- il y a 5 minutes
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NewsTranscription
00:00Sud Radio, on vit pas dans la même France.
00:04Magali Berda sur Sud Radio, il est 20h02, on vit pas dans la même France,
00:08cette émission qui casse les codes tous les soirs du lundi au jeudi,
00:11on vous retrouve en direct.
00:12Une émission qu'on ne retrouve nulle part ailleurs,
00:14où on rencontre tous les soirs, on fait rencontrer des mondes qui ne se parlent quasiment jamais,
00:18des politiques, des institutionnels qui débattent en face de personnalités publiques,
00:23d'influenceurs, de gens qui arrivent à communiquer avec les gens lambda, on va dire.
00:28Qu'on les aime ou qu'on les aime pas, les influenceurs, ils ont un talent,
00:31c'est qu'ils arrivent à fédérer des dizaines, des centaines, des millions de personnes sur leurs réseaux sociaux,
00:35contrairement aux politiques institutionnelles qui ont un petit peu plus de mal.
00:39Enfin, on va dire que maintenant, ça commence un petit peu à se démocratiser, ça y est,
00:43on les voit un peu plus sur TikTok, on voit des vidéos virales sur TikTok,
00:47de plein de politiques.
00:49Voilà, le politique numéro 1 sur les réseaux sociaux, c'est Jean-Luc Mélenchon, je crois,
00:53et le numéro 2, c'est Jordan Bardella.
00:55Donc voilà, et on a Gabriel Attal qui n'est pas loin derrière,
00:58qui est plutôt pas mal aussi.
00:59On est sur une course sur les réseaux sociaux,
01:01de la part de nos politiques qu'on adore.
01:05Quel que soit le bord politique, nous, on aime tout le monde.
01:08Ce soir, je suis accompagnée, comme tous les soirs, de Mathias,
01:11le monsieur réseau sociaux, c'est celui qui vous lit,
01:13qui répète un petit peu vos messages sur les réseaux, vos commentaires, etc.
01:17Comment ça va, Mathias ?
01:18Ça va, Magali ?
01:19Très bien, et toi ?
01:20Moi, je suis bien et je suis énervé aussi.
01:22Je suis bien parce que Paris, on a battu Marseille hier 5-0.
01:25C'est un problème.
01:26C'est pas le classico, c'est le classico.
01:28Mon mari est enfermé dans sa chambre depuis hier.
01:29Le pauvre.
01:30Et je suis très énervé.
01:31Pourquoi ?
01:31C'est ce que d'habitude, je fais tout le temps des blagues.
01:32C'est Mathias, il est gentil, Mathias, il est rigole.
01:35En fait, ça fait trois jours que je passe trois jours à l'hôpital aux urgences.
01:38Pourquoi ?
01:38Je t'explique ce qu'il se passe.
01:40J'ai une proche à moi.
01:40Oui.
01:41Je l'ai emmené dans la nuit de samedi, de 2h à 8h du matin aux urgences.
01:44D'accord.
01:45Donc, on a été là-bas, elle avait très mal au dos et très mal au rein.
01:48On a été là-bas et nous ont dit, voilà, on vous met un traitement.
01:51Pour nous, vous avez des calculs rénaux.
01:53Tu vois comment c'est douloureux, des calculs rénaux.
01:54Donc, on reste là-bas jusqu'à 8h.
01:55On sort à 8h.
01:56Il n'y a pas d'IRM, pas d'examen, rien de tout ça.
01:59Déjà, on a été mal reçus.
02:00Mais bon, c'est les urgents, je me dis, ils n'ont pas de moyens, l'état et tout.
02:02On en reparlera après.
02:03Et du coup, toute la journée d'hier, donc elle avait un traitement de cheval.
02:06Quand je te dis un traitement de cheval, c'est des antibiotiques à mort.
02:08Toute la journée d'hier, elle a souffert, elle a souffert.
02:10Ce matin, à 6h du matin, elle me rappelle.
02:12Elle me dit, j'ai trop mal, il faut que je retourne, il faut que j'aille faire un scanner.
02:15On va faire un scanner à 16h.
02:18Je raconte un peu ma vie.
02:19Mais là, tu sais que c'est très très grave.
02:20On va faire un scanner à 16h.
02:21À 16h, on lui dit, madame, ce que vous avez, ce n'est pas du tout des calculs rénaux.
02:25Et c'est très grave le traitement qu'ils vous ont mis.
02:26Ils auraient voulu faire un examen, un IRM.
02:29Donc, elle passe un IRM et ils se sont rendus compte que le traitement qu'elle a eu,
02:33ça a infecté ce qu'elle avait aux ovaires.
02:35Donc, elle a un problème aux ovaires qui ont été infectés à cause du traitement.
02:38Est-ce que tu te rends compte de la gravité des choses ?
02:40Mais est-ce que tu sais que ça arrive très souvent ?
02:41Mais c'est très grave.
02:42Ah bah, c'est méga grave.
02:43Ça veut dire qu'en plus, ils nous ont reçus parce qu'il y avait un manque d'effectifs dans les hôpitaux.
02:47Donc, en fait, tout le temps, on dit, ouais, il manque de budget, il manque de ceci, il manque de cela.
02:50Mais en fait, il y a un vrai problème dans les hôpitaux en France.
02:52Et les pauvres, ils en souffrent.
02:53Et du coup, qui en souffre, c'est les patients, etc.
02:56Donc là, elle se fait opérer demain matin à cause de ça.
02:58Donc là, tu as un coup de gueule.
02:59Mais c'est très grave.
03:00Tu sais que d'habitude, je fais tout le temps des vannes.
03:02Là, je fais zéro vannes.
03:03Donc là, il ne fallait pas venir.
03:05Si tu ne fais pas de vannes, tu ne seras rien.
03:07Non, mais après, je vais faire des blagues.
03:09Mais voilà, tu as vu, je fais un petit coup de gueule.
03:10Tu fais le petit coup de gueule de l'émission.
03:12C'est relou, quoi.
03:13C'est relou.
03:13Et tous les soirs, on traite des sujets, on parle des hôpitaux.
03:16Et les pauvres, ils n'ont aucun moyen.
03:17Et du coup, les patients, ils prennent cher.
03:19Et voilà.
03:21On fera un sujet sur les hôpitaux.
03:22Voilà, bientôt.
03:23C'est super triste.
03:24La semaine prochaine, si tu veux.
03:25Mais ce qui a sauvé ma soeur, c'est le PSG qui a battu l'OM.
03:27Combien ?
03:285-0.
03:29Est-ce que tu te rends compte ?
03:30Pas 1, pas 2, pas 3, pas 4, mais 5.
03:32Moi, je ne peux pas.
03:33Je suis solidaire à mon mari.
03:35C'est l'OM, c'est l'OM avant tout.
03:36C'est triste.
03:37L'OM, c'est une religion.
03:39C'est ce que dit mon mari.
03:40Marseille, c'est un pays.
03:42Moi, je suis marseillais, c'est un pays.
03:43Et l'OM, c'est ma religion.
03:45Et toi, tu es pour qui ?
03:45Moi, je ne sais pas jouer au ballon.
03:47Ils sont tous sympathiques, les joueurs de foot.
03:50IDM, toutes les influenceuses.
03:54Quelle influenceuse n'a pas reçu un EDM d'un joueur de foot ?
03:58T'es sûre que tu n'en as jamais reçu ?
03:59Ne t'inquiète pas, ça arrivera bientôt.
04:02Alors, ce soir, on parle d'un sujet qui est révoltant.
04:06Qui est vraiment révoltant également.
04:08C'est le protoxyde d'azote.
04:09Alors, le protoxyde d'azote, c'est tout ce qui est ballon, etc.
04:13Pourquoi laisse-t-on une drogue, parce que c'est une drogue, en vente libre, séduire les mineurs aujourd'hui, être aussi facile d'accès ?
04:21Moi, ce qui me choque le plus, et on va en parler dans l'émission, est-ce qu'on est en live, là ?
04:24On est en live sur Instagram.
04:25Bien sûr, on est en live.
04:26Surtout, on est en live sur YouTube.
04:29Notre première chaîne YouTube, parce que Sud Radio, les enfants, c'est la plus grande chaîne YouTube de France en termes de raccourcis.
04:36De France Cousy.
04:37Non, mais attends, on a un million d'eux.
04:39On a un million d'eux.
04:41Exactement, c'est ça.
04:42Mais qui a un million d'eux sur YouTube aujourd'hui ?
04:44C'est extrêmement dur d'avoir un million d'eux sur YouTube.
04:46Pas grand monde, surtout pour une radio.
04:48Non, mais c'est les followers les plus durs.
04:49Il faut que nos auditeurs sachent une chose.
04:51C'est que sur YouTube, ce sont les followers les plus durs à avoir.
04:54TikTok, ça peut pousser en trois jours.
04:57On ne comprend rien.
04:57On passe de zéro à 300 000.
04:59Snapchat, ça peut le faire aussi.
05:01Il suffit d'un coup de buzz et hop, c'est parti.
05:03Instagram, un peu plus compliqué.
05:05Mais alors YouTube, c'est très, très, très dur.
05:07Pour faire abonner les gens.
05:08Parce que les gens, ils recherchent et ils ne s'abonnent pas.
05:10Non, mais c'est très dur.
05:11Puis YouTube, tu ne peux pas scroller aussi vite.
05:13Enfin, tu as moins d'algorithmes un peu.
05:15Bon, alors, et moi, ce qui me choque le plus,
05:18et on va en parler ce soir parce que ça me révolte,
05:22c'est à quel point on a une facilité à trouver carrément en vente
05:25les ballons sur Snapchat.
05:28C'est-à-dire Snapchat, c'est les spécialistes de la vente des ballons.
05:31C'est-à-dire qu'on en trouve, mais en trois secondes chrono sur Snap.
05:34Et moi, je trouve ça aberrant de la part de plateformes comme Snapchat
05:38de laisser faire ça et de, soi-disant, pas avoir les moyens de contrôler.
05:42Je n'y crois pas une seule seconde que Snapchat n'a pas les moyens de contrôler.
05:44ce genre de trucs qui tuent des gens ou qui peuvent rendre handicapés des gens.
05:50Moi, j'avais vécu une soirée, j'en parle parce qu'on en avait déjà parlé
05:54sur les réseaux sociaux avec Maëva Guénam au ballon.
05:59Bref, c'était traumatisant.
06:01C'était traumatisant.
06:02Et gros message de prévention là-dessus parce que les gens ne se rendent pas compte
06:06à quel point moi j'ai passé cette soirée où je l'ai vue dans un état.
06:09C'était traumatisant.
06:10Voilà, donc on reçoit ce soir, pour parler de ce sujet,
06:14Reda Bellage, qu'on ne présente plus maintenant,
06:16qui est porte-parole de France du syndicat de police unité.
06:19Bonsoir.
06:20Bonsoir, Reda, ça va ?
06:21Oui, très bien.
06:21Merci d'être là.
06:22On reçoit aussi Chelsea, qui est influenceuse et victime du protoxyde d'azote,
06:27qui va nous raconter un petit peu son histoire.
06:29Bonsoir.
06:30Bonsoir Chelsea.
06:30Et Omar, qui est vice-président de l'association Stop Ballon.
06:34C'est ça.
06:34Bonsoir.
