- il y a 9 mois
Retrouvez l’émission le 19h Eco présentée par Stéphanie Coleau du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.
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00:00Les FM Business présentent le 19h éco, Stéphanie Collot.
00:08Soyez les bienvenus dans le 19h éco, 30 minutes de concentré d'actualité économique.
00:12Et elle a eu de ce lundi 19 janvier, Sébastien Lecornu a tranché, il choisit le 49.3 pour faire passer le projet de budget.
00:20Le Premier ministre engage la responsabilité du gouvernement avec regret et amertume, dit-il.
00:24Hugo Babé en direct de l'Elysée, la réaction des milieux patronaux à suivre.
00:30En tout cas à Davos, c'est moins l'instabilité budgétaire française que le regain de tension autour des droits de douane qui inquiètent.
00:36La réunion annuelle du Forum économique mondial a débuté aujourd'hui dans les Alpes-Suisses.
00:40Emmanuel Macron est attendu demain, Donald Trump mercredi.
00:44On retrouvera notre envoyé spécial sur place.
00:47Et puis Donald Trump n'en démord pas, il veut annexer le Groenland quitte à imposer des surtaxes douanières à ses alliés européens.
00:53Les Européens qui préparent leur riposte.
00:56Allemagne et France en tête, vous verrez.
01:00Nous avons décidé, je dois le dire à titre personnel, avec une certaine forme de regret et d'un peu d'amertume,
01:10mais d'engager la responsabilité du gouvernement, ce que je ferai demain sur la partie recette du projet de loi de finances.
01:17Sébastien Lecornu a donc tranché, choisi le 49.3 pour faire passer le projet de budget, risquant ainsi la censure.
01:26D'ailleurs, LFI et l'ERN vont déposer une motion.
01:29On retrouve Hugo Babet depuis l'Elysée.
01:32Hugo, comment ça va d'abord s'articuler au niveau du calendrier ?
01:35Déjà, si le Premier ministre a pris cette décision de recourir au 49.3, c'est qu'il avait eu deux garanties.
01:45Déjà, que le Parti Socialiste et les autres partis qui le soutiennent à l'Assemblée Nationale n'allaient pas censurer le gouvernement une fois ce 49.3 sur le budget déclenché.
01:57Ces motions de censure, elles ont déjà été déposées.
02:00Elles seront étudiées et examinées d'ici la fin de la semaine, sûrement vendredi, sur déjà la partie recette.
02:08Puis alors, le gouvernement utilisera un deuxième 49.3 sur cette fois la partie dépense du budget 2026.
02:16Et alors, d'autres motions de censure seront également déposées puis examinées courant de la semaine prochaine.
02:22Puis il faudra ensuite que le texte aille au Sénat.
02:24Et là arrive la deuxième garantie obtenue par le Premier ministre.
02:28En tout cas, il espère que les sénateurs renvoient directement le texte comme il l'avait fait pour le budget de la Sécurité Sociale.
02:36Et dans ce cas-là, il faudrait seulement un dernier 49.3 sur le texte global.
02:42Un budget pour la France serait alors adopté d'ici la première quinzaine de février.
02:48Hugo, quels sont les derniers arbitrages qui ont permis à Sébastien Lecornu d'opter pour le 49.3 ?
02:59Déjà, Sébastien Lecornu, pendant le compte-rendu du Conseil des ministres, a cité des mesures, une mesure par parti politique pour accéder à cet accord, cet accord de non-censure.
03:12Déjà, pour le Parti Socialiste, il cite cette hausse de la prime d'activité jusqu'à 2 milliards en année pleine, 1,5, 1,8 cette année 2026.
03:24Pour le parti de Gabriel Attal, Renaissance des députés macronistes, pas de baisse des allègements de charges.
03:30Le Premier ministre est revenu sur cette proposition du texte initial concernant le modem.
03:37Et cette proposition faisait consensus à l'Assemblée nationale ce statut du bailleur privé, une exigence pour le logement, pour les besoins autour du logement.
