- il y a 2 jours
Ancien député européen et animateur de l’émission Conversations sur TVLibertés, Paul-Marie Coûteaux est l’invité de la chaîne pour commenter une archive capitale de juillet 1954. On y entend Charles De Gaulle expliquer aux cadres du RPF qu’il faut prendre une initiative, attendre "l’occasion" — non électorale — et s’en saisir. Quarante secondes plus tard, le général ajoute : "Il est tout à fait possible que nous soyons amenés à faire un coup de chien".
Retrouvée par l’historien Éric Branca dans les archives Rocard de la Fondation Charles De Gaulle, cette séquence révèle un De Gaulle séditieux, politiquement incorrect, soigneusement occulté par le gaullisme mondain ou "en peau de lapin". C’est dans ce De Gaulle que se retrouve Paul-Marie Coûteaux, quitte à donner du grain à moudre à ceux qui dénonçaient la dérive autoritaire du Général.
Tous ces éléments se retrouvent dans les Conversations déjà diffusées avec Éric Branca, fortes de dizaines de milliers de vues, et qui méritent d’être largement regardées tant elles éclairent les événements historiques et explorent la relation franco–états-unienne, ainsi que la logique de soumission culturelle et politique à ce pays depuis des décennies. À l’heure des déclarations de Donald Trump, la question de l’indépendance française retrouve une brûlante actualité.
Au cours de l’entretien, Paul-Marie Coûteaux annonce enfin les prochaines Conversations avec Hervé Juvin, Christian Combaz, puis Eric Branca, pour de nouvelles révélations. Une plongée dans une Histoire débarrassée des tabous, redevenue matrice des combats idéologiques contemporains.
Retrouvée par l’historien Éric Branca dans les archives Rocard de la Fondation Charles De Gaulle, cette séquence révèle un De Gaulle séditieux, politiquement incorrect, soigneusement occulté par le gaullisme mondain ou "en peau de lapin". C’est dans ce De Gaulle que se retrouve Paul-Marie Coûteaux, quitte à donner du grain à moudre à ceux qui dénonçaient la dérive autoritaire du Général.
Tous ces éléments se retrouvent dans les Conversations déjà diffusées avec Éric Branca, fortes de dizaines de milliers de vues, et qui méritent d’être largement regardées tant elles éclairent les événements historiques et explorent la relation franco–états-unienne, ainsi que la logique de soumission culturelle et politique à ce pays depuis des décennies. À l’heure des déclarations de Donald Trump, la question de l’indépendance française retrouve une brûlante actualité.
Au cours de l’entretien, Paul-Marie Coûteaux annonce enfin les prochaines Conversations avec Hervé Juvin, Christian Combaz, puis Eric Branca, pour de nouvelles révélations. Une plongée dans une Histoire débarrassée des tabous, redevenue matrice des combats idéologiques contemporains.
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00:00Générique
00:05Ancien député européen, animateur hors pair de l'émission Conversation.
00:10Sur TV Liberté, c'est le dimanche des rencontres culturelles et politiques avec des personnalités.
00:15Il est aussi un gaulliste historique et c'est toujours un plaisir que de recevoir Paul-Marie Couteau.
00:20Oui, j'étais pas à Londres tout de même, mais enfin, bon, je suis gaulliste de longue date.
00:25Depuis que j'ai 20 ans, j'ai édité.
00:27Bonjour, Martial.
00:29Alors, je relevais...
00:30C'est votre attachement au général de Gaulle, effectivement, car vous souhaitez faire partager aux téléspectateurs de TV Liberté...
00:35une archive datant de juillet 1954 et impliquant...
00:40De Gaulle.
00:41De quelle archive parle-t-on ?
00:43Alors, je me suis engagé...
00:45Une série de conversations avec quelqu'un que j'aime beaucoup, je dois dire, et qui, par sa modestie...
00:50est trop peu connu, alors que c'est une mine d'information.
00:53C'est d'ailleurs un bourreau de...
00:55de travail, d'où la mine d'information, qui est Éric Branca.
00:58Alors, nous faisons une série d'émissions...
01:00de conversation avec Éric Branca, que je connais, que vous connaissez, Martial.
01:05de longue date, il a longtemps été directeur de la rédaction de Valeurs Actuelles...
01:10joliment remonté, à un moment où ça flottait un peu...
01:15en raison de ses capacités de travail, et de sa gentillesse, de sa modestie.
01:20qui fait qu'on ne le connaît pas assez.
01:22Et je suis content de faire quatre émissions avec lui parce que...
01:25parce qu'en plus, sa production, depuis qu'il n'est plus journaliste, mais historien...
01:30est extraordinaire parce qu'il n'a aucun tabou.
01:33Il dit des choses très précises, notamment...
01:35et assez explosives, notamment sur les relations entre la France et les...
01:40Etats-Unis, ça vaut le succès d'un de ses livres le mieux.
01:45connu et encore pas assez lu, qui s'appelle L'Ami Américain, qui est une mine d'un...
01:50et voilà que... bon, c'est aussi un très bon connaisseur des...
01:55de la vie intérieure, politique intérieure française, et voilà que...
02:00Au fil d'une conversation, il nous parle de propos que De Gaulle...
02:05a tenu à plusieurs reprises dans les années 50 devant les cadres du RPF.
02:10où il leur dit, grosso modo, tenez-vous prêts à faire un coup d'Etat.
02:14C'est moi qui traite...
