombre de partenaires.
00:08:41Il faut bien comprendre que du point de vue américain,
00:08:44c'est toujours le marché américain qui a été le plus ouvert
00:08:47et toujours les marchés étrangers qui ont été fermés.
00:08:50Si vous prenez l'exemple de l'Union Européenne, par exemple,
00:08:53les Européens vous disent, mais nous, nous n'avons pas de droit de douane sur les produits américains.
00:08:57Mais si, il y a la TVA.
00:08:59Quand vous voulez exporter quelque chose des États-Unis vers l'Europe,
00:09:03au moment où ça rentre en Europe, il y a 20% qui sont ajoutés au prix du produit.
00:09:06Ça ne s'appelle pas tarif douanier, mais c'est une taxe quand même.
00:09:09Et Donald Trump n'aimait pas cette taxe.
00:09:11Donc il a dit, vous me taxez à 20%, moi je vous taxe à 25%.
00:09:14Et puis on discute.
00:09:16Et puis à l'arrivée, on parvient à un accord
00:09:18où on s'aperçoit que le tarif, il est tombé à 15%.
00:09:20Tout le monde y a gagné.
00:09:21Si vous regardez la Chine, c'est exactement la même chose.
00:09:24La Chine est une économie exportatrice.
00:09:26Elle veut vendre à tout le monde, mais elle ne laisse personne venir chez elle.
00:09:30Et elle ne laisse pas les produits étrangers entrer en concurrence, je dirais,
00:09:33difficile à être égale parce que les coûts du travail sont quand même beaucoup plus bas là-bas.
00:09:37Mais la Chine, si vous voulez y investir, vous ne pouvez pas venir tout seul.
00:09:42Vous devez faire une joint venture.
00:09:43Vous devez vous joindre à une compagnie chinoise à 49%.
00:09:46Et en échange du droit de travailler et de produire en Chine,
00:09:49vous devez donner à cette compagnie tout votre savoir-faire technologique.
00:09:53Et de manière à ce que la Chine derrière puisse vous rattraper,
00:09:57c'est un jeu où on est perdant-perdant quand on veut pratiquer ce jeu-là.
00:10:00Donc l'une des finalités des tarifs, c'était de récalibrer les termes de l'échange.
00:10:05Ça, c'est une première chose.
00:10:06La seconde finalité, c'est qu'en effet, comme vous le disiez,
00:10:09un tarif douanier, c'est un revenu pour le trésor.
00:10:12Un produit rente, il y a une taxe, elle est payée au trésor américain.
00:10:15Et au bout d'un an, on s'aperçoit qu'il y a 100, 150, 200 milliards de dollars
00:10:19qu'on n'avait pas en début d'année et qui sont là et qui appartiennent
00:10:22au budget et au trésor fédéral et qui sont utiles.
00:10:25Et d'ailleurs, Donald Trump les a mis à...
00:10:28les a utilisés dans différentes situations récemment.
00:10:31Et puis, il y a une troisième finalité qui est pour moi encore la plus importante.
00:10:34C'est de brandir la menace de tarifs suffisamment élevés
00:10:39pour que les compagnies étrangères comprennent que si elles veulent vendre aux États-Unis,
00:10:44elles doivent produire aux États-Unis.
00:10:46Et l'idée, c'est de faire venir les entreprises.
00:10:49Et ça, ça fonctionne.
00:10:50Parce qu'une entreprise aux États-Unis, c'est de l'emploi pour les Américains.
00:10:54Et il n'y a aucun coût, je dirais, rajouté au produit puisqu'il est déjà produit sur place.
00:10:59Et Donald Trump même, dans certains domaines, notamment l'automobile, favorise l'achat de produits américains.
00:11:06Aux États-Unis, si vous voulez acheter une voiture, vous achetez une voiture étrangère,
00:11:10une Toyota, une BMW, une Mercedes, eh bien, vous payez le crédit à plein pot.
00:11:15Vous achetez une voiture de marque américaine, construite aux États-Unis, vous pouvez...
00:11:19– Vous subventionne.
00:11:20– C'est une semi-subvention.
00:11:22– Vous pouvez déduire les taux d'intérêt de votre crédit de vos impôts.
00:11:26Ça facilite quand même les choses et ça incite les gens à acheter américain.
00:11:30Et ce que Donald Trump veut, c'est favoriser l'industrie américaine.
00:11:33Donc, les tarifs ont un rôle à jouer dans ce dessin-là.
00:11:37Simplement, les faits, on ne s'en rend pas compte immédiatement.
00:11:40Construire une usine, ça ne se fait pas en 24 heures.
00:11:43Il faut la localiser, la construire, la mettre en place.
00:11:46Par contre, sur le moyen et le long terme, les faits ne peuvent être que positifs.
00:11:49– Alors, certains observateurs pointent une décision de la Cour suprême
00:11:54actuellement en attente sur la légalité de ces droits de douane.
00:12:00Elle sera signe d'incertitude pour les entreprises.
00:12:03Est-ce qu'il y a un risque de voir l'administration fédérale
00:12:07rembourser aux importateurs les taxes déjà versées ?
00:12:10– En tout cas, il y a un dossier sur le bureau de la Cour suprême.
00:12:15Ce qu'il faut comprendre, c'est que dans la Constitution américaine,
00:12:18ce n'est pas le président qui peut décider d'imposer des tarifs douaniers,
00:12:21sauf en situation d'urgence.
00:12:23C'est le Congrès.
00:12:24Les cordons de la bourse aux États-Unis sont contrôlés par le Congrès.
00:12:28Donc, vous voulez imposer des tarifs, il faut une loi
00:12:30qui est discutée au Congrès, à la Chambre, au Sénat,
00:12:33qui fait des allers-retours, qui est ensuite, je dirais,
00:12:36signée et mise en pratique.
00:12:38Ça prend très très longtemps.
00:12:39Et puis surtout, ça annule toute possibilité de négociation.
00:12:43Il faut comprendre que dans l'esprit de Donald Trump
00:12:45et dans la façon dont il procède, la menace d'un tarif,
00:12:48c'est d'abord un argument de négociation.
00:12:50Je vais vous taxer.
00:12:51Les vins français menacés d'être taxés à 200% par Donald Trump
00:12:56parce que Macron s'oppose à ce que les États-Unis puissent annexer le Groenland.
00:13:01C'est une menace qui n'a débouché sur rien.
00:13:04Il n'y a pas de tarif à 200% sur les vins et les champagnes français.
00:13:07Mais ça a été mis en avant par Donald Trump
00:13:10parce que c'est un élément de sa négociation
00:13:12pour convaincre les Européens d'écouter leurs arguments sur le Groenland.
00:13:15Et ça fonctionne.
00:13:16C'est ce qu'il avait expliqué dans son livre qu'il avait écrit il y a des années
00:13:19sur sa façon de faire du business, de taper très fort.
00:13:22Absolument. Il faut taper très fort d'abord.
00:13:24Et en plus, il faut déstabiliser votre adversaire.
00:13:26Mais il faut toujours faire des menaces
00:13:27qui vont, un, capturer l'attention,
00:13:29deux, déstabiliser,
00:13:31trois, mettre chez votre adversaire la réalisation, le doute.
00:13:34Et puis l'idée que, oulala, si je me prends 200% de tarifs,
00:13:37voilà, on ne s'en sortira jamais.
00:13:39Donc, il faut savoir aussi, bien entendu, avec Donald Trump,
00:13:42il faut savoir distinguer le discours de l'objectif.
00:13:45Et il faut toujours garder ses yeux sur l'objectif
00:13:47et passer outre les outrances du discours.
00:13:51Donc, le problème avec la Cour suprême, si vous voulez,
00:13:53c'est qu'elle, elle est devant un cas constitutionnel
00:13:57où le président a imposé des tarifs
00:13:59sans forcément avoir l'autorité constitutionnelle pour le faire.
00:14:03– Sans avoir l'aval du Congrès.
00:14:05– Alors, il peut s'en passer.
00:14:07Si la Cour suprême décide que Donald Trump a agi
00:14:10en situation d'urgence, les tarifs sont maintenus.
00:14:14Si la Cour suprême décide que l'urgence n'était pas là,
00:14:17elle trouvera…
00:14:18– C'est une interprétation qui va être faite
00:14:20par des juges à majorité conservateurs à la Cour suprême.
00:14:23– Oui, mais ça ne veut pas dire qu'ils sont à la botte de Donald Trump.
00:14:26Ce sont des juges, ils sont indépendants,
00:14:27ils vont défendre leur indépendance.
00:14:29Et puis, c'est un sujet constitutionnel.
00:14:33Donc ça, c'est très très important, si vous voulez.
00:14:34La séparation des pouvoirs, elle est fondamentale aux États-Unis.
00:14:37Donc, il est probable qu'une majorité de juges,
00:14:41il s'en suffit de cinq, un sur neuf, ils sont neuf,
00:14:43donc cinq juges ensemble.
00:14:45Les trois femmes démocrates vont, à mon avis,
00:14:48invalider cette décision.
00:14:49Donc, il reste deux sur les six juges plus conservateurs,
00:14:54dont trois nommés par Trump.
00:14:55Il suffit que deux se rangent avec elle,
00:14:57pour que les tarifs de Donald Trump soient invalidés.
00:15:00Alors, ce que Trump vous dit,
00:15:03parce que cette décision, elle est attendue depuis plusieurs semaines,
00:15:07voire plusieurs mois,
00:15:07on sait que le dossier est sur le bureau des juges de la Cour suprême.
00:15:13L'administration vous dit qu'ils ont un plan B.
00:15:17Ils ont un moyen de maintenir ces tarifs,
00:15:19même si la Cour suprême invalide la méthode utilisée pour les imposer.
00:15:23Par contre, ce serait une décision qui serait inévitablement détrimentale
00:15:29à l'économie américaine,
00:15:31parce que ça va introduire une nouvelle incertitude.
00:15:33Et tout le problème des tarifs,
00:15:34dans un contexte purement économique, c'est une incertitude.
00:15:38Les marchés, les producteurs…
00:15:39– Oui, donc ces juges auront une énorme pression sur les épaules.
00:15:41– Ils ont une énorme pression sur les épaules,
00:15:43mais ça, c'est leur rôle.
00:15:44Et moi, je fais confiance au système américain,
00:15:47je fais confiance à la Cour suprême,
00:15:48je pense que ces tarifs vont être invalidés,
00:15:50je peux me tromper,
00:15:51j'ai pas de boule de cristal pour vous dire à l'avance ce qu'ils vont dire,
00:15:56mais compte tenu du fond du dossier,
00:15:59il y a une probabilité pour qu'ils invalident ces tarifs
00:16:01ou au moins la méthode utilisée.
00:16:04Et à partir de là, l'administration devra se retourner
00:16:06pour chercher à les maintenir.
00:16:08L'idée, c'est que Trump ne va pas dire
00:16:10« Ah ben, j'ai pas le droit d'imposer des tarifs,
00:16:11donc on change de politique ».
00:16:12Non.
00:16:13La Cour suprême me refuse cette méthode,
00:16:15je vais en trouver une autre.
00:16:16Vous rentrez pas par la porte, vous rentrez par la fenêtre,
00:16:17mais l'idée, c'est de rentrer.
00:16:18Et donc, il va poursuivre sa politique par d'autres moyens.
