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  • il y a 6 mois
Butch DeFeo, 23 ans, grandi dans une maison bourgeoise d'Amityville, près de New York. A l'automne 1974, ses parents, ses deux frères, ses deux sœurs sont massacrés à la carabine. Seul survivant, seul suspect, seul condamné malgré les étrangetés relevées dans cette maison aux fenêtres inquiétantes.
Retrouvez tous les jours en podcast le décryptage d'un faits divers, d'un crime ou d'une énigme judiciaire par Jean-Alphonse Richard, entouré de spécialistes, et de témoins d'affaires criminelles.

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Transcription
00:0014h-15h, c'est l'heure du crime sur RTL.
00:05Six personnes d'une même famille tuaient chez elles dans une grande maison à Amityville.
00:11Les corps ont été découverts par le fils aîné, Ronald Defeo Jr., le seul survivant de la famille.
00:19Bonjour, Butch Defeo, 23 ans, grandit dans une maison bourgeoise à Amityville, près de New York.
00:26A l'automne 1974, ses parents, ses deux frères, ses deux sœurs sont massacrés à la carabine.
00:33Seul survivant, seul suspect, seul condamné, malgré les étrangetés relevées dans cette maison aux fenêtres inquiétantes.
00:41Et si cette demeure était habitée par les esprits du mal ?
00:45Amityville, rendez-vous avec le diable, l'heure du crime, la seule émission Radio 100% fait divers, c'est tout de suite sur RTL.
00:56Mercredi 13 novembre 1974, autour de 18h30, un jeune homme blême, affolé, pousse la porte du Heinrich Bar, un établissement sur Merrick Road à Amityville, petite ville côtière à une bonne heure de New York.
01:11Butch Defeo, 23 ans, se précipite vers une table d'habitués.
01:17A son meilleur ami, Bobby Kelsk, un maçon au chômage, il lance « Aide-moi, on a descendu mon père et ma mère, ils sont morts ? Ils sont chez nous, à la maison. »
01:27Une minute de stupeur, puis ce sont cinq personnes qui accompagnent Butch chez lui.
01:32La maison est toute proche, au numéro 112 d'Ocean Avenue, on ne peut pas la rater, c'est l'une des plus anciennes et des plus imposantes du coin.
01:42Deux fenêtres en demi-lune qui ressemblent à des yeux.
01:45Dans le jardin, trois statues d'enfants sont agenouillées devant un Saint-Joseph qui porte l'enfant Jésus.
01:51« Bobby Kelsk entre le premier, la demeure est silencieuse. Aucun désordre, personne dans la salle à manger, tapissé de velours rouge, personne dans le salon où trône un piano.
02:03Un escalier monte à l'étage, plongé dans la pénombre. On sentait la mort, dira l'un des visiteurs.
02:09Dans la première chambre, celle des parents, deux corps sur des lits jumeaux. Le père de famille, Ronald Defeo, 43 ans, en caleçon, une balle dans le dos et couché sur le ventre.
02:20Son épouse Louise, 42 ans, enfouie sous une couverture orange, gît dans la même position.
02:26Dans une autre chambre, les deux plus jeunes garçons de la famille, John, 9 ans, sweatshirt maculé de sang, et Marc, 12 ans.
02:34Ses béquilles sont encore posées contre le mur. Il s'était blessé. Quelques jours auparavant, en jouant au foot, les secours sont appelés.
02:42Mercredi 13 novembre, 18h40, l'officier Kenneth Greguski est le premier sur place.
02:51Accueilli par Butch, le fils de la famille et ses amis, il est informé de la découverte de quatre corps à l'étage.
02:57Butch précise qu'il a également deux sœurs. Le policier remonte précipitamment à l'étage.
03:03Dans une chambre, du sang, sur le parquet, sur son lit, il y a Alison, 13 ans. Elle ne respire plus.
03:10À l'étage au-dessus, dans une dernière chambre, c'est la fille aînée de la famille, Dawn, 18 ans, qui gît en chemise de nuit, sous sa couverture, une balle dans la tête.
03:20Seule victime à avoir reçu un coup sur le crâne.
03:23Six morts, toute une famille décimée.
03:25Les voisins sont sidérés. Le couple de Feo et leurs cinq enfants n'ont jamais attiré l'attention.
03:31Une famille de descendances italiennes, aisées, travailleuses.
03:36Ronald de Feo dirige une grosse concession automobile à Brooklyn.
03:40La police n'a aucune explication.
03:43Butch de Feo est interrogé au commissariat. Il raconte que cette nuit-là, il avait du mal à dormir.
03:48Il a longtemps regardé la télé. Il ne trouvait pas le sommeil.
03:52Alors, il a quitté la maison vers 6 heures. Il s'est rendu à la concession auto de Brooklyn, où son père lui a trouvé un job.
03:59Il s'est étonné de ne pas le voir arriver au travail. Il a téléphoné un peu plus tard à la maison, mais personne ne répondait.
04:05Il est rentré à Amityville en début d'après-midi. Il a fait des courses.
04:09Il a passé du temps avec sa petite amie. Il n'est revenu chez lui qu'en fin d'après-midi.
04:14La maison était verrouillée. Il n'avait pas les clés. Il est passé par derrière. Il a découvert le massacre.
04:20Jeudi 14 novembre, lendemain de la découverte des corps, Butch de Feo, de son vrai nom Ronald de Feo Junior, est toujours au commissariat.
04:31Il a voulu lui-même rester à la disposition de la police.
04:35Malgré cette bonne volonté, l'inspecteur Dennis Rafferty a des doutes.
04:40Il pense que le fils aîné cache des choses.
04:43Il ne croit pas à l'hypothèse qu'il avance.
04:46Butch évoque un règlement de compte de la mafia italo-new-yorkaise, sur fond de raquettes, de magouilles financières.
04:53Selon lui, la famille de Feo serait liée au crime organisé.
04:57Butch va même donner le nom d'un possible tueur à gage.
05:02La balistique indique que l'arme du crime, introuvable, serait un fusil Marlin calibre 35.
05:08Une boîte de munitions pour cette arme est retrouvée dans la chambre de Butch.
05:13Il devient alors de plus en plus suspect en fin d'après-midi.
05:18Il éclate en sanglots, puis il déclare « C'est moi ! C'est allé si vite, je ne pouvais plus m'arrêter ! »
05:26Des aveux ! 24 heures après les découvertes des corps dans la maison d'Amitiville,
05:30on va voir ce que le fils aîné va raconter aux policiers.
05:34Et quels scénarios, je dis bien au pluriel, des scénarios au pluriel, Butch de Feo va servir aux enquêteurs.
05:40Car avec lui, tout évolue.
05:42On va même se demander si ce jeune homme ne serait pas dérangé, voire possédé par le diable.
05:47Mais ça, on va en parler un peu plus tard.
05:49Pour l'instant, Butch de Feo, c'est un jeune garçon un peu perdu, un peu normal.
05:53On va voir les aveux, évidemment, qu'il va raconter.
05:57Mais pour l'instant, il faut retourner à ce 13 novembre 1974, avec ce massacre épouvantable.
06:04Bonjour Grégory Périsset.
06:05Bonjour.
06:06Merci beaucoup d'être avec nous aujourd'hui dans l'heure du crime.
06:09Vous êtes auteur du livre « Petits meurtres en famille, 8 histoires vraies »
06:14publié aux éditions Hors Collection.
06:16Et dans ces « Petits meurtres en famille », comme vous les appelez,
06:19il y a effectivement un grand chapitre qui est consacré à cette histoire d'Amitiville.
06:24Alors, effectivement, c'est l'effroi tout de suite,
06:26parce que le massacre, il est épouvantable et à la fois, il est très très ordonné.
06:30C'est quelque chose qui a l'air d'être millimétré presque.
06:34Oui, on a l'impression de voir une sorte d'exécution.
06:37Tous les corps sont retrouvés dans leur lit.
06:39Alors, c'est le père qui a reçu deux balles, sinon c'est généralement une balle dans la tête.
06:43Six personnes, les deux parents, les quatre enfants.
06:46C'est la brutalité du meurtre qui choque, évidemment, les enquêteurs.
06:50L'ambiance dans la maison est glaciale.
06:52Il faut savoir que les premiers à découvrir les corps, c'est les amis de Ronald Defeo.
06:56Oui, c'est ça.
06:57Il faut que vous nous racontiez, parce que vous le racontez dans le livre,
07:00comment ils arrivent dans cette maison.
07:01Vous le dites, elle est glaciale, cette maison.
07:03C'est déjà assez lugubre, l'ambiance de la maison.
07:05Oui, les murs sont un peu peints en papier.
07:09Il y a un peu d'espèce de papier peint rouge, d'espèce de grand lustre.
07:11On a l'impression de rentrer dans une espèce de manoir gothique.
07:13Il y a cette ambiance, quand même.