02:15Il dit comme ça, De Gaulle parle de coup de chien, par pudeur.
02:19Et il dit...
02:20Et finalement, Branca m'a donné cette archive qu'il avait trouvée à la fin...
02:25de la Fondation Charles de Gaulle, à l'époque, Institut Charles de Gaulle, dans les papiers Faucard.
02:30C'est certainement celui qui a le mieux connu un certain De Gaulle.
02:34Le De Gaulle, c'est...
02:35C'est vicieux en réalité.
02:36Le De Gaulle, les polices parallèles, etc.
02:39Que les...
02:40Et que les gaullistes brontains veulent cacher...
02:43Mais ils ont temps de le faire parce que...
02:45C'est un gaulliste d'une grande actualité.
02:47Par les temps qui courent, j'aime assez le gaulliste sédition.
02:50Mais c'est...
02:51On va en parler en fait de cette archive.
02:52Vous voyez ce que je veux dire.
02:53Dans cette archive.
02:54Et bien cette archive, elle est justement dans...
02:55Dans mon esprit, une grande actualité.
02:57Regardez-là.
02:58C'est à la fin de la première...
03:00De conversation que je t'ai diffusée il y a une quinzaine de jours.
03:02Sur TVL.
03:03On entend bien entendu sur TVL.
03:05On entend...
03:06C'est un cadeau d'ailleurs que Eric Branca fait à TVL.
03:09Il faut l'en remercier.
03:10Et on entend De Gaulle dire au cadre du RPF en juillet 1954.
03:14Alors on croyait...
03:15que le RPF était dissous.
03:16En sous-main, il continuait à exister.
03:18Les réseaux continuaient à exister.
03:20À la diligence de Focard par exemple.
03:22Ceux qui feront ensuite le coup d'État de 1958.
03:25De Gaulle dit, pour l'instant, nous ne pouvons rien faire.
03:29Il faut une occasion.
03:30Moi je pense à la période d'aujourd'hui.
03:33Il ne faut rien faire.
03:34Les Français sont apath...
03:35Il faut attendre une occasion.
03:37Mais cette occasion, dit-il...
03:40Écoutez...
03:40cette archive.
03:41Il le dit aussi clairement que cela.
03:43Nous la saisirons.
03:45Je vous le...
03:45le promet.
03:46Et 30 secondes après, il dit quelque chose qui est encore plus explicite.
03:50Nous devons être prêts à faire un coup de chien.
03:55Bon...
03:56Vous voyez bien ce que c'est.
03:57Ça sera à 58.
03:58Qu'est-ce que ça veut dire concrètement dans son esprit ?
04:00À ce moment-là.
04:01Ça veut dire que les élections ne sont...
04:04Ils...
04:05Ils ont aimé l'hypothèse d'un redressement électoral.
04:08Ils n'y croient pas.
04:10Et en France, souvent, dans les années 30, dans les années 40...
04:15et dans les années que nous traversons, hélas, en descendant...
04:20chaque année une marche de l'escalier.
04:22Les élections, c'est ce que je...
04:25les prophèses ne sont plus opérantes.
04:27Pourquoi ? Parce qu'on n'a pas d'élite politique, en réalité.
04:30Et qu'en plus, la France est un bateau échoué sur le sable.
04:35et que ce soit l'équipe de droite ou l'équipe de gauche qui tiennent la barre.
04:40Ça ne sert à rien puisque le gouvernail est ensablé aussi.
04:44Donc, on joue à la...
04:45politique comme on joue au pied.
04:46En réalité, il faut un coup de chien, comme dit le Général de Gaulle.
04:50pour qu'une autorité redevienne...
04:53j'allais dire autoritaire...
04:55face aux autorités et remettre un peu de l'eau sous la quille.
04:58Vous le dites vous-même, ça annonce 1950.
05:00En 1958, on n'est pas dans un coup de chien, on n'est pas dans un coup d'état en 1958.
05:03Alors, on est en 1954.
05:05Si vous regardez cet archive,
05:07et à l'époque, de Gaulle dit...
05:10les médias, il n'y a rien à faire.
05:12Mais quatre ans plus tard, moins de quatre ans plus tard,
05:14puisqu'on est en juillet 1954...
05:15et au fond, ça qui est qui déclenche la fin de la 4ème République.
05:20et le février 1958, c'est-à-dire trois ans et demi plus tard.
05:25C'est une question de circonstance, comme toujours.
05:28Et il dit...
05:30après, mais ça suppose d'activiser...
05:33comme nous aujourd'hui, c'est ce qu'on doit faire maintenant.
05:35c'est-à-dire de mettre sur pied des réseaux,
05:37certains militaires, certains intellectuels...
05:40des coups de main,
05:42je professe qu'il ne faut pas participer aux élections...
05:45qu'il faut que nous distrairent,
05:46et qui ont bien plus d'inconvénients que d'avantages,
05:48qui de toute façon...
05:50vont nous distraire pendant...
05:52un an et n'aboutiront à rien...
05:55toutes les élections présidentielles,
05:56alors les municipales peut-être,
05:58mais les élections présidentielles qui vont tellement...
06:00nous occuper, Martial,
06:01je vous annonce qu'elles ne serviront à rien,
06:03on ne sera pas plus avancés en juin.
06:05Aux États-Unis, quand on a Biden,
06:07et puis après on a Trump,
06:08on voit quand même qu'il y a des changements.
06:10Je parle de la France...
06:13Non mais je veux dire,
06:14un processus électoral peut quand même...