06:35Bonsoir Omar.
06:35Alors, on va commencer par Chelsea.
06:38Chelsea, parce qu'honneur aux femmes, évidemment.
06:41Bonsoir Chelsea.
06:41Donc, merci d'être avec nous.
06:43Toi, tu es une influenceuse hyper présente sur TikTok.
06:45Oui.
06:46Tu as combien d'abonnés sur TikTok ?
06:47J'ai 30 cas.
06:48C'est pas mal, 30 cas déjà.
06:49Oui.
06:49Bon, t'inquiète pas.
06:50C'est à partir de 100 cas, tu vas voir les footballeurs, ils arrivent.
06:54Non, mais il ne faut pas leur répondre.
06:56Crois-moi, fais-moi confiance.
06:57Réponds pas.
06:58Et sur tes réseaux, tu racontes un peu ton histoire.
07:02On va la résumer ensemble.
07:04Elle est en lien direct avec le sujet du jour.
07:06Toi, tu as 18 ans.
07:08Donc, tu es toute jeune.
07:09T'es majeure ?
07:10Oui, je suis majeure.
07:10Depuis quand ?
07:11Depuis le 8 janvier.
07:12Oh là là.
07:13Mais attends, on est le combien là ?
07:14On est le 8 février.
07:15Waouh, waouh.
07:16Bon, d'ailleurs, c'est en retard, on lui dit.
07:18Merci.
07:19Bon, d'ailleurs, c'est en retard.
07:20Depuis maintenant un peu plus de deux ans, tu es handicapée.
07:23Non, je remarche depuis avril.
07:25Tu remarches depuis avril ?
07:26Oui, mais tu as été longuement handicapée, du coup ?
07:29Six mois.
07:30Et qu'est-ce qui t'est arrivé exactement ?
07:31Est-ce que tu peux me dire à quel âge et dans quelle situation tu as vécu tout ça à cause d'un ballon ?
07:37C'est ça ?
07:38Oui.
07:38J'ai commencé les ballons suite à mes problèmes familiers, parce que j'étais dans le mal, etc.
07:44C'est-à-dire, au foyer, je voyais des jeunes faire des ballons.
07:48Du coup, je me suis intriguée.
07:50J'ai dit, qu'est-ce que c'est ?
07:51Parce qu'ils me disaient, nous, on est bien grâce à ça.
07:54Plein de choses.
07:54Ils arrivaient à rentrer, les ballons, dans le foyer ?
07:56Oui.
07:57Et les surveillants, ils ne disaient rien ?
07:59Ils ne s'occupaient pas de nous, ils s'en foutaient de notre vie.
08:03D'accord.
08:04Du coup, j'ai commencé à faire des ballons et ça me mettait dans un état où j'étais bien.
08:10Franchement, j'étais super bien.
08:11Ça me mettait dans un autre monde.
08:14Et à chaque fois que j'allais mal, je reprenais.
08:17Et la quantité, elle augmentait de plus en plus.
08:21Et des fois, j'en faisais vraiment beaucoup.
08:24Et j'ai commencé à avoir, j'en ai fait pendant un an et demi, deux ans, des ballons.
08:30Et pendant, ça veut dire, en octobre, j'ai commencé à avoir des fourmillements dans les jambes.
08:35Je perdais l'équilibre, mais je ne calculais pas.
08:39Je continuais, je continuais.
08:41Et un soir, j'ai refait des ballons.
08:44Et je me suis endormie.
08:45Et le matin, je me suis réveillée.
08:47Je n'arrivais pas à me lever.
08:49Je n'arrivais à rien faire.
08:51On a appelé les pompiers.
08:53C'est-à-dire que tu te sentais les jambes lourdes ?
08:55Tu n'arrivais pas à les bouger ?
08:56Je n'arrivais pas à les bouger.
08:57J'essayais, je n'arrivais pas à les essayer.
08:59C'est-à-dire qu'on a appelé les pompiers.
09:02Les pompiers sont venus.
09:03J'ai été transférée à l'hôpital.
09:05J'ai été transférée à l'hôpital pendant une semaine.
09:09Je suis ressortie.
09:11Et mon état de santé s'est aggravé.
09:13Il s'est aggravé de plus en plus.
09:16Et j'ai fini à l'hôpital.
09:18Et là, j'ai fini en fauteuil roulant.
09:21Je suis restée dans mon lit d'hôpital.
09:23Je suis restée de novembre à février à l'hôpital.
09:26De quelle année ?
09:27Là, de 2024 à 2025.
09:30Tu avais 17 ans ?
09:31Oui.
09:33J'allais sur mes 17 ans.
09:34J'avais 16 ans et j'allais sur mes 17 ans.
09:37Et ça veut dire...
09:39J'étais en fauteuil roulant et on ne trouvait pas de centre de rééducation.
09:42Parce qu'il n'y avait que pour les adultes.
09:44Et comme moi, j'étais en pédiatrie, du coup, c'était très, très compliqué.
09:47Ça veut dire qu'on ne trouvait pas.
09:50Mais j'avais des soins à côté psychologiques aussi.
09:53Parce que ça touche mentalement.
09:55Parce que tu es dans l'île d'hôpital, tu ne vois personne.
09:58Tu vois des machines autour de toi.
10:01Beaucoup de choses, du coup, ça touche mentalement.
10:03Ça touche beaucoup de choses.
10:04Du coup, je voyais des psys, les médecins.
10:07Et à chaque fois, tous les jours, ils me disaient, on n'a pas de nouvelles de centre de rééducation.
10:10Du coup, ça s'aggravait.
10:12J'en pouvais plus un petit peu.
10:13Et en février, en janvier, ils m'ont trouvé un centre de rééducation.
10:20J'ai été dans le centre de rééducation.
10:23C'était très compliqué.
10:24J'avais des machines qui faisaient bouger mes jambes.
10:26Le kiné qui venait dans ma chambre, qui mettait des électros.
10:30Beaucoup de choses aussi.
10:32Et en février, ma tata, elle a demandé ma sortie de l'hôpital.
10:37Que je vais en hôpital de jour.
10:39Que je vienne le matin et je repars après chez moi.
10:42Ça a été autorisé.
10:44Ça veut dire que tous les matins, l'ambulance, elle venait me chercher avec mon fauteuil roulant.
10:48Et je rentrais chez moi le soir.
10:50Je faisais mes trucs.
10:52Mais ma rééducation, ça a été dur.
10:55Et franchement, j'ai reçu des critiques.
10:57Mais j'ai toujours absetté les critiques.
11:00Mais voilà.
11:01Au début, je ne disais pas...
11:02Tu as reçu des critiques sur les réseaux sociaux ?
11:04Oui.
11:04Parce que tu as montré tout ça, tout ce parcours-là.
11:07Tu l'as montré sur TikTok ?
11:08Au début, je ne le montrais pas.
11:09Au début, je n'assumais pas que c'était à cause de ça.
11:11Parce que...
11:12Au début, je me disais...
11:14Quand je faisais des ballons, ça ne va jamais me toucher, moi.
11:18Parce que j'écoutais les gens.
11:19Non, ça ne fait rien, ça ne fait rien.
11:20Du coup, je me suis dit, moi, d'un coup, pourquoi moi, ça arrive à moi ?
11:24Je n'ai rien demandé.
11:26Et au début, je n'assumais pas sur les réseaux sociaux.
11:30Et un jour, j'ai dit, je vais me lancer.
11:32Je vais faire une vidéo.
11:33Je vais assumer.
11:34Et je vais faire de la prévention.
11:35Du coup, j'ai fait de la prévention.
11:37J'ai lancé une vidéo.
11:38Et j'ai fait de la prévention qui a beaucoup percé.
11:41Elle a fait combien de vues ?
11:42Je ne sais pas.
11:44Je ne me rappelle plus.
11:44Mais elle a fait beaucoup de vues, la vidéo.
11:46Alors, restez avec nous.
11:47Restez avec nous.
11:48On revient tout de suite après cette petite pause sur Sud Radio.
11:51Et on va parler de cette vidéo.
11:54Et ensuite, on va présenter Omar.
11:55Et on va remercier Reda d'être avec nous aussi pour rentrer dans ce débat.
12:00A tout de suite sur Sud Radio.
12:01Restez avec nous pour cette émission très, très, très poignante et très importante, s'il vous plaît.
12:04Si vous êtes parents, écoutez, écoutez, écoutez.
12:06Et si vous êtes jeunes, écoutez aussi ce qui se passe.
12:09A tout de suite sur Sud Radio.
12:10Sud Radio.
12:11Sud Radio.
12:12Parlons vrai.
12:13Parlons vrai.
12:13Sud Radio.
12:14Parlons vrai.
12:15Magali Berda sur Sud Radio.
12:17Il est 20h15.
12:17Nous sommes en direct ce soir pour une émission extrêmement poignante et utile.
12:24Où on parle du protoxyde d'azote.
12:26Alors, le protoxyde d'azote, pour ceux qui nous regardent, c'est les ballons, vous savez,
12:28qu'on fait, qui mettent un peu dans un état second.
12:33Sur lesquels il y a énormément de problèmes de gens qui peuvent mourir, de gens qui deviennent handicapés.
12:38Et ces ballons qui sont considérés, je ne sais pas, on va en parler tout à l'heure.
12:42Est-ce que c'est considéré comme de la drogue, pas de la drogue ?
12:44Est-ce que, comment ça se fait qu'aujourd'hui, on en trouve en libre service, sur Snapchat, etc.
12:50On reçoit pour débattre de ce sujet, Reda Bellage, qui est porte-parole Ile-de-France du syndicat de police unité.
12:56Avec Chelsea, qui est influenceuse et qui a été victime du protoxyde d'azote.
13:00Donc, qui a fini en fauteuil roulant pendant plusieurs mois.
13:03qui, aujourd'hui, arrive à remarcher, mais qui nous expliquait qu'elle pensait que ça n'arrivait qu'aux autres.
13:09Et, malheureusement, un matin, elle s'est réveillée, le lendemain d'une soirée, en ayant pris ses ballons à ne plus pouvoir bouger ses jambes.
13:16Et on reçoit aussi Omar, qui est vice-président de la solution, justement, qui s'appelle Stop Ballon.
13:20Donc, tu nous disais, Chelsea, que quand tu as pris des réseaux sociaux, tu as été servie de ta plateforme TikTok pour faire des vidéos de prévention.
13:30Est-ce qu'aujourd'hui, tu vas mieux ? Est-ce que tu es sortie de tout ça ?
13:33Malheureusement, je ne suis pas sortie de tout ça.
13:34J'ai encore des séquelles.
13:38Des séquelles où j'ai beaucoup mal aux jambes.
13:41Où, quand je marche beaucoup, je suis obligée de m'asseoir.
13:44Des fourmillements dans les jambes.
13:47Et une perte d'équilibre de temps en temps.
13:50Et quand je reste trop debout, je n'arrive plus.
13:53Mes jambes y lâchent.
13:54Combien tu prenais à peu près de ballons par jour ?
13:59Je ne sais pas à dire.
14:00Et comment tu t'en procurais ?
14:03C'est-à-dire, comment tu les trouvais, ces ballons ?
14:05Sur Snapchat ?
14:06On ne s'est même pas consulté avant.
14:10Non, mais vraiment, je le sais.