00:16:21Vous expliquez tout à l'heure, Gérald Olivier,
00:16:23la politique énergétique comme étant à l'origine
00:16:26de la bonne croissance américaine.
00:16:29On l'a vu, le président Trump a mis la main
00:16:31sur la production pétrolière du Venezuela,
00:16:35après son coup de force contre Nicolas Maduro.
00:16:38Quels vont être les bénéfices de cette opération,
00:16:41à la fois pour son marché intérieur
00:16:43et contre son grand rival chinois ?
00:16:45Parce que c'est en partie pour cela qu'il y est allé.
00:16:48Bien entendu.
00:16:49Le bénéfice économique,
00:16:51il est pour moi moins important
00:16:52que les bénéfices stratégiques.
00:16:55Là, à travers ce coup de force,
00:16:57comme vous dites,
00:16:57cette capture de Nicolas Maduro
00:16:59et la reprise en main,
00:17:00parce qu'il y a une reprise en main en cours
00:17:02de la politique économique du Venezuela
00:17:04et avec qui le Venezuela
00:17:07est en train de passer des deals,
00:17:09notamment dans le domaine du pétrole,
00:17:11il y a véritablement un moyen d'affaiblir la Chine.
00:17:15Parce que la Chine dépend énormément du pétrole,
00:17:16elle produit très peu d'énergie elle-même,
00:17:18à part du charbon.
00:17:19Elle importe tout le pétrole qu'elle consomme
00:17:21et elle l'importe souvent par des canaux
00:17:24qui sont des canaux semi-légaux.
00:17:27Et elle profite notamment,
00:17:28quand vous imposez des sanctions
00:17:29sur le pétrole vénézuélien,
00:17:31quand vous imposez des sanctions sur le pétrole russe,
00:17:33quand vous imposez des sanctions sur le pétrole iranien,
00:17:36d'une façon ou d'une autre,
00:17:37ce pétrole se retrouve en Chine
00:17:39et il est acheté à bas prix
00:17:40parce que ces pays-là font tout ce qu'ils peuvent
00:17:42pour récupérer les revenus
00:17:43dans la mesure de leurs moyens.
00:17:44Là, ils ont perdu un client
00:17:45ou un fournisseur.
00:17:47– Un petit fournisseur, je crois.
00:17:49Le Venezuela, c'était 5%.
00:17:51– Oui, l'Iran et la Russie
00:17:52étaient beaucoup plus importants,
00:17:53mais ça compte quand même.
00:17:54– Oui.
00:17:54– Et puis, on le verra en dehors.
00:17:56– C'est une porte fermée déjà.
00:17:57– C'est une porte fermée.
00:17:58Après, il y a une question,
00:18:00enfin, il y a un point à souligner,
00:18:02c'est que le type de pétrole
00:18:03produit au Venezuela,
00:18:05c'est du pétrole très lourd.
00:18:06Et c'est du pétrole qui ressemble
00:18:08au pétrole canadien,
00:18:10c'est du pétrole qui ressemble
00:18:11au pétrole de Californie,
00:18:12du temps où la Californie
00:18:13en produisait encore.
00:18:15Et c'est un pétrole surtout
00:18:16qui, pendant très très longtemps,
00:18:17a été raffiné tout le long du Golfe,
00:18:20anciennement le Golfe du Mexique,
00:18:21aujourd'hui le Golfe des Amériques,
00:18:23mais sur la côte sud des États-Unis,
00:18:25Louisiane, Texas,
00:18:26vous avez des raffineries
00:18:27qui sont capables de traiter ce produit
00:18:30et de le transformer en essence,
00:18:32en kérosin, en tout ce que vous voudrez.
00:18:33– C'est un pétrole beaucoup plus lourd
00:18:35que l'Iranien.
00:18:37– Oui, oui,
00:18:37et beaucoup plus difficile à manier.
00:18:38– Je ne sais pas si vous auriez
00:18:39quelque chose à nous dire sur l'Iran,
00:18:41on verra tout à l'heure,
00:18:41mais continuez.
00:18:42– Non, non,
00:18:43donc l'idée ici,
00:18:45c'est qu'on va rétablir
00:18:46des liens de coopération
00:18:48entre les États-Unis
00:18:50et le Venezuela
00:18:52qui vont là bénéficier directement
00:18:54à l'industrie pétrolière
00:18:56et aux raffineries américaines.
00:18:57Après, pour récompense,
00:19:00récompense d'avoir débarrassé
00:19:02le Venezuela de Nicolas Maduro,
00:19:04le nouveau gouvernement
00:19:06a donné l'équivalent
00:19:07de 50 millions de barils
00:19:09aux États-Unis.
00:19:10Ce n'est pas un argent
00:19:11qui va venir aux États-Unis,
00:19:12c'est un argent qui va être réutilisé
00:19:13et qui repartira vers le Venezuela,
00:19:15mais c'est déjà l'idée
00:19:16que sur le plan du pétrole,
00:19:19eh bien ces deux pays vont coopérer
00:19:20et que ce sera inévitablement bénéfique
00:19:22aux États-Unis.
00:19:23– Pour le trésor américain,
00:19:24évidemment, un point sur l'inflation américaine.
00:19:27Elle est restée globalement stable
00:19:30à 2,7%.
00:19:32L'an dernier, elle était à 2,9%
00:19:35fin 2024, donc plutôt en baisse.
00:19:38La Fed de Jerome Powell
00:19:40affiche un objectif de 2%,
00:19:43mais certains secteurs posent problème.
00:19:46On voit une inflation
00:19:48qui reste importante pour l'électricité
00:19:50plus 6,7%.
00:19:52entre décembre 24 et décembre 25.
00:19:55Et puis dans les magasins Walmart
00:19:57que vous devez connaître,
00:19:58Gérald Olivier,
00:19:59en tant que franco-américain,
00:20:01cette principale chaîne
00:20:02de distribution américaine,
00:20:04là-haut,
00:20:04s'atteint 5% en moyenne.
00:20:06Et puis la viande,
00:20:07très importante pour les Américains.
00:20:0815%,
00:20:09est-ce que le pouvoir d'achat
00:20:11des Américains est en souffrance ?
00:20:13– Ah oui, il est en souffrance,
00:20:14mais il n'est malheureusement
00:20:15pas en souffrance à cause de Trump.
00:20:17Il est en souffrance
00:20:17à cause de l'administration
00:20:19qui est venue avant lui.
00:20:19Et il faut comprendre,
00:20:22souvenez-vous,
00:20:222020,
00:20:23lorsque,
00:20:24dernière année du premier mandat
00:20:25de Donald Trump,
00:20:26le Covid arrive.
00:20:28Et quand le Covid arrive,
00:20:30le réflexe des politiques américains,
00:20:34c'est le confinement.
00:20:35C'est d'arrêter l'économie.
00:20:37Et puisqu'on va arrêter l'économie,
00:20:38c'est le gouvernement
00:20:39qui va venir au secours des citoyens
00:20:41en donnant des chèques aux entreprises
00:20:42pour compenser le fait
00:20:43que tout d'un coup,
00:20:44ils ne peuvent pas travailler.
00:20:45Et vous avez évidemment un argent
00:20:47que les Américains n'ont pas,
00:20:48un argent que le budget américain n'a pas.
00:20:50Mais par contre,
00:20:51une capacité qu'il a d'emprunter.
00:20:53Et si vous regardez 21, 20, 21, 22,
00:20:56il y a eu 3 ou 4 000 milliards de dollars
00:20:59qui ont été injectés
00:21:01dans l'économie américaine
00:21:03pour compenser le fait
00:21:04que tout d'un coup,
00:21:05les gens n'avaient plus accès
00:21:06à leur travail,
00:21:07que les usines étaient fermées
00:21:08à cause du confinement
00:21:09et des choses comme ça.
00:21:10C'est cet argent-là
00:21:11qui a provoqué instantanément
00:21:12une inflation.
00:21:13Parce que quand vous avez
00:21:14trop d'argent à disposition
00:21:16et pas assez de biens,
00:21:17le coût des biens augmente.
00:21:19Il y a plus d'argent
00:21:19que ce sur quoi on peut le dépenser.
00:21:22Inévitablement,
00:21:22ça provoque de l'inflation.
00:21:23Et quand Donald Trump est arrivé,
00:21:25l'inflation était à neuf.
00:21:26Elle avait commencé
00:21:27de baisser en 2024,
00:21:30mais elle était toujours très élevée.
00:21:31Ce que Donald Trump a fait immédiatement,
00:21:33c'est une part baisser le coût de l'énergie.
00:21:35Donc ça, ça a déjà un impact.
00:21:37Et puis deux,
00:21:37il a cherché à corriger
00:21:39un certain nombre de marchés,
00:21:41notamment le marché de la viande.
00:21:43Parce que vous avez actuellement
00:21:44aux Etats-Unis
00:21:46un déficit de production de viande
00:21:47par rapport à la consommation du pays.
00:21:50C'est ce qui fait augmenter les coûts.
00:21:51Et là, il y a tout un paradoxe
00:21:52qui rentre en jeu.
00:21:53Parce que les Américains
00:21:54ont une capacité à produire,
00:21:56mais leur viande coûte plus cher.
00:21:58Et si vous voulez donner
00:21:59aux citoyens américains
00:22:01une viande moins chère,
00:22:02il faut l'importer,
00:22:03par exemple, d'Argentine.
00:22:04Mais importer de la viande d'Argentine,
00:22:06alors que vous êtes supposé soutenir
00:22:08les intérêts de vos propres citoyens,
00:22:09y compris les fermiers
00:22:11et les producteurs de viande,
00:22:12ça pose un problème politique.
00:22:13Et donc, c'est toute l'équation
00:22:15que cherche à résoudre
00:22:16Donald Trump pour l'instant.
00:22:17En ce qui concerne l'inflation
00:22:18et pour conforter vos chiffres,
00:22:20c'est vrai qu'on est à 2,7.
00:22:22En décembre 25,
00:22:24on était à 2,7
00:22:26sur les 12 mois écoulés.
00:22:27Exactement.
00:22:27Par contre,
00:22:27si vous prenez les 3 derniers mois,
00:22:29les 3 derniers mois de 2025,
00:22:32on est en rythme annuel
00:22:33à 1,6.
00:22:34Alors, il y a eu un shutdown,
00:22:37le gouvernement a fermé,
00:22:38si vous voulez,
00:22:39il y a eu cette joute politique
00:22:40fin octobre, courant novembre,
00:22:44autour du budget des États-Unis,
00:22:45justement,
00:22:46et le fait de fermer le gouvernement,
00:22:48ça ralentit quand même
00:22:49l'activité économique
00:22:50et ça fait tomber un petit peu les prix.
00:22:52Donc, cette baisse de l'inflation
00:22:53très très nette,
00:22:54elle peut s'expliquer par cela.
00:22:56Par contre,
00:22:57l'objectif de 2,
00:22:58il reste, je dirais,
00:22:59c'est pas seulement l'objectif de la Fed,
00:23:02c'est l'objectif de tout le monde.
00:23:03C'est-à-dire que les économistes
00:23:04vont vous dire que
00:23:05si l'inflation est inférieure
00:23:08ou égale à 2%,
00:23:09eh bien, le revenu réel augmente.
00:23:12Et on le sent.
