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  • il y a 2 jours
Au programme de cette édition, nous reviendrons sur le dossier Epstein. Petit à petit, les 3 millions de documents publiés par le Département de la Justice américaine livrent leurs secrets. Des secrets qui concernent les hautes sphères du pouvoir mondial.

Nous reviendrons ensuite sur la guerre russo-ukrainienne qui reprend de plus belle après un cessez-le-feu énergétique de plusieurs jours. Moscou cherche à faire plier Kiev, tandis que Zelenski poursuit ses manœuvres dilatoires.

Et nous reviendrons sur l’annonce de la Fraternité Saint Pie X de sacrer des évêques en juillet prochain.

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00:00Générique
00:00Madame, Monsieur, bonsoir, bienvenue dans cette nouvelle édition.
00:18Au programme ce soir, nous reviendrons sur le dossier Epstein.
00:21Petit à petit, les 3 millions de documents publiés par le département de la justice américain
00:25livrent leurs secrets, des secrets qui concernent les plus hautes sphères du pouvoir mondial.
00:30Nous reviendrons ensuite sur la guerre russo-ukrainienne qui reprend de plus belle.
00:34Après un cessez-le-feu énergétique de plusieurs jours, Moscou cherche à faire plier Kiev
00:38tandis que Zelensky poursuit ses manœuvres dilatoires.
00:42Et puis nous reviendrons pour finir sur l'annonce de la fraternité Saint-Piedis
00:46de Sacré-des-Évêques en juillet prochain.
00:52Les révélations autour du dossier Epstein continuent de nous plonger dans les bas-fonds du Gotha.
00:57Ce n'est pas quelques jours après la publication de plus de 3 millions de documents par le département de justice américain.
01:03Les informations sont peu à peu exhumées.
01:05Une affaire qui mêle influence, corruption et criminalité de l'élite mondiale.
01:09Ce n'est pas une affaire de trafic d'influence ou d'escroquerie.
01:14Ce n'est pas non plus une affaire de corruption ou de pédocriminalité.
01:18L'affaire Epstein sait tout cela à la fois
01:20et c'est ce que prouvent les documents récemment publiés par le département de justice américain.
01:26Sans grande surprise, la presse aux ordres est mal à l'aise.
01:28Les billets sont rares et ne laissent pas transparaître une grande curiosité.
01:31Certains titres ont même traité le sujet comme la nouvelle passion des complotistes.
01:36Et pourtant, les complots sont bien là, béants, comme une plaie.
01:40Et les répercussions, elles, n'en sont sans doute qu'à leur début.
01:43Tous ne pourront pas se sauver en attendant que ça se passe.
01:46A l'étranger, quelques individus ont d'ores et déjà dû accepter que l'heure de la chute avait sonné.
01:51En Grande-Bretagne, il n'y a pas que le prince Andrew qui n'est plus prince qui sent les secousses.
01:54Lord Peter Mandelson, une sorte d'incontournable politicien, ancien ministre de Tony Blair et ancien ambassadeur,
02:02aux Etats-Unis, a abandonné son poste dans une émanation du parti travailliste.
02:06Non seulement l'homme apparaît en slip sur une photographie issue du dossier Epstein,
02:10mais il est aussi soupçonné d'avoir des liens d'argent avec le milliardaire.
02:14S'il réfute avoir perçu des sommes de Jeffrey Epstein,
02:17d'autres expliquent qu'il aurait donné des informations financières cruciales à ce criminel sexuel
02:21pour réussir de lucratifs coups de bourse.
02:24Du délit d'initié, donc.
02:26Certains estiment aussi que Tony Blair aurait pu couvrir certains faits,
02:30y compris sur des questions liées à la pédocriminalité.
02:33En France, c'est la fameuse Caroline Lang, fille de Jack Lang,
02:36qui a dû démissionner du syndicat des producteurs indépendants.
02:39Cette dernière, ancienne directrice adjointe de Warner Bros,
02:42était couchée sur le testament de Jeffrey Epstein
02:45et elle avait fondé en 2006 une société offshore dans les îles Vierges avec lui.
02:50Intouchable depuis toujours, Jack Lang affirme quant à lui
02:52qu'il n'avait pas connaissance des activités criminelles de son ami américain.
02:56L'ancien ministre de la Culture affirme qu'il poursuivra même ceux qui, je cite,
03:00« propageront à son égard des propos menaçants, haineux et diffamatoires »,
03:04tout en assumant pourtant ses liens avec Jeffrey Epstein.
