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  • il y a 23 heures
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##MAGALI_BERDAH-2026-01-26##


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News
Transcription
00:00On vit pas dans la même France.
00:03Magali Perda sur Sud Radio, il est 20h04.
00:05Nous sommes en direct pour une émission exceptionnelle ce soir.
00:09On est la seule émission en France aujourd'hui en radio, grâce à Sud Radio,
00:14à pouvoir faire un débat tous les soirs du lundi au jeudi en direct
00:18entre les politiques et les influenceurs ou les personnalités publiques, les institutionnels.
00:23Alors, les politiques, qui ont un peu de mal des fois à communiquer un petit peu avec les gens,
00:28à se faire comprendre, à communiquer tout court, à fédérer.
00:32Et qu'on aime ou qu'on n'aime pas les influenceurs, on ne peut pas leur enlever le fait qu'ils arrivent à fédérer,
00:37qu'ils arrivent à réunir des dizaines, des milliers, des centaines de milliers,
00:41voire des millions de personnes sur leurs réseaux sociaux.
00:43Et donc, on s'est dit, pourquoi pas les faire échanger avec nos charmants politiques
00:47pour pouvoir essayer de mieux comprendre la politique et surtout de la rendre plus accessible, de la vulgariser.
00:52Ce soir, on ne pouvait pas passer à côté de ce débat sur la loi que nous a proposée Gabriel Attal
00:59qui interdirait les mineurs, les réseaux sociaux au moins de 15 ans.
01:03Est-ce que c'est une bonne ou une mauvaise idée ?
01:06C'est un sujet qui fait parler depuis des années et là, ça se rapproche.
01:09On rentre dans le concret puisque ça fait des années que tout le monde en parle,
01:12mais personne n'a jamais rien fait.
01:14Et là, concrètement, on a eu une première proposition de loi
01:17qui a visiblement été déposée ce matin par Gabriel Attal.
01:20Pour parler de ce sujet ce soir, on va recevoir qui d'autre ?
01:23Qui d'autre que Priska Thévenot, députée ensemble pour la République des Hauts-de-Seine,
01:27ancienne porte-parole du gouvernement et extrêmement proche de Gabriel Attal ?
01:31Qui de mieux qu'elle pour nous parler de ce sujet ?
01:36Elle est dans le taxi, elle arrive, on l'attend puisqu'elle est à l'Assemblée nationale.
01:38Elle vient juste faire sa petite pause ici avec nous sur Sud Radio, on a de la chance.
01:42Et elle va débattre avec Sonia Zarbatani qui est créatrice de contenu et entrepreneuse
01:47que je vais vous présenter.
01:48Et je suis accompagnée, comme chaque soir, de Mathias.
01:51Ça va Mathias ?
01:52Bonsoir. Tu vas bien Magali ?
01:53Et toi ?
01:53Est-ce que t'as passé un bon week-end ?
01:55Super. Malade, mais ça va.
01:57Qu'est-ce que t'as ?
01:58Comme tout le monde, on a tous chopé la crève.
02:02Antibiotiques et compagnie, mais on est là.
02:03Mais tu sais que tu parlais des candidats, des ministres, des sénateurs qui viennent.
02:09Et c'est vrai qu'à la fin de chaque émission, maintenant, ils font des TikTok avec les influenceurs.
02:12Exactement. On a des TikTokers, on a des influenceurs, des politiques qui se transforment en TikTokers.
02:18Et d'ailleurs, ils invitent les influenceurs à l'Assemblée.
02:20Exactement. On a eu quelques beaux rendez-vous à l'Assemblée nationale.
02:23On a créé des belles rencontres, on est très fiers de ça.
02:25Peut-être que Sonia, ce soir, va se faire inviter par Priska à l'Assemblée.
02:28Ah bah c'est possible.
02:29On va faire des TikTok ce soir.
02:30On va faire des TikTok.
02:33Alors, Sonia Zorbatani, tu es coach en développement personnel, tu es créatrice de contenu.
02:39Tu es suivie par des milliers de personnes sur les réseaux sociaux, des centaines de milliers de personnes.
02:44Combien tu as de followers à peu près ?
02:46Sur Instagram, 230 000.
02:49Ok. Tu as TikTok aussi ?
02:51Pas vraiment. J'ai, mais pas vraiment.
02:53C'est pas la plateforme que je poste quand même sur TikTok.
02:56J'ai l'infolettre, 110 000 personnes dans mon infolettre.
03:00J'ai des cours en ligne, je fais du person branding, une formation sur la finance décentralisée,
03:06une formation sur comment kiffer sa vie, oser, conférencière.
03:10On aime, on aime ça.
03:12Oui.
03:12Alors, je précise que Sonia est une influenceuse.
03:15Alors, pour tout vous dire, elle est née au Maroc.
03:18Oui, Asablanca.
03:19Partie du Maroc pour aller aux Etats-Unis.
03:21Pour retourner à Montréal en premier.
03:24Montréal en premier, Etats-Unis après.
03:25Oui, c'est là où je suis rentrée dans le développement personnel.
03:28À l'âge de 23 ans, devenu conférencière dans le marché américain.
03:31Et Re-Canada maintenant ?
03:33Re-Canada maintenant.
03:34Et là, tu es donc une influenceuse internationale.
03:36Je ne me considère pas.
03:38J'ai de l'influence, mais ce n'est pas ça que je fais dans la vie.
03:41Mais oui, je fais des conférences partout dans l'international.
03:43J'ai acheté un resort en République dominicaine.
03:46Donc, je fais des retraites en République dominicaine.
03:48On est en train d'acheter un autre resort.
03:50Entrepreneur, maman, femme.
03:54Ça, c'est l'évasion fiscale, ça s'appelle.
03:57Non, pas du tout.
03:58Pas vraiment, mais on s'amuse.
04:00Alors, tu es maman aussi.
04:02Tu as deux enfants.
04:03Deux enfants, trois beaux-fesses.
04:05Oh là là, ça fait une famille de cinq.
04:06De cinq.
04:07Wow, wow, wow.
04:08Et alors, toi, c'est bien parce que tu vas pouvoir nous apporter un petit peu ta vision en tant que maman.
04:13Absolument.
04:13Et en tant qu'influenceuse où tu exerces, entre guillemets, dans plusieurs pays.
04:20Donc, on aimerait avoir ta vision, justement, sur la France, sur ce qui se passe aujourd'hui en France.
04:25Est-ce que c'est une bonne idée ? Est-ce que c'est une mauvaise idée ?
04:27Et ça, ça nous intéresse.
04:31Alors, toi, à travers tes vidéos, tu fais des conseils concrets et tu as un discours hyper accessible.
04:37Tu abordes des thèmes essentiels comme l'estime de soi, la motivation, les relations, l'épanouissement personnel.
04:41Est-ce que tu as, voilà, tu as beaucoup, on entend beaucoup parler, tu vois, du Canada, car Donald Trump, il veut faire de ton pays, on va dire, un nouvel État des États-Unis.
04:53Comment vous le vivez, ça, au Canada ?
04:55Vous l'aimez bien, Trump ou pas ?
04:57Ça, c'est chaque personne.
04:58On demande à chaque personne, tu vas avoir un discours différent.
05:02Mais c'est très entertaining.
05:04À tous les jours, on a quelque chose de différent.
05:06Bonjour.
05:07Bonjour.
05:08Pris-caté, nous, bien d'arriver.
05:09Et donc, du coup ?
05:11Ouais, donc, le Canada, c'est un jour, allez, c'est les États-Unis, l'autre jour, c'est non, on sépare.
05:17Ouais, c'est très intéressant, mais...
05:20Ça vous fait peur ?
05:21Il n'y a rien qui me fait peur.
05:22Et Donald Trump, il fait peur aux Canadiens ?
05:23Peut-être, c'est très divisé.
05:26Mais non, j'ai pas peur.
05:29Alors, t'es souvent en France, hein ?
05:30Ouais.
05:31J'aime beaucoup, je vous aime beaucoup.
05:33C'est vrai ?
05:33Vraiment, vous m'avez comme ouvert, surtout c'est mon accent anglais et tout ça, mais j'aime beaucoup la France.
05:42Tout le monde m'a dit que non, pourquoi tu rentrais dans le marché français, dans le marché américain, il y a l'argent, les femmes parlent d'argent, l'entrepreneuriat, c'est ce truc.
05:49Mais je me dis, mais pourquoi est-ce qu'on n'inspire pas les femmes à oser, à être plus, à se dire, c'est fini, c'est compétition entre femmes.
05:56Pourquoi est-ce qu'on n'est pas des role models de femmes qui sont là pour vraiment s'élever et de parler d'argent dans une super belle façon.
06:04Donc, moi, je veux vraiment que les femmes, elles kiffent leur vie.
06:07J'adore venir en France.
06:09J'aime beaucoup.
06:11Et est-ce que la France, aujourd'hui, on est un petit peu...
06:13Alors moi, c'est ce que j'ai eu avec mon travail, tu vois, quand on travaille avec plein d'influenceurs.
06:18Moi, je bosse avec des influenceurs un peu dans le monde entier.
06:22Ils ont une certaine admiration pour les influenceurs français, parce qu'on est un peu les premiers à toujours être un peu novateurs, tu vois.
06:27Vous ?
06:28Oui, mais non.
06:29On est plutôt bien vus des pays...
06:32En fait, en France, si tu veux, les influenceurs, ils sont un peu mal vus à l'intérieur du pays, tu vois.
06:37Alors qu'à l'extérieur du pays, ils nous prennent plutôt comme modèle, parce qu'on est les premiers à avoir une loi pour les influenceurs.
06:42Tu vois, là, ce qui est en train de se passer avec la loi qu'a déposée Gabriel Attal, dont on va parler ce soir, pareil, c'est encore novateur, tu vois.
06:48Bon, on est le deuxième pays, je crois qu'il y a l'Australie qui l'a déjà fait, c'est le seul.
06:52Donc, et je vois souvent les pays autour de nous qui...
06:57Waouh, vous êtes français, vous êtes un exemple dans le monde de l'influence.
07:01Non, pas mon expérience du tout de ça.
07:03Ok, super.
07:04On a déboulé, c'est génial.
07:05Je ne sais pas.
07:07Moi...
07:07Non, vous êtes...
07:11Mais nous, on est dans le hard on AI, hard on monétisation.
07:14Pour nous, monétiser du contenu, faire du personal branding in a really big way.
07:19Tu sais, le marché américain n'est pas en train de regarder la France pour dire « waouh, quel exemple ».
07:23Non, vous êtes en retard.
07:26Mais il y a des belles opportunités, c'est pour ça qu'on est là.
07:28Mais non, on n'est pas en train de...
07:30Je ne sais pas, vous êtes en train de dire la même chose, si je me permets.
07:32Du coup, j'assiste un peu au débat et enchantée et ravie.
07:36Je vais te présenter après, quand même.
07:37Oui, mais en fait, je me permets parce que vous parlez de la monétisation, de faire de l'argent, etc.
07:42Et je pense que vous avez raison, on doit pouvoir parler de tout.
07:44Et plus tôt on en parle et plus facilement on éduque les uns et les autres de suite.
07:47Il ne doit pas y avoir de tabou à porter une ambition heureuse pour tout le monde et dès le plus jeune âge.