00:23:13Alors que si elle est supérieure à cela,
00:23:15l'inflation mange vos gains de salaire ou autre
00:23:18et du coup,
00:23:18vous ne vous en rendez pas compte.
00:23:19Mais il est évident
00:23:20que le coût de la vie
00:23:21a considérablement augmenté aux États-Unis.
00:23:25Le coût des matières de première nécessité,
00:23:27vous avez évoqué donc la consommation,
00:23:30il y a un autre élément
00:23:31qui est très très important,
00:23:32c'est les taux d'intérêt sur les emprunts,
00:23:34notamment les emprunts immobiliers.
00:23:36Il faut comprendre que les Américains veulent
00:23:38et les Américains sont propriétaires.
00:23:40Et quand vous prenez un crédit immobilier,
00:23:42c'est sur 30 ans.
00:23:44C'est rarement sur 10,
00:23:46c'est toujours très très long.
00:23:47Et c'est toujours des taux variables.
00:23:49Donc là, les taux d'intérêt aux États-Unis,
00:23:51sous Joe Biden,
00:23:52ils étaient montés à 7, 8 ou 9.
00:23:54Ils sont tombés à 3,5.
00:23:56Ils sont tombés à 3,5.
00:23:57C'est considérable.
00:23:58Et quand ça tombe de 9 à 3,5,
00:24:00ça veut dire que la mensualité des déménages américains,
00:24:04ils la voient baisser de mois en mois.
00:24:06Et ça, c'est une compensation réelle.
00:24:08Donc il y avait un problème de pouvoir d'achat
00:24:10et ça prend quelque temps de le résoudre.
00:24:13Mais l'objectif de contrôler l'inflation,
00:24:15il est toujours là.
00:24:16Maintenant, il faut voir une chose.
00:24:18Pour Donald Trump,
00:24:19l'inflation en soi n'est pas un objectif.
00:24:21L'objectif, c'est la croissance.
00:24:24Son pire ennemi, c'est la stagflation.
00:24:26C'est-à-dire cette idée où l'économie ne bouge pas
00:24:28et on a des prix qui augmentent,
00:24:30mais on ne croit pas.
00:24:31Et là, le revenu réel diminue.
00:24:32C'est l'absence de croissance.
00:24:33Voilà.
00:24:34Stagflation, c'est stag...
00:24:35Qu'est-ce qu'on dit en français ?
00:24:36C'est stagnation.
00:24:37C'est stag...
00:24:37Oui, c'est l'inflation.
00:24:39C'est ça.
00:24:40Voilà.
00:24:40C'est absence de croissance et de l'inflation.
00:24:42Absolument.
00:24:42Les prix augmentent et votre pouvoir d'achat diminue.
00:24:45Ça, c'est l'inverse de ce qu'il veut.
00:24:46Lui, il veut de la croissance.
00:24:47Il veut de la croissance sans inflation
00:24:49pour que les prix augmentent.
00:24:51Mais il est prêt à tolérer une inflation,
00:24:53je dirais, acceptable
00:24:54à partir du moment
00:24:55où il y a quand même une croissance
00:24:56qui est toujours plus importante derrière.
00:24:58Donc, il y avait une réunion
00:24:59de la Réserve fédérale
00:25:01pas plus tard qu'hier.
00:25:02Et Jerome Powell,
00:25:04qui est toujours président
00:25:04pour quelques mois encore,
00:25:06a décidé de maintenir les taux
00:25:08à leur niveau actuel.
00:25:09Ils sont à 3,5 ou 3,25.
00:25:12beaucoup espéraient
00:25:13que ça les baisse encore.
00:25:15Quand vous baissez les taux,
00:25:15vous relancez l'activité économique
00:25:17inévitablement.
00:25:18Et vous faites en sorte
00:25:19que, justement,
00:25:20certains ménages
00:25:20aient le gouvernement.
00:25:22Parce que le gouvernement américain,
00:25:25le budget des États-Unis,
00:25:26c'est un budget
00:25:27avec une dette
00:25:28de 36 000 milliards de dollars.
00:25:30Et je rappelle
00:25:31que le premier poste budgétaire
00:25:32aujourd'hui aux États-Unis,
00:25:33c'est l'intérêt de la dette
00:25:34qui dépasse les 1 000 milliards de dollars.
00:25:37Donc, quand votre intérêt,
00:25:38ils sont à 7,
00:25:39ça vous coûte plus
00:25:40que s'ils sont à 3.
00:25:41Donc, on va avoir déjà là aussi
00:25:43un certain allégement
00:25:44sur l'intérêt payé par la dette,
00:25:47ce qui va alléger le budget,
00:25:49ce qui va permettre également
00:25:49de dégager de l'argent
00:25:50pour d'autres choses.
00:25:51On a toute une mécanique
00:25:52qui est en train
00:25:53de se mettre en place
00:25:54et dont les effets
00:25:55ne se sont pas pour l'instant
00:25:56toujours fait ressentir.
00:25:58Mais pour moi,
00:25:58les États-Unis
00:25:59font ce qu'il faut faire
00:26:01pour avoir une économie
00:26:02à la fois performante
00:26:04et rémunératrice
00:26:05pour les ménages.
00:26:06– La réindustrialisation maintenant,
00:26:08c'était l'un des grands thèmes
00:26:10de la campagne
00:26:11du candidat Trump.
00:26:14Mais les droits de douane
00:26:15n'ont semble-t-il
00:26:16pas tout à fait pu enrayer
00:26:18la baisse d'emplois
00:26:19dans le secteur,
00:26:20notamment manufacturier.
00:26:21On a compté
00:26:2258 000 emplois
00:26:23perdus
00:26:24l'an dernier.
00:26:25Comment cette réindustrialisation
00:26:28est-elle mise en œuvre
00:26:29outre les droits de douane ?
00:26:31– Les droits de douane
00:26:31en font partie.
00:26:32Les droits de douane
00:26:33sont fondamentaux
00:26:34dans cette idée.
00:26:35Donc la réindustrialisation,
00:26:37elle passe par la réouverture
00:26:38du secteur de l'énergie,
00:26:39je l'ai déjà dit en partie.
00:26:41Vous avez des usines
00:26:42de production de charbon
00:26:44qui avaient été interdites
00:26:46et qui vont réouvrir
00:26:47dans un certain nombre d'États.
00:26:48Et en général,
00:26:49ce ne sont pas forcément
00:26:49des États très riches.
00:26:51Donc c'est des États
00:26:51où dès que vous avez
00:26:52une activité économique
00:26:53qui progresse,
00:26:54eh bien il y a un impact
00:26:55immédiat sur cette population.
00:26:57Malheureusement,
00:26:58une réindustrialisation,
00:27:00ça ne se fait pas
00:27:01du jour au lendemain.
00:27:02Et l'un des bénéfices
00:27:05de la politique tarifaire
00:27:07des États-Unis,
00:27:08j'en parlais un tout petit peu avant
00:27:09mais on va y revenir,
00:27:10l'un des bénéfices,
00:27:11c'est d'inciter
00:27:12un certain nombre
00:27:13d'acteurs étrangers,
00:27:14de pays étrangers,
00:27:16de compagnies industrielles étrangères
00:27:19de venir investir
00:27:21et construire des usines
00:27:22aux États-Unis.
00:27:24Aujourd'hui,
00:27:24ce qu'on observe,
00:27:26c'est un boom
00:27:26de la construction,
00:27:28notamment un boom
00:27:29de la construction industrielle.
00:27:31Il y a un secteur
00:27:32de l'emploi
00:27:32qui progresse très très vite,
00:27:34c'est le secteur
00:27:34de la construction
00:27:35parce qu'on a besoin
00:27:36de gens,
00:27:37de main-d'oeuvre
00:27:37pour bâtir des murs,
00:27:39pour mettre de la plomberie,
00:27:40pour mettre de l'électricité,
00:27:41pour bâtir des usines,
00:27:42pour installer des choses.
00:27:43Une fois qu'elles seront bâties,
00:27:44on y mettra des travailleurs
00:27:46qui produiront des choses,
00:27:47qui auront un salaire.
00:27:48Donc ça,
00:27:48ça va prendre un certain temps
00:27:50mais cette réindustrialisation,
00:27:52elle est en cours.
00:27:53Après,
00:27:54le grand problème,
00:27:56c'est que
00:27:57c'est quelque chose
00:27:58qui doit se faire
00:27:58sur plusieurs années,
00:28:00voire sur plusieurs décennies.
00:28:01Et là,
00:28:02on dépasse le cadre
00:28:03du mandat de Donald Trump.
00:28:05Donc,
00:28:05est-ce que le président
00:28:06qui viendra après lui
00:28:07appliquera exactement
00:28:09la même politique ?
00:28:10Est-ce que
00:28:11tous ceux
00:28:11qui ont promis
00:28:12d'investir
00:28:12des milliers de milliards
00:28:13dans l'économie américaine
00:28:15tiendront leurs promesses ?
00:28:16Ça,
00:28:16c'est une incertitude.
00:28:17Tant que Trump est au pouvoir,
00:28:19tant que Trump est là,
00:28:21ces fonds vont venir.
00:28:22Et l'idée,
00:28:23c'est qu'il soit récupéré
00:28:24le plus vite possible
00:28:25et mis à contribution
00:28:26le plus vite possible.
00:28:27Mais là,
00:28:27vous avez une incertitude
00:28:28malgré tout
00:28:29sur le long terme.
00:28:29Et puis,
00:28:30dans cette volonté
00:28:31de réindustrialiser le pays,
00:28:32il y a cette politique fiscale
00:28:33favorisante
00:28:35pour les entreprises
00:28:36avec une baisse
00:28:37de l'impôt.
00:28:38Mais baisse
00:28:38de tous les impôts.
00:28:39Ça,
00:28:39c'est fondamental.
00:28:40C'est peut-être
00:28:41le succès économique
00:28:43numéro un
00:28:44de la première année
00:28:46du mandat
00:28:47de Donald Trump.
00:28:48c'est la fameuse loi
00:28:49One Big Beautiful Bill
00:28:51qui a été votée
00:28:52et signée
00:28:53le 4 juillet,
00:28:54jour de la fête
00:28:55de l'indépendance
00:28:55en 2025,
00:28:57parce que cette loi,
00:28:58elle pérennise
00:28:59des baisses d'impôts
00:29:00sur les ménages,
00:29:01des baisses d'impôts
00:29:02sur les entreprises
00:29:03avec deux effets immédiats.
00:29:06Le premier,
00:29:07c'est que les ménages américains,
00:29:08là,
00:29:08au mois d'avril,
00:29:09lorsqu'ils vont,
00:29:10c'est en avril
00:29:11qu'on déclare
00:29:11ces impôts aux États-Unis,
00:29:13lorsqu'ils vont déclarer
00:29:14leurs impôts
00:29:15de l'année précédente,
00:29:17comme tout ça,
00:29:17c'est toujours prélevé
00:29:18à la source
00:29:19et que les impôts
00:29:21qu'ils ont payés
00:29:22en 2025
00:29:22ont été payés
00:29:24avant que cette loi
00:29:25ne rentre en application,
00:29:27ils vont avoir
00:29:28un remboursement.
00:29:29– Là,
00:29:29ils vont le sentir, oui.