14:11C'est abominable, ce qui se passe sur Snapchat.
14:13C'est une honte.
14:14Sur Snapchat, c'est plus facile de trouver des ballons qu'une meuf.
14:16Tu te rends compte ?
14:17Non, mais ce n'est pas drôle.
14:18Si, elle était bien celle-là.
14:20Il faut faire genre, Henri.
14:22Et combien ça coûte aujourd'hui, une bouteille de protocytes ?
14:25Quand tu prends une bouteille comme ça, où tu remplis,
14:27on met le gaz à l'intérieur d'un ballon,
14:29et en fait, on aspire le ballon.
14:31Combien ça coûte ?
14:3215 euros, 20 euros.
14:33Une bouteille ?
14:34Une bonbonne, c'est ça ?
14:35Oui.
14:35Et tu fais combien de ballons avec ?
14:37Une trentaine, je crois.
14:40Parce que c'est des ballons de baudruche, il faut dire aux gens.
14:41Ce n'est pas les ballons simples, c'est les ballons de baudruche de fête,
14:43que tu remplis avec la bonbonne.
14:45Mais si c'est 15 euros...
14:46Si on est plusieurs, je ne sais pas.
14:49Mais si on est de seules, une vingtaine, je ne sais pas trop.
14:52Alors, on reçoit également, à côté de toi, Chelsea.
14:57Moi, je dis Chelsea, parce que moi, je connais Chelsea.
14:59C'est Chelsea, on dit toi aussi ?
15:01Non, Chelsea.
15:02Chelsea, très joli comme prénom.
15:03Merci.
15:03On reçoit Omar, qui est vice-président de l'association Stop Ballon.
15:07Alors Omar, merci d'être avec nous.
15:08Merci.
15:09Tu es vice-président de l'association Stop Ballon,
15:11face à l'explosion de la consommation de protoxyde d'azote chez les jeunes.
15:16Confronté à de plus en plus de jeunes souffrant de graves lésions neurologiques,
15:19Arnaud Dalbis, entrepreneur, menté, a créé l'association Stop Ballon.
15:24Tu me dis si je ne dis pas de bêtises.
15:26Pour miser sur la prévention plutôt que la seule répression.
15:29Avec l'association, vous organisez des actions de sensibilisation
15:32menées dans les collèges et auprès des familles également.
15:35Vous alertez sur des effets souvent sous-estimés.
15:37C'est ce que nous disait Chelsea exactement avant.
15:39Une addiction progressive et des conséquences lourdes pour les consommateurs
15:43comme pour leur entourage.
15:44Vous êtes hyper jeune.
15:50Quel âge vous avez, vous aussi ?
15:5122 ans.
15:52Et vous aussi, vous avez été victime de...
15:54Non, pas du tout.
15:55Moi, j'ai juste une sclérose en plaques.
15:58Ah ok, d'accord.
15:59C'est rien à voir.
15:59C'est juste ça, rien à voir.
16:00Ok.
16:00Et ça va ?
16:01Non, ça va, ça va.
16:02On est bien à cette maladie.
16:03Ma tante en souffre également.
16:05C'est une maladie, il faut être costaud psychologiquement aussi.
16:08C'est vrai.
16:09Et vous avez...
16:10Alors pourquoi vous avez décidé de vous lancer dans cette association ?
16:13En fait, moi, je fais de la prévention depuis plus de 4 ans.
16:16D'accord.
16:16J'ai créé une association qui s'appelle Association JSL.
16:19J'étais avec des jeunes dans les quartiers.
16:20On parlait surtout de la PEUF, des SNUS, un peu aussi des ballons.
16:25Et suite à mon hospitalisation, il y avait beaucoup de monde à l'hôpital pour des ballons, justement.
16:32Et je l'ai rencontré, vu que c'était le service neurologique.
16:35Je suis parti en rééducation.
16:36Pareil, on a fait le même constat.
16:38Moi et mes amis, Akram et Ahmad, on a réfléchi vraiment sur le sujet-là.
16:44Et de là, M. Dalbis est venu nous voir pour essayer de voir comment on peut faire pour attirer les jeunes,
16:49pour vraiment faire la prévention avec les jeunes.
16:52Et on a commencé comme ça.
16:54Et sur les réseaux sociaux, on a directement pété, directement,
16:57parce que c'est un sujet où personne ne s'est pris de la main.
17:01En fait, personne n'a osé aller contre ça.
17:06Et les jeunes aussi sont vraiment attentifs à ça.
17:09Et les parents aussi.
17:11Et du coup, on a fait directement des millions de vues.
17:13On a eu beaucoup de témoignages des personnes qui consomment des ballons,
17:18qui battent leurs femmes.
17:20On a encore des messages aujourd'hui des jeunes femmes qui ne savent pas quoi faire.
17:26Du coup, on oublie soit d'envoyer la police,
17:29en fait, de leur envoyer le numéro de la police pour essayer de voir comment ils peuvent faire,
17:32soit envoyer un psychologue ou autre.
17:34Mais en fait, tout dépend des personnes.
17:36Chelsea, là, aujourd'hui, est là pour dire qu'elle se sentait dans un autre monde qui était bien,
17:41mais aussi le monde où c'est négatif, où ils pensent, ils cogitent.
17:44On a vraiment le côté néfaste où la colère, elle ressort.
17:47Et on peut avoir des drames.
17:49C'est-à-dire qu'en fait, tu veux dire qu'on peut avoir...
17:51Alors, il y a des gens qui peuvent se sentir mieux,
17:53comme il y a des gens qui vont dans leur pire démon.
17:55C'est exactement ça.
17:57C'est à peu près, on va dire, comme le cannabis ou le shit.
18:00Vraiment, tout dépend.
18:01Soit la personne a réfléchi, elle est en mode mélancolique,
18:04soit elle est toute contente, soit elle est vraiment agressive et on ne peut plus la contrôler.
18:08J'ai compris.
18:08Donc, ça fait des drames, forcément, autour quand il y a une crise comme ça.
18:11Exactement, c'est ça.
18:12On a l'impression que cette addiction est nouvelle, moins de 5 ans.
18:16Mais en vrai, ça fait depuis plus longtemps que ça existe, non ?
18:19Oui, ça existe depuis, je pense, 2016.
18:22Ça a commencé par les petites capsules.
18:24Vous voyez les petites capsules ?
18:25Oui, c'est ça, même en dehors, dans les petites capsules de chantilly,
18:28qui vont à Métro ou à Auchan avant,
18:30et qui l'ont mis en fait dans les petits ballons.
18:33Une capsule, un ballon.
18:34Ils ont commencé comme ça.
18:35Et au fur et à mesure, en fait, ça a commencé à prendre de l'ampleur.
18:39Jusqu'à devenir des simples bonbonnes.
18:41On a aussi les gros tanks.
18:42Et avant, on avait des méga tanks.
18:44Vraiment, c'est des grosses boutiques comme ça,
18:46qui valaient une centaine d'euros.
18:48Et quand vous allez faire de la sensibilisation,
18:50vous avez des jeunes qui vous disent qu'ils en prenaient.
18:53Est-ce qu'il y a plus de monde, finalement, qui en prennent que ce qu'on pense ?
18:56Oui, vraiment.
18:58Il y en a qui se cachent un peu.
18:59Il y en a d'autres vraiment qui l'assument
19:00et qui disent en fait, vraiment, c'est un truc qu'on doit vraiment éviter.
19:04Il y a des personnes aujourd'hui qui n'arrivent plus à se laver tout seuls
19:09à cause des ballons.
19:10Il y en a d'autres qui sont morts.
19:11Il y en a d'autres aujourd'hui, heureusement,
19:14Chelsea, qui arrivent à marcher aujourd'hui.
19:16Mais vraiment, il y en a d'autres qui n'arrivent plus
19:18à faire même leur rapport sexuel.
19:21On va parler comme ça.
19:22C'est vraiment, même sentir son caca, en fait.
19:27Ils n'arrivent plus à sentir pareil.
19:29Et c'est vraiment l'effet où c'est dramatique.
19:31Bien sûr que c'est dramatique.
19:32On ne se rend pas compte.
19:34Et puis même à son âge, à 17 ans,
19:36on n'a pas à se retrouver sur un fauteuil roulant pour des ballons.
19:39Il y a tellement de drames dans la vie.
19:41Oui, 16 ans.
19:41Mais il y a tellement de drames, déjà,
19:44malheureusement, qui peuvent nous tomber dessus, etc.
19:47Si on peut éviter de les provoquer soi-même,
19:49c'est encore mieux.
19:50Le pire, c'est vraiment qu'ils en vendaient dans les boîtes de nuit,
19:52comme tu disais.
19:53Ils vendent toujours ?
19:53Ah non, mais c'est encore moins.
19:55Ils font plus d'argent avec les ballons
19:56qu'avec les bouteilles, parfois.
19:57Il y a des boîtes de nuit qui ont plus de chiffres.
19:59Il y a des vendeuses de ballons.
20:01Oui, de ballons.
20:02Bien sûr.
20:04Est-ce que vous pensez que c'est normal que certains jeunes peuvent acheter ces ballons
20:07déjà prêts à l'emploi en boîte de nuit, par exemple ?
20:11Non, ce n'est pas normal.
20:12Après, c'est là où ils jouent un peu sur les lois.
20:15Ce n'est pas interdit.
20:17Ils continuent à les vendre.
20:19Pourquoi ne pas le vendre ?
20:21Pourquoi ne pas le vendre alors que ce n'est pas interdit ?
20:23C'est là où les politiciens ne font rien, ne font pas leur travail.
20:26Ils s'occupent des affaires d'autres sujets.
20:28Alors, des sujets comme ça où il y a des morts,
20:31où il y a des gens qui sont à l'hôpital,
20:33qui soit ils cherchent un lit d'hôpital ou un centre de rééducation,
20:36ils ne se préoccupent pas de ça.
20:38Non, c'est vrai.
20:38Tu as raison, 1000%.
20:39On reçoit aussi Reda Bellage.
20:42Alors, bonjour Reda.
20:43Bonsoir.
20:43Merci d'être avec nous.
20:44Vous êtes porte-parole en Ile-de-France du syndicat de police unité.
20:48Vous êtes policier de terrain et syndicaliste engagé.
20:51Vous intervenez régulièrement dans les médias.
20:53On vous voit de partout.
20:55Star, Reda.
20:56Star, pour alerter sur...
20:58Je ne suis pas encore sous contrat avec vous.
20:59Non, c'est même bientôt, bientôt.
21:02Alors, vous intervenez beaucoup pour alerter sur les enjeux de la sécurité,
21:07l'évolution de la délinquance et les conditions de travail des forces de l'ordre.
21:11Vous plaidez pour davantage de moyens,
21:13une meilleure reconnaissance des policiers
21:14et un soutien institutionnel renforcé.
21:17Votre parole s'inscrit au cœur des débats publics actuels
21:19sur la sécurité intérieure et le maintien de l'ordre.
21:22Qu'est-ce que ça vous fait, Reda,
21:24quand vous entendez les témoignages de nos deux jeunes ?
21:28Chelsea, qui a 18 ans, Omar, qui a 20 ans.
21:30C'est ça, 20 ans ?
21:3122 ans.
21:3122 ans.
21:33Vous êtes papa ?