07:15Il n'y a pas de bruit.
07:16Lui, Ronald Defeo, reste dans la voiture,
07:18parce qu'il est complètement choqué par ce qu'il vient de voir.
07:20Il a débarqué dans ce bar,
07:24quelques dizaines de minutes après, on est parti pour rentrer chez lui,
07:26parce qu'il commençait évidemment à avoir des doutes,
07:28puisqu'il a essayé plusieurs fois d'appeler ses parents.
07:30Il n'a jamais réussi à les avoir,
07:32même dans l'entreprise où son père travaille,
07:33puisque l'entreprise, c'est celle de son père, à Brooklyn.
07:35Et donc, on découvre tous les corps.
07:39Peut-être qu'effectivement, lui, il commence à dire que c'est celui de la mafia.
07:44Donc, on pourrait imaginer que c'est pour ça qu'il les a tués de cette façon.
07:46On a l'impression d'une exécution de crimes organisés.
07:48Exactement. De toute façon, ce sont des exécutions.
07:50Effectivement, toutes les victimes ont été tuées quasiment d'une balle dans la tête ou bien dans le dos.
07:55Elles sont toutes sur le ventre, dans leur lit, impeccablement rangées.
07:59Bonjour Stéphane Boutsoc.
08:01Bonjour tout le monde. Bonjour Jean-Alphonse.
08:02Merci beaucoup d'être avec nous également dans cette heure du crime.
08:05Vous êtes journaliste culture, cinéma, RTL.
08:07On vous connaît bien, on connaît votre voix.
08:09Évidemment, vous connaissez cette affaire, et notamment à travers un film.
08:12On va en parler un peu plus tard.
08:14Le fait est, c'est que tout de suite, il y a un décor très particulier.
08:18Cette maison, en effet, vous dites qu'elle est lugume, mais elle ressemble à un décor de cinéma.
08:24C'est exactement le mot.
08:24Il n'y a pas de raison, et on va vite voir que le cinéma, d'abord un roman, puis le cinéma va s'en emparer.
08:29Parce qu'il y a quand même tous les ingrédients, déjà à la base, sans parler du diable qui va s'inviter aussi à la fête après.
08:35Il va venir après.
08:36Mais en tous les cas, six meurtres, une histoire de famille, la mafia peut-être au début, ensuite l'histoire d'une possession.
08:44Tous les ingrédients sont là pour que ça fasse une excellente histoire qui puisse intéresser Hollywood.
08:47Cette famille de Feo, d'ascendance italienne, c'est aussi le mythe américain.
08:53Parce que cette histoire, elle frappe les imaginations aussi, parce que les Américains, et notamment cette petite ville qui n'est pas très loin de New York, c'est un miroir pour eux.
08:59C'est le rêve américain, la réussite des immigrés.
09:02À cette époque-là, c'est encore un mythe qui fait vivre l'Amérique.
09:05Ça renvoie aussi, puisqu'on parle de cinéma, à certains films de Sergio Leone, cette idée de ces gens qui sont venus d'Europe pour faire aussi ce qu'est l'Amérique.
09:13Le parrain, c'est pas si loin non plus.
09:15Enfin voilà, il y a vraiment des ingrédients qui font qu'on peut s'intéresser, que le public en tous les cas, le grand public peut s'intéresser à cette effroyable histoire.
09:23Grégory Périsset, pourquoi est-ce que les policiers tout de suite, ils doutent de ce garçon qui finalement n'était pas là dans la maison, il était parti, etc.
09:32Qu'est-ce qui se passe ?
09:33Alors, il faut savoir qu'au départ, il est assez coopératif.
09:36En plus, les policiers font partie d'une brigade qui est connue pour avoir un taux d'aveu infiniment supérieur au taux d'aveu moyen aux Etats-Unis.
09:44Donc, on imagine qu'ils ont des maisons très musclés.
09:46Lui, plus on lui pose des questions précises, plus il se braque.
09:49Et il y a surtout deux faits, c'est que quand le légiste dit que les meurtres ont a priori lieu entre 2h et 4h du matin,
09:56et que lui, avant, il a dit qu'il était dans la maison jusqu'à 6h, qu'il s'est réveillé plusieurs fois,
10:00en plus, il a dit qu'il avait entendu un de ses petits frères aux toilettes,
10:05parce qu'un de ses petits frères était handicapé à l'époque, puisqu'il avait un accident au football,
10:09donc il avait une chaise roulante.
10:10Donc, il dit qu'il était là quand il était encore vivant.
10:12A priori, selon lui, ils ont été tués après que ce parti travaillait, donc vers 6h du matin.
10:17Donc là, on apprend qu'il était là, à priori, au moment où les meurtres ont eu lieu.
10:20Donc, premièrement, l'alibi ne tient plus.
10:23Et ensuite, cette histoire de cartouche qu'on retrouve dans sa chambre.
10:26Et oui, la boîte de cartouche.
10:28Avec plusieurs fusils, parce qu'il avait plusieurs armes.
10:30Oui, comme aux Etats-Unis, d'ailleurs.
10:31Oui, voilà, c'est vraiment...
10:33Un petit mot sur Butch Defeo, qui est-il ?
10:36C'est un garçon qui traîne un peu, il ne fait pas grand-chose.
10:38C'est un jeune homme qui a arrêté l'école à 17 ans,
10:41à cause de problèmes de drogue, drogue douce et drogue dure.
10:45On parle de LSD ou d'héroïne.
10:47Après, on peut le considérer comme un petit délacant.
10:49Son père a essayé de le faire entrer dans le droit chemin
10:51en le faisant travailler dans sa propre entreprise,
10:53en possession automobile.
10:55Après, on ne le sait pas encore,
10:57mais c'est un enfant qui vivait dans un milieu familial très compliqué,
11:01pour le moins, puisque son père était très violent envers lui.
11:05Quand il était enfant, il était moqué par ses petits camarades
11:09à cause de son poids, de son surpoids.
11:10Et il a commencé très vite à avoir des entances assez paranoïaques.
11:13Il avait l'impression que tout le monde conspirait contre lui.
11:14Un jeune homme qui n'aurait pas toute sa raison
11:17et qui entendrait des voix lugubres.
11:20Amityville, rendez-vous avec le diable.
11:23Des voix dans la maison m'ont dit de le faire.
11:25L'enquête de l'heure du crime, on se retrouve dans un instant sur RTL.
11:29Jean-Alphonse Richard, sur RTL.
11:31C'est l'heure du crime jusqu'à 15h.
11:34L'heure du crime.
11:35Jusqu'à 15h, sur RTL.
11:37Heure du crime consacrée aujourd'hui à l'inexplicable massacre d'une famille à Amityville,
11:43près de New York, en novembre 1974.
11:45Le fils aîné, 23 ans, a avoué avoir tué ses parents, ses deux frères, ses deux sœurs.
11:50Mobile inconnue, même si les possibles scénarios, y compris diaboliques, vont se succéder.
11:55Lundi 18 novembre 1974, moins d'une semaine après les six meurtres d'Amityville,
12:03les six cercueils en acajou de la famille de Féo sont alignés dans l'église.
12:09Un millier de personnes assistent au funérail.
12:12Seul manque le fils aîné, Butch, incarcéré à la prison de Riverhead.
12:16Lors de ses aveux, il a raconté toute la nuit du crime.
12:20Il s'était endormi dans le salon, devant un film de guerre, un château, un enfer.
12:24Il s'est réveillé en sursaut, il est remonté dans sa chambre, il a pris son fusil.
12:29Il s'est arrêté sur le seuil de la chambre des parents,
12:32seulement éclairé par les bougies d'un petit hôtel où se dressent des figurines bibliques.
12:38Après les parents, il a tiré sur ses petits frères,
12:41il dit avoir observé l'agonie du plus jeune, John.
12:45Il décrit son petit pied, agité par des spasmes.
12:49Depuis le palier, il a fait feu sur Allison, 13 ans, elle venait de lever la tête,
12:54Butch dit être monté au deuxième étage, il a rechargé son fusil.
12:58Dawn, la grande sœur, s'était réveillée.
13:01Je lui ai dit tout va bien, ne t'inquiète pas, rendors-toi.
13:05Elle s'est glissée sous la couverture, je me suis approché, j'ai tiré.
13:09Il a pris une douche.
13:11Il est ensuite parti se débarrasser du fusil dans la rivière,
13:14puis de ses habits ensanglantés dans une bouche d'égout.
13:17Mardi 14 octobre 1975, moins d'un an après le massacre d'Amitiville,
13:24Butch de Feo, 24 ans, comparé devant la cour criminelle du comté de Suffolk.
13:30Décontracté, petite moustache, pantalon et blouson vert, chemise jaune au col ouvert,
13:35il ne va jamais changer de tenue tout au long du procès.
13:38Des témoins croient avoir un rictus sur son visage comme un étrange sourire.