00:29:30– Ils vont en sentir
00:29:302, 3, 4, 5 000 dollars
00:29:32qui vont tomber
00:29:32sur leur compte en banque
00:29:33parce que ce sera
00:29:34du trop perçu
00:29:35en 2025
00:29:36puisque les impôts
00:29:38ont été calculés
00:29:38comme si cette loi
00:29:39n'allait pas passer
00:29:40alors qu'en fait,
00:29:41elle est passée.
00:29:41Et ces impôts,
00:29:42cette baisse d'impôts,
00:29:43ils vont être pérennisés
00:29:44en 26 et en 27 et après.
00:29:46Donc ça,
00:29:46c'est une augmentation directe
00:29:48du revenu
00:29:48des ménages américains.
00:29:50Et puis,
00:29:51l'autre effet,
00:29:51il se fait aussi sentir
00:29:53sur les entreprises
00:29:54parce que
00:29:55moins d'impôts
00:29:57sur les taxes
00:29:58du personnel,
00:29:59moins d'impôts
00:30:00sur le foncier,
00:30:01moins d'impôts
00:30:01sur les bénéfices,
00:30:03ça incite inévitablement
00:30:04les gens
00:30:05à investir
00:30:06et à produire.
00:30:07Donc,
00:30:08cette loi fiscale,
00:30:10elle est tout bénéfice
00:30:11et pour moi,
00:30:12on pourrait dès 2026,
00:30:15assister à une forme
00:30:15de boom.
00:30:16Vous parliez
00:30:17des prévisions
00:30:18de la Fed,
00:30:19sachant que le chiffre
00:30:20du quatrième trimestre
00:30:212025,
00:30:225,3
00:30:23en rythme annuel,
00:30:25pour l'instant,
00:30:25il n'est pas confirmé,
00:30:27mais vous avez
00:30:28un certain nombre
00:30:29d'experts
00:30:29qui annoncent
00:30:30plus de 5%
00:30:31sur l'ensemble
00:30:32de l'année 2026,
00:30:33ce qui serait exceptionnel
00:30:34dans un contexte américain.
00:30:36– Et puis,
00:30:36cette promesse
00:30:37du président Trump,
00:30:38alors ça,
00:30:39c'est du Trump
00:30:40tout craché,
00:30:41de donner un chèque
00:30:42de 2 000 dollars
00:30:43à certaines catégories
00:30:45d'Américains
00:30:46avec l'argent
00:30:47qu'il a encaissé
00:30:48avec ses droits de douane.
00:30:50– Oui,
00:30:50alors il a déjà fait
00:30:52trois distributions
00:30:54d'argent.
00:30:55La première,
00:30:56à Noël,
00:30:581,3 million
00:30:59de militaires
00:31:00américains
00:31:01ont reçu
00:31:02un chèque
00:31:02de 1 776 dollars.
00:31:06Chèque
00:31:06en anniversaire
00:31:08de la naissance
00:31:08des États-Unis
00:31:09qui sont nés
00:31:10en 1776,
00:31:11sachant qu'en 2026,
00:31:12on célèbre
00:31:13le 250e anniversaire
00:31:15de la naissance
00:31:16des États-Unis.
00:31:17Donc,
00:31:17pour récompenser
00:31:18le sacrifice
00:31:19que tous les soldats
00:31:20américains font
00:31:21pour leur pays,
00:31:22Donald Trump
00:31:22leur a donné
00:31:23une prime de Noël
00:31:24de 1 776 dollars.
00:31:26Argent prélevé
00:31:28sur les revenus
00:31:28douaniers.
00:31:29C'est la première chose.
00:31:30La deuxième chose,
00:31:32il a mis en place
00:31:33un système
00:31:35pour que
00:31:36toute famille
00:31:38ayant
00:31:39un enfant,
00:31:41un bébé
00:31:42qui naissent
00:31:43aux États-Unis
00:31:44reçoivent
00:31:451 000 dollars.
00:31:46À condition
00:31:47que ces 1 000 dollars
00:31:48soient mis
00:31:49sur un compte épargne.
00:31:51Un compte épargne
00:31:51qu'on ne peut pas toucher
00:31:52jusqu'à ce que l'enfant
00:31:53soit parvenu
00:31:54à sa majorité.
00:31:56Un compte épargne
00:31:57investi en actions
00:31:58et dans la bourse.
00:31:59Un compte épargne
00:32:00auquel peuvent
00:32:01s'associer
00:32:01les familles
00:32:02si elles souhaitent
00:32:03également donner
00:32:04de l'argent
00:32:04à cet enfant.
00:32:05Et dites-vous bien
00:32:06que lorsqu'on parle
00:32:07des intérêts
00:32:07cumulés
00:32:08sur une vingtaine
00:32:09d'années
00:32:09d'investissement,
00:32:101 000 dollars
00:32:11aujourd'hui,
00:32:12c'est 100 000 dollars
00:32:12dans 20 ans.
00:32:13Ça paye
00:32:14des frais de scolarité,
00:32:16ça paye
00:32:16un compte
00:32:17sur une maison,
00:32:19ça paye
00:32:19plus qu'une voiture
00:32:20et c'est un argent
00:32:21qui est mis
00:32:22en tant qu'épargne
00:32:23au service
00:32:24de l'économie
00:32:24qui sera donc
00:32:25réinvesti ailleurs.
00:32:26Pour moi,
00:32:26c'est une mesure
00:32:26qui est formidable
00:32:27à laquelle d'ailleurs
00:32:28nos politiciens français
00:32:29devraient réfléchir
00:32:31si on veut relancer
00:32:32de la natalité,
00:32:33c'est quand même
00:32:33une très très bonne chose
00:32:34et tout le monde
00:32:35est concerné.
00:32:35Il n'y a pas de
00:32:38si vous êtes trop riche
00:32:39vous n'avez pas droit,
00:32:40non,
00:32:40si vous avez un enfant
00:32:40vous aurez droit à ça.
00:32:41Puis il y a une troisième chose,
00:32:43il y a une troisième façon
00:32:45dont cette somme,
00:32:47ces tarifs douaniers
00:32:48ont été réutilisés.
00:32:50La semaine dernière,
00:32:52Donald Trump
00:32:52a fait un cadeau
00:32:53aux fermiers américains
00:32:55de 12 milliards de dollars.
00:32:57Les fermiers américains
00:32:58ont été pénalisés
00:32:59par certains tarifs,
00:33:00notamment vis-à-vis de la Chine.
00:33:01Ils ont perdu l'accès
00:33:02à certains marchés.
00:33:03Voilà exactement.
00:33:04Et donc pour compenser ça,
00:33:05eh bien il a prélevé
00:33:0712 milliards
00:33:07qu'il a redistribués
00:33:08à un certain nombre
00:33:09de personnes.
00:33:09Donc il fait de la redistribution
00:33:11à sa façon également.
00:33:13Justement,
00:33:13sur le secteur de l'emploi,
00:33:15on a assisté
00:33:16à trois baisses
00:33:16du taux de la Fed
00:33:17l'année dernière
00:33:18pour soutenir l'activité.
00:33:20Le taux de chômage
00:33:21termine l'année
00:33:22à 4,4%,
00:33:24niveau le plus élevé
00:33:26depuis octobre 2021.
00:33:28On a l'an dernier
00:33:30seulement 584 000
00:33:33créations d'emplois
00:33:35contre 2 millions
00:33:36lors de la dernière
00:33:37année de Biden.
00:33:39Et puis on a aussi
00:33:40ces suppressions de postes
00:33:42qui ont été organisées
00:33:44par le DOJ.
00:33:47277 000 postes
00:33:49dans l'emploi fédéral
00:33:50qui ont été supprimés.
00:33:52Ça représente
00:33:5210% des effectifs.
00:33:54Comment le président
00:33:56et son administration
00:33:57gèrent-ils
00:33:58cette gestion du chômage ?
00:34:00Dans le chômage
00:34:01ou dans l'emploi,
00:34:03en fait,
00:34:03vous avez deux types
00:34:04d'emplois.
00:34:05Et en France,
00:34:05on devrait également réfléchir,
00:34:07mais si on n'ose pas le dire.
00:34:10Un emploi public,
00:34:11ce n'est pas un emploi,
00:34:12c'est des impôts.
00:34:14Parce qu'un emploi public
00:34:15est payé par le revenu
00:34:16de tous les autres prélevés
00:34:17et qui va être distribué
00:34:19à quelqu'un.
00:34:20Et un emploi public
00:34:21n'a pas une productivité immédiate.
00:34:23Un emploi privé,
00:34:24oui.
00:34:25Et l'emploi privé,
00:34:26il est payé
00:34:27par les bénéfices
00:34:28générés par l'emploi
00:34:29directement.
00:34:30Donc, en effet,
00:34:30les chiffres de l'emploi,
00:34:31ils ne sont pas extraordinaires
00:34:32pour l'instant.
00:34:33Remarquons quand même
00:34:34que même à 4-4,
00:34:36c'est un chômage
00:34:36qui reste bas.
00:34:37Et l'activité économique
00:34:39américaine,
00:34:40elle a toujours,
00:34:41je dirais,
00:34:42ce dynamisme
00:34:42qui fait que l'emploi
00:34:44ou le chômage
00:34:45explose rarement.
00:34:47Donc, là,
00:34:47on est à 4-4,
00:34:48on était à 4-6 avant.
00:34:49En Californie,
00:34:50ils sont à 5,2
00:34:51parce qu'il y a
00:34:52tout un tas de régulations
00:34:52qui font que l'emploi
00:34:54est plus difficile là-bas.
00:34:55Dans certains États,
00:34:56comme le Dakota du Sud,
00:34:57État qui, justement,
00:34:58produit de l'énergie,
00:34:59le chômage est à 1-6.
00:35:00Voilà, donc,
00:35:01quand vous libérez
00:35:01un certain nombre de choses,
00:35:02eh bien,
00:35:02ça se voit immédiatement
00:35:03sur l'emploi.
00:35:04Mais ce qu'il faut souligner,
00:35:05c'est que les emplois
00:35:06qui ont été créés,
00:35:07un, ce sont des vrais emplois,
00:35:09qui sont tous des emplois
00:35:10dans le domaine privé,
00:35:11et puis deux,
00:35:12et ce n'est pas négligeable,
00:35:13ce sont des emplois
00:35:14qui vont aux Américains.
00:35:15Parce que,
00:35:16souvenons-nous
00:35:16de l'administration Biden,
00:35:18c'est bien beau
00:35:19de dire qu'on a créé
00:35:212 millions d'emplois,
00:35:22et au passage,
00:35:23le tiers était des emplois publics,
00:35:24c'était des emplois
00:35:25dans l'administration.
00:35:26Mais même sur ce restant,
00:35:28vous créez 1,3 million
00:35:30d'emplois dans le privé,
00:35:31mais quand vous laissez rentrer
00:35:322 millions de clandestins
00:35:33qui prennent ces emplois
00:35:34parce qu'il s'agit
00:35:36d'emplois non qualifiés,
00:35:37il n'y a aucun bénéfice
00:35:38pour la population
00:35:38et les ménages américains.
00:35:40Ça, c'est terminé.
00:35:41Le chiffre qu'il faut aussi souligner
00:35:43dans le cadre du chômage,
00:35:44c'est que vous avez
00:35:452,5 millions de clandestins
00:35:47qui ont quitté le pays
00:35:48en 2025.
00:35:50S'ils avaient un emploi,
00:35:51c'est quelqu'un d'autre
00:35:52qui va le prendre,
00:35:53manifestement.
