- il y a 11 heures
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Catégorie
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NewsTranscription
00:28France.
00:30Enfin, l'émission On vit pas dans la même France.
00:32Elle n'est pas faite pour faire la promotion d'un politique.
00:35Elle est faite pour faire rencontrer deux mondes qui ne se parlent jamais.
00:38Donc, je vais pas faire la promotion de tous les candidats à la mairie, n'est-ce pas Yannick ?
00:41Exactement.
00:42Exactement.
00:42Mais par contre, on incite les jeunes à aller voter.
00:45Évidemment, la base d'aller voter, les amis, pour votre mère préférée.
00:49Et du coup, pendant ces élections municipales, on reçoit plutôt des influenceurs,
00:55plutôt des créateurs de contenu qui vont parler un petit peu de sujets de société.
01:00De sujets qui nous concernent tous.
01:02Et ils sont importants.
01:03Pourquoi ? Parce que qu'on les aime ou qu'on les aime pas.
01:05Qu'on les critique ou qu'on les adulte.
01:07On peut pas leur enlever un talent, ces influenceurs.
01:09C'est qu'ils arrivent à fédérer des dizaines, des milliers, voire des millions de personnes sur leurs réseaux sociaux.
01:15C'est qu'ils savent vous parler.
01:16Et ils savent se faire comprendre.
01:18Et ce soir, on reçoit des influenceurs de grande, grande qualité.
01:23Des créateurs de contenu qu'on aime.
01:25Alors, on a Emma, créatrice de contenu.
01:28K.O., rappeur et créateur de contenu.
01:32Catherine Spital, créatrice infos réelles.
01:34Et Aurélie, créatrice de contenu.
01:37Waouh, waouh, waouh, quel plateau.
01:38Et je suis accompagnée, comme chaque soir, de mon Varue Koss, mon blogueur préféré.
01:44Comment tu vas, Magali ?
01:45Et toi ?
01:45Ça va très bien.
01:46Je sais que t'aimes pas trop le jeudi parce que c'est la dernière émission de la semaine.
01:51Mais bon, on revient lundi.
01:52D'ailleurs, j'ai vu aujourd'hui qu'ils avaient lancé le casting de Secret Story pour cet été.
01:56J'aurais kiffé, moi, faire Secret, tu le sais très bien.
01:58Mais alors, t'as plus de secret, tu vas être démasquée.
02:00J'ai pas de secret.
02:01Mais toi, ça aurait été quoi, ton secret, d'ailleurs ?
02:02Moi, il vaut mieux pas que je le dise.
02:04Ah ouais ?
02:04Sinon, c'est une affaire d'État.
02:05C'est un secret, donc on n'est pas censé le savoir, du coup.
02:08Non, c'est un secret.
02:09Non, mais moi, pour en plus, faire Secret Story à 44 ans, je pense que ça y est.
02:12Je laisse la place, les amis.
02:13Nathalie l'a fait, hein ?
02:14Oui, non, mais Nathalie, c'est pas pareil.
02:16Et puis, c'était il y a un moment, elle est venue en couple, etc.
02:18Moi, qu'est-ce que tu veux que j'arrive en couple avec Stéphane Teboul ?
02:20Que tout le monde connaît déjà.
02:22Il n'y a plus de secret, les gars.
02:24Moi, ça y est, je suis démasquée.
02:25Ce soir, on va parler de la loi.
02:28Est-ce que...
02:29Alors, par rapport à ce qui s'est passé, vous êtes tous au courant de l'affaire Laura.
02:34Bravo, Laura, entre guillemets.
02:37Condamnée à 6 ans de prison pour avoir tué son violeur.
02:41Laura, 16 ans, est aujourd'hui au cœur d'un immense débat.
02:44Sur les réseaux sociaux, des centaines de vidéos devenues virales la soutiennent, la félicitent
02:49et appellent la justice française à la libérer.
02:52Rappel des faits, le ministère public avait requis 10 ans d'emprisonnement.
02:56C'est finalement 6 ans de prison qui ont été prononcés.
02:59Vendredi 12 décembre dernier, le tribunal pour enfants de Pontoise, dans le Val d'Oise,
03:04a condamné Laura, âgée de 16 ans, qui comparaissait depuis le mercredi 10 décembre,
03:09pour avoir tué un homme âgé de 27 ans, il y a un an de cela.
03:12En septembre 2024, alors qu'elle n'avait que 15 ans, la mineure a en effet poignardé dans le cœur
03:17celui qui l'a violé durant son sommeil.
03:19Le tribunal pour enfants a retenu l'altération de son discernement,
03:22ainsi que l'excuse de minorité dans cet assassinat,
03:26qui est l'éblouissement d'un parcours particulièrement chaotique, retracé à l'audience.
03:30Tout ça pour se poser une question.
03:34La légitime défense aujourd'hui, est-ce que la loi est-elle trop dure avec les victimes ?
03:38Est-ce que des fois vous avez l'impression que les victimes finalement peuvent être jugées,
03:42peuvent être coupables, et que les agresseurs, les violeurs, eux, arrivent à en être les victimes ?
03:47C'est quand même incroyable.
03:48Aujourd'hui, le violeur est devenu la victime dans ce procès.
03:54Voilà, donc c'est quand même assez choquant.
03:56On va en parler du coup avec nos quatre créateurs de contenu,
04:00et avec notre cher Valentin, alias Varuekos.
04:04Alors, je vous présente un petit peu tout le monde.
04:06D'abord, on commence par notre créatrice de contenu, Aurélie.
04:12Bonsoir Aurélie.
04:13Bonsoir.
04:14Bonsoir à tous.
04:15Merci d'être avec nous Aurélie.
04:17Avec plaisir.
04:18Toi, tu es créatrice de contenu déjà, tu es spécialisée sur quelle plateforme ?
04:22Je suis surtout sur TikTok,
04:24donc je vais faire pas mal de contenu qui va être en lien avec la politique actuelle
04:27qui nous fait défaut très clairement.
04:30Sur les victimes, du coup, comme Laura, comme on a pu le voir,
04:33notamment sur cette affaire,
04:35ça va vraiment être les choses.
04:36Je dénonce les injustices commises en France.
04:39D'accord.
04:39Et tu as combien d'abonnés là sur ton compte TikTok ?
04:4218 900 à peu près.
04:43Et tu fais donc des vidéos, tu parles de ces sujets-là,
04:46tu mets en lumière certaines affaires ?
04:48C'est ça, notamment en ce moment avec le sujet de la guerre,
04:50il y a beaucoup de choses qui ne vont pas,
04:51il y a énormément de choses avec notre présidentielle,
04:53notre gouvernement qui nous fait défaut.
04:55Donc je dénonce un peu tout ça pour que les gens se réveillent un petit peu
04:58et que le gouvernement arrête un peu de nous prendre pour des imbéciles.
05:02Alors, tu as 8 ans d'expérience comme maman ?
05:05C'est ça ?
05:06Non, non, non, 3 ans.
05:07Ah, pourquoi nous les meufs, on se fait toujours vieillir comme ça ?
05:11C'est quand même incroyable.
05:12C'est ça.
05:13Mais tout ça sort.
05:14Oh là là !
05:15Oui, non, c'était un peu trop jeune quand même.
05:17Alors, tu travailles comme secrétaire juridique ?
05:21C'est ça.
05:21Tu es très engagée sur les sujets de société,
05:24tu portes aujourd'hui un projet de brigade anti-harcèlement scolaire
05:27pour mieux protéger nos enfants.
05:29Tu assumes aussi des positions très critiques envers la justice sous Emmanuel Macron
05:33et tu viens défendre aujourd'hui tes convictions sur ce plateau.
05:36Pourquoi tu as voulu créer une brigade anti-harcèlement scolaire ?
05:40J'ai connu le harcèlement scolaire pendant toute ma scolarité,
05:43de la primaire au lycée.
05:45Et le souci, c'est que l'école ne faisait jamais rien.
05:47Ils nous ont dit programme phare, etc.
05:49Mais ça ne fonctionne pas.
05:51Il n'y a pas de vraies actions.
05:52Souvent, ce sont les enfants victimes qui doivent changer d'établissement.
05:56Et finalement, les enfants qui font des tapages restent dans l'établissement,
06:00sont limite récompensés.
06:02Et le corps enseignant continue d'exercer sans que rien ne soit fait à chaque fois.
06:06Donc, au bout d'un moment, il faut dire stop.
06:08Il y a des suicides.
06:09Il y a énormément de personnes qui se plaignent.
06:12Mais personne n'agit.
06:13Donc, à un moment donné, il faut se réveiller.
06:14Il y a des enfants qui meurent tous les jours à cause du harcèlement scolaire.
06:18Des parents qui voient leurs enfants mourir.
06:20Des familles qui sont déchirées, qui se séparent parfois à cause de ça.
06:24Donc, au bout d'un moment, il faut dire stop.
06:25Qu'est-ce que tu aimerais mettre en place, toi, pour lutter contre le harcèlement scolaire ?
06:29Pour le harcèlement scolaire, j'aimerais que nous autres parents volontaires,
06:32on puisse être dans les établissements,
06:34avoir une espèce de cellule un peu comme les surveillants.
06:37Sauf que chaque enfant qui subit le harcèlement scolaire pourrait venir nous voir.
06:40Nous, on trouverait des solutions,
06:42les sanctions adaptées aux enfants qui font des troubles
06:44et éventuellement réussir à faire en sorte que tout se passe bien
06:48dans les meilleures conditions pour les victimes.
06:50Parce que les enfants harceleurs, eux, à côté, c'est des génies.
06:55C'est comme les harceleurs.
06:58Malheureusement, il y a un problème aussi avec les réseaux sociaux.
07:00Le problème dans le harcèlement scolaire, aujourd'hui, qui s'amplifie,
07:03qui devient de plus en plus grave parce qu'il se poursuit à la maison.
07:05Déjà, le harcèlement scolaire, c'est grave.
07:07Avant, ça ne se passait que dans les écoles ou à la sortie de l'école.
07:10Mais maintenant, avec les réseaux sociaux, les gamins, ils se font harceler à l'école.
07:14Et quand ils rentrent chez eux, ils n'ont même pas leur petit cercle de tranquillité
07:16puisque tout continue sur les réseaux sociaux.
07:19Et au niveau de la nouvelle loi qu'a proposée Gabriel Attal
07:22pour interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans,
07:24est-ce que tu es plutôt favorable ou pas ?
07:26Je suis favorable pour les moins de 15 ans
07:28parce que j'estime qu'ils n'ont rien à faire sur les réseaux.
07:30TikTok, on voit énormément de choses, Instagram, c'est de pire en pire.
07:34Donc, nos enfants de moins de 15 ans n'ont rien à faire sur les réseaux.
07:37À partir de 15 ans, ils peuvent y être légèrement,
07:40mais sous surveillance parentale, avec un compte à rebours, une heure par jour.
07:43Je pense que c'est suffisant.
07:44Les réseaux, ce n'est pas accessible pour les enfants.
07:46Nous, à notre époque, on n'avait pas les réseaux sociaux et on vivait très bien.
07:51Alors, on reçoit avec toi Catherine.
07:53Bonsoir Catherine.