13:44La police le présente comme un garçon qui prend de l'héroïne,
13:48commet des petits vols et détourne l'échec de la famille.
13:51Les Defeo sont décrits comme des parents qui choyaient leurs enfants.
13:56Ronald, le père, avait toutefois de plus en plus de mal,
13:59avec ce fils aîné qu'il jugeait paresseux, fêtard et porté sur la drogue.
14:04Pour le procureur, le mobile des crimes est tout simple.
14:07L'argent, Butch, voulait s'emparer du contenu du petit coffre contenant 200 000 dollars.
14:13L'avocat de l'accusé, William Weber, dément cette hypothèse.
14:17Selon lui, son client est psychologiquement instable, dérangé.
14:23Il haïssait son père, il le jugeait violent, humiliant.
14:27Un psychiatre cité par la défense présente effectivement l'accusé
14:31comme un psychotique paranoïaque, persuadé d'être victime d'un complot familial.
14:36Un autre docteur parle d'un individu antisocial, froid, sans empathie.
14:42À la barre, Butch Defeo se fait de plus en plus inquiétant d'une voix sourde.
14:48Le regard noir, il déclare qu'il n'a aucun remords.
14:52Il ajoute qu'il aurait dû tuer aussi sa tante, Phyllis.
14:56Il a l'air de ricaner.
14:57« Des voix dans la maison m'ont dit de le faire », assure l'accusé.
15:00« Elle me parlait », « elle me guidait », aurait-il dit à son avocat lequel déclare.
15:06« Butch s'est débarrassé du mal ».
15:09Un souffle diabolique semble alors parcourir le procès.
15:13La cour voit dans ses déclarations une occasion de se faire passer pour fou.
15:17« Butch Defeo » est condamné à un total de 150 ans de prison pour les 6 crimes.
15:2225 ans pour chacun.
15:26Jeudi 18 décembre 1975, 15 jours après la condamnation de Butch Defeo,
15:30la maison sanglante d'Amitiville, comme on la surnomme dans le quartier,
15:35est vendue pour une poignée de dollars à la famille Lutz,
15:37à un couple avec 3 enfants.
15:399, 7, 5 ans.
15:41Il n'y reste qu'un mois.
15:43Selon eux, la maison aux deux fenêtres en forme d'yeux malicieux est hantée.
15:48Un prêtre appelé pour bénir l'endroit aurait été menacé par une voix
15:53lui demandant de quitter les lieux.
15:55Des phénomènes étranges sont décrits.
15:57Il fait froid alors que le chauffage est à fond.
16:00Les enfants entendent des craquements et la musique d'une fanfare.
16:04Un liquide noir surgit de la cuvette des toilettes,
16:07témoigne la famille Lutz.
16:08L'histoire fait sensation.
16:11L'avocat de Butch Defeo voit en ces phénomènes paranormaux
16:15la preuve que son client condamné serait habité par le diable.
16:20La maison portait sous son toit les germes du massacre.
16:24Un livre est publié.
16:25En 1979, le premier film, Amityville, la maison du diable, sort au cinéma.
16:33Film d'horreur et d'angoisse,
16:35et dès lors, le simple nom de cette ville tranquille de Long Island va être synonyme d'angoisse,
16:40d'horreur et de phénomènes paranormaux,
16:43de quoi presque éclipser les véritables investigations judiciaires et policières
16:47qui vont pourtant continuer.
16:49Effectivement, il ne faut pas tout mélanger.
16:51Il y a à la fois les phénomènes qu'on décrit, paranormaux, vrai ou faux, ça on le verra un peu plus tard.
16:56Et puis, effectivement, c'est une enquête réelle de la police.
16:59Et il faut revenir tout de suite, d'ailleurs, à ce procès, effectivement, du suspect numérant,
17:04Butch de Féo, Grégory Périsset, on est là, à ce procès de Butch de Féo, il a tout avoué.
17:11Il n'y a pas beaucoup de doutes sur son implication, en tout cas, c'est ce qu'on croit.
17:16Il y a ce procès.
17:17Et là, on va finalement voir un petit peu un autre personnage qui va commencer à se dessiner.
17:23Et effectivement, les jurés vont être un peu surpris par cette attitude, pour le moins inquiétante.
17:29Oui, il ne fait aucun effort pour paraître au Saint-Esprit.
17:32Oui, c'est ça.
17:33Après, on peut imaginer que c'est une technique de son avocat pour le faire paraître fou,
17:39puisque son avocat, dès le départ, va essayer de faire en sorte que...
17:43Il joue la carte de la folie, bien sûr.
17:45C'est pour ça qu'il va commencer à lui faire dire qu'il a entendu des voix le forcer à tuer ses parents.
17:51Il faut savoir que son père, quelques semaines avant qu'il tue sa famille, lui avait dit qu'il était possédé par le diable.
17:57Donc, peut-être que l'idée a germé à ce moment-là.
18:01On plaide la folie, soit...
18:02Alors, peut-être aussi parce que l'ingestion de drogue a accentué sa paranoïa.
18:05Il n'était pas sain d'esprit à cause de la drogue, à cause du fait qu'il était battu par son père.
18:10Les avocats de la patrie adverse vont dire qu'il était totalement sain d'esprit quand il l'a tué.
18:15Donc là, évidemment, c'est une question...
18:17On rentre un peu dans le jeu, effectivement, des avocats.
18:20Mais c'est important de voir cette transformation, entre guillemets, cette attitude qui est très changeante.
18:25Stéphane Boutsoc, vous êtes avec nous également dans l'heure du crime, journaliste, culture, cinéma, RTL.
18:30Et puis, vous aviez sorti avec Alain Bauer l'encyclopédie du crime au cinéma, aux éditions Grund,
18:39et dans lequel vous évoquez, effectivement...
18:41Il y a un chapitre sur Amityville.
18:41Il y a un chapitre sur Amityville.
18:44Alors là, c'est important parce qu'on a un point charnière de cette histoire.
18:47Amityville va être, évidemment, le symbole de l'angoisse, du crime paranormal.
18:54Il y a une transformation du personnage.
18:57Il y a déjà un truc qui est quand même troublant.
18:59C'est qu'entre le moment de l'affaire, des faits, donc 1974 jusqu'à la sortie du film en 1979,
19:05il ne se passe que cinq ans pendant lesquels il y a le procès, la condamnation.
19:09Il y a un bouquin qui sort quand même dès 1977, qui est présenté comme un roman,
19:13mais quand même qui accrédite la thèse défendue, vraiment qui l'enfourche, la thèse de la défense.
19:18Ce type est possédé, c'est le diable qui lui a ordonné de tuer.
19:20Et on écrit le scénario, on tourne dès 1978 et le film me sort.
19:25Parce que cette affaire, elle est emblématique, elle passionne le public américain.
19:28Parce qu'il y a, encore une fois, ce crime familial.
19:31Et puis très vite, le diable va s'inviter au procès.
19:34Et ce bouquin qui est écrit par Jay Hanson, tout de suite, c'est une histoire vraie.
19:39Donc, il ajoute tous les ingrédients, les ingrédients du maléfice.
19:43Et évidemment, Hollywood plonge dans cette occasion et le film va cartonner.
19:46Ça va être un vrai succès à sa sortie.
19:48Oui, c'est ça. Alors, il y a cette histoire, on a l'impression que tout est un petit peu organisé et monté,
19:54en tout cas de manière assez subtile.
19:57Il y a la famille qui rachète la maison, les Loots.
20:00Ah, les Loots.
20:00Alors, effectivement.
20:01Un prix défiant de concurrence.
20:03Grégory Périsset, allez-y, parce que ces Loots, c'est incroyable.
20:07Ils arrivent, ils restent en moi dans la maison.
20:08Mais déjà, alors là, ils ont tout vu.
20:10Ils ont vu le diable, les murs qui commencent à bouger, des voix dans la maison.
20:14Alors, il y a la différence entre eux, ce qu'ils ont raconté pour le livre, et après, ce que le film est ancien.
20:21Parce que nous, dans la...
20:23Qu'est-ce qu'ils racontent, les Loots ?
20:24Qu'est-ce qu'ils racontent ?
20:25Eux racontent... Alors, au départ, effectivement, ils se disent...
20:27Bon, eux, ils sont aussi bercés un peu dans l'occultisme.
20:30Enfin, en tout cas, le père Georges Loots.
20:32Ils commencent à entendre...
20:33Alors, ils font d'abord venir un prêtre pour assainir la maison.
20:36Le prêtre va partir très vite et va dire...
20:38Parce qu'il aurait été commandé par une voix de partir.
20:42Il va dire à la famille, après, au téléphone, qu'il ne faut surtout pas se rendre dans le grenier.
20:47Là où vivait, à l'époque...
20:49Enfin, où il était encore vivant, Ronald de Feo.