00:35:54Ce sont des logements
00:35:55qui sont libérés aussi
00:35:56parce que la crise du logement,
00:35:57elle était aussi
00:35:58une forme de pénurie
00:35:59dans la mesure où
00:35:59vous avez des gens
00:36:00qui arrivent,
00:36:00il faut bien les mettre
00:36:01quelque part.
00:36:02Et quand vous avez
00:36:02une compétition pour un logement,
00:36:04la première conséquence
00:36:05c'est que le prix du loyer
00:36:06augmente inévitablement.
00:36:07Donc, vous avez
00:36:08une question de pouvoir d'achat
00:36:10qui se greffe là-dessus.
00:36:11Donc, le chômage
00:36:13aux États-Unis aujourd'hui,
00:36:14il est en train,
00:36:15je dirais,
00:36:15de lentement incorporer
00:36:18je dirais le bénéfice
00:36:20des politiques de bon sens
00:36:22mises en place
00:36:23par justement
00:36:23l'administration Donald Trump
00:36:25qui n'hésite pas
00:36:26au passage
00:36:27à renforcer ce chômage
00:36:29en licenciant
00:36:30des gens de l'administration
00:36:32parce qu'encore une fois,
00:36:33un emploi public,
00:36:34c'est un emploi
00:36:34qui est payé par l'impôt
00:36:36et quand vous avez
00:36:37un déficit budgétaire
00:36:38qui est de 1700 milliards de dollars,
00:36:41faire quelques économies
00:36:42sur quelques emplois publics,
00:36:44ça me paraît parfaitement justifié.
00:36:45– Qu'est-ce que les Américains,
00:36:47Gérald Olizier,
00:36:49comment perçoivent-ils
00:36:50ces suppressions d'emplois
00:36:51dans l'administration fédérale ?
00:36:53Comment l'Américain
00:36:54du centre des États-Unis
00:36:56comprend cela ?
00:36:57– L'Américain moyen,
00:37:00il le comprend très bien
00:37:01parce qu'il sait ce que c'est
00:37:03que de gérer un budget.
00:37:04Maintenant,
00:37:05si vous lisez les journaux,
00:37:07si vous lisez le New York Times…
00:37:08– Le bon père de famille.
00:37:09– Oui,
00:37:10ou si vous écoutez
00:37:11certaines chaînes classiques,
00:37:13on va vous dire
00:37:13que Donald Trump,
00:37:15c'est l'ennemi de l'administration,
00:37:17c'est l'ennemi…
00:37:17– Il est en train
00:37:17de saigner tout le monde.
00:37:18– Voilà, exactement.
00:37:19Et on décrira moins
00:37:21l'objet d'ailleurs
00:37:22que la méthode
00:37:23parce que très souvent,
00:37:24et c'est assez brutal
00:37:25aux États-Unis,
00:37:26quand vous êtes licencié,
00:37:28ça peut se faire
00:37:28dans la journée.
00:37:29Au mieux,
00:37:30c'est dans les 15 jours.
00:37:31Parfois,
00:37:32vous arrivez le matin
00:37:33et puis on vous dit
00:37:33« je suis désolé,
00:37:34tu n'as plus de travail,
00:37:34tu prends tes petites affaires
00:37:35et tu repars
00:37:36et puis c'est comme ça. »
00:37:38Et vous avez derrière
00:37:39trois mois d'assurance chômage,
00:37:41voire six,
00:37:42rarement plus.
00:37:43Par contre,
00:37:43vous avez une économie
00:37:44qui est dynamique.
00:37:45Et d'ailleurs,
00:37:46il y a certaines études
00:37:47qui montrent déjà
00:37:47que sur les 277 000
00:37:50emplois supprimés
00:37:51dans l'administration,
00:37:52on n'a pas,
00:37:53un an plus tard,
00:37:54277 000 chômeurs
00:37:55en recherche d'un emploi.
00:37:57Vous avez énormément
00:37:58de ces gens
00:37:58qui ont déjà trouvé autre chose
00:37:59et un emploi financé
00:38:01par le privé.
00:38:02Donc,
00:38:02de leur point de vue,
00:38:03ils ne sont pas perdants.
00:38:04Par contre,
00:38:05il y a une rédaptation à faire.
00:38:07On n'a plus cette garantie
00:38:08de l'emploi
00:38:09qu'on peut avoir
00:38:10lorsqu'on travaille
00:38:10pour l'administration.
00:38:12Néanmoins,
00:38:13l'effet est bénéfique
00:38:13pour tous.
00:38:14– Continuons un petit peu
00:38:15sur l'emploi.
00:38:16On voit les marchés
00:38:17le Nasdaq,
00:38:19le S&P 500,
00:38:20le Dow Jones
00:38:21qui ont battu
00:38:22des dizaines
00:38:22et des dizaines de records.
00:38:24Je voyais rien qu'en septembre,
00:38:2557 records battus.
00:38:27Mais on voit
00:38:27que cela ne semble pas
00:38:29bénéficier assez
00:38:30à l'emploi.
00:38:31Pourquoi ?
00:38:32– À l'emploi,
00:38:33non,
00:38:33parce que c'est…
00:38:34En fait,
00:38:34la bourse,
00:38:35c'est un baromètre.
00:38:36C'est un baromètre
00:38:37de la confiance
00:38:38des investisseurs
00:38:40dans l'économie.
00:38:41Donc,
00:38:41une bourse qui augmente,
00:38:42c'est quand même positif.
00:38:44Si les gens investissent
00:38:45en bourse
00:38:46et vous voyez
00:38:46des cours boursiers
00:38:47qui montent,
00:38:47c'est qu'il y a
00:38:48plus de gens
00:38:49qui veulent venir
00:38:50dans le marché
00:38:51que veulent en sortir,
00:38:52c'est qu'ils ont confiance
00:38:53dans l'avenir de ce marché.
00:38:54Donc,
00:38:54une bourse
00:38:55au plus haut niveau,
00:38:56c'est toujours très bénéfique.
00:38:58Et puis,
00:38:58je rappelle une chose,
00:38:59aux États-Unis,
00:39:00c'est quand même
00:39:00beaucoup plus flagrant
00:39:01qu'en France,
00:39:03tous les ménages
00:39:03ou pratiquement
00:39:04tous les ménages
00:39:05ont un portefeuille boursier.
00:39:08Et toute l'épargne,
00:39:10retraite,
00:39:10pas toute,
00:39:11mais une grande partie
00:39:12de l'épargne,
00:39:12retraite des Américains,
00:39:14elle est sur des comptes
00:39:15qui sont bloqués
00:39:16pendant toutes leurs années
00:39:16de travail
00:39:17et qui sont investis
00:39:18en bourse.
00:39:19Donc,
00:39:19quand vous avez
00:39:20une bourse
00:39:20qui progresse de 16%,
00:39:22de 19%,
00:39:22de 29%
00:39:24pour le Nasdaq
00:39:25en 2025,
00:39:26ça veut dire
00:39:26que les portefeuilles
00:39:27individuels
00:39:28de tous les Américains
00:39:29qui ont un compte retraite
00:39:30indexé sur ces index-là,
00:39:32eh bien,
00:39:32il a également progressé
00:39:33de 30%.
00:39:34C'est considérable.
00:39:36Donc,
00:39:36une bourse
00:39:37en bonne santé,
00:39:39c'est bénéfique directement.
00:39:40Ce ne sont que
00:39:41des bénéfices sur le papier.
00:39:42Demain,
00:39:42ça peut retomber
00:39:43inévitablement.
00:39:44La bourse,
00:39:44ça monte,
00:39:44ça descend,
00:39:45il y a des aléas.
00:39:47Les bénéfices n'ont pas
00:39:47forcément été pris
00:39:48à ce moment-là.
00:39:49Ils le seront
00:39:50lorsque ces gens
00:39:51prendront leur retraite
00:39:52et auront accès
00:39:52à cette épargne
00:39:53qui, au passage,
00:39:54d'ailleurs,
00:39:54ne sera pas taxée,
00:39:55dont les bénéfices
00:39:56ne seront pas taxés.
00:39:57Mais donc,
00:39:57une bourse,
00:39:58c'est un baromètre
00:40:00et si la bourse
00:40:02se porte bien
00:40:02et si la bourse
00:40:03reste optimiste,
00:40:04ça signifie
00:40:04qu'une majorité
00:40:05des acteurs économiques
00:40:07américains
00:40:07ont confiance
00:40:08dans le plan
00:40:09de l'administration.
00:40:10– On a assisté
00:40:11ces derniers jours,
00:40:13Gérald Olizy,
00:40:14à l'avancée
00:40:15de ces bateaux
00:40:16de guerre américains
00:40:17vers les côtes iraniennes.
00:40:19Comment, justement,
00:40:20les marchés
00:40:21réagissent-ils
00:40:22à ces menaces
00:40:23de Donald Trump
00:40:24pour forcer
00:40:25les Iraniens
00:40:26à signer un accord
00:40:28leur interdisant
00:40:29le nucléaire militaire ?
00:40:31– Oui, vous parliez
00:40:33de la bourse,
00:40:34si vous regardez
00:40:34sur les dix derniers jours,
00:40:35elle stationne,
00:40:36il n'y a pas de grand bond
00:40:37en avant,
00:40:38on est sur cette période
00:40:40un petit peu intermédiaire,
00:40:41on est dans le doute
00:40:42et le seul bénéfice concret
00:40:45pour l'économie américaine,
00:40:47si vous voulez,
00:40:48c'est qu'une planète
00:40:49pacifiée,
00:40:52c'est une planète
00:40:52qui est plus ouverte
00:40:53à la croissance économique.
00:40:55C'est là où
00:40:55la politique étrangère
00:40:56de Donald Trump
00:40:57elle a aussi des retombées
00:40:58sur la politique intérieure.
00:41:00Vous avez un certain nombre
00:41:01de gens aux Etats-Unis,
00:41:02y compris au sein
00:41:03du mouvement MAGA
00:41:03et puis beaucoup pas mal
00:41:05d'adversaires de Donald Trump
00:41:06qui soulignent
00:41:06qu'il s'investit
00:41:07beaucoup plus dans le monde
00:41:09qu'il n'avait dit
00:41:10qu'il ne le ferait.
00:41:11Il a fait la paix
00:41:12dans un certain nombre
00:41:12d'endroits
00:41:13mais on l'a vu agir
00:41:14au Venezuela,
00:41:15on l'a vu agir en Iran.
00:41:16L'Iran est une puissance
00:41:17qui a pendant 47 ans maintenant
00:41:20déstabilisé l'ensemble
00:41:21du Proche-Orient.
00:41:22Il y a une chance aujourd'hui,
00:41:24elle est mince
00:41:25mais elle existe,
00:41:27il y a une chance
00:41:27de pacification
00:41:29dans le cadre
00:41:31du conflit israélo-palestinien.
00:41:33Si le Hamas
00:41:34peut être désarmé
00:41:35comme il doit l'être
00:41:36puisque vous savez
00:41:37qu'il y a un plan de paix
00:41:38à Gaza
00:41:38avec deux phases,
00:41:40il y en aura trois et quatre
00:41:41mais il y avait
00:41:42les deux phases du début.