03:06« Patrick Lang reconnaît très ouvertement aujourd'hui avoir entretenu une relation d'amitié avec Jeffrey Epstein. »
03:12« Il dit en effet, il dit assumé d'ailleurs, qu'il a été très proche de Jeffrey Epstein. »
03:19« Très proche, au point d'échanger des courriels fréquents et particuliers. »
03:23Ainsi, dans des échanges ayant pour objet « Petit Prince »,
03:26l'instigateur de la fête de la musique s'interroge auprès de son ami
03:29sur la pertinence d'initier les enfants à la religion et à la sexualité
03:34et selon quelles fréquences.
03:36De drôles de questionnements pour un homme que l'ancien vice-président du Front National,
03:39Roger Hollindre, avait vertement accusé d'ignominie en 1998, rappelez-vous.
03:44« Monsieur Jack Lang, qui prétendait être candidat à la présidence de la République,
03:49que l'on m'arrête à la sortie, si ce que je dis n'est pas vrai,
03:52a été compromis dans l'affaire des lieux de vie
03:56et dans un lieu de vie tenu par des socialistes qui s'appelait le Coral.
04:01Et là, des gamins étaient proche à des gens comme Jack Lang
04:05et un gosse a été trouvé mort.
04:08Saut de merde, la tête dans un saut de merde,
04:11que l'on m'arrête à la sortie, si ça n'est pas vrai. »
04:15Des détails épouvantables qui ne peuvent que rappeler
04:18les propos tenus récemment aux Etats-Unis.
04:20En effet, le procureur général adjoint Todd Blanche,
04:24lors de la conférence de presse pour évoquer la publication du dossier Epstein,
04:28a tenu à faire quelques précisions, des précisions qui glacent le sang.
04:32« Je voudrais aborder ce que nous n'avons pas produit.
04:36Les catégories de documents identifiant personnellement les informations des victimes
04:40ou les dossiers personnels et médicaux des victimes
04:42et autres dossiers similaires dont la divulgation constituerait
04:45une atteinte clairement injustifiée à la vie privée.
04:53Toute représentation de matériel pédopornographique ou de pornographie infantile
04:57a évidemment été exclue.
04:59Tout ce qui pourrait compromettre une enquête fédérale en cours.
05:01Et enfin, tout ce qui représente ou contient des images de mort,
05:08de violences physiques ou de blessures n'a pas non plus été produit. »
05:12Bien sûr, si le procureur général adjoint précise que telle ou telle vidéo
05:15n'a pas été versée au dossier public, c'est que ces vidéos existent.
05:20D'autant que certains échanges visibles dans les dossiers évoquent de la torture.
05:25Plusieurs échanges entre Jack Long et Epstein font aussi référence à Marrakech,
05:28ainsi qu'à la villa Majorelle, propriété de Pierre Berger, qu'Epstein aurait visitée.
05:32Là encore, on se souvient de l'entretien de Léa Salamé
05:35avec le milliardaire Pierre Berger avant sa disparition.
05:37« Une forme de sensualité particulière ici. »
05:40« Ah ben il y avait une forme de sensualité particulière, je vous le confirme. »
05:44« C'était une autre époque. »
05:45« Les mœurs étaient plus libres qu'aujourd'hui, spécialement au Maroc. »
05:49Et si l'on oubliera l'ère amusée de la journaliste,
05:52il faut avant tout rappeler que Pierre Berger n'était pas n'importe qui.
05:56Grand financier des médias en France,
05:57il participait activement mais dans l'ombre à la politique.
06:00Il est aussi au cœur d'un courriel de Caroline Lang et Epstein
06:03au sujet de la promotion du lobby LGBTQXYZ
06:07et du mariage homosexuel en France.
06:10Une incursion dans les sujets sociétaux
06:11que l'on peut également constater avec l'affaire Dieudonné.
06:14Un mois avant la circulaire de Manuel Valls pour interdire ses spectacles,
06:17Ariane de Rothschild écrivait à Epstein pour lui parler de l'humoriste
06:20et de ses propos sur la communauté juive.
06:23Pourtant, des propos racistes sont également constatés dans les échanges d'Epstein,
06:26notamment avec le journaliste Michael Wolff
06:28qui voit en l'exclusion de Steve Bannon du National Security Council
06:32une illustration de la lutte entre les juifs et les non-juifs.
06:36Car la politique est aussi au cœur des échanges produits par le département de justice américain.