20:53Et eux vont commencer à entendre des voix.
20:55Vont commencer à sentir qu'il fait très froid dans les pièces.
20:59Selon eux, évidemment.
21:00Mais ça, ils le diront après.
21:00Ils ne le disent pas pendant qu'ils y habitent.
21:02À entendre un bruit de fanfare.
21:06La petite fille a une amie imaginaire qui ressemble à un petit porc.
21:09Enfin, c'est quand même assez terrifiant.
21:11La mère aurait vu une espèce de substance noire sortir de la cuvette des WC.
21:15C'est ça.
21:16Il y a beaucoup de mouches, malgré le fait que ça se passe en plein hiver.
21:21Ils voient des empruntes dans la neige autour de la maison.
21:23Voilà.
21:23Beaucoup d'éléments qui font que, évidemment, ils ont...
21:26Et puis, cette présence qu'aurait décrite Butch aussi d'un individu,
21:30une espèce d'esprit avec des yeux rouges qu'ils regardent pendant la nuit.
21:33Le père commence à se réveiller toutes les nuits au moment où le meurtre a eu lieu.
21:37Et il devient un peu irascible.
21:38Voilà.
21:40Effectivement, le mythe commence vraiment à ce moment-là.
21:43Stéphane Boutsock, il y a la sortie du film.
21:45Là, ça explose.
21:46Il y a eu le livre, mais après, il y a l'explosion du film.
21:48Le film reprend exactement tous ses ingrédients en les amplifiant.
21:52Le prologue va très vite.
21:53On assiste au meurtre.
21:54On ne voit pas le tueur, mais on sait qu'il y a un meurtre.
21:56Et ça commence vraiment quand les luttes arrivent.
21:59C'est assez vite.
22:00C'est moins de deux ans, en plus, après les crimes.
22:02Et il y a tout ça.
22:03Moi, je me souviens d'avoir vu Gamin.
22:04Il y a les mouches qui attaquent le prêtre.
22:06Il y a ses yeux rouges.
22:08Alors, ils vont encore plus loin dans le film parce qu'il ne faut pas aller à la cave.
22:11Ce n'est pas le grenier, mais c'est la cave où il y aura une espèce de puits
22:14qui ouvrirait vers l'enfer.
22:15Une pièce secrète.
22:16Il y a les murs qui saignent.
22:17Enfin, moi, je me souviens d'avoir vu ça Gamin.
22:19Et le fait de savoir que c'était une histoire vraie,
22:20puisque c'était évidemment marqué au début,
22:22inspiré d'une histoire vraie,
22:24c'était évidemment terrifiant.
22:2618 ans plus tard, le fils demande un nouveau procès.
22:30Amityville, rendez-vous avec le diable.
22:32Ma sœur m'a dit, et si on tuait papa ?
22:35Et si on les tuait tous ?
22:36L'enquête de l'heure du crime.
22:37Le frère et la sœur ligués dans une même folie destructrice.
22:41Possible ou pas ?
22:42À suivre dans un court instant sur RTL.
22:44L'heure du crime, présenté par Jean-Alphonse Richard sur RTL.
22:50L'heure du crime, la seule émission radio 100% fait d'hiver.
22:54Avec Jean-Alphonse Richard.
22:56Je crois que la véritable horreur d'Amityville, c'est moi.
22:59Parce que c'est moi qu'on a condamné pour les meurtres de ma famille.
23:02D'après eux, c'est moi qui ai fait le coup.
23:05C'est moi qui suis censé être possédé par le démon.
23:09Au programme de l'heure du crime, l'affaire Amityville.
23:11En novembre 1974, toute une famille, six personnes décimées dans la petite ville américaine.
23:17Le fils aîné a avoué, condamné.
23:19Selon son avocat, il était délirant, possédé.
23:2218 ans plus tard, il veut être rejugé.
23:24Il n'était pas seul lors du massacre.
23:28Jeudi 25 juin 1992,
23:30Butch de Feo, 40 ans comparé devant la commission de révision des condamnations.
23:35Il souhaite un nouveau procès.
23:37Il explique qu'en 1975, son avocat, William Weber,
23:41l'a contraint à jouer la folie.
23:43Il m'avait dit que si je faisais ça,
23:45j'allais gagner beaucoup d'argent avec un livre et un film,
23:48que dans deux ans, je serai dehors et que je serai riche,
23:51témoigne le prisonnier.
23:52Il ajoute.
23:53Toute cette histoire de folie et de diable était bidon.
23:56Interrogé, l'avocat, William Weber,
23:59admet que la famille Lutz, qui a acheté la maison,
24:02en a un petit peu rajouté.
24:04Il leur avait dit,
24:05un jour, qu'un chat visitait souvent la demeure.
24:09Les Lutz ont parlé d'un cochon.
24:11« Aux yeux verts », déplore maître Weber.
24:14L'avocat raconte encore que la mère de Butch,
24:17menacée un soir par son mari,
24:19avait renversé dans l'escalier un plat de spaghettis à la sauce tomate.
24:22Les Lutz auraient transformé la scène en un liquide vert
24:26qui suintait et sortait des murs, etc.
24:29L'avocat décrit son ancien client comme un garçon fragile
24:33qui peut parfois raconter n'importe quoi.
24:36Butch de Feo affirme qu'il n'a pas tout dit aux enquêteurs.
24:41Selon lui, sa sœur Dawn, âgée de 18 ans,
24:44qui compte parmi les victimes, a participé au massacre.
24:47Il explique que leur père les détestait tous les deux.
24:50Dawn commençait, en effet, à se rebeller contre lui et sa mère.
24:55Elle avait même écrit les paroles sombres et prémonitoires d'une chanson
24:58où elle évoque la mort de toute sa famille.
25:01C'était une nuit à Amityville.
25:03Le texte est effectivement retrouvé.
25:06Son père venait de lui interdire de s'installer chez son petit ami en Floride.
25:10Le soir fatal, frères et sœurs auraient bu beaucoup d'alcool.
25:14Butch avait pris de l'héroïne.
25:16Dawn m'a dit, et si on tuait papa ?
25:19Et si on les tuait tous ?
25:20Elle est allée chercher le fusil.
25:22Elle l'a donné à Butch dans un état second,
25:24sous l'effet de stupéfiants accompagnés par sa sœur.
25:28Ce dernier a tué tout le monde.
25:30Il a fini par se bagarrer avec Dawn,
25:32ce qui explique les coups qu'elle a reçus sur la tête.
25:34Puis il a tiré dessus.
25:37Michael Ahern, patron de la brigade criminelle du comté de Suffolk,
25:41ne croit pas une seconde aux déclarations du condamné.
25:44Il cherche à changer de stratégie.
25:46Mais ça ne tient pas la route, dit le policier.
25:49Nouveau procès refusé.
25:52Alors les doutes ont la vie dure parce qu'on va voir que la possibilité du deuxième tireur va ressurgir.
25:58Et avec des enquêtes sans doute beaucoup plus sérieuses et des affirmations beaucoup plus sérieuses,
26:02on pense qu'il y a une deuxième personne.
26:04C'est une possibilité en tout cas qui émerge dans ce dossier,
26:07qui est effectivement embrumée par les forces occultes, la maison hantée.
26:13Stéphane Boutsoc, vous êtes avec nous dans cette heure du crime,
26:16auteur avec Alain Bauer de l'encyclopédie du crime au cinéma,
26:21publié chez Grund.
26:22Vous êtes journaliste évidemment à RTL.
26:25Vous connaissez bien ce dossier à Mithyville.
26:27Alors il y a cette tentative pour Butch de Feo de faire rebondir le dossier,
26:31d'avoir un nouveau procès.
26:32C'est raté.
26:34Mais il y a l'avocat qui va devoir témoigner.
26:36Et sous serment.
26:37Et il va devoir dire qu'effectivement,
26:39ils sont peut-être allés un peu trop loin dans le côté mise en scène.
26:41C'est-à-dire qu'assez vite, en fait, quand on creuse le dossier,
26:44on se rend compte que la thèse diabolique, elle ne tient pas vraiment les expertises, etc.
26:49Et puis, il y a des choses troublantes quand même.
26:51C'est que cette famille Lutz qui arrive dans cette maison
26:54et qui accrédite cette thèse, elle ne va pas y rester longtemps.
26:57Et après eux, la maison va être vendue, revendue, revendue.
27:00Jusqu'à il y a récemment d'ailleurs.
27:01Et il ne se passera plus jamais rien dans sa maison.
27:03Il y a même un expert en paranormal qui va venir enquêter
27:07et qui va sortir un bouquin qui s'appelle
27:09La Mithyville, la conspiration,
27:10où il démonte totalement la thèse diabolique.
27:14Donc, on sait assez vite finalement.
27:16Mais c'est trop tard.
27:17J'ai fait les comptes.