07:55Bonsoir, bonsoir à tous.
07:56Alors, merci d'être avec nous.
07:57Catherine, toi, tu es très active sur TikTok.
08:00Oui.
08:01Donc, tu relais régulièrement des informations d'actualité, des faits de société également.
08:06C'est ça, des faits de société,
08:07mais surtout les dessous de tout ce qu'on ne nous dit pas.
08:11Tu as combien d'abonnés, toi, sur TikTok ?
08:13100 000.
08:15C'est ce qui est dingue, c'est combien de places aujourd'hui ?
08:18La place que vous prenez, vous, on va dire des citoyens lambda,
08:24presque en lanceur d'alerte sur les réseaux sociaux,
08:26parce que vous faites du contenu, vous, pour alerter,
08:27vous faites du contenu pour mettre en lumière des situations qui peuvent être dramatiques,
08:31ce que ne fait pas forcément certaines personnes du gouvernement eux-mêmes.
08:36Donc, bravo à vous, parce que c'est de la création de contenu qui est positive
08:39et qui apporte quelque chose aujourd'hui dans notre société.
08:43Toi, tu n'hésites pas à prendre position souvent de manière très directe aussi sur l'affaire Laura.
08:48Tu dénonces surtout les défaillances de la justice et l'abandon d'un mineur déjà en danger.
08:52Pourquoi cette affaire te semble-t-elle révéler un vrai dysfonctionnement de la justice ?
08:57Pour moi, le seul responsable dans cette histoire, déjà, ce n'est que la justice.
09:01Tout simplement parce que cette jeune fille,
09:03elle a déjà subi un viol collectif quelques années avant,
09:07et ça a été classé sans suite.
09:10Donc, c'est certain que quelques années plus tard, ça recommence,
09:13elle subit encore un viol.
09:15Qu'est-ce que vous voulez qu'elle appelle la justice ?
09:18Oui, donc en fait, elle a...
09:19C'est certain.
09:19Oui, je comprends.
09:21Tu as raison.
09:21Selon toi, qu'est-ce qui aurait dû être fait pour protéger cette adolescente ?
09:28Ce qui aurait dû être fait, c'est déjà dès le départ.
09:30Une enfant de 15 ans n'a rien à faire dans la rue.
09:33Il n'y a pas assez de structure, il n'y a pas assez d'encadrement pour les jeunes.
09:36Ils sont jetés dans la rue, et je sais de quoi je parle, j'ai connu ça moi-même.
09:40Donc, voilà, c'est vraiment là où il n'y a aucun soutien pour les jeunes.
09:45Aucun.
09:46Alors, restez avec nous sur Sud Radio.
09:49On revient tout de suite, on va vous présenter, pardon, j'ai un bug, là, dis donc, on est en
09:53direct sur Sud Radio.
09:55Je vous présente nos deux invités suivants, K.O. et Emma.
09:59Restez avec nous sur Sud Radio.
10:01Sud Radio.
10:02Parlons vrai.
10:02Parlons vrai.
10:02Sud Radio.
10:03Parlons vrai.
10:03Sud Radio.
10:04Parlons vrai.
10:06Magali Berda sur Sud Radio, il est 20h13, nous sommes en direct, on ne vit pas dans la même France,
10:10pour une émission très prenante ce soir, puis qui nous fait un peu du bien.
10:14Alors, dans le malheur, j'ai envie de dire, mais on a parlé beaucoup de la guerre cette semaine,
10:18c'est un peu le sujet dont tout le monde parle, et on a l'impression qu'il ne se
10:20passe rien d'autre en France aujourd'hui,
10:22alors qu'il s'en passe des choses.
10:24Et notamment, voilà, ce qui s'est passé avec Laura, cette jeune fille de 16 ans qui a été condamnée
10:30à 6 mois de prison
10:30pour avoir tué son violeur, qui avait déjà été victime de viol au préalable,
10:35et qu'il y avait eu un classement de dossier sans suite.
10:38Donc, évidemment, elle s'est faite, enfin évidemment, elle a été reviolée une deuxième fois,
10:42et là, évidemment, elle n'a pas voulu faire appel à la justice,
10:45et elle a poignardé son violeur, et aujourd'hui, c'est elle qui est coupable.
10:53C'est dramatique, parce qu'on inverse la victime et le coupable.
10:58Donc, on fait un sujet sur la légitime défense également.
11:01Est-ce que la loi est-elle trop dure avec les victimes ?
11:03On reçoit, pour faire ce débat, Aurélie et Catherine, qui sont créatrices de contenu,
11:08qui font des vidéos régulièrement sur les réseaux sociaux
11:11pour alerter sur des sujets ou des dossiers, pour les mettre en lumière.
11:16Et on reçoit également K.O. et Emma.
11:18Alors, je vais commencer par K.O. Tic.
11:20K.O. ? K.O. Tic.
11:21Bonjour Magali, surtout bonsoir à tous les auditeurs.
11:23Écoute, je suis ravie de te revoir.
11:25Mais moi aussi.
11:25Ça fait trois ans, on ne s'est pas vu.
11:26On était à Marseille, au Salon du Livre.
11:28Exactement.
11:28T'avais sorti ton bouquin, j'ai sorti mon bouquin.
11:31C'est vrai.
11:31Et je suis contente d'être...
11:32J'étais en pleine dépression à ce moment-là.
11:34J'étais avec la sécurité et tout.
11:36J'étais encore sous sécu à ce moment-là.
11:39C'était un moment assez compliqué.
11:40Et ravie d'être aux côtés d'Emma, aux côtés de tout le monde.
11:43Donc, ouais, donc K.O.
11:46Artiste rap, rap indépendant, acteur...
11:48Ah non, mais laisse-moi te présenter, s'il te plaît, quand même.
11:50Vas-y Mag.
11:50Chaotique, tu es rappeur, tu es très présent sur les réseaux sociaux.
11:54À travers ta musique et tes prises de parole,
11:56tu n'hésites pas une seule seconde à dénoncer certaines injustices
11:59et à bousculer les codes.
12:01Pour toi, le rap est aussi un moyen d'exprimer une colère sociale
12:04et de faire réagir sur des sujets sensibles.
12:07Tu te sers de ton art pour pouvoir alerter.
12:10Alors, on a les filles qui sont avec nous,
12:12qui, elles, se servent des réseaux sociaux.
12:13Toi, tu te sers principalement de ton art,
12:15donc du rap à bon escient.
12:18Ce n'est pas du rap violent.
12:19Non, non, non, c'est conscient, c'est engagé.
12:22Voilà, comme certains sont cités de noms.
12:24Mais pas que.
12:25Mais pas que.
12:26Du coup, je me permets de rebondir.
12:27Parce que, alors, je voulais vraiment saluer Aurélie.
12:29En fait, les gens, c'est vrai que ça s'arrête par rapport à moi uniquement au rap.
12:32Sauf que, bon, là, j'ai fait mes premiers pas d'acteur
12:34avec Olivier Marchal sur la série Pax Massilia.
12:36J'ai tourné avec Franck Dubosc.
12:38Et je voulais vraiment rejoindre Aurélie
12:39et surtout de saluer Aurélie.
12:41Parce qu'en fait, les gens ne savent pas.
12:42A côté, je...
12:43Salut.
12:44Je suis chargé de prévention.
12:46Donc, je mène des interventions de lutte contre le harcèlement,
12:49cyberharcèlement dans les collèges et lycées niçois.
12:52Cette année, là, pour l'instant,
12:53donc, j'en suis à déjà plus de 2500 enfants touchés.
12:57Donc, je mets du rap dans mes interventions.
12:59Je mets aussi des jeux connectés.
13:01Et alors, aujourd'hui, ce que je peux vous dire, effectivement,
13:04donc, il y a la loi qui doit passer d'Emmanuel Macron
13:06et ça, j'en suis bien content
13:07parce que, du coup, on va pouvoir protéger nos enfants.
13:10Mais c'est vrai que l'âge de la majorité numérique,
13:12il faut le rappeler, c'est 15 ans.
13:14Ça fait pas mal de temps, maintenant, que je fais ça.
13:16L'année dernière, j'ai dû toucher quasiment 3000, 3500 gamins.
13:19Et aujourd'hui, moi, je te le dis comme je le pense,
13:21ce n'est plus les gamins à sensibiliser et à faire de la prévention.
13:24Aujourd'hui, je pense que l'objectif, c'est les parents
13:26parce qu'il y a aussi la responsabilité parentale.
13:28Le fait de laisser les gamins devant TikTok, devant Snapchat,
13:32alors qu'on connaît tous les histoires qu'il y a sur Snapchat et autres,
13:35c'est catastrophique.
13:36Et il faut surtout rappeler ça.
13:37Je pense que demain, il va falloir opérer
13:39et surtout faire de la prévention et de la sensibilisation auprès des parents.
13:43Et c'est pour ça que, du coup, je me suis permis de rebondir
13:45et de saluer, en tout cas, ton initiative, Aurélie.
13:48Bravo pour ce que tu fais.
13:49Et je pense que nos enfants en France, malheureusement,
13:51en ont réellement besoin, réellement.
13:53Ça, c'est sûr.
13:54Et puis, un peu de condamnation sur les auteurs
13:56au lieu d'essayer de faire...
13:58Pardon, mais enfin...
13:59Tout à fait.
13:59Essayer d'arrêter de faire trop de social aussi,
14:01à vouloir comprendre tout le monde,
14:02mais on ne comprend pas les victimes.
14:03Mais par contre, on comprend les agressions.
14:05C'est un peu compliqué.
14:09Selon toi, est-ce que les artistes ont une responsabilité
14:11pour dénoncer des injustices ?
14:13Non, mais totalement.
14:15Est-ce qu'ils le font assez, nos artistes français, pour toi ?
14:17Non, mais après, honnêtement, on ne va pas se mentir.
14:19D'un côté, aujourd'hui, tu as un rap qui ne veut plus rien dire,
14:22dans lequel on va parler de la moulade,
14:24dans lequel on va insulter la France, la police,
14:27ou apporter, faire refléter une image totalement négative de la femme.
14:31Et de l'autre, il y a nous.
14:32Et donc, du coup, en fait, nous, si tu veux,
14:33étant donné qu'on n'insulte pas les institutions,
14:37on n'insulte pas les policiers, les pompiers,
14:39au contraire, on va essayer de fédérer au-delà des religions,
14:41au-delà du niveau social ou autre,
14:43en fin de compte, on est un peu vus comme des parias, si tu veux.
14:46Donc, nous, en tant qu'indépendants,
14:47on est créateurs de contenu, producteurs et artistes.
14:50En fait, du coup, notre truc de notre côté,
14:52mais effectivement, je pense que l'industrie du disque,
14:54et je pense que certains rappeurs ou certains producteurs
14:56ont une responsabilité.
14:58Il n'y a qu'à voir l'ensauvagement de la société
15:00surtout au niveau des enfants.
15:02On le voit, je pense encore à Elias,
15:04je pense encore à tous ces gamins-là
15:05qui se prennent des coups de couteau
15:06ou certains gamins qui vont dans des établissements scolaires
15:09avec des couteaux ou autre.
