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Philippe de Villiers passe en revue l'actualité de la semaine dans #FaceAPhilippedeVilliers. Présenté par Eliot Deval

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Transcription
00:00Il est 19h sur CNews, merci d'être avec nous pour votre rendez-vous du vendredi soir face à Philippe Devilliers.
00:07Cher Philippe, bonsoir.
00:09Bonsoir Ayotte, bonsoir Geoffroy.
00:11Geoffroy Lejeune est avec nous, cher Geoffroy, bonsoir.
00:13Ravie de vous retrouver.
00:14On va commencer par une formidable nouvelle.
00:17Votre ami Philippe Devilliers, Boilem Sansal, est entré dans l'histoire.
00:22Il est devenu ce jeudi un immortel.
00:25Telle est la formule consacrée pour ceux qui intègrent l'Académie française.
00:28Quelques réactions, vous allez entendre dans un instant quelqu'un que vous connaissez également,
00:34que vous estimez, vous en aviez parlé la dernière fois, Jean-Marie Rouart, qui revient sur Boilem Sansal.
00:41Toutes les élections à l'Académie sont une forme de bonheur,
00:44parce qu'en fait, ce sont des gens qui se sont présentés, qu'on a choisis.
00:47Et en l'occurrence, je crois qu'il y avait une double qualité chez Boilem Sansal,
00:52une qualité littéraire et une qualité morale.
00:55Donc c'est formidable pour l'Académie.
00:56Donc c'est une confirmation au-delà des épreuves qu'il a subies récemment.
01:04C'est aussi une logique d'un grand écrivain qui est des nôtres et on ne peut qu'être content.
01:09On attendait ce nouveau compagnon, si l'on peut dire,
01:15puisque c'est une compagnie à l'Académie française avec beaucoup d'appétit.
01:20Et il a été élu presque à l'unanimité.
01:23Philippe Devilliers, cet après-midi, Boilem Sansal, vous avez adressé un message.
01:28Un message destiné également à l'ensemble des Français qui nous regardent ou nous écoutent.
01:32Et nous allons le découvrir en fin d'émission.
01:34J'ai eu la chance de le découvrir en amont.
01:36C'est un message absolument bouleversant.
01:38Mais avant de revenir sur ce message qu'on verra en fin d'émission,
01:41peut-être une réaction sur, finalement, Boilem Sansal qui devient désormais un immortel.
01:47– Je commencerai par dire tout le bien que je pense de l'Académie française
01:53qui vient de faire deux gestes inattendus et d'une portée symbolique majeure.
02:03Il y a quelques jours, d'ailleurs, on devait en parler, on n'a pas pu,
02:07l'Académie française a pris de front le Conseil d'État
02:10qui avait validé une décision de la mairie de Paris
02:15pour établir l'écriture inclusive sur les monuments publics.
02:21L'écriture inclusive, c'est-à-dire qu'en fait, c'est la fin, à terme, de la langue française.
02:25Et l'Académie française, qui est un geste rarissime,
02:28parce que ce n'est pas du tout une institution à caractère politique,
02:32elle a déjà prouvé, officiellement, d'un communiqué,
02:37cette décision, cet arrêt du Conseil d'État.
02:41Et puis donc, le deuxième geste, c'est d'accueillir Boilem Sansal.
02:48Boilem Sansal, on en a souvent parlé ici,
02:52quand il était dans les geôles de M. Théboun.
02:56À l'époque, on ne savait pas trop ce qu'allait se passer.
03:02Et parfois, on avait perdu l'espoir.
03:06Et puis, il est là, il est revenu.
03:11Et maintenant, il est à l'Académie française.
03:14Et en fait, je me dis, en fait,
03:18l'homme qui est ainsi récompensé,
03:20qui devient immortel,
03:22je l'ai eu au téléphone plusieurs fois,
03:24il m'a dit, tu te rends compte, tu es immortel.
03:26Et il m'a dit, surtout immortel français.
03:35Un jour, il m'avait dit, si tu parles, tu meurs.
03:39Si tu tais, tu meurs, donc il vaut mieux mourir et parler.
03:45Parler et mourir.
03:47C'est-à-dire résister.
03:50Alors d'abord, c'est le visionnaire qui est récompensé, en fait.
03:54Son éditeur, Jean-François Colosimo,
03:56qui est un homme remarquable,
03:57a eu une phrase très juste.
04:00C'est le Solzhenitsyn algérien.
04:01C'est-à-dire qu'en fait,
04:03de la même manière que Solzhenitsyn
04:05avait dénoncé l'aveuglement des Occidentaux
04:10par rapport au communisme,
04:13lui, il a dénoncé, et depuis longtemps,
04:16les Occidentaux
04:17dans leur aveuglement par rapport à l'islamisme.
04:22Il a mis en garde les élites
04:25qui ne l'ont pas écouté
04:27contre l'islamisation des banlieues.
04:30Il a mis en garde les élites
04:34contre la repentance coloniale
04:43ou décoloniale.
04:45Il a mis en garde les élites
04:47contre la rente mémorielle.
04:50Il a expliqué que l'Algérie de M. Théboune,
04:53aujourd'hui, c'était un,
04:55avec deux atouts,
04:56le patriotisme anti-français
04:58et le pétrole.
05:00Donc, le visionnaire est récompensé.
05:04Le visionnaire, attention,
05:06souvenez-vous,
05:08à La Toussaint, l'année dernière, je crois,
05:11j'avais cité ce que m'avait raconté
05:13Boilem.
05:15Il m'avait dit,
05:16oh là là,
05:17après le drame
05:19de Samuel Paty
05:21et de Dominique Bernard,
05:23c'est après Dominique Bernard,
05:24l'assassinat de Dominique Bernard,
05:25il m'a dit,
05:26attention,
05:26ça ressemble beaucoup
05:28à ce qui s'est passé chez nous.
05:30La Toussaint-Rouge,
05:31le 1er novembre,
05:32un instituteur français
05:34avait été assassiné.
05:37Et à partir de cet instant,
05:38hop, c'est la peur
05:39et c'est la soumission.
05:40Et Boilem Sansal,
05:44c'est un grand écrivain,
05:46un grand écrivain francophone.
05:49S'il est vrai que,
05:52comme on le dit parfois,
05:53la langue,
05:56c'est le sang
05:57d'un peuple,
05:58c'est le sang de l'âme
06:01d'un peuple,
06:01alors Boilem Sansal,
06:04il est d'un autre peuple.
06:06Et j'ai écrit pour lui,
06:07dans Populicide,
06:09une ode
06:10aux Français de désir.
06:13C'est à lui que je pensais
06:14et à quelques autres
06:15Français de désir.
06:22Et je dis ceci de tête,
06:25nos élites dévoyées
06:26donnent à voir
06:29une France
06:30qui n'est plus la France.
06:34Nos élites dévoyées
06:35donnent à voir
06:37une France
06:38des feux éteints
06:40gouvernés
06:40par des âmes mortes.
06:45Cette France
06:46ne fait plus envie.
06:47Mais il y a une autre France,
06:49celle des grandeurs cachées.
06:51Et celle-là,
06:53rares sont les écrivains,
06:55les philosophes
06:55et les penseurs
06:56qui l'ont captée.
06:59Boilem Sansal
07:00fait partie
07:01des Français
07:02de désir
07:03qui sont français
07:05par le désir,
07:06par la passion
07:07de chaque instant.
07:08Et donc,
07:09honneur
07:09à l'Académie française
07:11et aux nouvelles
07:12académiciens.
07:13Par les temps
07:14qui courent,
07:16il n'y a pas beaucoup
07:17de bonnes nouvelles.
07:19Celle-là,
07:19en est une.
07:20Et nous découvrirons
07:21le message
07:22qui vous a adressé
07:23cet après-midi
07:24et le message
07:25qu'ils souhaitaient
07:25adresser
07:26aux fidèles
07:27téléspectateurs
07:28je lui ai dit
07:29est-ce que tu as
07:31un message ce soir
07:32pour mon émission ?
07:33Il me dit
07:33je te regarde.
07:34Ah, il nous regarde ?
07:34Oui, tout le temps.
07:35Mais il faut qu'il vienne
07:36surtout.
07:37Et attendez,
07:38excusez-moi,
07:38c'est votre ami
07:39la prochaine fois,
07:39vous lui dites
07:40viens nous voir.
07:41Oui,
07:42attendez,
07:42avec son uniforme.
07:44Ah bah bien sûr !
07:46Mais bien sûr !
07:48Alors le message...
07:49Ah bah attendez,
07:50on ne donne rien !
07:51Ça vaut tous les apologues.
07:52Ça c'est vrai.
07:53Et il vous fait
07:54un peu de concurrence,
07:55faites gaffe.
07:56Oui, mais il faut lui dire
07:57de venir bien sûr.
08:00Vous parliez de l'Algérie
08:01évidemment
08:02et effectivement
08:03alors que la France
08:06et l'Algérie
08:06entretiennent une relation
08:07pour le moins glaciale,
08:09vous avez l'ancienne
08:10ministre Ségolène Royal
08:11candidate à la présidentielle
08:13qui s'est rendue
08:14à Alger.
08:15Elle est présidente
08:15de l'association
08:16France-Algérie.
08:17Elle promet vouloir
08:18apaiser les tensions
08:19entre les deux peuples.
08:20Vous la voyez
08:21à côté du président
08:23du régime algérien,
08:24le président Tebboune.
08:24et elle a dénoncé
08:26depuis Alger
08:27une algérophobie
08:30en France.
08:31Écoutez.