03:48C'était une proposition consensuelle.
03:50La même chose pour le pacte d'Utreil, dont est exclu les biens personnels, le yacht, le chalet à la montagne.
03:59Tout cela ne fera pas partie du pacte d'Utreil.
04:02C'est dans cet accord pour un budget 2026.
04:05Et enfin, pour les Républicains, le parti de Laurent Wauquiez, c'est le dégel du barème de l'impôt sur le revenu,
04:11qui là aussi est une économie de 2 milliards qui est abandonnée, une économie de 2 milliards d'euros qui est abandonnée.
04:19Plus qu'un sujet à trancher d'ici ces prochains jours, les collectivités locales où le Sénat attend Sébastien Lecornu au tournant.
04:28Merci Hugo Babé en direct de l'Elysée.
04:32Du côté des patrons, c'est l'exaspération qui domine.
04:35Les milieux patronaux déplorent les arbitrages du gouvernement justement et les concessions faites pour éviter la censure.
04:40Tous s'inquiètent de l'avenir économique du pays.
04:43Caroline Morisseau.
04:44On est furieux, résume le patron d'un grand groupe industriel.
04:48Tous espéraient au moins une baisse de la surtaxe d'IS, une mesure qui déjà ne devait durer qu'un an.
04:53Le gouvernement a finalement décidé de la reconduire et au même taux que l'an dernier.
04:57Une facture à près de 8 milliards d'euros pour les plus grosses entreprises.
05:01Autre promesse non tenue, la suppression de la CVAE qui frappe essentiellement les grands groupes.
05:06Voilà plus de 4 ans que l'État s'engage à supprimer cet impôt de production.
05:10Pour à chaque fois faire marche arrière, pèse un responsable patronal.
05:13Seul gage donné aux entreprises, plus question de baisser à nouveau les exonérations de cotisations.
05:19Pour les plus petites entreprises, leur est du coup au soulagement.
05:22Elles sont peu concernées par la CVAE ou pour des montants très faibles.
05:26Une nouvelle baisse des exonérations risquait de leur coûter beaucoup plus cher.
05:29On s'en sort bien, admet le patron de l'UDEP.
05:31Ces taxes sur les grandes entreprises risquent d'avoir des effets collatéraux sur les sous-traitants,
05:36les fournisseurs et donc les PMEurs, étant que Patrick Martin.
05:40En tout cas à Davos, c'est moins l'instabilité budgétaire française
05:43que le regain de tensions autour des droits de douane
05:45qui inquiète la réunion annuelle du Forum économique mondial.
05:49La députée aujourd'hui dans les Alpes-Suisses, Emmanuel Macron est attendu demain.
05:53Donald Trump, mercredi, on retrouve Nathan Coquampo sur place.
05:56On n'en pense pas grand-chose, à vrai dire.
06:00À Davos, le budget français, c'est presque déjà une histoire ancienne.
06:04Ici, on tourne à l'horloge du business et l'heure tourne.
06:07Les entrepreneurs de la délégation française qui commencent à arriver dans le quantique,
06:11les batteries, l'intelligence artificielle, veulent faire grandir leur boîte,
06:14faire des rencontres, penser long terme.
06:16C'est le cas d'une start-up dans l'intelligence artificielle
06:19qui nous racontait la chance de pouvoir participer pour la première fois à ce Forum
06:22pour ce Choose France délocalisé en Suisse.
06:25Les opportunités sont là, les talents sont là.
06:28Il faut maintenant aller de l'avant.
06:30Une chance à saisir, oui, mais sans oublier le contexte géopolitique qui inquiète.
06:35Ici à Davos, une obsession domine.
06:37Donald Trump, mercredi, 14h30.
06:40Sa prise de parole de 45 minutes sera scrutée par le monde entier.
06:43Depuis ce matin, un lieu est d'ailleurs particulièrement prisé.
06:46La USA House, une petite église située à deux pas du centre des congrès,
06:50en plein cœur du Forum.