15:10Je ne dis pas que la musique et que l'art
15:12est totalement responsable,
15:14mais effectivement, je pense qu'on a une responsabilité.
15:17Du moins, ça reste, moi, ma vision des choses.
15:19C'est pour ça qu'aujourd'hui,
15:20j'essaie de mettre en lumière un rap positif
15:23et respectueux de ces valeurs-là.
15:24J'ai envie de donner autre chose aux gamins
15:26et de lui dire, la vie, ce n'est pas les couteaux,
15:29la vie, ce n'est pas la moula,
15:31la vie, ce n'est pas la thune ou les armes.
15:33La vie, c'est travailler dur
15:34pour survivre comme tout le monde
15:37et devenir une bonne personne.
15:40Et ça, je pense qu'il faut le rappeler.
15:41Nous, toi et moi, on a grandi avec le rap d'Aiam
15:43ou autre.
15:44Je veux dire, pour moi, en tout cas,
15:45à mes yeux, personnellement,
15:46ça reste encore les patrons.
15:49Même Diams.
15:49Mais totalement.
15:50Pardon, mais Diams, c'est quelque chose.
15:52Je veux dire, moi, jusqu'à aujourd'hui,
15:53j'écoute encore ses chansons.
15:55Mais parce que ça passe un message.
15:57Après, il y a des prises de position dedans,
15:58mais en soi, c'est des prises de position
16:00qui sont quand même joliment dites.
16:03Tu vois ce que je veux dire ?
16:03Et surtout, favorable et bénéfique,
16:05surtout pour le jeune public.
16:06Donc, je pense que certains animateurs de radio
16:09et certains boss de certaines radios hip-hop
16:12devraient un peu réfléchir.
16:13Mais même si cela...
16:14Tu vois, aujourd'hui, les rappeurs...
16:15Pardon, alors pas tous,
16:16je ne vais pas mettre tout le monde
16:17dans le même panier,
16:18mais les trois quarts des rappeurs,
16:19on ne comprend rien.
16:20Déjà, les paroles, on ne comprend rien.
16:22Il n'y a rien à comprendre, en fait.
16:22On ne sait même pas à quoi ça sert.
16:23On ne comprend pas le message.
16:25On ne comprend pas le...
16:26Tu vois, moi, j'ai eu la chance...
16:29Enfin, j'ai eu la chance...
16:29Je vais le dire ça sur un ton ironique,
16:31mais tu vois,
16:32Booba, il a fait une chanson sur moi.
16:34Il l'a appelé Sianur.
16:35Tu vois, c'est compliqué
16:37parce que ça veut dire quoi, Sianur ?
16:39Tu vois, en fait, si tu veux,
16:40le rap d'aujourd'hui,
16:42ce n'est pas le même rap
16:42qu'on a eu avant avec des icônes.
16:46Pour moi, c'est des icônes.
16:46MC Solar, c'est une icône.
16:48Diam, c'est une icône.
16:49C'est des gens qui sont cassés la tête.
16:51Mais est-ce qu'on peut parler de rap, en fait,
16:52tout simplement ?
16:53Est-ce qu'on peut parler de rap ?
16:53Et quand tu vas voir les jeunes,
16:54moi, je vois les jeunes du quartier,
16:55je leur dis, je fais,
16:56mais tu comprends les paroles ?
16:58Et les gamins te disent,
16:59non, mais chaos, ça fait rien,
17:00je m'enjaille.
17:01Le son est bon, je m'enjaille.
17:02Oui, voilà, c'est ça.
17:02Et c'est très faible.
17:04Voilà.
17:05Et nous, en fait,
17:06on est encore dans ce rap à texte
17:08dans lequel on porte un engagement.
17:10Et qu'on soit écouté
17:11par des millions de personnes
17:12ou même par deux, trois gosses,
17:13et bien on se dit
17:14que peut-être dans ces deux, trois gosses,
17:15peut-être qu'on va réussir
17:16à toucher un enfant
17:17et peut-être que notre musique
17:18va l'accompagner
17:19pour essayer de se dépasser
17:20sur le plan de la scolarité
17:21et sur le plan d'éducation.
17:23C'est ma vision.
17:24Non, mais, Diam,
17:25chaque chanson qu'elle sortait,
17:26c'était un événement.
17:27C'était un événement,
17:28c'était un message.
17:29Chaque chanson...
17:29Ah, moi, j'adore.
17:30Oui, oui, moi, je n'ai pas fan.
17:32Moi, j'adore.
17:33Alors, on reçoit avec nous aussi Lola.
17:36Attends, c'est Emma ou Lola ?
17:38Emma.
17:38Qu'est-ce que tu m'as fait ?
17:39C'est Emma.
17:39Ben, quoi, tu m'as mis Lola ?
17:40Ah, ben, c'est une erreur.
17:47Comme je suis.
17:47Pardon, ma petite Emma.
17:48Ça va, Emma ?
17:49Ça va, et toi ?
17:50Très bien.
17:50Merci d'être avec nous.
17:51Alors, toi, tu es principalement
17:53sur quelle plateforme ?
17:54Alors, TikTok, Instagram
17:56et anciennement YouTube.
17:58D'accord.
17:59Pourquoi anciennement ?
18:00Parce que j'ai arrêté ma chaîne
18:02en 2016.
18:04D'accord.
18:04Et en fait, je voulais me centrer
18:05plus sur Instagram et TikTok
18:07qui étaient des plateformes
18:08qui se sont très propulsées
18:10au fur et à mesure des années,
18:11je trouve.
18:11Et c'est vraiment l'endroit pur
18:14où on peut discuter
18:15de tout et de rien.
18:17Et où on peut vraiment
18:17faire véhiculer nos propres messages.
18:19Mais pas que.
18:20Parce qu'en fait, moi,
18:21je reçois beaucoup de messages
18:22de victimes, de gens, d'enfants,
18:23de jeunes, de familles,
18:25de mères de famille.
18:27Je suis une personne trans,
18:28donc forcément,
18:28j'attire aussi les familles d'enfants
18:31qui se posent beaucoup de questions
18:32ou les enfants trans
18:33qui subissent du harcèlement scolaire
18:35comme moi, j'en ai subi.
18:36Et en fait, parfois,
18:37je reçois des messages.
18:38Mais bien sûr, je ne suis pas...
18:41Moi, j'estimerais que je ne suis personne
18:44pour ne pas recevoir leur message,
18:47mais à ma hauteur,
18:48en fait, je ne peux pas forcément
18:49les aider,
18:49mais je peux les écouter,
18:50je peux leur donner des conseils.
18:52Et c'est pour ça, en fait,
18:53que je continue les réseaux
18:54parce que pour moi,
18:55ça me permet de faire passer
18:55des vrais messages.
18:57Et toi, tu as déjà été victime
18:59d'harcèlement.
19:00Tu as même témoigné plusieurs fois,
19:02je crois, devant la police.
19:03Tu n'as pas été entendue.
19:05Tes plaintes ont été classées sans suite.
19:08Et toi, ça te révolte
19:09quand tu vois que Laura,
19:10par exemple,
19:12ait eu cette punition
19:13alors qu'elle est victime à la base.
19:16Et tu dis que c'est une guerrière
19:18qui mérite d'être entendue.
19:19Et nous sommes de nombreuses femmes
19:21derrière elle.
19:21C'est tes mots.
19:22Donc, tu as combien d'abonnés
19:24sur tes réseaux ?
19:24J'ai 22 000 sur TikTok
19:26et je crois qu'on est
19:27presque 10 000 sur Insta.
19:28D'accord, ok.
19:29Et sur YouTube,
19:30qu'est-ce qui a fait
19:30que tu as voulu arrêter YouTube ?
19:33En fait, pour moi,
19:34à l'époque,
19:35YouTube,
19:35elle n'était pas encore adaptée
19:38à des vrais messages importants.
19:40Et je sais qu'à l'époque,
19:42la haine que j'ai reçue sur YouTube
19:44a fait que j'ai complètement
19:45fermé ma chaîne
19:46parce qu'en fait,
19:47je pense qu'à l'époque,
19:48je n'étais pas prête.
19:50Et là, en l'occurrence,
19:51je pense qu'aujourd'hui,
19:52si je me remettais sur YouTube
19:53et vraiment à lancer
19:55des vraies vidéos
19:56avec des vrais scripts,
19:58je pense que je pourrais
19:58faire quelque chose d'important.
20:00Alors, est-ce que tu penses,
20:01c'est une question
20:03qui se pose,
20:04enfin je pense,
20:05tu me diras ce que tu en penses,
20:05mais aujourd'hui,
20:08par exemple,
20:08les enfants,
20:09quand ils grandissent
20:09et qu'ils remettent en question
20:11leur identité,
20:12comme tu as pu le faire toi-même
20:14puisque tu es trans,
20:16est-ce que tu penses que,
20:17alors avant,
20:18il y avait moins,
20:18c'est vrai qu'il y a quelque temps,
20:20les gens préféraient souffrir
20:21pour ne pas dire
20:23et pour ne pas être.
20:24Aujourd'hui,
20:25il y a quand même
20:25un peu plus de liberté
20:26dans le sens où
20:27on s'affirme un peu plus tôt
20:28et est-ce que justement,
20:30ce côté de liberté
20:32qu'on a aujourd'hui
20:33quand même
20:34qui avance avec le temps
20:35et heureusement d'ailleurs,
20:38n'engrange pas
20:38beaucoup plus
20:39de harcèlement
20:40parce que du coup,
20:41est-ce que,
20:41tu vois,
20:42vivons cachés,
20:43vivons heureux,
20:43est-ce que là du coup,
20:44le fait de s'affirmer,
20:45ça attise un peu la haine des autres ?
20:47C'est plus dur
20:47à vivre aujourd'hui.
20:48En fait,
20:48le problème,
20:49c'est que moi,
20:49en fait,
20:49à l'époque,
20:50quand je suis rentrée
20:51dans ma scolarité,
20:52le problème,
20:52c'est que j'étais assez androgyne
20:53et en fait,
20:54malgré moi,
20:54je ne pouvais pas le cacher
20:55et en fait,
20:56je n'avais pas le choix
20:56de l'assumer
20:57et en fait,
20:57le problème,
20:58c'est que ça a pris
20:58des proportions énormes.
21:00Je ne suis pas là
21:00pour citer les détails
21:01mais il y a eu
21:03des séjours à l'hôpital
21:05à cause de nombreux harcèleurs
21:07et agresseurs également
21:08parce que du coup,
21:09j'ai subi des choses,
21:11je dirais comme Laura.
21:13C'est pour ça
21:13que c'est un sujet
21:14qui me touche énormément
21:15et en fait,
21:16le problème,
21:16c'est que le harcèlement,
21:17il prend...
21:18En fait,
21:18les gens ne se rendent pas compte
21:20à quel point
21:21le harcèlement,
21:21en fait,
21:21il est vraiment violent.
21:23Ils ne se rendent pas compte
21:23de l'impact que ça a
21:24en fait sur un jeune
21:26qui,
21:26en scolarité,
21:27qui a besoin de se construire
21:30sur le plan social
21:31et en fait,
21:31c'est compliqué pour un jeune
21:32qui subit du harcèlement
21:33en fait,
21:33de trouver sa place
21:34quelque part en fait
21:36et que ce soit en fait
21:37dans la scolarité,
21:38dehors,
21:38sur les réseaux en fait,
21:39maintenant,
21:39un enfant n'est plus
21:40en sécurité nulle part
21:41en fait,
21:42selon moi.