07:51En revanche, ce qu'on est en train de faire, nous, en France,
07:53ce n'est pas de dire que c'est sale, que ce n'est pas bien, qu'il ne faut surtout pas, etc.
07:57C'est plutôt d'avoir cet accompagnement et cette éducation.
07:59J'adore.
08:01Et en vrai, c'est complémentaire ce que vous dites.
08:02Absolument.
08:03Mais par contre, le mindset que nous, que ce soit Américains ou Canadiens,
08:08qu'on voit vers la France, que c'est très tabou pour vous de parler d'argent,
08:12pour vous de se montrer, d'oser.
08:15Et je le vois.
08:16Je le vois.
08:17Quand je viens ici, c'est très les femmes.
08:18Moi, mes clientes, j'ai énormément.
08:20C'est ça que je fais, c'est du personal branding.
08:22Et il me dit toujours, Sonia, mais je n'ose pas, je ne me sens pas confortable de montrer.
08:27Donc, il y a énormément encore de tabous qui sont là-bas.
08:30En fait, moi, si je peux me permettre, c'est qu'en France,
08:32il y a énormément de jalousie de la part des uns et des autres
08:35qu'aux Etats-Unis, ce qu'on remarque, il n'y en a pas du tout.
08:37Ça veut dire que tout le monde s'élève ensemble.
08:39Quand en France, quand il y a quelqu'un qui réussit,
08:41on va lui dire, elle a réussi parce qu'on va payer ta voiture.
08:44C'est pas une bonne mère.
08:45Si elle est là, peut-être qu'elle n'est pas avec ses enfants.
08:48La mentalité américaine, nous, si je vois une femme,
08:50moi, j'adore voir les femmes qui réussissent.
08:52J'adore, c'est mon truc favori.
08:54Mais je vais voir une autre femme qui réussit,
08:56je vais dire, j'adore, donne-moi ton cheat code.
08:58Comment est-ce que je peux apprendre de toi ?
09:00Non, je ne vais pas te critiquer que si tu es là à 20 heures,
09:03c'est-à-dire que tu n'es pas avec tes enfants,
09:04mais qui est avec tes enfants.
09:06Donc, pour nous, c'est une différente mindset
09:08de vraiment voir le succès
09:11et de voir d'autres femmes réussir.
09:13Et plus il y a de femmes qui réussissent,
09:15plus on peut inspirer les autres personnes
09:17à se dire, regarde, c'est possible pour toi aussi.
09:19Alors, en parlant de femmes inspirantes,
09:21moi, j'ai l'honneur de recevoir quand même ce soir Priska Thévenot.
09:24Merci d'être là, Priska.
09:25Franchement, je sais que tu es en timing, là, super laid.
09:29Désolée pour le retard, c'est à cause de ça.
09:30Non, non, apparemment, il y a eu un souci de taxi aussi.
09:31Il y avait encore des votes et tout à l'Assemblée.
09:33Mais merci d'être là.
09:35Alors, tu es une femme politique française engagée.
09:37Tu es élue députée de la 8e circonscription des Hauts-de-Seine.
09:41Depuis tes débuts au sein du mouvement Renaissance,
09:43tu as occupé des responsabilités très importantes,
09:46notamment porte-parole du gouvernement.
09:49Et tu as été secrétaire d'État chargée de la Jeunesse
09:53et du Service National Universel, également.
09:57Puis ministre déléguée chargée du Renouveau Démocratique.
10:01Ça va ?
10:01Tout va bien ?
10:02Tout va bien.
10:04T'incarre la nouvelle génération politique
10:05déterminée à faire entendre la voix des citoyens
10:08et à défendre les valeurs républicaines.
10:11Juste là, on est OK ?
10:11On est OK.
10:12Super.
10:12Alors, avant de passer au débat,
10:14je veux en faire apprendre.
10:16Moi, je te connais.
10:17On a fait des tournages ensemble.
10:18Donc, je ne vais pas mentir.
10:19J'adore Prisca.
10:20Moi, tout le monde le sait.
10:22Mais est-ce que tu peux nous dire, pour nos auditeurs,
10:25pourquoi tu as eu envie de te lancer en politique ?
10:27Si jeune, parce que tu es hyper jeune.
10:29Ah, merci de dire ça,
10:30parce que souvent, on me dit que je ne suis pas très jeune en politique
10:32dans la nouvelle génération qui arrive.
10:34Pourquoi j'ai envie de me lancer en politique ?
10:36Déjà, je ne vais pas mentir.
10:38Moi, je ne suis pas née,
10:38je n'ai pas grandi dans une famille
10:40où il y avait plein de politique autour de nous.
10:42On en parlait tous les jours.
10:44J'ai eu une enfance tout à fait heureuse,
10:46mais pas dans ces cercles-là et dans ces milieux-là.
10:49Et donc, moi, mon premier enjeu, quand j'étais petite,
10:51c'était de pouvoir vivre dignement de mon travail
10:54et donc pouvoir avoir de l'argent.
10:56Donc, je vous le dis franchement,
10:57et ce n'est pas une tare,
10:58on doit pouvoir porter des ambitions
10:59sans vouloir commencer à dire que ceci ou cela est sale.
11:03Une fois que j'ai gagné ma vie,
11:05que j'ai eu des jobs, etc.,
11:07c'est là que je me suis dit,
11:08en fait, j'ai pu faire tout ça grâce au pays dans lequel je suis.
11:12Parce que ce n'est pas donné à tout le monde
11:13d'être dans une rep dans le 93 à Stain.
11:15Et encore une fois, je dis que je n'ai pas une enfance malheureuse,
11:17mais du jour au lendemain,
11:19de se dire, en fait, je peux potentiellement essayer
11:21de m'acheter un petit appartement,
11:23vivre correctement.
11:25Et ça, je dois dire que je me suis dit à un moment,
11:27« Comment tu rends à ton pays ? »
11:29Et donc, je me suis posé cette question.
11:31Je ne l'ai pas fait toute seule.
11:32Je me l'ai supposé avec mon mari.
11:34Et puis, en fait, je me suis engagée en politique.
11:35Ça correspondait à peu près au moment
11:37où un certain Emmanuel Macron se lançait.
11:39Ça tombait plutôt bien.
11:41Et je me suis lancée.
11:42J'ai tout quitté.
11:42J'ai quitté mon job.
11:43Je me suis donnée à fond.
11:44J'ai été bénévole pendant 8 ans.
11:45pendant 6 ans et puis ensuite après député.
11:49Tout quitté sauf votre mari, quand même.
11:51Non, justement, non.
11:52Il m'a soutenue.
11:52Et en vrai, c'est ça aussi le truc.
11:54C'est qu'on parle beaucoup de pouvoir s'engager,
11:57de l'engagement féminin,
11:58qu'il soit entrepreneurial, politique, associatif,
12:00peu importe, plein de sujets.
12:02Mais c'est vrai que c'est important
12:02d'avoir aussi un cercle personnel proche
12:05et qui tient.
12:06Que ce soit des amis, la famille, mon mari.
12:08Je n'aurais jamais pu m'engager avec,
12:10à l'époque, mon deuxième avait 3 ans
12:12et mon deuxième avait 6 mois.
12:16Personne ne s'engage en politique
12:17avec des petits-enfants comme ça.
12:19Et jamais j'ai dû dire merci à mon mari
12:21parce qu'il gardait les enfants.
12:22Je n'ai jamais eu l'impression
12:24que je manquais à l'appel pour mes enfants.
12:27Au contraire, je pense que
12:28parce que j'étais épanouie
12:28et que je faisais ce que j'avais envie de faire,
12:30du coup, ça se passait bien aussi.
12:32Donc oui, je me suis engagée aussi
12:33pour rendre à mon pays,
12:34pour répondre à ta question de façon courte,
12:36pour rendre à mon pays ce qu'il m'avait donné.
12:37Et puis tu mets le doigt
12:38et puis en fait, tu continues.
12:40Alors, pour en revenir un petit peu au sujet,
12:43c'est bien parce que j'ai deux mamans
12:44sur ce plateau aujourd'hui.
12:45Deux mamans d'enfants de moins de 15 ans en plus.
12:47Je crois que tes enfants,
12:48ils ont moins de 15 ans.
12:49Et les tiens aussi.
12:51Du coup, en janvier 2026,
12:54la France a débattu et avancé
12:56vers l'adoption d'une loi
12:57souvent appelée la loi Attal.
12:58Est-ce qu'on peut l'appeler comme ça maintenant ?
13:00Ah, c'est la loi Attal.
13:01Ok, donc la loi Attal.
13:02On connaît Gabriel Attal.
13:04Je ne sais pas si vous connaissez Gabriel Attal.
13:06Tu connais Gabriel Attal ?
13:07J'ai fait mes devoirs.
13:10Alors, cette loi...
13:13Alors, Gabriel Attal, on le sait,
13:14s'y investit dans le harcèlement scolaire
13:17et dans le cyberharcèlement.
13:19Donc, cette loi qui vise à interdire
13:21l'accès aux réseaux sociaux aux mineurs
13:22de moins de 15 ans.
13:23Cette mesure s'inscrit dans une volonté
13:25de protéger la santé mentale
13:26et le développement des adolescents
13:28face aux risques associés
13:30à l'usage intensif des plateformes
13:32comme Instagram, TikTok ou Snapchat.
13:34L'objectif principal du texte
13:36est que cette interdiction entre en vigueur
13:38dès le 1er septembre 2026,
13:40donc cette année,
13:41avant la rentrée scolaire.
13:43Si le Parlement adopte définitivement
13:44le texte après son passage au Sénat,
13:47ça c'est ouf.
13:48Mais tu crois qu'il va y arriver,
13:49franchement, pour la faire passer
13:51pour le 1er septembre ?
13:52Il y a plein de choses qu'on avait dit.
13:54Si on regarde le parcours de Gabriel Attal
13:56qui a été porte-parole du gouvernement,
14:00je le redis pour donner du contexte,
14:02ministre de l'éducation nationale,
14:03ministre du budget,
14:04premier ministre de la France
14:05et aujourd'hui qui est le patron
14:07de la première famille politique en France
14:08et du groupe de députés
14:09à l'Assemblée nationale.
14:10Si on regarde son parcours,
14:11on lui a toujours dit
14:12ça sera difficile, c'est impossible,
14:14tu verras ou attends,
14:15on ne va pas trop vite, etc.
14:17Et je pense que c'est un des rares
14:18hommes politiques ou femmes politiques,
14:20personnalités politiques aujourd'hui en France
14:21qui refusent le statu quo,
14:23qui refusent l'immobilisme.
14:24Il y a un problème,
14:25il faut trouver une solution
14:26et il faut la mettre en place
14:27et ils se donnent les moyens de le faire.
14:29Je pourrais citer plein plein d'exemples
14:30la lutte contre la fraude
14:31quand il était au budget,
14:32la baïa et le respect de la laïcité
14:33quand il était à l'éducation nationale,
14:35la crise des agriculteurs
14:36quand il était à Matignon
14:37et là, un enjeu de société.
14:39Et c'est d'autant plus fort
14:40que c'est un jeune premier ministre dynamique
14:43qui dit qu'en fait,
14:43il y a un vrai sujet
14:44et il faut le dire.