06:15transformer une nation,
06:17ou tout au moins son visage...
06:18Ou alors là-bas...
06:20politique des États-Unis,
06:22on va...
06:23On peut avoir de ce processus.
06:24Elle n'est pas...
06:25Mais il y a des élections qui peuvent changer les choses,
06:28il y a des circonstances où les élections...
06:30ne changeront rien.
06:31Là, on est sûr...
06:32Vous pensez qu'en 2027, ça ne changera rien.
06:33Rien, voilà.
06:34On peut croire aussi que ça peut changer quelque chose.
06:35Et comment ?
06:36Avec qui ?
06:37Pourquoi ?
06:38Il n'y a pas d'élite aujourd'hui.
06:39Il n'y a pas d'élite.
06:40dévouée au bien commun.
06:41Il y a des chefs politiques qui s'amusent...
06:45à la politique.
06:46On joue au billet à la cour de récréation,
06:48avec des gens derrière qui...
06:50qui sont complètement futiles.
06:51Enfin, c'est devenu un jeu.
06:53C'est inopérant sur l'histoire...
06:55de France.
06:56Bon.
06:57Revenons à De Gaulle.
06:58Revenons à De Gaulle.
06:59Il nous faut faire.
07:00Alors, le problème, c'est qu'on...
07:00n'a pas de De Gaulle.
07:01Enfin, je crois qu'il y a quand même un ou deux personnages
07:04qui sont capables d'être...
07:05des hommes d'État en France, quand même.
07:06Bon.
07:07Qui sont ?
07:08Oh, bah...
07:09Je suis le porte-parole de personne.
07:10vous verrez bien.
07:11C'est la Providence qui se mêle de faire surgir l'homme providence.
07:15De Gaulle.
07:16Alors, revenons à De Gaulle.
07:17Parce que quand vous vous avez préparé avec moi cette émission...
07:19Oui.
07:20Vous m'avez dit...
07:20En fait, c'est De Gaulle qui est en 1954, qui parle comme ça.
07:24C'est un De Gaulle séditieux.
07:25Vous avez d'ailleurs utilisé le terme à l'instant.
07:27Oui.
07:28Et qui est de loin votre De Gaulle.
07:29Oui.
07:30C'est-à-dire...
07:30Le politiquement incorrect, c'est lui qui cache...
07:32Que cachent les gaullistes en peau de lapin.
07:34Oh, ça !
07:35Alors, les gaullistes...
07:36Alors, la Fondation Charles de Gaulle, ne dirigez pas avec des marques...
07:40Qui n'est rien d'autre qu'un mondain...
07:42Veut absolument...
07:43Ils veulent absolument cacher ce fameux...
07:45De Gaulle, qui est capable d'avoir une police parallèle.
07:48Ça sera le SAC.
07:49C'est pas moi qui l'a inventé.
07:50Elle a une certaine utilité.
07:52On va en parler avec...
07:54Bon, en cas d'ailleurs du...
07:55SAC a très mal fini.
07:56Notamment dans l'Assassinat Boula.
07:58Là, j'ai d'ailleurs des témoignages...
08:00J'ai accueilli de la bouche même de Charles Pasqua...
08:02J'aurais inversé au dossier...
08:03Parce que, comme vous le savez, je parle aussi...
08:05Pendant mes conversations qui ne sont pas des...
08:07On va en parler de ça aussi...
08:08On va en parler aussi parce que...
08:09On va en parler aussi parce que...
08:10Je mets mon grain de sel.
08:11Je mets mon grain de sel.
08:12Non mais parce que...
08:13Bon, oui, il y a un de Gaulle, c'est différent.
08:15Il y a un de Gaulle qui n'est pas démocrate.
08:17Est-ce que cette analyse, elle ne conforte pas ceux qui...
08:20ont accusé de Gaulle de dérive autoritaire principalement à travers, par exemple, l'application ou la mise en place...
08:25de l'article 16 de la Constitution de 1958 sur les pleins pouvoirs.
08:28Est-ce que vous ne leur donnez pas, finalement...
08:30Et absolument, je donne tout à fait raison à ceux qui voient en De Gaulle un...
08:35un homme capable d'écarter le droit et les règles d'une démocratie.
08:40totalement rouillée, comme celle que nous voyons aujourd'hui, pour imposer l'intérêt national et...
08:45de restaurer une autorité, une auctoritas...
08:47Donc, quand il dit, croyez-vous qu'à mon âge, j'ai...
08:50commencé une carrière de dictateur, on connaît bien cette phrase, mais finalement...
08:55il mentait, parce que le 24 avril 1961, il active l'article 16 à la suite...
09:00du déclenchement du putsch à Alger, on est en avril 1961...
09:03Vous savez...
09:04C'est d'ailleurs la seule fois...
09:05que l'article 16 va être...
09:06La dictature, c'est un peu une figure de style pour le journaliste.
09:10On parle de dictature de Poutine, il a le soutien de l'immense majorité de son peuple.
09:15On parle de...
09:17de...
09:18de...
09:19de coup d'état pour 58...
09:20ce coup d'état recueilli l'assentiment, le soulagement de l'immense...
09:25majorité de son peuple.
09:26Donc, il y a aussi des coups d'état démocratiques, c'est-à-dire qu'ils rétablissent le pouvoir...
09:30du peuple démocratos contre les oligarchies.
09:34Donc, à partir...
09:35de ce moment-là, on est dictateur, oui...