27:17Figurez-vous qu'il y a 23 films qui ont été faits sur cette affaire des Mithyvilles.
27:21Il y en a deux qui sont regardables, Suite 79 et Suite 82.
27:25Après, c'est du grand n'importe quoi.
27:27C'est-à-dire qu'on a exploité le filon jusqu'au bout
27:29parce que l'affaire est prodigieuse, à la base.
27:31Le fait est, Stéphane Boutsoc,
27:33c'est qu'effectivement, cette espèce de climat démoniaque,
27:37le paranormal, ça continue à planer sur l'affaire.
27:41Et finalement, on se dit qu'après tout,
27:42l'enquête n'a pas été très bien menée,
27:44qu'il y a peut-être d'autres choses à tirer, etc.
27:46Ça jette le doute.
27:47Oui, ça jette le doute parce que je ne dirais pas que c'est séduisant
27:51parce que ce n'est pas le bon mot,
27:52mais vous ajoutez cet ingrédient du paranormal
27:54dans une affaire de meurtre de famille,
27:56ça devient tout de suite autre chose.
27:58Et en effet, certains n'ont absolument pas hésité à s'y engouffrer.
28:01Grégory Périssé, vous aussi,
28:02vous êtes auteur d'un livre dont un chapitre est consacré
28:07effectivement à cette affaire à Mithyville,
28:08Petit meurtre en famille, 8 histoires vraies,
28:10qui est paru aux éditions Hors Collection.
28:12Grégory Périssé, Butch de Feo.
28:15Là, il change un petit peu,
28:17pas de mauvais jeu de mots, mais son fusil d'épaule
28:19parce qu'il implique sa sœur.
28:21Ça, ça devient maintenant très très important pour lui.
28:23Après tout, il y a des accents de sincérité
28:26dans ce qu'il raconte.
28:28Oui, ça serait peut-être la version la plus crédible,
28:31mais seulement elle arrive après
28:32l'histoire de la mafia et du diable.
28:34Mais parce qu'il a changé dix fois de version.
28:36Il a changé tellement de version.
28:37C'est un peu le petit garçon qui crie tellement au loup
28:39qu'on finit par ne plus le croire.
28:40Mais en tout cas, il commence à en parler
28:42de 1986, de l'indication de sa sœur.
28:46Seulement, au départ, il va dire
28:47qu'il ne s'était que tous les deux
28:47et que c'est elle qui a tué les enfants,
28:49que lui, il voulait juste tuer ses parents.
28:52Et elle a tué ses enfants,
28:53ils se sont battus et il l'a tué à son tour.
28:54Mais ce n'est jamais très clair avec lui.
28:56Ce n'est jamais très clair parce qu'après,
28:57il va dire qu'il s'était trois,
28:59qu'il y avait même un de ses amis,
29:00celui qui a découvert les corps au premier
29:01avec ses deux autres collègues du bar.
29:03Oui, il va l'impliquer aussi.
29:04Il va l'impliquer aussi.
29:05Effectivement, il n'est pas crédible.
29:07Non, non, non.
29:08Il n'est pas crédible.
29:09Il n'est plus crédible.
29:10Seulement, la thèse du deuxième tireur
29:11explique certaines choses quand même,
29:15des preuves ou des choses un peu étranges
29:17comme par exemple le fait
29:18que la poudre qu'on a retrouvée
29:20sur ses vêtements n'était pas brûlée à Daune.
29:23Ce qui expliquerait soit que c'est elle qui a tiré,
29:26soit qu'elle était à côté du tireur.
29:28Aussi, qu'on a retrouvé des balles
29:30d'un calibre différent de celui
29:32de la carabine de Putsch.
29:33Ça, ça va être une grande question
29:35parce qu'il y a un calibre 38 aussi
29:36qui est différent, etc.
29:38Et ça, je ne suis pas sûr
29:39que l'enquête ait été très bien faite.
29:41Peut-être, Stéphane...
29:42C'est un peu rapide.
29:43Un peu rapide.
29:44C'est un peu bâclé.
29:46Oui, voilà.
29:47Elle est assez vite.
29:48Un mot, les autopsies,
29:49elles ne sont pas vraiment faites
29:51et très concluantes.
29:52La balistique, quasi inexistante.
29:54Donc, on peut se poser des questions.
29:55Oui, c'est-à-dire que je ne dis pas
29:57que l'enquête a tout de suite suivi
29:59les déclarations de l'accusé.
30:01Mais en tous les cas, oui,
30:01quand on regarde les constats,
30:03les rapports de police
30:04et même ce qui va être dit au procès,
30:05on se rend compte qu'il y a des manquements
30:07qui, du coup, peuvent accréditer
30:09à peu près toutes les thèses
30:11qui vont être défendues
30:12par l'avocat et par l'accusé lui-même.
30:13Et Dieu sait, vous l'avez dit,
30:15qu'on va en changer au fil des années quand même.
30:18Grégory Périsset,
30:19le juge va dire
30:20la motivation, c'est l'argent.
30:22On en reste là.
30:23Ça paraît un peu simple quand même.
30:25Parce qu'il y a aussi une détestation.
30:27Cette famille, vous l'avez dit,
30:27elle ne s'entend pas très très bien.
30:30Non, c'est pendant le procès qu'on découvre
30:32qu'en fait, cette famille
30:33qu'on voyait comme une famille
30:34très bien insérée,
30:35une famille assez aisée,
30:36avait des gros problèmes d'argent déjà.
30:40Ils avaient des problèmes d'argent,
30:40même si on pensait
30:42que l'entreprise du père
30:43était florissante.
30:44Mais ils demandaient de l'argent
30:45à des membres de la famille
30:46qui avaient des liens avec la mafia.
30:47Donc ça créait quand même
30:48des soucis internes.
30:49Et surtout, le père était un tyran,
30:51surtout avec Butch,
30:51mais avec sa femme qui battait.
30:53Et Butch, il le battait depuis...
30:55Selon lui, hein.
30:55Selon Butch, il le battait
30:56depuis l'enfance.
30:57Il a souvent dit quand même
30:58qu'il a fait ça
30:59pour se venger des coups de son père.
31:01Oui, c'est ça.
31:01Mais pourquoi après
31:02a-t-il tué ses frères et soeurs ?
31:03Oui, mais il y a encore
31:04plein de questions
31:05qui restent en suspens
31:06dans cette maison.
31:07Encore une fois,
31:08dans ce climat très très particulier.
31:10Et effectivement,
31:10on va continuer
31:11à se poser des questions.
31:12Les enquêteurs vont continuer
31:13à se poser des questions.
31:15Une carabine pour le carnage,
31:16mais aussi un pistolet.
31:18À Mithyville,
31:19rendez-vous avec le diable.
31:20Au moins deux meurtriers
31:21étaient dans la maison.
31:22Rien ne s'est passé,
31:23comme on l'a dit.
31:24L'enquête de l'heure du crime.
31:25On se retrouve dans un instant
31:27sur RTL.
31:28Jean-Alphonse Richard
31:29sur RTL.
31:30C'est l'heure du crime
31:31jusqu'à 15h.
31:32Là !
31:3214h, 15h.
31:34C'est l'heure du crime
31:35sur RTL.
31:36Jean-Alphonse Richard.
31:38Retour dans l'heure du crime
31:39sur l'affaire Amityville.
31:41Dans cette petite ville
31:42proche de New York,
31:43une famille massacrée
31:44dans une maison
31:44à l'automne 74.
31:46Le fils aîné
31:47condamné à 150 ans
31:49de prison,
31:50l'ombre de puissances
31:51occultes et diaboliques.
31:52Des proches n'ont jamais cru
31:54à un seul meurtrier.
31:57Mardi 21 septembre 1999,
32:00Butch de Feo,
32:0148 ans,
32:02emprisonné depuis 25 ans,
32:04formule une demande
32:05de mise en liberté.
32:07Il déclare à nouveau
32:08que sa sœur Dawn,
32:0918 ans,
32:10était mêlée au massacre.
32:12Encore pire,
32:12c'est elle qui aurait
32:13tiré sur tout le monde
32:15avec un pistolet.
32:16Butch l'aurait abattue
32:18pour que le massacre cesse.
32:19Dawn serait son unique victime.
32:22Pour les autres crimes,
32:24je n'ai rien à voir
32:24dans tout ça,
32:25affirme-t-il.
32:26Libération,
32:27refusée.
32:28Des proches continuent
32:29à se poser toutefois
32:30des questions sur l'enquête.
32:32Trop de mystères.
32:34Des victimes,
32:35toutes retrouvées
32:35dans la même position.
32:37Aucun signe de défense
32:38ou de tentative de fuite
32:40des uns et des autres
32:41alors que la tuerie
32:42s'est déroulée
32:42sur deux étages.
32:44Aucun témoin
32:45qui n'a entendu
32:46quoi que ce soit
32:47dans cette rue calme
32:48et résidentielle.
