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  • il y a 22 heures
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##MAGALI_BERDAH-2026-02-23##


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News
Transcription
00:00On vit pas dans la même France.
00:03Magali Berda sur Sud Radio, il est 20h03, nous sommes en direct du lundi au jeudi.
00:08Je suis ravie de vous retrouver ce soir pour une semaine exceptionnelle.
00:12Et ce soir, on va parler d'un sujet qui nous a tous choqués, je pense, sur les réseaux sociaux.
00:17Enfin, moi particulièrement, je ne sais pas ce que vous en pensez.
00:19Vous allez réagir de toute manière sur notre compte Instagram, notre chaîne YouTube de Sud Radio.
00:26Bonjour, sur la bagarre qu'il y a eu au salon de l'agriculture, est-ce que c'est un
00:30signe d'un malaise profond ou un simple incident isolé ?
00:35Alors, ça part un peu en live en France, ça part beaucoup en live.
00:39Mais de là à partir en live dans le salon de l'agriculture maintenant, on dirait qu'il n'y
00:42a plus de limites, il n'y a plus d'arrêts, il n'y a plus de...
00:44Enfin, voilà, c'est lunaire.
00:47On va en parler ce soir, on reçoit notre député national du DLR de l'Aisne, Julien Dive.
00:55Bonsoir.
00:55Et on reçoit ce soir Étienne Brunel, agriculteur, également Pierre-Guillaume Mercadal, agriculteur et éleveur de Cochon-les-Nœuds.
01:04Je suis ravie et je suis accompagnée ce soir de mon Valentin, puisque Mathias n'a pas pu être là
01:10cette semaine, ne peut pas être là cette semaine pour des raisons personnelles.
01:13Et donc, on a notre cher Valentin qui est avec moi. Comment ça va, Valentin ?
01:16Ça va et toi, je suis très contente d'être là ce soir ?
01:19Eh bien, moi aussi, je suis contente que tu sois là.
01:20Et il faut le dire, ce soir, tu es toute en beauté, ma galère.
01:23Merci.
01:23Mais non, mais je suis maquillée, je suis coiffée, je sors d'un petit shooting, tout va bien, voilà.
01:29C'est comme ça. Ah, Patrick Roger vient d'arriver, notre boss national dans les locaux.
01:34Quand on le voit, on baisse la tête. Non, je rigole.
01:37Alors, Valentin, ce soir, tu es notre monsieur des réseaux sociaux.
01:40Exactement.
01:41Tu vas lire, tu vas nous répéter un petit peu ce que les gens disent sur les réseaux sociaux, comment
01:45ils réagissent.
01:47Est-ce que tu as déjà été au Salon de l'agriculture ?
01:50Jamais.
01:51Jamais ?
01:52Mais ce n'est pas là où on avait été faire Sud Radio la dernière fois ?
01:54Ah non, c'était le Salon de l'immobilier, Valentin.
01:58Rien à voir.
01:59C'est un Salon de l'agriculture qui est un...
02:02Moi, je dis que c'est un petit peu un monument français, le Salon de l'agriculture.
02:06C'est vrai, c'est le moment de nos agriculteurs qu'on aime.
02:11Et cette année, il n'y a pas de vache, il faut qu'on m'explique.
02:13Alors moi, je veux tout savoir.
02:15Et on reçoit tout d'abord Étienne Brunel.
02:19Bonsoir, Étienne.
02:20Bonsoir.
02:21Merci d'être avec nous.
02:22Merci de l'invitation.
02:23Étienne, futur agriculteur.
02:24Moi, je ne suis pas encore installé.
02:26J'avais très proche de la circonscription de M. Dive.
02:30Je suis plus du Nord de l'Aisne, c'est de la côté.
02:32Aujourd'hui, moi, je suis là pour parler autour du mal-être qu'on a en tant que futur agriculteur.
02:35Est-ce que je pourrais m'installer ?
02:37Aujourd'hui, mon père, moi, a seulement 54 ans.
02:39Donc, j'ai 10 ans avant de pouvoir revenir sur la structure familiale.
02:43Mon grand-père faisait vivre trois familles.
02:46Ma grand-mère ne travaillait pas.
02:47On part dans notre temps.
02:49Mon père travaille sur la ferme.
02:51Ma mère travaille à côté.
02:52Et moi, où je vais devenir ?
02:54Puis-je la reprendre à l'avenir ?
02:56C'est ça, la vraie question.
02:57C'est en tant que jeune, est-ce qu'on peut s'installer ?
02:59Aujourd'hui, je suis en master pour devenir expert agricole.
03:01Pour travailler dans le privé, pouvoir avoir des sous pour acheter cette ferme.
03:04Parce que les terres ont pris toujours plus de valeur.
03:06Je dois acheter aussi les parts à mes soeurs.
03:08Pour que tout le monde soit équitable.
03:09Ce qui est tout à fait normal.
03:10Et donc, par rapport à l'actualité,
03:12de la veille,
03:13qui est cette bagarre
03:14au couteau à couper le nougat,
03:17pour moi, c'est un incident absolument isolé
03:20qui a lieu dans des halls
03:22destinés à la vente.
03:23Pour moi, c'est plus une foire à la saucisse
03:26qu'à la sondriculture.
03:27Ça fait partie des festivités.
03:28Les gens y viennent aussi pour ça.
03:29Mais ce n'est pas du tout
03:32valorisant et représentatif
03:33de ce qui se passe dans la sondriculture.
03:34Malgré le mal-être qu'il y a
03:36à ne pas avoir de vache cette année,
03:38qui brise le gueur
03:39à énormément de mes amis éleveurs
03:41partout en France,
03:42que je remercie
03:43et que je soutiens énormément.
03:44Alors, pourquoi il n'y a pas de vache
03:46au Salon de l'agriculture cette année ?
03:47Est-ce que vous pouvez nous réexpliquer
03:48pour nos auditeurs qui nous écoutent ?
03:50C'est à cause d'une maladie
03:52qui touche les vaches aujourd'hui,
03:53extrêmement contagieuse.
03:56Aujourd'hui, on n'a pas les vaccins.
03:58On n'a pas les vaccins
03:59parce qu'ils sont produits
04:01exclusivement aux Pays-Bas.
04:02Donc, on pourrait les avoir.
04:03On pourrait faire ce test brevet.
04:04On pourrait avancer.
04:05Aujourd'hui, on a pris le parti
04:07d'abattre ces troupeaux entiers
04:08dès qu'il y a une vache.
04:11Que la vache soit porteuse visible ou non.
04:15Parce qu'aujourd'hui,
04:16on peut aussi également évoluer
04:17sur pas mal de choses.
04:18Je me vois mal,
04:19pendant le Covid,
04:20abattre tous les gens
04:20qui avaient le Covid.
04:22Après, animal différent de l'homme,
04:23je suis bien d'accord avec ça.
04:24Chacun ses propos.
04:25Mais il faut aussi avancer
04:27pour qu'on continue
04:29à avoir les vaches en France.
04:29Ce n'est pas que tout arrive
04:31des pays de l'Est
04:31ou d'Amérique du Sud.
04:34Vous pouvez nous en dire plus
04:36sur votre exploitation ?
04:38Du coup, vous ne l'avez pas encore ?
04:40C'est ça ?
04:40C'est celle de vos parents ?
04:41Mon père est agriculteur.
04:42C'est ça, dans le Nord de l'Aisne.
04:44Dans la cirque numéro 3.
04:46Pour être exact pour M. le député.
04:49Mon père est justement céréalier.
04:51Plus de 50% de la SAU.
04:53Bétrave, sucrière.
04:54Aujourd'hui, les céréales
04:55sont en marché très bas.
04:57Ce qu'il faut savoir,
04:57c'est qu'aujourd'hui,
04:58les agriculteurs ne maîtrisent
04:58aucun de ces coûts.
05:00On ne sait pas
05:01à combien on va être payé.
05:01On peut faire des contrats
05:02à l'avance,
05:03mais le marché dépend
05:03du marché des Etats-Unis.
05:04C'est-à-dire que c'est la Bourse Chicago
05:06qui gère le marché
05:06des céréales mondiales.
05:08Donc vous,
05:08quand vous achetez
05:09vos céréales pour le pain,
05:10etc.,
05:10on estime qu'il y a 3 centimes
05:12sur le coût d'une baguette
05:13qui correspond au prix réellement
05:14du céréale payé aux producteurs.
05:16Demain, le céréale
05:17peut faire fois 6
05:18ou payer 6 centimes de plus.
05:20Est-ce que c'est vraiment dur ?
05:21Je ne suis pas sûr.
05:23Et donc, par rapport à ça,
05:24la betterave,
05:24il y avait des quotas
05:25jusqu'à quelques années.
05:26L'Europe avait souhaité ça,
05:27donc on avait des prix fixes
05:28et fixés sur la betterave,
05:29donc le marché avançait.
05:31Aujourd'hui,
05:31on n'a plus ça avec l'Europe.
05:33Demain, la viande,
05:34c'est pareil,
05:34on a des coûts différents,
05:35des normes différentes.
05:36Donc qu'il y ait des normes
05:37pour sécuriser tout le monde
05:38et qu'il n'y ait aucun
05:39souci alimentaire dans le monde,
05:41je suis tout à fait d'accord
05:42avec ça,
05:42notamment en France,
05:43pour qu'il y ait des soucis
05:44comme la vache folle
05:44ou autre chose.
05:46Mais aujourd'hui,
05:46remettre des normes
05:47sur des normes en France,
05:48est-ce que c'est vraiment intéressant ?
05:50Est-ce qu'on ne peut pas
05:51avoir les mêmes normes partout
05:52ou que ce qui ne peut pas
05:53être produit en France
05:54ne puisse pas rentrer en France ?
05:55Si on ne peut pas le produire,
05:57pourquoi est-ce qu'on peut l'importer ?
05:58Pour moi,
05:58c'est vraiment ça
05:59le souci entre producteurs
06:00et futurs producteurs.
06:02Et est-ce que vous êtes présent,
06:04vous,
06:04au Salon de l'agriculture ?
06:05Oui,
06:05j'étais aujourd'hui justement.
06:08Quand un de vos collègues
06:09m'a proposé de venir,
06:11moi,
06:11je ne fais partie
06:12d'aucun syndicat.
06:14Ma famille en fait partie
06:15pour essayer de survivre
06:16et pouvoir te faire avancer,
06:17passer ce patrimoine.
06:18Parce que une ferme,
06:20ce n'est pas juste
06:21une entreprise,
06:22c'est un état d'esprit,
06:24c'est une façon
06:24de voir la vie
06:25à la campagne,
06:27de pouvoir se balader,
06:29de pouvoir
06:30voir cette terre de près,
06:31de pouvoir se balader
06:32avec son chien
06:32chez soi
06:33et pouvoir avancer
06:34et faire perdurer
06:36ce patrimoine familial
06:38ancestral.
06:39Alors,
06:39on reçoit en face de vous
06:41Étienne Brunel,
06:42Julien Dive.
06:44Bonsoir Julien.
06:45Bonsoir.
06:45Vous êtes député
06:46Les Républicains de l'Aisne
06:48depuis 2017.
06:49Vous êtes engagé
06:50depuis 2016.
06:51Pardon,
06:52excusez-moi,
06:52la création de ma société
06:532016.
06:54C'est une grande année 2016.
06:56Engagé sur les questions
06:57économiques et agricoles.
06:59Vous défendez notamment
07:00les territoires ruraux,
07:01le pouvoir d'achat
07:01et la souveraineté alimentaire
07:03française.
07:04Au ancien maire
07:05de Lens.
07:06Non,
07:06Ditoncourt,
07:07dis donc votre fiche,
07:08Lens c'est une grosse ville.