09:37avec le soutien de son peuple, c'est très paradoxal.
09:40d'être un dictateur.
09:41La dictature, c'est peut-être celle que nous subissons aujourd'hui d'une petite...
09:45que la Turquie n'a pas le soutien de plus de 10 ou 11% de la population française.
09:49C'est...
09:50c'est ambigu, ce beau dictateur.
09:51Quand il met la...
09:52cet article 16 de la Constitution...
09:55C'est...
09:55C'est véritablement un acte d'autoritarisme ?
09:57C'est conforme à une Constitution qui venait d'être...
10:00sauvée par le peuple français.
10:01Vous croyez que les Français ne veulent pas une autorité ?
10:04Ils n'attendent que ça.
10:05Alors, comment vous expliquez que tous les gouvernements qui se sont succédés
10:09manquent d'autorité ?
10:10selon votre point de vue.
10:11Oui.
10:12Et que personne n'a remis en cause l'article 16 de la Constitution.
10:15Alors que la révision de la Constitution, on en est à la 24ème depuis 1958.
10:19Les personnes n'a songé...
10:20Retirer cet article 16.
10:21Cet article est absolument nécessaire.
10:22Il n'est pas impossible qu'il serve un jour à restaurer l'autorité.
10:25d'un État qui en manque.
10:26Vous notez qu'il a servi seulement contre les putschistes à Alger.
10:30c'est-à-dire véritablement contre des personnes qui avaient dans le sentiment
10:33de défendre la France.
10:35C'est un très lourd débat.
10:37Est-ce que le matière de l'Algérie...
10:40la République Française servait des intérêts à long terme ?
10:43Leur démarche, elle était patriotique.
10:45Et eux ne sont pas aux militaires de juger ce qui est patriotique et ce qui ne l'est pas.
10:49Ils font leur métier.
10:50D'ailleurs, ils l'ont fait.
10:51C'était justifié d'appliquer l'article 16 à ce moment-là ?
10:54Ils l'ont fait même.
10:55Même ceux qui étaient eux aussi sédicieux ont été très compris par le général de Gaulle.
10:59Et pour en revenir...
11:00la conversation avec Eric Branca qui est une richesse.
11:02Ben vraiment, je fais de la publicité là.
11:04J'invite...
11:05les deux auditeurs à regarder les deux premières conversations déjà diffusées
11:08en attendant les deux autres.
11:10Branca raconte quand même le débat.
11:15les détails du procès de Bastien...
11:20Thierry qui est une noble figure de quelqu'un...
11:25qui, à la Romaine, n'est-ce pas, a fait preuve d'un certain...
11:30héroïsme ?
11:31Mais au nom de quoi ?
11:32Au nom des valeurs de l'Occident ?
11:35Il était en réalité plus animé par la solidarité...
11:40l'Atlantique, par les Etats-Unis...
11:42et d'ailleurs...
11:44les généraux...
11:45dont vous parlez mon cher Martial...
11:47ils venaient à peu près tous de l'OTAN...
11:49Charles était...
11:50un des dirigeants de l'OTAN...
11:52je crois Atlantique Ouest...
11:53jusqu'en février...
11:551961...
11:56quelques semaines avant de faire un coup d'Etat...
11:58qui était assez largement...
12:00piloté par la CIA...
12:01c'est une des choses qui établit...
12:03euh...
12:04Branca...
12:05c'est pas très bien s'ils servaient les intérêts de la France...
12:08ou d'une autre puissance...
12:10très très intéressés...
12:12à...
12:13comme dit Branca...
12:14c'est aussi une de ces...
12:15formule...
12:16à suivre la boussole permanente...
12:18encore une fois...
12:19c'est une de ces expressions...
12:20de la politique des États-Unis...
12:21c'est-à-dire...
12:22nuire à la France...
12:23et il l'établit aussi...
12:25les liens entre l'OAS...
12:27Viage Iscardestin...
12:28et bien d'autres canaux...
12:29et...
12:30les États-Unis...
12:32encore une fois...
12:33c'est...
12:34s'il y a un patient de cette politique...
12:35c'est ça l'être policier...
12:36c'est ça l'être policier...
12:37c'est ça l'être policier...
12:38c'est ça l'être policier...
12:39c'est ça l'être policier...
12:42Les intérêts des États-Unis, ce n'est pas un brevet de patriotisme.
12:44Ça restera à prouver, les historiens diront Paul-Marie.
12:47– Branca l'établit.
12:48– Oui, on parle de Branca, un grand coup de chapeau à Branca, vous le faites.
12:52Là, aujourd'hui, j'étais en train de me dire, mais en fait,
12:57est-ce que vous avez, quand avez-vous découvert les qualités de…
13:02d'Éric Branca, parce que j'ai l'impression, c'est en vous entretenant avec lui
13:05dans la conversation, vous n'avez pas découvert…
13:07C'était un grand journaliste avant ?
13:09– Écoutez, alors, Éric Branca, je le connais depuis…
13:1240, peut-être 40 ans, je ne sais pas, je crois que je l'ai rencontré
13:15chez Marie-France Garraud dans les années…
13:1780 du temps, où Marie-France Garraud dirigeait une revue qui s'appelait…
13:22géopolitique.