06:41D'ailleurs, Donald Trump a récemment reproché à Michael Wolff
06:44d'avoir conspiré contre lui, notamment en révélant des informations cruciales à Epstein.
06:48Jeffrey Epstein, en plus d'être un pédocriminel,
06:51était donc le catalyseur d'informations sensibles des plus hauts placés
06:55pour constituer un système de corruption bien huilé.
06:59Ses relations partout dans le monde occidental, en plus de sa fortune drôlement acquise,
07:03lui conféraient des passe-droits presque sans limite,
07:06à l'image de l'évocation de ce dîner avec Nicolas Sarkozy à l'Elysée.
07:09Des privilèges acquis grâce aux informations compromettantes
07:12dont il disposait pour influencer jusqu'aux décisions politiques.
07:18Après le calme, la tempête.
07:23Au terme du cessez-le-feu énergétique,
07:25la Russie a frappé lourdement les installations ukrainiennes
07:28dans la nuit de lundi à mardi.
07:29Les négociations de paire reprennent mercredi à Abu Dhabi,
07:32bien que Volodymyr Zelensky semble continuer de jouer la montre.
07:36Nicolas de Lambertory.
07:37Le cessez-le-feu énergétique Russie-Ukraine n'aura donc duré que jusqu'au 1er février,
07:44la date prévue, et dès que le délai a été écoulé,
07:47les forces armées de la Fédération de Russie ont repris leur bombardement
07:51des sites énergétiques ukrainiens.
07:53L'objectif semble toujours être le même,
07:56mettre à genoux l'économie ukrainienne en détruisant l'approvisionnement électrique du pays.
08:01Une situation qui touche aussi très durement la population civile
08:05depuis le début du mois de janvier 2026,
08:08d'autant que ces jours-ci, les températures sont extrêmement basses,
08:12avec des pointes sous les moins 20 durant la nuit.
08:15Le cessez-le-feu énergétique décidé d'un commun accord par les Russes et les Ukrainiens
08:20la semaine dernière est bel et bien terminé.
08:23Il était prévu qu'il se termine au 1er février.
08:25Donc, dans la nuit du 2 au 3, on a eu une reprise des bombardements massifs.
08:29On a été frappés des centrales électriques,
08:32ainsi que des installations de répartition de l'énergie.
08:35D'après l'énergéticien ukrainien DETEC,
08:39qui est l'énergéticien principal pour ce qui est de l'approvisionnement en électricité,
08:45en chauffage pour les particuliers,
08:46compagnie qui appartient à l'oligarque Rinat Akhmetov,
08:51oligarque qui était le principal financier du président Yanukovitch,
08:56à l'époque où celui-ci était au pouvoir,
08:58et qui s'est mis au service de M. Zelensky dans les années 2019-2020,
09:02eh bien, nous avons, d'après cette compagnie,
09:06la nuit dernière a été celle qui a eu le coût le plus puissant
09:13contre le système énergétique ukrainien depuis le début de l'année 2026.
09:17Et alors qu'un nouveau cycle de négociations tripartite Russie-Ukraine-États-Unis
09:23reprend demain à Abu Dhabi pour deux jours,
09:26des premiers signes de concession de la partie ukrainienne
09:29sur les questions territoriales voient le jour.
09:31Il y a eu une déclaration intéressante hier du gouverneur de la région de Nikolaïev,
09:38Vitaly Kim, qui est très proche de Volodymyr Zelensky,
09:43qui a déclaré que l'Ukraine devait faire la paix,
09:47y compris au prix de concession territoriale,
09:49et que l'heure, maintenant, n'était plus à essayer de sauvegarder du territoire à tout prix,
09:54mais de sauvegarder les vies humaines.
09:56On voit que le pouvoir ukrainien est en train de craquer.
09:59Un deuxième indice, c'est que l'Institut international de sociologie de Kiev a sorti hier
10:05les résultats d'une enquête d'opinion sur l'opinion des Ukrainiens vis-à-vis de la paix,
10:11et le taux d'Ukrainien favorable à la paix, y compris au prix de concession territoriale,
10:18a bondi de 25% à 40%, donc plus 15% depuis l'enquête de la fin de l'automne dernier.
10:25Donc, ceci montre, et sachant que, bien sûr, les sondages dans un pays en guerre
10:30ne sont pas scientifiquement très probants,
10:34ils sont juste un indicateur du pouvoir ukrainien qui les manipule.