32:49Le grand-père de Butch,
32:50Michael Brigante,
32:52se dit convaincu
32:53que son petit-fils
32:54était accompagné
32:56par quelqu'un.
32:57L'ancien policier
32:58new-yorkais
32:58Herman Reis,
32:59engagé pour mener
33:01une contre-enquête,
33:02confirme
33:02que plusieurs personnes
33:04se trouvaient
33:04dans la maison.
33:05Le légiste
33:06n'a d'ailleurs pas exclu
33:07que deux armes
33:08aient été utilisées.
33:10Certaines blessures
33:11auraient pu être occasionnées
33:12par un pistolet
33:13de calibre 38.
33:14Lundi 27 février 2012,
33:1838 ans après
33:19le massacre
33:19d'Amitiville,
33:21le réalisateur télé
33:22Ryan Katzenbach
33:23dévoile
33:24son enquête documentaire
33:26pour la chaîne CBS.
33:27Selon lui,
33:28deux armes
33:29auraient bel et bien
33:30été utilisées.
33:31Un procès verbal
33:32de 74,
33:33oublié
33:34et exhumé,
33:35indique que
33:36Butch de Feo
33:37a pu agir
33:37avec un complice.
33:39Le cheminement
33:40dans la maison
33:40démontrerait
33:41qu'au moins
33:42deux meurtriers
33:43étaient présents.
33:43pour le documentaire
33:45une équipe de plongeurs
33:47a fouillé
33:47le canal
33:48où le fusil
33:49avait été retrouvé.
33:50Un pistolet
33:51totalement rouillé
33:52a été repêché
33:53au même endroit
33:54un calibre 38
33:56mais son numéro
33:57de série
33:58est effacé.
33:59Il y a une certitude
34:00les choses
34:01ne se sont pas passées
34:02comme les enquêteurs
34:03l'ont dit
34:04affirme
34:05le réalisateur.
34:07Alors c'est un réalisateur
34:08télé qui le dit
34:09effectivement
34:10ça porte ça
34:11pas la parole
34:11d'un juge
34:12d'un magistrat
34:13ou d'un policier
34:14mais c'est quand même
34:14important.
34:16Stéphane Boutsoc
34:17vous êtes avec nous
34:18journaliste
34:18vous connaissez très bien
34:19cette affaire
34:20d'Amitiville
34:21de tireur
34:23c'est une hypothèse
34:24qui obscurcit
34:25encore plus
34:26cette histoire
34:27parce que
34:27effectivement
34:28on se dit
34:28on a parlé
34:29des forces occultes
34:30dans la maison
34:31mais après tout
34:31pourquoi pas
34:32est-ce qu'il y avait
34:33d'autres personnes
34:33dans cette maison
34:34etc.
34:34c'est à dire que
34:35ça rebat encore une fois
34:36les cartes
34:37c'est à se demander
34:38en effet
34:38d'ailleurs c'est un vrai
34:39scénario de film
34:40pour le coup
34:40c'est cette affaire
34:41depuis le début
34:42c'est les poupées russes
34:44c'est à dire
34:45tous les dix ans
34:46en gros
34:46on change de thèse
34:47tous les dix ans
34:48on a des nouvelles
34:49constatations
34:50tous les dix ans
34:50on a l'impression
34:51que l'enquête
34:51démarre enfin
34:52et qu'en effet
34:52depuis le début
34:53qu'on fait
34:54les forces de l'ordre
34:55et il faut en effet
34:56que ça soit
34:56un enquêteur
34:57qui n'est pas
34:57un enquêteur policier
34:58qui fouille vraiment
35:00qui travaille
35:00qui retrouve les armes
35:02enfin c'est aberrant
35:02que ce réalisateur
35:03en effet
35:04c'est un peu lui
35:05qui trouve le pistolet
35:07qui est peut-être
35:08celui du crime
35:09donc la thèse
35:10des fouilles dans le canal
35:11a pas du tout été envisagée
35:12par les forces de l'ordre
35:13au départ
35:13c'est quand même
35:14très troublant
35:14cette histoire
35:15alors c'est très troublant
35:16et ça l'est pas non plus
35:17totalement
35:17parce qu'aux Etats-Unis
35:18dès lors qu'on a un coupable
35:19et que la personne avoue
35:21après tout
35:21le reste a pas beaucoup
35:22d'importance
35:23on se demande même pas
35:23combien il a pu faire
35:24de victimes
35:25c'est pas un souci
35:26etc
35:27donc on est un petit peu
35:28dans une psychologie
35:30qui est un petit peu
35:31différente de la nôtre
35:33il y a un problème aussi
35:34c'est le mobile
35:35Grégory Périsset
35:36vous connaissez bien
35:37ces histoires
35:37vous avez consacré
35:38un chapitre
35:39dans un livre
35:39que vous avez sorti
35:40Grégory Périsset
35:42le problème
35:42c'est aussi le mobile
35:43parce qu'on l'a dit
35:44pourquoi ce garçon
35:47alors il semble dérangé
35:48peut-être
35:49en tout cas
35:49il n'est pas soigné
35:50il n'est pas dans
35:50un asile psychiatrique
35:51pourquoi ce garçon
35:53son père
35:54il détestait son père
35:55peut-être
35:55mais pourquoi
35:56les autres membres
35:56de la famille
35:57ça c'est une question
35:58on ne peut qu'extrapoler
36:00très important
36:01on pourrait même imaginer
36:02qu'il a changé
36:03beaucoup de versions
36:04après
36:04parce qu'il ne pouvait plus
36:06supporter
36:06être responsable
36:07de la mort
36:08de ses frères et soeurs
36:09c'est pour ça qu'il a commencé
36:10à dire que c'est Dawn
36:11qui avait tué ses frères et soeurs
36:12et pas lui
36:12que lui voulait jouer
36:13tuer son père
36:13et sa mère
36:14sa mère peut-être
36:15parce qu'elle ne le protégeait
36:17pas de son père
36:18enfin je ne sais pas
36:18c'est quand même là
36:19une question
36:20auxquelles on ne peut
36:21que donner
36:22ses propres hypothèses
36:23il est sans doute
36:26on l'a dit dérangé
36:27mais le fait est
36:27c'est qu'il continue
36:28à demander sa libération
36:29conditionnelle
36:30il ne lâche pas
36:32on ne sait pas
36:32si c'est parce qu'il est manipulateur
36:33c'est parce qu'il veut
36:33doyer le poisson
36:34c'est parce qu'il veut
36:35voilà
36:36c'est une personnalité
36:37tellement trouble
36:37tellement complexe
36:38que c'est très compliqué
36:39évidemment de se mettre
36:40à sa place
36:41et d'arriver à définir
36:43pourquoi il a changé
36:43autant de versions
36:44le fait est
36:45c'est que cette enquête
36:46elle est trouble
36:47elle est sombre
36:47et elle alimente
36:48évidemment toutes les rumeurs
36:50tous les fantasmes
36:50et elle alimente aussi
36:52les films
36:53le cinéma
36:54la fiction
36:54elle alimente ça
36:55et puis elle alimente aussi
36:57indirectement
36:58l'économie locale
36:58d'Amityville
36:59parce que très rapidement
37:00il y a des visites guidées
37:02c'est-à-dire que les gens
37:03veulent venir
37:04de près
37:05la maison du diable
37:05qui devient la maison du diable
37:06à tel point que
37:07quand le film se tourne
37:08en 78
37:09ils n'ont absolument pas
37:11l'autorisation
37:11la mairie voit ça
37:12d'un très mauvais oeil
37:13parce que ça continue
37:14d'enclencher ce processus
37:15donc ils ne tourneront pas
37:16sur place
37:16ils vont reconstruire
37:18une maison à l'identique
37:19avec les deux fameuses lucarnes
37:20les yeux du diable
37:21oui c'est ça
37:22et ça va continuer
37:23pendant des années
37:23et aujourd'hui encore
37:24on le disait
37:25cette maison était vendue
37:26revendue revendue
37:26apparemment
37:27ici n'est plus rien passé
37:28mais ça reste
37:29je vais mettre des gros guillemets
37:31mais c'est un lieu de pèlerinage
37:32pour tous les gens
37:33qui sont fascinés
37:34par l'horreur
37:35et par le satanisme même
37:36d'ailleurs à Amityville
37:37on a souvent pensé
37:38que c'était un nom de fiction
37:39non non c'est le nom de la ville
37:40c'est un peu le bassin d'Arcachon
37:42de New York
37:43c'est Long Island
37:44c'est là où les riches américains
37:46ont des propriétés
37:46pour aller passer le week-end
37:47donc à la base
37:48c'est une ville bourgeoise
37:50très tranquille
37:51et c'est rare
37:52que la fiction comme ça
37:53écrase la réalité
37:54ah ben totalement
37:55parce que là
37:55l'enquête