08:32Sachant qu'il y a en France
08:347 millions de personnes,
08:36y compris les binationaux,
08:38qui sont concernées
08:39par l'Algérie.
08:407 millions de personnes.
08:42Et ces personnes,
08:43elles souffrent aujourd'hui.
08:45Elles sont victimes
08:45d'islamophobie,
08:47elles sont victimes
08:48d'algérophobie
08:49parce qu'à force
08:50d'entendre
08:51des agressions verbales
08:53sans arrêt
08:54sur les Algériens,
08:57ça finit
08:57par contaminer.
08:58Et rien n'est pire
08:59que la contamination
09:00de la violence
09:02et du dénigrement.
09:04Chauffeur Lejeune.
09:05Philippe,
09:05qu'avez-vous pensé
09:06de cette expédition
09:07de Ségolène Royal
09:08qui se voulait
09:08une œuvre de réconciliation ?
09:10C'est une honte.
09:15Comment la qualifier ?
09:17C'est la trahison d'État.
09:21Et je vous explique pourquoi.
09:24Vous avez dit,
09:25Elliot à juste titre,
09:26que la relation
09:27entre la France
09:28et l'Algérie
09:28est glaciale.
09:29Ils ne veulent pas
09:30reprendre leurs OQTF
09:31et on leur donne malgré tout
09:3428 000 cartes de séjour
09:35cette année en 2025.
09:36C'est hallucinant.
09:37La faiblesse
09:38de nos gouvernements.
09:40Et ce n'est pas pour ça
09:42que c'est une honte.
09:43C'est une honte
09:43parce que
09:44quand on est français,
09:46on prend la France
09:47telle qu'elle est.
09:50Même si elle ne vous plaît pas.
09:51Même si les dirigeants
09:52ne vous plaisent pas.
09:53Et donc là,
09:54en fait,
09:54ce qu'elle fait,
09:57elle tourne,
09:58elle vire kazakh.
09:59C'est-à-dire qu'elle passe
10:00du côté de l'Algérie.
10:01Elle devient le ministre
10:02des affaires algériennes
10:04contre la France.
10:07Elle accuse la France
10:08d'algérophobie
10:09d'islamophobie.
10:14Elle semble ignorée
10:15qu'il y a
10:17quelque temps,
10:18le 24 décembre dernier,
10:22l'Assemblée populaire
10:24algérienne
10:24à l'unanimité,
10:25donc l'Assemblée nationale,
10:27a voté un texte
10:29sur la criminalisation
10:30de la colonisation française
10:32avec une obligation
10:33de réparation matérielle.
10:36Quand j'ai vu
10:37ce vote
10:40lourd
10:41de symboles
10:43criminaliser
10:45la colonisation française,
10:48je me suis dit
10:49bon,
10:49on va romper
10:50les relations diplomatiques.
10:52Rien.
10:53On a eu
10:54une simple déclaration
10:55de Jean-Noël Barraud,
10:56le
10:57télérant
10:58du pauvre,
11:00qui a dit
11:00la France
11:03déplore.
11:05Ah oui,
11:06c'est tout.
11:07Et maintenant,
11:07on a Madame Royal.
11:09Et moi,
11:10je dis ceci,
11:11il fallait rompre
11:11les relations diplomatiques.
11:14Le 25 décembre,
11:17le lendemain
11:17de cette décision
11:19inique,
11:19inique.
11:21Mais je vais plus loin.
11:25Une nation
11:26digne
11:29d'exister
11:29dans le monde,
11:32elle soigne
11:34son honneur.
11:36Et en particulier,
11:38l'honneur
11:38de défendre
11:39l'honneur
11:39de ceux
11:40qui ont été
11:42massacrés,
11:43qui ont été
11:43pourchassés,
11:45qui ont été
11:46martyrisés.
11:47C'était
11:47les harkis
11:48et les pieds noirs.
11:50Et en cet instant,
11:51je pense à eux,
11:52en vrai,
11:52Madame Royal.
11:54Ils doivent avoir
11:54envie de vomir.
11:56Vous vous rendez compte ?
11:57Eux,
11:57ils étaient là-bas,
11:59ils aimaient l'Algérie,
12:00il n'y a jamais eu
12:01d'Algérophobie,
12:02ils aiment l'Algérie.
12:05Ils l'aiment
12:05charnellement.
12:07Encore aujourd'hui.
12:10On leur a dit
12:10de partir,
12:11ils n'ont pas été
12:11accueillis.
12:12En gros,
12:14la fille
12:15les a chassés
12:18et la mère
12:19est devenue
12:19une marâtre.
12:20Elle ne les a pas
12:21accueillis.
12:22Les pieds noirs,
12:23les harkis.
12:24Les harkis,
12:25c'est encore pire
12:25parce qu'ils sont
12:26de nulle part
12:27et maintenant,
12:27ils sont accusés
12:28de collaboration.
12:29Dans l'hymne,
12:31le nouvel hymne
12:32de l'Algérie,
12:34que Madame Royal
12:35connaît forcément
12:35et qui dit
12:36la France doit
12:36rendre des comptes.
12:38Et les harkis
12:39sont accusés
12:40de collaboration.
12:40Et donc,
12:44au nom des harkis
12:45et des pieds noirs,
12:46je dis ceci,
12:49Madame Royal,
12:51vous avez trahi
12:52le peuple français.
12:55Mais ça va plus loin.
12:57Et je vais plus loin.
13:01La colonisation,
13:03il faut le dire,
13:04oser le dire.
13:04Jacques Chirac
13:05l'avait dit
13:05à un moment donné,
13:06il allait même
13:06voter une loi
13:07qui s'est arrêtée
13:10en route.
13:12La colonisation française
13:13fut un bienfait
13:14pour l'Algérie.
13:17Et ce n'est pas moi
13:17qui le dise.
13:18Ce sont deux grands
13:19professeurs d'histoire
13:20et d'économie,
13:21Daniel Lefeuvre
13:22et Jacques Marseille,
13:25qui ont prouvé
13:26que l'Algérie
13:28avait plus coûté
13:29à la France
13:29qu'elle ne lui a rapporté.
13:32Mais c'était ainsi.
13:34C'était un geste
13:35oblatif
13:36de la mère patrie
13:38pour ceux
13:39qu'elle aimait.
13:41Et donc,
13:42l'Algérie
13:45a été créée
13:45par la France.
13:46En fait,
13:47avant que la France
13:47arrive,
13:49l'Algérie,
13:50elle dépendait
13:53de l'Empire Ottoman.
13:57Et donc,
13:58sans la France,
13:58elle n'aurait jamais existé.
13:59L'Algérie,
14:00en tant qu'État,
14:01en tant que nation,
14:01elle n'existait pas.
14:04Mais ça va plus loin.
14:05ils parlent tous
14:09des archives.
14:13Alors,
14:14on sort les canons
14:14d'Abdelkader,
14:15on veut sortir son uniforme,
14:17c'est très bien.
14:17Et alors,
14:20on parle des archives
14:21avec M.
14:22Benjamin Stora.
14:23Mais il y a des archives
14:24dont on ne parle jamais,
14:25jamais,
14:25jamais,
14:26jamais.
14:27Ce sont les archives
14:28de l'esclavage
14:29et de la traite.
14:31Or,
14:32pendant huit siècles,
14:34il faut que les Français
14:35le sachent,
14:36on ne leur dit pas.
14:37il y a une étude
14:42remarquable
14:42d'une historienne,
14:44professeure à Normale Sud
14:45de Paris-Saclay,
14:46Mme Massimo Barbier,
14:49qui est incroyable,
14:50qui est glaçante.
14:53Pendant huit siècles,
14:55les pirates barbaresques,
14:58c'est ainsi qu'on les appelait,
15:00écumaient la Méditerranée
15:01pour capturer des bateaux
15:04jusqu'à Marseille
15:07et pour emmener
15:09les captifs
15:11pour qu'ils deviennent
15:12des esclaves
15:13du Deïe d'Alger.
15:16Et donc,
15:17vous aviez,
15:18je décris,
15:20les Chebecs,
15:23comme on les appelait
15:24au XVIIIe siècle,
15:25c'est-à-dire des navires
15:26de guerre
15:27effilés
15:29à la coque
15:30très fine
15:30avec un mât
15:32de misaine
15:33qui servait d'éperon
15:34et qui faisait
15:35la guerre de course
15:36pour faire des prisonniers,
15:39des captifs chrétiens
15:40qui étaient ensuite
15:42conduits
15:42à Alger.
15:46En face de ces pirates
15:48barbaresques,
15:49il y avait des captifs,
15:51donc.
15:52Parmi eux,
15:53des gens célèbres,
15:54Cervantes,
15:55qui restait 5 ans,
15:56esclaves
15:56à Alger.
15:59Vincent de Paul,
15:59qui s'est échappé,
16:01mais qui restait longtemps
16:02esclaves,
16:03etc.,
16:04etc.
16:05Mais ce que les Français
16:07ont oublié,
16:08ce qu'ils ne savent pas,
16:09c'est que l'Église catholique,
16:11dans sa mission,
16:14a décidé de créer,
16:15dès le XIIe,
16:16XIIIe siècle,
16:17des ordres
16:18rédempteurs,
16:19comme on dit,
16:19des ordres religieux
16:20qui étaient chargés
16:22du rachat
16:22des prisonniers,
16:24des captifs.
16:26Et donc,
16:26en fait,
16:27on demandait
16:27à tous les chrétiens
16:28de France
16:29et de Navarre
16:30de faire des dons
16:32pour racheter
16:33les prisonniers
16:34esclaves
16:35du Deïe d'Alger
16:37pendant des siècles
16:38et des siècles.