13:23– Bon, j'étais dans ce magnifique appartement où…
13:27où elle est meilleure à se voir dans les années 80, j'ai pas cessé de la rencontrer jusqu'à ce que…
13:32l'âge finisse par avoir raison d'elle dans les dernières années…
13:37de sa vie, elle parlait gentiment de choses…
13:42ce qui lui tenait à cœur, la concurrence des Allemands, etc., ça revenait…
13:46mais enfin…
13:47la grande période, c'est les années 80, 90, c'est à ce moment-là que j'ai rencontré Branca,
13:50qui était un de ses amis, autour de…
13:52cette revue.
13:53Il y avait aussi le Général Gallois, enfin, il y avait une belle équipe…
13:57et une sorte d'amitié est née entre lui et moi à ce moment-là, bien entendu…
14:02communion, non seulement sur le gaullisme, mais sur une certaine conception du Général Gallois…
14:07je l'ai revu ensuite quand il a été directeur de Valeurs Actuelles, j'étais un des chroniqueurs…
14:12à l'époque de Valeurs Actuelles, ce que j'ai cessé d'être en 2010 ou 2011…
14:17j'ai tendu la main à Marine Le Pen, ça fait partie des…
14:20ça fait partie des…
14:22des avalies que j'ai rencontrées à ce moment-là pour…
14:27tout simplement, prenez l'union des droites au second tour,
14:30comme la gauche le faisait, c'était anodin mais…
14:32ça m'a coûté, par exemple, ma chronique à Valeurs Actuelles…
14:34Banca, il était parti à ce moment-là…
14:37écoutez, je l'ai ensuite beaucoup lu parce que ce qu'il écrit est de très…
14:42sans qualité, c'est l'homme qui travaille…
14:44alors il nous dit d'ailleurs…
14:45il ne voulait pas faire ses entretiens, ça fait longtemps…
14:47je lui demande, il me dit non, je n'ai pas envie de parler de moi, il est très pudique…
14:50et j'arrive à lui faire dire des petites…
14:52et notamment il explique qu'il dort 3 ou 4 heures par nuit et tout le reste du temps il travaille…
14:56bon…
14:57c'est un des secrets des écrits…
15:02des vins et des historiens…
15:04Jean-Christian Petit Fils que j'ai eu il y a très longtemps…
15:07il y a 2 ans, je crois, au même micro des conversations,
15:09avait dit la même chose…
15:10ça me fascine toujours les gens qui…
15:12ils sont capables de se mettre à leur bureau à peu près 15 heures par jour…
15:16et…
15:17j'ai une admiration pour son travail et pour le bonhomme qui est un type bien…
15:22voilà, c'est un type bien Éric Branquin…
15:24oui bien d'accord…
15:25vous vous passionnez aussi l'un et l'autre pour…
15:27pour ce qu'on peut rappeler les mensonges de l'histoire…
15:29j'ai repris ça, un terme qui d'ailleurs a été utilisé par Arnaud Folk dans des…
15:32numéros de Valeurs actuelles hors série…
15:34l'histoire, elle est peut-être plus intéressante quand elle est dégagée…
15:37des tabous selon vous ?
15:38bien évidemment…
15:40c'est très important…
15:42on ne s'est pas rendu compte que si le pays en est où il est,
15:46si le peuple français…
15:47a perdu de vue la France…
15:49il y a beaucoup de français disant les choses brutalement…
15:52qui ne sont plus français…
15:53qui n'ont plus l'esprit français…
15:55le souci de la France…
15:57ils ne sont plus capables d'assumer un héritage historique qu'ils ne connaissent pas…
16:02la restauration de l'esprit français passera par la restauration de l'histoire…
16:07c'est-à-dire pourquoi…
16:08j'essaie de le faire aussi…
16:10pour…
16:11penser…
16:12un peuple né de 1940…
16:15et de cette opposition qui est…
16:17qui était trop avivé d'ailleurs…
16:18entre le jeu du Maréchal Pétain et le jeu de Charles de Gaulle…
16:21qui était beau…
16:22beaucoup plus complémentaire qu'on l'a dit…
16:24il faut restaurer dans l'esprit français…
16:27la gloire…
16:28non seulement autour de la seconde guerre mondiale…
16:30de la guerre d'Algérie…
16:32où chacun des acteurs s'est finalement assez bien comporté…
16:35y compris les sédicieux…
16:36c'était…
16:37c'était…
16:38c'était une affaire de soldats…
16:39soldats…
16:40bon…
16:41il a dit d'ailleurs…
16:42c'était un Thierry…
16:43je vais lui faire l'honneur de le faire exécuter…
16:46c'est-à-dire…
16:47c'est à la romaine…
16:48c'est-à-dire…
16:49il y a une noblesse dans ce…
16:51dans ce…
16:52ben oui…
16:53il a attenté à ses jours…
16:54et au jour de sa femme…
16:55bon… voilà…
16:56c'est l'histoire…
16:57qui passe…
16:58on a une conception beaucoup trop éductorée de l'histoire…
17:01la violence…
17:02elle est consubstantielle à l'histoire…
17:04et il me semble d'ailleurs…
17:05que si on regarde l'histoire de France…
17:07quelles que soient les périodes violentes…
17:09nous n'avons pas à enrougir…
17:10et au contraire…
17:11il faut la restaurer…
17:12et restaurer l'histoire…
17:13c'est pourquoi les historiens…
17:14c'est la mer des batailles pour vous ?