07:09J'étais maire
07:09d'un petit village moi.
07:11Ah,
07:11vous êtes maire de où ?
07:12J'étais maire d'Itoncourt,
07:13un petit village
07:13à côté de Saint-Quentin.
07:14Mais c'est pas très grave.
07:15C'est très mignon.
07:16Oui.
07:16Voilà.
07:18Vous appuyez sur votre expérience
07:19locale pour porter la voix
07:20des collectivités
07:21à l'Assemblée nationale.
07:23Vous intervenez régulièrement
07:24sur les enjeux liés
07:25à l'industrie,
07:26à l'emploi
07:26et à la réindustrialisation.
07:27Et vous vous positionnez
07:29comme un élu de terrain
07:30attaché à la proximité
07:31avec les citoyens
07:32et aux valeurs
07:32de la droite républicaine.
07:35Ça,
07:35c'est cool ?
07:35Oui.
07:36Parfait.
07:37Trop forte.
07:38Alors,
07:38on est en plein salon
07:39de l'agriculture.
07:40On voit depuis samedi
07:41de nombreux politiques
07:42se rendre au salon.
07:43Je pense que tout le monde y va.
07:44Est-ce qu'il y a un parti politique
07:45qui n'est pas allé
07:46voir le salon de l'agriculture ?
07:47Je ne sais pas.
07:48Je ne regarde pas
07:49ce que font les autres.
07:50Je crois qu'ils y sont tous.
07:50Je pense qu'après,
07:51il y en a qui sont peut-être
07:51plus timorés ou timides
07:52parce que quand on voit
07:53leur position dans l'hémicycle
07:54à l'Assemblée nationale
07:55à plutôt participer
07:56à la destruction
07:57d'agriculture française,
07:58il vaut mieux qu'ils se fassent discret
07:59quand ils vont au salon
08:00aux portes de Versailles
08:01parce que pour le coup,
08:02ils ne seraient pas bien reçus
08:03ou alors à moins de faire
08:04un monde honorable.
08:05Mais je ne sais pas,
08:06je ne regarde pas
08:06ce que font les autres.
08:07Mais ce que je sais,
08:07c'est que les mouvements politiques,
08:09les parlementaires se rendent
08:11et c'est assez logique
08:12au salon de l'agriculture.
08:13Moi, j'y vais depuis
08:14une quinzaine d'années
08:15donc avant même d'être député.
08:17Je n'en rate quasiment aucun,
08:18même celui de 2020
08:19quand il y avait le Covid
08:21puisqu'on se rappelle
08:22que le salon avait été
08:23brutalement fermé
08:23à ce moment-là.
08:25Pourquoi ?
08:25Parce que c'est notre rôle aussi
08:26d'aller échanger avec les acteurs
08:28quels qu'ils soient,
08:28que ce soit les syndicats agricoles,
08:29il y en a plusieurs
08:30de représentés,
08:31mais que ce soit aussi
08:32les acteurs institutionnels
08:33et les agriculteurs.
08:34Même si ça ne remplace pas
08:35le déplacement et le contact
08:37sur le terrain,
08:38dans les fermes.
08:38Je dis souvent,
08:39bon, c'est bien d'aller
08:39au salon de l'agriculture
08:40parce qu'on fait un petit point
08:42aussi avec les interprofessions,
08:44ceux qui représentent
08:45les filières et les secteurs.
08:46Mais la vérité,
08:47c'est dans les fermes,
08:48c'est dans les exploitations
08:48parce qu'en fait,
08:49normalement,
08:49les agriculteurs ne se rendent pas
08:50au salon de l'agriculture.
08:51On comprend bien pourquoi
08:52ils bossent,
08:53il faut bien qu'ils fassent tourner
08:54la ferme.
08:55Quand on a des élevages,
08:56on a un élevage,
08:57c'est tous les jours,
08:59c'est 7 jours sur 7.
09:00Donc, c'est clair que tout le monde
09:01ne peut pas se rendre
09:01au salon de l'agriculture
09:02quand on est dans la profession.
09:03Donc, aller au salon,
09:05c'est important,
09:06c'est incontournable
09:07pour aussi prendre le poume
09:09pour celles et ceux
09:09qui ne sont pas
09:10dans des territoires euros.
09:11C'est aussi important
09:12pour pouvoir partager,
09:13échanger sur des mesures législatives
09:16qu'on pourrait avoir à débattre,
09:17que ce soit au travers
09:18des mesures fiscales
09:19ou au travers de projets de loi.
09:20On y reviendra, je pense.
09:22Mais ça ne remplace pas
09:23le contact de terrain
09:24dans les fermes,
09:25dans les exploitations.
09:26Alors, Etienne Brunel,
09:27moi j'ai une question à vous poser.
09:28Est-ce que vous n'avez pas l'impression
09:29avec toute cette crise
09:30aujourd'hui
09:32pour les agriculteurs,
09:33on sait les manifestations
09:34qu'on vient de traverser, etc.
09:37On a conscience, je pense,
09:38comme tout citoyen français,
09:39de la vraie crise
09:40que traversent les agriculteurs aujourd'hui.
09:42Est-ce que pour vous, aujourd'hui,
09:44le fait qu'autant de politiques
09:45viennent au salon de l'agriculture,
09:46ce n'est pas un moyen
09:47de se donner bonne conscience ?
09:49Ou est-ce qu'il y a
09:50ils utilisent un petit peu
09:52ce salon pour montrer
09:54un peu leur présence, etc.
09:55sans trop agir derrière ?
09:56Ou est-ce que vous trouvez
09:57certaines démarches sincères ?
09:59Au contraire.
10:00Réponse juste après
10:01cette petite pause sur Sud Radio.
10:03Sud Radio.
10:04Sud Radio.
10:05Parlons vrai.
10:05Parlons vrai.
10:06Sud Radio.
10:06Parlons vrai.
10:07Pardon, on en arrive là aujourd'hui.
10:10C'est dramatique.
10:11On reçoit ce soir
10:12pour parler de ce sujet
10:13Julien Dive,
10:14député LR de l'Aisne.
10:15Et Étienne Brunel,
10:17qui est agriculteur,
10:18qui était présent,
10:19qui est présent,
10:21peut-être futur agriculteur,
10:24mais du moins fils d'agriculteur.
10:27Vous faites des études
10:28pour reprendre la ferme
10:30de vos parents,
10:31mais vous n'êtes pas certain
10:32que ça puisse se faire
10:33à cause de tout ce qui est
10:34en train de se passer.
10:35Vous n'êtes pas certain
10:35de votre avenir.
10:37Donc forcément,
10:37on vit dans un mal-être
10:38quand on ne sait pas
10:38où on va.
10:39Et ça, on peut le comprendre.
10:40On reçoit aussi
10:41Pierre-Guillaume Mercadal,
10:43qui est agriculteur
10:45et éleveur de Cochon-les-Nœuds.
10:47Bonsoir, Pierre-Guillaume.
10:49Bonsoir, Madame Berdin.
10:50Je suis ravie
10:51de vous avoir avec nous
10:52à distance.
10:54Merci, c'est un honneur.
10:56Moi aussi.
10:56Merci beaucoup.
10:57J'ai posé cette question
10:58avant cette petite pause
11:00à Étienne Brunel.
11:01Est-ce que
11:03tous ces politiques
11:04qui viennent aujourd'hui,
11:05on vous a vu,
11:05tous les agriculteurs,
11:07là, ces dernières semaines,
11:10vous manifester,
11:11exprimer votre colère,
11:12exprimer ce sentiment d'abandon.
11:15J'ai fait une émission
11:16sur ce sujet-là,
11:17donc j'ai bien compris
11:18ce qui se passait.
11:19On nous a bien expliqué
11:20parce que nous,
11:21on est un peu l'émission
11:21pour les nuls en politique.
11:23Et c'est vrai que des fois,
11:24on ne comprend pas trop
11:25ce qui se passe.
11:25On voit les agriculteurs
11:27bloquer les routes.
11:27On se dit,
11:28là, c'est saoulant,
11:30etc., etc.
11:30Et c'est vrai que
11:31pour tous les gens
11:31qui n'avaient pas conscience
11:32de ce que vous viviez,
11:33dans cette émission,
11:34on a pu expliquer
11:35vraiment avec des mots très simples
11:37votre mal-être
11:37et votre désarroi.
11:39Et surtout,
11:39moi, ce que j'ai retenu,
11:40c'est ce sentiment d'abandon.
11:42Est-ce que le fait de voir,
11:43et là, je m'adresse
11:44à Étienne Brunel
11:45puisque vous êtes au salon,
11:46vous avez été au salon aujourd'hui,
11:47est-ce que le fait de voir
11:48les politiques venir
11:49dans le salon,
11:50est-ce que ça vous met
11:51encore plus en colère
11:51ou est-ce que vous trouvez ça bien
11:53au contraire qu'ils viennent ?
11:55C'est extrêmement complexe
11:56à répondre
11:57parce que chaque année,
11:57on a de l'espoir,
11:58chaque année,
11:59on espère autre chose.
12:00Moi, ce qu'on voit aujourd'hui,
12:00c'est des chiffres.
12:01Ce qu'on voit comme chiffres,
12:07il y avait plus d'un million
12:08d'agriculteurs il y a quelques temps.
12:10Aujourd'hui, il y avait plus
12:10de 400 000 agriculteurs.
12:11Demain, il y en aura combien ?
12:13On ne peut pas rester
12:13qu'à un si petit
12:15ou grand nombre d'agriculteurs
12:17avec des potations
12:18qui ont toujours besoin
12:18d'avoir plus de surface
12:19pour pouvoir survivre.
12:21Aujourd'hui,
12:21pour pouvoir reprendre
12:22celle de mon père,
12:22il va falloir doubler en surface.
12:24Même si mon père s'est diversifié,
12:26aujourd'hui,
12:26on ne fait plus que...
12:27On ne fait plus des céréales,
12:28des betteraves, etc.
12:29On fait du chanvre industriel,
12:30par exemple,
12:30à usage textile,
12:32isolation.
12:33On a monté un bâtiment
12:34qui est en panneau solaire,
12:35donc on vient aussi
12:35à faire de l'énergie.
12:36Certains font aussi des éoliennes
12:38dans le secteur comme de l'Aide
12:39où on peut en faire énormément.
12:40Les méthaniseurs,
12:41en fait,
12:41on les a développés.
12:42Un agriculteur,
12:43c'est avant tout
12:43un chef d'entreprise,
12:45certes,
12:45pour le part du temps,
12:46transmise,
12:47mais c'est avant tout
12:47un moyen de travailler.
12:49Certains gagnent très bien leur vie
12:50et c'est très bien.
12:52D'autres gagnent moins
12:52de 300 euros par mois,
12:54voire zéro.
12:56Les gens de Média
12:56ont fait récemment
12:58un reportage
12:58sur un camarade
12:59qui était avec moi au lycée,
13:01M. Geski,
13:02car après la ferme de son père,
13:03c'est un drame familial,
13:04il ne se verse pas s'ailleurs
13:05depuis un an.
13:06Qu'est-ce qu'on va faire
13:07pour un camarade de classe
13:10qui aujourd'hui survit,
13:12survit grâce à sa famille,
13:13pour dire,
13:14moi je ne veux pas reprendre la ferme
13:15pour reprendre la ferme,
13:15je veux reprendre
13:16pour pouvoir en vivre,
13:17en vivre dignement,
13:18pour pouvoir élever une famille,
13:19comme le fait mon père,
13:21comme l'a fait mon grand-père,
13:22et faire vivre des gens autour.
13:24Donc ce n'est pas
13:25juste une question
13:26de venir,
13:27comme Chirac,
13:27taper la fesse de la vache
13:29et repartir,
13:29comme on dit depuis toujours.