14:46Le sujet, ce n'est pas de dire
14:47plus de réseaux sociaux du tout
14:48où il faut arrêter d'un coup, etc.
14:50Il faut dire qu'il faut accompagner
14:51comme plein d'autres sujets.
14:53Plein de sujets,
14:54quand on est parent, on le sait,
14:56nos enfants, on doit
14:57leur tenir la main au début
14:58puis après les laisser traverser tout seuls
15:00et puis après les regarder de loin.
15:02C'est ça l'éducation.
15:03Sauf que cette éducation-là,
15:04elle n'est pas possible
15:05sur les réseaux sociaux aujourd'hui
15:06parce qu'en fait,
15:07tout est ouvert tout le temps
15:08et qu'il n'y a aucun moyen de contrôle.
15:10Et de dire simplement
15:11c'est de la responsabilité des parents,
15:13oui,
15:14et les parents,
15:14ils n'ont pas besoin
15:14qu'on leur dise pour le savoir,
15:16je pense qu'on a besoin
15:17un peu d'accompagnement dessus
15:18et c'est ce qu'on est en train
15:18d'essayer de faire en ce moment
15:19à l'Assemblée nationale.
15:21Les débats se sont arrêtés à 20h
15:22et reprennent à 21h30
15:23pour avoir cette proposition de loi
15:25qui a priori fait consensus,
15:27tout le monde est à peu près d'accord
15:28et qui va avoir une démarche
15:30suivie aussi bien à l'Assemblée nationale
15:32qu'au Sénat
15:32pour une application au 1er septembre.
15:35Alors, on a vu aussi Emmanuel Macron
15:37se positionner ce week-end,
15:38je crois, en parlant aussi.
15:40Alors, je n'ai pas trop compris
15:41et je crois qu'on est tous un peu perdus.
15:42Si tu peux nous expliquer,
15:43je sais que tu expliques super bien.
15:44On a vu le Président de la République
15:46ce week-end, je crois,
15:47faire une vidéo sur Instagram
15:48en disant
15:49j'ai déposé un truc
15:52pour interdire les réseaux sociaux
15:53au moins de 15 ans.
15:54On voit Gabriel Attal ce matin
15:55qui dit
15:56j'ai déposé une loi
15:57et on le voit avec son papier,
15:58son projet de loi.
15:59Donc, du coup,
16:00qui a déposé cette loi ?
16:02Est-ce que c'est Gabriel Attal ?
16:03Est-ce que c'est Emmanuel Macron ?
16:05Qu'est-ce qui se passe ?
16:05Cette loi est déposée,
16:06il n'y a pas de problème de paternité
16:07sur le projet de la loi.
16:08Le plus important,
16:09c'est qu'elle soit mise en œuvre.
16:11Après, voilà.
16:11et qu'elle appartienne à la France, en fait.
16:14Cette loi,
16:14elle a été posée
16:15par Gabriel Attal
16:16avec tout un travail
16:17qui a été fait parlementaire,
16:18notamment par Laure Miller,
16:19une super députée
16:21qui est d'ailleurs
16:21en train de défendre
16:23à l'Assemblée nationale
16:24le texte.
16:25Et en fait,
16:26cette loi,
16:26avant d'arriver
16:27dans l'hémicycle
16:28à l'Assemblée nationale,
16:28elle passe par la Commission.
16:30Et la Commission a modifié cette loi
16:31et c'est pour ça que,
16:33en fait,
16:33c'était la responsabilité
16:34surtout des parents
16:36et des jeunes
16:36et là,
16:37on va faire porter
16:37la responsabilité
16:38surtout sur les plateformes.
16:39Et donc,
16:41ce dont a parlé Emmanuel Macron
16:43sur cette loi,
16:44c'est qu'il allait avoir
16:44un amendement
16:45du gouvernement
16:46pour justement
16:47aller dans ce sens-là
16:48dans le cadre de cette loi.
16:49Donc,
16:50il n'y a pas 25 lois.
16:50Il n'y en a qu'une seule
16:51qui va être modifiée
16:52par le gouvernement
16:53au regard d'un sujet
16:55que nous-mêmes,
16:56on porte.
16:56Donc,
16:56en fait,
16:57c'est une seule et unique loi.
16:58Il a piqué son annonce, quoi.
16:59For sure.
17:00For sure.
17:02For sure.
17:02For sure.
17:03Il lui a piqué son annonce.
17:04Je ne sais pas
17:04s'il lui a piqué son annonce.
17:05Manu,
17:05qu'est-ce que tu nous fais ?
17:07En vrai,
17:07le sujet le plus important,
17:08c'est quoi ?
17:09C'est que ça bouge.
17:10C'est que ça agence.
17:11Non, mais bien sûr.
17:11Et de toute façon,
17:14le président de la République
17:15est garant des institutions
17:16et à ce titre-là,
17:17il sait très bien
17:17que pour faire bouger les choses,
17:19il faut être à l'Assemblée nationale
17:20et poser la loi.
17:21Donc,
17:23for sure,
17:23c'est la loi de Gabriel Attal.
17:26For sure,
17:26c'est la loi de Gabriel Attal.
17:27Ce sera la réponse
17:28de Prisca Temno.
17:29Alors,
17:30du coup,
17:32est-ce qu'au Canada,
17:33on est d'accord
17:34que les réseaux sociaux
17:36sont complètement accessibles
17:37aux mineurs ?
17:38Oui,
17:38complètement accessibles aux mineurs.
17:39Et est-ce que toi,
17:40tu penses,
17:41en voyant un petit peu
17:42ça de loin,
17:43que c'est une bonne idée
17:44aujourd'hui
17:45d'interdire les réseaux sociaux
17:46au moins de 15 ans ?
17:47Moi,
17:48j'ai un côté
17:49très ferme là-dessus.
17:51Ma fille
17:52va avoir 13 ans.
17:53Elle est allée
17:54au secondaire.
17:56C'est la seule
17:57qui n'a aucun téléphone,
17:58aucun réseau social,
17:59la seule,
18:00dans sa classe
18:01et dans son grade.
18:02Et sa mère est influenceuse.
18:04Pourquoi ?
18:05Parce que je connais
18:05les dangers
18:06que les réseaux sociaux
18:07ont avec les enfants.
18:09Donc,
18:10oui,
18:10je peux être
18:11une bonne maman
18:12qui lui dit
18:12ne fais pas ça,
18:13ne fais pas ça,
18:13mais imagine
18:14si le Canada aussi
18:16prendrait
18:16cette initiative
18:18qui est énorme.
18:19Moi, vraiment,
18:20je vous...
18:21Genre,
18:21bravo.
18:22Amazing.
18:23Parce que
18:23ça rendrait les choses
18:25tellement plus faciles.
18:26Parce que oui,
18:26je peux avoir
18:27tous les bons coachings
18:28avec ma fille
18:28et t'inquiètes
18:29et tout ça.
18:30Par contre,
18:30tous ses autres amis,
18:31ils sont sur les réseaux,
18:32tous ses autres amis,
18:33ils ont des téléphones
18:34et tout.
18:35Donc,
18:35ça l'aide,
18:36même les parents.
18:37Ça l'aide les parents
18:38parce que ça nous dit,
18:39tu sais quoi,
18:39sois jeune,
18:40ta tête,
18:41elle n'est pas encore formée
18:42pour être capable
18:43de débattre
18:45ce dopamine rush
18:46qu'on reçoit
18:47dans les réseaux sociaux.
18:48Regarde,
18:48qu'est-ce que ça fait
18:48à des femmes
18:49qui sont...
18:50à des femmes
18:50de notre âge
18:51qu'elles sont en train
18:52de se comparer à l'autre.
18:54Maintenant,
18:54on veut nos filles
18:54de 12 ans
18:55qui se font comparer
18:56et ils ne réalisent pas
18:57les dangers
18:58des réseaux sociaux.
18:59Nous,
18:59on est dans ce milieu-là.
19:00Moi,
19:01je réalise que
19:01si je tag où je suis
19:02en ce moment,
19:03il y a quelqu'un
19:04qui va savoir
19:04exactement où je suis.
19:06Mais si ta fille
19:07et que tu n'as pas
19:07l'expérience
19:09dans les réseaux sociaux,
19:10elle,
19:10gentiment,
19:11elle est dans une fête
19:12à tag sa fête,
19:13bien là,
19:14tout d'un coup,
19:15les gens savent où tu es.
19:16Donc,
19:16l'harcèlement,
19:17le cyberbullying,
19:18la dopamine hit,
19:20la dépression,
19:21l'anxiety,
19:21c'est tellement des trucs...
19:22La dépression,
19:24j'aime, j'aime.
19:26J'aimerais beaucoup
19:27avoir plus de souties.
19:29Je fais de mon mieux.
19:30Mais dépression,
19:31dépression,
19:32et en plus,
19:32juste side note,
19:34tu sais que la France,
19:34vous prenez beaucoup
19:35de nos expressions
19:36en anglais
19:36et juste vous mettez
19:37un petit vibe français
19:39et nous,
19:40on fait plus d'efforts
19:40que vous.
19:41À Mondial,
19:42je veux juste vous dire,
19:43moi,
19:43dans les réseaux et tout,
19:44je fais beaucoup d'efforts
19:45pour essayer de parler français,
19:46c'est très compliqué,
19:47mais je fais l'effort.
19:48Mais je vais vous donner
19:48un exemple.
19:49Je vais faire alors
19:50le plan d'affaires
19:51et vous,
19:51vous comprenez rien,
19:52vous dites,
19:52mais le business plan,
19:54mais c'est un mot anglais.
19:55Après,
19:55il ne faut pas m'engueuler,
19:55je n'ai rien fait.
19:58Mais vous prenez
19:59beaucoup de nos mots
20:00en anglais
20:01et vous faites
20:01un petit twist de soupe
20:03et là,
20:03vous dites que c'est en français.
20:04On aime bien,
20:04ça joue un peu américain
20:05de temps en temps.
20:06C'est cute,
20:07mais nous,
20:07on fait beaucoup d'efforts.
20:09Alors,
20:09est-ce que vous ne pensez pas,
20:11et là,
20:11je m'adresse à Priska,
20:13qu'est-ce que tu réponds
20:14à ceux qui disent
20:15qu'interdire les réseaux sociaux
20:16au moins de 15 ans,
20:17est-ce que c'est une vraie protection
20:18ou est-ce que c'est plutôt
20:19une illusion politique
20:20face à un problème
20:21qui est beaucoup plus complexe ?
20:23Non,
20:23c'est une vraie protection
20:24qu'on veut mener
20:25et qu'on veut mettre en place.
20:26Est-ce qu'après,
20:26ça sera facile
20:27et clé en main
20:28dans un claquement d'œil ?
20:30Non,
20:31pas du tout.
20:31Et on en est conscient
20:32et c'est bien ça
20:32ce qu'on disait tout à l'heure
20:33à l'Assemblée nationale
20:34et d'ailleurs,
20:34toutes les familles politiques
20:35le reconnaissaient.
20:36Mais à un moment,
20:37on ne peut pas dire
20:38qu'on ne veut pas avancer
20:38parce que ça sera compliqué.