17:15c'est la mer des batailles…
17:16c'est la mer des batailles…
17:17c'est pas facile à dire…
17:17parce que…
17:18on voit bien aujourd'hui…
17:19c'est le pouvoir d'achat…
17:20c'est la sécurité…
17:21la mer des batailles…
17:22c'est la mer des batailles…
17:22et vous dites aux téléspectateurs…
17:24qu'ils sont accablés par l'insécurité…
17:26par les problèmes migratoires…
17:27c'est la conséquence…
17:28c'est la conséquence…
17:29un peuple qui a perdu de vue…
17:30sa propre histoire…
17:32c'est l'histoire qui a été révisée…
17:33ça c'est la source…
17:34la source de…
17:37toute restauration nationale…
17:39elle est dans la restauration…
17:40de notre conscience…
17:42de l'histoire…
17:43et de notre amour…
17:44de l'histoire…
17:45et de notre…
17:46de notre amour…
17:47propre…
17:48tout simplement…
17:49les peuples qui réussissent aujourd'hui…
17:52que ce soit…
17:53la Russie…
17:54la Chine…
17:55ou…
17:56l'Inde…
17:57vous savez…
17:58le monde bascule…
17:59maintenant…
18:00on est très loin de…
18:01nos rivages…
18:02pour…
18:02chercher des pays qui marchent bien…
18:03ce sont des pays qui croient en eux-mêmes…
18:05vous avez réfléchi…
18:06à quelle…
18:07un moment…
18:08pour quelle raison…
18:09l'histoire a pu être révisée…
18:10par des progressistes…
18:11par des Marxistes…
18:12alors ça…
18:13pourquoi ils ont gagné ?
18:14comment…
18:15ils ont gagné aussi vite et aussi fort ?
18:16ils ont gagné par la…
18:17la haine…
18:19par la haine de la France…
18:21je vais pas citer…
18:22des noms…
18:23je pourrais d'ailleurs…
18:24je pourrais d'ailleurs…
18:25je pourrais d'ailleurs…
18:26payer le prix…
18:27parce que…
18:28même le haut du pavé…
18:30rive gauche…
18:32des intellectuels…
18:34dont l'obsession…
18:36qui est aussi…
18:37qui rend compte…
18:37l'obsession de puissances étrangères…
18:38euh…
18:42c'est…
18:42Certains sont sionistes, certains sont atlantistes.
18:45L'obsession est de réduire la...
18:47Car je répète, les Français ne se rendent pas compte, la France est un caillou...
18:52La chaussure de l'Empire, bon, que ce soit Trump ou pas, la France, il faut la réduire.
18:57Eh bien, il y a des porte-parole de cette destruction.
19:02Qui ont pris en main, parce que c'est une camarilla.
19:07Les leviers de ce qu'on peut appeler l'intelligence française, c'est-à-dire l'université.
19:12L'édition, les médias...
19:13Pourquoi on a travaillé plus ce boule, l'histoire de ce boule communiste, plutôt...
19:17que celles d'autres ?
19:20C'est...
19:21Je reviens...
19:22Je reviens à ce que je disais parce qu'une méconnaissance de l'histoire...
19:27Et une conception souffrante de notre propre histoire a fait que nous nous sommes pris en haine.
19:32Et donc, on a ouvert le champ à une flopée...
19:37d'individus haineux, je crois que c'est une question d'amour et de haine qui est...
19:42qui ont haï la France, enfin, Bernard-Henri Lévy, c'est l'archétype en...
19:471981, quand il écrit l'idéologie française, c'est un tissu d'insulte pour le...
19:52Le peuple français, il a fait un grand succès.
19:54Et il a eu droit à un apostrophe, etc...
19:57Il y a une espèce de solidarité des haineux, voilà.
20:02de ceux qui ont voulu détruire la France pour construire l'Europe, pour s'ingérer...
20:07dans l'espace atlantique et dans une mondialisation qui était une vaste américanisation du monde.
20:12C'est le parti de l'étranger, voilà.
20:14Le parti de l'étranger a triomphé pendant 30 ans.
20:16Et je pense qu'une...
20:17des gloires de TVL et de quelques autres et de restaurer...
20:22et de renverser la vapeur et de restaurer l'estime que les Français doivent avoir pour eux-mêmes...
20:27en tout cas, est un magnifique acteur de ce renversement.
20:30Allez, retour à conversation à votre...
20:32Rappelez-nous le principe de cette émission, parce qu'il n'a pas d'équivalent.
20:35Il n'a pas d'équivalent puisqu'il s'agit...
20:37n'oublie pas d'entretien, d'interview.
20:39J'ai bien compris les choses comme nous les menons à l'instant, mais bel et...
20:42eh bien, d'une conversation un peu à brûle pour point.
20:44Des fois, les téléspectateurs sont un peu...
20:46Pardonnez-moi...
20:47l'expression un peu vulgaire, largués par le concept.
20:49Oui, non, il est certain que je coupe...
20:52un peu trop, mais...
20:54j'ai plusieurs fois fait ce mea culpa.
20:56Mes intérêts...
20:57interlocuteurs.
20:58L'idée, c'est de les mettre à l'aise.
21:00Vous savez, quand on a des...
21:02suspects, quand les policiers ont des suspects, il y a deux méthodes.
21:06Euh...
21:07soit on les laisse parler...
21:09Euh...
21:10Et puis, évidemment, il raconte un salade...
21:12soit...
21:13on les met en confiance, d'abord.
21:15Et il est très utile que ce soit chez moi...
21:17dans mon salon...
21:18enfin, dans ma salle à manger...
21:19C'est chez vous, hein.
21:20On a bien d'accord.
21:21C'est pas un décor.
21:22C'est pas un décor.