37:56elle disparaît
37:57il peut raconter n'importe quoi
37:58Bouch de Féo
37:59après tout c'est pas grave
38:00à partir du moment
38:01où vous dites
38:01que c'est la maison du diable
38:02c'est terminé
38:03oui c'est ça
38:04donc l'affaire s'arrête là
38:06encore une fois
38:07Grégory Périsset
38:09effectivement
38:09il demande sa liberté
38:10est-ce qu'on connait
38:12sa vie un petit peu
38:13en prison
38:13à Bouch de Féo
38:15etc
38:15encore une fois
38:16il n'est pas soigné
38:17c'est ça qui est étonnant aussi
38:19oui et puis surtout
38:20comment il a vécu
38:21enfin je me suis posé
38:22la question
38:23s'il avait vu les films
38:24et lu le livre
38:25et
38:26il espérait en tirer de l'argent
38:28c'est ce qu'il a dit
38:28il espérait en tirer de l'argent
38:29et puis après
38:29il va dire de toute façon
38:30que c'est son
38:31il va dénoncer son avocat
38:32en disant que c'est son avocat
38:33qui lui a dit
38:33de dire
38:35que c'était
38:35l'oeuvre du diable
38:37l'oeuvre d'un démon
38:37qu'il manipulait
38:38son avocat
38:39donnera ces informations-là
38:40au Lutz
38:41après leur départ
38:42ils s'en serviront
38:43pour donner l'impression
38:44qu'ils ont livré
38:45la même chose que Butch
38:46après on apprendra
38:47que son avocat
38:48a été
38:48les Lutz
38:50ont commencé à travailler
38:50avec lui
38:51ils ont travaillé tout seuls
38:52avec Johnson
38:52pour écrire le livre
38:53et donc l'avocat
38:54leur en voulait
38:55c'est toute une affaire
38:55de gros sous
38:56après on rentre
38:57effectivement
38:58dans beaucoup d'argent
38:59parce que ça a dû générer
39:00beaucoup d'argent
39:01le film Amityville
39:02a été un plus gros succès
39:03on en dira peut-être
39:04un petit mot
39:05un peu plus tard
39:06le fils maudit
39:07va définitivement disparaître
39:09Amityville
39:11rendez-vous avec le diable
39:12mon sentiment
39:13que c'est bien lui
39:14et lui seul
39:15qui a tué
39:15l'enquête de l'heure du crime
39:17je vous retrouve tout de suite
39:17sur RTL
39:18l'heure du crime
39:20jusqu'à 15h
39:21sur RTL
39:2214h15
39:24Jean-Alphonse Richard
39:26sur RTL
39:27l'heure du crime
39:28dans l'heure du crime
39:30aujourd'hui
39:30la véritable histoire
39:31d'Amityville
39:32à l'automne 74
39:33toute une famille
39:34massacrée chez elle
39:35dans cette petite ville
39:36de la grande banlieue
39:37new-yorkaise
39:38le fils aîné condamné
39:40son avocat disait
39:41qu'il était sous
39:42l'emprise du diable
39:4347 ans plus tard
39:45il disparaît
39:46vendredi 12 mars 2021
39:49Ronald Defeo
39:51junior
39:51alias Butch Defeo
39:5369 ans
39:54décède
39:55derrière les murs
39:55du pénitencier de Sullivan
39:56au nord de New York
39:58les causes de la mort
39:59ne sont pas rendues publiques
40:00en 2006
40:01Butch
40:02s'était confié
40:03au psychiatre
40:04Stephen Hodge
40:05le docteur
40:06l'avait trouvé
40:07un petit peu perturbé
40:08il ne l'avait pas cru
40:10quand il parlait
40:11de la complicité
40:12avec sa soeur
40:13mon sentiment
40:14c'est que c'est bien lui
40:15et lui seul
40:16qui a tué
40:17avait conclu
40:18le psychiatre
40:19la maison sanglante
40:20la maison sanglante
40:21d'Amitiville existe toujours
40:22les fameuses fenêtres
40:23en forme d'yeux
40:24ont été changées
40:25un nouveau numéro de rue
40:27a été attribué
40:28la maison a changé
40:30à quelques reprises
40:31de propriétaire
40:32mais aucun événement
40:34paranormal
40:34n'a jamais plus
40:36été signalé
40:38il n'y avait rien de bon
40:41dans cette maison
40:42je voulais la détruire
40:43complètement
40:44c'est la vérité
40:45si quelqu'un l'achète
40:46et s'y installe
40:47avec ses enfants
40:47c'est que quelque chose
40:49ne tourne pas rond
40:49la voix de Butch Defeo
40:54le fils aîné de la famille
40:56dans un entretien
40:57avec le romancier américain
40:59John Katzenbach
41:01et donc effectivement
41:03Ronald Defeo Junior
41:05alias Butch Defeo
41:06il est mort
41:07en emportant ses secrets
41:08Grégory Périsset
41:09auteur du livre
41:10Petit meurtre en famille
41:118 histoires vraies
41:12aux éditions hors collection
41:13et dans le livre
41:14dans lequel vous parlez
41:14de cette affaire
41:15d'Amitiville
41:16il n'est plus jamais revenu
41:19ensuite
41:19sur cette histoire
41:20Butch Defeo
41:21en prison
41:22on n'a plus parlé de lui
41:23il a tout simplement dit
41:25qu'effectivement
41:26il est innocent
41:26c'est à peu près
41:27tout ce qu'on sait
41:27en tout cas
41:29qu'il est innocent
41:29de meurtre des enfants
41:30c'est ça
41:31alors quelle est
41:32sa dernière version
41:33parce qu'on s'y perd
41:34alors la dernière version
41:36ce serait
41:36qu'il a participé
41:37ils étaient trois
41:38il y avait Dawn
41:41et il y avait
41:41son ami Robert Kelsk
41:42et qu'en fait
41:43ils ont tué les parents
41:45Robert est parti
41:47s'est enfui
41:48lui il a été
41:49il a recherché
41:49pendant ce temps là
41:50Dawn a tué les enfants
41:51donc encore une fois
41:52plus ça va
41:53plus il veut déclarer
41:54son innocence
41:55sur le meurtre des enfants
41:56mais il n'a jamais dit
41:57qu'il n'avait jamais tué
41:57les parents
41:57puisque ça
41:58de toute façon
41:58il l'assume
41:58dès le départ
41:59sa vie en prison
42:01on la connait pas
42:01très peu
42:02il est mort
42:03tout seul
42:04dans une espèce
42:05on l'a oublié
42:07un petit peu
42:07cet homme
42:08par contre
42:09on n'a pas oublié
42:10le nom d'Amitiville
42:10c'est ça qui est étonnant
42:11cette histoire
42:12c'est qu'effectivement
42:13le nom de Butch Defeo
42:15personne ne le connait
42:16c'est un tueur
42:18d'ailleurs en série
42:19puisqu'il a tué
42:19toute sa famille
42:20mais par contre
42:21Amitiville
42:22alors là ça génère encore
42:23de la passion
42:25et de l'argent
42:26de la folie
42:26et j'allais rajouter
42:28beaucoup d'argent
42:29Stéphane Boutsoc
42:3086 millions de dollars
42:32quand même
42:32c'est les recettes
42:33du premier film
42:34je vous ai dit
42:34il y en a eu
42:34une vingtaine depuis
42:35il y a même eu
42:36un remake
42:37du premier film
42:38en 2005
42:38il y a eu un préquel
42:39dès 82
42:40donc on raconte
42:41là pour le coup
42:41ce qui se passe
42:43dans la tête
42:44de ce tueur
42:45et la thèse
42:46on ne va pas
42:46par quatre chemins
42:47le diable
42:47l'a pris possession
42:48de lui
42:48et dès le départ
42:49on voit qu'Hollywood
42:50met les moyens
42:51parce que le casting
42:52du premier film
42:53revoyez-le
42:54c'est une série B
42:56voire une série Z
42:56mais ça se revoit
42:57quand même
42:57si vous aimez
42:58les films d'horreur
42:58ça fait très peur
42:59encore une fois
43:00je l'ai vu gamin
43:01j'étais terrifié
43:02Margot Kidder
43:03joue Madame Lutz
43:04Margot Kidder
43:05c'est une super star
43:06parce qu'elle vient
43:06de faire Superman
43:07quand même
43:08Monsieur Lutz
43:09c'est James Brolin
43:11qui est le papa
43:12de l'acteur
43:12Josh Brolin
43:13et le compagnon
43:13de Barbara Streisand
43:14enfin voilà
43:15dès le départ
43:15il y a Rod Steiger
43:16dans le film aussi
43:17il y a beaucoup
43:17d'argent tout de suite
43:18et le public adore
43:20et adhère immédiatement
43:21et il y aura
43:22oui c'est ça
43:22jusqu'à
43:23il y a très récemment
43:2323 films tirés de cette affaire
43:2523 films
43:26je compte pas les bouquins
43:28je compte pas les documentaires
43:29on en parlait