06:51Une église habillée de bas en haut, des drapeaux américains.
06:55À l'intérieur des conférences sur le spatial,
06:57il y a un camp de base sponsorisé par Microsoft, McKinsey,
07:01qui donne le ton avant la venue du président américain à Davos.
07:04Il y a deux ans, c'était le lieu où la délégation française avait organisé sa French soirée.
07:09Exister dans ce Davos 2026, c'est bien le grand défi d'Emmanuel Macron demain.
07:14Nathan Cocampo depuis Davos.
07:16Sur le Groenland, Donald Trump justifie ses velléités d'annexion dans une lettre au Premier ministre norvégien.
07:23Le président américain fait un lien entre sa démarche expansionniste et le fait que le comité Nobel basé en Norvège
07:29ne lui ait pas attribué le prix qu'il convoitait.
07:32Et on retrouve Antoine Eulard, notre correspondant à Washington.
07:36Dans ce courrier, on apprend deux choses.
07:39D'abord, Donald Trump justifie d'une certaine façon ses velléités d'annexion du Groenland
07:44par le fait qu'il a subi, selon lui, un affront en ne recevant pas ce prix Nobel.
07:48Trump est convaincu qu'il est victime d'une injustice, qu'il mérite ce prix Nobel.
07:52Il l'écrit d'ailleurs dans ce texte.
07:54Il rappelle qu'il a arrêté plus de huit guerres, c'est ce qu'il dit,
07:57même si ça ne correspond à aucune réalité sur le terrain.
08:00Il parle aussi du Groenland en disant que les Européens et les Danois
08:04ne sont pas capables d'en assurer la sécurité.
08:06C'est pour cette raison que les États-Unis doivent s'en emparer
08:09et qu'ils doivent en avoir, je le cite, le contrôle total et absolu.
08:13Le deuxième mentionnement de cette lettre, c'est que Donald Trump laisse toutes les options ouvertes
08:17pour parvenir à ses fins et notamment un possible recours à la force
08:21puisque désormais la paix n'est plus sa priorité.
08:24Alors vous l'avez évoqué, ce week-end, Donald Trump a fait monter encore un peu plus la pression.
08:29Il annonce des sanctions, des droits de douane supplémentaires
08:33contre huit pays européens qui ont envoyé des soldats au Groenland.
08:36La France notamment en fait partie.
08:38Mais au-delà de cette lettre et du prix Nobel,
08:42on voit finalement que pour Donald Trump, il y a aussi une question très personnelle
08:45sur le dossier du Groenland,
08:47notamment parce que Donald Trump, qui va quitter le pouvoir dans trois ans,
08:50est obsédé par la trace qu'il va laisser dans l'histoire
08:53et il veut rester comme le président qui a agrandi le territoire américain
08:58comme l'ont fait certains de ses prédécesseurs
09:00en achetant la Louisiane ou encore l'Alaska.
09:03En tout cas, les menaces de Donald Trump ne changent pas.
09:05La position du Groenland, c'est ce qu'affirme son Premier ministre
09:09qui se félicite du soutien de pays étrangers.
09:13Hier, des milliers de personnes ont manifesté pour dénoncer cette ingérence américaine.
09:17Comment les Groenlandais perçoivent le soutien des Européens ?
09:20On retrouve notre envoyée spéciale, Élise Phillips, à Nook, la capitale du Groenland.
09:26De façon positive, voire même très positive.
09:29C'est vrai que depuis que nous sommes arrivés à Nook, il y a deux jours maintenant,
09:32avec Sonia Reynaud, on n'a rencontré personne qui critique l'action des Européens.
09:36Au contraire, il y a encore quelques minutes, nous avons discuté avec trois habitantes
09:40dont l'une m'a dit ceci,
09:41« Je préfère les Européens et de loin aux Américains »
09:44parce que Donald Trump nous fait peur.
09:46Et ces Groenlandais sont sensibles notamment à la présence de troupes européennes
09:50sur leur territoire depuis quelques jours
09:52parce qu'il faut savoir que le Groenland n'a pas d'armée.