21:22Bien évidemment.
21:23J'y vis.
21:24Euh...
21:25Quelquefois, il y a des bananes sur la table.
21:26Quelquefois, des...
21:27des bananes...
21:28Quelquefois, des noix...
21:29Bon, c'est...
21:30C'est vraiment...
21:31Votre part.
21:32C'est vraiment mon appartement.
21:33Euh...
21:34Et ensuite, je les harcèle un peu...
21:37pour qu'ils ne disent pas ce qu'ils ont prévu de dire...
21:40mais pour aller les chercher, quoi.
21:42Oui, pour pousser.
21:43Parce que très souvent, ça, les téléspectateurs ne savent pas...
21:47Je vais précéder ces rencontres de déjeuner.
21:49Parce que j'ai fait de la politique et je sais que les...
21:52voici, elle se fait toujours à table, de déjeuner ou de dîner,
21:55au cours desquels il se lâche à...
21:57un peu.
21:58Et j'ai peur que devant une caméra, ils se retiennent.
22:01C'est le cas de beaucoup, j'en ai...
22:02J'en ai pas...
22:04Euh...
22:05Connel Sesma, par exemple.
22:07à propos de l'affaire Grégory, il m'en a dit plus
22:09qu'ensuite, il m'en disait de voir les caméras.
22:11Donc, je lui ai beaucoup attiré.
22:12On est rompu, on me l'a beaucoup reproché.
22:14On a quand même fait 52 000 vues et on est avancé.
22:17On a avancé à ses prix d'une vérité terrible à dire.
22:21La conjonction de la...
22:22à gauche pour cacher le véritable mobile de l'assassinat de ce pauvre enfant.
22:26Et je trouve...
22:27que j'ai pas d'autre moyen
22:29que de pousser les gens dans leur retranchement après les...
22:32à avoir mis à l'aise.
22:33Voilà.
22:34Alors, on peut me le reprocher.
22:35Je fais ce que je peux.
22:36Je ne suis pas un présentateur.
22:37Il y avait des commentaires.
22:39On disait le présentateur parle trop.
22:41Je ne l'ai pas présenté.
22:42Je fais des conversations avec des gens que j'apprécie
22:45et dont je sais ce qu'ils ont à dire.
22:47Il y a un programme qui est apprécié.
22:49Quelles sont les personnalités qui vont défiler encore ?
22:52Parce que je sais aussi, pour avoir travaillé avec vous là-dessus,
22:55que vous prévoyez...
22:57Pareil...
22:58Vous préparez, pardon, vos interlocuteurs longtemps...
23:02Oui.
23:03Certains me promettent et puis me diffèrent.
23:05Je peux cracher le morceau.
23:07C'est le cas de Philippe de Villiers,
23:08qui m'a dit dix fois que nous allons faire des conversations,
23:11mais on n'a pas...
23:12Ils conversent ailleurs, peut-être, non ?
23:14Oui.
23:15Vous savez beaucoup de mes interlocutaires.
23:16Ils conversent à peu près.
23:17un peu partout.
23:18Bon, d'ailleurs, ils conversent nulle part.
23:20Ils font des interviews.
23:21La conversation...
23:22En fait, c'est un genre à soi seul, comme vous l'avez bien compris.
23:25Le prochain, c'est...
23:27Hervé Juvin, qui a beaucoup de choses à dire,
23:30qui a une expérience internationale.
23:32extraordinaire et qui est un admirateur de l'Inde.
23:36Vous savez, cette puissance...
23:37qui sera une grande puissance de la fin de ce siècle,
23:40qui le devient déjà.
23:42dont on parle depuis quelques jours,
23:44il a une admiration pour ce que l'Inde peut apporter...
23:47au monde au nom de son archaïque.
23:49Bon, ça, c'est un point de la conversation avec Hervé Juvin.
23:52Je laisse découvrir les autres comme...
23:56aucun autre...
23:57n'est en boîte.
23:58Je n'ose pas...
23:59Je n'ose pas en dire tout, trop.
24:02que le professeur Didier Raoul devrait venir aussi.
24:05Il m'a donné son accord.
24:06Tout le monde m'a dit oui.
24:07quelquefois, c'est le problème que je rencontre,
24:10quelquefois, des gens que je sollicite.
24:12pas, me font savoir qu'ils aimeraient bien passer sur...
24:15se mettre à terre.
24:17Rensons de succès.
24:18Paul-Marie, exercices difficiles, voire périlleux.
24:22Allons-y.
24:23Quelle personnalité vous a le plus marquée ou touchée
24:25parmi les dizaines d'invités de l'émission ?
24:27qui en est à son numéro 80.
24:28Il nous reste quelques secondes.
24:29Alors, deux, trois noms comme ça qui viennent à l'esprit.
24:32Évidemment, je vais...
24:33Vous allez faire des ennemis, mais vous n'avez pas peur de ça.
24:35J'adore ça.
24:36Vous savez, les ennemis, ça vous fait...
24:37Fous la paix.
24:38Je préfère avoir des amis qui vous collent,
24:40qui vous téléphonent toute la journée.
24:42les ennemis, au moins, on est tranquilles.
24:44Donc, allons-y.
24:45C'est un point de vue.
24:46Allons-y.
24:47Non, il y en a un qui m'a beaucoup touché.
24:49C'est Éric Dénécé.
24:50Je regrette beaucoup.
24:5215 jours après sa mort ou son assassinat, je pense.
24:55On devait faire une...
