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  • il y a 2 mois
Armand Thiberge, PDG et fondateur de Brevo, était l'invité de Laure Closier dans French Tech, ce jeudi 11 décembre. Il s'est félicité de la nouvelle étape franchie par Brevo, qui rejoint le cercle prestigieux des licornes françaises après une levée de fonds de 500 millions d'euros, avant de développer l'approche de la start-up pour aider les entreprises à entrer en relation avec leurs clients et à renforcer cette relation, en mettant à profit l'intelligence artificielle, dans Good Morning Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Aujourd'hui on va célébrer une nouvelle licorne, ça se faisait plus de célébrer les nouvelles licornes, mais on continue, nous vous avez dépassé les 1 milliard d'euros de valorisation à Montchaberge, bonjour, vous êtes le PDG et fondateur de Brevo, bravo le roi de la notification et du push qui devient donc licorne après une levée de fonds de 500 millions d'euros, vous changez de taille quand même, c'est un événement, vous étiez connu, on parlait des boîtes qui changeaient de nom il y a quelques instants, vous étiez connu sous le nom de Cedine Blue, vous avez changé 4 fois de nom jusqu'à vous appeler Brevo, c'est fini maintenant.
00:28Tout départ en 2011 oui, on s'appelait Meline Après, ça a été Meline Blue, Cedine Blue et Brevo, mais là on ne change plus de nom, c'est terminé, c'est le dernier.
00:34Cette levée de fonds c'est un changement de dimension pour vous ?
00:36C'est une étape, c'est encore une étape, on a démarré en 2012, voilà en 2011 et ensuite on a eu plusieurs phases, plusieurs levées de fonds et là c'est une autre levée de fonds, on a démarré avec nos actionnaires en 2020 via un round de 140 millions et donc là c'est un autre round avec des nouveaux investisseurs qui arrivent
00:56et donc qui vont nous permettre d'atteindre ce milliard de chiffres d'affaires qu'on veut faire en 2030.
01:01Quand on dit le roi de la notification et du push, c'est qu'en fait vous permettez aux marques d'avoir une communauté de clients, on est amis avec sa marque plus qu'un simple client.
01:10Oui voilà, nous notre pari c'est de dire aux entreprises, pariez sur vos clients existants et non uniquement sur des nouveaux clients, ils dépensent beaucoup d'argent chez Meta, chez Google pour acquérir des clients
01:21et on leur dit attendez, occupez-vous déjà de vos clients existants et c'est une mine d'or et donc qu'est-ce qu'on leur fait ?
01:27Donc c'est une plateforme, qu'est-ce qu'on leur permet de faire ? C'est une plateforme client qui permet à la fois de les engager, donc envoyer des messages, email, SMS, push, WhatsApp, etc.
01:37On a aussi la data, on leur permet de gérer toute la data, donc on a toutes les interactions, toutes les commandes qu'ils font, toutes les visites qu'ils font et aussi la relation.
01:47Donc à partir du moment où on peut entrer en relation avec eux, on a des outils aussi pour gérer la relation.
01:52Alors comment justement vous utilisez l'intelligence artificielle pour augmenter cette relation-là ?
01:57Parce que j'imagine que ça vous permet d'automatiser l'envoi de publicité ou de la cibler et de l'hyper personnaliser.
02:03Comment ça transforme votre business ?
02:05Alors on a des cas, on a plein de cas, on a mis l'IA dans le produit dans plein d'endroits.
02:12Donc un endroit par exemple qui est intéressant, c'est pour les commerciaux, quand ils appellent leurs clients, à la fin du call, on va leur dire, l'IA va automatiquement rédiger un message en disant merci beaucoup pour ce call.
02:24Comme convenu, si je vois la présentation de Brevo, et donc automatiquement les messages vont être pré-rédigés.
02:30Donc le commercial, il a juste à cliquer sur envoyer et donc ça lui fait gagner du temps et donc passer plus de temps avec son client et moins sur le CRM.
02:37Et ça le client, il aime bien ou au moins il trouve que c'est trop ?
02:41Le client il adore, il n'y a pas de client qui utilise l'IA parce que ça leur fait gagner du temps en fait dans la solution.
02:46Oui mais l'utilisateur, vous votre client c'est les boîtes, mais après l'utilisateur final, celui qui reçoit la publicité,
02:53effectivement pour rebondir sur la question de l'or, il se rend compte à un moment que ça a été généré par une IA parce que c'est des messages qui sont souvent un peu génériques.
02:59Est-ce qu'il n'y a pas une manière de se dire, ouais mais en fait la boîte en face de moi elle utilise de l'IA pour pas avoir utilisé de l'humain et en fait j'ai pas beaucoup de valeur à ses yeux quoi ?
03:08Alors souvent ces messages en fait sont brouillons, sont pas encore envoyés, c'est des messages qu'ils ont pré-rédigés.
03:15Et ensuite à l'humain aussi de le parcourir et de l'adapter un petit peu, mais donc ça permet juste de gagner un petit peu de temps.
03:22A la fin le message va être tout autant personnalisé, surtout que l'IA est très très bonne pour personnaliser le message en fonction de la personne.
03:29On a aussi l'IA qui personnalise des champs automatiquement grâce à l'IA.