13:31On veut des vrais enjeux,
13:32on veut surtout
13:34des prix et pas des primes,
13:36comme dirait un slogan
13:37de l'Institut de l'Agricule.
13:38Parce qu'une prime,
13:39ça vient à sa part,
13:40c'est comme une prime bonus
13:41que vous pouvez recevoir
13:41dans vos salaires,
13:42alors qu'un prix,
13:43ça reste,
13:43pour pouvoir vivre
13:44dans le salaire
13:44et savoir combien
13:45est-ce qu'on va être payé
13:45à la fin,
13:46et qu'un agriculteur
13:47pour pouvoir dire
13:48combien j'ai gagné
13:49en fin d'année,
13:49je ne sais pas,
13:50on verra.
13:51C'est ça qui est dur.
13:53Et vous,
13:54Pierre-Guillaume,
13:54vous en pensez quoi,
13:55vous de cette présence
13:57aussi,
13:58je ne vais pas dire
13:58aussi importante,
14:01parce qu'en vrai,
14:03chaque année,
14:04il y a des politiques
14:05qui viennent
14:05au Salon de l'Agriculture.
14:06Après,
14:06Emmanuel Macron,
14:07il a passé,
14:07je crois,
14:0812 heures
14:09au Salon de l'Agriculture
14:10cette année.
14:11En bloquant les allées
14:12autour de lui,
14:13etc.
14:13Il n'y a aucun souci.
14:14C'est une première
14:15d'Emmanuel Macron
14:16de rester 12 heures.
14:17Est-ce que pour vous,
14:18c'est une tentative
14:19de se racheter ?
14:20Ou c'est sincère ?
14:21Vous en pensez quoi,
14:22vous,
14:22Pierre-Guillaume Mercadal ?
14:23Alors,
14:25Emmanuel Macron,
14:25pour l'avoir rencontré
14:27la sincérité,
14:28il ne sait pas ce que c'est.
14:28Bon,
14:29ce qu'a dit M. Brunel,
14:30je partage à peu près
14:31tout ce qu'il a dit.
14:33J'ajouterais juste
14:34une chose
14:35pour vos auditeurs,
14:35puisque vous avez dit
14:36qu'ils ne sont pas forcément
14:38au fait de tout.
14:39C'est qu'au-delà
14:41des malheurs
14:41que peuvent vivre
14:42les uns ou les autres
14:43dans le monde agricole,
14:44le vrai enjeu
14:44avec la disparition
14:45des paysans,
14:46c'est la fin
14:46de la souveraineté alimentaire.
14:47Et ça,
14:48ça veut dire
14:48que quelle que soit
14:49votre profession,
14:50votre opinion politique,
14:52religieuse ou autre,
14:53votre destin sera celui
14:54d'être un esclave
14:55si on n'a plus
14:56de souveraineté alimentaire.
14:57C'est vraiment
14:57le fondement premier
14:58de ce pays.
15:00Après,
15:01au niveau des politiques,
15:02que vous dire ?
15:02Moi,
15:02je ne crois
15:02à aucun parti politique.
15:04Et bon,
15:05je suis désolé
15:06pour le député
15:08qui est sur votre plateau.
15:09Je n'ai pas de...
15:10Comment dirais-je ?
15:12Je n'ai pas de problème
15:13avec lui
15:14au niveau personnel.
15:14Je ne le connais pas.
15:16Mais pour moi,
15:16vraiment,
15:17les faux soyeurs
15:18de l'agriculture
15:19sont les républicains.
15:20Ils ont trahi
15:21à chaque fois
15:22qu'ils en ont eu l'occasion
15:23et ce,
15:24depuis 2005
15:24avec l'Europe.
15:26Ce monsieur,
15:27dans son parti,
15:27il y a quelqu'un
15:28comme Bruno Retailleau
15:29qui nous a taillés
15:31en pièces
15:31à chaque fois
15:32qu'il en a eu l'occasion.
15:34Il y a des députés européens
15:36à l'image
15:36de Madame Imard
15:37qui sont dans le groupe
15:38d'Ursula von der Leyen
15:39qui massacrent
15:41l'agriculture
15:42au niveau européen.
15:44Voilà.
15:44Moi,
15:45les promesses
15:46des politiques,
15:47je n'y crois plus du tout.
15:48Alors,
15:48le problème,
15:48c'est que les syndicats
15:49se doivent bien
15:50de toujours tenter
15:51le dialogue
15:52pour essayer
15:52de faire entendre
15:53ce que vit la base.
15:56Mais j'ai bien peur
15:57que la solution
15:58in fine
15:59ne soit pas,
16:01ne soit ni démocratique
16:02ni tant
16:03dans le dialogue.
16:04Je pense que
16:04tôt ou tard,
16:05vu l'état
16:06de toute façon
16:06de ce pays
16:07et de toutes les corporations,
16:08tôt ou tard,
16:09pour moi,
16:09cela va devoir
16:09mal se terminer
16:10puisque nos politiciens
16:11nous méprisent,
16:13n'en ont rien à foutre,
16:15viennent passer
16:15deux minutes
16:16à nous parler
16:17en nous mettant
16:17une petite tape
16:18sur l'épaule,
16:18un peu comme Chirac
16:20faisait en caressant
16:21le cul des vaches.
16:22Mais tout ça,
16:23c'est de la com',
16:24c'est du théâtre absolu
16:25pour ensuite
16:26pouvoir retourner
16:27vivre leur vie
16:28de privilégiés
16:30et nous regarder crever
16:32en vendant ce pays
16:33aux mondialistes
16:34et à l'Europe.
16:35Voilà mon analyse.
16:36Qu'est-ce que vous pensez,
16:38Julien Dive,
16:39de ce que vient de dire
16:40cet agriculteur
16:41qui parle
16:42avec son ressenti,
16:45Pierre-Guillaume Mercadal ?
16:46Il a eu
16:47quelques reportages,
16:48ça va.
16:49Il a beau dire
16:50qu'il n'a pas
16:51de parti pris
16:52dans un mouvement politique,
16:53c'est bien de le dire,
16:54mais quand je vois
16:55les exemples qu'il a pris,
16:56ça me laisse pantois
16:57parce que pour le coup,
16:58Bruno Retailleau
16:58n'a jamais rien fait
16:59contre l'agriculture française,
17:00bien au contraire,
17:01et Céline Neymar,
17:02encore moins,
17:02elle est réutilise elle-même.
17:03Et pour le coup,
17:04elle était mobilisée
17:06contre le projet
17:07du Mercosur
17:08en votant
17:09la motion,
17:10la saisine
17:11de la Cour de justice
17:11de l'Union européenne
17:12le 20 janvier dernier.
17:13D'ailleurs,
17:13j'étais moi aussi
17:14à Strasbourg
17:15à ce moment-là.
17:16Donc voilà,
17:16j'ai bien compris
17:17où il voulait se positionner,
17:18mais je ne vais pas rentrer
17:18dans un débat
17:20d'individu à individu,
17:22ça n'a pas d'intérêt.
17:22Ce qui est intéressant,
17:23c'est de parler
17:23d'agriculture française.
17:24Et ce que je pense,
17:25c'est que c'est vrai,
17:25il y a eu un sujet,
17:27et il y a aujourd'hui
17:27un sujet de la parole politique,
17:29quand vous dites
17:30en plein mouvement
17:31de la crise agricole,
17:32en particulier,
17:33là,
17:33en début d'année 2026,
17:35qu'il vous apportait
17:37une réponse
17:37avec une loi d'urgence
17:38et que vous voyez
17:39que le gouvernement
17:40vous parle d'une loi d'urgence
17:41qui ne sera pas débattu
17:42en réalité au Sénat
17:43avant juin,
17:44ça veut dire à l'Assemblée
17:45pas avant l'automne,
17:46ça veut dire en gros
17:46pas de loi d'urgence
17:47parce que ce n'est pas une urgence.
17:49Si on voulait faire
17:49une urgence pour l'agriculture,
17:50on prendrait les décrets
17:51qui manquent.
17:52Et aujourd'hui,
17:52il manque des décrets
17:53sur certaines lois
17:54que nous avons votées.
17:55Moi, j'ai porté
17:56et j'ai réformé...
17:57On ne va pas réagir.
17:57Je finis
17:59puis je vous aurez la parole.
18:00J'ai réformé
18:01les retraites des agriculteurs
18:02en 2022
18:04à l'unanimité
18:05à l'Assemblée nationale.
18:05Ça a été voté
18:06à l'unanimité au Sénat.
18:07Les décrets ont été pris
18:07seulement là
18:08au mois de décembre 2025.
18:10Il faut se rendre compte
18:10qu'à un moment donné,
18:11c'est plus tenable.
18:12Et là, sur des lois
18:12que nous avons récemment votées,
18:14les décrets d'application
18:15sur certains...
18:15La loi Duplomb, par exemple,
18:16que j'ai portée
18:17à l'Assemblée nationale,
18:18d'ailleurs contre vents et marées,
18:21la moitié des décrets
18:22ne sont pas pris.
18:22Il y a un sujet.
18:23Donc l'urgence,
18:24c'est de prendre les décrets
18:24pour permettre aux agriculteurs
18:25d'avoir des réponses
18:26les plus rapides possibles.
18:29L'urgence, déjà,
18:30au lieu des décrets
18:31et des pansements
18:31sur les jambes de bois,
18:33c'est un contrôle
18:33de ce qu'il y a
18:34là Duplomb,
18:34c'est pas un pansement.
18:36Non, non.
18:37L'urgence,
18:37la seule urgence
18:38pour le monde agricole
18:39que vous semblez
18:40si bien connaître,
18:41c'est les contrôles
18:43aux frontières
18:43pour mettre un terme
18:44à la concurrence déloyale.
18:45Tout le reste,
18:46c'est pisser dans un violent
18:46en étant poli.
18:47Ensuite, cher monsieur,
18:48vous vous êtes permis
18:49de dire un truc de malade,
18:51à savoir que Retailleau
18:52et votre parti
18:53n'ont rien fait
18:54contre les agriculteurs.
18:56Retailleau,
18:56au niveau de la répression
18:57contre le monde agricole,
19:00il brille à chaque fois
19:01qu'il en a l'occasion.
19:02Dois-je vous rappeler
19:02qu'il nous a envoyé
19:03des centaures
19:04et des hélicoptères
19:04dans une ferme
19:05pour défendre les pages ?
19:08Vous confondez avec Nunez,
19:08il n'était pas
19:09ministre de l'Intérieur.
19:10Ne dites pas n'importe quoi,
19:11il n'était pas
19:11ministre de l'Intérieur.
19:12Vous racontez n'importe quoi.
19:14C'était Nunez,
19:15c'était Nunez,
19:16c'était pas lui.
19:17C'était pas lui.
19:19Oui, vous avez raison,
19:20vous avez raison,
19:21je mélange,
19:21c'est l'année d'avant.
19:22Non mais l'année d'avant,
19:23il m'a envoyé aussi
19:25les centaures
19:25et les hélicoptères.
19:27Cette fois,
19:27c'était Orbeau.
19:28Vous avez raison,
19:28j'ai mélangé,
19:29mais c'est pareil.
19:30Et rappelez-moi
19:31cette pourriture
19:32de ministre de l'Agriculture
19:33qui est Annie Gennevar,
19:33qui est une prof de français.
19:34C'est pas pareil
19:34si vous vous êtes trompé de ministre.
19:36Excusez mon langage,
19:37mais cette...
19:38Oui, oui,
19:38mais je me suis repris.
19:39J'ai dit,
19:40c'était l'année dernière,
19:40mais c'est le même principe.
19:42C'est les premiers centaures
19:44et les premiers hélicoptères
19:45contre des paysans,
19:46c'était en tout début 2025.