21:35Oui, j'ai une fille de 24 ans,
21:37une fille de 21 ans et un fils de 15 ans.
21:39Vous avez quel âge ?
21:4048 bientôt.
21:42Ah bon ?
21:42Oui, j'ai eu mes enfants jeunes.
21:44À 22 ans, j'étais garin de la paix.
21:46Comme le jeune homme-là.
21:47Ah ouais ?
21:47Ah bah c'est bien.
21:48À 19 ans, je suis rentré en tant que policier adjoint
21:50et après, garin de la paix...
21:52Ah vous avez commencé super jeune ?
21:53Oui, je suis rentré très très jeune.
21:55Bon, en tout cas, vous ne faites pas du tout 48 ans.
21:56Merci.
21:56Mais du coup, moi je suis maman également,
22:00quand j'entends ça, on ne peut pas s'empêcher en tant que parent
22:02de penser à nos enfants et de se dire
22:03mon Dieu, mais qu'est-ce qui se passe ?
22:05Et ils ont raison.
22:06Et pourquoi aujourd'hui c'est encore légal ces ballons ?
22:10Écoutez, merci déjà de m'inviter à votre émission
22:12parce que je pense que, d'après les témoignages parlent d'eux-mêmes,
22:16je pense que c'est un vrai problème aujourd'hui sociétal
22:18parce qu'on a eu des jeunes qui n'ont pas été sensibilisés sur le sujet
22:22et aujourd'hui, là, les jeunes n'ont pas trop parlé
22:25mais nous, au niveau police, on constate aujourd'hui
22:28une recrudescence d'accidents mortels de la route
22:31à cause de ce gaz.
22:33Et au niveau législatif, pour nous, c'est très compliqué
22:36parce qu'un individu que vous allez faire,
22:39ça a été le cas à Nanterre le 18 janvier,
22:41vous avez eu un accident mortel,
22:43l'individu était soupçonné d'avoir consommé du protoxyde d'azote.
22:46Pourquoi soupçonné ?
22:47Parce que c'est un gaz qu'on n'arrive pas à détecter.
22:49Quand vous faites de l'alcoolémie, vous pouvez faire un test.
22:52Quand vous consommez des stupes, vous pouvez faire un test.
22:54Mais le protoxyde d'azote, il n'y a pas de test.
22:56D'accord.
22:57Et voilà, on ne peut pas le déceler,
22:58donc c'est assez compliqué.
23:00C'est ouf, ça, quand même.
23:01Et comme a dit le jeune homme juste avant,
23:02nous, on est souvent, nous, les policiers confrontés,
23:05on a des points, j'en parlais avec un collègue
23:07qui va souvent sur Vitry,
23:09on a un foyer où, à côté,
23:11c'est un, enfin, j'appelle ça un point stup,
23:13c'est un point, je ne sais pas, un protoxyde d'azote,
23:15je ne sais pas comment on appelle ça.
23:16Et donc, les jeunes viennent ici
23:17et ils achètent.
23:18En fait, on a des points qui se développent,
23:20c'est-à-dire que les délinquants,
23:21ils se sont adaptés.
23:22Ils ont vu une manne financière importante.
23:24Plutôt que de vendre sur Snap,
23:25ils ont des points parce qu'ils savent
23:26qu'ils ne risquent pas grand-chose.
23:28Donc, à chaque fois qu'on contrôle un individu
23:31qui est au volant
23:32ou qui est en train de consommer,
23:35le policier est obligé d'attendre
23:36à peu près 30 secondes
23:38le temps que l'individu redescende
23:39ou le jeune homme redescende
23:40parce qu'en fait, pendant 30 minutes,
23:42pendant 30 secondes,
23:44il est hyper agressif.
23:45Donc, le contrôle par les policiers,
23:47il est quasiment impossible.
23:48L'individu, je ne sais pas,
23:50on dit gaz hilarant,
23:52mais je crois qu'il est sur une autre planète.
23:54Et la plupart des individus qu'on contrôle,
23:56ils sont hyper agressifs
23:57au moment du contrôle.
23:58Donc, déjà, on est obligé d'attendre
23:59qu'ils redescendent.
24:00Et en termes de dissuasion,
24:02c'est très compliqué pour nous
24:04parce qu'à part l'individu
24:05qui aura consommé aussi des stupes
24:06parce que souvent, pas tous,
24:07mais souvent, il y en a qui consomment
24:10du protoxyde d'azote
24:11et des produits stupéfiants.
24:12Donc là, on peut faire quelque chose,
24:13c'est-à-dire qu'on fait un dépistage
24:15et on l'interpelle pour conduite
24:17sous l'emprise de stupéfiants
24:18parce qu'il reste dangereux
24:19pour les autres usagers.
24:21Et par contre,
24:22quand c'est du protoxyde d'azote,
24:24on met une amende à 90 euros
24:25et puis il part comme il est venu.
24:26Donc, ça veut dire que vous arrêtez
24:28un gars ou une femme
24:29qui vient de prendre un ballon
24:31rempli de protoxyde d'azote,
24:34il vient de faire un ballon
24:35en boîte de nuit,
24:36il reprend le volant
24:36pour rien lui faire.
24:38Oui.
24:38Pour rien lui faire.
24:39Rien du tout.
24:40Alors qu'effectivement,
24:41il est dans un état second,
24:42complètement second.
24:43Sauf s'il est en train de consommer
24:44au moment où on est avec lui
24:45et donc à ce moment-là,
24:47il prend une amende de 90 euros
24:48mais c'est tout.
24:49J'ai un exemple,
24:50mes collègues,
24:51la direction de l'ordre public
24:52et de la circulation,
24:53c'est eux qui gèrent un peu
24:54la prévention routière,
24:55ils font souvent des contrôles routiers
24:56et tout ça à Nanterre.
24:59Ils ont contrôlé un individu
25:01avec 20 bonbonnes,
25:02ils ont avisé le parquet
25:03et l'officier de police judiciaire
25:04et le parquet a répondu
25:06on ne peut rien faire.
25:08Parce qu'il y a un vide juridique
25:09tout simplement.
25:10Je pense que là-dessus,
25:11nous côté policiers,
25:14on fait aussi des fois
25:15de la prévention et de la dissuasion,
25:16je pense qu'on a besoin
25:17du législateur,
25:18des députés,
25:19des sénateurs
25:19pour qu'il y ait une loi
25:20qui existe autour de ça
25:21parce qu'en fait,
25:23on constate qu'il y a
25:24de plus en plus de jeunes
25:25qui décèdent à cause de ça
25:26et nous,
25:28on ne peut pas faire grand-chose
25:29par rapport à ça.
25:30Alors,
25:31restez avec nous
25:31sur Sud Radio,
25:32on revient juste après
25:33cette petite pause
25:34pour parler de ce problème.
25:37Ce fléau.
25:37C'est dramatique
25:40quand j'écoute ça.
25:40C'est plus en plus jeune.
25:41C'est ouf
25:42et c'est fait du bien
25:42de le rappeler
25:43et d'expliquer un petit peu
25:44ce qui se passe
25:44avec les fameux ballons,
25:46le protoxyde d'azote,
25:48que vous soyez parents
25:50ou jeunes,
25:51écoutez cette émission,
25:52c'est méga,
25:53ultra important.
25:54Si vous êtes député,
25:55franchement,
25:56c'est encore mieux.
25:58Les sénateurs,
25:58c'est encore mieux.
25:58On serait ravis de vous avoir...
26:00Ben non,
26:00parce que c'est les députés
26:01qui rédigent les lois.
26:02Ceux qui s'écoutent ensemble.
26:03Donc,
26:04on serait ravis
26:05de vous avoir
26:06sur ce sujet-là.
26:09Vous pouvez nous appeler
26:10au 0826 300 300
26:11sur Sud Radio.
26:13A tout de suite.
26:15Sur Sud Radio.
26:15Sud Radio.
26:16Sud Radio.
26:17Parlons vrai.
26:17Parlons vrai.
26:18Sud Radio.
26:19Parlons vrai.
26:20On ne vit pas
26:21dans la même France.
26:24Magali Bardat sur Sud Radio.
26:25Il est 20h30.
26:26Nous sommes en direct
26:27pour une émission
26:28vraiment très importante.
26:30On ne vit pas
26:30dans la même France.
26:32Ce soir,
26:32on reçoit Reda Bellage
26:33qui est porte-parole
26:34Île-de-France
26:34du syndicat de police unité
26:36en face de Chelsea,
26:37influenceuse et victime
26:38du protoxyde d'azote
26:39et Omar qui est vice-président
26:41de l'association Stop Ballon.
26:43On parle de ces fameux ballons
26:45justement
26:45que vous pouvez trouver
26:47en vente libre
26:47dans les boîtes de nuit,
26:49sur Snapchat, etc.
26:50qui ont des conséquences
26:52extrêmement graves
26:52sur la santé,
26:53voire mortelles,
26:55qui laissent des gens
26:56complètement handicapés
26:57et pour qui il n'y a
27:00aucune interdiction,
27:01aucune obligation
27:02et aucune loi.
27:04Comme nous expliquait Reda
27:06qui est donc représentant
27:08des forces de l'ordre,
27:09je peux le dire,
27:10il n'y a pas de loi.
27:11Donc,
27:11ils arrêtent des gens,
27:12par exemple,
27:12qui viennent de consommer,
27:13qui prennent le volant.
27:15Alors moi,
27:15j'entends bien,
27:16je ne vais pas revenir
27:17sur le dossier Palmaad,
27:18etc.
27:20parce que c'est dramatique
27:21et que c'est extrêmement grave.
27:22mais l'état second
27:25de quelqu'un
27:26qui est sous cocaïne
27:28peut être exactement
27:29le même état second
27:30que quelqu'un
27:31qui est sous ballon.
27:33Sous cocaïne,
27:34le mec finit en prison
27:35à juste titre.
27:36Je pense que vraiment,
27:38il n'y a pas de débat.
27:39Mais par contre,
27:39sous ballon,
27:40il n'y a pas de prison.
27:41C'est-à-dire qu'on laisse
27:41les gens dans la nature.
27:43Vous, en tant que policier,
27:43vous nous expliquez
27:44avant la pause
27:45que vous ne pouvez rien faire,
27:47c'est hyper frustrant,
27:48que vous ne pouvez faire
27:50que de la prévention.
27:50Est-ce que finalement,
27:52c'est votre boulot,
27:52policier de fin de la prévention ?
27:54Vous êtes déjà peut-être
27:55tellement surchargé de travail
27:57aujourd'hui en France
27:57et tellement agressé
27:59dans tous les sens.
28:00Moi, je suis désolée,
28:01je suis une fervente défense.
28:02Moi, je suis amoureuse
28:04des policiers,
28:05que ce soit les policiers,
28:06les pompiers.
28:07Ça, c'est ton fantasme,
28:09ça te regarde ?
28:09Ce n'est pas un fantasme du tout.
28:11Mais je trouve que c'est
28:13la facilité aujourd'hui
28:14de cracher sur la police
28:15et qu'on est bien content
28:19de les appeler.
28:19Les premiers qu'on appelle
28:20quand on n'est pas bien,
28:20c'est des flics.
28:22Donc, bref,
28:23on ne va pas refaire le sujet
28:24parce que ce n'est pas
28:24le sujet de ce soir.