03:35Donc nous c'est pas les retours qu'on a de nos clients en tout cas.
03:41500 millions d'euros levés auprès de qui ? Qui est-ce qui rentre au capital ?
03:44Alors 500 millions c'est de l'argent qui a été injecté par les nouveaux investisseurs,
03:49qui permettent à nos actionnaires actuels de sortir aussi, beaucoup.
03:54Et donc c'est Génère Atlantique et aussi Auclès Capital,
03:59donc tous les deux qui mettent 500 millions en nouvelles actions, en new equity comme on dit.
04:06mais c'est aussi beaucoup d'argent secondaire qui va être utilisé par les gens qui sortent,
04:14enfin qui va être pris par les gens qui sortent.
04:15Vous êtes donc désormais une licorne, une licorne qui est rentable ?
04:18Alors oui, on est rentable, on a atteint le palier de 200 millions de chiffres d'affaires en octobre,
04:25enfin d'ARR, donc de chiffres d'affaires récurrents le mois dernier.
04:29On a aussi, on va être dépassé les 30 millions d'Ebitda à la fin de l'année,
04:34donc en effet on est très rentable.
04:35C'est quoi le futur de la publicité, les futurs canaux ?
04:38Vous évoquiez WhatsApp, alors ça c'est intéressant parce que moi je ne savais pas,
04:41mais en fait ça y est WhatsApp commence à intégrer aussi de la publicité,
04:44ça prend quelle forme ?
04:45Et est-ce que du point de vue encore une fois de l'utilisateur final,
04:48il n'y a pas ce côté un peu intrusif ?
04:49Moi si on poursuit sur WhatsApp avec de la pub, je veux dire là non, là c'est trop,
04:52autant les liens sponsorisés, les bannières, ce que vous voulez,
04:55mais ne m'embêtez pas sur WhatsApp.
04:56Il y a déjà les textos, mais WhatsApp c'est votre dernière frontière.
04:58Oui c'est ça, c'est ma dernière frontière.
04:59Alors sur WhatsApp, en fait ce qui se passe c'est qu'il y a des pays où tout se passe sur WhatsApp.
05:06Par exemple au Brésil, il y a énormément de choses,
05:09toutes les réservations, tout se fait sur WhatsApp,
05:12et en fait c'est beaucoup plus pratique parce que c'est sur le mobile directement,
05:14c'est une application qui est hyper bien intégrée,
05:17et par contre c'est très cher, donc Meta le fait payer très cher,
05:21donc du coup sa manière de faire en sorte que ce n'est pas trop utilisé et trop intrusif,
05:25c'est de mettre un prix très élevé, c'est comme sur les SMS,
05:27c'est à peu près les mêmes prix que les SMS,
05:29et donc du coup ça empêche de faire des campagnes trop trop massives.
05:33Mais ça existe déjà, c'est-à-dire qu'une marque aujourd'hui peut acheter,
05:35moi j'en ai jamais reçu de mémoire en France,
05:38on peut acheter de l'espace sur WhatsApp et envoyer des messages en push
05:42vers le compte de quelqu'un, ça c'est possible aujourd'hui ?
05:44Oui bien sûr, il suffit d'avoir un...
05:46Je ne veux pas être très ciblé alors, parce que je n'ai pas reçu moi.
05:48Il faut qu'on ait un compte, ça s'appelle compte professionnel,
05:53et à partir de là on peut automatiser et envoyer des messages WhatsApp à n'importe qui.
05:57Par contre, encore une fois, c'est un prix assez élevé.
06:00Vous n'achetez pas assez de choses ?
06:02Oui c'est ça, je ne dois pas intéresser les marques.
06:05Armand Tibère, je vous avais signé une tribune avec Jean-Baptiste Rudel,
06:09notamment pour appeler à mettre en place la taxe Zuckmann.
06:11À la fin des débats, on va y arriver à la fin des débats sur le budget LPLFSS,
06:15est-ce que vous êtes toujours sur cette ligne ?
06:18Alors, moi cette tribune, je l'avais écrite parce que je pensais que les entrepreneurs,
06:23on n'entendait qu'une voix d'entrepreneur, et qu'il y a plein d'entrepreneurs qui se disent
06:26mais non mais nous on est aussi d'accord pour payer,
06:28tous les Français doivent faire un effort, à nous aussi de faire un petit effort,
06:32les Français vont faire un effort, les riches doivent aussi faire un effort,
06:36c'était vraiment l'idée de bâtir du consensus dans la société française,
06:41et donc cette taxe a été très décriée, certes,
06:45et je suis d'accord que techniquement elle n'était pas extraordinaire,
06:48mais je pense que c'était important de dire que nous les entrepreneurs,
06:51nous sommes aussi d'accord pour participer à l'effort,
06:54participer à l'effort, et je pense que ça a laissé plein de débats autour des holdings,
06:59autour de ces gens qui gagnent beaucoup d'argent,
07:01et qui sont moins taxés marginalement que les salariés,
07:04et donc ça ce n'est pas très très normal,
07:05et donc c'est ce qu'on voulait dire quand on a écrit cette tribune.
07:10Merci beaucoup Armand Thibère,
07:11j'ai été venu ce matin dans la matinale de l'économie.
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