00:41:43Un,
00:41:44c'était libérer
00:41:44tous les otages
00:41:45y compris ceux qui étaient
00:41:47décédés,
00:41:48de récupérer les corps.
00:41:49Tous les otages
00:41:50ont été libérés,
00:41:51tous les corps
00:41:51ont été récupérés.
00:41:52On rentre dans la phase 2
00:41:54et la phase 2
00:41:55elle passe par
00:41:55un,
00:41:56le désarmement du Hamas,
00:41:58deux,
00:41:58le retrait
00:41:59de tous les combattants
00:42:00qui ne veulent pas
00:42:00reprendre la vie civile
00:42:02et l'élimination,
00:42:03l'élimination pas physique
00:42:04mais l'exil
00:42:05d'un certain nombre
00:42:06de leaders
00:42:06et la reconstruction
00:42:08de Gaza
00:42:08orchestrée par ce fameux
00:42:10Conseil de la paix.
00:42:11J'aimerais qu'on revienne
00:42:12à l'économique,
00:42:13Serge-Gérard Olivier.
00:42:13Oui mais justement,
00:42:14si vous parvenez
00:42:16à faire la paix
00:42:17à Gaza
00:42:18et à reconstruire
00:42:19cette région,
00:42:20ce sont des investissements.
00:42:22Ce sont des investissements
00:42:23des pays du Golfe,
00:42:24ce sont des investissements
00:42:25des Etats-Unis,
00:42:26ce sont des investissements
00:42:26qui auront une rentabilité.
00:42:28Donc il y a un bénéfice économique
00:42:29même s'il est indirect.
00:42:31L'intelligence artificielle,
00:42:33le site de la Maison-Blanche
00:42:35fait état
00:42:36d'investissements
00:42:37à hauteur
00:42:37de 2 900 milliards
00:42:40de dollars.
00:42:42Vers quelle transformation
00:42:43de l'économie
00:42:45avec cette IA
00:42:46où on se dirige ?
00:42:47Alors ça c'est fondamental
00:42:48mais je vais être
00:42:49très très humble
00:42:50et je vais vous avouer
00:42:51que je ne suis pas sûr
00:42:52moi-même d'être capable
00:42:53d'en comprendre
00:42:53tous les effets.
00:42:54Mais si vous allez
00:42:55aux Etats-Unis,
00:42:56moi j'y étais encore
00:42:57avant Noël,
00:42:59l'intelligence artificielle
00:43:00elle est partout.
00:43:02Les taxis sans chauffeur,
00:43:04les bureaux sans personne,
00:43:06l'automation.
00:43:08L'intelligence artificielle
00:43:10c'est la promesse
00:43:11d'un gain de productivité
00:43:12énorme,
00:43:13et c'est la promesse
00:43:14je dirais
00:43:15d'une nouvelle capacité
00:43:17de croissance.
00:43:17On ne parle plus
00:43:18aux Etats-Unis
00:43:19aujourd'hui
00:43:20de l'industrie numérique
00:43:21comme on en parlait
00:43:22il y a 5 ou 10 ans.
00:43:23Ils sont en train
00:43:24de parler
00:43:24de l'informatique quantique,
00:43:26c'est une mathématique
00:43:27qui va encore plus loin,
00:43:28qui va encore plus vite,
00:43:29qui est encore plus puissante
00:43:30et qui donne
00:43:31des promesses de croissance.
00:43:33Le problème
00:43:33de l'intelligence artificielle
00:43:34si vous voulez
00:43:35c'est qu'elle permet
00:43:36de se passer
00:43:37des êtres humains.
00:43:38Et donc sur l'emploi,
00:43:40le bénéfice
00:43:40il n'est pas du tout évident.
00:43:41il permet des gains
00:43:43de productivité
00:43:43parce que vous travaillez
00:43:44beaucoup plus vite
00:43:45avec beaucoup moins de monde.
00:43:47Mais vous parliez
00:43:47du chômage,
00:43:48inévitablement
00:43:49il y a un certain nombre
00:43:49d'emplois
00:43:50qui sont affectés par ça.
00:43:51Donc les études
00:43:53pour l'instant
00:43:54elles ne sont pas définitives.
00:43:55Mais moi je lisais
00:43:56il y a quelque temps
00:43:57justement
00:43:58sur le bilan
00:44:00de l'intelligence artificielle
00:44:01sur les 3, 4, 5
00:44:03dernières années
00:44:04et on est au balbutiement
00:44:05de cette intelligence artificielle
00:44:07et on notait
00:44:092 millions d'emplois
00:44:10affectés.
00:44:11Ça ne veut pas dire supprimés
00:44:12mais ça veut dire aménagés.
00:44:14Peut-être certains
00:44:15ont été supprimés
00:44:16et pour l'instant
00:44:17l'intelligence artificielle
00:44:18elle est plutôt en train
00:44:19de détruire des emplois
00:44:21et on n'a pas encore
00:44:22récupéré ce qu'on va créer
00:44:24grâce à l'intelligence artificielle.
00:44:26– Oui, la destruction créatrice,
00:44:27la fameuse.
00:44:28– On est en plein
00:44:29dans ce schéma-là
00:44:29et la destruction créatrice
00:44:31ça passe par une forme
00:44:32de destruction.
00:44:32par contre
00:44:33pour la productivité future
00:44:37être le maître
00:44:38de cette technologie
00:44:40avoir une avance
00:44:41sur le reste du monde
00:44:42c'est fondamental
00:44:43et l'un des objectifs
00:44:44de la politique économique
00:44:45de Donald Trump
00:44:46c'est de maintenir
00:44:47l'avance
00:44:48que les Américains ont.
00:44:49Les Américains sont en retard
00:44:50sur un certain nombre
00:44:51de chips
00:44:52et de ce qu'on appelle
00:44:52des sémiconducteurs
00:44:53vis-à-vis de l'Asie
00:44:54notamment de Taïwan
00:44:55de la Corée
00:44:56mais sur l'intelligence artificielle
00:44:58ils sont largement en avance
00:44:59et ça, ça va leur apporter
00:45:00des gains de productivité énormes.
00:45:02Vous évoquiez
00:45:03la déréglementation
00:45:04au début
00:45:05de cette émission
00:45:06pour expliquer
00:45:07le taux de croissance
00:45:08impressionnant
00:45:09des Etats-Unis
00:45:10justement
00:45:11l'administration Trump
00:45:12s'apprête à abroger
00:45:13le texte
00:45:14de Barack Obama
00:45:15de 2009
00:45:16qui servait de base
00:45:18à la lutte
00:45:18contre les émissions
00:45:20de gaz
00:45:21à effet de serre
00:45:22et le réchauffement climatique
00:45:24Donald Trump
00:45:25qu'en pense-t-il ?
00:45:26Mais ça
00:45:26il l'a dit
00:45:27et il ne le cache pas
00:45:28il pense que c'est
00:45:28la plus grosse arnaque
00:45:30du 21ème siècle
00:45:32et que la nouvelle
00:45:33donne verte
00:45:33qui en a découlé
00:45:34est la plus grosse arnaque
00:45:36conséquence de celle-là
00:45:37il ne dit pas
00:45:37qu'il ne croit pas
00:45:38au réchauffement climatique
00:45:39il constate les choses
00:45:40comme d'autres
00:45:41peuvent les constater
00:45:41par contre
00:45:42ce qu'il condamne
00:45:44c'était les politiques
00:45:45qu'on a cherché
00:45:46à mettre en place
00:45:46au nom de ce réchauffement climatique
00:45:48il faut bien comprendre
00:45:49que les politiques
00:45:50notamment celles
00:45:51qui avaient été mises en place
00:45:52par Barack Obama
00:45:53c'est une forme
00:45:54de redistribution
00:45:55de la richesse
00:45:56des pays industriels
00:45:57du nord
00:45:58au bénéfice
00:45:59des pays non industrialisés
00:46:01du sud
00:46:01donc on appauvrit
00:46:03les américains
00:46:03au nom d'un égalitarisme mondial
00:46:06en prenant pour prétexte
00:46:07le fait qu'il y aurait
00:46:08un réchauffement
00:46:08et que donc
00:46:09tout ce qui a fait
00:46:10la richesse
00:46:10des pays du nord
00:46:11il faut arrêter
00:46:12et il faut au contraire
00:46:13aller vers d'autres éléments
00:46:14qui nous permettront
00:46:15de 1. contrôler
00:46:16supposément
00:46:17les émissions de gaz
00:46:18à effet de fer
00:46:19et d'empêcher ce réchauffement
00:46:20d'avoir le modèle
00:46:22scientifique
00:46:23du réchauffement climatique
00:46:24le réchauffement climatique
00:46:26d'origine humaine
00:46:26oui oui
00:46:27en plus
00:46:27tout ça c'est basé
00:46:29sur des projections
00:46:29d'accord
00:46:30je rappelle que vous avez
00:46:31certaines personnes
00:46:32qui vous disent
00:46:33qu'ils ne le disent plus
00:46:35mais ils l'ont dit
00:46:35à une époque
00:46:36que le monde allait finir
00:46:37en 2032
00:46:38vous aviez à Davos
00:46:39la semaine dernière
00:46:40Al Gore
00:46:40je ne sais pas
00:46:41si les français
00:46:42se souviennent
00:46:42de Albert Gore
00:46:43mais Al Gore
00:46:44c'était le vice-président
00:46:46de Bill Clinton
00:46:47dans les années 90
00:46:48c'est celui
00:46:49qui a perdu
00:46:49l'élection présidentielle
00:46:51contre George Bush
00:46:52junior en 2000
00:46:53avec cette fameuse
00:46:55joute en Floride
00:46:55où on a recompté
00:46:565 ou 6 fois
00:46:57les mandats
00:46:58mais ayant quitté
00:47:00la politique
00:47:01après cette défaite
00:47:02Al Gore s'est lancé
00:47:03dans l'écologie
00:47:04qui s'étaient plantées
00:47:05complètement
00:47:05il a produit
00:47:07un livre
00:47:08des documentaires
00:47:09et des dizaines
00:47:09il a fait des dizaines
00:47:10de séminaires
00:47:11sur la planète
00:47:12en danger
00:47:13et il a fait
00:47:14à l'époque
00:47:14un certain nombre
00:47:14de prédictions
00:47:15qui se sont toutes
00:47:16absolument toutes
00:47:18avérées
00:47:18complètement fausses
00:47:20donc le point de vue
00:47:22général
00:47:23sur 1 le réchauffement
00:47:24climatique
00:47:242 la façon
00:47:26de s'y attaquer
00:47:28ou de chercher
00:47:29à résoudre
00:47:29elle a totalement changé
00:47:31et Donald Trump
00:47:31a parfaitement compris
00:47:32que vous aviez
00:47:33une machine politique
00:47:35une machine idéologique
00:47:36qui cherchait
00:47:37à affaiblir
00:47:38les pays industriels
00:47:39au nom
00:47:40justement
00:47:41de cette politique
00:47:41pour protéger
00:47:42l'environnement
00:47:43et il entend
00:47:44ne pas en être victime
00:47:45aller en Allemagne
00:47:47aujourd'hui