28:25Mais je me dis,
28:27ils sont déjà tellement
28:28surchargés de travail,
28:29etc.,
28:30qu'en plus,
28:30ils doivent faire de la prévention
28:31sur quelque chose
28:32qui n'est même pas illégal,
28:33mais qui peut tuer quelqu'un.
28:35Où sont nos politiques, Reda ?
28:37Est-ce que vous avez déjà
28:37contacté des politiques
28:38sur ce sujet ?
28:39Comme vous l'avez dit,
28:40l'actualité fait que
28:42on a fait un constat
28:44il y a peu
28:44sur justement
28:45la violence des mineurs
28:47qui est vraiment
28:47en augmentation.
28:48Donc, je ne vous cache pas,
28:49comme vous le dites,
28:50on a vu encore cet incident
28:51dans un établissement scolaire
28:53avec cette enseignante
28:54qui a été poignardée.
28:55Il y a beaucoup de sujets
28:56et du coup,
28:58dès qu'il se passe quelque chose
28:59qui passe dans les médias,
29:00automatiquement,
29:01on prend des mesures.
29:02C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
29:02on nous demande
29:03de sécuriser
29:03les établissements scolaires,
29:04de tenir des tableaux
29:05en disant
29:06oui, on est passé là,
29:06on a fait là,
29:07on a contrôlé des jeunes
29:08avec des couteaux,
29:09de remplir,
29:09excusez-moi le terme,
29:10moi je suis franc du collier,
29:11on nous demande
29:12de remplir des camemberts,
29:13voilà,
29:13pour dire,
29:14pour que nos politiques
29:15disent aux Français
29:20et donc,
29:21c'est pareil un peu
29:22dans tous les sujets,
29:22voilà,
29:23donc vous devez sécuriser
29:24les lieux de culte,
29:26alors c'est notre travail,
29:27on apprécie notre travail,
29:29on est là pour protéger
29:30tout le monde,
29:30comme vous l'avez dit tout à l'heure,
29:31mais comme vous l'avez dit
29:32aussi tout à l'heure,
29:33on a encore les femmes battues,
29:34on a encore,
29:35il y a peu,
29:36beaucoup de féminicides,
29:37on a le problème
29:38avec les trafics de stupes,
29:40on voit que les dealers,
29:41enfin les dealers,
29:42les gros trafiquants
29:43sont armés comme il faut,
29:44ils ont plus de moyens que nous,
29:46eux,
29:46ils ne sont pas soumis
29:47à un vote de budget
29:48pour avoir du budget,
29:50donc c'est vrai qu'il y a
29:50beaucoup de sujets
29:51et aujourd'hui,
29:52moi je suis un peu,
29:53on n'arrive pas,
29:54c'est un des domaines
29:55où on n'arrive pas
29:56à s'adapter,
29:57déjà en termes de répression,
29:59comme je vous l'ai dit,
30:00sur l'aspect législatif,
30:01parce que les lois n'existent pas
30:02par rapport au protoxyde d'azote
30:03et son usage
30:04est surtout au volant
30:05et sur l'aspect préventif
30:08ou dissuasif,
30:09et bien avant,
30:10il y a très longtemps
30:11qu'on avait assez de policiers,
30:13moi je me souviens
30:13quand j'avais 14-15 ans,
30:16on avait 4-5 policiers
30:17qui passaient tous les mois
30:18à l'école,
30:19devant en classe
30:20et qui nous faisaient
30:21de l'éducation routière,
30:23qui nous faisaient
30:24de la dissuasion
30:24par rapport
30:25à l'usage de stupéfiants
30:27et aujourd'hui,
30:28on a quasiment
30:28ou peu ça,
30:30vous avez un policier
30:31qui est référent
30:31et très peu
30:32et nous,
30:34on est d'accord
30:35pour faire ce boulot-là
30:35parce que vous avez des collègues
30:36qui sont volontaires
30:37pour faire ce boulot-là
30:38mais on ne se donne pas
30:39les moyens,
30:40est-ce que c'est un problème
30:41de volonté ?
30:42Je pense qu'on va être d'accord
30:44là-dessus
30:44mais c'est un problème
30:46aussi de moyens.
30:46En gros,
30:51vous nous expliquez
30:52quand on consomme
30:53cette drogue,
30:53est-ce qu'on peut
30:54l'appeler drogue
30:55légalement ou pas ?
30:57Le ballon ?
30:57En tout cas,
30:58législatif,
30:59non.
31:01C'est une drogue ?
31:02Oui,
31:02mais ce que je veux dire,
31:03oui.
31:03Dans la loi,
31:05il y a un vide juridique.
31:07C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
31:09un majeur qui va inciter
31:10un mineur
31:11à consommer
31:11du protoxyde,
31:13il va prendre,
31:13c'est un délit,
31:15il va prendre,
31:15mais je dis bien,
31:16incite.
31:17Donc ça veut dire
31:18qu'il faut que
31:19quand vous arriviez
31:19au tribunal,
31:20nous déjà,
31:21les policiers sur le coup,
31:22il faut qu'on démontre
31:23que la personne,
31:24elle a incité
31:25la mineure
31:25à consommer
31:26ce protoxyde d'azote.
31:29Si on arrive à le faire,
31:30il faut que devant le juge,
31:31s'il a un bon avocat
31:32ou pas,
31:33qu'ils disent
31:34oui, c'est vrai,
31:34je l'ai incité.
31:35Et s'il dit
31:36non, c'est pas vrai,
31:37je ne l'ai pas incité,
31:38il ne prend pas
31:383 750 euros d'amende.
31:41Il n'y a même pas
31:42de peine de prison.
31:43Donc c'est compliqué.
31:45Et pareil pour les bureaux de tabac
31:48qui n'ont pas le droit
31:48de vendre aux mineurs.
31:49La vente aux mineurs
31:50est interdite
31:50et est punie
31:51d'une amende
31:52de 3 700 euros.
31:54Donc voilà,
31:54ce n'est pas un délit,
31:55ce n'est pas prévu par la loi
31:56et donc pour nous,
31:57c'est difficile
31:58de pouvoir faire quelque chose
32:00par rapport à ça.
32:01Omar,
32:02c'est quoi le cas
32:03le plus grave
32:04dans l'association
32:05que vous avez ?
32:06Et je te demande ça
32:07pour sensibiliser
32:08peut-être les gens
32:08qui nous écoutent,
32:09pour leur faire comprendre
32:10à quel point
32:10ça peut être grave.
32:11Quel est le cas
32:12le plus grave
32:12dont vous avez eu
32:13à vous occuper
32:14dans votre association
32:15Stop Ballon ?
32:17En fait,
32:19on a eu plusieurs cas.
32:21On a soit
32:21qu'ils n'arrivent plus
32:22à marcher.
32:23Celui qui t'a le plus marqué ?
32:24Le plus marqué,
32:25c'est une maman
32:28qui me racontait
32:29sa fille traînait
32:30un peu dehors le soir
32:31et elle a fini
32:32par fréquenter
32:32d'autres personnes
32:33et du coup,
32:35ensuite,
32:35à la suite
32:35de sa consommation
32:37de protoxyde d'azote,
32:39elle ne sait plus rien faire
32:40sa fille.
32:41Vraiment,
32:42ni marcher,
32:42ni se laver,
32:44vraiment rien faire.
32:45C'est dans un état végétatif
32:46un peu ?
32:46Exactement,
32:47c'est devenu un légume.
32:48Sa mère est reparché
32:50vraiment à zéro
32:51comme si elle venait
32:51de la coucher.
32:52Elle arrêtait de travailler.
32:54Elle avait quel âge ?
32:5418 ans.
32:55Et du coup,
32:57même pour faire une demande
32:58à MDPH
32:58pour avoir un petit peu
33:01de pension,
33:02vraiment,
33:03c'est mort ce côté-là aussi.
33:04C'est-à-dire que la maman
33:05est obligée d'aller au chômage
33:07et essayer de gratter
33:08un peu ce qu'elle peut gratter
33:09financièrement
33:10et s'occuper de sa fille.
33:12Et tu as déjà,
33:13dans le cadre de l'association,
33:14contacté des politiques
33:15pour établir une loi
33:16pour bloquer
33:18en France
33:19pour rendre interdit
33:20le protoxyde d'azote.
33:21Pourquoi c'est si compliqué ?
33:22En fait,
33:23je ne préfère pas
33:24parler aux politiques
33:25parce que c'est tous
33:26des matchs vus.
33:28Oui,
33:29moi,
33:29je vais faire.
33:29Oui,
33:29moi,
33:30je vais faire.
33:30Au final,
33:31ils ne font rien du tout.
33:32Mais est-ce que tu as essayé
33:33de les contacter ?
33:33C'est eux qui viennent à moi,
33:35du coup.
33:36Vu qu'on a fait
33:37un sort de buzz sur Internet,
33:38c'est eux qui viennent à moi.
33:39Mais tous,
33:39oui,
33:40on va faire,
33:40ne t'inquiète pas,
33:41on va faire,
33:41on va faire.
33:42Au final,
33:42c'est rien du tout.
33:43C'est-à-dire,
33:44c'est mieux que nous,
33:45on s'occupe de ce sujet-là.
33:46Nous,
33:47les jeunes,
33:47vraiment,
33:48c'est un sujet
33:49qu'on connaît tous.
33:51Aucun jeune peut dire
33:52je ne connais pas ce sujet-là.
33:53Et ça sort en fait des tripes
33:55et c'est là en fait
33:56qu'on va réussir
33:57à faire des choses.
33:58C'est l'émancipation,
33:59on va réussir tous
34:00à faire des choses
34:01et évoluer ensemble.
34:02Tu n'as plus confiance
34:03aux politiques ?
34:03Non,
34:03je n'ai plus confiance,
34:04c'est moi.
34:04Et quel parti t'ont contacté ?
34:06Tous bords.
34:08Encore tout à l'heure,
34:09j'ai reçu un mail
34:09du Rassemblement National.
34:12Je ne sais plus
34:12qui est un député,
34:14je crois du Val d'Oise.
34:14qui me disait
34:17qu'il allait faire passer une loi.
34:18Et pourquoi,
34:20que ce soit RN ou un autre ?
34:21Oui, bien sûr,
34:22moi je n'en prie du bar.
34:23Le but,
34:24c'est de protéger les gens.
34:26Est-ce que tu n'as pas envie
34:27à un moment donné,
34:27peut-être à un,
34:28de lui donner sa chance
34:28pour qu'il propose cette loi ?
34:30En fait,
34:30ils disent tous
34:31je vais faire,
34:31je vais faire.
34:32Ça fait combien d'années ?
34:33Depuis 2016,
34:34ils n'étaient pas élus.
34:36Pourquoi depuis tout ce temps-là,
34:37ils attendent ?
34:37Ils attendent quoi ?
34:39Ils attendent quoi ?
34:40On a eu des morts.
34:42Vraiment,
34:42c'est un sujet
34:43où normalement,
34:43ils passent devant
34:44tous les sujets.
34:46Peut-être qu'on a encore
34:48des conflits
34:48en France
34:49et tout ça.
34:51La professeure
34:51qui s'est fait poignarder,
34:52c'est un sujet
34:52vraiment qui ne doit pas
34:53s'en prioriter.