19:49Ça se passait à Orbeau,
19:50en banlieue parisienne,
19:52on va dire.
19:54Il n'y a pas d'hélicoptères ?
19:55Et c'est Retailleau
19:57qui nous les a envoyés,
19:58je le sais,
19:58puisque derrière,
19:58j'ai été jusque devant son ministère.
20:00Ça, cher monsieur,
20:01vous pouvez raconter ce que vous voulez,
20:02c'est la vérité et l'hélicité.
20:03C'est vous qui avez raconté des craques.
20:05Comment ?
20:06Pour l'instant,
20:06c'est vous qui avez raconté des craques.
20:07Vous venez de donner un exemple.
20:08Je me suis trompé.
20:09Non, mais cher monsieur,
20:10là, vous jouez à noyer le poisson
20:11pour ne pas assumer vos responsabilités.
20:14Celle de votre parti,
20:15il n'y a pas les votes directement,
20:16puisque, au final,
20:18Retailleau nous a fait la même chose
20:19il y a un an
20:19et ça a été le premier
20:20à faire ça contre le monde agricole.
20:21Et maintenant,
20:22celle qui est en train
20:23de détruire l'agriculture
20:24qui n'a que du mépris
20:25pour les paysans
20:26et qui est d'une incompétence
20:27juste jamais vue,
20:28elle s'appelle Annie Gennevar.
20:29Est-ce que vous pouvez me rappeler
20:30dans quelle partie elle est ?
20:31Elle est exclue.
20:32Elle est exclue.
20:32D'ailleurs,
20:33je ne crois pas avoir
20:33des rapports extra avec elle.
20:36Je n'ai pas des rapports
20:37extraordinaires avec elle,
20:38mais vous devriez vous informer.
20:40Mais ça m'est égale.
20:40Elle est dans quelle partie ?
20:41Elle a été exclue
20:42des républicains.
20:43C'est comme Céline Imar.
20:43Ses trahisons sont légions.
20:45Ah bon ?
20:45Et qu'elle est agricultrice.
20:47Ça fait longtemps
20:47qu'elle n'a pas travaillé à la ferme,
20:48Céline Imar.
20:49Donnez des exemples de trahisons.
20:50Annie Gennevar sera présente
20:51sur Sud Radio vendredi matin.
20:52On lui fera écouter
20:54cette petite...
20:55Non, il faudrait
20:55un départ entre les deux, je pense.
20:57Ok, alors,
20:58pour en revenir...
20:59Bon, on a compris
21:00que vous n'étiez pas très chauds
21:01tous les deux.
21:02Mais,
21:03pour revenir
21:04à ce qui s'est passé
21:05au salon de l'agriculture,
21:06comment on en arrive
21:09monsieur le député
21:09et après je donnerai
21:10la parole
21:11à Étienne Brunel
21:12sur ça.
21:13Donc,
21:14Julien Dive,
21:14comment on en arrive
21:15à cette bagarre
21:17qui a eu lieu
21:19au salon de l'agriculture ?
21:20Est-ce que c'est pas
21:20un symbole aujourd'hui
21:21qu'on a cassé en France ?
21:23Est-ce que c'est pas...
21:24Enfin,
21:26foutre le bordel,
21:26pardon du terme,
21:27mais dans le salon
21:28de l'agriculture
21:29alors que déjà
21:30les agriculteurs
21:31sont à terre.
21:32Comment ça se fait ?
21:33On a l'impression
21:33que la sécurité
21:34est arrivée très longtemps
21:34après également.
21:36C'était en fin de journée
21:37déjà et en fait
21:37c'était en fin de journée
21:38et c'est pas du tout
21:39chez les agriculteurs,
21:40vous l'avez dit monsieur Brunel,
21:41c'est dans la partie
21:42parce que le salon
21:42est composé de plusieurs halls
21:44et c'est le hall
21:44qui n'est pas du tout
21:45dédié aux agriculteurs,
21:46c'est effectivement
21:46la foire à la saucisse
21:47ou au nougat en l'occurrence
21:48et c'est un abruti
21:49de consommateur
21:50qui a craché sur un nougat.
21:51Je comprends que
21:53le vendeur
21:54réagisse mal.
21:56Mais pour moi
21:56c'est pas lié.
21:57Il y a un phénomène
21:58de violence
21:59qu'il faut dénoncer
22:00et les comportements
22:01des abrutis comme ça
22:01il faut les dégager
22:02et les interdire de salon
22:03ça c'est assez net et clair.
22:05Et à côté
22:06il y a un autre sujet
22:07qui est le malaise profond
22:08de l'agriculture
22:08et ça il est réel.
22:09Il est réel.
22:10Vous avez vu l'accueil
22:10qu'a eu le président de la République
22:12même s'il y avait
22:12un cordon de sécurité
22:13il y avait des syndicats
22:14qui ont manifesté
22:15leur désaccord
22:15d'ailleurs ils ont boycotté
22:16l'échange.
22:17Donc il y a un sujet
22:18et ce qui est réel
22:19c'est qu'il y a un malaise profond
22:20de toute façon
22:20dans l'agriculture
22:21en général
22:23dans notre pays
22:23c'est pas qu'au salon
22:24d'agriculture
22:24donc le sujet
22:26ça passera par
22:27des réponses
22:28je parlais de décrets
22:29mais c'est pas uniquement
22:29M. Brunel a raison
22:30de rappeler
22:31le sujet du revenu
22:32mais le sujet du revenu
22:33il faut le voir
22:33c'est soit
22:34on prend une économie administrée
22:35et on fixe des prix
22:36je ne suis pas trop
22:37pour l'URSS
22:38ou soit
22:39on travaille sur
22:40l'allègement des charges
22:41qui pèse
22:41parce que c'est un métier
22:43Fixer des prix
22:43mais pas forcément l'URSS
22:44c'est des prix
22:45on avait des quotas
22:46à l'époque
22:46ça a toujours bien fonctionné
22:47Oui mais c'était
22:47au niveau européen
22:48moi je veux bien
22:48qu'on en parle
22:49mais c'est au niveau européen
22:50qu'il faut porter le débat
22:51à ce moment-là
22:51c'est plus au niveau national
22:52sauf qu'en France
22:52parlons déjà de la France
22:53ça sera déjà bien
22:54sauf qu'en France
22:55on peut faire des comptes
22:55par pays
22:56c'est également faisable
22:56des surtranspositions
22:58sur des règles
22:59qu'on n'impose pas
23:00au niveau européen
23:03on a compris
23:04sur qui vous aviez
23:05une fixette monsieur
23:07vous n'êtes pas là
23:08pour parler de l'agriculture
23:09c'est votre bilan
23:09vous n'êtes pas là
23:10pour parler de l'agriculture
23:11vous n'êtes pas pour parler
23:11de l'agriculture
23:12tant mieux bravo à vous
23:13mais moi je ne suis pas là
23:15vous êtes en train
23:16de parler allègement
23:18de charges
23:18face à la concurrence
23:20qui arrive d'Amérique du Sud
23:21ou celle qui va arriver d'Inde
23:23mais vous êtes un rigolo
23:24parler d'un sujet
23:25que vous maîtrisez
23:26c'est vraiment catastrophique
23:27d'être aussi mauvais
23:28on vous explique
23:29que le problème
23:29c'est la concurrence déloyale
23:30vous nous parlez
23:31allègement de charges
23:32et la concurrence déloyale
23:33ça passe par quoi monsieur
23:34ça va parce que les charges
23:35en France sont beaucoup
23:35trop élevées
23:36par rapport aux charges
23:37des pays tiers
23:38c'est ça la réalité
23:39pardon je suis peut-être mauvais
23:40mais visiblement
23:40vous n'êtes pas avant
23:41l'économie non plus
23:41si les charges aujourd'hui
23:43sont fortes en France
23:44elles créent une concurrence déloyale
23:45avec des pays
23:45justement qui viennent
23:46des produits
23:47qui viennent d'Amérique du Sud
23:48de d'autres pays
23:48et là la réalité
23:49donc si vous voulez
23:50remettre un peu
23:51de compétitivité
23:52dans notre production
23:53dans nos verts
23:53ça va se parler
23:54des charges
23:55et dans les charges
23:56il y a les charges directes
23:57il y a les charges indirectes
23:58et ces charges indirectes
23:59passent par les normes
23:59qu'on se fixe au niveau national
24:01c'est quand même dommage
24:02même si vous ne pouvez pas
24:03blairer les républicains
24:04c'est quand même dommage
24:04que vous ne vous entendiez pas
24:05vous ne soyez pas d'accord
24:06avec ce point de vue
24:08en fait ce que je vous dis
24:09c'est que je ne suis pas
24:15on embauche combien de fonctionnaires
24:16pour le faire
24:16moi je veux bien
24:17on embauche combien de fonctionnaires
24:19mais on embauchera
24:20ce qu'il faudra
24:20pour sauvegarder
24:21la souveraineté alimentaire
24:22de ce pays
24:22et on va tout contrôler
24:23en fait si la souveraineté alimentaire
24:25si la souveraineté alimentaire
24:26ce n'est pas la première
24:27préoccupation de ce pays
24:29on va directement
24:30dans le mur
24:30c'est le premier
24:32pilier de ce pays
24:33chaque pays
24:34se construit
24:35avec une politique
24:36de souveraineté alimentaire
24:37tous ceux qui le peuvent
24:38c'est la pire arme
24:39l'arme alimentaire
24:39là on est en train
24:40de se braver à l'Europe
24:41on est bien d'accord
24:42aujourd'hui connaissez-vous
24:43la réserve alimentaire de Paris
24:44c'est par rapport aux trahisons
24:46que vous faites contre
24:46ce pays pour l'Europe
24:47on va écouter Julien
24:48s'il vous plaît
24:49pardon Etienne
24:50aujourd'hui on estime
24:51qu'il y a 5 à 7 jours
24:52de réserve alimentaire à Paris
24:53c'est-à-dire que si demain
24:55Paris n'est pas ravitaillé
24:58nous ce soir
24:59les parisiens au sens large
25:00il y a 5 à 7 jours
25:01de réserve alimentaire
25:03donc aujourd'hui
25:04comment affaiblir un pays
25:04comme disait M.Div
25:05etc
25:05c'est ça
25:06c'est la souveraineté alimentaire
25:07qu'il faut absolument conserver
25:09aujourd'hui
25:10on nous est lancé
25:11sur un défi
25:12un agriculteur
25:13c'est de faire la qualité
25:14faire de la côte de bœuf maturé
25:16on sait faire
25:16faire du foie gras
25:17on sait faire
25:18faire des champagnes
25:19ce qu'on appelle
25:19la fameuse montée en gamme
25:20exactement
25:22la montée en gamme
25:22c'est très bien
25:23ce qui apporte de la veille rajoutée
25:23c'est ce qu'on veut
25:24mais la veille rajoutée
25:25n'est pas pour tout le monde
25:26elle est pour une élite
25:27aujourd'hui
25:29moi j'ai travaillé
25:30en tant que l'année passée
25:31comme alternant
25:32en tant qu'acheteur-sourceur
25:32en fruits et légumes
25:34je m'étais pour une chose
25:34c'est les fruits et légumes moches
25:36on entend parler de ça
25:38c'est un sujet qui est essentiel
25:39pour les producteurs
25:40pour pouvoir avoir du revenu
25:40parce que la marge
25:41parfois se fait là
25:42sur quelques centimes
25:43en parlant d'aberration
25:44etc
25:46savez-vous à quel prix
25:46vont être achetés
25:47monsieur le député
25:48l'année prochaine
25:48les tonnes de pommes de terre
25:49sorties du champ
25:50je sais qu'ils sont en train
25:51de se casser la figure
25:52je ne vais pas les prix en tête
25:53parce que vous êtes dedans
25:56150 euros la tonne
25:58donc ça fait 15 centimes
25:59du kilo
26:00trouvez-moi
26:01dans n'importe quel supermarché
26:03peut-être qu'à peine
26:03l'avait mis dans un sac
26:04donc pas un gros travail
26:06quand même de manutention
26:07peut-être à moins de 3 euros
26:08le kilo
26:09le vrai problème est là
26:10c'est que le producteur
26:11livre
26:12mon père livre
26:13des courges
26:14donc potiron
26:15potimarron
26:15supermarché
26:17il affiche
26:17son nom
26:18et sa tête
26:19il mange au supermarché
26:20de Saint-Quentin
26:21alors
26:21aujourd'hui
26:22je vous coupe
26:24on reprend juste après
26:25cette petite pause
26:26c'est intéressant ce que vous dites
26:27et on revient sur cette marge
26:28sur les kilos de pommes de terre
26:30c'est un très bon exemple
26:31on revient là-dessus
26:31tout de suite
26:32après cette pause
26:33sur Sud Radio
26:33Sud Radio
26:35Sud Radio
26:35Parlons Vrai
26:36Parlons Vrai
26:37Sud Radio
26:38Parlons Vrai
26:39cette semaine
26:40réveillez-vous avec Patrick Roger
26:42dans le Grand Matin Sud Radio
26:45Magali Berda sur Sud Radio
26:46il est 20h32
26:47on revient sur ce sujet
26:49pardon
26:49un peu brûlant
26:50alors tout le monde est sous tension
26:51quand ça parle du problème
26:53des agriculteurs
26:54et on peut le comprendre
26:55tout le monde est un peu à cran
26:57sous tension
26:57on parle de la bagarre
26:59au salon de l'agriculture
27:01est-ce que c'est un signe
27:02de malaise profond
27:03ou est-ce que c'est un simple
27:04incident isolé
27:05alors Julien Dive
27:07et Etienne Bonnel
27:07vous nous expliquez
27:08que c'était pas vraiment
27:09au salon de l'agriculture
27:10qu'il y avait eu cette bagarre
27:11c'était dans un autre salon
27:12à côté
27:13plutôt artisanal
27:14c'était un hall artisanal
27:16bon après ça revient
27:17un petit peu au même
27:17je pense que ces gens-là
27:18sont venus pour aller
27:18au salon de l'agriculture
27:20voilà donc
27:23vous nous parliez tout à l'heure
27:25Etienne
27:25de ces pommes de terre
27:26donc en gros
27:27si je résume
27:28pour bien comprendre
27:30vous fabriquez
27:30des pommes de terre
27:31mon père n'en fait pas
27:32mais j'ai l'an d'amis
27:33qui en sont
27:33oui enfin vous
27:34quand je parle
27:34c'est les agriculteurs
27:35en général
27:35donc peuvent fabriquer
27:37des pommes de terre
27:37enfin fabriquer
27:38produire des pommes de terre
27:39et là il y a une chute
27:43conséquente du prix
27:44qui les ramènerait
27:45à 15 centimes
27:46le kilo
27:47c'est ça ?