10:38La partie russe semble d'ailleurs confiante dans sa capacité à faire plier tôt ou tard l'Ukraine
10:44sur la revendication complète du Donbass,
10:47puisqu'actuellement, elle ne pousse presque que dans le secteur de Zaporizhia.
10:51Pour rappel, les éléments de négociation qui ont préalablement fuité
10:56prévoient une cession complète du Donbass à la Russie,
11:00tandis que la ligne de front serait gelée dans les oblastes de Herzog et de Zaporizhia,
11:05dont la Russie avait pourtant décrété l'annexion complète à l'automne 2022,
11:11sans toutefois les avoir jamais conquis en intégralité.
11:14Pour la Russie, à défaut de constituer une très grande victoire,
11:18la prise complète du Donbass constitue une sorte de minimum syndical
11:23auquel elle ne semble vouloir en aucun cas renoncer,
11:27tandis que les autres questions territoriales semblent nettement plus négociables.
11:32Mais plus les négociations traînent en longueur,
11:34plus la Russie semble malgré tout intéressée d'avancer dans l'oblast de Zaporizhia.
11:39Quant à l'oblast de Herzog, il est quasiment impossible
11:42de reprendre les territoires situés de l'autre côté du Dniepr.
11:46Toutefois, le pouvoir ukrainien semble désireux de retarder l'échéance d'un accord de paix.
11:51A priori, pas forcément pour renverser la vapeur sur la ligne de front,
11:56tant cela semble très improbable.
11:58Mais selon Romain Bessonnet, l'enjeu pour Volodymyr Zelensky
12:01est tout simplement d'avoir le temps de consolider son pouvoir en interne.
12:05M. Zelensky a déclaré qu'il n'y aura pas d'accord tripartite Etats-Unis-Ukraine-Russie,
12:12mais deux accords bipartites, un accord Ukraine-Etats-Unis et un accord Etats-Unis-Russie.
12:18Sachant que M. Zelensky a dit que pour les concessions territoriales,
12:21il fallait qu'elles soient discutées directement entre ukrainiens et russes au niveau des présidents.
12:26C'est la dernière manœuvre de M. Zelensky pour déplacer dans le temps les négociations
12:31pour qu'elles durent le plus longtemps afin de consolider son pouvoir.
12:34Reste à voir jusqu'à quand le président ukrainien pourra jouer la montre.
12:38Et étant donné que la situation économique de l'Ukraine se dégrade de plus en plus,
12:43ce qui s'observe avec un décrochage progressif de sa monnaie nationale, la grivna.
12:48L'Ukraine a de plus en plus besoin d'argent.
12:51La grivna a passé le cap des 50 grivnas pour 1 euro à la fin de la semaine dernière.
12:58Et là, on est en train de descendre à 52-53 grivnas,
13:00ce qui est une dévaluation très importante de la monnaie.
13:04Et ce qui montre que le gouvernement est en difficulté de financement
13:07parce que l'essentiel des services publics commence à être payé par de l'émission monétaire,
13:12c'est-à-dire par de la monnaie de singe.
13:13En attendant, comme toujours, les Européens sont inexistants dans les négociations
13:18dès lors que les choses sérieuses se passent.
13:21Mais cela ne devrait pas empêcher l'Europe de passer à la caisse,
13:25étant donné que les Américains entendent forcer la main de Kiev pour des concessions à Moscou,
13:31en échange de faveurs qui seront accordées à Kiev.
13:35Mais ce sont les Européens à qui l'on demandera de financer ces concessions.
13:39Guerre ou pé, l'Europe devrait donc être la perdante, quoi qu'il advienne.
13:43Nouveau épisode entre Rome et la Fraternité Saint-Pidice.
13:51La congrégation fondée par Mgr Lefebvre a annoncé le sacre de nouveaux évêques,
13:55une décision qui ne devrait pas manquer de conséquences pour l'Église et la tradition.
13:59Explication avec Renaud de Bourleuf.
14:01Renouveau dans la tradition, lundi, l'abbé David Pagliarani,
14:05supérieur général de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pidice,
14:08a annoncé que de nouveaux évêques seraient sacrés le 1er juillet prochain,
14:12sans donner de précision sur leur identité, ni même sur le nombre de futurs prélats.
14:16Il faut que nous nous préparons.
14:19Oui, des sacres.
14:20Une annonce lourde de conséquences, car c'est un peu le scénario de 1988 qui se répète.