21:42Oui,
21:42c'est ce qu'on disait aussi
21:43pour l'école,
21:44c'est que même
21:44quand il rentre chez lui,
21:45ça continue sur les réseaux.
21:47Est-ce que tu peux comprendre
21:48ce geste ultime
21:49d'aller...
21:50Alors,
21:51c'est cash,
21:51mais d'aller assassiner
21:52son bourreau ?
21:54Alors,
21:55je dirais
21:56oui et non.
21:57D'un côté,
21:58oui,
21:58parce que
21:59je peux la comprendre.
22:00Je sais
22:01ce qu'on peut ressentir
22:02à ce moment-là.
22:04C'est vrai que moi,
22:05je sais que j'aurais
22:06à sa place,
22:07j'ai ressenti
22:07beaucoup de culpabilité
22:08au début
22:09parce qu'au début,
22:11il y a la phase
22:12où on pense
22:12que c'est de notre faute
22:13qu'on a causé quelque chose
22:15et que cette personne-là,
22:16en fait,
22:17on l'a cherchée nous-mêmes.
22:18Sauf que quand on comprend
22:19qu'en fait,
22:19on est une victime
22:20et que ça n'arrive pas
22:21qu'une fois
22:22et que ça arrive plusieurs fois,
22:23en fait,
22:23je peux comprendre Laura
22:24qui a certainement craqué
22:26et qui a eu besoin
22:28d'agir sur le moment
22:29parce qu'en fait,
22:30parfois,
22:30je pense que la peur
22:31prend énormément le dessus aussi
22:32et la survie,
22:34surtout,
22:35je pense.
22:36Valentin.
22:37Elle me touche trop,
22:38Emma.
22:38Parce qu'en fait,
22:38je me reconnais grave
22:39dans tout ce que tu dis
22:41par rapport à l'école,
22:42à moi,
22:43l'homosexualité,
22:44etc.
22:44Moi,
22:44j'ai été beaucoup harcelé
22:45que ce soit en famille d'accueil.
22:47Je ne vais pas pleurer,
22:48mais quand j'étais en famille d'accueil,
22:49quand j'étais à l'école,
22:50moi,
22:51je connais tout ça,
22:51tu vois.
22:52Et quand je rentrais des cours,
22:53par exemple,
22:54et que je rentrais chez moi,
22:55il y avait encore les réseaux
22:56et en fait,
22:56on ne l'a jamais
22:57parce que même
22:57quand tu es tranquille chez toi
22:58et que tu veux être posé
22:59tranquillement un peu,
23:00avoir la tête ailleurs
23:01qu'à l'école,
23:02on continue à t'insulter,
23:03on fait des groupes
23:04et moi aussi,
23:04j'ai lancé une chaîne YouTube
23:05quand j'étais plus jeune
23:07et en fait,
23:08c'était les gens du collège
23:10qui m'insultaient
23:11sur mes vidéos YouTube
23:11et je l'avais fermé aussi
23:12parce que du coup,
23:13je me faisais même harceler
23:14sur le petit truc
23:16qui me faisait du bien
23:17au moral
23:18pendant mes week-ends,
23:19etc.
23:20Et c'est pour ça,
23:20en fait,
23:20elle me touche trop
23:21depuis tout à l'heure
23:21parce que je me reconnais grave
23:22en elle.
23:24C'est tout.
23:26Bon,
23:26on a un plateau compliqué là,
23:28si je vais bientôt
23:28me mettre là du coup.
23:32Aurélie,
23:33est-ce que cette souffrance
23:34que tu vois là,
23:35au travers du discours
23:36d'Emma
23:37qui a souffert
23:38aujourd'hui,
23:39qui a grandi
23:39et qui a mûri,
23:40qui a pris du recul
23:41et qui aide les autres
23:44à s'en sortir,
23:46est-ce que toi
23:46qui es proche aussi
23:49des jeunes,
23:50est-ce que tu envoies
23:52de plus en plus
23:53des jeunes
23:53quand tu entends Valentin ?
23:57Honnêtement,
23:57le discours d'Emma,
23:58il me brise le cœur,
23:59j'ai envie de te dire,
24:00parce que ça fait vraiment
24:01mal au cœur
24:02de voir autant d'enfants
24:02souffrir.
24:03Quand tu as vécu
24:04le harcèlement scolaire,
24:05tu ne peux pas dire
24:06que c'est un geste anodin,
24:08tu ne peux pas dire
24:08que tu ne souffres pas.
24:10C'est une souffrance
24:11qui te marque à vie,
24:12malheureusement.
24:13Tu vas toujours te poser
24:14la question
24:14est-ce que je vais faire
24:15les choses bien ?
24:16Est-ce que les gens
24:16vont m'accepter
24:17pour ce que je suis
24:18et non pas pour ce que je représente ?
24:20T'es toujours dans la question
24:21de te dire
24:23que je fais les choses correctement ?
24:25Est-ce qu'on va m'accepter ?
24:26Et souvent,
24:26le problème,
24:27c'est que tu vas te fier
24:28au jugement des gens
24:29avant même de voir
24:29ce que toi-même,
24:30tu dégages.
24:31Donc,
24:32ça fait vraiment mal au cœur
24:32d'entendre ça
24:33parce qu'au final,
24:34tu te dis,
24:34tu as beau te battre,
24:36tu seras toujours obligé
24:37de te battre
24:37contre un ennemi
24:38qui reste toujours le même,
24:39c'est le jugement.
24:40Tu ne pourras jamais avancer
24:42en te disant
24:43que tu ne seras pas jugé.
24:44Si tu es jugé une fois,
24:45tu seras toujours jugé,
24:46malheureusement.
24:47Et on arrive dans un cas de figure
24:48où beaucoup d'enfants
24:53qu'il n'est pas à la mode
24:54sur le dernier smartphone
24:56qu'il n'a pas.
24:56Par exemple,
24:57il y en a un cas en Wiko,
24:58l'autre,
24:58il a le dernier iPhone 17.
24:59Ça va juger
25:00parce qu'il a un Wiko
25:01qui vaut 50 euros.
25:03On juge sur tout
25:04et n'importe quoi.
25:05Et le souci,
25:06c'est qu'on ne regarde pas
25:07le mal que ça va faire
25:08à la personne.
25:09Il faut juger,
25:10on juge.
25:11Ce n'est pas grave.
25:12La personne,
25:12si elle est détruite,
25:13tant pis,
25:13elle se relèvera toute seule.
25:15Les trois quarts du temps,
25:15on va dire qu'elle a sa famille.
25:17Mais souvent,
25:18soit la famille
25:18ne peut pas intervenir,
25:23qui disent
25:24qu'on s'en fout.
25:25Tu te débrouilles,
25:26c'est ton problème,
25:26c'est tes affaires d'enfant.
25:29On est toujours
25:30dans une prison
25:30à se dire
25:31comment on va s'en sortir.
25:33Ça fait vraiment mal au cœur.
25:35Restez avec nous
25:36sur Sud Radio.
25:37On souffle un peu.
25:38Plateau avec beaucoup
25:38d'émotion ce soir.
25:40On revient tout de suite
25:41pour entendre aussi
25:43la prise de parole
25:43de K.O.
25:44et de Catherine.
25:45A tout de suite
25:45sur Sud Radio.
25:47Dès votre réveil,
25:49écoutez le Grand Matin Sud Radio.
25:51Et à 8h15,
25:52c'est l'invité politique
25:53avec Jean-François Akili.
25:55On ne vit pas
25:56dans la même France.
25:58Magali Berda
25:59sur Sud Radio.
25:59Il est 20h30.
26:00Nous sommes en direct
26:01pour une émission
26:02remplie d'émotions
26:03sur l'affaire de Laura,
26:05cette jeune fille
26:06de 16 ans
26:07qui a été condamnée
26:07à 6 ans de prison
26:08pour avoir tué son violeur
26:10qui ramène un débat
26:11aujourd'hui très important.
26:13Est-ce que la légitime défense,
26:14est-ce que la loi
26:15est-elle trop dure
26:15avec les victimes ?
26:16Laura avait été
26:18au préalable déjà violée.
26:20Son affaire avait été
26:21classée sans suite.
26:23Voilà.
26:23Elle a été violée
26:24une deuxième fois
26:24et là,
26:25elle s'est dit
26:25que la justice ne m'aidera pas.
26:26Du coup,
26:27elle a fait sa justice
26:28elle-même.
26:29Beaucoup de personnes
26:30sur les réseaux sociaux
26:31demandent
26:31sa libération
26:33parce que de victimes
26:35elle se transforme
26:36en coupable.
26:38Son bourreau,
26:38lui,
26:39n'est plus là.
26:40Personne ne mérite la mort.
26:41On rappelle que
26:42la peine de mort en France
26:43est abolie.
26:44mais ça reste son bourreau
26:46et j'ai envie de dire
26:48enfin,
26:49je ne vais pas dire
26:49des trucs
26:49qui ne sont pas bien à dire.
26:50En fait,
26:51tu vas réagir comme une maman
26:52et je peux t'entendre Magali.
26:53Et quelque part,
26:54quand la justice
26:56est passée,
26:58on n'a pas nous
26:59à se faire justice
26:59parce que malheureusement
27:00et attention,
27:01parce que ce que je vais dire,
27:02je sais que c'est très dur
27:02à entendre.
27:03C'est même intolérable
27:05et je le sais.
27:06Elle a été violée,
27:07c'est terrible,
27:08etc.
27:08Sauf que si
27:10nous,
27:11on ne respecte pas
27:12la justice
27:13et qu'on va tuer
27:15le violeur,
27:19et après,
27:20du coup,
27:20ça devient n'importe quoi.
27:21Je suis d'accord.
27:22C'est ce que je veux dire.
27:23Mais,
27:23mais,
27:23mais,
27:24mais à sa décharge,
27:25elle a été violée avant
27:26et la justice
27:27n'était pas au rendez-vous.
27:29Donc la gamine,
27:30à son âge,
27:30elle a un sentiment
27:31d'impuissance
27:32et où personne
27:33ne va la défendre.
27:34Tu vois,
27:35donc j'entends
27:36ce que tu me dis.
27:37Si,
27:37tu vois,
27:37pardon,
27:39et je suis désolée,
27:40pardonnez-moi encore,
27:41mais je comprends tellement ça
27:43dans le dossier de ma belle-sœur.
27:44Tu sais de quoi je parle.
27:45Je veux dire,
27:46moi,
27:46j'ai le meurtrier de ma belle-sœur
27:47qui est sorti.
27:48Il est mis dehors
27:49parce que le juge
27:49a oublié de signer un papier.
27:51Donc,
27:51les gamines
27:52qui ont trouvé leur mère morte,
27:53tu veux qu'elles fassent quoi ?
27:54Le mec,
27:55elles peuvent le croiser dehors
27:56tous les jours.
27:57Donc,
27:57à un moment donné,
27:57tu ne réfléchis plus.