27:48c'est ça
27:48et on les trouve
27:49en grande surface
27:50pas moins de 3 euros
27:51le kilo
27:51donc on parle de cette marge
27:53où elle est cette marge
27:53entre les 15 centimes
27:55et les 3 euros ?
27:56aujourd'hui
27:57donc il y a quand même
27:57un travail qui est fait
27:58on ne parle pas non plus
27:59de juste
27:59c'est le prix
28:01des pare-champs
28:02c'est-à-dire que c'est récolté
28:03au champ avec les machines
28:03tout le travail qui est fait
28:04voilà le prix qui sera payé
28:05l'année prochaine
28:06la récolte prochaine
28:07pour ces pommes de terre
28:08c'est les prix des contrats
28:09qui viennent de sortir
28:10ce qui est très bas
28:11ce qui est très bas
28:11en fait la plupart des agriculteurs
28:13qui fournissent des pommes de terre
28:13prennent la moitié de la production
28:17en contrat fixé
28:18pour avoir un ordre de prix
28:19grâce à la loi égalible notamment
28:21pour pouvoir avoir des prix fixes
28:22ce qu'ils n'avaient pas avant
28:23donc c'est une première étape
28:24qui est un avancement
28:26aujourd'hui il y a des prix pareils
28:28où ils signent
28:29et ils se tirent mal dans le pied
28:30mais ils produisent en bas
28:31parce qu'ils ont des investissements
28:32lourds derrière
28:32des achats de frigo
28:33des achats de tracteurs
28:34aujourd'hui un tracteur
28:35on parle de 1000 euros du cheval
28:36je ne sais pas si vous vous rendez compte
28:37de ce que c'est aujourd'hui
28:38comme frais de mécanique
28:39du cheval mécanique
28:41donc un tracteur de 100 chevaux
28:43100 000 euros
28:44200 chevaux de 100 000 euros
28:46merci Julien Dix
28:48je cherchais justement
28:49au salon on voit plus de chevaux
28:52musculaires que de mécaniques
28:53cette année
28:54donc vous me le rappelez
28:55et donc par rapport à ça
28:56aujourd'hui on a des frais
28:56qui sont énormes
28:57des crédits
28:58c'est-à-dire que les tracteurs
28:59à 100, 200, 300 000 euros
29:00n'appartiennent pas à l'agriculteur
29:01sinon on est tous en Lamborghini
29:02ou en Ferrari
29:03ça serait quand même
29:03beaucoup plus sympathique
29:04qu'on me trouve de plaine
29:05et donc aujourd'hui ça appartient
29:06à la banque
29:07parce qu'il y a un besoin
29:08de renouvellement
29:08parce que la mécanique
29:09est toujours plus compliquée
29:10comme aujourd'hui votre voiture
29:10vous ne faites plus la vidange
29:11ou peut-être que la vidange
29:13aujourd'hui le reste
29:13il faut mettre une valise
29:14il faut absolument tout faire
29:16donc aujourd'hui
29:17peu à peu l'agriculture français
29:18n'appartient plus à ces producteurs
29:19chez les entreprises
29:20mais aux banques
29:22donc aujourd'hui
29:23racheter une structure
29:23pour qu'elle appartienne
29:24à la banque toute ma vie
29:25et espérer les revendre plus cher
29:26est-ce que ça va marcher ?
29:28quand on voit le prix de la vigne
29:29qui s'est effondré
29:30aujourd'hui on parle de vignerons
29:31qui ont divisé par 3
29:33leur prix de vigne
29:34demain le seul
29:35on revient à ce que tout à l'heure
29:37le seul intérêt d'un agriculteur
29:39c'est pas sa retraite
29:39mon grand-père travaillait toute sa vie
29:41avait des salariés
29:42chez l'entreprise
29:42il s'est battu
29:43il faisait des heures et des heures
29:44aujourd'hui il a 800 euros par mois
29:46ma grand-mère n'a jamais été
29:48ce qu'on pouvait dire à l'époque
29:50femme au foyer
29:52aidante familiale
29:52donc pas de charge
29:54par rapport à ça
29:54on parlait d'un autre temps également
29:55elle a 600 euros
29:57aujourd'hui c'est normal
29:58qu'ils vivent sous le soin de pauvreté
30:00heureusement ils ont une partie
30:01de leur terre qui sont en location
30:03mon père verse un fermage
30:04donc c'est un loyer sur les terres
30:06ils vivent de ça
30:07mais ils vivent que de ça
30:09c'est quand même ça
30:09la vraie précarité
30:10c'est des gens qui toute la vie ont bossé
30:12et même à la retraite
30:13ils ne se sont pas sauvés
30:14aujourd'hui
30:15demain si je dois acheter
30:16l'hectare
30:18dans le cinquantinois
30:2015, 20, 30 000 euros
30:22parfois plus
30:22avec la pression des Hollandais
30:23des Belges
30:24qui descendent pour acheter des surfaces
30:26vais-je pouvoir payer ça ?
30:28je ne suis pas convaincu
30:30je vais devoir acheter l'irrigation
30:31je vais devoir installer plein de choses
30:32donc je vais m'endetter pour
30:3410, 20, 30
30:35peut-être même 50 ans
30:36en espérant faire une plus-value à la revente
30:39ces chiffres-là
30:39paraissent énormes
30:40par rapport à un monsieur dans le sud
30:42mais ces prix-là
30:43ils arrivent de partout
30:44ça qui est aberrant
30:45c'est que
30:46même en s'endettant
30:47on n'est pas sûr
30:48d'en sortir
30:49le vrai malheur est là
30:50c'est est-ce que mon business plan
30:52moi étudiant
30:53pour devenir agriculteur
30:55je dois faire un master
30:56pour y arriver
30:58pour que les banques puissent me suivre
30:59etc
30:59est-ce que je dois d'arriver là ?