14:25Rappelons que le 30 juin 1988, Mgr Marcel Lefebvre, fondateur de la Fraternité Saint-Pidice,
14:31a sacré quatre évêques sans mandat pontifical, c'est-à-dire sans l'accord du Saint-Siège.
14:35La conséquence a été l'excommunication de Mgr Lefebvre et des quatre évêques en question.
14:40Une excommunication levée en 2009 par le pape Benoît XVI, dans un souci de réconciliation.
14:45Mais la Fraternité Saint-Pidice demeure dans une situation canonique floue,
14:49sans reconnaissance officielle par les autorités de Rome.
14:52La congrégation continue de justifier le choix fait par Mgr Lefebvre en 1988,
14:56alors qu'il était à la fin de sa vie.
14:57Il fallait de nouveaux évêques pour lui succéder,
15:00afin qu'ils puissent eux aussi ordonner des prêtres,
15:03et ainsi faire perdurer la Fraternité Saint-Pidice.
15:05Aujourd'hui, alors qu'il ne reste que deux évêques encore vivants,
15:08le même problème se pose.
15:10L'abbé Alain Laurence, prêtre de la Fraternité Saint-Pidice,
15:13nous décrit le contexte qui justifie selon lui la nécessité de ces nouveaux sacres.
15:17Alors c'est la situation présente de l'Église qui a provoqué cette décision.
15:23Donc évidemment, cette situation n'est pas dière.
15:27Elle est depuis, on peut dire, quelques décennies assez inquiétante,
15:32puisqu'on voit toutes les statistiques s'effondrer.
15:35La pratique religieuse, en France par exemple, c'est 5% à peu près,
15:40les séminaires qu'on vend, les monastères que l'on brade.
15:44Donc on ne peut pas dire que nous soyons dans une situation florissante.
15:47Et face à cela, l'abbé Péderhanie, donc le supérieur, se dit,
15:54ce sont les âmes qui sont en jeu.
15:56C'est cela qui est la préoccupation essentielle d'une congrégation
16:02comme la Fraternité Saint-Pidice.
16:03Ce n'est pas pour la Fraternité Saint-Pidice qu'il va y avoir ces sacres,
16:07c'est parce que l'Église est en état de nécessité spirituelle.
16:13Il faut absolument faire quelque chose,
16:14parce qu'on ne peut pas rester là, les bras ballants,
16:17et se dire, ben voilà, tout s'effondre, et puis on ne s'en occupe pas.
16:22Mais alors, pourquoi ne pas se contenter des congrégations traditionnelles,
16:25reconnues officiellement par Rome,
16:27qui exercent aussi ces mêmes missions auprès des fidèles ?
16:30En effet, la Fraternité Saint-Pidice s'oppose à la fois
16:32aux déclarations issues du Concile Vatican II,
16:35jugées modernistes et donc contraires au catholicisme,
16:38et à la nouvelle messe.
16:39La congrégation de Mgr Lefebvre prône à la fois
16:42le catéchisme antérieur au Concile Vatican II
16:44et la messe dite de Saint-Pi-V ou messe tridentine.
16:48Or, de nombreuses paroisses et congrégations
16:50enseignent ce catéchisme et célèbrent cette messe
16:54tout en étant reconnues par Rome,
16:55un argument donné par la Fraternité Saint-Pierre
16:57et la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier
16:59comme objection à l'état de nécessité
17:01évoqué par l'abbé David Pagliarani.
17:04L'abbé Alain Laurence répond à cette objection.
17:06Là aussi, on peut dire que depuis 88,
17:08on a vu un petit peu les choses se clarifier.
17:12Il est vrai que ces corrégations
17:17qui dépendaient de l'ancienne Ecclésie ADI
17:19ont la possibilité,
17:22mais c'est une liberté surveillée.
17:24Ils sont dans une situation, on peut dire, précaire
17:27et sous l'autorité des évêques
17:32qui peuvent donner, ne pas donner des autorisations.
17:34Par exemple, on arrive à des choses
17:35extrêmement difficiles à supporter pour un prêtre.
17:39C'est-à-dire qu'on va dire,
17:39oui, vous pouvez célébrer cette messe de Saint-Pierre V,
17:42c'est vrai, mais vous n'avez pas le droit de baptiser
17:44ou vous n'avez pas le droit de prendre
17:47les confirmations traditionnelles
17:48ou bien vous n'avez pas le droit de faire le catéchisme.
17:51C'est-à-dire que c'est un petit peu...
17:53Vous pouvez, mais pas trop loin,
17:57pas pour vous développer, pas pour...