16:40Ces ordres
16:41rédempteurs,
16:41ils ont un nom,
16:44notamment
16:45les
16:45mercédaires,
16:48Notre-Dame
16:49de la Merci,
16:50les mercédaires,
16:51ils ont sauvé
16:5260 000
16:53prisonniers.
16:54Et il y avait aussi
16:55les trinitaires
16:56qui ont sauvé
16:57Vincent de Paul.
16:58Et donc,
16:59les ordres
16:59rédempteurs
17:00avaient pour vocation
17:01en France
17:02de récolter de l'argent
17:03et de proposer
17:04aux Deïe d'Alger
17:05de l'argent
17:06pour racheter
17:07les captifs.
17:10Voilà.
17:10Alors,
17:11moi,
17:11je veux bien
17:11qu'on parle
17:13de la colonisation,
17:14je veux bien
17:14qu'on sorte
17:15les archives,
17:16mais il faut sortir
17:16toutes les archives
17:17et à ce moment-là,
17:19on verra
17:19que c'est une histoire
17:21complexe
17:22et que
17:23l'aspect humain
17:27ne doit pas
17:29être négligé.
17:31Il se trouve
17:31que quand j'étais petit,
17:34j'ai connu
17:34un médecin
17:35qui est arrivé
17:37devant moi
17:37en larmes.
17:39C'était sa première
17:40consultation.
17:42Ma mère m'avait emmené,
17:43nous avait emmené
17:44chez lui,
17:44il s'appelait
17:44le docteur Framinet,
17:45c'était un pied noir.
17:47Et il m'a dit
17:47mon petit,
17:48tu ne peux pas comprendre
17:49ce qui nous arrive.
17:50Je ne connais personne ici,
17:51c'est dont Pierre Suriot
17:52en Vendée.
17:53Je ne connais personne ici,
17:55on est perdus
17:55avec ma femme.
17:57Là,
17:57il y avait une valise
17:58et c'est là
17:59que j'ai compris
17:59la valise
18:00ou le cercueil.
18:01Alors,
18:02ce soir,
18:03je demande pardon
18:05pour la France
18:06devant l'ignominie
18:08commise par Madame Royal
18:10qui est instrumentalisée
18:12par le régime
18:13de Monsieur Théboun
18:14et je dis
18:15aux pieds noirs
18:16et aux harkis,
18:17vous êtes l'honneur
18:18de la France.
18:19Restez fiers
18:20et amoureux
18:22de la France,
18:22malgré tout.
18:25Philippe de Villiers,
18:25parlons à présent
18:26de ces accusations
18:27en islamophobie
18:29qui ont parfois
18:29des conséquences
18:30dramatiques en France
18:31et on pense bien sûr
18:33à Samuel Paty.
18:36Cette semaine,
18:38s'est déroulée
18:38l'ouverture du procès
18:39en appel
18:40des complices
18:41de l'assassin
18:41de Samuel Paty
18:42et l'avocat
18:43d'Abdelkakim
18:45Sefrioui
18:45a défrayé la chronique
18:47avec une déclaration
18:48qui a fait polémique.
18:49Je vous propose
18:50de l'écouter.
18:51La décapitation
18:52de Samuel Paty
18:53est tellement horrible
18:54qu'elle écrase
18:56tout le dossier,
18:57qu'il y a un tabou.
18:58Nous n'avons pas
18:59le droit de le dire,
19:00qu'il procédait
19:00à la discrimination
19:01des élèves musulmans.
19:03Mais moi,
19:03je vais le dire,
19:04haut et fort,
19:05tout au long du procès
19:06et pas avant
19:07de plaider à la fin.
19:07Qu'aurait-on dit
19:09si Samuel Paty
19:09avait dit
19:10les enfants juifs
19:11levaient le doigt
19:12ou les homosexuels
19:14levaient le doigt
19:14ou les handicapés
19:16levaient le doigt
19:17pour ensuite
19:18montrer des caricatures
19:19d'un handicapé
19:20ou d'un juif.
19:24La discrimination,
19:25elle existe,
19:26elle est là.
19:27Je ne dis pas
19:27que Samuel Paty
19:28était raciste,
19:29sûrement pas.
19:31Il avait plutôt l'air
19:31d'un brave type.
19:33Mais il a commis
19:33une erreur pédagogique,
19:35une faute pédagogique,
19:36fondamentale.
19:39Geoffroy Lechaun.
19:40Philippe,
19:40que vous a inspiré
19:41cette déclaration ?
19:44Le vomissement impur
19:46de la bêtise
19:46me force à me boucher
19:47le nez devant l'azur.
19:50C'est horrible.
19:54Je pense à la famille
19:55de Samuel Paty,
19:56à la famille
19:57de Dominique Bernard.
19:59On a l'air de quoi ?
20:02Là encore,
20:02c'est la honte.
20:04Et en fait,
20:05il y a un mécanisme
20:06derrière tout ça
20:07que je voudrais décrypter.
20:10Vous avez d'un côté
20:11l'offensive idéologique
20:13et de l'autre côté,
20:16vous avez la réponse
20:17de la société.
20:18L'offensive idéologique
20:19installe la peur
20:21et la réaction
20:22de la société
20:23incline
20:23à la soumission.
20:26Voilà ce qui se passe.
20:28Voilà ce que m'inspire
20:29cette déclaration.
20:31Après,
20:31il y a la fatwa numérique,
20:32comme a dit
20:33la Cour d'Assise,
20:34il y a la fatwa
20:35en robe,
20:36la fatwa
20:37post-mortem.
20:40Il n'a pas suffi
20:41qu'il fût
20:44tué de son vivant,
20:47il faut maintenant
20:48décapiter sa mémoire.
20:51Je parle de Samuel Paty.
20:52Alors,
20:53l'offensive idéologique,
20:55elle repose
20:56sur ce qu'on appelle
20:57l'état de droit,
20:59entendu
20:59comme
21:01un corpus idéologique
21:03avec trois armes
21:05juridiques
21:06redoutables
21:06et redoutées
21:08et efficaces.
21:10La première arme,
21:12c'est l'islamophobie,
21:13le délit
21:13d'islamophobie
21:14de nature
21:16à relativiser
21:17la décapitation.
21:18Ensuite,
21:21il y a l'arme
21:22du principe
21:24de non-discrimination,
21:26de nature
21:28à décourager,
21:30à culpabiliser
21:31toute forme
21:32de hiérarchie distinctive.
21:35Et ensuite,
21:37la troisième arme,
21:38c'est l'arme
21:39de l'inclusivité,
21:41de nature
21:42à légitimer
21:45toute forme
21:47de
21:49séparatisme
21:51militant.
21:53Ensuite,
21:54il y a
21:55l'excuse
21:56absoluatoire
21:56avec le sous-entendu
21:58de l'avocat
21:59qu'on vient d'entendre.
22:02Il l'a bien
22:02cherché.
22:04Ça,
22:04c'est l'excuse
22:05absoluatoire,
22:05ça s'appelle
22:06l'excuse
22:06de provocation.
22:10C'est-à-dire,
22:12en fait,
22:14il a couru
22:15après sa décapitation.
22:17le blasphème.
22:20Et donc,
22:20en fait,
22:21il a provoqué
22:22sa propre mort.
22:24En fait,
22:24la victime
22:25n'est pas tout à fait
22:26la victime.
22:27Ah ah !
22:30Et en face de cela,
22:31il y a quoi ?
22:31Il y a la société
22:32qui incline à la soumission.
22:36Pendant toute la semaine,
22:37j'ai cherché les réactions.
22:38Éducation nationale,
22:41silence.
22:42Les profs,
22:44silence.
22:46Ceux qui ont été
22:46ses amis,
22:47ses camarades,
22:48silence.
22:49Les élus,
22:50silence.
22:51Les médias,
22:52silence.
22:54Mais ça va
22:55loin que ça.
22:57Ça me rappelle
22:57ce que m'avait prédit
22:58un jour
22:58Ernest Chénière,
23:00mon ami Ernest Chénière,
23:02qui était le principal
23:03du collège de Creil,
23:04qui m'a dit
23:05tu verras Philippe,
23:06la dimitude.
23:08C'est la première fois
23:08que j'ai entendu
23:09ce mot-là en fait.
23:10La dimitude,
23:11ça veut dire en français
23:12la soumission.
23:13La soumission de l'école.
23:14Et là,
23:15on a une triple soumission.
23:17La soumission des enseignants,
23:19on peut les comprendre.
23:21Parce que avant,
23:22dans le temps,
23:23en fait,
23:24la menace,
23:25c'était de perdre sa classe,
23:25maintenant c'est de perdre la vie.
23:27C'est pas pareil.
23:29C'est-à-dire que le prof,
23:30quand il quitte son domicile,
23:33et je cite quelqu'un
23:34qui me l'a dit
23:34encore ce matin,
23:36quand je quitte mon domicile,
23:38je vis avec
23:39un préavis terrifiant
23:41dans ma tête,
23:42on va te faire
23:43une Samuel Paty.
23:45Donc le prof,
23:46quand il entre en classe,
23:48il guette
23:49le moindre mot
23:51qu'il va prononcer.
23:54Il se sent seul,
23:56il se sent,
23:57il se surveille
23:59parce qu'il se sent surveillé.
24:02Plutôt se taire
24:02que de prononcer
24:03un mot de trop.
24:04ensuite,
24:07la soumission
24:08des enseignés.
24:09La soumission
24:10des enseignés,
24:10pourquoi ?
24:10Parce que c'est le nombre
24:11qui commande.
24:14C'est le nombre
24:14qui commande
24:15la tonalité
24:17de la classe.