31:01c'est quand même pas normal
31:02alors est-ce qu'aujourd'hui
31:03c'est le même problème partout
31:05oui bien sûr
31:06c'est pour ça que je disais
31:06qu'un prix différent
31:07mais rendement différent
31:08et donc plus-value similaire
31:10c'est ça
31:11Pierre-Guillaume Mercadal
31:12est-ce que pour vous
31:15le salon de l'agriculture
31:16reste une vitrine
31:18du monde rural
31:19ou il devient
31:21un lieu de tension
31:24alors moi cette année
31:25je n'y suis pas monté
31:26pour le boycotter
31:27étant donné qu'on s'y est battu
31:29les deux dernières années
31:31comme il faut
31:34maintenant
31:34que vous dire
31:35vitrine du monde rural
31:37non
31:38vitrine de certains producteurs
31:39pour leur permettre
31:40de rencontrer
31:42des acheteurs
31:42de développer
31:43de trouver des marchés
31:44etc
31:44ça oui
31:45vitrine du monde rural
31:46non
31:47parce que c'est quand même
31:48plus une parodie
31:49du monde agricole
31:50pour permettre
31:51et c'est très bien
31:51aux familles parisiennes
31:54d'aller voir
31:54les animaux de la ferme
31:56de faire connaître
31:57à leurs enfants
31:58un petit peu les animaux
31:59et aux jeunes parisiens
32:01de venir faire la fête
32:02au salon
32:03tous les soirs
32:04de la semaine
32:05voilà
32:06je ne suis pas contre
32:07le salon de l'agriculture
32:08bon ce que c'est
32:09cette année
32:09pour moi
32:09ça devait être boycotté
32:11après
32:12ces violences là
32:13bon déjà
32:14je n'y étais pas
32:14mais que vous dire
32:15est-ce que c'est symptomatique
32:16non pour moi
32:17pour moi je vous dis
32:18vraiment la vraie violence
32:20la vraie violence
32:21elle vient de la façon
32:22dont on est traité
32:23par les politiques
32:24et par l'Europe
32:25et comme je vous l'ai dit
32:27alors vraiment
32:27en plus je n'ai rien
32:28contre ce monsieur
32:28que je ne connaissais pas
32:29mais comme je vous l'ai dit
32:31moi quand je vois
32:32les enjeux du monde agricole
32:33quand je vois
32:34le libre-échange
32:35et le fait
32:36qu'on est en train
32:36de nous sacrifier
32:37et de nous tuer
32:39vraiment de nous tuer
32:40par le biais de l'Europe
32:41et qu'on me parle
32:42de baisser les charges
32:43ce qui n'est pas en soi
32:44une mauvaise idée
32:45mais baisser les charges
32:45pour faire face
32:46aux indiens
32:46ou aux brésiliens
32:48c'est vraiment
32:49une gigantesque blague
32:50ces gens ont une main d'oeuvre
32:51c'est presque de l'esclavage
32:53par rapport au coût
32:54chez nous
32:55et ils gagnent
32:56à tous les niveaux
32:56ils gagnent sur le fait
32:57qu'ils ont des produits
32:58interdits chez nous
32:59parfois depuis 50 ans
33:00extrêmement toxiques
33:02on se bat
33:03les mains attachées
33:04dans le dos
33:04et les yeux bandés
33:05contre ces gens-là
33:05donc le fait
33:06de diminuer un peu
33:07les charges
33:07non la seule solution
33:08si on veut sauver
33:09l'agriculture
33:09et je suis bien désolé
33:11mais je n'en vois
33:12aucune autre
33:13c'est la sortie
33:14de l'Union Européenne
33:15ou alors au moins
33:16une vraie mise en place
33:18de contrôle aux frontières
33:19pour sur le modèle suisse
33:21par exemple
33:21ne faire entrer
33:22dans le pays
33:23que ce dont on a besoin
33:24avec des mises à jour
33:27hebdomadaires
33:27ou tous les 3 ou 4 jours
33:29peu importe
33:29ça c'est à nos dirigeants
33:30de les trouver
33:31et si le problème
33:32c'est de trouver l'argent
33:34pour payer des douaniers
33:35j'ai bien des idées
33:36sur certains
33:37aux fonctionnaires
33:38dont on pourrait se débarrasser
33:40qui coûtent bien plus cher
33:40que les douaniers
33:42alors Julien Dive
33:43qu'est-ce que vous pensez
33:44vous de ces contrôles
33:45aux frontières
33:45justement
33:47pourquoi on ne le mettrait pas
33:49en place
33:49pour sauver les agriculteurs
33:50bien sûr qu'il faut
33:51j'ai jamais dit
33:52que j'ai été contre
33:53le contrôle aux frontières
33:54des denrées
33:54qui rentrent sur notre marché
33:55mais au contraire
33:56le problème c'est que
33:57j'ai l'impression
33:58qu'on prend une petite cuillère
33:59pour vider l'océan
34:00avec un sujet pareil
34:00il faut qu'il y ait
34:02une interdiction
34:02et que sur des contrôles aléatoires
34:04et qu'on tombe
34:04sur des produits interdits
34:05et qu'on sanctionne sévèrement
34:06c'est sûr que ça sera
34:08le moyen d'être
34:08le plus efficace
34:09et d'éviter
34:11mais ça n'ira pas au bout
34:14moi je comprends
34:15la position
34:15de monsieur
34:18l'éleveur du sud
34:19qui est de dire
34:22on sort de l'Europe
34:23c'est sa position
34:23moi je ne suis pas
34:24dans cette position là
34:24parce que pour le coup
34:25ça poserait d'autres enjeux
34:26et d'autres problématiques
34:27et je ne suis pas sûr
34:28que les paysans anglais
34:29aujourd'hui soient contents
34:29des sorties de l'Union Européenne
34:30mais peu importe
34:32dans le cadre
34:32qu'elle nôtre aujourd'hui
34:33au niveau européen
34:34il faut déjà regarder
34:34ce qui pose des entraves
34:35au monde agricole
34:36et les entraves au monde agricole
34:37c'est
34:38et je parlais de charges directes
34:40donc c'est les fiscalités
34:41je ne dis pas que c'est la clé unique
34:43mais on ne m'a pas laissé
34:44le temps de déployer tout le reste
34:44il y a les charges directes
34:46qui existent
34:46il y a les charges indirectes
34:47avec toutes les normes
34:48qu'on se pose
34:48et les normes phytosanitaires
34:49quand on interdit des produits
34:51comme l'acétamipride
34:51en France
34:52au nom d'une pure idéologie
34:54alors que tous les pays européens
34:55les 26 autres pays européens
34:56l'utilisent
34:57je suis désolé
34:58le problème ce n'est pas l'Europe là
34:59le problème il est franco-français
35:01et l'acétamipride
35:02ça sert pour des filières
35:03qui sont aussi bien
35:03de la région des Hauts-de-France
35:04la betterave
35:05mais pour des filières
35:06du sud de la France
35:07la noisette
35:08la cerise
35:08ou les vergers
35:09et des exemples comme ça
35:11on en a plein
35:11je parle de l'acétamipride
35:12mais on va trouver plein d'exemples
35:13l'énorme ICPE
35:14pour les élevages
35:15pour les bâtiments d'élevage
35:16on a un problème d'oeufs
35:17en France d'oeufs
35:18on importe la moitié de nos poulets
35:19qui viennent de Pologne
35:20ou d'autres
35:22commençons par faciliter
35:24la tâche aux éleveurs français
35:25pour à la fois
35:26avoir les tailles suffisantes
35:28pour produire
35:28pour élever
35:29et apporter
35:30les denrées nécessaires
35:31pour les consommateurs français
35:33je peux faire consommer
35:35du poulet français
35:35et pas forcément
35:36du poulet de Brest
35:37parce que le poulet de Brest
35:38c'est le poulet de montée en gamme
35:39mais du poulet standard français
35:40que du poulet standard polonais
35:42et encore pire
35:43du poulet qui viendrait
35:44d'Amérique du Sud
35:45le sujet il est là
35:46et donc
35:46est-ce que je peux me permettre
35:47un commentaire ?
35:48ah bah oui allez-y
35:49je vais dans votre sens
35:50non non mais je vais dans votre sens
35:51mais par contre là encore une fois
35:52on a un léger désaccord
35:53c'est que le problème
35:54c'est pas le poulet polonais
35:55parce qu'il n'y a pas spécialement
35:56de poulet polonais en France
35:57le problème c'est le poulet italien
35:59que nous repose l'Union Européenne
36:00tout à fait
36:01aussi bien le poulet
36:01que les oeufs
36:02je tenais quand même
36:03à le préciser
36:03et le sucre également
36:05l'Ukraine a apporté massivement
36:06du sucre déjà raffiné
36:07qui va tuer nos sucreries locales
36:10on est bien d'accord
36:10d'ailleurs ça pose un sujet
36:11et ça c'est encore un problème
36:13qu'on a
36:13qui nous vient directement
36:14de l'Union Européenne
36:16parce que le problème
36:16ce que je veux vous faire entendre
36:19c'est que sur l'aceptamipride
36:20c'est pareil
36:21je ne suis pas en total désaccord
36:22avec vous monsieur le député
36:23le fond du problème
36:24c'est génial
36:25on s'est calmé
36:26non non mais laissez-moi
36:27laissez-moi développer quand même
36:29c'est que si on interdit
36:30l'aceptamipride
36:31si on veut que ce soit cohérent
36:33en fait il faut interdire
36:34que toute noisette
36:35cerise ou autre
36:36produite avec de l'aceptamipride
36:38rentre dans notre pays
36:38on est bien d'accord
36:39à partir du moment
36:40où on fait ça
36:41on ne condamne pas les producteurs
36:42parce que s'ils gardent
36:43le contrôle du marché
36:44le problème est réglé
36:46mais ce qui est totalement incohérent
36:47c'est d'interdire la molécule
36:49et d'importer de l'étranger
36:50les mêmes produits
36:51qui sont encore plus toxiques
36:53à l'image de la noisette
36:54pour le but
36:55qui arrive de Turquie directement
36:56c'est pour ça que je me suis opposé
37:00en faux
37:00avec ce qui avait été annoncé
37:01par le ministère
37:02au mois de décembre dernier
37:02en disant on va faire des contrôles
37:03supplémentaires sur tel ou tel produit
37:05mais sauf que ça
37:06c'est bien gentil
37:07mais quand ça arrive
37:08par les ports
37:08le premier port d'Europe
37:09le port d'Anvers
37:11on peut mettre ce qu'on veut
37:12en France comme contrôle
37:13c'est au port d'Anvers
37:14c'est en Belgique
37:14et après ça traverse facilement
37:15la frontière
37:16donc en fait
37:16l'opération elle est nulle
37:17elle est nulle
37:19Valentin
37:19tu avais une question
37:20je crois sur les réseaux sociaux
37:21alors ça réagit plutôt bien
37:23sur les réseaux sociaux
37:23et j'ai une question
37:24pour monsieur le député
37:25alors j'ai Julia
37:27qui me dit
37:28voir de moins en moins
37:29d'agriculteurs en France
37:30m'inquiète
37:30pourquoi doit-on
37:31attendre le pire
37:32pour réagir ?
37:34alors moi j'invite Julia
37:35à entreprendre
37:36des études
37:37pour devenir agricultrice
37:38comme ça on aura des jeunes
37:39qui s'engagent dans ce métier
37:40qui est un beau métier
37:40mine de rien
37:41même si aujourd'hui
37:41on est sur un aspect négatif
37:43maintenant on n'attend pas
37:44ça fait 10 ans
37:45que je suis député
37:46ça fait 10 ans
37:47que je bois sur le sujet
37:47je mettais ministre de l'agriculture
37:49donc on peut
37:49je n'ai pas de bilan négatif
37:51sur ce point là
37:52j'ai essayé de défendre
37:53je ne suis pas parfait
37:54mais j'ai essayé de défendre au mieux
37:54et d'apporter des réponses
37:55je l'ai fait sur l'agriculture
37:56je l'ai fait en portant
37:57la loi du plomb
37:57à l'Assemblée nationale
37:58je l'ai fait sur d'autres sujets
37:59et monsieur Brunel
38:00dont je connais bien le papa
38:02connaît mon engagement
38:03sur la question
38:04donc on n'attend pas le pire
38:05mais il est réel
38:05le problème ce n'est pas
38:06que les politiques
38:07pardon mais c'est aussi
38:07tous les français
38:09quand vous avez
38:102 millions de signataires
38:11contre une loi du plomb
38:12l'été dernier
38:13dont je suis certain
38:15que 99% des gens
38:16ne savent même pas
38:16ce qu'ils ont signé
38:17ne savent même pas
38:17ce qu'il y avait dans la loi du plomb
38:18c'est peut-être aussi là le problème
38:20il va falloir faire
38:20un petit peu de pédagogie
38:21il va falloir faire confiance
38:22à notre production agricole française
38:23c'était quoi la loi du plomb ?