43:29évidemment
43:30c'est très étonnant
43:31et puis encore un mot
43:32il y a cette ville
43:33Amityville
43:33qui est devenue
43:34tragiquement célèbre
43:36avec cette histoire
43:38et c'est aussi
43:39une histoire criminelle
43:39qui est très particulière
43:40parce que
43:41il y a toujours
43:42les lieux
43:42les lieux du crime
43:43sont importants
43:44il y a toujours
43:44un lieu particulier
43:46d'un crime
43:46mais là
43:47c'est la maison
43:48qui est la vedette
43:48d'un crime
43:49c'est le personnage
43:50principal
43:51et si on écoute
43:52la thèse
43:53enfin une partie
43:54de la thèse
43:54de l'accusé
43:56de la défense
43:57et de ceux
43:57qui ont écrit
43:58et fait des films
44:00c'est que cette maison
44:00en plus
44:01non seulement
44:02elle est inquiétante
44:03mais il y a le diable
44:04quelque part
44:04qui est là-dessous
44:05ou là-haut
44:06ça dépend
44:06donc ça reste un mystère
44:08on veut voir
44:08moi je vous avoue
44:09que je passerais
44:09par Long Island
44:10j'irais peut-être
44:11jeter un oeil
44:11mais oui
44:12parce qu'il y a cette maison
44:12qui génère des ondes maléfiques
44:14évidemment
44:14peut-être
44:15peut-être en tout cas
44:16effectivement
44:16ça n'a pas
44:17jamais été établi
44:19il y a d'ailleurs
44:21ils sont allés sur place
44:22pour analyser
44:23vraiment
44:24les murs de la maison
44:25Grégory Périssé
44:26un mot là-dessus
44:27effectivement
44:28en 78
44:29les époux à reine
44:30dont ils sont venus
44:31ont dit
44:32que la maison
44:33était hantée
44:33par une présence
44:34très ancienne
44:35et très néfaste
44:36qui s'attaquait
44:36de façon différente
44:37aux personnes
44:39enfin aux propriétaires
44:41ou en tout cas
44:41s'attaquait de façon différente
44:43aux propriétaires de la maison
44:43ils avaient publié
44:45une espèce de photo
44:46qu'on pouvait voir
44:47sur internet
44:47où on voit
44:48donc ils montrent
44:50les investigations
44:50qu'ils ont faites
44:51et on voit
44:51une espèce de petit garçon
44:52en haut d'un escalier
44:54un peu fantômatique
44:55c'est assez terrifiant
44:55donc on se dit
44:56ça y est
44:56c'est le fantôme
44:57d'un des enfants
44:58et en fait
44:58après on va se rendre compte
44:59c'était un petit stagiaire
45:00qui était présent
45:01voilà
45:02et les époux Warren
45:03ils sont eux-mêmes
45:04devenus des cinémas
45:05dans la saga Conjuring
45:06et dans un épisode
45:07de Conjuring
45:07on fait en effet référence
45:09à cette affaire
45:10un des cas Warren
45:11l'affaire d'Amityville
45:12donc c'est pas fini
45:13c'est pas fini
45:14il y aura sûrement un remake
45:15évidemment
45:16il y aura sans doute un remake
45:17mais je voudrais
45:17revenons un petit peu
45:21Grégory Périsset
45:22et Stéphane Boutsoc
45:23Grégory Périsset
45:25est-ce qu'il reste encore
45:26des mystères aujourd'hui
45:27dans le scénario
45:29de ces crimes
45:30là je parle pas de paranormal
45:31je parle
45:31est-ce que
45:31il y a des choses
45:32qui sont quand même
45:33un peu troublantes
45:35le mystère reste
45:36est-ce qu'il a tué
45:37sa famille tout seul
45:38ou accompagné
45:39bien sûr
45:39mais techniquement aussi
45:40c'est très étonnant
45:41qu'une seule personne
45:43ait pu faire autant de crimes
45:44en si peu de temps
45:45sans éveiller
45:47les voisins n'ont pas entendu
45:48alors pour la famille
45:49parce qu'on peut imaginer
45:50que c'est la sidération
45:51qui fait que
45:52les enfants n'ont pas osé
45:53bouger de leur lit
45:54enfin parce que
45:54ça s'est passé très vite en plus
45:55enfin il les a tués tous
45:57les uns après les autres
45:57de façon très mécanique
45:58lui il a dit
46:00qu'il leur avait mis
46:00une espèce de somnifère
46:02pour qu'ils dorment
46:03alors qu'il y a
46:04des sénatifs
46:04alors qu'aucune trace
46:05n'était retrouvée
46:05dans leur corps
46:06dans l'autopsie
46:06et pour les voisins
46:08qui n'ont pas entendu
46:08les coups de feu
46:09on imagine
46:10que c'est à cause du fait
46:12que la nuit
46:12était un peu orageuse
46:13à ce moment là
46:14et donc les voisins
46:14n'ont pas fait attention
46:15à ces coups de feu
46:16voilà
46:16Stéphane Boutsoc
46:18il n'y a pas eu tellement
46:19vous l'avez dit tout à l'heure
46:20d'expertise là-dessus
46:22parce qu'on sait très bien
46:24que lorsqu'on fait une tuerie
46:25qui est presque une tuerie
46:26de masse comme ça
46:27il faut du temps
46:29et puis les choses
46:30sont parfois pas si précises
46:32là il y a quelque chose
46:34qui m'a beaucoup frappé
46:35et là qui rejoint
46:36encore une fois
46:37peut-être les histoires
46:38un petit peu démoniaques
46:39ou diaboliques
46:39c'est la position des corps
46:41tout est propre
46:42tout est rangé
46:43il n'y a que le méthodique
46:46très froid
46:47sans mauvais jeu de monde
46:48en tous les cas
46:49c'est très ordonné
46:50la scène du crime
46:51elle est épouvantable
46:52mais il n'y a pas du sang
46:53partout sur les murs
46:54il n'y a pas des viscères
46:55dans les escaliers
46:56on n'est pas chez
46:57les Le Prince
46:59ou les frères Beaver
47:00qui sont aux Etats-Unis
47:01dont je raconte cette histoire
47:02dans mon livre
47:03qui ont tué leur famille
47:04mais eux ont perdu le contrôle
47:05la situation leur a échappé
47:07et là on a l'impression
47:08quand même que
47:08la situation ne lui échappe pas
47:10et qu'il fait exactement
47:11ce qu'il veut faire
47:11et qu'il n'y a aucune résistance
47:13de la part de sa famille
47:15et puis ce qu'il raconte
47:16est sans doute vrai
47:17il y a ce réveil
47:17il s'endort devant un film de guerre
47:19etc
47:20il se réveille brutalement
47:22on a déjà vu ça
47:22dans les affaires criminelles
47:23où la personne se réveille
47:24et prend un fusil
47:26et la décision de tuer
47:27et la décision
47:28même question à tous les deux
47:30pourquoi cette affaire
47:31est toujours aussi fascinante
47:33aujourd'hui Grégory Périsset ?
47:35c'est pour le mélange des genres
47:36qu'elle
47:36voilà pour cette histoire
47:38quand même
47:38qui mêle mafia
47:39occultisme
47:40avec un suspect
47:43qui s'enfonce
47:45dans ses mensonges
47:46ou en tout cas
47:46qui essaye
47:47soit de manipuler les gens
47:49soit
47:50qui se perd complètement
47:51dans ses délires
47:51qui n'arrive même plus
47:52lui à distinguer
47:53ce qui est
47:53la réalité
47:54la réalité trafiquée
47:55et l'imaginaire
47:55et puis évidemment
47:57Amityville devient un mythe
47:58si on vous parle
47:59si on vous dit le mot Amityville
48:00vous pensez tout de suite
48:00à la maison
48:01au mur qui saigne
48:02et pas du tout
48:03à Budge de Féot
48:04et à Baxa de sa famille
48:04Stéphane de Haute
48:05et puis on ne saura jamais
48:07finalement
48:07on a de gros doutes
48:09quand même
48:10on n'est pas sûr
48:11que le diable
48:11ait vraiment joué
48:12un rôle majeur
48:13mais en tous les cas
48:14le principal accusé
48:15après avoir changé
48:164-5 fois de version
48:17il est parti
48:18avec la vérité
48:19et avec les secrets
48:19merci beaucoup
48:21Stéphane Boutsoc
48:22et Grégory Périsset
48:23d'avoir été aujourd'hui
48:24les invités
48:24de l'heure du crime
48:25merci à l'équipe
48:26de l'émission
48:26rédactrice en chef
48:27Justine Vigneault
48:28préparation Lisa Canalès
48:29Pauline Dessille
48:30en réalisation
48:31en jeune
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