24:18c'est le nombre
24:20qui islamise la classe.
24:25Et donc,
24:25en fait,
24:27c'est l'assimilation
24:29à l'envers.
24:32Moi, je connais
24:32des petits Français
24:33qui, en fait,
24:36sont islamisés
24:39de l'intérieur
24:40au contact
24:41de leurs camarades
24:42et qui ne reçoivent
24:45rien d'autre
24:45que l'islamophilie.
24:52Parce qu'il n'y a rien
24:53d'autre
24:53à leur proposer
24:54que la laïcité
24:56et les droits
24:56de l'homme.
24:56en face.
24:59C'est une sorte
25:00de refuge
25:01du vide.
25:03C'est tout
25:03ce qu'on a à proposer.
25:04Face au feu
25:05qui couvre,
25:06au feu qui brûle,
25:07le feu de la foi,
25:09le feu du sacré.
25:12Et puis,
25:12enfin,
25:14il y a
25:14l'enseignement.
25:16La soumission
25:17de l'enseignement.
25:18C'est simple.
25:22Il y a
25:22le récit autorisé,
25:24je cite,
25:25et le récit
25:26qu'on appelle
25:26le récit licite
25:27et le récit interdit.
25:30Le haram
25:31et le halal.
25:34Et donc,
25:35comme me l'avait dit
25:36Ernest Seigneur,
25:38on va vivre
25:39et on est en train
25:39de vivre
25:39la halalisation
25:41de l'enseignement,
25:42la halalisation
25:43de l'histoire,
25:45la halalisation
25:46de l'esprit,
25:49la halalisation
25:50de l'école.
25:52Voilà
25:53ce que cet avocat
25:55a dit
25:56entre les lignes
25:57à toute la France
25:58en prenant
25:59à témoin
26:00tous ceux
26:05qui nous regardent
26:06et qui hésitent
26:08entre devenir français
26:09et nous haïr,
26:11lui,
26:12il a fait le choix
26:12de la haine.
26:15Philippe De Villiers,
26:16je voudrais qu'on parle
26:16à présent
26:17des chiffres
26:18de l'immigration
26:19qui sont tombés
26:20cette semaine,
26:21des chiffres
26:21de l'immigration
26:21pour l'année 2025.
26:23L'ancien ministre
26:24de l'Intérieur,
26:25l'actuel aussi,
26:27nous expliquait
26:28et la promesse
26:29était que
26:30l'immigration
26:32était une des priorités
26:33de ce gouvernement.
26:35Visiblement,
26:35au regard des nouveaux chiffres,
26:37il y a,
26:38notamment concernant
26:38les titres de séjour,
26:40un record historique.
26:43Le nombre
26:43de titres de séjour
26:44en cours de validité
26:45dépasse désormais
26:45les 4 millions et demi.
26:46C'est historique.
26:47Je vous propose
26:47d'écouter
26:48un certain
26:49Emmanuel Macron
26:50qui lui aussi
26:50faisait de la lutte
26:52contre l'immigration
26:53une des priorités.
26:54C'était il y a
26:55quelques années.
26:55Regardez.
26:57Parce qu'à chaque fois
26:58qu'on parle du sujet
26:59de l'immigration,
27:00on parle de femmes
27:00et d'hommes
27:01et il ne faut jamais
27:01l'oublier.
27:0328 000 morts
27:04en 10 ans.
27:05J'ai eu l'occasion
27:06moi-même de le dire
27:07mais l'Europe
27:08est le continent
27:08qui fait le plus.
27:10Et donc,
27:11ce qu'il faut voir
27:11aujourd'hui,
27:12c'est que d'abord,
27:12nous Français,
27:13nous faisons notre part.
27:15Mais il faut ce message
27:16d'universalisme.
27:17Moi, je ne suis pas indifférent
27:18et nous devons être humains,
27:20accueillir en particulier
27:21ceux qui fuient des conflits.
27:23Mais on doit aussi
27:23être rigoureux
27:24parce qu'on a un modèle social
27:26qui est généreux
27:26et on ne peut pas accueillir
27:28toute la misère du monde.
27:31Geoffroy Lejeune.
27:33Philippe,
27:33quelles sont selon vous
27:34les leçons à tirer
27:34de cette situation ?
27:38Écoutez,
27:40c'est simple,
27:43on nous ment.
27:46en nous ment sur tout.
27:50D'abord,
27:51en nous ment sur les chiffres.
27:53Vous venez de le suggérer.
27:55Puisque pendant des années,
27:56on nous a expliqué
27:57« Mais non, Philippe,
28:01t'exagères,
28:02t'es excessif.
28:04Il n'y a pas plus
28:04d'immigration. »
28:07jusqu'à l'année dernière
28:08où les ministres successifs,
28:13vous l'avez rappelé,
28:14nous expliquaient
28:14« Ça s'arrange. »
28:16Plutôt.
28:17« Bon, ça sera long.
28:18Ça sera long.
28:19On n'a pas tout le pouvoir.
28:21Mais on progresse. »
28:25Donc,
28:26il ment sur les chiffres.
28:27Et la preuve,
28:29vous vous souvenez
28:29de François Bayrou,
28:30le sentiment,
28:32je comprends
28:33que les Français
28:34aient parfois
28:34le sentiment
28:35d'une submersion migratoire.
28:37Ah oui,
28:39le sentiment.
28:40Comme le sentiment
28:41d'insécurité.
28:42C'est qu'un sentiment.
28:43C'est pas vrai,
28:44mais c'est un sentiment.
28:46Vous voyez,
28:46ces pauvres ploucs,
28:48ils ont un sentiment.
28:50Oui,
28:50voilà.
28:52Ben,
28:52c'est pas un sentiment
28:53avec les chiffres
28:54qui viennent de tomber
28:54qui sont les chiffres
28:55du ministère de l'Intérieur.
28:56Donc,
28:56on ne peut pas tricher là.
28:59Donc,
28:59en nous ment sur les chiffres,
29:02384 000
29:03titres de séjour,
29:04Nicolas Pouvromonti,
29:08le remarquable
29:09directeur général
29:10de l'Observatoire
29:12de l'immigration,
29:12a dit,
29:13c'est record
29:13dans l'histoire de France.
29:16On ne peut pas faire mieux.
29:19Et il faut ajouter à ça
29:21les mineurs,
29:21les moins de 18 ans,
29:23donc en fait,
29:23on est à 500 000
29:24titres de séjour.
29:25Voilà.
29:25On marche au rythme
29:26de 500 000
29:27titres de séjour.
29:28En fait,
29:28il y a chez Emmanuel Macron,
29:31là comme ailleurs,
29:31une constance.
29:33500 000.
29:34Voilà.
29:34Pas plus,
29:35pas moins,
29:36sans compter évidemment
29:37les illégaux.
29:41Mais il faut voir
29:42la distribution.
29:44La distribution.
29:46Il n'y a pas qu'une donnée quantitative,
29:47il y a une donnée qualitative.
29:49Par exemple,
29:49cette année,
29:50on a reçu 18 000 Afghans
29:51qui viennent s'ajouter
29:52aux 100 000 Afghans.
29:53c'est-à-dire qu'en fait,
29:55quand vous écoutez
29:55Dominique Régnier,
29:57le remarquable directeur
29:57de la Fondapole,
29:58il avait dit
29:59en 2007,
30:01il y avait
30:011 000 Afghans
30:03en France,
30:04aujourd'hui 100 000
30:05et maintenant
30:06ce sont 18 000.
30:07etc.
30:08C'est-à-dire des gens
30:09qui n'ont absolument
30:10rien de commun
30:11avec notre culture
30:12et notre civilisation.
30:13Je dis on nous ment.
30:18On nous ment sur les chiffres,
30:20mais pas que sur les chiffres.
30:21On nous ment sur les solutions.
30:25J'écoutais,
30:26je regardais l'autre jour
30:27M. Darmanin.
30:30C'est bien ce qu'il a dit.
30:31Il a dit
30:32il faut suspendre,
30:33c'est plus possible,
30:34etc.
30:34C'est marrant,
30:34tout à coup c'est soudain.
30:37Avant,
30:38quand j'avais fait ma pétition,
30:39ils disaient tous
30:40mais non,
30:41mais tout ça,
30:41c'est...
30:42Voilà.
30:43Pas tous.
30:44Il y a quand même eu
30:452 millions de signataires.
30:45Oui, oui,
30:46non mais je veux dire
30:46la classe dirigeante.
30:50L'élite.
30:51Les élites mondialisées.
30:53La nomenclature.
30:55L'oligarchie.
30:57Bref,
30:58les gens qui commandent.
31:00Et là,
31:01le problème,
31:02je voudrais lui dire gentiment
31:03à M. Darmanin,
31:05c'est pas la peine
31:05de raconter
31:06les beaux barreaux français.
31:07Vous faites tous,
31:07vous,
31:08tous les gouvernants,
31:09depuis des années,
31:09depuis 40 ans,
31:10vous nous mentez.
31:12parce que vous nous dites
31:13« Ouais,
31:13vous allez voir,
31:14nous,
31:14quand on va être au pouvoir,
31:15nous,
31:15la droite,
31:15quand on sera au pouvoir,
31:16etc. »
31:18Ils feront rien.
31:19Pourquoi ils feront rien ?
31:20Parce qu'ils ne seront plus
31:20les manettes.
31:22Les manettes,
31:23elles sont à Bruxelles.
31:25Un,
31:26ils ne toucheront pas
31:28aux frontières,
31:28d'ailleurs,
31:28ils ne le disent même pas,
31:30à cause du traité de Schengen.