20:40On a à côté de ça
20:41des jeunes
20:42qui galèrent
20:44sur les réseaux sociaux,
20:44qui se comparent,
20:46dans certains cas
20:46qui sont cyber-harcelés,
20:47dans certains cas
20:48qui vont sur des enjeux
20:49de santé extrêmement violents
20:50et encore dans d'autres cas
20:52qui sont face
20:52à des vidéos violentes
20:53ou de pornographie.
20:55Et qu'est-ce qu'on fait ?
20:57On se dit
20:57ouais,
20:57mais ça va être compliqué
20:58à mettre en œuvre,
20:59oui, mais machin.
20:59Ben non,
21:00en fait,
21:00on y va.
21:01L'Australie l'a fait,
21:02l'Europe,
21:03l'Union européenne
21:03est en train de nous regarder
21:04pour qu'on montre aussi la voie
21:06et qu'on avance ensemble.
21:07On a aujourd'hui aussi,
21:09grâce à l'IA,
21:10c'est aussi ça,
21:11plein de possibilités
21:12pour protéger les données
21:13des uns et des autres
21:14tout en protégeant les enfants.
21:16J'ai envie de dire,
21:16on y va.
21:17Et encore une fois,
21:17on est en janvier,
21:18on parle d'une mise en application
21:19pour septembre.
21:21Je pense que d'ici là,
21:21on peut se donner les moyens
21:22d'aller chercher,
21:23de regarder
21:23et d'essayer de faire en sorte.
21:25Et c'est une demande des parents,
21:27c'est une demande des familles,
21:28mais il ne faut pas croire.
21:29Les jeunes aussi,
21:30certains le demandent.
21:31Ils s'en rendent compte.
21:32Tellement.
21:33Ils s'en rendent compte.
21:33Il y a pas mal de jeunes aujourd'hui,
21:34je regardais sur les chaînes d'info
21:36qui se faisaient interviewer
21:37et qui le disaient.
21:38Ils disaient,
21:39moi je me rends compte
21:39que j'arrive sur,
21:40par exemple,
21:41TikTok,
21:42je scroll,
21:43je me rends compte,
21:43au bout d'une heure,
21:44je suis encore en train de scroller
21:45et je me rends compte
21:46que je ne sais même pas
21:46ce que j'ai vu.
21:47Je n'ai rien retenu.
21:48C'est opening.
21:49Et en revanche,
21:50ça a eu une influence.
21:51Ça a eu une influence
21:52sur la concentration,
21:53sur la confiance en soi.
21:55Et puis après,
21:55il y a plein de prédateurs
21:56qui peuvent aussi arriver dessus.
21:58Donc,
21:58je pense qu'on a
21:59un vrai cri d'alerte
22:00et d'appel de la société.
22:02On ne peut pas simplement
22:03se dire en tant que responsable politique,
22:06ouais, compliqué,
22:06on verra ça plus tard.
22:08Je pense qu'on a une responsabilité.
22:09Et pour ceux qui disent
22:10que les enfants,
22:10au plus tu leur interdis,
22:11parce qu'on a fait des sujets
22:13sur les réseaux sociaux,
22:14etc.
22:14On en a parlé,
22:15en plus c'est notre vrai domaine ici.
22:17Donc,
22:18qu'est-ce que tu dis
22:19à ceux qui disent,
22:20voilà,
22:22vous n'interdirez pas aux jeunes
22:24parce qu'on ne peut pas
22:24leur interdire
22:25d'avoir un téléphone aujourd'hui.
22:26Ils ont quasiment tous un téléphone.
22:27Donc,
22:27ils pourront toujours ouvrir un compte
22:29à un autre nom,
22:30piquer la carte d'identité
22:32de la mamie ou du papy,
22:33etc.
22:34Et au plus,
22:34on va leur interdire
22:36l'accès aux réseaux sociaux
22:37et au plus ça va les exciter.
22:38Les enfants,
22:39c'est comme ça.
22:40Quand tu leur dis non,
22:41ils ont envie de le faire.
22:42Magali,
22:42tu as la même chose
22:43sur le sujet,
22:44la cigarette.
22:45Oui.
22:46Oui,
22:46c'est vrai.
22:47Mais c'est comme tout.
22:48La différence de la cigarette,
22:49c'est que pour aller
22:50s'acheter une cigarette au magasin,
22:52le buraliste,
22:53il voit l'enfant.
22:55Alors que sur les réseaux sociaux,
22:56tu n'as pas de contrôle.
22:57C'est le contrôle de l'identité.
22:58On pourrait dire à l'époque,
23:01oui,
23:01mais tu envoies le grand frère
23:02ou le machin,
23:02je ne sais pas.
23:03En fait,
23:03tous les sujets peuvent être contournés
23:04si on le veut.
23:05Mais mettre aussi le sujet sur la table,
23:07c'est aussi appeler
23:07une responsabilité collective
23:09sur laquelle le politique
23:10ne peut pas se dédouaner.
23:11Alors,
23:11on reste tout de suite ici.
23:13Vous restez avec nous
23:13sur Sud Radio.
23:14On revient pour cette réponse
23:15parce que j'ai encore
23:16plein de questions à poser
23:17à Prisca Tévenot
23:17et à Sonia Zarbattani
23:20qui est avec nous,
23:21influenceuse internationale.
23:22A tout de suite sur Sud Radio.
23:23Sud Radio.
23:24Sud Radio.
23:25Parlons vrai.
23:25Parlons vrai.
23:26Sud Radio.
23:27Parlons vrai.
23:27Sud Radio,
23:28il est 20h29.
23:29On a la chance de recevoir ce soir
23:30avec nous Prisca Tévenot,
23:31députée ensemble
23:32pour la République des Hauts-de-Seine
23:33qui défend corps et âme
23:35cette proposition de loi Attal.
23:37Êtes-vous pour ou contre
23:39l'interdiction des réseaux sociaux
23:40pour les moins de 15 ans ?
23:41Et on fait ce débat.
23:43Alors,
23:43je ne pense pas vraiment
23:44qu'il y ait un débat sur ce sujet.
23:45Je pense que c'est vraiment
23:46des discussions constructives
23:47avec Sonia Zarbattani
23:49qui est créatrice de contenu
23:50et entrepreneuse canadienne
23:51qui a plusieurs centaines
23:53de milliers d'abonnés
23:54sur ses réseaux sociaux
23:55et qui surtout est maman aussi
23:57de deux enfants.
23:58Et c'est intéressant
23:58d'avoir son point de vue extérieur
23:59sur ce qui se passe aujourd'hui
24:01en France,
24:02dans le monde des influenceurs,
24:03dans le monde des réseaux sociaux.
24:05Je posais cette question
24:06avant cette petite pause
24:07sur le fait de dire
24:09comment on va pouvoir interdire
24:10aujourd'hui aux enfants
24:11de s'inscrire sur les réseaux
24:13puisque la carte d'identité
24:14finalement n'est pas encore obligatoire.
24:18Donc,
24:18ils peuvent gruger,
24:19si je peux me permettre
24:19de parler comme ça.
24:21On connaît les enfants,
24:21on sait qu'ils sont malins
24:22et qu'au plus on leur interdit
24:24les choses
24:25et au moins ils vont le faire.
24:26Enfin, au plus ils vont vouloir
24:27de le faire.
24:28Donc, comment...
24:29Est-ce que tu penses, Prisca,
24:30qu'il n'aurait pas fallu
24:30faire quelque chose
24:31d'un peu plus rapide ?
24:33Est-ce qu'il y a une possibilité
24:34à un moment donné
24:34qu'on arrive...
24:37Et ça, c'est intéressant
24:37parce que tu me disais
24:38que justement vous aviez proposé
24:39un amendement
24:40pour taper sur les plateformes
24:41plutôt que sur les parents.
24:42Je crois que c'est ça
24:42que tu me disais au début.
24:43Parce que la responsabilité
24:44porte sur les plateformes, oui.
24:45Et pourquoi on n'exige pas
24:47aux plateformes
24:48d'exiger elles-mêmes
24:49les cartes d'identité
24:50des gens qui s'inscrivent sur...
24:51Est-ce que ça ne réglerait pas
24:52tous les problèmes ?
24:53Eh bien, ça va être l'enjeu.
24:54C'est exactement ça.
24:55C'est qu'on va dire aux plateformes
24:56à partir du 1er septembre,
24:58ce qu'on espère
24:58si la loi est votée,
24:59à partir du 1er septembre
25:01de cette année,
25:01quand quelqu'un viendra
25:02s'inscrire sur votre plateforme,
25:03vous devrez être sûr
25:05et certain
25:05qu'il s'agit de quelqu'un
25:07qui a plus de 15 ans.
25:08Et donc, pour ce faire,
25:09tu ne vas pas dire
25:10qu'en fait, la plateforme,
25:11elle va avoir les données
25:12des uns et des autres.
25:13Il y a un contrôle aussi facial
25:14parce que du coup,
25:14tu peux donner une carte d'identité
25:16de tes parents
25:16et ce n'est pas toi, tu vois.
25:17Donc, il y a un double contrôle
25:18qui est fait.
25:19Et ce contrôle,
25:20il ne va ni être exercé
25:20par l'État,
25:21ni par la plateforme
25:22pour des raisons
25:23de protection des données,
25:24mais par une plateforme tierce
25:26qui ne sera, elle,
25:26occupée que de ça.
25:27Et en fait,
25:28c'est la plateforme TikTok World
25:29qui demandera
25:30est-ce que cette personne-là
25:31a bien plus de 15 ans
25:32et l'autre plateforme
25:34devra juste dire
25:34oui ou non.
25:35D'accord, donc vous allez prendre,
25:36vous allez faire,
25:37donc dans l'idée,
25:38dans cette loi ?
25:38C'est une des idées par exemple.
25:39Vous prenez donc
25:40une plateforme externe ?
25:41Ça peut être par exemple
25:42France Identité
25:43qui existe déjà.
25:44On a une plateforme en France
25:46qui s'appelle France Identité
25:46où on a tous nos sujets
25:48d'administratif en France.
25:50Tout est dedans.
25:51Ça peut être par exemple ça.
25:53Tout est gardé,
25:53ne sera pas communiqué
25:55à TikTok, Snap
25:56ou je ne sais pas quoi.
25:57Il y aura juste à dire
25:58est-ce que cette personne
25:58a plus de 15 ans ou pas ?
25:59Oui, non, basta.
26:01Et tous ceux qui sont inscrits
26:02avant 15 ans,
26:03ça veut dire avant le 1er septembre.
26:04Par exemple, j'ai 13 ans,
26:05je me suis inscrit ce mois-ci
26:07sur TikTok
26:07et est-ce qu'au 1er septembre
26:10on va me redemander
26:11ma pièce d'identité
26:12ou je vais passer
26:12à travailler le maïfier ?
26:13Non, bonne question.
26:14Les plateformes devront
26:15faire cet exercice
26:16et auront jusqu'à la fin de l'année.
26:18C'est un peu court,
26:19septembre, septembre.
26:21Exactement.
26:22Sinon, oui, c'est trop.
26:23Sinon, tout le monde
26:23s'inscrit maintenant.
26:24Pardon, ne le faites pas.
26:27Est-ce que tu serais prête,
26:28toi, à...
26:29Est-ce que tu encouragerais
26:31le gouvernement canadien
26:32aujourd'hui à copier la France ?
26:34À 100%.