38:25c'était réautorisé
38:27mais pas uniquement
38:27l'acétamipride
38:28pour des productions
38:30vous en avez tous les jours
38:31c'est autorisé
38:31dans tous les pays d'Europe
38:32sans fin en France
38:34réautorisé pour certaines productions
38:35mais il n'y avait pas que ça
38:36je vous ai dit tout à l'heure
38:38les bâtiments d'élevage
38:41on ne veut pas un arrêt de molécules
38:43s'il n'y a pas une solution
38:44pour retirer ces tarés
38:45c'est ça qu'on veut
38:45c'est comme si demain
38:46on retire le paracétamol
38:47parce que ça use un petit peu le foie
38:49et qu'on continue à avoir mal au crâne
38:51moi quand j'ai mal au crâne
38:52je vais bien prendre un petit médicament
38:53ça peut arriver à tout le monde
38:55si on le retire comme ça
38:56parce qu'il donne un peu de mal au foie
38:57parce que certains en prennent trop
38:57c'est une honte
38:59ce qu'on voit dans l'agriculture
38:59en fait ce qu'on voit
39:00comme prolifé sanitaire
39:01aujourd'hui on est formé
39:02on est formé pour les utiliser
39:03au même stade qu'un pharmacien
39:05est formé pour pouvoir
39:06vous vendre vos médicaments
39:07vos doliprane
39:08nous on est formé
39:11nos outils sont
39:12un produit phytosanitaire
39:13qui est régulier
39:14plus il est vieux
39:15plus il y en a
39:16comme vos voitures
39:16et les molécules
39:18on a un vrai suivi
39:19et des contrôles là-dessus
39:20l'agriculteur ne joue pas
39:21avec de la chimie
39:21c'est pas un chimiste
39:22dans un fond de cave
39:23c'est une salle qui est sécurisée
39:24qui est contrôlée
39:26mon père ne fait pas ce qu'il veut
39:27l'agriculteur ne fait pas ce qu'il veut
39:28sur les cultures
39:30sur les animaux
39:30et si ce produit existe
39:32c'est pas pour s'amuser
39:34c'est parce que c'est un médicament
39:35pour les plantes
39:36alors restez avec nous
39:37sur Sud Radio
39:37on revient tout de suite
39:38sur le sujet
39:39des agriculteurs
39:40est-ce que ce qui s'est passé
39:41la bagarre au salon
39:42est-ce que c'est un signe
39:43de malaise profond
39:44ou un simple incident isolé
39:47à tout de suite
39:47sur Sud Radio
39:48restez avec nous
39:49Sud Radio
39:50Parlons Vrai
39:51Parlons Vrai
39:51Sud Radio
39:52Parlons Vrai
39:53Magali Berda
39:54sur Sud Radio
39:54il est 20h46
39:55nous sommes en direct
39:56on vit pas dans la même France
39:58un sujet
39:59alors vraiment
39:59ce soir
40:00on vit pas dans la même France
40:02la bagarre au salon
40:03de l'agriculteur
40:03est-ce que c'est un signe
40:04de malaise profond
40:05ou simple incident isolé
40:07on a l'impression
40:08que les politiques
40:09ne vivent pas
40:09dans la même France que vous
40:10mais quand même
40:10on reçoit Julien Dive
40:12qui est député
40:13à l'ère de l'Aisne
40:13qui a fait des propositions
40:15une proposition de loi
40:16l'année dernière
40:17pour aider les agriculteurs
40:19vous êtes hyper investi
40:20sur le sujet
40:21c'est ce que vous nous avez dit
40:23et vous êtes hyper impliqué
40:25vous dites que
40:26des gens ont contré
40:27votre loi
40:28sans trop s'y intéresser
40:29que du coup
40:30il y a aussi
40:30une responsabilité
40:31des français
40:32qui bloquent certaines choses
40:33sans trop savoir
40:34pourquoi les français
40:37est-ce que vous pouvez nous expliquer
40:38alors pardon
40:38un peu politique pour les nuls
40:39parce qu'en fait
40:40je pense que
40:41quand il y a le salon d'agriculture
40:43tout le monde s'intéresse
40:43à la agriculture
40:44et c'est bien
40:45pendant une semaine
40:46on met la lumière
40:47sur l'agriculture
40:47et la production française
40:49mais une fois que le salon
40:49est fermé
40:50tout le monde oublie
40:50et dès qu'on parle des sujets
40:52nous
40:53mais aussi
40:53les syndicats
40:54les agriculteurs
40:55l'ont syndiqué
40:56parce que je rappelle
40:56que 50% des paysans
40:57ne sont pas syndiqués
40:58il faut quand même le dire
41:00et les parlementaires
41:01quand on essaie
41:02de faire bouger des points
41:03et qu'il y a des sujets
41:04un peu plus sensibles
41:05comme la loi Duplomb
41:07de l'an dernier
41:07sur l'acétamipride
41:10on ne s'y intéresse pas
41:11ou alors
41:12on cède finalement
41:13à la panique
41:14ou aux peurs
41:15mis en lumière
41:16par certains idéologues
41:17et c'est ça qui est déplorable
41:18c'est ça qui est dommage
41:19on n'aide pas
41:20notre agriculture française
41:21donc l'agriculture
41:22ce n'est pas uniquement
41:23une semaine au mois de février
41:24c'est 365 jours d'année
41:25le meilleur exemple
41:26qu'on puisse citer
41:26c'est une noisette
41:27qu'on a cité
41:28il y a des sujets d'acétamipride
41:29qui pouvaient justement
41:30contrer cette punaise
41:31qui attaque une noisette
41:32elle fait juste un petit trou
41:32et rend une noisette
41:33totalement inapte
41:35à la consommation
41:35on a la chance
41:36de consommer beaucoup
41:37de Nutella en France
41:38on a une très belle
41:39usine Nutella
41:39dans le sud-ouest
41:41de la France
41:42aujourd'hui
41:43les noisettes françaises
41:44vu que ce parasite
41:45ne peut plus rentrer
41:46en consommation de Nutella
41:47donc les noisettes italiennes
41:49et étrangères
41:50viennent faire donner
41:51cette usine en France
41:51pour avoir du Nutella français
41:53est-ce que le Nutella
41:54est encore français
41:54si les noisettes
41:55sont plus françaises
41:55alors que le bassin
41:56est historiquement autour
41:58qu'une grande entreprise
41:59comme Ferrero mondiale
42:00fait du Nutella
42:01en France
42:02les noisettes étrangères
42:03pour la question de sécurité
42:04c'est pas normal
42:06les noisettes qui arrivent
42:06à l'Italie
42:07elles ont cet acétamipride
42:08elles ont ce produit
42:09c'est ça le grand malheur
42:10de notre génération
42:10c'est qu'on voit
42:12des produits
42:12qui sont dits
42:13non sains
42:14rentrer
42:14pour faire la même valeur ajoutée
42:16en même temps
42:17Ferrero va rester
42:18avec cette usine
42:18et les noisettes
42:19qui viennent de l'étranger
42:20en mon avis
42:20ils vont se sauver
42:21ce produit
42:22que vous n'avez pas le droit
42:23d'utiliser en France
42:24pour sauver les noisettes
42:25eux par exemple
42:25en Italie
42:26et du coup
42:28ils font rentrer
42:29les noisettes italiennes
42:31qui utilisent le produit
42:33et ils n'acceptent pas
42:34les noisettes françaises
42:35c'est complètement illogique
42:37je comprends Ferrero
42:39mais le problème
42:39c'est pas Ferrero
42:40le problème c'est les lois françaises
42:41qui ont remis une sur norme
42:42sur une norme européenne
42:43mais si on autorise
42:44à utiliser les noisettes italiennes
42:45qui elles utilisent le produit
42:46du coup
42:47il y a un certain problème
42:49c'est complètement illogique
42:51c'est pour ça
42:52qu'on en vient
42:53au fait de parler
42:54de contrôle aux frontières
42:55vous savez
42:55ce qui tue les paysans
42:56c'est ni le réchauffement climatique
42:59ni la fainéantise
43:01ni ce qui tue les paysans
43:02c'est la trahison totale
43:04de nos élites politiques
43:06depuis des décennies
43:07le bilan
43:08le bilan est plus que sombre
43:11et comme je vous l'ai dit
43:12une fois de plus
43:13j'en veux pas à monsieur Dive
43:14mais la ministre de l'agriculture
43:17elle vient de son parti
43:18celui qui nous a
43:20soigné au dernier salon
43:21de l'agriculture
43:22est soigné
43:23avant le salon
43:25il s'appelle Bruno Retailleau
43:26pour rappel
43:26il y a un an
43:27il y a un an
43:28dans Paris
43:28il y avait un plan
43:29vigipirate
43:30si vous aviez
43:32un bonnet
43:33une veste
43:34quoi que ce soit
43:34en lien avec la coordination rurale
43:36vous ne pouviez pas
43:36entrer dans Paris
43:37toute personne
43:38avec des bonnets jaunes
43:39dans Paris
43:40prenait instantanément
43:41une amende
43:41je tiens quand même
43:42à rappeler ça
43:43c'est quand même pas anodin
43:43un plan vigipirate
43:45contre nous
43:45après nous avoir mis
43:47les blindés
43:47les hélicoptères
43:48alors si après
43:48ces gens là
43:49sont les amis du monde agricole
43:50et puis de toute façon
43:52ce qu'on dit
43:53depuis tout à l'heure
43:54en fait
43:55c'est circulaire
43:56c'est à dire
43:57qu'on en vient
43:57toujours au même problème
43:58puis le vrai problème
43:59c'est l'Union Européenne
44:00c'est l'absence de contrôle
44:01pour avoir une quelconque
44:03souveraineté
44:03dans ce pays
44:04et mainmise
44:05sur notre destin
44:06et on est en train
44:07d'assassiner l'agriculture
44:08d'ici 5 à 6 ans
44:09si rien n'est fait
44:10s'il n'y a pas
44:11de changement majeur
44:11le nombre de paysans
44:13aura encore été
44:13divisé par 2
44:14et là on aura
44:15définitivement perdu
44:16la souveraineté alimentaire
44:17parce qu'on perdra aussi
44:18les savoir-faire
44:19et là pour réinstaller
44:20du monde
44:21et pour recréer
44:21une agriculture
44:22ça prendra des décennies
44:23si on avait des politiques
44:24volontaires
44:25ce qui ne sera pas le cas
44:26puisque vu qu'on aura perdu
44:27la souveraineté alimentaire
44:28les pays qui nous nourriront
44:30nous feront danser
44:30comme des marionnettes
44:31et pour rappel
44:32c'est quand même
44:33ce que la France
44:33les Etats-Unis
44:34la Russie
44:34ou tant d'autres
44:35ont fait aux pays
44:37africains ou asiatiques
44:38en voie de développement
44:39ou on peut se souvenir aussi
44:40au moment du Covid
44:41quand les pays européens
44:42se détournaient entre eux
44:43des avions de masques
44:45imaginez si demain
44:45c'est de la nourriture
44:46comment ça va se passer ?
44:47Alors Valentin
44:48il y a une question je crois
44:49sur les réseaux sociaux
44:49J'ai une petite question
44:51pour Étienne ou Pierre-Guillaume
44:52peu importe
44:53comment une personne
44:54comme moi par exemple
44:54peut aider un agriculteur
44:56à mon niveau ?
44:59Il existe pas mal de choses
45:00aujourd'hui possibles
45:02je dis typiquement
45:03il y a pas mal d'agriculteurs
45:04j'ai des copains
45:05en Bretagne
45:06et un peu partout
45:06qui font des colis de viande
45:07par exemple
45:07si vous êtes végétarien
45:09il y a également pas mal de fermes
45:10qui font des dépôts à la ferme
45:12pas forcément tout le temps
45:12pas forcément tous les jours
45:13ça touche réellement
45:14l'agriculteur
45:15après il y a des produits
45:16qu'on peut exactement voir
45:17aujourd'hui on a un vrai poil
45:18aujourd'hui par contre
45:19monsieur le député
45:19sur lequel je vous ai
45:21vous impliqué
45:22il faut y transformer
45:23on ne sait pas l'origine
45:25ça c'est un vrai problème
45:27qu'aujourd'hui
45:29vous élus
45:29pouvez résoudre
45:30via une loi
45:31on a plein de choses
45:32comme ça
45:32qui sont quand même aberrantes
45:33c'est-à-dire que vous achetez
45:33un produit transformé
45:34un produit pour vous le midi
45:35rapide
45:36vous ne savez pas
45:37d'où proviennent les aliments
45:38on peut être un rapport
45:39sur n'importe quoi
45:40parce que juste l'emballage
45:41le plastique a été thermosoudé
45:42en France
45:43c'est pas possible
45:43ce genre de choses
45:44donc aujourd'hui
45:45comment vous pouvez aider
45:46c'est via des achats
45:48groupés
45:48via des achats locaux
45:51sur plein de choses
45:52il y a des réseaux d'amap aussi
45:53il y a des réseaux d'amap
45:54c'est quoi ça
45:55les réseaux d'amap
45:56c'est plus pour les citadins
45:58qui comme vous
46:00madame Berda par exemple
46:01n'allez pas vivre à la campagne
46:03si vous êtes sur Paris
46:04vous pouvez vous rapprocher
46:05de réseaux
46:06qui en fait centralisent
46:08des produits de paysans
46:09donc souvent des maraîchers
46:10mais ça peut être aussi
46:11des producteurs d'œufs
46:12de viande
46:12et donc en fait
46:14vous payez une sorte d'abonnement
46:15et chaque semaine
46:16vous avez un colis
46:17de produits frais
46:18et locaux
46:19et en plus vous évitez
46:20les énormes marges
46:21de la grande distribution
46:22donc ça permet bien souvent
46:24d'avoir des prix attractifs
46:25et surtout
46:26que l'argent aille dans la poche
46:27des agriculteurs
46:28et non pas dans la poche
46:30des filiales
46:31de grandes coopératives
46:32et où est-ce qu'on s'abonne
46:33pour nos auditeurs
46:34par exemple
46:34si moi demain
46:35j'ai envie de m'abonner
46:36pour aider les agriculteurs
46:37ou comme Valentin
46:38si on a envie d'aider les agriculteurs
46:39donc on s'abonne
46:40à ce colis
46:41qu'on recevrait régulièrement
46:43directement des agriculteurs
46:44comment on fait ?