31:31Or,
31:31si vous ne touchez pas
31:32aux frontières,
31:32ce n'est pas la peine.
31:33La vague arrive.
31:34Deuxièmement,
31:36le pacte asile-immigration
31:40va entrer en vigueur.
31:43C'est lui qui nous commande.
31:44Ce n'est pas nous
31:45qui commandez l'immigration.
31:46Ensuite,
31:46troisièmement,
31:47les directives.
31:48On va prendre l'exemple
31:49de la directive de 2003
31:50sur le regroupement familial.
31:52Ce n'est plus nous,
31:52ce n'est pas nous.
31:53Et les tribunaux appliquent tout ça.
31:55Ensuite,
31:55la directive de 2008
31:56sur le retour,
31:57ce n'est pas nous,
31:58c'est Bruxelles.
32:00Ensuite,
32:01la CEDH,
32:02on avait failli en parler.
32:03La CEDH,
32:04il y a un article 3,
32:05un article 8
32:07dans la Convention
32:07des droits de l'homme
32:08qui fait qu'on ne peut pas
32:09envoyer un clandestin
32:12chez lui
32:12à cause des mauvais traitements
32:13éventuels
32:14qu'il va subir.
32:16Et d'ailleurs,
32:16il le sait,
32:17Darmanin,
32:17puisqu'il en a été victime
32:18avec quelqu'un
32:19qu'il voulait reconduire
32:21en Tchétchénie.
32:23Et puis l'article 8
32:24qui donne le droit
32:25au regroupement familial
32:26pour tout étranger
32:29qui fait qu'il y a un maire
32:31en ce moment
32:31qui doit payer
32:33sa dette.
32:35Le maire de Chessy.
32:36Oui,
32:36parce qu'il ne veut pas
32:37marier un OQTF
32:38en situation irrégulière.
32:41Voilà.
32:42Donc,
32:42on nous ment
32:43sur les chiffres,
32:45on nous ment
32:45sur la réponse.
32:48Donc,
32:48ils ne feront rien.
32:50Parce que,
32:51pour faire quelque chose,
32:52il faut sortir
32:52de l'Union européenne.
32:54Il faut dire
32:54à Van der Leyen
32:55ciao.
32:58Fortune.
33:00Et ensuite,
33:02j'ai le moins bien fait
33:03que...
33:04Vous avez un meilleur
33:06accent italien.
33:07Ah oui,
33:08j'avais pas compris.
33:11Ah,
33:11c'était Emmanuel Macron.
33:12bien sûr.
33:13Ah oui,
33:13non mais je ne dis pas
33:14que...
33:14J'en suis le jeune homme.
33:15Non mais oui,
33:15mais attendez,
33:16j'avais pas compris,
33:16je pensais qu'il parlait
33:17en allemand.
33:18L'Espagne,
33:19il est sur les réseaux sociaux
33:19en fait.
33:21Ok,
33:21allez.
33:22Ah oui,
33:22pardon,
33:23excusez-moi,
33:23je n'avais pas compris.
33:25Champion,
33:25mon frère.
33:26Bon,
33:27alors,
33:27le...
33:30On peut sortir
33:30de l'Union européenne,
33:31vous avez dit.
33:31Oui.
33:32Alors,
33:32troisième mensonge,
33:34c'est pas fini.
33:36Il y en a quatre.
33:38Ça vaut le coup
33:39de m'écouter jusqu'au bout
33:39parce que le quatrième,
33:40il est gratiné.
33:41Ok.
33:42Mais le troisième
33:42n'est pas mal non plus.
33:44Vous remarquerez,
33:45nos hommes politiques,
33:46ils nous expliquent tous
33:47la menace,
33:49la menace.
33:50Alors,
33:50il y a
33:50toutes sortes de menaces,
33:52vous remarquerez.
33:53Il y a la menace
33:53des réseaux sociaux.
33:56Ça,
33:56ça veut dire
33:57que les opposants
33:57s'expriment
33:58sur les réseaux sociaux,
33:59il faut les faire taire.
34:00Peut-être,
34:00on en parlera.
34:04J'espère
34:05qu'on aura le temps
34:05d'en parler.
34:07Ça,
34:07c'est gratiné.
34:08Ensuite,
34:09il y a la menace,
34:10la menace russe.
34:11Ah,
34:12Poutine va nous envahir.
34:13Il faut préparer
34:14les familles
34:15à envoyer les soldats.
34:16L'amiral Mandon,
34:18le fameux.
34:20Ensuite,
34:22l'apôtre
34:22de la chair à canon,
34:24c'est envoyer
34:24nos enfants en Ukraine.
34:25Ensuite,
34:27il y a la menace
34:28maintenant américaine.
34:29Maintenant,
34:29ça y est,
34:29on va au Groenland,
34:30on devient groenlandais.
34:32Et vous avez vu,
34:33Groenlandais,
34:33on dit,
34:34on défendra
34:34l'intégrité territoriale
34:36du Groenland,
34:37on défendra
34:37la souveraineté
34:38du Groenland,
34:39on défendra
34:40l'indépendance.
34:41Mais c'est dommage
34:42qu'il ne soit pas
34:43président du Groenland.
34:45Mais j'aimerais bien
34:45qu'il dise la même chose
34:46pour la France.
34:47L'intégrité de la France,
34:49territoriale,
34:50l'indépendance,
34:51la souveraineté.
34:52Voilà.
34:52Donc,
34:54la menace climatique,
34:56d'où le pacte vert,
34:57etc.,
34:58les éoliennes,
34:58etc.
34:59La menace,
35:00elle est partout,
35:01sauf la menace existentielle.
35:04La menace existentielle,
35:06c'est celle qui touche
35:06au pronostic vital.
35:08C'est quoi le pronostic vital ?
35:09C'est simple,
35:10ça tient en deux chiffres.
35:12Dans 30 ans,
35:12l'Union européenne
35:13va passer de 550 millions
35:16à 480 millions d'habitants.
35:18Et dans 30 ans,
35:21l'Afrique
35:21sera passée,
35:23va passer de
35:241 milliard
35:27400 millions
35:28d'habitants
35:29à 2 milliards
35:30800 millions.
35:31Bon,
35:31ben voilà,
35:31la messe est dite.
35:33Il est là,
35:34le problème.
35:35Elle est là,
35:35la menace existentielle.
35:37Mais ça,
35:38personne ne veut
35:39en parler
35:39dans le milieu politique.
35:42Enfin,
35:42donc,
35:42j'arrive à la quatrième,
35:44quatrième mensonge.
35:45Le quatrième mensonge,
35:49c'est sur la portée
35:50de cette immigration invasive.
35:55C'est qu'en réalité,
35:56on ne veut pas nous dire
35:58qu'il s'agit
36:00d'un populicide.
36:02Je reprends l'expression
36:03et le titre de mon livre.
36:06Qu'est-ce qu'un populicide ?
36:07J'ai retenu
36:08la définition
36:09d'Emme Césaire.
36:10C'est un génocide
36:12par substitution.
36:13La substitution d'un peuple
36:15avec l'effacement
36:16du peuple originel.
36:18C'est-à-dire qu'en fait,
36:18on est en train
36:19de fabriquer,
36:20sous nos yeux,
36:21sans que personne
36:21ne réagisse ou presque,
36:23un non-peuple
36:24avec une non-identité,
36:26une non-histoire,
36:27des non-racines.
36:29Un non-peuple.
36:31On est en train
36:32d'organiser le face-à-face
36:33des errants.
36:36Alors,
36:36il y a deux sortes d'errants.
36:38Il y a
36:38le migrant
36:41et l'homme global.
36:42On a fabriqué
36:43une société
36:44de déracinés,
36:45les déracinés
36:45de l'extérieur,
36:46les déracinés
36:47de l'intérieur.
36:48Et moi,
36:49je vais vous dire
36:49quelque chose.
36:51Quelque chose
36:52qui me poursuit
36:53et que j'ai en tête
36:55du matin au soir
36:56et qui fait que
36:59je suis là
37:01ce soir
37:03encore
37:04avec vous
37:06pour tirer
37:07la solide
37:08d'alarme
37:08de manière
37:10machinale
37:11et désespérée.
37:16Je vais vous dire
37:16quelque chose.
37:18Dans toutes les sociétés
37:19qui vont vers
37:20l'épuisement,
37:23il y a
37:23le temps
37:24des morts
37:24et le temps
37:25des vivants.
37:26Mais entre les deux,
37:28il y a le temps
37:29des morts vivants.
37:30Nous y sommes.
37:31On a parlé
37:32de la question
37:32migratoire
37:33avec les chiffres
37:34qui ont été dévoilés
37:35cette semaine.
37:36Il faut parler aussi
37:37de la priorité
37:38des Français
37:38qui est la sécurité.
37:40Là aussi,
37:41les chiffres sont tombés
37:42cette semaine.
37:43Et certains
37:44sont vertigineux.
37:45Je pense par exemple
37:46aux violences physiques
37:47qui ont augmenté
37:49de 70%
37:50en l'espace
37:51de 10 ans.
37:52Et qui est en première ligne ?
37:54Ce sont bien sûr
37:55les forces de l'ordre.
37:56Les forces de l'ordre
37:57qui ont pour la première fois
37:58ont décidé
37:59de dénoncer
38:00la vétusté
38:01des commissariats,
38:02des logiciels obsolètes
38:03ou la crise
38:04de l'investigation.
38:05Les policiers appellent
38:05samedi
38:06à une marche citoyenne.
38:08Et en parallèle
38:09de cela,
38:10je ne suis pas sûr
38:11que vous l'ayez vue
38:11ou entendue
38:12cette séquence.