26:37Et moi, je me dis,
26:39mais pourquoi on n'a pas
26:39fait ça plus tôt ?
26:40Pourquoi on n'a pas fait ça plus tôt ?
26:42Pourquoi est-ce que c'est normal
26:43qu'on soit sur Instagram
26:44et que je commence
26:45un compte bidon
26:46avec pas de photos,
26:48que je sois n'importe qui
26:49et que je puisse...
26:50Tout le monde
26:51qui est sur les réseaux
26:52devrait montrer leur identité.
26:54Moi, je veux savoir
26:54avec qui je parle.
26:56Si les gens,
26:57ils veulent être dans nos commentaires,
26:58si les gens,
26:58ils veulent communiquer,
26:59cool, mais je parle à qui ?
27:00Donc, un,
27:01pourquoi on n'a pas fait ça plus tôt ?
27:02Je trouve que c'est
27:03des trucs tellement basics.
27:04Et deux,
27:05on a des enfants à protéger.
27:07Nos enfants,
27:0895% de 13 à 17 ans
27:11sont sur les réseaux sociaux.
27:12C'est...
27:13It's insane.
27:14Comment on dit insane
27:14en français ?
27:15C'est fou.
27:15C'est incroyable.
27:16C'est fou.
27:17C'est pas normal.
27:18Et de 8 à 12 ans,
27:19on est à 54%.
27:20C'est pas OK.
27:22Donc, pour moi,
27:23c'est pas un truc de...
27:24Oh my God,
27:24pourquoi on n'a pas fait ça plus tôt ?
27:25Il faut protéger nos enfants.
27:27Nos enfants,
27:27ils n'ont pas
27:27la capacité mentale
27:30de commencer à dealer
27:31avec qu'est-ce qui se passe
27:32sur les réseaux.
27:33Même les adultes,
27:34ils n'ont pas.
27:34Je trouve qu'il y a un décalage
27:35aujourd'hui
27:36entre les politiques
27:37et la vitesse
27:38à laquelle vont les réseaux sociaux.
27:40Mais tout,
27:41l'IA,
27:41ils sont en retard.
27:44Decentralized finance,
27:45la finance décentralisée.
27:47Absolument.
27:48Ça va vite.
27:49Ça va tellement vite.
27:50D'où l'intérêt
27:50d'avoir des jeunes en politique
27:51parce que Gabriel Attal,
27:52on me rappelle,
27:53c'est quand même
27:53le plus jeune...
27:54Il a été premier ministre.
27:55Il a été le plus jeune
27:56premier ministre
27:56de l'histoire politique de France,
27:58je crois.
27:58C'est tellement compliqué
28:00d'essayer d'expliquer
28:01les réseaux sociaux
28:02à tes parents.
28:03T'imagines ?
28:04Donc, ils ne vont pas comprendre,
28:05ils ne vont pas Snapchat,
28:06tout ça,
28:07mais tes enfants,
28:07ils connaissent beaucoup plus
28:08que tes parents.
28:09Donc, oui,
28:09il faut des gens plus jeunes
28:10et il faut que ça roule,
28:12il faut que ça l'aille plus vite
28:13parce qu'avec l'intelligence artificielle,
28:15avec ce qui se passe
28:15sur les réseaux,
28:16nos enfants ne sont pas armés
28:17et on doit protéger nos enfants.
28:19C'est la seule chose.
28:20Et là, ils disent
28:20oui, mais ça va être compliqué.
28:22Tu as deux choix.
28:23Ou bien c'est compliqué maintenant
28:24ou bien c'est compliqué plus tard.
28:26Choisis.
28:27Et qu'est-ce qui se passerait,
28:28Prisca,
28:29pour les plateformes,
28:30par exemple,
28:31qui ne font pas
28:31les choses correctement ?
28:32Mais là,
28:33il y aura des sanctions.
28:34Sanctions comment ?
28:34Financières ?
28:34C'est pour ça que là,
28:35ça va être vu aussi
28:36au niveau européen
28:36parce que tout ça
28:37s'inscrit dans une réglementation
28:38aussi européenne
28:39sur laquelle on s'adosse
28:40pour être d'autant plus fort
28:41et important.
28:42Parce qu'il faut le dire aussi,
28:43les plateformes sont quand même
28:44importantes,
28:45elles sont puissantes.
28:46D'y aller en tant que Français,
28:47moi j'ai beaucoup de convictions
28:48en tant que Français
28:49et sur la capacité
28:50à faire entendre
28:51notre voix française,
28:52notamment en ce moment
28:52à l'international.
28:54Mais je pense qu'il faut aussi
28:55s'appuyer sur le géant
28:56qu'est l'Union Européenne.
28:58Donc là,
28:58il y aura tout ce travail
28:59qui est fait.
29:00Enfin, je veux dire,
29:00ça paraît anodin
29:01de dire que c'est pour septembre
29:02mais ça nous laisse aussi
29:03ce temps nécessaire
29:04pour pouvoir faire en sorte
29:05qu'on soit prêt au carré
29:07pour d'une,
29:08faire en sorte
29:08que ça soit mis en place
29:09et de deux,
29:10que celles et ceux
29:10en termes de plateformes
29:11qui n'ont pas envie de respecter
29:13soient sanctionnées.
29:14C'est un moment,
29:15tu as une règle,
29:15si tu ne la respectes pas,
29:16tu as une sanction.
29:17Et ma question,
29:18et j'attends ta réponse
29:19juste après cette petite pause
29:20qui va passer très vite
29:20parce qu'on a hâte
29:21d'avoir la pause,
29:22est-ce que vous êtes déjà
29:23en discussion avec les plateformes ?
29:25Est-ce que cette loi,
29:26avant de la proposer,
29:27avant que Gabriel Attal
29:28la dépose ?
29:28Est-ce qu'il a convoqué
29:29les plateformes ?
29:30Est-ce qu'il leur en a parlé ?
29:31Et comment elles ont réagi ?
29:32Moi, c'est ça qui m'intéresse.
29:33A tout de suite sur Sud Radio.
29:35Sud Radio.
29:36Sud Radio.
29:36Parlons vrai.
29:37Parlons vrai.
29:38Sud Radio.
29:38Parlons vrai.
29:41Magali Berda sur Sud Radio,
29:42il est 20h36,
29:43nous sommes en direct.
29:44Alors, on parle d'un sujet
29:45hyper intéressant
29:46et surtout chez nous ce soir
29:47sur Sud Radio,
29:48sur la proposition de loi Attal.
29:50On a tous vu cette publication
29:51de Gabriel Attal
29:52qui est de plus en plus active
29:53sur les réseaux Gabriel Attal.
29:54C'est quelque chose.
29:55Moi, j'adore regarder les vidéos
29:56maintenant de Gabriel Attal.
29:57Il est incroyable.
29:59Alors, est-ce que vous êtes
30:00pour ou contre l'interdiction
30:01des réseaux sociaux
30:02pour les moins de 15 ans ?
30:04On reçoit ce soir
30:05Prisca Tevno,
30:06députée ensemble
30:07pour la République des Hauts-de-Seine,
30:09ancienne ministre,
30:10chargée déléguée,
30:11je ne sais pas comment on peut dire,
30:12ancienne porte-parole.
30:13Porte-parole de Gabriel Attal.
30:14Futur président de la République.
30:16Non, ça sera quelqu'un d'autre, ça.
30:18En face de Sonia Zarbatani
30:20qui est créatrice de contenu
30:21et entrepreneuse canadienne,
30:23marocaine,
30:23à l'international américaine.
30:26Tout ça.
30:26Tout ça, tout ça.
30:27Et qui est totalement pour,
30:28qui nous dit que c'est dommage
30:30même de le faire,
30:30c'est trop tard.
30:31Il fallait le faire avant.
30:33Ma question avant cette petite pause,
30:35c'était,
30:36est-ce que,
30:36avant de préparer cette loi,
30:37vous avez parlé
30:39avec les plateformes ?
30:40Est-ce que vous avez convoqué
30:41TikTok, Instagram, Snapchat ?
30:43En fait, tout à l'heure,
30:43je parlais d'une collègue députée
30:45qui s'appelle Laure Miller.
30:46Et il y a une commission d'enquête
30:47qui a été menée,
30:48notamment dont elle avait
30:49la responsabilité,
30:51où différentes personnes
30:52ont été auditionnées,
30:53entendues,
30:53que ce soit des collectifs
30:54de parents,
30:55des influenceurs,
30:56mais aussi des représentants
30:57de plateformes.
30:58Donc, je veux dire,
30:58là, largement,
30:59tout le monde a pu être
31:00entendu, auditionné.
31:01Après,
31:02ce n'est pas au regard
31:03de ce que les plateformes
31:04n'ont nous dire
31:04qu'on va se positionner nous.
31:05Sinon, c'est trop facile.
31:07Donc, bien sûr,
31:08tout le monde a été entendu.
31:09Maintenant,
31:10nous, on doit,
31:10quand on légifère,
31:12c'est en toute indépendance
31:13et sans pression.
31:14Et est-ce qu'ils sont prêts
31:15à jouer le jeu,
31:15d'après toi ?
31:16Mais, en fait,
31:17on ne négocie pas
31:18avec la loi.
31:19Si la loi est votée,
31:20on l'applique.
31:20Point.
31:21D'accord.
31:22Comme ça, c'est réglé.
31:22Bah, ouais.
31:23On est d'accord là-dessus.
31:24Tu poses la question,
31:25on se tutoie,
31:25je ne vais pas faire ça.
31:26Ouais, bien sûr.
31:26Tu poses la question,
31:27une députée,
31:28on ne fait pas la loi
31:28pour s'amuser, en fait.
31:29Bien sûr.
31:30On est d'accord que là,
31:31tout le gouvernement,
31:32enfin, tous les partis politiques,
31:33ils sont pour cette loi.
31:33C'est impossible d'être contre.
31:34Ben, il y a un petit doute.
31:37Il y a un petit doute.
31:37On a une famille politique
31:39et unie, une seule,
31:40la France Insoumise,
31:41qui a fait de Louis Bayard
31:42son porte-parole
31:43cet après-midi,
31:44et je pense encore ce soir,
31:46qui nous explique
31:46par tous les moyens détournés
31:47que oui,
31:48il y a un sujet
31:48sur les réseaux sociaux,
31:50mais que ce n'est pas
31:51le meilleur moyen
31:51que de faire de l'interdiction
31:52au moins de 15 ans.
31:53Il faut plus de médecine scolaire,
31:55il faut plus de personnel,
31:57ce n'est pas une blague
31:57ce que je suis en train de dire.
31:58Et donc, on lui dit,
31:59on ne voit pas le rapport.
32:00Oui, est-ce qu'il faut plus
32:01de médecine scolaire,
32:02notamment sur les enjeux
32:03de santé mentale et tout ?
32:04Oui, mais quel est le rapport
32:06avec les réseaux sociaux ?
32:07Il faut aujourd'hui aller
32:08voir le problème à la racine.
32:11Et donc, on ne va pas s'amuser
32:11à vider l'océan
32:12avec une petite cuillère
32:13simplement parce que Louis Bayard,
32:14en fait, qu'est-ce qu'il a envie de faire ?
32:15Juste de faire capoter la loi
32:16parce que la loi,
32:17elle n'est pas portée
32:17par sa famille politique.