27:58Elles se sont fait condamnées.
27:59Elles se sont malqué.
27:59elles ont été condamnées
28:00parce qu'elles ont posté
28:01sa tête sur les réseaux.
28:02Non,
28:02mais attends.
28:03Je suis d'accord.
28:04C'est pareil.
28:04C'est que tu dis
28:05comment on inflige
28:05à une gamine
28:06d'être jugée
28:06sur le banc
28:07en face
28:08d'un pourreau.
28:10Enfin,
28:10non.
28:11J'écoute,
28:12en fait,
28:13je me suis vraiment penché
28:13sur le cas.
28:14Avant de venir,
28:15j'ai pris 20 minutes,
28:15je me suis penché dessus.
28:16Attention,
28:17il y a des paramètres
28:18à prendre en compte
28:20dans l'histoire de Laura.
28:21C'est-à-dire qu'il ne faut pas
28:23oublier un truc,
28:24c'est qu'elle était placée
28:26à l'aide sociale
28:26à l'enfance.
28:27La première question
28:28à se poser,
28:28c'est quelle responsabilité
28:30porte aujourd'hui
28:31l'aide sociale
28:32à l'enfance ?
28:33Deuxièmement,
28:34il y a le cadre juridique.
28:35L'article 122.5
28:37au niveau du code pénal,
28:38d'accord ?
28:38C'est au niveau
28:39de la...
28:40vraiment la...
28:41C'est l'immédiatité,
28:43la nécessité
28:44et la proportionnalité
28:45au niveau de la défense.
28:47Là,
28:47aujourd'hui,
28:48la justice a considéré
28:49que les conditions juridiques
28:50de la légitime défense
28:51n'étaient pas réunies.
28:53Pourquoi ?
28:53Parce que Laura,
28:54du coup,
28:55a violenté
28:56la personne après coup.
28:57Et c'est ça
28:58qui est terrible.
28:58Du coup,
28:59on peut faire quelque part
29:00un lien
29:01entre l'histoire de Laura
29:02et l'histoire
29:03de madame Jacqueline Sauvage
29:05qui avait fait grand bruit,
29:06d'ailleurs,
29:06qui avait été condamnée.
29:07Elle a été condamnée
29:07pourquoi ?
29:08Elle a vécu des décennies
29:09de violences conjugales
29:10et enfin,
29:11ce qui s'est passé,
29:12c'est que du coup,
29:12un moment,
29:13un certain moment,
29:14elle a craqué
29:15et elle a mis
29:15trois coups de fusil
29:17à son bourreau.
29:18Elle a pris des ans de prison
29:20et là,
29:20aujourd'hui,
29:21François...
29:21Enfin,
29:22à l'époque,
29:22en 2016,
29:23je crois,
29:23François Hollande,
29:24l'avait gracié.
29:25Alors,
29:25la question se pose maintenant
29:26au niveau de la légitime défense
29:30et surtout,
29:30pour les personnes victimes
29:32de violences conjugales,
29:34comment parler d'immédiateté
29:35quand la personne
29:37vit une violence
29:39sur le long terme ?
29:40Est-ce que la psychologie
29:42de la victime
29:43est prise en compte ?
29:45Est-ce qu'il faut faire
29:47évoluer la loi ?
29:48Moi,
29:48personnellement,
29:49je ne suis personne,
29:50je reste un petit rappeur,
29:51mais je pense qu'il faut
29:51réellement se pencher sur ça
29:53et après,
29:53j'ai travaillé
29:54sur d'autres histoires aussi.
29:55Rappelle-toi,
29:56toi et moi,
29:56on est niçois.
29:57Le bijoutier de Nice.
29:59Le bijoutier de Nice,
30:002013,
30:00il se fait braquer,
30:02le fuyard s'en va
30:03avec le butin ou autre,
30:04je ne sais plus,
30:05et le bijoutier charge,
30:07tire.
30:08Je crois qu'il a pris
30:09cinq ans de prison
30:10avec sursis.
30:11Donc,
30:11effectivement,
30:13c'est vrai qu'on peut
30:14se poser la question,
30:15mais par rapport à Laura,
30:16moi,
30:16je pense qu'il faut vraiment déjà
30:17voir la responsabilité
30:19de l'aide sociale
30:19à l'enfance
30:20parce que cet enfant-là,
30:21en fin de compte,
30:22vivait,
30:22de squat
30:24en squat
30:25alors que normalement,
30:26elle devait être
30:28protégée
30:29par cette institution.
30:30Et ça,
30:31c'est vrai que pour l'instant,
30:32on n'entend pas trop parler.
30:33Moi,
30:33je pense que,
30:34je ne sais pas si Emmanuel Macron
30:36nous entend,
30:37mais j'aimerais bien
30:39qu'il se pose dessus.
30:40Manu est sur notre antenne
30:41tous les soirs,
30:42les gars,
30:43je le dis tous les jours.
30:44Manu,
30:44écoute bien,
30:45KO.
30:46Je pense que,
30:47quand on voit ce que
30:48M. Hollande a fait
30:49pour Mme Jacqueline Sauvage,
30:51je pense que
30:52ça serait bien
30:52de rouvrir ce dossier
30:53de l'aura,
30:54vraiment,
30:55de l'étudier
30:55de façon peut-être
30:58un peu plus adaptée
30:59et de prendre en considération
31:01l'ensemble de ses paramètres
31:03pour essayer
31:04d'être le plus juste possible.
31:06Je ne sais pas,
31:06vous,
31:06ce que vous en pensez,
31:06et moi,
31:07je ne sais pas ce que tu en penses.
31:07Catherine,
31:08est-ce que,
31:08par rapport à ce que dit KO,
31:10est-ce que tu penses
31:12que l'aide sociale
31:14a une responsabilité
31:17aujourd'hui
31:18dans ce qui s'est passé
31:18dans la vie de Laura ?
31:21On n'entend pas.
31:23Non,
31:24d'accord.
31:26On entend ?
31:27C'est bon.
31:28Je suis totalement d'accord,
31:30il a entièrement raison,
31:31c'est clair que c'est eux
31:32qui ont une grande responsabilité,
31:33cette gamine était vraiment
31:35sous leur responsabilité
31:37et c'est vraiment ça
31:38qu'il faut voir,
31:39il faut faire évoluer
31:40une loi
31:40qui encadre mieux
31:42ses enfants.
31:44C'est déjà un gros point,
31:46ça c'est sûr.
31:47Ensuite,
31:47c'est vraiment aussi
31:48au niveau de la justice,
31:49il y a beaucoup de choses
31:50qui ne vont pas
31:50à ce dossier-là,
31:51ok,
31:51mais il y a aussi
31:52beaucoup d'autres dossiers
31:53où il y a des problèmes.
31:55J'ai moi-même vécu
31:56un drame aussi familial
31:57et je peux vous dire
31:58que dès le départ,
31:59ça ne va pas.
32:00Je me suis retrouvée
32:01dans des couloirs
32:02avec une personne
32:03qui a tué
32:04le propre,
32:05enfin ce n'était pas mon fils,
32:07mais le propre enfant,
32:07ils se sont retrouvés
32:08à un mètre en face
32:09l'un de l'autre
32:10pendant des heures.
32:11Donc déjà,
32:12dès le départ,
32:13la justice,
32:13elle n'est pas encadrée.
32:15C'est vraiment
32:16du n'importe quoi
32:17et tout ça,
32:18c'est à revoir.
32:19Il y a un gros travail
32:20à faire sur la France
32:21et malheureusement,
32:22ça,
32:22ils ne veulent pas l'entendre,
32:23les médias ne veulent pas l'entendre
32:24et la politique
32:25ne veut pas l'entendre.
32:27Je me permets de rebondir,
32:29j'ai continué à travailler tout à l'heure
32:30et je me suis posé
32:31sur l'histoire
32:33d'une victime
32:36encore une fois
32:37de violence conjugale.
32:39Elle s'appelle
32:39Alexandra Lange,
32:41elle tue son mari violent
32:42à coup de couteau
32:42une fois de plus
32:43après des années
32:45de violence conjugale.
32:47sauf que,
32:48au moment,
32:49elle portait sur elle
32:5023 blessures
32:52corporelles,
32:52d'accord ?
32:53Donc dans un premier temps,
32:54elle avait été poursuivie
32:55par les magistrats
32:56mais les magistrats
32:57doutaient
32:58de la légitime défense.
32:59Ils l'avaient quand même
33:00condamné
33:00mais ils doutaient.
33:02Et puis dans un second temps,
33:03lors du procès,
33:03le jury a finalement
33:05reconnu
33:06la situation
33:08extrême.
33:09Alors d'un côté,
33:10on a
33:10Alexandra Lange
33:11du coup
33:11qui a été acquittée,
33:12elle avait 23 blessures
33:13sur son corps.
33:14Ok.
33:16Mais Laura,
33:17Laura,
33:17la blessure,
33:19elle est psychologique.
33:20Et c'est ça
33:21en fin de compte
33:21la question
33:22au niveau
33:23de la légitime défense.
33:24Et pour terminer,
33:24une fois de plus,
33:26j'ai une histoire aussi
33:27pareille que je trouve ouf.
33:28On va souvent aux Etats-Unis,
33:29toi et moi,
33:30d'accord ?
33:30Ce fameux retraité
33:31de Draguignan
33:32en 2017,
33:33alors lui pareil,
33:34il est petit retraité,
33:36du coup,
33:36un cambrioleur
33:37rentre chez lui
33:38alors que la personne,
33:39le petit retraité
33:40est chez lui.
33:41Cambrioleur
33:41rentre chez lui,
33:42le petit pépé,
33:43tu m'étonnes,
33:44il a peur,
33:44il devait avoir un pétard,
33:45un fusil ou je ne sais pas quoi.
33:47Il tire.
33:48Là,
33:48j'estime que la riposte
33:50n'était pas proportionnelle.
33:52Donc du coup,
33:53le petit papier
33:54a été condamné
33:55pour violence
33:56ayant entraîné
33:57la mort.
33:59Et pourquoi je te parle
33:59des Etats-Unis ?
34:00Parce qu'aux Etats-Unis,
34:01il y a cette loi
34:01qui est la Castle Doctrine
34:02dans laquelle
34:03si une personne
34:04met un pied chez toi,
34:06d'accord ?
34:06Si elle met un pied chez toi,
34:07ou si cette personne-là,
34:09du coup,
34:10représente
34:10un risque
34:11pour toi,
34:12pour quelqu'un
34:12de ta famille
34:13ou pour tes biens,
34:14je suis contre la violence,
34:15mais tu peux le shooter.
34:18C'est dans l'extrême.
34:20Mais on voit bien
34:20qu'on a un souci en France
34:23par rapport à la légitime
34:23et si vous les écoutez,
34:24on évite de shooter
34:25les gens qui rentrent chez vous.
34:26Oui, c'est pour ça
34:26que je l'ai dit.
34:27Je suis totalement
34:27contre la violence.
34:28J'ai pris un extrême.
34:30Oui, j'ai compris.
34:30Voilà, mais quand on voit
34:31ce petit pépé de Draguignon,
34:34encore une fois,
34:35la psychologie.