38:14Jeudi 29 janvier,
38:16lors d'une manifestation
38:17de la Haute École
38:18des Arts du Rhin
38:18à Mulhouse,
38:19des étudiants
38:20ont détruit
38:21une sculpture en carton
38:22figurant une voiture
38:23de police nationale
38:24à coup de bâton.
38:25Des élèves ont ensuite
38:26lu des messages
38:27déshonorant
38:28l'action des forces de l'ordre.
38:30Je vous propose
38:30qu'on voit
38:30et qu'on écoute
38:31attentivement
38:32cette séquence.
38:32Et je vous propose
38:52d'écouter Fabien
38:53Van Damerli
38:54qui est le secrétaire général
38:55du syndicat Alliance
38:56qui est en première ligne
38:57pour cette mobilisation citoyenne.
38:58Le pays va très mal
39:02et c'est ce qu'on essaye
39:03de dire haut et fort
39:05par rapport à une situation
39:06que connaissent
39:06les policiers
39:07sur le terrain
39:07tous les jours.
39:08Donc on appelle
39:09la population
39:09à nous aider.
39:11Malheureusement,
39:12surtout dans une prise
39:13de conscience,
39:14il faut avoir
39:16une vision globale
39:17de la situation.
39:18Aujourd'hui,
39:18le policier ne peut plus
39:19travailler
39:20comme il devrait travailler.
39:22Il y a une impunité
39:23grandissante,
39:24une insécurité
39:25omniprésente,
39:25vous avez un manque
39:26d'effectifs,
39:27vous vous retrouvez
39:28dans une situation
39:28dangereuse tous les jours,
39:30vous interpellez
39:30des individus
39:3110, 20, 30 fois
39:32et au final,
39:33ils sont encore
39:34à nouveau dehors.
39:35Vous avez une clémence
39:36globale de la justice
39:39parce que c'est un état
39:39de fait et il suffit
39:41de faire le constat
39:42tous les jours.
39:43Donc qu'est-ce
39:44qu'il nous reste ?
39:44Il nous reste deux choses.
39:46Soit le gouvernement
39:47prend conscience
39:48de la situation
39:48mais maintenant,
39:49on commence à douter
39:50parce que vu le long
39:51de l'année où il est là,
39:52il aurait peut-être
39:52pu le faire avant.
39:54Soit la population
39:55est avec sa police
39:56d'après sondage,
39:57c'est tout à fait ça
39:58et elle est derrière
39:59sa police
39:59sur sa grande majorité
40:00et là,
40:01dans ces cas-là,
40:01à elle de le montrer
40:02qu'il faut soutenir
40:03la police
40:03pour qu'elle soit
40:04considérée,
40:05respectée
40:05et si on est considérée
40:07et respectée demain,
40:08ça sera une France
40:08plus sécurisée
40:09tout simplement.
40:10Geoffroy Lejeune.
40:11Alors on a parlé
40:12des chiffres de l'immigration
40:13qu'on a eu cette semaine
40:14mais on a aussi eu
40:14ceux de la délinquance.
40:16Si on prend juste
40:16les agressions physiques,
40:17on a recensé
40:18473 000 faits
40:20en 2025,
40:21c'est une augmentation
40:22de 70%
40:23en 9 ans.
40:24À l'aune de ces chiffres,
40:26Philippe,
40:26que pensez-vous
40:27du cri de colère
40:28ou de désespoir
40:29du dernier rempart
40:29de la République ?
40:30D'abord,
40:31il faut le mettre
40:31en perspective.
40:33Je me souviens
40:33quand j'étais petit,
40:34mon père m'a dit
40:3413 mars 58,
40:36retiens bien la date,
40:37c'est la fin de la République,
40:39la 4ème République.
40:41Pourquoi ?
40:42Parce que les policiers
40:43sont dans la rue.
40:43Il me dit
40:44quand les policiers
40:44sont dans la rue
40:45et qu'ils font appel au peuple,
40:46ça veut dire
40:47que c'est fini pour le régime.
40:48Et en fait,
40:49à l'époque,
40:49c'était la lutte
40:50contre le terrorisme,
40:51le FLN,
40:52mais le terrorisme.
40:54Vous allez voir la parenté.
40:55Il y avait l'impuissance
40:56du Parlement
40:56et il y avait
40:57l'impuissance
40:58de l'autorité régalienne.
41:01Alors,
41:01pour répondre
41:01à votre question,
41:02en fait,
41:02qu'est-ce qu'ils disent
41:03les policiers ?
41:03Ils disent trois choses.
41:04Ils disent
41:04il n'y a plus
41:05un seul endroit
41:06où on est tranquille,
41:09il n'y a plus de justice
41:11et il n'y a plus
41:11d'autorité régalienne.
41:13Alors,
41:13il n'y a plus d'endroits
41:14où on est tranquille,
41:16c'est-à-dire qu'en fait,
41:18c'est la faillite
41:19du modèle
41:20du vivre ensemble
41:22que les hommes politiques
41:23ont porté
41:23pendant 50 ans.
41:26C'est la faillite
41:26d'une vision
41:27politique
41:29de tous ces hommes politiques
41:31qui n'ont pas vu
41:34le réel,
41:35qui n'ont pas vu
41:35qu'on a changé
41:37complètement de société.
41:38On est passé
41:39d'une société,
41:40celle de mon enfance,
41:41qui était homogène
41:41avec ses codes,
41:42avec ses capillarités,
41:43ses voisinages,
41:44à une société
41:46fracturée,
41:47multifracturée,
41:48multiconflictuelle,
41:50une société tribale
41:51de pré-guerre civile.
41:54Ensuite,
41:55la question
41:55de la justice.
41:57Personne ne veut voir
41:58qu'il faut remonter
41:59à la source,
42:00sauf Georges Fenech,
42:01qui avait dit ça
42:02très bien récemment.
42:04La défense sociale nouvelle,
42:06je fais court,
42:07mais en fait,
42:08aujourd'hui,
42:09surtout avec
42:10Belloubet,
42:11le droit pénal
42:16a pour but
42:18la réadaptation sociale
42:19du délinquant.
42:22C'est-à-dire,
42:22ce n'est plus la punition.
42:24C'est d'actualité.
42:25C'est-à-dire qu'on dit
42:26non, non,
42:27c'est l'inversion
42:28victimaire.
42:30Pour un peu,
42:31celui qui a fauté,
42:35on le réhabilite
42:36parce que
42:38c'est comme ça.
42:39Donc c'est l'ambiance
42:40et la défense sociale
42:40nouvelle,
42:41c'est Bad Inter,
42:42c'est Belloubet,
42:43c'est Taubira
42:44et tous les autres.
42:46Et cette inversion
42:46victimaire,
42:48elle est mortelle
42:49pour la société
42:50parce qu'on ne sait plus
42:51où est le bien
42:51et le mal.
42:54Et finalement,
42:56les décisions de justice
42:57sont considérées
42:58comme laxistes
42:59et quand elles ne sont pas
43:00laxistes,
43:01on ne les applique plus.
43:02Donc la société
43:03paravolo.
43:06Et enfin,
43:07c'est l'autoritaire
43:08égalienne.
43:09l'autoritaire égalienne,
43:11ça veut dire qu'en fait,
43:12on a un président
43:13de la République
43:13qui a dit
43:14chez vous
43:15à l'époque
43:16avec Louis Dragnel,
43:18je vous fais la promesse
43:19qu'il n'y aura plus
43:20un seul
43:20au QTF
43:21dans l'année.
43:23Il n'a pas tenu
43:24sa promesse.
43:25Il a dit
43:26une chose
43:26que vous aviez relevé,
43:27la société de vigilance.
43:29C'est-à-dire que c'est à vous,
43:31compte tenu de l'impuissance
43:31de l'État,
43:32c'est à vous
43:32à faire attention en gros.
43:33Faites attention,
43:34retournez-vous,
43:35etc.
43:35Voilà.
43:36Et il y a pire que ça.
43:38C'est que les policiers,
43:40vous vous rendez compte,
43:41ils savent,
43:42ils savent
43:42ce que le Conseil constitutionnel
43:44a fait.
43:45Et moi,
43:46j'ai dans ma mémoire,
43:48jusqu'à la fin de mes jours,
43:49un souvenir,
43:50une dame en pleurs,
43:53la maman de Philippines
43:55qui me dit
43:56vous avez vu ce qu'ils ont fait,
43:56le Conseil constitutionnel ?
43:58Ils ont refusé
44:00d'allonger
44:00le délai de rétention
44:01pour les délinquants
44:02criminels au QTF.
44:04C'était le 7 octobre
44:06dernier.
44:08Le 7 octobre 2025.
44:10Voilà.
44:10Et donc,
44:11en fait,
44:12le sentiment qu'on a,
44:13c'est que ce fameux
44:14État de droit
44:15ne protège plus
44:17nos enfants.
44:18Il protège
44:19ceux qui tuent
44:21nos enfants.
44:22Donc,
44:22nous sommes de tout cœur
44:23avec les policiers.
44:26Mesdames,
44:27Messieurs les policiers,
44:29vous êtes les derniers
44:30remparts.
44:32Vous êtes la France.
44:34Philippe Devilliers,
44:36et je pense aux téléspectateurs
44:37qui voient apparaître
44:38le message
44:38de Boilem Sansal
44:40à Philippe Devilliers,
44:40on va le découvrir
44:41en fin d'émission.