32:19C'est tout.
32:20Enfin, à un moment,
32:20il faut se le dire franchement.
32:21Donc, c'est-à-dire que cet après-midi
32:22à l'Assemblée nationale,
32:23quand vous proposez cette loi,
32:24quand vous la défendez
32:25à l'Assemblée nationale,
32:27Louis Bayard se lève et dit
32:28moi, je suis contre cette loi
32:30parce qu'il faut plus
32:31d'infirmière scolaire.
32:32Mais pire que ça.
32:33C'est-à-dire qu'on a commencé
32:34par l'entrée dans l'examen
32:36de cette loi
32:36par une motion de rejet
32:37portée par Louis Bayard.
32:39C'est-à-dire que
32:40quand il y a un texte
32:40qui arrive à l'Assemblée nationale,
32:42un groupe politique peut dire
32:43nous, on ne veut même pas
32:44l'examiner.
32:45On ne veut même pas
32:45rentrer dans le débat.
32:46Et donc, on veut le rejeter.
32:48On a commencé par étudier
32:49la motion de rejet
32:50de Louis Bayard
32:51pour cette loi.
32:51De toute façon,
32:51il se prend toujours
32:52pour le plus fort, Bayard.
32:54C'était nul.
32:56C'est la blague.
32:57C'est très désagréable
33:00parce que, vraiment,
33:01on est face à un sujet
33:03de société majeure
33:05sur lequel la France
33:06mais d'autres pays
33:06ont des difficultés.
33:07Il développe des arguments ?
33:09On va parler des arguments
33:11de Louis Bayard ce soir.
33:12Vraiment.
33:13Non, mais c'est une posture.
33:15Mais ce qui m'agace vraiment,
33:16c'est au-delà des postures.
33:17Et il en a plein.
33:18Il peut y en avoir plein.
33:19Mais là, on a des jeunes
33:21qui sont en difficulté,
33:22qui sont en détresse.
33:23On a eu des cas extrêmement graves
33:24où des jeunes
33:26sont passés à l'axe,
33:28où des familles sont meurtries.
33:29Il y a des suicides.
33:30Je ne comprends pas pourquoi
33:31c'est tellement sérieux.
33:34Et là, on a un sujet
33:34qui fait l'unanimité
33:35dans la classe politique
33:36et dans la société
33:37où on doit pouvoir, nous,
33:38se positionner en tant que politique
33:39sur comment le faire précisément
33:41le plus justement équilibré
33:42et la mise en œuvre.
33:44Donc, c'est très concret
33:44ce qu'on doit discuter.
33:46Et on a Louis Bayard
33:46qui considère encore
33:47que c'est une scène de théâtre,
33:48le truc,
33:49et qu'il est là
33:49pour faire son sketch
33:50et faire sa palabre
33:51pour amuser la galerie
33:52et faire ses petites capsules.
33:54Je veux dire,
33:54ce n'est pas à la hauteur
33:55de l'événement
33:56et ce n'est pas à la hauteur
33:57de la responsabilité qu'on a.
33:58Quand on est député,
33:59on n'est élu
34:00pas pour faire le guignol
34:01à l'Assemblée nationale.
34:02Je le dis assez simplement.
34:03Franchement,
34:04on est élu
34:04parce qu'on a une responsabilité
34:06extrêmement forte.
34:07Et de prendre comme ça
34:08à l'Assemblée nationale
34:09pendant plus d'une heure
34:09pour rien,
34:11simplement pour l'entendre gesticuler,
34:13après, c'est comme ça
34:14que les gens sont dégoûtés
34:15en fait de la politique.
34:17Quand ils voient ça,
34:17ils se disent
34:17mais l'Assemblée nationale
34:18pendant une heure
34:19s'est mobilisée
34:20pour écouter un gars
34:22qui savait qu'en plus
34:22son truc ne passait pas.
34:24Mais voilà,
34:25qui avait envie
34:25de faire sa petite capsule
34:26et expliquer que tout le monde
34:27était nul, méchant
34:28et qu'il était incroyable,
34:29génial
34:29et qu'il avait la solution à tout,
34:31c'est-à-dire bloquer
34:32l'Assemblée nationale encore.
34:34Donc oui,
34:34par moments,
34:35c'est un peu désespérant.
34:36Et est-ce que...
34:37Donc là,
34:37qu'est-ce qui va se passer ?
34:38Tu retournes à l'Assemblée nationale ?
34:39Oui, on reprend à 21h30.
34:41Et il ne peut pas avoir
34:41un ministre des réseaux sociaux,
34:43un ministre des AI,
34:45un ministre de...
34:45On est là !
34:47Alors,
34:47on a une ministre
34:48en charge du numérique
34:49qui est justement
34:51à l'Assemblée nationale
34:51pour défendre aussi la loi,
34:53on appelle ça Auban,
34:54c'est-à-dire qu'elle est assise
34:54en bas de l'Assemblée
34:55et de l'hémicycle.
34:56Et on a eu une ministre
34:57aussi très engagée
34:58qui est Clara Chapaz,
34:59je ne sais pas si
35:00vous en avez déjà entendu parler,
35:01qui était d'ailleurs,
35:01qui n'est plus ministre,
35:02mais qui est en tribune
35:03pour montrer que même
35:04si elle n'était plus ministre,
35:05elle est en soutien
35:05et mobilisée.
35:07Et c'est vrai qu'elle a
35:07beaucoup, beaucoup travaillé,
35:08elle, sur tous les enjeux
35:09d'intelligence artificielle
35:11parce qu'en dehors
35:12des réseaux sociaux,
35:13il y a quelque chose
35:13qu'on ne doit pas louper
35:14en France,
35:15c'est le chemin
35:15de l'intelligence artificielle
35:17pour plein, plein,
35:18plein de sujets
35:18qui ne se résument pas,
35:20mais je crois que vous le savez
35:20mieux que moi,
35:21aux réseaux sociaux.
35:22C'est ça.
35:23En fait, je trouve que
35:23le ministère des réseaux sociaux,
35:25enfin du numérique,
35:25il n'est pas assez mis en avant.
35:26Ça veut dire que
35:27les réseaux sociaux,
35:28ça prend une place montre,
35:29genre mettez Magali Berda
35:30ministre des réseaux sociaux.
35:31Allez, ça y est.
35:33Ça, c'était ma blague
35:34dans les immersions
35:37aux présidentielles.
35:38À chaque fin d'interview,
35:40je leur disais
35:41est-ce que vous ne pensez pas
35:42qu'il faut enfin
35:43créer un ministère
35:45des réseaux sociaux ?
35:46Tout le monde s'est moqué
35:46de moi à l'époque
35:47et j'aurais dit
35:48est-ce que vous me prendriez
35:49comme ministre ?
35:49Bon, ça, c'était une blague
35:50parce que, voilà,
35:51laissez-moi tranquille.
35:53Mais effectivement,
35:55je trouvais que c'était aberrant
35:56qu'il n'y ait pas un ministre
35:57et surtout qu'à l'époque,
35:58sans donner de nom,
35:59le ministre chargé du numérique,
36:02Prisca Thévenot,
36:02ne savait même pas
36:03servir d'Instagram.
36:04Donc, c'était un peu compliqué
36:05parce qu'on se dit
36:06mais comment on va pouvoir gérer
36:07justement autant
36:08de sujets sensibles
36:09et là où je te rejoins,
36:10c'est que c'est un monde
36:11tellement énorme,
36:12tellement à part
36:13ce monde virtuel
36:14qui est aussi dangereux
36:15que le monde réel
36:17qui n'a pas de police,
36:18qui n'est pas réglementé,
36:19qui n'est pas suivi.
36:21On a des gens
36:21qui parlent des réseaux sociaux
36:22qui ne savent même pas
36:23ce que c'est,
36:23ni Insta,
36:24ni TikTok,
36:24ni Snapchat,
36:25qui ne savent pas s'en servir.
36:26Donc, c'est vrai
36:27qu'il y a une déconnexion
36:28et moi, je trouvais ça à l'époque
36:29quand j'ai fait les interviews
36:30à la présidentielle en 2022,
36:32je trouvais ça aberrant
36:33qu'il n'y ait pas des gens
36:34qui soient vraiment spécialisés
36:39quand même,
36:40il y a une prise de conscience
36:41et notamment grâce
36:42à des personnes
36:42comme Gabriel Attal,
36:43comme Prisca Thévenot.
36:46Alors, Clara Chappaz,
36:47moi, je n'ai jamais rencontré,
36:48on devait faire un déjeuner
36:49avec elle
36:50et plein d'influenceuses,
36:50elle nous a emulé
36:5130 minutes avant
36:52à l'époque où elle était...
36:54Voilà, mais...
36:56Non, j'avais réuni,
36:57je crois,
36:5714 influenceuses quand même
36:58pour être à sa table.
37:00Mais bref,
37:01et on se dit,
37:02en fait,
37:03on est un peu pris au sérieux
37:04que quand les choses
37:05arrivent trop tard.
37:07On a l'impression, nous,
37:08les gens qui vous regardent
37:10un petit peu,
37:10vous les politiques,
37:11tu vois, de loin,
37:12de se dire,
37:13mais ça bouge
37:13quand il y a un mort,
37:15quand il y a un suicide,
37:16quand il y a deux suicides,
37:17trois suicides,
37:18dix suicides,
37:19et bien là,
37:20les gens commencent
37:21un petit peu à s'affoler,
37:22tu vois,
37:23et là, ça bouge.
37:25Donc...
37:25C'est pour ça que je vais y retourner
37:26parce que...
37:27Mais c'est pour ça que je disais,
37:28là, il y a unanimité
37:29dans la classe politique,
37:30au-delà du cas
37:31que je viens de vous citer là
37:31et vraiment,
37:32je ne veux pas en faire
37:32tout le reste de l'émission.
37:35Est-ce qu'il peut la bloquer,
37:36Voyard ?
37:37On va faire en sorte que non
37:38parce qu'il y a eu
37:38cette notion de rejet d'abord,
37:39donc on l'a balayée.
37:40Heureusement,
37:41tout le monde était mobilisé
37:42pour la balayer.
37:43Mais après,
37:43un député peut s'amuser
37:44à bloquer l'examen d'un texte
37:46en polluant le texte
37:47avec plein, plein, plein,
37:48plein, plein, plein d'amonnements.
37:49Parce qu'en gros,
37:50là, on est sur un temps parlementaire
37:51très spécifique,
37:52c'est-à-dire que cette loi
37:53qui est sur un temps parlementaire
37:54qui nous est réservée
37:55en tant que famille politique
37:56de Gabriel Attal,
37:57ça s'arrête à minuit.
38:05Personne n'aura la réponse
38:06si la loi a été votée ou pas.
38:07J'espère qu'on l'aura ce soir,
38:08mais c'est pour ça
38:09qu'on est très attentifs,
38:11on fait attention.
38:12En vrai, je pourrais dire
38:13oui, je peux avoir
38:14deux minutes de retard
38:14avant de prendre la séance.
38:16Non, j'ai envie d'arriver
38:16un peu à l'avance,
38:17il faut voir ce qui s'est passé,
38:18etc.
38:19Et c'est un sujet
38:20qu'on prend extrêmement sérieux
38:21comme plein d'autres.