34:54Mais le deuxième,
34:55après,
34:55c'est le protocole d'azote.
34:57En fait,
34:57tout est prioritaire.
34:58Ça veut dire,
34:58je pense qu'il y a
34:59577 députés
35:00à l'Assemblée nationale.
35:02Il y en a bien
35:03un ou deux
35:03qui peuvent s'occuper
35:04de ça.
35:07Enfin,
35:07je veux dire,
35:07vous avez...
35:08Moi,
35:08ça me fait plaisir
35:09parce que j'entends
35:10un jeune de 22 ans,
35:11je pense que
35:12quand j'avais son âge,
35:13je pensais pareil
35:14et aujourd'hui,
35:14je pense à peu près pareil.
35:16C'est que,
35:17malheureusement,
35:17il y a une déviance.
35:19Eux,
35:19c'est des jeunes de terrain,
35:20si je puis dire.
35:22Probablement des jeunes
35:22de quartier aussi,
35:23ou pas.
35:25C'est mon cas aussi.
35:27Et en fait,
35:28on voit qu'il y a
35:29un gros décalage
35:30entre les politiques
35:31et nous, en fait.
35:32Et moi,
35:33maintenant,
35:34oui,
35:34policiers,
35:34il y a encore en plus.
35:35Le décalage,
35:36c'est même plus un décalage,
35:37c'est un gouffre.
35:38Et en fait,
35:38eux,
35:38ils ne sont jamais intervenus
35:41chez une femme
35:41dont le mari était
35:42sous protoxyde d'azote
35:46et qui était laissée
35:47à moitié morte.
35:48Ils ne sont jamais intervenus
35:49sur un accident mortel
35:51où vous voyez
35:53l'individu
35:54qui est,
35:56je ne veux pas rentrer
35:57dans le détail,
35:57mais qui est mort.
35:58Ils ne sont jamais intervenus
35:59sur un individu
36:00qui s'est jeté
36:01sous le RER A
36:02parce qu'il venait
36:02consommer du protoxyde d'azote.
36:04En fait,
36:04il n'y a pas
36:05cette prise de conscience.
36:07Et comme le dit
36:07le jeune homme,
36:08ça sort de la bouche
36:10d'un jeune homme,
36:11en fait,
36:11eux,
36:12ils ne visent qu'un certain électorat,
36:13peut-être.
36:14Peut-être qu'il a été contacté
36:15parce que,
36:16comme moi aussi,
36:17je ne suis pas contacté
36:18par les politiques
36:18et ça m'intéresse.
36:19Mais alors,
36:19pas du tout.
36:20En tout cas,
36:21mon organisation syndicale.
36:22Les autres,
36:23je ne ferai pas de commentaires.
36:24Mais en tout cas,
36:25là,
36:26on sait qu'il y a
36:26des élections municipales.
36:29Ils savent que la sécurité,
36:30c'est le sujet numéro un
36:32dans les élections municipales.
36:34Aujourd'hui,
36:34ce n'était peut-être pas le cas
36:35il y a cinq ans ou dix ans,
36:36mais aujourd'hui,
36:37c'est le sujet numéro un.
36:38Donc là,
36:38tout le monde est en train
36:39de dire,
36:39oui,
36:39je vais faire comme pour nous,
36:41pour les policiers,
36:42pour avoir plus de moyens.
36:43Et au final,
36:43on voit qu'il n'y a rien
36:44parce qu'ils naviguent
36:48un peu à vue
36:48et puis c'est en fonction
36:49de l'électorat,
36:50ce qui peut nous apporter
36:51des voix ou pas.
36:51Et nous,
36:52ce qu'on veut,
36:52que ce soit policier,
36:53ou je pense,
36:54je ne veux pas parler
36:54pour les jeunes,
36:55mais j'étais jeune aussi,
36:57et je pense qu'il faut,
36:58pour le coup,
36:59rapprocher les jeunes
36:59de la population
37:01et de la police.
37:02Pour moi,
37:03c'est clair,
37:04net et précis.
37:05Et on voit
37:06qu'il y a vraiment
37:08quand je parle de la relation
37:10police et jeunes,
37:13je pense qu'il y a
37:13certains partis politiques,
37:14ils font tout
37:15pour qu'il y ait vraiment
37:16un écart immense
37:17entre nous
37:18et je trouve ça
37:18vraiment dommage.
37:19Alors que nous,
37:20les policiers,
37:21on n'a pas de problème
37:22avec la jeunesse en général.
37:24Vous pensez qu'il y a
37:24certains politiques
37:25qui vous divisent
37:26entre la jeunesse
37:27et les policiers
37:28et les forces de l'ordre ?
37:29Vous criez partout
37:30la police tue,
37:31non,
37:32la police sauve.
37:33Alors oui,
37:33le policier n'est pas parfait,
37:34moi j'ai...
37:35Il y a des bons
37:36et des mauvais partout.
37:37Non,
37:37mais sur un refus
37:38d'obtempéré,
37:39j'ai pris une vie
37:39quand j'étais à la bac,
37:40mais ce n'est pas de ma faute
37:42s'il n'a pas voulu s'arrêter.
37:43Je n'ai pas été poursuivi,
37:45ça n'en déplaise,
37:46je n'ai pas été poursuivi.
37:47Il était à 5 grammes
37:48d'alcool,
37:50d'accord ?
37:50Il aurait pu être
37:51sous protoxyde d'azote,
37:53en fait.
37:54Et s'il était
37:54sous protoxyde d'azote,
37:56la différence
37:56à cette époque-là,
37:58c'est que moi,
37:58j'aurais été mis en examen,
37:59j'aurais été en cours d'assise
38:00et j'aurais peut-être
38:01été condamné.
38:02Parce qu'il n'y avait pas
38:03de preuves qu'il était
38:04sous protoxyde d'azote.
38:04Oui, c'est ça.
38:05Mais la chance que j'ai...
38:07Enfin, la chance
38:07et la malchance
38:08que j'ai pris une vie,
38:09c'est que j'y pense
38:11tous les soirs.
38:11Mais la chance
38:14dans la malchance,
38:15c'est que le médecin
38:17a bien voulu faire
38:18des urgences,
38:20a bien voulu faire
38:20une prise de sang
38:21sur l'individu décédé,
38:23ce qui a prouvé
38:23que c'est lui
38:25qui n'était pas en capacité
38:26de conduire son véhicule.
38:27Et je pense que
38:28c'est un sujet
38:29de sécurité,
38:31c'est un sujet aussi
38:32de santé publique.
38:33Bien sûr.
38:34Non, non, mais ça,
38:34c'est une certitude.
38:35Et au niveau de la psychologie
38:36aussi, je pense que...
38:38Oui.
38:38Je ne vais pas parler
38:39pour la...
38:40Je ne sais plus
38:40comme on s'appelle Chelsea,
38:42mais je sais que
38:42on a une difficulté.
38:44Alors, ce n'est pas votre cas
38:45avec les jeunes filles
38:46en foyer.
38:47C'est très, très compliqué.
38:49Je ne parle pas pour vous.
38:50Oui, mais on n'est pas aidé aussi.
38:52Du sens où, en gros,
38:54au foyer,
38:54on peut faire tout rentrer.
38:55On peut faire rentrer des gens.
38:57On peut faire rentrer des ballons.
38:58On peut tout faire rentrer au foyer.
39:00Franchement, ça ne nous aide pas.
39:02Alors justement,
39:02on va revenir après
39:03cette petite pause
39:04sur Sud Radio
39:04et on va te poser la question,
39:06Chelsea,
39:06de savoir,
39:07depuis que tu arrives
39:08un peu à remarcher,
39:09tu restes handicapée,
39:10et tu nous l'as dit.
39:11Quelles sont tes aides ?
39:12Qui t'aide au quotidien ?
39:13Tu sors de foyer,
39:14donc tu as pris ces ballons
39:15dans un foyer
39:16qui t'a rendu handicapée.
39:18Aujourd'hui,
39:19qu'est-ce qui se passe pour toi ?
39:21Comment tu arrives à vivre ?
39:22À avancer dans ta vie ?
39:23Et quels sont les moyens
39:24qu'on t'a donné
39:25pour justement grandir
39:26comme toute jeune fille
39:27de ton âge
39:28qui mérite
39:28et qui a le droit
39:29de grandir ?
39:30Voilà.
39:30À tout de suite
39:31sur Sud Radio.
39:31Restez avec nous.
39:33Sud Radio.
39:34Sud Radio.
39:34Parlons vrai.
39:35Parlons vrai.
39:35Sud Radio.
39:36Parlons vrai.
39:38Magali Berda sur Sud Radio.
39:40Il est 20h44.
39:40Nous sommes en direct
39:41sur un sujet
39:42très très important.
39:44Les ballons,
39:44le protoxyde d'azote.
39:45Ces ballons
39:46que vous trouvez
39:46en boîte de nuit,
39:47sur Snapchat,
39:48etc.
39:49Une véritable honte
39:49en vente libre,
39:51considérée,
39:53comme on le sait tous,
39:54comme de la drogue,
39:54mais légalement
39:55pas considérée
39:55comme de la drogue.
39:56quelqu'un peut conduire
39:59sous ballon,
40:00sous protoxyde d'azote
40:01et il ne se passera rien.
40:03Aucune condamnation,
40:04aucune poursuite.
40:05Il peut tuer des gens.
40:06En prenant des ballons,
40:08vous pouvez tout simplement
40:09mourir.
40:10Tout simplement.
40:10C'est les conséquences
40:12qu'on a déjà vues.
40:13Des drames
40:14des personnes handicapées
40:15qui restent paralysées à vie.
40:16Comme nous disait Omar,
40:17qui est vice-président
40:18de l'association Stop Ballon,
40:19une jeune fille
40:20qui est devenue,
40:22pardon je répète ton terme,
40:23un légume
40:24à cause de ce ballon.
40:25On a Chelsea
40:26qui est en plateau,
40:27qui est influenceuse
40:28et qui a été victime
40:29du protoxyde d'azote
40:30qui a pris des ballons
40:31dans un foyer.
40:32Elle a grandi dans un foyer
40:33sur consommation de ballons
40:34parce que ça la mettait bien.
40:36Elle ne se sentait plus
40:36psychologiquement.
40:38Ça allait mieux
40:38quand elle prenait ses ballons.
40:39Elle a fini handicapée
40:41en fauteuil roulant.
40:42Et on reçoit
40:43Reda Bellage
40:44qui est le porte-parole
40:44Île-de-France
40:45du syndicat de police unité
40:46qui nous explique
40:47que le fait
40:48que ce protoxyde d'azote
40:50ne soit pas considéré
40:51légalement comme une drogue
40:52ne soit pas interdit.
40:53Il n'y a aucune condamnation pénale
40:55à cette consommation
40:55contrairement à de la drogue
40:57comme de la cocaïne
40:59ou quoi
40:59qu'il a ramassé des gens
41:01dans des états pareils
41:02de décès,
41:03morts
41:03à cause de ça.
41:05Et aujourd'hui,
41:06on peut se le dire,
41:08il n'y a quasiment aucun,
41:09donc c'est ce que tu me disais Omar,
41:10aucun politique
41:11qui ne travaille
41:12sur un projet,
41:13une proposition de loi
41:14pour rendre ce ballon,
41:16cette protoxyde d'azote
41:17qu'on trouve,
41:17et je le dis,
41:18à 10 euros,
41:19le ballon.