34:35Est-ce que, Emma,
34:36toi, tu penses
34:36qu'une loi comme il y a
34:37aux Etats-Unis
34:38devrait être établie
34:40en France,
34:41justement,
34:41en disant
34:42qu'aujourd'hui,
34:43il n'y a pas zéro risque,
34:44aujourd'hui,
34:45il y a zéro tolérance
34:47pour les risques
34:48de violence,
34:49d'attaque,
34:49de viol,
34:50etc.
34:51Est-ce qu'on est trop laxiste ?
34:52Est-ce que nos...
34:54C'est ouf ce que je vais dire,
34:55mais est-ce que nos violeurs,
34:57nos assassins
34:58sont trop protégés
34:58aujourd'hui en France ?
35:00Alors, après,
35:01ça, ça reste mon avis,
35:01mais pour moi,
35:02la France est un pays
35:03qui protège
35:03les vrais criminels.
35:05Après, ça,
35:05ça reste mon avis.
35:07Et pour moi,
35:08je suis désolée,
35:09mais ce n'est pas Laura
35:10qui aurait dû être punie
35:11comme ça,
35:12c'est son violeur,
35:13parce que ça reste un criminel
35:14qui avait certainement
35:15des problèmes dans sa vie,
35:16mais ça, je pense que...
35:18On en a tous.
35:19On en a tous.
35:20Pour ça, hein ?
35:20Mais voilà, exactement.
35:22Pour moi, en fait,
35:23je pars du principe.
35:24Si on avait une loi,
35:25une vraie loi
35:25qui permet de protéger
35:26les vraies victimes
35:27et pas les fausses
35:28comme ce type,
35:30peut-être que les victimes
35:32oseraient parler
35:32parce que même en parlant,
35:34la justice ne nous écoute pas
35:35parce que j'ai déposé
35:36des maintes de plainte
35:37pour différents sujets
35:39et je n'ai jamais été entendue
35:41pas une seule fois.
35:42C'est incroyable.
35:44Et moi, en fait,
35:45c'est moi qui ai payé
35:46mes propres frais médicaux,
35:47mes propres frais psy.
35:48En fait, aujourd'hui,
35:49si je suis encore en vie,
35:50si je suis encore là
35:51pour parler,
35:51c'est parce que
35:52j'ai décidé moi-même
35:53d'être une survivante
35:54malgré la justice
35:55qui ne veut pas nous entendre.
35:57Tout simplement.
35:57Donc, si Laura,
36:00elle a la chance
36:01un jour de sortir,
36:02il faut qu'elle sache
36:03qu'elle ne sera pas
36:03toute seule en sortant.
36:04Et qu'il y a
36:05beaucoup de femmes
36:06et beaucoup d'hommes aussi
36:07parce que c'est important
36:08qu'il ne faut pas oublier
36:08qu'il y a les hommes
36:09qui subissent des viols.
36:12il y a un sacré nombre
36:14de personnes
36:14qui l'attendent dehors.
36:17Aurélie,
36:17quand tu entends
36:19ce que vient de dire
36:20Emma,
36:22qu'est-ce que tu ressens ?
36:24Déjà, honnêtement,
36:25je me dis qu'il aurait fallu
36:26que je vienne
36:26avec une boîte de Kleenex
36:27parce que pour le coup,
36:28ce n'est pas loin.
36:30C'est scandaleux.
36:31Dans tous les cas,
36:31ce que je trouve scandaleux,
36:33c'est que Laura,
36:33du coup,
36:34ce soit elle la coupable
36:35face à un violeur mort.
36:36Il ne faut pas oublier
36:37qu'elle avait 16 ans
36:38et qu'il en avait 27.
36:39Il l'a violée
36:40dans son sommeil.
36:42Pour moi,
36:42c'est de la légitime défense.
36:44Et le pire dans tout ça,
36:45c'est que si cette personne
36:47avait été encore en vie,
36:49Laura aurait été condamnée
36:50quand même
36:50parce que les armes
36:51n'étaient pas proportionnelles,
36:53justement.
36:53Parce que Laura
36:54aurait eu un couteau
36:55et aurait poignardé
36:56cette personne.
36:57Donc, dans tous les cas,
36:58Laura se serait retrouvée
36:59condamnée pour une peine
37:01alors qu'au final,
37:02c'est une victime.
37:03Et c'est ça
37:03que l'État français,
37:04que le gouvernement,
37:05que les lois,
37:06la justice ne voient pas,
37:07c'est que même
37:08si c'est une victime
37:09qu'elle s'est défendue,
37:10dans tous les cas,
37:11elle sera considérée
37:12comme coupable
37:13parce qu'elle aura fait
37:14un geste
37:14qui n'est pas permis
37:15par la loi.
37:16Mais dans ces cas-là,
37:17si on résume
37:19de cette manière-là,
37:20ça veut dire que
37:20le viol est toléré.
37:22En quelque sorte,
37:23puisque c'est les victimes
37:24qui sont punies.
37:26Donc, qu'est-ce que ça veut dire ?
37:27Ça veut dire qu'il n'y a aucune loi
37:28qui n'interdit le viol, finalement.
37:30Si on se défend,
37:31c'est nous les coupables.
37:32Non seulement on est victime de viol,
37:33mais en plus,
37:34on est victime de la justice française,
37:37on doit subir pour nos bourreaux
37:40et au final finir en prison
37:41et purger des peines
37:42alors qu'on ne les a absolument pas méritées
37:44et qu'elles ne sont absolument pas justifiées.
37:46C'est non.
37:50Valentin,
37:51comment ça réagit sur les réseaux sociaux ?
37:52Justement, j'avais une question de Bastien.
37:55On parlait de l'histoire tragique
37:57de ta belle-sœur
37:57et de la sœur de Stéphane.
38:00J'ai Bastien qui me dit
38:01comment on fait pour vivre
38:02avec la double sanction,
38:04celle de l'assassin
38:04et celle de la justice ?
38:07C'est-à-dire ?
38:09Je comprends la question.
38:10C'est-à-dire parce que,
38:10tu sais,
38:11il a été libéré,
38:12donc il y a eu une double sanction.
38:13Malheureusement,
38:13il y a eu le meurtre de ta belle-sœur
38:15et double sanction,
38:17il y a eu la justice
38:17qui en plus l'a libérée.
38:18C'est une double peine.
38:21Comment on fait pour vivre avec ?
38:23On vit très mal.
38:25Tu vois bien mon mari,
38:26il a perdu 20 kilos,
38:28il est éteint,
38:29je veux dire,
38:30mange des œufs tous les midis.
38:31Enfin, je veux dire,
38:33ça semble anecdotique ce que je dis,
38:35il mange des œufs tous les midis,
38:36mais on en est vraiment à ça.
38:38Moi, j'ai un mari
38:38qui mange des œufs tous les midis.
38:39C'est-à-dire qu'il ne se nourrit plus,
38:41il n'a plus de goût à rien.
38:43Bon, après,
38:44on a eu quand même une bonne nouvelle
38:45parce que le gars a voulu
38:45quand même plaider la folie.
38:47La justice n'a pas suivi,
38:48donc il va être jugé.
38:50Mais en attendant,
38:51il est dehors.
38:52Tu ne vis plus,
38:54tu survis.
38:56Tu survis.
38:58Et je rejoins Emma dans ses propos,
39:01c'est que tu décides,
39:02à un moment donné,
39:02d'être une guerrière ou pas,
39:04de te battre toute seule.
39:05Et tu me réponds ou tu ne me réponds pas,
39:06Magali,
39:07tu fais ce que tu veux avec cette question,
39:08mais est-ce que ton mari
39:09a déjà eu en tête de se dire
39:11je vais me venger ?
39:13Oui, bien sûr.
39:15Il n'a pas fait.
39:16Ah ben non.
39:17Non, il n'a pas fait,
39:19mais par contre...
39:19Non mais je l'entends.
39:20Attention, c'est terrible
39:21ce qu'elle avait fait.
39:22Non mais Yannick,
39:22il ne l'a pas fait,
39:24mais parce qu'il est entouré.
39:26Je vais te répondre
39:26exactement comme Laura.
39:28Moi, je suis à côté de lui.
39:29Je lui dis,
39:29ok, regarde,
39:30moi je sors d'une période
39:31avec un agresseur aussi,
39:32on en sait,
39:32moi j'ai 34 personnes
39:33quand on est allé à de la prison.
39:34Donc je veux dire,
39:35je n'ai pas un dossier qui est petit.
39:37J'ai un dossier qui est quand même dramatique.
39:40Donc moi, je suis par terre déjà.
39:42Tu as mon mari,
39:42je lui dis,
39:43écoute, n'oublie pas que je suis là.
39:43Parce que si jamais tu fais quelque chose,
39:46tu m'abandonnes moi.
39:48Et moi, si tu n'es pas à côté de moi,
39:49je meurs aussi.
39:49Parce que si je suis seule,
39:50je vais faire quoi ?
39:51Moi aussi,
39:51je vais perdre les pédales.
39:52Donc en fait,
39:53il faut que tu restes fort.
39:54C'est ça en fait.
39:55Donc en fait,
39:55l'avantage dans ce malheur-là
39:58de mon mari,
39:59c'est que je suis là.
40:01C'est-à-dire,
40:01il n'est pas seul.
40:02Il a aussi ses enfants.
40:04Tu ne peux pas aller faire des dingueries
40:06parce que tu penses à tes enfants.
40:07Qu'est-ce qu'ils vont faire
40:07si tu fais des dingueries ?
40:08Tu vas en prison, etc.
40:09Mais Laura,
40:10qui a 16 ans,
40:11elle a qui autour d'elle ?
40:13C'est là la différence
40:15entre nous et cette petite.
40:17C'est qu'en fait,
40:18moi, je suis convaincue
40:19que si je n'étais pas à côté de Stéphane,
40:21il se serait fait vengeance tout seul.
40:23Et je le dis totalement.
40:25Et je l'assume en fait.
40:26C'est comme moi,
40:26à un moment donné,
40:27si je n'avais pas eu mes filles,
40:28quand il y a eu l'histoire avec Booba,
40:30je me serais foutue en l'air.
40:31Mais vraiment, profondément.
40:33Parce qu'en moment donné,
40:34tu te dis,
40:34tu ne veux plus subir ça.
40:36Tu n'as plus la force de le subir.
40:38Tu ne veux plus te lever le matin
40:39pour être morte
40:40de bon matin.
40:41Tu ne veux plus te coucher le soir
40:42parce que tu as des angoisses,
40:43tu as mal au ventre,
40:43tu ne dors plus,
40:44ton cerveau y travaille,
40:45tu as juste envie de crever.
40:46Donc tu te dis,
40:47pourquoi je vis ?
40:48À quoi ça me sert de vivre comme ça ?
40:49C'est quoi l'avantage de cette vie ?
40:51Donc, tu ne vis plus.
40:52Mais après,
40:53tu te rappelles que tu as des enfants
40:54qui comptent sur toi,
40:55qui ont besoin de toi
40:56et tu reprends la force
40:57et puis tu reprends le dessus.
40:58Et puis comme elle dit,
40:59Emma,
40:59tu es ta propre guerrière
41:00et tu es ta propre vengeance
41:01toi-même avec ta force.