38:23Mais tu l'as très justement dit.
38:25Ça suffit en moment.
38:26On les a comptés les drames.
38:27Oui, c'est ça.
38:28On les a comptés.
38:29Donc on a une responsabilité
38:30extrêmement forte
38:31pour celles et ceux
38:32qui malheureusement
38:33ont vécu ces drames
38:34et pour éviter
38:35ceux qu'on pourrait éviter
38:36dans la suite.
38:36Et est-ce qu'on peut faire
38:37un appel public ?
38:38Alors je sais que tu vas
38:39y retourner là,
38:40mais est-ce qu'on peut faire
38:40un appel public
38:41à ce fameux Louis Boyard
38:42pour lui dire
38:43s'il vous plaît,
38:44arrêtez de faire des crises
38:46entre partis politiques,
38:47des guéguerres
38:48de la gauche, la droite,
38:49le centre, etc.
38:50Et pensez aujourd'hui
38:52à nous citoyens
38:53et à nos enfants
38:53et à nos jeunes.
38:55En fait, c'est un sujet
38:55où tout le monde doit être d'accord.
38:57Je veux dire,
38:57protéger les enfants,
38:58ce n'est pas un sujet discutable.
38:59En fait, il faut surtout
39:00lui demander de prendre
39:01ce sujet au sérieux
39:02et d'arrêter d'en faire
39:03un sujet sur lequel
39:04il a envie de taper
39:05sur la Macronie
39:06ou sur le gouvernement
39:07ou sur je ne sais qui.
39:09Là, c'est un sujet
39:09qu'il doit prendre au sérieux.
39:11Pour une fois,
39:12s'il y en a bien un,
39:14c'est celui-là.
39:14Et s'il n'y arrive pas,
39:15pardon,
39:16il a le droit
39:17d'aller dans les couloirs
39:18et de respirer un coup
39:19et de nous laisser,
39:20nous, bosser
39:20entre adultes responsables.
39:23Il y a une question
39:23qui revient sur les réseaux,
39:24c'est est-ce que
39:25par rapport aux pièces d'identité,
39:26on va pouvoir aussi bloquer
39:27les cyber-harceleurs ?
39:28Est-ce que ça va servir aussi
39:29à ça,
39:30la plateforme que vous allez
39:31mettre en place
39:31ou c'est uniquement
39:32pour les inscriptions ?
39:33Alors, la plateforme,
39:34c'est pour les inscriptions.
39:35Ensuite, il y a un fait délictuel.
39:37Ça ira plus vite.
39:38Eh bien, ça ira plus vite.
39:39Ça pourra, de fait,
39:40aller plus vite.
39:40Mais attention, encore une fois,
39:41les plateformes n'auront pas
39:43le visage,
39:44les données personnelles.
39:45Là, on prendra le chemin
39:46qui existe déjà
39:47contre le harcèlement
39:47et le cyber-harcèlement
39:48à voir s'il faut
39:49qu'on aille plus loin encore
39:50dans cette démarche-là.
39:51Mais tout ça,
39:51c'est déjà fait pour
39:52aller de plus en plus serrer
39:54et empêcher
39:55tous ces mécanismes
39:56d'harcèlement,
39:57de phénomènes de bandes
39:59et puis d'autres aussi.
40:00Il n'y a pas que du harcèlement.
40:01Il y a aussi des phénomènes
40:02qui sont extrêmement graves
40:03sur la santé des jeunes filles
40:04notamment et pas que d'ailleurs.
40:05Et il y a une autre question.
40:06Alors, moi,
40:07je ne le trouve pas...
40:07Je dois y aller.
40:08L'autre question, c'est
40:09pourquoi l'âge 15 ans ?
40:11Pourquoi pas 18 ans, etc. ?
40:12Parce que c'est communément accepté
40:14qu'en général,
40:15à partir de 15 ans,
40:16on est capable
40:17de discernement.
40:19C'est communément accepté.
40:20Mais attention,
40:21ce n'est pas que
40:22moins de 15 ans,
40:23on interdit.
40:24À partir de 15 ans,
40:25c'est tout ouvert.
40:26Non, on propose
40:26quelque chose de progressif.
40:28À partir de 15 ans,
40:29un couvre-feu numérique
40:30avec une limite de temps,
40:32etc.
40:33Et puis après,
40:34il y a aussi
40:34tout un truc d'addiction score
40:36qu'on veut mettre en place
40:37pour dire
40:37qu'on commence à détecter
40:38le plus tôt possible.
40:39Donc oui,
40:40c'est vrai qu'on a retenu
40:40la mesure
40:41en dessous de 15 ans,
40:42c'est interdit.
40:43Mais en fait,
40:43la loi est beaucoup plus importante
40:45sur la capacité
40:46d'accompagner progressivement
40:49les jeunes
40:49sur les réseaux sociaux.
40:50Oui,
40:51ce n'est pas du jour au lendemain.
40:53C'est bon à savoir.
40:54Et juste,
40:54je te pose la dernière question,
40:55après je te laisse partir,
40:56je sais que tu dois partir.
40:57Sur les tablettes
40:58qu'on donne aux ados,
40:59aux jeunes,
40:59justement à l'école,
41:00puisque maintenant,
41:01les écoles fournissent
41:01des tablettes aux élèves.
41:03Est-ce que tu ne penses pas
41:03que c'est un peu contradictoire,
41:04justement ?
41:05Normalement,
41:05les accès sont bloqués
41:06sur les plateformes.
41:08Les accès sont bloqués.
41:09Je veux dire,
41:10et ça même,
41:10il n'y a pas que les jeunes.
41:11Là,
41:11tout le monde sait le faire.
41:12Tu es dans une entreprise,
41:19si tu as envie de frauder le truc,
41:21tu peux frauder
41:22dans tous les sujets.
41:23C'est intéressant,
41:24c'est qu'à un moment donné,
41:24si on ne fait jamais rien non plus
41:25et si on ne commence pas
41:26à faire des choses,
41:27on n'y arrivera jamais.
41:27Moi, je trouve qu'il y a quand même
41:28tout le corps enseignant
41:30qui a pris beaucoup de dispositifs,
41:32beaucoup de sujets.
41:34Ils y vont.
41:34Je veux dire,
41:35tout le monde a envie
41:35d'aller dans ce chemin-là,
41:36tout le monde se responsabilise.
41:38Je pense que l'enjeu
41:39qu'il va falloir qu'on ait ensemble,
41:40c'est aussi de se dire
41:41qu'on est tous ensemble,
41:42en fait.
41:43Et qu'il n'y aura pas le sujet
41:44de se dire
41:44c'est de ta faute,
41:45c'est pas de ta faute,
41:46c'est machin,
41:46en tant qu'adulte,
41:47je veux dire,
41:47en dehors des plateformes
41:49et qu'il faudra qu'on s'accompagne.
41:49De la même façon,
41:51tu vois un tout jeune
41:51rentrer dans un tabac,
41:52tu vas lui dire
41:52mais qu'est-ce que tu fais ?
41:53Et ce n'est pas ton gamin.
41:55Bien sûr.
41:55Ce n'est pas grave.
41:56Oui, c'est vrai.
41:56Tu vas où ?
41:58Ne me dis pas que tu vas t'acheter
41:59un paquet de chewing-gum.
42:00Oui, tu vois un gamin de 14 ans
42:00dans la rue
42:01avec une bouteille d'alcool,
42:02par exemple,
42:02je pense que tout parent
42:03va le voir
42:03et même de jeune
42:04en disant
42:04à quoi tu joues ?
42:06Qu'est-ce que tu fais ?
42:06C'est une responsabilité collective
42:07et c'est normal.
42:09C'est notre avenir en fait.
42:11Tu as raison.
42:12Moi, j'ai juste une question pour toi.
42:14À l'Assemblée ce soir,
42:16si je peux juste
42:16leur demander une question,
42:17c'est comme
42:17même si ça sauverait
42:19la vie d'un enfant,
42:20ça ne vaudrait pas la peine ?
42:22Ça ne vaudrait pas la peine
42:23qu'on se dépêche ?
42:24Est-ce que tu peux dire ça à Boyard ?
42:26Je ne m'engage pas
42:28à poser la question
42:28parce que ça dépend
42:29comment se passe le débat,
42:31mais je la prends
42:32et si vraiment
42:32ils continuent à vouloir
42:33embêter le texte
42:35pour ne pas dire autre chose ?
42:36Et vous,
42:36vous avez tellement la chance
42:38parce que j'aimerais tellement
42:39qu'on soit au Canada
42:40et avoir cette conversation-là
42:41et c'est même à nous
42:42en tant qu'influenceurs
42:43de la pousser
42:44cette conversation-là
42:45et moi avec grand plaisir.
42:47Mais imagine
42:48d'avoir cet accès
42:49à l'Assemblée
42:49et de dire
42:50allô, oublie tout ça.
42:51Un enfant,
42:52si on peut juste
42:53en sauver un,
42:54ça ne vaut pas la peine
42:54qu'on se dépêche
42:55et qu'on mette
42:57les bonnes lois ?
42:59Like now ?
43:00Maintenant, ça veut dire.
43:00Maintenant ?
43:01Merci.
43:02Il y a un autre qui...
43:03C'est bon.
43:05Je vais y aller.
43:05Je vais y aller
43:06mais s'ils ne continuent pas
43:09à essayer d'empêcher le texte,
43:11voilà,
43:11mais si vraiment ils continuent,
43:12je m'engage à poser la question.
43:15Parce que je pense
43:16que c'est exactement comme ça
43:17qu'il faut la poser.
43:18Merci pour le travail
43:19que tu fais.
43:19C'est incroyable.
43:21Merci pour cette émission.
43:22Merci à toi.
43:23On n'a pas le temps
43:23de faire les questions
43:23Flash & Cash, non ?
43:24Vas-y, vas-y.
43:25Mais après, vraiment,
43:26je parle.
43:27Oui, oui, oui.
43:28Allez, question Flash & Cash,
43:29vite, vite, vite.
43:31Les questions Flash & Cash.
43:32Alors, question Flash & Cash,
43:33c'est rapide, c'est efficace,
43:34c'est simple.
43:35Priska Thévenot,
43:36en France,
43:36pour la première fois
43:37depuis très longtemps,
43:38la natalité est en baisse.
43:40Faut-il mettre en place
43:41une politique
43:41pour le retour à la natalité ?
43:43Oui, mais ça veut dire quoi ?
43:44Je ne sais pas,
43:45leur donner des avantages ?
43:46Aujourd'hui, non,
43:47mais c'est trop facile
43:47de dire oui ou non.
43:48Je pourrais dire oui ou non,
43:49mais en fait, après,
43:49and so what ?
43:50Tu vois ?
43:51Non, je rigole.
43:54Non, je rigole.
43:54En vrai, il faut comprendre
43:55les vrais enjeux derrière.
43:57Il y a des enjeux de logement,
43:58il y a des enjeux de fin de vie,
43:59de se dire, en fait,
44:00je n'arrive pas à boucler
44:01les fins de mois,
44:01est-ce que je vais avoir un enfant ?
44:02Puis après, il y a aussi
44:03des enjeux de fertilité.
44:04On a de plus en plus de sujets
44:05sur la fertilité,
44:06que ce soit les femmes
44:13Sonia Zabatani.