00:47:47et regarder les conséquences
00:47:48de la transition écologique
00:47:50mise en place
00:47:50par Madame Merkel
00:47:51sur l'industrie
00:47:52et l'économie allemande
00:47:54c'est terrible
00:47:54et c'est terminé pour eux
00:47:56ils vont revenir en arrière
00:47:58et je pense que les Européens
00:47:59également
00:48:00Donald Trump
00:48:01lui
00:48:01il n'a jamais été question
00:48:02d'aller dans ce sens-là
00:48:03donc l'accord de Paris
00:48:06l'accord de Paris
00:48:06il en est sorti
00:48:07le premier jour
00:48:08il a fallu quelque temps
00:48:09pour que la paperasse
00:48:11se fasse
00:48:11et qu'il quitte
00:48:11véritablement cet accord
00:48:13les Etats-Unis
00:48:13aujourd'hui
00:48:14sont officiellement
00:48:14en dehors
00:48:15du fameux accord de Paris
00:48:16de 2015
00:48:17mais continuer
00:48:18d'éliminer
00:48:20un certain nombre
00:48:20de normes
00:48:21qui avaient été mises en place
00:48:22ça fait partie
00:48:23de son programme
00:48:23pour relancer
00:48:24l'industrie américaine
00:48:26On a compris
00:48:27tout au long
00:48:27de cette émission
00:48:28que le président
00:48:29Trump avait commencé
00:48:30à lancer
00:48:31tout un tas
00:48:33de choses
00:48:33dans son économie
00:48:35et dont il commence
00:48:36à percevoir
00:48:37les fruits
00:48:38est-ce que
00:48:38Gérald Olivier
00:48:39vous croyez
00:48:40au pari
00:48:41que lance
00:48:42Donald Trump
00:48:44de revenir
00:48:46à l'âge d'or
00:48:47un âge d'or
00:48:48des Etats-Unis
00:48:49et cela
00:48:50il faut que ça se matérialise
00:48:52avant le 3 novembre prochain
00:48:54Oui alors
00:48:55j'y crois
00:48:57oui j'y crois
00:48:58je ne suis pas sûr
00:48:59d'y croire
00:48:59avant le 3 novembre
00:49:00c'est là où c'est
00:49:01très très difficile
00:49:02le temps économique
00:49:03n'est pas forcément
00:49:04le même
00:49:04que le temps politique
00:49:05c'est là où il y a
00:49:06une certaine difficulté
00:49:07après
00:49:07on peut redéfinir
00:49:09l'âge d'or
00:49:10qu'est-ce que c'était
00:49:10exactement l'âge d'or
00:49:11mais en vérité
00:49:12si on regarde
00:49:13l'histoire des Etats-Unis
00:49:14vous avez notamment
00:49:15à partir de la seconde guerre mondiale
00:49:17un pays
00:49:18où le plein emploi
00:49:20est pratiquement permanent
00:49:22où vous avez
00:49:23une véritable croissance
00:49:24une véritable croissance
00:49:25du revenu
00:49:26où vous avez
00:49:27des générations
00:49:28qui progressent
00:49:29l'une sur l'autre
00:49:30c'est-à-dire que
00:49:30les enfants
00:49:31sont capables
00:49:32de faire mieux
00:49:33que leurs parents
00:49:34ça ce modèle-là
00:49:35il a été cassé
00:49:36il a été cassé
00:49:37à partir de la fin
00:49:38des années 90
00:49:39à partir de l'entrée
00:49:40de la Chine
00:49:40dans l'organisation mondiale
00:49:42du commerce
00:49:42et de la désindustrialisation
00:49:44des Etats-Unis
00:49:45donc est-ce que les résultats
00:49:47se feront sentir
00:49:47avant novembre
00:49:48je l'espère
00:49:49parce que c'est essentiel
00:49:50sur le plan politique
00:49:51vous avez utilisé
00:49:52le mot Paris
00:49:53et c'est exactement
00:49:54le pari de Donald Trump
00:49:55le pari de Donald Trump
00:49:57c'est que
00:49:57les électeurs américains
00:50:00se rendent compte
00:50:01des bénéfices
00:50:02de sa politique
00:50:03et maintiennent
00:50:04les républicains
00:50:05au pouvoir
00:50:06à travers une majorité
00:50:07au congrès
00:50:07sachant que si
00:50:09les effets
00:50:09ne se vont pas sentir
00:50:10et que les républicains
00:50:12perdent leur majorité
00:50:13et bien les démocrates
00:50:14eux
00:50:15prendront un malin plaisir
00:50:16à bloquer
00:50:18toutes les initiatives
00:50:18de Donald Trump
00:50:19puisqu'ils n'ont
00:50:20absolument pas
00:50:21le même programme
00:50:21maintenant pour comprendre
00:50:23le fond des choses
00:50:24c'est quand même
00:50:24très très simple
00:50:25parce que
00:50:26les Etats-Unis
00:50:27sont un pays
00:50:28fondamentalement
00:50:28capitaliste
00:50:29et le capitalisme
00:50:31est une machine
00:50:31à produire
00:50:32c'est une machine
00:50:33à produire de la croissance
00:50:34c'est une machine
00:50:35à produire du revenu
00:50:36c'est une machine
00:50:37à soulever
00:50:37tous les bateaux
00:50:38même si certains
00:50:39montent plus haut
00:50:40que d'autres
00:50:40simplement au nom
00:50:41des inégalités
00:50:42que le capitalisme
00:50:43peut engendrer
00:50:44on le rejette
00:50:45alors que le socialisme
00:50:46en fait
00:50:47c'est une machine
00:50:47à appauvrir
00:50:48tout le monde
00:50:48donc là
00:50:49la politique
00:50:50de Donald Trump
00:50:50c'est une politique
00:50:51de bon sens
00:50:52et on peut
00:50:53ne pas aimer le personnage
00:50:55on peut ne pas aimer
00:50:56la méthode
00:50:57on peut ne pas aimer
00:50:58la façon qu'il a
00:50:58de traiter ses partenaires
00:51:00mais on ne peut
00:51:01quand même pas
00:51:02nier
00:51:02ignorer
00:51:02la réalité
00:51:04les fondements
00:51:05qu'il est en train
00:51:06de mettre en place
00:51:07et on sait que ça fonctionne
00:51:08Merci Gérald Olivier
00:51:10d'avoir accepté
00:51:11notre invitation
00:51:11je rappelle à nos
00:51:12téléspectateurs
00:51:13que vous êtes
00:51:14chercheur à l'Institut
00:51:15de prospective
00:51:15et de sécurité
00:51:17en Europe
00:51:18et que vous avez
00:51:19présenté déjà
00:51:20plusieurs de vos ouvrages
00:51:22sur nos plateaux
00:51:23et que vous pouvez retrouver
00:51:25sur la boutique
00:51:26de TV Liberté
00:51:27tout de suite
00:51:28après cet entretien
00:51:29vous pouvez retrouver
00:51:30la chronique économique
00:51:32et financière
00:51:33de Philippe Béchade
00:51:34et quant à nous
00:51:34on se retrouve
00:51:35la semaine prochaine
00:51:36à bientôt
00:51:36salut
00:51:37Bonjour et bienvenue
00:51:58pour ce rendez-vous
00:51:59hebdomadaire
00:52:00de décryptage
00:52:01de l'actualité économique
00:52:02et géopolitique
00:52:02en mode affranchi
00:52:03je salue
00:52:05tous les abonnés
00:52:05de TV Liberté
00:52:06pour cet épisode
00:52:08que je vais intituler
00:52:09le système
00:52:11est en train
00:52:11de craquer
00:52:12ah voilà
00:52:14un titre
00:52:14facile
00:52:16un titre
00:52:18destiné
00:52:18à faire trembler
00:52:19dans les chaumières
00:52:20et bien
00:52:21cette fois-ci
00:52:22il n'y a effectivement
00:52:23aucune volonté
00:52:25de faire
00:52:26du spectaculaire
00:52:27du sensationnel
00:52:29je devrais même dire
00:52:30que ce titre
00:52:30est même
00:52:31en deçà
00:52:32de la réalité
00:52:33alors qu'est-ce
00:52:34qui est en train
00:52:34de craquer
00:52:35et bien
00:52:36trois choses
00:52:37à la fois
00:52:37le système
00:52:39financier
00:52:41le marché
00:52:45des matières
00:52:46premières
00:52:47et malheureusement
00:52:48également
00:52:49le système
00:52:50démocratique
00:52:51alors j'ai commencé
00:52:53par les marchés
00:52:54financiers
00:52:55il ne vous aura
00:52:57pas échappé
00:52:58qu'on observe
00:53:00sur les devises
00:53:01une volatilité
00:53:02paroxystique
00:53:04depuis quelques jours
00:53:06avec un dollar
00:53:06qui a pu perdre
00:53:074,5%
00:53:08en 48 heures
00:53:09face au yens
00:53:103,8%
00:53:12face à l'euro
00:53:14on a un franc-suisse
00:53:15qui a même gagné
00:53:17jusqu'à 3%
00:53:18face au dollar
00:53:21en quelques heures
00:53:23seulement
00:53:24le franc-suisse
00:53:25c'est vraiment
00:53:26on va dire
00:53:26le refuge
00:53:27ultime
00:53:29donc là
00:53:30quand le forex
00:53:32commence à s'agiter
00:53:33ça veut dire
00:53:33qu'il y a déjà
00:53:34des mouvements
00:53:34tectoniques
00:53:36qui ont affecté
00:53:37les fondamentaux
00:53:39de l'économie
00:53:39et les taux
00:53:41d'intérêt
00:53:41voilà
00:53:42et bien les taux
00:53:43d'intérêt
00:53:43il faut y venir
00:53:44là aussi
00:53:45c'est en train
00:53:46de craquer
00:53:46enfin c'est surtout
00:53:47les banques centrales
00:53:48qui ont craqué
00:53:49elles ont perdu
00:53:50le contrôle
00:53:51de la partie longue
00:53:52de la courbe
00:53:53des taux
00:53:53la banque centrale
00:53:55du japon
00:53:55a été la première
00:53:56à perdre le contrôle
00:53:57le 6 août 2024
00:53:58ça ne date pas d'hier
00:54:00ça remonte évidemment
00:54:01à un peu plus
00:54:01de 18 mois
00:54:03les taux longs
00:54:05japonais
00:54:05ont repris
00:54:06plus de 300 points
00:54:08en l'espace
00:54:09de deux ans
00:54:09c'est la plus forte
00:54:11hausse
00:54:12depuis la fin
00:54:12des années 80
00:54:13ça bouleverse
00:54:15totalement
00:54:15le fonctionnement
00:54:16du système financier
00:54:17qui était basé
00:54:18sur des emprunts
00:54:20en yens
00:54:21à taux zéro
00:54:22pour aller
00:54:23placer de l'argent
00:54:24ensuite
00:54:25sur des émissions
00:54:27obligataires
00:54:28plus rémunératrices
00:54:29n'importe lesquelles
00:54:30d'ailleurs
00:54:30puisqu'il n'y avait
00:54:31que le Japon
00:54:31qui offrait
00:54:32des taux zéro
00:54:33en plus
00:54:35on vendait
00:54:36du yens
00:54:37à découvert
00:54:37pour acheter
00:54:38d'autres devises
00:54:38donc on se garantissait
00:54:40que la devise