24:57Deuxième émission avec lui.
24:58La première a évidemment bien marché,
25:00parce qu'elle a une dimension...
25:02Elle a une émotion propre.
25:03Il y a le moment qu'on a aimé en faire d'autres...
25:06D'autres...
25:07On l'a faite en juin dernier.
25:09Elle a été diffusée en juin dernier après sa mort.
25:11On devait en faire...
25:12une qu'un jour après.
25:13J'ai beaucoup aimé mes conversations avec François Asselineau,
25:16pour qui j'ai eu...
25:17une grande affection.
25:18J'ai beaucoup aimé aussi mes conversations avec Boilem Sansal, que j'ai...
25:22vraiment découverte, que je ne connaissais que par des amis,
25:25avant de le rencontrer.
25:27J'ai beaucoup aimé l'ambassadeur de Riancourt.
25:30Vous allez me donner les 80 comme ça, voilà.
25:32C'est bien joué.
25:33Bien joué.
25:34Pas d'ennemis, mais enfin...
25:35Je peux encore en donner un autre.
25:37Jean Lollande.
25:38Jean Lollande, j'ai un peu raté, je peux vous dire ça, les entretiens avec lui.
25:42Lorsque j'étais pris d'une fièvre de cheval et que j'ai pas voulu remettre, le cadreur était là.
25:47Jean Lollande était...
25:48Bon, et malgré tout, on a fait deux émissions assez intéressantes.
25:52avec lui, il dit des choses...
25:54Vous savez, quand les gens se lâchent comme ça, c'est pas dans une...
25:57une interview banale que John Lollande aurait dit qu'il était sidéré.
26:02par la sécularisation, la dé...
26:07comment peut-on dire...
26:08la déréliction de son pays, du point de vue de...
26:12de la foi.
26:13Il n'est plus jamais question de Dieu, de la foi, de la religion, non.
26:17de l'Angleterre, m'a-t-il dit, et ce pays le paiera très cher.
26:21Lui est devenu catholique.
26:22Il est même légèrement intégriste.
26:23Très peu d'identité aussi.
26:24Bon, ça, c'est une chose qu'on ne dit pas.
26:27C'est pas un interview normal, c'est un entretien normal.
26:30Allez, le temps est écoulé.
26:32Je vais me faire disputer, mais quand même, dernière question.
26:34Quelle personnalité manque à votre tableau de chasse ?
26:37Non, Philippe de Villiers.
26:38Qui est-ce que vous auriez aimé avoir ?
26:40Que...
26:41Vivons ou morts, d'ailleurs.
26:42Peu importe.
26:43Que vous auriez aimé avoir conversation.
26:44Pour le plaisir.
26:45Pour le...
26:46Pour le plaisir intellectuel.
26:47Bah, écoutez, pour l'instant, personne ne m'a dit non à proprement...
26:52Je ne veux pas parler.
26:53Donc, je ne vois pas...
26:54J'ai envie de parler d'un...
26:57personnage, vous allez...
26:59sourire et penser que j'ai des...
27:02meilleures pensées.
27:03Euh...
27:04Et quelqu'un avec qui j'aimerais...
27:07converser.
27:08Et avec qui je converse avec toujours beaucoup de plaisir.
27:10Parce que c'est un personnage complexe.
27:12et méconnu, bien que son oeuvre soit considérable, c'est Philippe Milliau.
27:17Je voudrais avoir un jour, euh...
27:19chez moi...
27:20Enfin, il est plusieurs fois venu...
27:21Philippe Milliau.
27:22et fait en sorte qu'il raconte sa vie.
27:25Assez extraordinaire.
27:27Et c'est peut-être un plaisir qu'il me donnera un jour.
27:30C'est le président de TV Liberté.
27:32On ne se fait pas d'ennemis du président de la chaîne.
27:34Moi, j'en ai assez comme ça.
27:35Et puis, on a le droit d'avoir ses affections.
27:37C'est une très bonne...
27:38On a le droit d'avoir des affections.
27:39Je confirme, je confirme que c'est une...
27:41Je ne sais pas...
27:42Si un jour, je n'irai pas vous chipoter
27:44parce que vous en avez vu des vertes et des pas mûres, vous aussi.
27:47Commencez par Philippe Milliau.
27:48Merci Paul-Marie Couteau.
27:49Des amis.
27:50Voilà.
27:51Je cherche à parler avec des amis.
27:52C'est ça.
27:53Merci beaucoup.
27:54On se retrouve donc le dimanche avec...
27:57Dans quelques jours, Hervé Juvin, ils reviendront.
28:02Deux conversations assez décoiffantes, je pense, avec Eric Branca.
28:05Regardez...
28:07Et je veux dire, c'est quoi, Tantebu ?
28:08Je fais la publicité, les deux premières conversations avec Eric Branca.
28:11Parce qu'on en apprend beaucoup.
28:12C'est ça que j'en supplie.
28:13Merci.
28:14Merci.
28:15Merci.
28:16Merci.
28:17Merci.
28:18Merci.
28:19Merci.
28:20Merci.
28:21Merci.
28:22Merci.
28:23Merci.
28:24Merci.
28:25Merci.
28:26Merci.
28:27Merci.
28:28Merci.
28:29Merci.
28:30Merci.
28:31Merci.
28:32Merci.
28:33Merci.
28:34Merci.
28:35Merci.
28:36Merci.
28:12message reçu. Merci Paul-Marie. Merci.
28:17Merci.
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