44:43Un mot sur un livre
44:45que vous souhaitiez
44:45vous arrêter
44:47un instant sur ce livre,
44:49celui de Marion Maréchal
44:50qui était l'invité
44:51ce vendredi matin
44:52de Pascal Praud
44:53dans l'heure des pros.
44:55Si tu te sens,
44:56Le Pen,
44:57pourquoi souhaitiez-vous
44:58vous arrêter un instant
45:00sur le livre
45:01de Marion Maréchal ?
45:02Parce que c'est un livre
45:03qui est émouvant,
45:05que je recommande
45:05parce qu'il est émouvant.
45:07Elle raconte sa naissance,
45:08elle dit que c'était
45:09un accident, etc.
45:10Elle raconte des choses
45:10étonnantes
45:11avec beaucoup de sincérité,
45:13beaucoup de force
45:14et une très belle plume.
45:17Ensuite,
45:18elle se revendique
45:18comme héritière,
45:19ça,
45:19ça me fait plaisir.
45:22Elle est héritière
45:23et elle dit,
45:24oui,
45:24mon grand-père a fait des erreurs,
45:25mais il y a eu deux anticipations.
45:28La première,
45:28c'est l'immigration,
45:29c'est le premier
45:30qu'a vu
45:30et qu'a dit.
45:32Et ensuite,
45:33l'eurofédéralisme,
45:34c'est le premier
45:35qu'a dit
45:35et qu'a vu.
45:38Et puis,
45:38ce n'est pas qu'une héritière,
45:39c'est une combattante.
45:40Et là,
45:40c'est ça qui est intéressant
45:41dans ce livre,
45:42c'est qu'en fait,
45:42elle montre
45:43pourquoi les combattantes,
45:45c'est indépendant
45:46de sa volonté.
45:48Donc,
45:48elle ne cherche rien,
45:49en fait.
45:50Simplement,
45:51elle est combattante.
45:51le courage
45:56lui vient
45:57naturellement
45:58parce qu'elle est combattante
45:59comme arrière,
46:01arrière,
46:01arrière,
46:02petite fille
46:03de marin-pêcheur
46:04qui fait ce qu'il a à faire.
46:07Il pêche du poisson.
46:08Et elle,
46:09ce qu'elle a à faire,
46:10c'est sauver la France.
46:12C'est pas mal.
46:13Bonne lecture.
46:14Philippe De Villiers,
46:16la semaine dernière,
46:17vous aviez interpellé
46:18Jean-Luc Mélenchon.
46:20On a commencé l'émission
46:21par cette thèse
46:24qu'il épousait désormais
46:25du grand remplacement.
46:28Il en a remis
46:29une petite couche.
46:30Je vous propose
46:30d'écouter
46:30Jean-Luc Mélenchon
46:32qui va encore plus loin
46:33que la semaine dernière.
46:35Écoutez.
46:37J'ai été accusé
46:38par M. Guénaud
46:39de vouloir supprimer
46:41et la langue française
46:42et le peuple français.
46:44Ma situation
46:44s'est depuis aggravée
46:45comme vous le savez
46:46puisque j'ai osé
46:48faire remarquer
46:49que le grand remplacement
46:50s'opérait à chaque génération
46:51et que c'était bien dommage
46:53qu'ils ne veuillent pas mourir
46:54mais tout le monde
46:55y est condamné.
46:56La probabilité
46:56que la génération suivante
46:58soit très créole
46:58et très mélangée
46:59est tellement grande
47:00qu'on peut dire
47:01qu'ils ont perdu la partie.
47:02Et je le redis
47:03à tous ceux
47:04qui vivent dans l'angoisse
47:05du grand remplacement
47:06vous avez perdu.
47:08Et en parallèle
47:09de ce discours
47:09de Jean-Luc Mélenchon
47:11chose promise,
47:12chose due,
47:12on va découvrir
47:13ensemble
47:14le message
47:15que vous a adressé
47:16Boilem Sansal.
47:17Mon cher Philippe,
47:18mon ami,
47:19je parle ce soir
47:20le cœur serré
47:21et l'âme en éveil
47:22avec la gravité
47:23de ceux qui savent
47:24ce qu'ils doivent
47:24à une nation.
47:26La France m'a tout donné,
47:27une langue qui pense,
47:28une littérature qui éclaire,
47:30une civilisation
47:31où la liberté
47:32s'apprend
47:32dans la beauté
47:33et la durée.
47:34Je la retrouve aujourd'hui
47:36affaiblie,
47:37inquiète d'elle-même
47:38comme si elle hésitait
47:39à reconnaître
47:39son propre visage.
47:41Cet affaiblissement,
47:42ce désarroi
47:42n'ont rien
47:43d'un accident
47:43de l'histoire.
47:44Il procède
47:45de décisions,
47:46de renoncements,
47:47de politiques
47:47qui ont rompu
47:48le fil
47:49de la continuité nationale.
47:51L'histoire nous l'enseigne,
47:52les peuples ne meurent
47:53que lorsqu'ils consentent
47:55à l'oubli.
47:56Il est temps
47:56de choisir
47:57de nouveau
47:58la fidélité,
47:59la responsabilité
48:00et le courage politique.
48:02Cette foi
48:03en la France des Lumières,
48:04tu l'as
48:04enracinée en toi,
48:06on voudrait
48:07l'avoir
48:08poussée partout.
48:09Ce message
48:10est extraordinaire,
48:11Philippe Devilliers.
48:12Et à travers ce message,
48:13c'était l'apologue
48:15que vous souhaitiez
48:15aborder aujourd'hui
48:16pour notre émission
48:17parce que vous considérez
48:19que la France
48:19est méconnaissable.
48:22En fait,
48:23la France est méconnaissable,
48:24ça vient d'une phrase
48:24de Trump,
48:25l'Europe est méconnaissable.
48:28Et
48:28comme vous m'avez proposé
48:32de faire ça,
48:32la France est méconnaissable,
48:34je me dis
48:36qu'est-ce que je vais dire ?
48:38Puis finalement,
48:39finalement,
48:42ce message m'inspire.
48:44Le message
48:44de Boilem sans salve.
48:45C'est une coïncidence
48:46par rapport à Mélenchon,
48:48mais c'est la meilleure réponse.
48:50On a un franco-algérien
48:51qui répond
48:54à un sous-chien,
48:56comme on dit maintenant,
48:59Mélenchon,
49:00français de souche.
49:01Il y en a un
49:01qui est plus français
49:02que l'autre
49:03dans ses sentiments.
49:04Mélenchon qui dit
49:05c'est fini cette France-là,
49:06il faut la liquider.
49:08Et tant pis pour les angoissés
49:09dont je suis.
49:11Ceux qui ont l'angoisse,
49:12c'est une France
49:13qui va mourir.
49:15Et on a le franco-algérien
49:16qui dit
49:17non,
49:17vous n'allez pas toucher
49:18à la France.
49:20C'est magnifique.
49:22C'est l'ordre
49:23français de désir.
49:24si on avait,
49:28si les hommes politiques
49:30avaient
49:30l'intuition,
49:33l'instinct
49:34de dire
49:35à tous les français
49:36qui sont là
49:37depuis peu de temps,
49:39soyez des français de désir
49:40comme Boilem sans salle.
49:42Parce que moi,
49:43je crois à l'exemplarité.
49:44Oui.
49:46L'exemplarité.
49:48Vous,
49:48vous êtes exemplaire.
49:49C'est pour ça
49:50que vous êtes là.
49:50Et donc,
49:53quand on a le culot
49:54de parler au français,
49:55il faut être impeccable.
49:59Alors maintenant,
50:00je vous réponds.
50:03Oui,
50:03la France,
50:04elle est
50:04méconnaissable.
50:07Parce qu'en fait,
50:08elle est victime
50:09de
50:10deux
50:11populicides.
50:12populicides.
50:14Le premier,
50:15c'est un populicide
50:15démographique.
50:17C'est la dénatalité
50:19galopante
50:19du no-kid
50:21qui conduit
50:22au monde
50:24auto-genré
50:27et à l'homme
50:30auto-engendré
50:31et devant nous
50:33avec le transhumanisme
50:34face à l'immigration
50:37invasive.
50:40Donc,
50:41plus d'enfants chez nous,
50:42les enfants qui arrivent
50:42de l'extérieur.
50:43Donc,
50:44la messédite,
50:46c'est un changement
50:46de population.
50:47Il a raison.
50:48Factuellement,
50:49il a raison,
50:51Mélenchon.
50:53Petite parenthèse,
50:54quand Éric Zemmour
50:55disait ça,
50:55qu'est-ce qui se prenait
50:57dans la gueule.
51:00Et maintenant,
51:01c'est Mélenchon
51:01et tout le monde
51:02trouve ça bien.
51:04Voilà.
51:05Ce qu'il faut,
51:06quand on balance un mot,
51:08il faut le décontaminer.
51:09Et pour ça,
51:10il faut l'envoyer
51:11à gauche
51:11pour qu'il revienne
51:12à droite.
51:14Et maintenant,
51:14qu'on peut l'utiliser,
51:16j'utilise
51:17le grand remplacement.
51:18Mélenchon veut
51:19le grand remplacement.
51:20Vous n'avez pas attendu.
51:21Pardon ?
51:22Vous n'avez pas attendu.
51:23Oui,
51:23je n'ai pas attendu.
51:24C'est vrai.
51:25Je reconnais.
51:26Et alors,
51:27le deuxième populistique,
51:28c'est le populistique
51:28anthropologique,
51:29c'est le pire.
51:31Pourquoi ?
51:32Parce que
51:33c'est la fin
51:37de la matrice
51:39anthropologique
51:40des chrétientés
51:43flageolantes.