00:54:40dans laquelle
00:54:40on empruntait
00:54:42risquait en plus de ça
00:54:43de baisser
00:54:44double bénéfice
00:54:45plus de rendement
00:54:46et on rembourse
00:54:47en monnaie de ça
00:54:47c'était parfait
00:54:49et bien
00:54:49ce système là
00:54:50n'existe plus
00:54:52nous avons
00:54:52des taux longs japonais
00:54:53qui flirtent
00:54:54avec les 4%
00:54:564%
00:54:57contre 0,60
00:54:59je crois
00:55:00fin 2020
00:55:01des taux comparables
00:55:03maintenant
00:55:03à ce qu'on observe
00:55:04aux Etats-Unis
00:55:05et en Europe
00:55:06donc la corne
00:55:08d'abondance
00:55:09des taux
00:55:11nuls japonais
00:55:12a disparu
00:55:13et de proche
00:55:15en proche
00:55:15les banques centrales
00:55:16perdent le contrôle
00:55:17de la partie longue
00:55:17après la banque centrale
00:55:18du Japon
00:55:19c'est la Federal Reserve
00:55:21alors pour l'instant
00:55:22elle s'arc-boute
00:55:23elle essaye d'empêcher
00:55:24le 30 ans
00:55:25de passer la barre
00:55:26des 5
00:55:26mais on est à 4,90
00:55:28et depuis plusieurs semaines
00:55:30déjà
00:55:30alors que
00:55:31la Fed a baissé
00:55:33par 3 fois
00:55:34les taux
00:55:34et pourrait le faire
00:55:352 fois de plus
00:55:36cette année
00:55:37rien n'y fait
00:55:38les taux longs
00:55:39restent obstinément
00:55:41proches
00:55:41de leur plus haut
00:55:43depuis 2 ans
00:55:44quant à la BCE
00:55:46pour l'instant
00:55:46elle tient
00:55:48les taux longs
00:55:51restent en dessous
00:55:51de 3%
00:55:52sur le Bund
00:55:53et puis alors
00:55:54la bonne nouvelle
00:55:55ah oui quand même
00:55:56il faut que
00:55:57je ponctue
00:55:59cette chronique
00:56:00d'une bonne nouvelle
00:56:01et bien figurez-vous
00:56:02que le spread
00:56:02au AT Bund
00:56:03c'est-à-dire
00:56:03la différence
00:56:04de coût
00:56:05de refinancement
00:56:06de la dette française
00:56:07et allemande
00:56:07et bien cette différence
00:56:09est soudain contractée
00:56:10de 83
00:56:12à 53 points
00:56:13oui figurez-vous
00:56:15que la France
00:56:16malgré les déficits
00:56:17qu'elle va
00:56:18probablement dévoiler
00:56:19dans quelques mois
00:56:21pour 2026
00:56:22et bien la France
00:56:24emprunte de nouveau
00:56:25dans les mêmes conditions
00:56:26qu'avant
00:56:27la dissolution
00:56:29de mai 2024
00:56:30alors là
00:56:31c'est le petit
00:56:31miracle
00:56:32ouais
00:56:33mais c'est bien
00:56:34le seul
00:56:35parce qu'une autre
00:56:36dislocation
00:56:37celle-là
00:56:37nous a certainement
00:56:38pas échappé
00:56:39est en train
00:56:39de s'accélérer
00:56:42il s'agit de celle
00:56:43des marchés
00:56:43des matières
00:56:44premières
00:56:45voilà
00:56:45on est à presque
00:56:4670% de hausse
00:56:48sur l'argent
00:56:49depuis le 1er janvier
00:56:50après pratiquement
00:56:52200% de hausse
00:56:54en 2025
00:56:56avec des écarts
00:56:57quotidiens
00:56:58qui atteignent
00:56:58maintenant
00:56:586, 7, 8%
00:57:01oui
00:57:02rendez-vous compte
00:57:03c'est trois fois
00:57:04on va dire
00:57:05ce qu'on appelle
00:57:05la déviation standard
00:57:07les traders
00:57:08sont habitués
00:57:08à une volatilité
00:57:09où lorsque l'argent
00:57:10perd ou gagne
00:57:113%
00:57:12alors là
00:57:13on se dit
00:57:13c'est déjà
00:57:15quelque chose
00:57:15qui devient compliqué
00:57:16à gérer
00:57:18et bien figurez-vous
00:57:18que durant certaines séances
00:57:20on a vu jusqu'à 11
00:57:2112% de variations
00:57:23alors on ne les a jamais vues
00:57:24sur 24 heures
00:57:26mais on a vu
00:57:27quand même des écarts
00:57:28de 7 à 8%
00:57:29sur 24 heures
00:57:30ce qui est déjà
00:57:31supérieur de 2 fois et demi
00:57:32aux périodes
00:57:34les plus volatiles
00:57:35sur l'argent
00:57:35bon la raison
00:57:36c'est que l'argent physique
00:57:37a disparu
00:57:38ça fait des années
00:57:39que nous annonçons
00:57:40qu'il y a une pénurie
00:57:41d'argent
00:57:42et que les cours
00:57:43ont été supprimés
00:57:44délibérément
00:57:45par des grandes institutions
00:57:46qui manipulent
00:57:48les cours
00:57:48avec des contrats
00:57:50à terme
00:57:51la même chose
00:57:52est en train de se produire
00:57:54sur l'or
00:57:54qui a passé
00:57:55donc les
00:57:565500
00:57:58puis les 5600
00:57:59dollars l'once
00:58:00et puis de proche en proche
00:58:02vous avez le cuivre
00:58:03qui va
00:58:04exploser
00:58:05les 14 000 dollars
00:58:07la tonne
00:58:08et puis le dernier
00:58:10signal
00:58:11d'une grande
00:58:11nervosité
00:58:12du marché
00:58:13et bien c'est
00:58:14le baril de pétrole
00:58:15qui vient de passer
00:58:17en une semaine
00:58:18de 61
00:58:19à 70 dollars
00:58:22je parle là
00:58:22du Brent
00:58:23c'est celui
00:58:24qu'on met
00:58:24dans le réserveur
00:58:25de nos voitures
00:58:26une fois transformé
00:58:26en essence
00:58:27ou en diesel
00:58:28et le WTI
00:58:31américain
00:58:32est passé
00:58:33de 57
00:58:34à presque
00:58:3567
00:58:36voilà
00:58:37une hausse de 15%
00:58:39en une semaine
00:58:39il y a évidemment
00:58:40là-dessous
00:58:42probablement
00:58:43des anticipations
00:58:45de chaos
00:58:46géopolitique
00:58:47d'ailleurs
00:58:47on ne sait pas du tout
00:58:48ce qu'il va
00:58:49advenir
00:58:50de l'enlèvement
00:58:52de monsieur
00:58:52Maduro
00:58:53le 3 janvier dernier
00:58:55qu'est-ce que ça va
00:58:56donner géopolitiquement
00:58:57on a déjà en fait
00:58:59une réponse chinoise
00:59:00alors eux
00:59:01ils ne font pas
00:59:01des moulinets
00:59:02ils ne portent pas
00:59:03des lunettes
00:59:03d'aviateur
00:59:04et ils ne disent pas
00:59:05vous allez voir
00:59:06les américains
00:59:06ne comprennent
00:59:07que le langage
00:59:07de la force
00:59:08non
00:59:08les chinois
00:59:09eux
00:59:10tout simplement
00:59:10ils arrêtent
00:59:11d'exporter de l'argent
00:59:12les américains
00:59:13sont cuits
00:59:14enfin en tout cas
00:59:15l'industrie
00:59:16de l'armement
00:59:16sans les terres rares
00:59:18chinoises
00:59:18et sans l'argent
00:59:19ça ne va pas
00:59:20forcément bien
00:59:21se passer
00:59:22voilà donc
00:59:23la dislocation
00:59:25des devises
00:59:26des marchés de taux
00:59:27des matières premières
00:59:30ça c'est quelque chose
00:59:31voilà
00:59:32qui concerne
00:59:33votre patrimoine
00:59:34mais maintenant
00:59:35il y a aussi
00:59:35la dislocation
00:59:36de la démocratie
00:59:38avec en France
00:59:39et avec en Europe
00:59:40et bien
00:59:41d'ici la fin de l'année
00:59:42peut-être
00:59:43l'obligation
00:59:45de s'enregistrer
00:59:47auprès d'une base
00:59:48d'identité numérique
00:59:50en France
00:59:51ça a été fait là
00:59:52quoi
00:59:52en trois semaines
00:59:54incroyable
00:59:55une loi
00:59:56soi-disant
00:59:57destinée à protéger
00:59:59les mineurs
00:59:59qui ne le sont
01:00:00absolument pas
01:00:01par exemple
01:00:01lorsqu'ils sont
01:00:03on va dire
01:00:04à la charge
01:00:05de la DAS
01:00:07on connaît tous
01:00:08le sort
01:00:09terrible
01:00:10de jeunes
01:00:12qui basculent
01:00:13dans la prostitution
01:00:14l'État ne les protège
01:00:15absolument pas
01:00:16et bien là
01:00:17il faut protéger
01:00:18les jeunes
01:00:18leur interdire
01:00:19d'aller sur les réseaux
01:00:20ce qui signifie
01:00:21en fait
01:00:21que tout le monde
01:00:22doit s'enregistrer
01:00:24pour démontrer
01:00:24qu'on a plus de 15 ans
01:00:25une loi
01:00:26qui a été conçue
01:00:27votée en l'espace
01:00:28de trois semaines
01:00:29comme s'il y avait
01:00:30une urgence
01:00:30civilisationnelle
01:00:32ou un danger
01:00:34pour la patrie
01:00:34alors que
01:00:36depuis dix ans
01:00:37qu'on sait
01:00:37qu'il y a
01:00:38des centaines
01:00:39de milliers
01:00:39voire des millions
01:00:40de fausses cartes vitales
01:00:41on n'a toujours pas
01:00:42d'outils législatifs
01:00:44pour les identifier
01:00:47les éradiquer
01:00:48en ce qui concerne
01:00:49les mineurs isolés
01:00:50on pourrait là aussi
01:00:52distinguer
01:00:53les vrais
01:00:54défauts mineurs
01:00:56isolés
01:00:56on a aussi
01:00:57les moyens
01:00:58de le faire
01:00:59et enfin
01:01:00les OQTF
01:01:03et notamment
01:01:04ceux
01:01:04qui ont commis
01:01:05des délits
01:01:06qui ont donc
01:01:08une obligation
01:01:08de quitter le territoire
01:01:09on ne s'est pas
01:01:10doté non plus
01:01:11d'un arsenal
01:01:12législatif
01:01:13pour les suivre
01:01:16les identifier
01:01:18comme
01:01:18un adolescent
01:01:20de plus de 15 ans
01:01:21alors que
01:01:21eux sont souvent
01:01:22des délinquants
01:01:23et ils sont
01:01:24dans la nature
01:01:25et on se refuse
01:01:27la capacité
01:01:28de les tracer
01:01:29par exemple
01:01:30avec un bracelet
01:01:31électronique
01:01:32donc là
01:01:33on peut le dire
01:01:34la démocratie
01:01:35ou la liberté
01:01:36d'expression
01:01:37est menacée
01:01:38est en train
01:01:38de se disloquer
01:01:39mais tout le reste
01:01:41le fait en même temps
01:01:42donc mon titre
01:01:44n'était pas du tout
01:01:45exagéré
01:01:46pour vous remercier
01:01:47de votre fidélité
01:01:47vous pouvez télécharger
01:01:48gratuitement
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