17:59Et encore une fois, ça s'est vu dans plusieurs diocèses,
18:01en particulier dans l'Ouest de la France.
18:03Une situation provoquée par le motu proprio du pape François en 2021
18:07qui donne aux évêques le pouvoir de restreindre
18:09la maestrie nantine sur leur territoire,
18:11ce qui a provoqué certaines crises
18:12comme l'expulsion de la Fraternité Saint-Pierre
18:14du diocèse de Quimper.
18:16Des exemples restaient toutefois marginaux.
18:18Par ailleurs, le pape Léon XIV a affirmé
18:20qu'il n'abrogerait pas la décision de son prédécesseur,
18:23mais qu'il encouragerait les exemptions.
18:25Ces derniers mois, le souverain pontife a communiqué
18:26par courrier avec l'abbé David Pagliarani.
18:28La teneur de leurs échanges n'est pas connue,
18:31mais le supérieur de Saint-Pilis a déclaré
18:32ne pas avoir eu satisfaction.
18:34La décision annoncée lundi pourrait ouvrir
18:36une nouvelle phase dans les relations entre Rome et Saint-Pilis.
18:39Il y a eu, même sous le supérieurat de Mgr Feulé,
18:43des hauts et des bas.
18:44Il y a eu des périodes où il était dit
18:45effectivement que ça allait en se rapprochant.
18:49Et puis il y a eu des périodes aussi
18:50où on disait non, ça n'allait pas.
18:51Et il faut avouer que le cardinal Muller,
18:53qui était à l'époque le responsable
18:54de la congrégation de la foi,
18:57avait mis un petit peu l'eau là
18:58et ne donnait pas grand espoir.
19:01Et je me souviens de Mgr Feulé,
19:03lors du pèlerinage de Fatima,
19:06disant ben voilà, c'est plus possible.
19:08Donc on ne peut pas dire que par ça d'à côté,
19:11l'Avipa Lirani défait ce qu'avait fait Mgr Feulé.
19:16Une question demeure en suspens.
19:18Quelle sera la réaction de Rome
19:19après les consécrations épiscopales de juillet prochain ?
19:22Et nous poursuivons à présent
19:26avec l'actualité en bref en France.
19:32Doté de son budget,
19:33Sébastien Lecornu dépasse les obstacles.
19:36Lundi, la motion de censure
19:37déposée par la France Insoumise
19:38et ses alliés a encore échoué.
19:41Voici le résultat du scrutin.
19:43Majorité requise pour l'adoption
19:44de la motion de censure
19:46sur la majorité absolue des membres
19:47composant l'Assemblée 289
19:49pour l'adoption 260.
19:52La majorité requise n'étant pas atteinte,
19:54la motion de censure n'est pas adoptée.
19:56Le texte déposé par le Rassemblement national
19:58n'a pas rencontré davantage de succès,
20:00de quoi valider l'adoption définitive
20:02du budget 2026,
20:04largement grâce à la compromission
20:05des socialistes et des républicains.
20:08Le Premier ministre a tenu à insister
20:09sur le fait que le texte
20:10n'était pas celui du gouvernement,
20:12mais bien une version amendée
20:14par tous les partis politiques
20:15représentés au Parlement.
20:17Une vision légèrement idéalisée.
20:19Sébastien Lecornu a également annoncé
20:21saisir le Conseil constitutionnel
20:23pour que la conformité des textes
20:24soit vérifiée.
20:26Ça balance pas mal à Paris.
20:27Pour la première fois,
20:28un institut de sondage juge Sarah Knafow
20:30capable de se qualifier au second tour
20:32des élections municipales de la capitale.
20:35Dans l'étude de Cluster 17,
20:37la candidate reconquête
20:38qui mène une campagne tambour battant
20:40franchit ainsi la barre symbolique
20:42des 10%, 4 points de plus
20:45que novembre dernier,
20:46avant le véritable lancement de la campagne
20:48et sa prestation au journal du soir de TF1,
20:50garantissant à la jeune candidate
20:52une audience maximale.
20:54Le sondage de Cluster 17
20:55montre toujours le candidat de gauche,
20:58héritier d'Anne Hidalgo,
20:59Emmanuel Grégoire,
21:00en tête des intentions,
21:02avec 33% devant Rachida Dati
21:04et ses 26%.
21:05Pour l'heure,
21:06le candidat représentant
21:07la majorité présidentielle,
21:08Pierre-Yves Bournazel,
21:09est en troisième position
21:10avec 14% devant l'insoumise
21:13Sophia Chikirou à 12 points,
21:152 points devant Sarah Knafow.