41:20Donc,
41:20on peut le trouver
41:21à 10 euros
41:22en moyenne,
41:24vendu en accès libre
41:25dans les boîtes de nuit,
41:26c'est-à-dire que maintenant
41:26dans les boîtes de nuit,
41:27les filles viennent carrément
41:28à vos tables
41:29pour vous vendre
41:30des ballons,
41:31et il ne se passe rien,
41:34il n'y a pas de loi.
41:35Snapchat,
41:36je trouve ça,
41:37Snapchat,
41:37c'est une catastrophe,
41:39c'est une catastrophe,
41:41je n'ai même pas les mots,
41:42c'est une honte,
41:43un scandale,
41:43mais vraiment sans fin.
41:45On a tellement tapé sur,
41:49et attention,
41:50je ne dis pas à juste titre,
41:51des fois à tort,
41:52des fois à raison,
41:53à juste titre sur les influenceurs,
41:54ils font de la merde,
41:55ils ne font pas de la merde,
41:56excusez-moi du terme,
41:57mais on se dit les choses,
41:59mais les plateformes
42:00qui hébergent tout ça,
42:02qui ont une responsabilité,
42:03parce qu'on a des jeunes
42:04aujourd'hui
42:04qui ne se rendent pas forcément compte,
42:05ça fait partie de la jeunesse,
42:06je veux dire,
42:07quand on est jeune,
42:07on ne se rend pas forcément compte,
42:09on peut dire des bêtises,
42:10on peut faire des bêtises,
42:11on peut, etc.
42:11Mais quand on est une plateforme
42:12qu'on gère des millions,
42:13voire des milliards de dollars,
42:15vous n'allez pas me faire croire
42:16que vous n'avez pas la même,
42:17que vous n'avez pas conscience
42:18de ce qui peut se passer
42:19sur votre plateforme,
42:20que vous n'avez pas les moyens
42:20de stopper ces ventes
42:22sur Snapchat
42:22en roue libre,
42:24les ballons.
42:25Et même maintenant,
42:27dans les magasins,
42:27je crois,
42:27dans les grandes surfaces,
42:28on trouve les petites,
42:30c'est lunaire.
42:32Alors,
42:33les gens demandent
42:34le numéro pour téléphoner,
42:35alors vous pouvez réagir
42:36au 0 826 300 300,
42:39voilà,
42:39je réponds à Julie.
42:40Alors,
42:43Chelsea,
42:43toi,
42:44tu as donc été handicapée
42:45à cause du ballon,
42:48cette drogue,
42:49on va l'appeler une drogue,
42:49puisque c'est une drogue,
42:50on va se le dire.
42:52Comment tu vis aujourd'hui ?
42:53Tu as été en foyer
42:54à quel âge,
42:55toi ?
42:56J'ai été placée
42:57à mes 13 ans.
42:58Ok.
42:59Et voilà.
43:00Et tu es devenue handicapée
43:02à 16 ans
43:03à cause des ballons
43:04que tu as consommés
43:05à l'intérieur de ton foyer.
43:06et en dehors,
43:08parce qu'après,
43:08j'ai fréquenté des filles
43:09qui faisaient,
43:10malheureusement,
43:12et je faisais avec eux
43:14et au foyer,
43:17ils te déclarent juste en fugue,
43:18mais vous êtes policier,
43:20mais la police,
43:20ils nous croisent dehors,
43:23ils te laissent comme ça,
43:24même s'ils t'es en fugue,
43:25ils s'en foutent.
43:26Oui,
43:26mais est-ce que le policier,
43:27il va forcément savoir
43:28que t'es en fugue,
43:28c'est pas marqué sur ton front,
43:30tu vois ce que je veux dire ?
43:31C'est marqué.
43:32Quand tu notes un prénom,
43:33c'est marqué que t'es en fugue.
43:35C'est-à-dire,
43:35quand tu fuis de ton foyer,
43:37donc ils déclarent ta fugue,
43:39et des fois,
43:40t'es contrôlé par la police,
43:41et donc t'es contrôlé,
43:42c'est ça ?
43:43Oui.
43:43D'accord.
43:44Et lors du contrôle,
43:45ils voient que t'es en fugue,
43:45mais ils te laissent repartir ?
43:47Et t'es pas sauvé aussi.
43:49Par exemple, au foyer,
43:50tu peux faire rentrer tout.
43:52Tu peux faire tout rentrer,
43:53ils te calculent pas,
43:54ils te fouillent pas.
43:55Après,
43:55ils ont pas droit aussi.
43:57Mais t'as un sac,
43:57ils vont pas dire,
43:58ouvre ton sac,
43:58regarde,
43:59il y a quoi,
43:59ou plein de choses.
44:00Mais ils pourraient le faire.
44:01Si t'es en foyer,
44:02c'est que tu dois être sur...
44:02Enfin, moi je pars du principe.
44:03Sur les foyers,
44:04on a d'énormes problèmes de gestion.
44:06Alors,
44:07c'est pas le personnel sur place,
44:09mais...
44:10Effective.
44:12Non, c'est les lois.
44:13Non, en fait,
44:13c'est la loi.
44:14C'est ce qu'ils ont droit de faire.
44:14Moi, je suis tombé...
44:15Alors, pour le coup,
44:16chacun a son expérience,
44:17mais c'est vrai que nous,
44:18en tout cas,
44:19systématiquement,
44:19parce qu'il faut savoir
44:20que si on laisse un mineur dehors,
44:22je sais pas quel policier
44:23a osé faire ça,
44:24mais j'ai pas la configuration.
44:26Mais nous,
44:26je sais que systématiquement,
44:28dans les commissaires
44:30où j'ai travaillé,
44:31ça nous arrivait régulièrement
44:32de tomber sur des mineurs
44:34lors d'un contrôle.
44:34Déjà,
44:35c'est très rare
44:35qu'un policier contrôle une fille,
44:38mais,
44:39il faut dire,
44:39appeler un chat, un chat,
44:40parce que moi,
44:40je travaillais beaucoup la nuit
44:41quand je parle de ça.
44:42Et souvent,
44:43on avait, par exemple,
44:44des jeunes filles
44:44qui traînaient devant
44:45certains bars ou autres,
44:47et là,
44:47on voyait qu'elles étaient mineures.
44:49Du coup,
44:49on contrôlait,
44:50et si,
44:50donc on a le fichier
44:51des personnes recherchées,
44:52si on avait une fugue
44:55qui était,
44:55mais le temps que ce soit enregistré,
44:56bien sûr,
44:57qui était enregistré
44:58sur le fichier des personnes recherchées,
45:00à ce moment-là,
45:01on contactait le foyer
45:03qui,
45:04s'il pouvait,
45:04nous envoyait quelqu'un ou autre
45:06ou alors on ramenait la personne
45:07et des fois,
45:07quand il y avait une problématique
45:08de différent entre les deux,
45:10on essayait de trouver
45:11une solution pour la nuit,
45:11mais c'est vrai que c'est une grosse...
45:13Et on a un plus gros problème
45:15sur les foyers
45:17de jeunes filles,
45:18notamment,
45:19c'est la prostitution.
45:21Moi,
45:21j'ai fait,
45:22je vais le citer,
45:23j'ai travaillé
45:24en bac départemental
45:25sur Val-de-Marne,
45:26on avait à Villiers
45:27un foyer de jeunes filles,
45:28quand vous passez devant
45:29à 19h,
45:30il y a des petits lascars,
45:31je les appelle comme ça,
45:32pour moi,
45:32c'est de la racaille,
45:33pour le coup,
45:34qui prostituent
45:35des gamines.
45:36Donc,
45:37comme l'a dit la jeune fille,
45:38oui,
45:38c'est vrai qu'elles sont
45:39en sortie libre
45:40et puis,
45:41elles vont se prostituer
45:42pour des jeunes hommes
45:44et puis,
45:44il y en a d'autres cas
45:45où là,
45:46il y a des problèmes de drogue,
45:47encore pire
45:47que le protoxyde d'azote
45:49avec le krach
45:50sur la gare du Nord,
45:51par exemple.
45:52Je ne vais pas vous dire,
45:53je ne peux pas,
45:53il y a des mots,
45:54je ne sais pas si je peux les dire
45:55en tout cas,
45:56je ne sais pas si on a le droit
45:57de dire le mot.
45:59Le mot félation
46:00pour 5 euros,
46:015 euros,
46:02une félation.
46:03Voilà,
46:03des gamines de foyers
46:04qui sont prostituées
46:05parce qu'elles consomment
46:06des produits stupéfiants
46:07et qui le soir,
46:08après,
46:09rentrent en foyer
46:10et puis,
46:11les gens qui travaillent
46:12au foyer
46:12soit ne sont pas au courant,
46:14soit je ne sais pas.
46:14Mais en tout cas,
46:15on a une vraie problématique
46:16et c'est dans beaucoup de...
46:18que ce soit à Paris
46:19ou dans le banlieue,
46:19c'est une grosse problématique
46:21qu'on a du mal à gérer
46:21parce qu'ils sont mineurs
46:22et parce que nous aussi,
46:23on ne peut pas faire grand-chose
46:24avec un mineur.
46:25Il faut faire très attention,
46:26on ne peut pas le prendre en charge
46:27au commissariat,
46:28il y a plein de choses
46:28qu'on ne peut pas faire
46:29en termes de...
46:29Est-ce que...
46:31à quel moment,
46:32en fait,
46:32on peut parler
46:33d'un échec de l'État
46:34en matière de prévention
46:35parce que là,
46:36on est dans un échec total
46:37sur ce sujet ?
46:38Enfin,
46:39je pense qu'il y a
46:41beaucoup de gens
46:42qui s'imaginent
46:43que les ballons
46:43sont interdits.
46:45Je pense qu'il y a
46:45beaucoup de gens
46:46qui ne savent pas
46:46ce qu'on est en train
46:47d'expliquer,
46:47c'est-à-dire que le ballon
46:48est complètement légal,
46:50sans aucun souci,
46:51qu'il ne se passe rien
46:52si on se fait arrêter
46:53en train de consommer,
46:55voilà,
46:55conduire même sous l'effet
46:56ce que vous nous disiez
46:57du ballon,
46:58il ne se passe rien.
46:59Je veux dire,
47:00c'est l'échec
47:01qui est responsable de ça ?
47:03Je pense que là,
47:04c'est un échec
47:05d'adaptation
47:06parce qu'en fait,
47:07c'est le détournement
47:08qu'en ont fait
47:09certains jeunes
47:10qui a fait qu'eux.
47:11Et là,
47:13là où il faut
47:14remédier à l'échec,
47:15c'est qu'il faut aller
47:15très très vite
47:16pour trouver
47:17des solutions
47:18de répression,
47:20de dissuasion
47:20et de prévention aussi.
47:22Et moi,
47:22je suis pour le fait
47:23qu'on fasse
47:24comme on faisait avant,
47:26en fin des années 90,
47:28c'est-à-dire qu'on travaille
47:28nous aussi
47:29avec les associations
47:30pour essayer
47:30de trouver des solutions
47:31pour aider
47:32des jeunes filles
47:34dans les foyers
47:34ou à les sensibiliser
47:35dans les foyers,
47:35même si on va se le dire
47:37chez le 6,
47:38c'est très compliqué.