41:03Donc voilà.
41:04Mais cette petite Laura,
41:05elle n'a pas eu,
41:06entre guillemets,
41:07dans notre malheur,
41:08cette chance-là.
41:08Donc moi,
41:09je suis désolée.
41:10Je la comprends totalement.
41:12Restez avec nous sur Sud Radio.
41:14On revient sur le dossier de Laura
41:15pour avoir vos réactions
41:16tout de suite sur Sud Radio.
41:18Sud Radio.
41:19Sud Radio.
41:20Parlons vrai.
41:21Parlons vrai.
41:21Sud Radio.
41:22Parlons vrai.
41:24Magali Berda sur Sud Radio.
41:25Il est 20h46.
41:26Nous sommes en direct.
41:27On ne vit pas dans la même France.
41:28Cette émission assez particulière
41:30remplie d'émotions.
41:31Je pense que,
41:31en vrai,
41:32ce qui me fait le plus de peine
41:33dans notre discours à tous
41:35et quand je nous écoute tous
41:36autour de cette table,
41:37c'est qu'en vrai,
41:39on se dit,
41:40on a tous une vie,
41:41alors chacun à son niveau,
41:42chacun avec ses différences,
41:47vécu des drames
41:48qui font qu'on peut jeter l'éponge
41:50et qu'on peut,
41:51à un moment donné,
41:51en vouloir à la justice,
41:53en vouloir à des gens, etc.
41:55Toi,
41:55tu nous racontais
41:58K.O.
41:58tout à l'heure pendant la pause
42:00et je trouve que
42:00c'est dommage que tu l'aies dit
42:01pendant la pause
42:02ce que tu as dit.
42:02Pourquoi tu ne me dis pas à l'antenne ?
42:03Parce que ça me touche,
42:07en fait.
42:07Oui,
42:07mais c'est important
42:08parce que ton témoignage,
42:09d'une,
42:09il est fort
42:09et de deux,
42:10tu veux que je te dise,
42:12redis-moi cette phrase,
42:13je vais te laisser parler,
42:14mais n'oublie pas la phrase
42:15que tu as dite à la fin,
42:15je pense que c'est pour ça
42:16qu'on fait de la création de contenu.
42:17Ah oui,
42:18ah non,
42:18mais clairement.
42:18Et je voudrais que tu expliques ça aux gens
42:20parce qu'ils voient les créateurs de contenu
42:21comme des débiles,
42:22des cérébrés,
42:23trop souvent,
42:24alors que ces créateurs de contenu-là,
42:25souvent,
42:26ont des failles,
42:26ont des faiblesses,
42:27ont besoin de soutien,
42:29ont besoin de force,
42:30bref,
42:30il y a plein de choses
42:31et j'en ai ras-le-bol
42:32qu'on fasse passer
42:33les créateurs de contenu
42:34pour des débiles,
42:36tu vois,
42:37parce que ça m'énerve,
42:37c'est injuste,
42:38alors que,
42:39voilà,
42:40bon,
42:40je te laisse.
42:41Ce que je disais en off tout à l'heure,
42:42c'est que je rebondis par rapport
42:43à toutes les histoires d'harcèlement
42:46que mes amis,
42:47que ce soit Emma ou Valentin
42:48tout à l'heure,
42:48ont parlé,
42:49effectivement,
42:50je suis passé par là,
42:52donc si tu veux,
42:52moi j'ai été adopté
42:53et ma mère,
42:56elle est morte du sida,
42:57donc en 2009,
42:58moi j'ai grandi dans une famille adoptive
43:00et ma grand-mère adoptive
43:01était quelqu'un d'assez âgé
43:04par rapport au moment des copains
43:05et donc si tu veux,
43:06j'ai vécu le harcèlement,
43:08c'était assez hard
43:09et puis ma famille adoptive,
43:10si tu veux,
43:10n'avait pas d'argent
43:11pour m'acheter des chaussures
43:13de marque à l'époque,
43:15tu vois,
43:15donc j'allais à la cité
43:15avec des chaussures,
43:16avec des cups,
43:17ça coûtait 100 francs au champ
43:19et donc si tu veux,
43:19on me balançait des pièces
43:20de centimes,
43:22tu vois,
43:22à l'époque.
43:23ça a été très très très très dur
43:26et le jour où j'ai rencontré le rap,
43:28le rap m'a permis de m'émanciper,
43:31de devenir,
43:32d'avoir confiance en moi
43:34et aujourd'hui,
43:35ceux qui faisaient ça,
43:36bon,
43:36maintenant ce sont mes potes
43:37mais des fois reviennent vers moi
43:38en me disant
43:38excuse-moi ce qu'on a fait.
43:39Tu allais aussi être amie
43:40avec tes agresseurs.
43:41Oui, oui,
43:41je le suis
43:42parce que je veux pratiquer le pardon
43:44et je veux rester
43:45un petit rayon de soleil
43:46mais par contre,
43:47il y a des choses
43:48qu'on ne contrôle pas.
43:49Je disais tout à l'heure
43:50à Valentin et Emma
43:51que si quelque part
43:51on produit de la musique,
43:53du cinéma,
43:54un livre,
43:55c'est que quelque part
43:55on a quelque chose à raconter.
43:57Je pense souvent à mon ami
43:58et c'est mon père de cœur,
43:59Olivier Marchal,
44:00on en parle souvent avec Olivier,
44:01il a vécu des trucs de fous,
44:02c'est pour ça aussi qu'il crée.
44:03Mais ce que je veux dire par là,
44:05c'est que pour toutes ces histoires
44:07qu'on est en train d'évoquer aujourd'hui,
44:08une seule impression,
44:10je pense que la France
44:11partagera avec moi,
44:13on peut parler
44:14d'un certain laxisme
44:15de la justice,
44:16c'est-à-dire que cette fille-là
44:17aujourd'hui,
44:17pendant six ans,
44:18pendant six ans,
44:19elle n'a jamais été appuyée,
44:19elle n'a jamais demandé
44:23elle se retrouve malmenée
44:25de squat en squat,
44:26ça, ça, ça,
44:26et voilà,
44:27au moment où on parle,
44:28elle, elle en cellule
44:29et nous on a la liberté.
44:30Mais à contrario,
44:31par contre,
44:31tous ceux qui ont frappé
44:32les policiers ou les gendarmes
44:33lors de la finale
44:34de la Champions League à Paris,
44:35qu'est-ce qu'ils ont pris ?
44:36J'ai regardé les rapports,
44:37deux mois avec sursis,
44:38huit mois avec sursis,
44:39et effectivement,
44:40on parle d'un laxisme de laxisme.
44:42Alors, j'ai l'impression
44:42que la justice
44:43est forte avec les faibles,
44:45mais avec les autres,
44:46il y a R,
44:47il n'y a rien.
44:47Et moi, ça, ça me dérange.
44:49La France était un pays fort.
44:51Nous sommes un Bopi,
44:51nous sommes un pays fort.
44:52Mais là, à contrario,
44:53quand je vois des histoires
44:54comme ça,
44:55je me dis juste un truc,
44:56c'est que moi, tu vois,
44:56à la fin de cette émission,
44:58je vais rentrer à l'hôtel.
45:00Demain, je prends l'avion,
45:01je retrouve mes enfants.
45:03Elle, elle n'a rien demandé.
45:04Elle a 11-11.
45:05Donc, quand bien même
45:06les procureurs, les magistrats
45:08écoutent cette émission,
45:08les gens de justice
45:09écoutent cette émission,
45:10moi, je demande
45:11de rouvrir ce dossier.
45:13Et tant qu'à faire,
45:14j'ai la chance
45:14d'être à votre micro,
45:16j'en appelle aussi
45:17à l'opinion publique,
45:18à tous les créateurs de France,
45:19à tous les créateurs,
45:20tous les créateurs.
45:21Ben, les gars, allez-y,
45:22venez, on fait le forcing.
45:23On a tous des réseaux sociaux.
45:25Ben, venez, on se pose,
45:26on met un gros coup de pression
45:27et on demande
45:28à nos dirigeants
45:29de rouvrir ce dossier.
45:31Brigitte Macron,
45:32Emmanuel Macron,
45:33à tous les dirigeants.
45:34Vous rouvrez ce dossier.
45:36Vous êtes en train
45:37de faire n'importe quoi
45:38avec l'avis d'une gamine.
45:39Et moi, ça ne m'étonnerait pas
45:40que cette gamine,
45:40dans 2-3 jours,
45:42tu m'appelles,
45:42ben, KO, elle s'est suicidée.
45:43Mais quelle dinguerie !
45:45Donc, je veux bien,
45:46OK, la loi,
45:46l'article 122.5,
45:48tout ça,
45:48médiaté,
45:49tout ce que tu veux,
45:50mais à un certain moment,
45:51prenez en considération
45:52tout ce qui est la psychologie.
45:53Et puis, pour terminer,
45:54moi, j'aimerais bien
45:55quand même savoir aussi
45:56un truc,
45:56parce que je ne suis pas
45:57juriste ni avocat,
45:59j'aimerais quand même
45:59savoir les antécédents
46:01du violeur, aussi.
46:03C'est une question,
46:04c'est un point d'interrogation,
46:05mais je pense que ça
46:06prend tout son sens aussi.
46:07J'aimerais quand même
46:07savoir les antécédents
46:08de cet homme-là.
46:09Vraiment.
46:11Catherine,
46:12est-ce que toi aussi,
46:14tu serais capable
46:15d'en appeler aujourd'hui ?
46:16Est-ce que tu serais capable,
46:17enfin, j'ai envie de dire
46:18Catherine, Emma et Aurélie,
46:20toutes les trois,
46:21créatrices de contenu,
46:22vous faites des vidéos,
46:26on va dire,
46:26comme du lancement d'alerte.
46:28Est-ce que vous êtes capable
46:29de faire des vidéos
46:30pour demander la réouverture
46:31de ce dossier
46:31et la libération de l'aura ?
46:33Oui, tout à fait.
46:34Oui, oui, tout à fait.
46:36Elles sont au taquet.
46:38Répondons en même temps.
46:39À tout de suite.
46:40Qu'est-ce qu'il faut faire ?
46:41Qu'est-ce qu'on peut lancer
46:42comme mouvement
46:42sur ce plateau ce soir
46:43pour aider l'aura
46:45à tout simplement
46:46avoir une vie
46:47digne de ce nom
46:48et avoir connu
46:50deux viols,
46:51dont un collectif,
46:52je crois,
46:54pouvoir vivre en liberté ?
46:55On ne pourrait pas aussi
46:56se servir du cas de l'aura
46:58pour réformer notre justice
46:59et qu'en fait,
47:00la justice accepte
47:02que des fois,
47:03on peut avoir des actes
47:05parce que là,
47:06je vais un peu à l'incompte
47:06de ce que j'ai dit tout à l'heure
47:07et en vrai,
47:08vous m'avez fait réfléchir
47:09et je sais que c'était dur
47:10ce que j'ai dit
47:11et avec tous vos discours,
47:14en vrai,
47:14il n'y a que les imbéciles
47:15qui ne changent pas d'avis.