21:17Le candidat du ERN,
21:18Thierry Mariani,
21:19reste quant à lui à la traîne
21:20avec 4% d'intention de vote,
21:22tandis qu'une candidate lutte ouvrière,
21:24Marielle Saunier,
21:25se hisse péniblement à 1%.
21:27Le scandale du lait infantile se poursuit.
21:30Le ministère de la Santé
21:31aurait reçu une quarantaine de signalements
21:32et la notification de 11 hospitalisations de bébés.
21:36Parmi ces derniers,
21:37seuls 5 auraient consommé du lait en poudre
21:39concerné par les rappels.
21:41Les autorités,
21:41particulièrement prudentes,
21:43rappellent qu'aucun lien formel
21:44n'a pu être établi
21:45entre les intoxications des enfants
21:47et les produits retirés du marché
21:49en raison de la présence
21:50d'une toxine appelée
21:51s'est réulide.
21:52La liste des produits écartés de la vente
21:54s'allonge de plus en plus.
21:55De nouveaux rappels ont en effet été annoncés lundi.
21:58Ils seraient liés à l'abaissement
22:00du seuil fixé pour la toxine en question.
22:02Les marques justifient donc les retraits
22:04par des modifications de la législation.
22:06Le squat amical,
22:08véritable plaie française.
22:09La Fondation pour le logement des défavorisés
22:12s'est penchée dans son rapport publié ce mardi
22:14sur le phénomène de l'hébergement
22:15chez un tiers.
22:16Plus de 643 000 personnes déclarent vivre
22:19chez un tiers,
22:20membres de la famille ou non.
22:22Le phénomène concerne des profils
22:24extrêmement variés.
22:25Personnes récemment séparées de leurs conjoints,
22:27salariés à temps partiel
22:28ou un emploi précaire,
22:30mais aussi clandestins
22:31attendant leur titre de séjour.
22:34Notons aussi que 38% de ces personnes
22:36ont plus de 60 ans.
22:37Dans certains cas,
22:38les hébergeurs demandent à leurs hébergés
22:39des services en contrepartie.
22:41C'est sur ce point que la Fondation pour le logement
22:43lance l'alerte sur de nombreux abus
22:45et parfois des violences subies par les hébergés.
22:49Kafka, Roi de France.
22:50Un médecin a été placé en garde à vue
22:52après avoir refusé une demande de réquisition
22:54par la police.
22:55L'affaire surréaliste commence le 7 janvier dernier.
22:58La France est presque paralysée
23:00par les chutes de neige
23:00et les praticiens de santé sont en grève.
23:03Gabriel Terjman,
23:04généraliste de 79 ans,
23:06est en consultation
23:07quand il reçoit un appel
23:08de la part d'un numéro masqué.
23:11De l'autre côté du fil,
23:12le commissariat de Chenevier-sur-Marne
23:14dans le Val-de-Marne,
23:15il sollicite le médecin
23:16pour un certificat de décès
23:17sur le champ.
23:19Occupé par ses patients
23:20et interloqué par l'appel,
23:21Gabriel Terjman raccroche
23:23et poursuit donc son activité.
23:2448 heures plus tard,
23:25le même interlocuteur de la police
23:27le somme de venir à une convocation.
23:29Il est alors fouillé,
23:30placé en garde à vue 24 heures
23:32pour outrage à agent.
23:34Décidément,
23:34la fonctionnalisation des médecins
23:36est bien avancée.
23:37Et également,
23:41l'actualité internationale.
23:46Approchons-nous de l'apaisement
23:47entre Washington et Téhéran.
23:49Vendredi,
23:50deux délégations américaines
23:51et iraniennes
23:52doivent se rencontrer en Turquie
23:53pour évaluer les possibilités
23:54d'une sortie de crise.
23:56Ce mardi matin,
23:57le président iranien
23:58Mazoud Pesekian
23:58a annoncé avoir mandaté
24:00son ministre des Affaires étrangères,
24:01Abbas Arashki,
24:03pour négocier directement
24:04avec les Etats-Unis.
24:05Téhéran a également assuré
24:06qu'un cadre d'accord
24:07serait bientôt finalisé.