47:40Voilà,
47:40et pour ça,
47:41il faut redorer aussi
47:43l'image de la police
47:44et les politiques,
47:46c'est eux qui décident.
47:48Si on nous dit aujourd'hui
47:49vous faites que de la répression,
47:50on ne fait que de la répression.
47:52Si on nous dit
47:52comme en 97,
47:5398,
47:54il faut faire de la prévention
47:55et de la répression,
47:56ce qu'on appelait
47:57la police de proximité,
47:58on se rapprochera
48:01des jeunes tout simplement.
48:02Aujourd'hui,
48:02il y a certains politiques
48:03que ça ne les arrange pas
48:04qu'ils soient
48:04de tel bord
48:06ou tel bord,
48:06c'est compliqué.
48:07Omar,
48:08pour toi,
48:09donc toi,
48:09tu es vice-président,
48:10je le rappelle,
48:11de l'association Stop Ballon,
48:12qui porte la responsabilité principale ?
48:14Est-ce que c'est les vendeurs ?
48:16Est-ce que c'est les parents ?
48:17Est-ce que c'est les réseaux sociaux ?
48:19Est-ce que c'est les pouvoirs publics ?
48:20Je pense d'abord,
48:21je pense d'abord,
48:22c'est les réseaux sociaux
48:23et aussi l'État,
48:25parce qu'ils font de la prévention
48:26sur tout ce qui est cigarettes,
48:28fumetues,
48:29sur les préservatifs,
48:31sur la drogue aussi,
48:32mais on n'a rien aussi
48:33sur les ballons.
48:34L'État aurait pu mettre
48:34une sorte de petite vidéo
48:35un peu ludique
48:36contre les ballons,
48:38mais il ne l'a toujours pas fait.
48:40M. Emmanuel Macron
48:41n'a toujours pas parlé
48:42sur ce sujet-là.
48:43On a peut-être des députés,
48:44mais c'est que du vent,
48:45toujours.
48:46Mais dès la base
48:47où c'est des jeunes
48:48qui font de la prévention
48:49à d'autres jeunes,
48:50il faut se poser la question déjà.
48:52C'est que déjà,
48:52il y a un manque quelque part.
48:53Ce qui est bien,
48:54l'initiative,
48:55elle est très bien,
48:55à part de nous,
48:56c'est les jeunes
48:57qui parlent à d'autres jeunes,
48:58c'est très bien.
48:59Mais ce n'est pas à nous
49:01de faire ça.
49:02Ce n'est pas à nous.
49:03Pendant que nous,
49:04on faisait les vidéos
49:05de Stop Ballon,
49:06on a eu des jeunes
49:07de 15 ans
49:07qui étaient touchés par ça
49:10et qui ont décidé aussi
49:11de faire de la prévention
49:12aussi sur tous les snus,
49:14je ne sais pas
49:15si vous connaissez
49:15la spleen.
49:18C'est une sorte de drogue
49:19qui mettent un peu
49:20dans les peufs
49:21les cigarettes électroniques
49:22et qui fument
49:24et après,
49:24ils sont parés
49:25dans un état second.
49:26Des jeunes de 15 ans
49:27qui font de la prévention
49:28de ça.
49:28Je pense qu'on se rend compte.
49:29dans ce type d'affaires
49:31qui ont fait des comas,
49:32oui.
49:32Bien sûr.
49:33Les autres qui sont morts.
49:34Pourquoi, à votre avis,
49:35les Thaïs ne font pas
49:36de loi sur ça ?
49:39Parce que c'est des jeunes
49:39de 15 ans
49:40qui font de la prévention ?
49:40En fait, je pense
49:41qu'aujourd'hui,
49:43le gouvernement
49:44est un peu
49:45des influenceurs.
49:47Quand c'est un sujet
49:48qu'on en parle beaucoup
49:50sur les réseaux sociaux,
49:51là, ils vont s'y mettre dessus.
49:52Sinon,
49:53ils ne vont pas s'y mettre.
49:54Vraiment,
49:54c'est tout ce qui est
49:55vraiment réseaux sociaux.
49:56Ah, là, ça fait le buzz.
49:57Les journalistes,
49:58ils en parlent,
49:58ils vont aller tout de suite.
50:00Mais quand on n'en parle pas assez,
50:01ils ne viennent pas dessus.
50:02Il faut médiatiser
50:03un mort de ça, en fait.
50:04Exactement.
50:05Je ne sais pas,
50:05sur 15 ans,
50:06les jeunes,
50:07ils sont au collège,
50:08ils font de la prévention.
50:09Aujourd'hui,
50:09ils sont avec moi.
50:10Mais 15 ans,
50:11collège,
50:12je ne sais pas,
50:12ils ne doivent pas
50:13passer au brevet.
50:13Bien sûr.
50:14Mais ils font de la prévention.
50:16Bien sûr.
50:17Là, c'est un manque
50:17de manquement de l'État.
50:19Vraiment pur et dur.
50:20Là, on ne peut pas
50:20remettre la faute
50:21sur la police
50:21ni sur les jeunes
50:23qui, peut-être,
50:23ils trouvent des nouvelles drogues.
50:24Tous les jours,
50:25on trouve des nouvelles drogues.
50:26Mais l'État aussi,
50:27il ne fait rien.
50:27Non, mais c'est surtout
50:28que celle-ci,
50:28elle est en vente libre.
50:30Je veux dire,
50:30elle est partout.
50:31Bien sûr.
50:31C'est comme tu dis,
50:33c'est sur les réseaux sociaux,
50:34c'est dans les boîtes de nuit,
50:35c'est dans les magasins.
50:37Je veux dire,
50:38moi, j'ai vu des scènes aussi
50:39en soirée
50:41où tu te dis,
50:41mais attends,
50:42mais moi,
50:43de toute façon,
50:43dès que ça commence
50:44à prendre des ballons,
50:44je me barre.
50:45Parce que c'est une angoisse
50:48et parce que moi,
50:48j'étais traumatisée
50:49la scène que j'ai vécue
50:50où j'ai vu
50:50cette influenceuse
50:52dans un état
50:52extrêmement choquant.
50:56Je pense qu'il l'a marqué
50:57et qu'il le marquera à vie
50:58aussi parce qu'elle ne s'y attendait pas.
51:01Et les jeunes,
51:01ils ne sont pas assez sensibilisés
51:02là-dessus.
51:02On a l'impression
51:03que c'est un jeu,
51:04ça va durer cinq minutes,
51:06c'est rigolo,
51:06c'est drôle,
51:07on rigole,
51:07on se fait des câlins,
51:08machin, etc.
51:09Mais ce que tu dis aussi,
51:10c'est important de le dire
51:11sur cette antenne,
51:12c'est que ça peut réveiller
51:13aussi des moments positifs,
51:14des moments trucs,
51:15mais comme ça peut réveiller
51:16aussi des moments
51:17très très très violents
51:18et donc ça entraîne
51:19de la violence aussi
51:20sur les conjoints
51:21et c'est ce que tu nous expliquais
51:22tout à l'heure.
51:23Bien sûr,
51:24après aussi,
51:25il faut savoir,
51:25dedans,
51:25il n'y a rien d'adjectif.
51:27Tout est psychologique.
51:29Vraiment,
51:29en fait,
51:30ça part déjà
51:30de la psychologie
51:31de la personne
51:31où elle se dit
51:32je suis assez...
51:34C'est ça,
51:34soit je suis stressé,
51:36soit j'ai trop de travail,
51:37soit j'ai des problèmes
51:38quelque part,
51:39du coup je commence un,
51:40après j'ai oublié,
51:42une minute après,
51:42j'en commence un deuxième,
51:43après un troisième
51:44et là,
51:44ça part en paix,
51:46c'est l'état psychologique
51:48qui va mal.
51:49Exactement.
51:49On ne peut pas dire
51:50c'est comme des cigarettes,
51:51on est habitué,
51:51ça y est,
51:52il y a la nicotine dedans,
51:53mais là dedans,
51:53il n'y a rien du tout
51:54d'adjectif.
51:55Là, c'est parce que
51:55tu veux oublier quoi.
51:56Exactement.
51:57Et c'est pas cher en plus.
51:58Et c'est pas cher,
51:58c'est ça.
51:59On appelle ça un peu
52:00la drogue des peaux.
52:01C'est pour ça que ça touche
52:03beaucoup les jeunes.
52:04Mais une fois,
52:07je discutais avec eux,
52:08alors c'est du krach,
52:09mais avec un fumeur de krach,
52:12il me disait
52:13et ça m'avait touché
52:13parce que pour la petite histoire,
52:15je l'avais interpellé,
52:16je crois que je l'ai interpellé
52:17une fois par semaine,
52:18il allait cambrioler sa grand-mère
52:19parce qu'il avait besoin
52:20de ses doses
52:20pour cambrioler sa grand-mère
52:21et une fois,
52:22il s'est retrouvé coincé
52:23en passant par la fenêtre,
52:24il s'était ouvert
52:25à moitié le bras
52:25et j'étais à l'hôpital
52:27en garde-hôpital avec lui,
52:28du coup,
52:28je n'avais pas le choix.
52:29Et il était moins agressif,
52:32je suis redescendu,
52:32il m'expliquait
52:33qu'autant
52:34il prenait du subutex
52:39par rapport à l'héroïne,
52:42donc il disait
52:43j'ai réussi à prendre du subutex
52:45et à sortir de l'héroïne,
52:47mais il me regardait
52:48avec des yeux tout brillants
52:49en parlant du crack
52:49et il me disait
52:50mais là,
52:51pour 30 euros,
52:51je peux avoir un caillou de crack,
52:53mais tu n'imagines même pas
52:54le bonheur que c'est,
52:55c'est triste.
52:56C'est vrai.
52:56Alors,
52:57je pense que le protoxyde d'azote,
52:59dans la finalité,
53:00je pense que le fait,
53:01la conjoncture sociale,
53:03les problèmes,
53:04l'après-Covid
53:06a fait très très très mal
53:07à notre jeunesse
53:07et à nos familles
53:09et le fait d'accéder
53:11à un moment de joie
53:12pour quelques euros,
53:14pour certaines personnes,
53:16c'est inestimable,
53:16mais ils ne se rendent pas compte
53:17des répercussions,
53:19comme les disent les jeunes,
53:20médicales,
53:21en termes de violence aussi.
53:22Et puis nous,
53:22on va avoir,
53:23j'ai hâte,
53:24j'espère qu'ils le feront un jour,
53:26qu'on nous sorte des statistiques
53:27avec tous les décès
53:28sur la route
53:29et les suicides.
53:31A cause de ça.
53:32Alors les suicides,
53:32cette année 2025,
53:34il y a eu 540 incidents graves.
53:36Oui.
53:36Donc voilà,
53:37nous c'est vrai que
53:38ça ne devient plus un fait divers,
53:39un accident corporel
53:40et l'accident mortel,
53:42suite à ça,
53:42mais ça devient vraiment
53:43un fait de société.
53:45Merci à vous tous.
53:46Cette émission est passée
53:47extrêmement vite.
53:48Je crois qu'on a envie
53:49de refaire une heure de plus là
53:50parce qu'on a encore
53:51certainement plein de choses à dire.
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