44:15Zabatani, penses-tu que
44:16Donald Trump mérite
44:17le prix Nobel de la paix ?
44:18Oh, wow, tellement belle question.
44:20Je pense qu'il...
44:22He's doing peace.
44:26Il essaie de la faire de la paix.
44:29Ok, donc toi, tu es d'accord.
44:30Tu es ok.
44:32Il essaie de faire de la paix.
44:33Ok.
44:34Prisca Temno,
44:35l'Europe est-elle trop faible
44:36face au GAFA ?
44:37Je pense que la France
44:38est très forte en ce moment
44:40au sein de l'Union européenne
44:40pour faire peser la voix
44:41de l'Union européenne
44:42dans le monde.
44:43Et notamment
44:44sur les enjeux internationaux.
44:46Et Sonia Zabatani,
44:47beaucoup de pays
44:47appellent au boycott
44:48de la Coupe du Monde
44:49de foot 2026.
44:50Suite aux agissements de Trump,
44:51penses-tu que cela
44:52va finir par nuire au Canada ?
44:54Oui, il faut arrêter ça.
44:56Oui, ça va nuire au Canada.
44:57Absolument.
44:58Merci Prisca Temno.
44:59Merci.
45:00Je te laisse partir.
45:02Bonjour à lui.
45:06Embroise Louis pour nous.
45:07Merci beaucoup.
45:09Bisous, merci à Prisca.
45:11On laisse partir Prisca Temno.
45:13On reste avec toi.
45:15On a encore un peu de temps
45:15avec toi, Sonia.
45:16Tu vas bien traduire.
45:18Tu vas faire du très bon travail.
45:20Merci.
45:20Surtout, ce qui est très bien
45:22ce soir, c'est d'avoir
45:22le ressenti d'une personne
45:24qui vit hors de France.
45:25Au final, vous avez les mêmes...
45:26Mais vous avez l'air
45:28un peu plus en retard,
45:29par exemple, là-dessus,
45:30sur ces lois-là.
45:31Sur ces lois-là, oui, absolument.
45:32Parce que, est-ce que, nous,
45:33on n'a pas ce point de vue-là
45:35au Canada ?
45:35Est-ce qu'au Canada,
45:36il y a autant de drame
45:37chez les jeunes
45:38par rapport aux réseaux sociaux ?
45:39Oui, of course, c'est partout.
45:40Mais on dirait que les gens,
45:41ils n'en parlent pas,
45:42c'est partout.
45:43Et ce qui est difficile,
45:44et ce qu'on entend des parents,
45:46c'est qu'ils n'ont pas les outils.
45:48Ils n'ont pas les outils,
45:49donc c'est plus facile
45:50de juste dire,
45:50OK, tous mes amis l'ont,
45:51donc tiens.
45:53Mais c'est très difficile.
45:53Et encore, oui, c'est difficile,
45:55mais ça va être encore plus difficile.
45:56Après, le problème,
45:58c'est qu'imagine
45:58la génération maintenant,
45:5995 % de 13 à 17 ans.
46:02Imagine nos petits-enfants.
46:06Mais c'est une catastrophe.
46:07De 8 à 12 ans,
46:0854 % sont sur les réseaux.
46:09C'est une catastrophe.
46:11Et il n'y a absolument
46:13aucune bonne chose
46:14qui sort de ça.
46:15Zéro.
46:16Toi, tu as interdit
46:16les réseaux sociaux à ta fille.
46:17Elle interdit complètement.
46:18Mais est-ce que
46:19elle t'a déjà réclamé
46:20en voyant ses copines
46:21« je veux ça, je veux ça, etc. »
46:22Elle veut un téléphone.
46:23Elle n'a pas de téléphone, ma fille.
46:24Elle n'a pas de iPad.
46:25Je suis complètement contre ça.
46:26Et t'as pas peur ?
46:27Moi, j'aurais peur
46:28de laisser ma fille
46:28sans téléphone
46:29parce que je me dis
46:30qu'il se passe tellement
46:31d'un gris aujourd'hui dehors.
46:33C'est tellement...
46:34Je me dis,
46:35le téléphone,
46:35c'est la seule chose
46:36qui me permet d'être rassurée.
46:37Tu vois,
46:38quand ma fille sort de l'école,
46:39le temps qu'elle rentre, etc.
46:40Je sais que je peux l'appeler.
46:41Comment tu fais pour...
46:42Déménage à Montréal.
46:44Je te montre mon quartier.
46:45Ma fille,
46:46elle peut marcher de chez moi
46:46à l'école.
46:47C'est safe.
46:48C'est beau.
46:49On a un super safe quartier.
46:51Mais nous, en France,
46:52c'est pas...
46:52Mais j'essaie.
46:52Mais moi, je te dis
46:53ma réalité.
46:54Ma réalité,
46:55c'est vraiment safe.
46:56J'habite dans un quartier
47:01vraiment bien protégé.
47:02Donc, pour moi,
47:03c'est pas ma réalité.
47:04Mais je comprends ta réalité.
47:06Je comprends le désir.
47:08Mais peut-être que
47:08je lui donnerai un flip-phone
47:09avec zéro réseau.
47:11Ça vaut pas la peine
47:12qu'elle ait
47:13cette dopamine hit.
47:15C'est vraiment,
47:16vraiment toxique
47:16qu'est-ce qu'on fait aux enfants.
47:17Et tu le sais,
47:18on est dans ce milieu.
47:19Donc, c'est vraiment à nous
47:20en tant qu'influenceurs,
47:22en tant que personnes
47:22qui savent comment ça fonctionne,
47:24les réseaux.
47:25Mais ça veut dire que toi,
47:26quand tu travailles,
47:27tu travailles pas devant elle?
47:28Oh, tout le temps.
47:29Ma fille, elle est...
47:29OK.
47:30Je te donne un exemple.
47:31Je suis 100% alignée
47:33aux personal brands.
47:34Ce qui veut dire,
47:35mon fils, une légende,
47:36il est dans mes réseaux,
47:37dans mon réseau,
47:38dans mes réseaux.
47:39Tu le montres sur tes réseaux?
47:40Oui.
47:40Parce que mes enfants
47:41sont toujours là.
47:42Alors, sinon,
47:43il faut que je les mette dans leur...
47:44Ils sont toujours avec moi.
47:45Et je veux montrer aux femmes
47:47que c'est possible.
47:48Si je montre...
47:48Et c'est ma décision de ma marque.
47:51Je veux être la femme
47:51qui va montrer que c'est possible.
47:53Moi, quand mon fils
47:54avait trois mois,
47:55il était à New York avec moi.
47:56Mes enfants ont toujours été
47:57dans mes conférences.
47:58Ils sont en stage
47:59avec moi partout.
47:59Pas pour moi,
48:01mais je veux montrer
48:01à cette maman,
48:02à cette femme qui dit
48:03« Mais comment je vais faire? »
48:05Tu sais,
48:05quand mes enfants,
48:06ils sont en Paris avec moi,
48:07ils sont en France.
48:07Donc, je ne veux pas les cacher
48:08parce que, pour moi,
48:11ce n'est pas le role model
48:12que je veux montrer
48:13à d'autres femmes.
48:13Je veux que les femmes
48:14voient que ce n'est pas facile.
48:16Je suis fatiguée,
48:17je n'ai pas encore dormi,
48:18c'est une catastrophe.
48:19Mais c'est possible.
48:20Donc, pour moi,
48:21c'est vraiment important
48:22pour ma marque.
48:22Maintenant, mes enfants,
48:23oui, je les poste,
48:24mais c'est eux
48:25qui vont me dire
48:25« Maman, c'est correct »
48:27et tout ça.
48:28Par contre,
48:29si mon fils,
48:30Yannou,
48:31il veut être DJ,
48:32il veut jouer au hockey,
48:33DJ, moi,
48:34je te fais ta person burn
48:35en deux secondes,
48:35je vais le faire DJ.
48:36Sauf que c'est moi
48:37qui vais gérer tes réseaux.
48:38Tu vas avoir zéro like,
48:39je vais enlever
48:40la notification sur les likes,
48:42enlever la notification
48:43sur les views,
48:44enlever la notification
48:45sur les commentaires.
48:46Pourquoi?
48:46Parce que je ne veux pas
48:47qu'il se donne cette…
48:49Un challenge.
48:49Non, cette validation.
48:51La validation.
48:52La validation.
48:52Ça, c'était facile.
48:53La validation.
48:55À cause des likes.
48:56Qu'est-ce qu'un jour,
48:57il avait trouvé
48:58parce qu'il a eu 300 likes,
48:59la vidéo,
49:00elle est allée virale
49:00et le lendemain,
49:01c'est un loser
49:02parce qu'il y a 4 likes.
49:02Je ne veux pas ça
49:03pour mon fils.
49:04Je veux qu'il puisse
49:04utiliser ça
49:05parce que c'est un…
49:06Look at DJ Khaled.
49:07Regardez le DJ Khaled.
49:09Merci, très bien.
49:10Oui, tu n'as pas envie
49:10qu'il se dévalorise
49:14à cause du regard des autres.
49:15Oui, mais par contre,
49:17les réseaux sociaux,
49:17c'est énorme.
49:19C'est énorme
49:20et il y a du super bon là-dessus.
49:22Par contre,
49:22on a besoin de règles.
49:23On a besoin
49:24que nos enfants soient éduqués.
49:26Donc, pour nous,
49:27ce n'est pas une question
49:27de se dire
49:28non, tu n'as pas le droit.
49:28Viens, on va t'éduquer.
49:30Oui, si tu veux
49:30devenir le grand DJ,
49:32je vais build up
49:32or some brand,
49:33je vais monétiser,
49:33on va aller à Ibiza,
49:34il va y avoir 9 ans.
49:35Par contre,
49:36c'est maman qui va gérer
49:37tes réseaux.
49:37Tu ne vas rien voir
49:38de je suis cool,
49:39je ne suis pas cool.
49:40Tu vas avoir zéro commentaire
49:41et tu seras un petit enfant
49:43qui va se développer
49:44mentalement
49:45à ton rythme.
49:47Oui, je comprends ce que tu veux dire.
49:47Il va savoir s'il cartonne,
49:48s'il fait des...
49:49Il va savoir,
49:50il parle du monde.
49:51Mais si demain,
49:51tu l'emmènes en poitouche à rente,
49:52c'est qu'il ne marche pas
49:53trop bien sur les réseaux.
49:54Tu sais ce que c'est
49:55la poitouche à rente ?
49:55Pas du tout,
49:56mais c'est une région française
49:57vraiment très petite.
49:58On les embrasse,
49:59on les adore.
50:00Ils sont gentils.
50:01Est-ce que tu as un...
50:02Si tu pouvais te dire,
50:04si tu as un conseil
50:05à donner aux parents,
50:08qu'est-ce que tu leur dirais ?
50:09Mon plus beau conseil
50:10que je pourrais donner aux parents,
50:15on est toujours en train
50:16de se comparer.
50:17Oui, mais elle,
50:18elle a les réseaux,
50:18l'autre, elle n'a pas...
50:19Oui, mais elle...
50:20Arrête de comparer à rien.
50:21Regarde tes enfants
50:22et fais de ton mieux.
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