46:46il faut aller sur internet
46:48et chercher les réseaux d'AMAP
46:50ou alors
46:50aller aussi sur internet
46:52pour trouver dans vos quartiers
46:53il y en a même à Paris
46:55des magasins de producteurs
46:57et je dis bien
46:58des magasins de producteurs
46:59qui appartiennent aux producteurs
47:00et de vous rapprocher d'eux
47:02pour pouvoir trouver
47:03des réseaux près de chez vous
47:04mais je sais qu'au niveau des AMAP
47:05même Paris est des services
47:07par rapport à ça
47:07un autre problème
47:08c'est que vous jouez un agriculteur
47:09qui gère tellement de métiers
47:10à la fois
47:10il ne peut pas être en plus commerçant
47:12bonjour à mon père
47:13enfin mon grand-père
47:14on sortait de la seconde guerre mondiale
47:16on demandait de produire
47:17parce que les gens avaient faim
47:18on rappelle que jusque
47:19plus longtemps que chez De Gaulle
47:21il y avait ticket de rationnement
47:21et les français ont eu faim
47:22pourquoi est-ce qu'on a créé
47:23ces petites agricoles communes
47:24pourquoi est-ce qu'on a créé tout ça
47:25c'est pour que les gens
47:26aient faim dans leurs assiettes
47:27et puissent évoluer
47:27et puissent acheter d'autres choses
47:28on peut s'acheter d'autres choses
47:29on peut s'acheter à la radio
47:30tranquillement
47:30ou dans notre voiture
47:31ou où qu'on soit
47:32mon père on lui a demandé
47:33de produire de la qualité
47:35l'agriculteur chez l'entreprise
47:36il l'a fait
47:37il produit de la qualité
47:38on l'appelait ce qu'on a
47:39le sanitaire en France
47:40on fait les choses bien
47:41on fait les choses bonnes
47:42et ça avance
47:43qu'est-ce qu'on va me demander à moi ?
47:45mon père est météorologue
47:47il sème
47:48il est agriculteur
47:48il fait
47:50une quinzaine de métiers
47:51mon père
47:51et encore il n'est pas éleveur
47:52donc il n'est pas vétérinaire en plus
47:54il ne fait pas de choses en plus
47:56aujourd'hui il faut être commercial en plus
47:57tout le monde n'est pas commercial
47:58ceux qui le sont en plus
48:00c'est très beau
48:00mais on ne peut pas faire 50 métiers à la fois
48:02et le gros problème est là
48:03c'est qu'aujourd'hui il faut se réunir
48:04il faut s'unir pour ça
48:06on a fait des coopératives
48:07ces coopératives étaient une super initiative
48:08elles ont tellement grossi
48:09que vous voulez
48:09il y a des frais de fonction énormes
48:11ça le problème aussi
48:12c'est qu'on s'est mangé entre nous
48:14aussi en tant qu'agriculteur
48:15il faut revenir à des échelles plus locales
48:17se refaire des trucs entre nous
48:19pour pouvoir vendre justement
48:21aux gens qui sont plus isolés
48:23de ces fermes
48:24et vendre en direct
48:25sans qu'il y ait des marges
48:27énormes de structure
48:27et monsieur le député
48:29juste avant les questions
48:29cache et flash
48:32je reviens sur cette histoire
48:33de noisettes
48:34qui pour nous parlant
48:35parce que ce que vous dites
48:36c'est simple à comprendre
48:37donc du coup
48:38je pense que voilà
48:38c'est choquant
48:40moi quand j'entends ce que vous racontez
48:41c'est vraiment choquant
48:43pourquoi ?
48:43comment le gouvernement
48:45aujourd'hui
48:47ne met pas quelque chose en place
48:49immédiatement
48:49alors qu'il peut le faire
48:51pour libérer
48:52les noisettes françaises
48:53par exemple
48:55enfin je ne sais pas
48:55c'est l'unir
48:56si on veut libérer les noisettes françaises
48:57c'est donner les mêmes moyens
48:58de production déjà protégés
48:59contre un ravageur
49:01qui donc
49:02vient saccager
49:03les productions françaises
49:04et pour ça
49:05c'est autorisé
49:05ce qui est autorisé
49:06partout en Europe
49:06mais c'est dans la loi
49:07c'est interdit depuis 2016
49:08et madame Pompili
49:10vous pouvez la remercier
49:10comme ça vous avez le nom
49:11de l'autrice
49:12de la loi
49:13et on a essayé
49:14en 2025
49:15et on s'est fait bâcher
49:17par le conseil constitutionnel
49:17après une pétition
49:18de 2 millions de signataires
49:19donc là on essaie
49:20de refaire
49:21avec le sénateur Dupont
49:23en tenant compte
49:23des points
49:24du conseil constitutionnel
49:25pour la prochaine loi
49:27alors on parle de loi d'urgence
49:28moi je ne suis pas fan du terme
49:29mais bon peu importe
49:30je m'en fous
49:30du moment qu'il y a un véhicule législatif
49:31qui permet de faire bouger les lignes
49:33et bien on va le prendre
49:34pour en tenant compte
49:36des critères
49:37qui nous ont été fixés
49:37par le conseil constitutionnel
49:38pour libérer les moyens
49:40de production
49:41aux producteurs de noisettes
49:42c'est déjà comme ça qu'il faut faire
49:43Emmanuel Macron
49:44président de la république
49:45est-ce qu'il a le pouvoir
49:46aujourd'hui
49:46s'il le voulait
49:47de dire
49:47écoutez
49:48il y a un enjeu là
49:49vital
49:50pour nos agriculteurs
49:52donc déjà c'est vital
49:52également
49:53non mais
49:54on parle
49:56non mais
49:58on parle
49:59d'une logique
50:00en fait la logique
50:01ce que vous dites
50:01c'est cette logique là
50:02moi je trouve
50:02qui est importante
50:03on est dans l'âge parlementaire
50:04Magali
50:04donc c'est pas le président
50:06tout seul
50:06et heureusement
50:07c'est pas un dictateur
50:08qui décide d'abroger
50:09une loi tout seul
50:09donc on les laisse mourir
50:10en attendant
50:11mais c'est pour ça que
50:12désolé
50:12on a fait notre part
50:13l'an dernier
50:14c'est pas nous
50:14qui avons fait 2 millions
50:15de signataires
50:15moi j'ai pas signé
50:16une pétition
50:16alors on passe tout de suite
50:18aux questions flash and cash
50:20les questions flash et cash
50:22alors c'est des questions
50:23on va aller vite
50:23parce qu'il nous reste
50:24que 2 minutes
50:25alors Julien Dive
50:27ce week-end avait lieu
50:28la marche pour le drame
50:29de Quentin
50:29cette mobilisation
50:30pour Quentin
50:31va-t-elle vraiment
50:32changer quelque chose ?
50:33j'espère
50:33j'espère que ça fera
50:35ouvrir les consciences
50:36et puis que
50:36chacun prendra
50:37la mesure
50:38du cancer
50:41qui est l'ultra gauche
50:42dans certains territoires
50:44Etienne Brunel
50:45le gouvernement recommande
50:46une diminution
50:47de la consommation
50:48de la viande
50:48par les français
50:49faut-il vraiment
50:50réduire la consommation
50:51de viande
50:52ou est-ce une intrusion
50:53dans la vie des français ?
50:56mais chacun mange
50:57sur son budget
50:57ça coûte tellement cher
50:58la viande aujourd'hui
50:58que c'est pas ça le souci
50:59manger de la viande
51:00manger la bonne viande française
51:01cuisiner là comme il faut
51:03et manger tous les morceaux
51:04Pierre-Guillaume Mercadal
51:05le premier ministre
51:06a annoncé hier
51:07que 13 projets hydrauliques
51:08vont être débloqués
51:10immédiatement
51:10faciliter les retenues
51:11d'eau pour l'agriculture
51:12nécessité pour nourrir
51:13la France
51:14ou danger pour l'environnement ?
51:17nécessité pour nourrir
51:18la France
51:19mais avec un tout petit bémol
51:20sur le contrôle
51:21de cette eau
51:22à qui elle va
51:23qui en bénéficie ?
51:25Julien Dive
51:26alors que certains préfets
51:27veulent suspendre
51:28le permis de conduire
51:28deux mois
51:29pour l'usage du téléphone
51:30au volant
51:30présenté comme un cancer
51:32de la sécurité routière
51:33et responsable
51:34de centaines de morts
51:34chaque année
51:35est-ce que ce genre
51:36de sanctions
51:36sont-elles possibles
51:37en France
51:38et réellement dissuasives ?
51:40je pense que ce sera dissuosif
51:41c'est vrai qu'on voit
51:41de plus en plus de gens
51:42sur leur téléphone portable
51:43au quotidien
51:44c'est pas un sujet
51:45mais au volant oui
51:46parce que ça peut causer
51:47des accidents
51:48et des morts
51:49alors merci à tous les trois
51:51merci Julien Dive
51:52député LR de l'Aisne
51:53merci Étienne Brunel
51:55agriculteur
51:56on vous souhaite
51:56que le bonheur
51:57voilà
51:58on devine à l'esprit
51:59voilà exactement
51:59que vous repreniez
52:00la ferme de votre père
52:01et que vous la fassiez
52:02exploser de chiffre d'affaires
52:04et que tout aille bien
52:05pour vous
52:06Pierre-Guillaume Mercada
52:08l'agriculteur et éleveur
52:09de cochons laineux
52:10moi j'aimerais bien
52:10un jour venir dans votre
52:12dans votre élevage
52:14là pour voir les cochons
52:15laineux
52:15je vous reçois
52:16avec grand plaisir
52:17si vous voulez
52:18moi je vous invite jeudi
52:18si vous voulez sur l'agriculture
52:19j'y serai également
52:20c'est vrai ?
52:21allez ça peut le faire
52:22jeudi ça peut le faire
52:23et demain Sud Radio
52:24sera sur le salon
52:25de l'agriculture
52:26pour plusieurs émissions
52:28et je crois
52:28toute la semaine
52:29et ben alors
52:29moi je veux y aller aussi
52:30très bien
52:31moi je prends au mot
52:32Étienne
52:32et je viendrai jeudi
52:33avec Valentin
52:35alors merci à tous
52:37on se retrouve demain soir
52:39sur Sud Radio
52:39à 20h
52:40et tout de suite
52:41vous retrouvez
52:41les clés d'une vie
52:42avec Jacques Pessy
52:42c'est son invité
52:43la chanteuse Sophie Dequet
52:45merci à tous
52:46une très très belle soirée
52:48et à demain
52:49sur Sud Radio
52:49au revoir
52:50Magali Berda
52:52Sud Radio
52:5220h
52:5321h
52:55on vit pas dans la même France
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