24:09Loin des questions
24:09droits de l'homiste
24:10mises en avance
24:11ces derniers temps,
24:12Washington devrait avant tout
24:13remettre au goût du jour
24:14les discussions
24:15sur le nucléaire iranien
24:16dont le dernier épisode
24:17remonte aux frappes américaines
24:18de 2025
24:19sur des installations
24:20susceptibles d'enrichir
24:22de l'uranium.
24:23Pour rappel,
24:24lors de son premier mandat,
24:25Donald Trump avait décidé
24:26lui-même
24:26de se retirer de l'accord
24:27de Vienne sur le nucléaire.
24:29Washington et Delhi
24:30se mettent d'accord.
24:32Lundi,
24:32Donald Trump a annoncé
24:33un accord commercial
24:34avec Narendra Modi
24:35afin que l'Inde
24:36cesse d'acheter
24:37du pétrole russe
24:38au profit d'achats
24:38auprès des Etats-Unis
24:39et potentiellement
24:40du Venezuela.
24:41Le président américain
24:42a donc décidé
24:42une baisse des droits
24:43de douane à 18%
24:44alors que certains produits
24:45étaient frappés
24:46de 50% de taxes.
24:47Delhi devrait également
24:48baisser les siennes à zéro
24:49et achètera plus de
24:50500 milliards de dollars
24:51de produits américains
24:52selon Donald Trump.
24:54S'il est respecté,
24:55cet accord est indéniablement
24:56un coup porté à Moscou
24:57qui sera privé
24:58d'une grosse partie
24:59de ses ressources pétrolières.
25:01L'Inde a toutefois
25:02fait savoir
25:02qu'elle voulait conserver
25:03sa relation privilégiée
25:04avec la Russie.
25:06Donald Trump
25:06poursuit son bras de fer
25:07avec les universités progressistes.
25:09Ce mardi,
25:10le président des Etats-Unis
25:11a annoncé réclamer
25:12un milliard de dollars
25:13de dommages et intérêts
25:14à l'université Harvard.
25:16Des plaintes ont été déposées
25:17contre l'institution
25:18pour deux motifs,
25:20l'idéologie wokiste
25:21et l'absence de protection
25:22des étudiants israélites
25:23lors de manifestations
25:24pro-palestiniennes.
25:25Ces derniers mois,
25:26la Maison-Blanche
25:26a obtenu 200 millions de dollars
25:27de l'université de Columbia
25:29à New York
25:30qui a désormais mis fin
25:31à ses programmes
25:31de discrimination positive.
25:32Quant à l'université
25:34de Pennsylvanie,
25:35elle a annoncé
25:35réserver les compétitions
25:36sportives féminines
25:37aux femmes,
25:38disant non aux hommes
25:39se faisant appeler
25:40femmes transgenres.
25:44Et voilà,
25:45c'est déjà la fin
25:46de cette émission.
25:47Vous pouvez dès à présent
25:48retrouver Choc du Monde.
25:50Edouard Channot
25:50reçoit Lionel Rondouin,
25:52ancien officier parachutiste
25:53et diplômé de Normalsup.
25:55Ils évoquent
25:55les derniers soubresauts
25:57de la crise iranienne.
25:58Un jour,
25:59un de mes clients
26:00aux Émirats Arabes Unis,
26:03j'étais en train
26:03de dîner avec lui,
26:05et puis on papote
26:06de choses et autres,
26:07et on parle
26:09de la notion du temps.
26:13Et il me dit,
26:14mais ici,
26:14en Orient,
26:15pour nous les Arabes,
26:16mais aussi c'est vrai
26:17pour les Perses,
26:18c'est vrai
26:18pour à peu près
26:20tous les peuples orientaux,
26:20nous on fonctionne
26:22selon le système
26:23et la stratégie IBM.
26:27Quand je regarde
26:28un peu interloqué,
26:30qu'elles viennent faire
26:31les machines IBM
26:31et les ordinateurs
26:33et là-dedans,
26:34elles me disent,
26:34non, non, non,
26:36IBM,
26:37Inchallah Bukhra Mahalèche.
26:39Je vais avoir besoin
26:40une traduction.
26:41Si Dieu veut,
26:42demain,
26:43et puis de toute façon
26:43on s'en fout.
26:44On a entendu.
26:46On a le temps.
26:47Et voilà,
26:48c'est à présent
26:48le moment de se quitter.
26:49Merci à tous
26:50pour votre fidélité.
26:51Rendez-vous demain
26:51pour une nouvelle page d'actualité.
26:53En attendant,
26:54portez-vous bien.
26:55Bonsoir.
26:55– Sous-titrage ST' 501
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