51:44Malraux disait,
51:47Malraux disait,
51:48une civilisation
51:52n'existe pas
51:54si elle ne s'adose pas
51:55à une religion.
51:56Or,
51:57il se trouve que,
51:58bon,
51:59on a tous honte
52:01de le dire,
52:02mais il se trouve
52:03que la civilisation française,
52:05elle est adossée
52:06à la religion chrétienne.
52:09Or,
52:09la religion chrétienne
52:10est en train
52:12de s'effacer progressivement.
52:13J'en veux,
52:14pour preuve,
52:16les indices donnés
52:17par Jérôme Fourquet,
52:18vous vous souvenez.
52:19Et il donne
52:20trois indices,
52:21me semble-t-il.
52:22D'abord,
52:22le choix du prénom.
52:24Il y a 30 ans,
52:25il y avait
52:2630%
52:28des filles
52:29qui portaient
52:32le prénom
52:32de Marie.
52:33aujourd'hui,
52:340,01%.
52:36C'est tout dire.
52:39Deuxième indice,
52:41le choix
52:42de la sépulture.
52:44Aujourd'hui,
52:4440%,
52:45bientôt 50%,
52:46des chrétiens
52:48se font incinérer.
52:52Donc,
52:53la résurrection
52:53des corps,
52:54tout ça,
52:54bon.
52:55Et enfin,
52:56le troisième,
52:58c'est l'actualité,
52:59c'est le choix
53:00de la mort
53:00ou de la vie.
53:01notre société
53:03a choisi la mort,
53:05la mort du petit
53:06et bientôt
53:07la mort du vieux.
53:10Et quand je vois
53:11le déchaînement
53:12hystérique
53:14de madame
53:15Yael Brown-Pivet,
53:16la présidente
53:17de l'Assemblée nationale
53:18qui trépigne
53:19et qui dit
53:20« Allez,
53:21vite,
53:21vite,
53:21vite,
53:21c'est quoi ?
53:22Vite,
53:22vite,
53:23vite ! »
53:23Mais qu'est-ce qui t'arrive ?
53:24Pour pouvoir
53:26tuer son prochain
53:27plus vite ?
53:29Parce que c'est ça
53:29dont il s'agit.
53:31C'est horrible.
53:33Et en fait,
53:34je vais vous dire,
53:35quand je vois tout ça,
53:37que je marche chez moi,
53:39dans la nature,
53:40je me dis
53:40mais je suis submergé
53:42par un sentiment,
53:43surtout en ce moment,
53:44un sentiment
53:44de vague à l'âme,
53:47un sentiment
53:48d'exil.
53:49Et le véritable
53:51exil,
53:52en fait,
53:52ce n'est pas
53:52d'être arraché
53:53à son pays,
53:54c'est d'y vivre
53:55et de ne plus rien
53:57ni retrouver
53:58de ce qui a fait
53:59qu'on l'a aimé.
53:59nous y sommes.
54:02Et pourquoi
54:02le sentiment
54:03de l'exil ?
54:04Parce que je vois bien,
54:05comme je vous,
54:08que la France
54:09est en train
54:09de perdre
54:09la mémoire,
54:11la mémoire vivante
54:12à travers ses enfants.
54:17J'ai écrit
54:17un livre
54:18qui s'appelait
54:18« Mémoricide ».
54:20Je reprends
54:20l'expression.
54:21La France vit
54:22un mémoricide.
54:24Qu'est-ce que ça veut dire ?
54:25Ça veut dire
54:25l'ablation
54:26de la mémoire
54:27d'un peuple.
54:28C'est ça
54:28un mémoricide.
54:29Ça veut dire
54:30une mémoire
54:34atrophiée
54:36qu'on ne transmet plus.
54:41Une mémoire pénitentielle
54:43quand la France
54:43décoloniale
54:44invite,
54:45appelle
54:45les enfants
54:46de France
54:47à battre
54:47leurs coulpes
54:48sur la poitrine
54:50de leurs aînés.
54:50et je dirai
54:54plus loin
54:55et c'est
54:57d'actualité.
55:00Une mémoire
55:00invertie,
55:02invertie
55:03par démoire
55:03le néologisme.
55:06Invertie,
55:06inversion
55:07où en fait
55:09tout est à l'envers.
55:10On appelle
55:11bien le mal,
55:12on appelle
55:13le mal
55:13le bien.
55:16Voilà.
55:18La mémoire.
55:19La France
55:19est en train
55:20de perdre
55:20la mémoire.
55:21Et un pays
55:22qui perd
55:22la mémoire,
55:23c'est comme
55:23l'Alzheimer
55:24pour un individu.
55:25C'est fini.
55:28Ensuite,
55:29la France
55:29est en train
55:30de perdre
55:30son charme,
55:32son éclat,
55:34sa grâce.
55:36L'esprit
55:36des vieux
55:37bourgs
55:38est parti.
55:39Et voici
55:40qu'apparaît,
55:41qu'émerge
55:41un nouveau pays
55:43qui donne
55:44congé
55:45aux
55:46anciens
55:48voisinages.
55:49en fait,
55:50quand on regarde
55:51bien les choses
55:51de près
55:52ou de loin,
55:56tout
55:56devient
55:59l'instant
56:00et la difformité.
56:03Dans les années
56:0460,
56:06c'est là
56:07que tout a commencé,
56:08sous prétexte
56:08de modernité,
56:09tout ce qui
56:15est fait
56:17de nouveau
56:17est d'une
56:21laideur
56:21accomplie.
56:24En fait,
56:25c'est la victoire
56:26de Le Corbusier
56:27avec sa
56:28machine
56:30à habiter,
56:31sa cité
56:32radieuse
56:32des armes
56:33concassées.
56:33l'architecture
56:35d'aujourd'hui
56:35oublie
56:38le principe
56:39de Plotin,
56:40l'architecte grec
56:41qui disait
56:41l'architecture
56:43c'est tout ce qui reste
56:44la pierre ôtée,
56:45ça veut dire
56:45un esprit,
56:46une âme.
56:48L'architecture
56:49d'aujourd'hui
56:50c'est l'empilement
56:51du vide.
56:54Regardez nos villes,
56:55regardez nos lotissements,
56:56regardez partout.
56:58C'est un concours
56:59de laideurs
57:00dans l'édissement.
57:00Et puis la nature
57:03a perdu ses attraits,
57:05elle est violentée,
57:06elle est balassée,
57:08elle est défigurée.
57:10Et j'irai plus loin
57:11pour conclure.
57:14La France,
57:17elle est en train
57:18de perdre son âme
57:19peut-être.
57:23Quand j'étais petit,
57:26en côtoyant
57:27les hautes figures
57:28de mon panthéon
57:29des allées
57:30qui avaient de la gouaille,
57:32qui avaient de la verbe,
57:33qui avaient l'humeur
57:34et la faconde,
57:36je voyais bien
57:38que la France
57:39était un principe spirituel.
57:42Et cette France-là,
57:43je l'ai goûtée
57:44comme une allégie.
57:46Je la regardais
57:47comme un être charnel,
57:49je l'embrassais
57:49comme un être charnel
57:51qui me raconte
57:53des histoires,
57:54qui mène des combats,
57:56qui enchaîne
57:57des exploits,
57:58qui revient
57:59du diable
57:59Vauvert
58:00et qui parfois
58:01s'effondre
58:02sous le poids
58:03du malheur
58:04comme une dame
58:05sans âge
58:05qui n'a plus
58:10qu'à sécher
58:11ses larmes
58:11pour avoir trop pleuré.
58:14Moi,
58:15comme beaucoup d'autres,
58:16j'ai cru que la France
58:17était une personne.
58:19Et je le crois encore.
58:20la grand-mère
58:23qu'on n'a pas eue,
58:25celle des contes
58:25qu'on n'a pas lus,
58:27celle des récits
58:28qu'on n'a pas connus.
58:29Et puis la voici
58:30qui s'effondre,
58:31la voici qui s'abîme,
58:32le grand affaissement,
58:34le grand abaissement
58:36et je dirais même
58:37le grand engourdissement
58:40qui précède la mort.
58:43La France est au bord
58:44de l'abîme,
58:44je sens le gouffre
58:45qui s'ouvre,
58:48elle se vaut autre
58:48par un moment
58:49et elle se vaut autre.
58:51Et alors,
58:53laissez-moi terminer,
58:56il y a un petit espoir,
58:58on la sauve,
58:59qu'on sauve
59:00le dépôt millénaire
59:01et pourquoi ?
59:02Pourquoi ce petit espoir ?
59:03Parce qu'on n'a pas le choix
59:05pour que nos enfants,
59:06nos petits-enfants,
59:07nos arrière-petits-enfants
59:08un jour puissent renouer
59:10avec les mélodies manquantes
59:14tramées
59:16dans l'étoile des songes.
59:19Un grand merci,
59:20Philippe Devilliers,
59:21mais depuis que je travaille
59:21avec vous,
59:22je connais cette boussole
59:23que vous avez,
59:24tout est perdu,
59:25tout est sauf.
59:26Votre apologue cette semaine,
59:27c'était donc
59:28la France est méconnaissable,
59:30votre apologue la semaine prochaine,
59:31ce sera comment retrouver
59:32la France,
59:34justement,
59:35et de retrouver ce
59:36tout est sauf.
59:37Merci à tous les deux,
59:38c'était un plaisir
59:39d'être avec vous,
59:40à dans un instant,
59:42bien sûr,
59:42pour l'heure des pros 2
59:43sur CNews.
59:45Restez avec nous.
59:45Sous-titrage Société Radio-Canada
59:48Sous-titrage Société Radio-Canada
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