47:16Là, j'ai complètement changé d'avis
47:17donc j'entends sa souffrance.
47:19Mais je pense que la justice
47:20devrait un peu plus se pencher,
47:21enfin nos politiques
47:22devraient un peu plus
47:22se pencher sur ces cas-là
47:23et voir comment
47:24on pourrait réformer
47:25de façon intelligente
47:27et de voir comment
47:28on pourrait peut-être
47:29assouplir une peine
47:30qui n'ait pas de peine,
47:31ce ne serait pas normal
47:32mais qui est une peine
47:33peut-être un peu plus souple
47:34pour ce cas-là.
47:35Peut-être une peine symbolique.
47:36Une peine symbolique
47:37ou une peine
47:38peut-être d'accompagnement,
47:40de soins,
47:41peut-être,
47:41je ne sais pas,
47:42mais quelque chose
47:43parce qu'on ne peut pas
47:43ne pas punir
47:44parce que sinon,
47:44là, c'est la porte ouverte
47:45aussi à n'importe quoi
47:46mais peut-être
47:47il faudrait réformer
47:47en ce sens-là.
47:49Mais pour vous,
47:50est-ce que du coup,
47:52la peine qu'elle a prise,
47:53est-ce que ce n'est pas
47:53déjà suffisant ?
47:54Parce que psychologiquement,
47:56elle va être morte.
47:57Enfin, il faut dire les termes.
47:58Mais Emma,
47:59elle doit être déjà morte.
47:59Imagine six ans de prison
48:00alors que tu t'es fait violer.
48:01Enfin,
48:04je ne suis pas une femme
48:05et je ne peux même pas
48:06imaginer la douleur
48:07sur le plan psychologique
48:08même sur le plan corporel.
48:09Tu n'es plus rien.
48:10En fait,
48:11je ne sais pas.
48:12Psychologiquement,
48:13c'est déjà trop compliqué.
48:14La souffrance,
48:15elle est déjà là.
48:15Puis en fin de compte,
48:16la nana,
48:16c'est une gamine.
48:17C'est une ado.
48:18Putain,
48:18elle a six ans.
48:20Tout à l'heure,
48:20quand tu me demandes
48:20comment on fait,
48:22on a tous des followers partout.
48:24C'est bien beau
48:25de faire du contenu.
48:26C'est très bien
48:27de faire de la musique.
48:27C'est très bien.
48:29On est à Sud Radio.
48:30Balance ton hashtag.
48:32Libérez l'aura.
48:33Et allez-y.
48:34Justice pour l'aura.
48:35Oui,
48:35ou justice pour l'aura.
48:36Et allez-y.
48:36Les influenceurs,
48:37à certains moments,
48:39regardez,
48:39on a tous de la force.
48:41Certains influenceurs
48:41touchent des millions de personnes.
48:44Eh bien,
48:44touchons des millions de personnes
48:45pour que ce dossier soit ouvert
48:48et qu'on prenne en considération
48:50l'impact sur le plan psychologique
48:52de cette personne-là,
48:53qu'on rouvre tout ce dossier.
48:54Mais elle ne peut pas faire
48:55six ans fermes.
48:56Il faut trouver une solution.
48:58Il faut effectivement
48:59adapter la situation
49:01et adapter cette punition.
49:05Il faut adapter ça.
49:06Il faut prendre tout ça
49:07en considération.
49:08Et je répète,
49:09et je le répète
49:09une fois de plus,
49:11quelle responsabilité
49:12pour l'aide sociale
49:13à l'enfance ?
49:14J'ai grandi à la DAS.
49:17La DAS était responsable
49:18de moi.
49:19Ils étaient responsables,
49:21l'aide sociale à l'enfance.
49:21Aujourd'hui,
49:22je pense que l'aide sociale
49:24à l'enfance
49:24est responsable
49:26en partie
49:27de ce qui s'est passé.
49:28Voilà.
49:30Donc,
49:31c'est, je pense,
49:32officiel.
49:32On va lancer le hashtag
49:34Justice pour l'Ora.
49:34Justice pour l'Ora,
49:35c'est très bien.
49:37Valentin,
49:38est-ce que tu as une question
49:39sur les réseaux sociaux ?
49:40Alors, j'ai une question
49:41de Justine pour Emma.
49:43Justine nous demande
49:44est-ce que tu es
49:44pour le port d'armes
49:45pour qu'on puisse
49:46se défendre
49:47en cas d'agression ?
49:50Tout dépend de quelle arme ?
49:52Je ne sais pas.
49:53Létale ?
49:55Par exemple,
49:55comment ça s'appelle ?
49:56Les gazeuses ?
49:57Crémogènes.
49:58Pour moi,
49:59ça serait bien
50:00qu'on ait au moins
50:00quelque chose
50:01pour se protéger
50:01parce que,
50:02je ne sais pas
50:02si vous allez me suivre
50:04sur ce que je veux dire,
50:05mais certes,
50:06je fais par exemple
50:061m78,
50:08mais si j'ai en face de moi
50:10trois gros gaillards
50:11avec des bras
50:11plus gros que les miens,
50:12en fait,
50:13je suis désolé,
50:13je ne peux rien faire.
50:14Même un coup de pied,
50:15je suis foutu,
50:15il faut le dire.
50:17Si on n'a rien
50:18pour se défendre,
50:18en fait,
50:18on est foutu.
50:19On n'a peut-être pas
50:20envie de se battre non plus.
50:23Mais du coup,
50:24si on va dans votre raisonnement,
50:25et c'est une question
50:26que je pose attention,
50:28c'est un peu comme
50:28aux Etats-Unis,
50:30il y a certains Etats
50:31qui autorisent le port d'armes
50:32et vous avez bien vu
50:33ce qui se passe aussi,
50:34il y a des dérives,
50:35c'est-à-dire il y a des tueries,
50:36ça devient le Far West.
50:37Oui,
50:37mais là,
50:37elle parle de gaz lacrymogènes,
50:39elle ne parle pas d'armes à feu.
50:41C'est les armes
50:41de catégorie D,
50:42si je m'abuse
50:44et tu as le droit
50:46d'avoir
50:48tout ce qui est gel.
50:49Non,
50:50c'est absolument toi.
50:51Parce que ça m'est déjà arrivé
50:52de me faire agresser
50:52et je me suis fait
50:55pas condamner
50:56mais du coup,
50:56j'ai pris une amende
50:57parce que je n'ai pas agressé
50:58et donc tu as pris une amende.
50:59Ça, c'est dingue par contre.
51:00Je me suis fait agresser
51:01sur un parking
51:03en face d'une boîte.
51:04La boîte a vu
51:05totalement l'agression,
51:06il y a eu des caméras,
51:07je me suis fait agresser au couteau
51:08et moi,
51:09je me suis défendu
51:09à la bombe lacrymogène
51:10et c'est moi
51:11qui étais punie
51:12pour l'arme
51:12que j'ai utilisée
51:13pour me défendre.
51:14Et la boîte de nuit
51:14n'est pas portée
51:17garante
51:18de ce qui s'est passé.
51:19C'est incroyable.
51:21C'est un problème.
51:24On a relevé
51:25beaucoup de débats
51:26ce soir,
51:26je pense.
51:27Il y a beaucoup
51:30de débats
51:30qui se portent.
51:33On va lancer
51:34où sont mes questions
51:35de Flash & Cash ?
51:36On va lancer
51:36le hashtag
51:37Justice pour Laura
51:39pour ceux qui veulent suivre.
51:40Il est déjà en ligne.
51:40Il y a beaucoup
51:41d'influenceurs
51:41où il faut se souscrire
51:42à ce mouvement.
51:44Il y a Mélanie Dacruz
51:45qui a fait une vidéo.
51:46Très impliquée.
51:47Ce que j'aimerais souligner,
51:49c'est qu'il y a également
51:49une pétition pour Laura
51:51qui tourne.
51:52Moi, je l'ai partagé
51:52en biographie,
51:53mais une pétition
51:54qui tourne
51:55pour revoir son dossier
51:57et lui supprimer
51:58sa condamnation
51:59parce qu'elle est injuste.
52:00C'est magnifique.
52:01Il ne faut pas hésiter
52:02à la signer.
52:02Pour l'instant,
52:03on n'a que 217 signatures.
52:04Je vais la regarder
52:05toutes les jours.
52:06C'est magnifique
52:08d'avoir lancé une pétition.
52:09Mais en vrai,
52:10je pense en France,
52:10les pétitions,
52:11ça ne sert à plus rien.
52:12On a bien vu
52:12pour la fin de C8,
52:13ça n'a rien à voir.
52:14Mais plus de je ne sais pas
52:14combien de millions
52:15et la chaîne avait bien
52:16quand même fermé.
52:17Donc au bout d'un moment,
52:18les pétitions,
52:19on peut lancer des pétitions.
52:20J'ai l'impression
52:20que quand les gens
52:21se prennent en main
52:22sur les réseaux sociaux
52:23que les influenceurs,
52:24les gens qui portent
52:25dans ce pays
52:26comme vous tous
52:27autour de la table
52:27et vous aussi en visio,
52:29ça porte plus
52:30que des pétitions.
52:31Alors oui,
52:31c'est très bien de signer.
52:32Mais je pense que
52:32c'est encore mieux
52:33de faire des vidéos
52:33et d'inciter les gens
52:34à en faire plein.
52:35Faire un hashtag aujourd'hui,
52:37c'est viral.
52:40Ça atteint des proportions.
52:42Faire un hashtag aujourd'hui,
52:43faire des vidéos comme ça
52:45et les rendre virales,
52:45ça remonte
52:47jusqu'à des députés,
52:49jusqu'à peut-être
52:49des ministres
52:50qui vont à un moment donné
52:51peut-être se saisir
52:51du dossier
52:53et pouvoir s'en occuper.
52:54Parce que moi,
52:55j'ai pu discuter
52:55avec certains députés
52:56des fois des ministres.
52:57Ils ne sont pas
52:58au courant non plus.
52:59Et c'est humain,
53:00ils ne peuvent pas être
53:00au courant de chaque dossier.
53:01Donc, des fois,
53:02faire remonter
53:03des gros dossiers,
53:04des affaires
53:04qui sont totalement injustes,
53:06tu en as un
53:06qui peut,
53:07à un moment donné,
53:08se saisir du dossier
53:09et faire avancer les choses.
53:12Merci à vous quatre.
53:13Merci beaucoup.
53:15Merci Emma.
53:16On ne te souhaite
53:16que des belles choses.
53:17Merci.
53:18Vraiment,
53:19vraiment,
53:20vraiment,
53:20vraiment du fond du cœur.
53:21Merci beaucoup.
53:23Belle guerrière.
53:24Voilà,
53:24une belle guerrière.
53:26K.O.,
53:26toi aussi,
53:28un rappeur exceptionnel,
53:30les amis.
53:30Merci, Mag.
53:30On a besoin de rappes positifs,
53:32ça nous ramène un peu
53:33sur des trucs sympathiques.
53:34C'est exactement
53:36caristique.
53:37qu'on a besoin de rappes positifs,
53:37qu'on a besoin de rappes positifs,
53:37qu'on a besoin de rappes positifs,
53:37qu'on a besoin de rappes positifs,
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