09:54C'est un pays qui est très grand en superficie,
09:57mais très restreint en population, seulement 57 000 habitants.
10:00Et donc les habitants avec qui on discute nous disent aussi assez facilement
10:03que si jamais Donald Trump décidait d'aller jusqu'au bout
10:06et d'envoyer peut-être des troupes américaines sur le territoire ici,
10:10il ne rencontrerait pas forcément beaucoup de résistance.
10:13Et c'est donc là que les moyens militaires sont importants
10:16et peuvent jouer un rôle, au moins un rôle de dissuasion.
10:19Et puis ce soutien européen est aussi apprécié par les autorités du pays.
10:24Le Premier ministre, le chef du gouvernement, pardon, Groenlandais,
10:28rencontre régulièrement ses homologues ces derniers jours.
10:31Et tout à l'heure, il a publié encore un message sur ses réseaux sociaux
10:34en terminant par ces mots « Nous ne sommes pas seuls ».
10:37Dans tous les cas, c'est vrai que toutes les dernières déclarations de Donald Trump
10:41et notamment sa lettre envoyée au Premier ministre norvégien
10:44ne vont pas améliorer le sentiment de méfiance et de rejet
10:48qu'inspirent les Américains et Donald Trump particulièrement en ce moment au Groenland.
10:52Et face à la menace de surtaxe douanière,
10:55les Européens préparent leur riposte.
10:57Un sommet extraordinaire des chefs d'État et de gouvernement est convoqué ce jeudi.
11:01La question des tensions autour du Groenland sera aussi abordée mercredi lors du G7 Finance.
11:08En France, Emmanuel Macron a convoqué un nouveau conseil de sécurité et de défense nationale
11:11sur les questions internationales ce matin.
11:15Au Royaume-Uni, on déplore cette nouvelle escalade douanière.
11:19Le Premier ministre britannique Keir Starmer appelle à un dialogue apaisé sur la question du Groenland.
11:25Nous sommes constamment confrontés à de nouvelles provocations, à de nouveaux antagonismes,
11:32ce que recherche le président Trump.
11:34Et ici, nous, Européens, devons clairement faire comprendre que la limite a été atteinte.
11:39Du chantage entre des alliés de 250 ans, du chantage entre des amis,
11:44ce n'est évidemment pas acceptable.
11:47Et c'est, à ma connaissance, la première fois qu'un instrument économique,
11:50les tarifs sont utilisés pour des raisons géopolitiques, a fortiori à destination d'adversaires et d'amis.
11:59Vous venez d'entendre Lars Klingbeil, le ministre des Finances allemand,
12:04suivi de son homologue français Roland Lescure.
12:07Vous l'avez entendu, un ton un peu plus cinglant de ce côté de la Manche,
12:12en France-Allemagne, où on condamne beaucoup plus fermement
12:15les menaces du président américain à l'encontre de pays historiquement alliés.
12:19On écoutera Kier Starmer dans quelques minutes.
12:26Face au risque de riposte, Scott Besant réagit.
12:30Le secrétaire au Trésor américain prévient depuis Davos
12:33qu'il serait très mal avisé pour l'Union européenne
12:37de prendre des mesures de rétorsion commerciale contre les États-Unis.
12:41Mais Donald Trump peut-il réellement s'attaquer à des pays européens individuellement ?
12:45« Possible », souligne Elvire Fabry, la spécialiste du commerce international
12:49à l'Institut Jacques Delors, mais pas si simple à mettre en œuvre.
12:53On pourrait implicitement donc cibler plus spécifiquement des produits
13:00qui sont exportés de ces six États membres de l'Union européenne.
13:04Mais cela se traduirait par une complexité de vigilance, de contrôle aux douanes,
13:09très importante, puisque ce ne sont pas des produits qui sont surveillés aux douanes,
13:16à proprement parler, mais qui dépendent de déclarations qui sont faites
13:19par les entreprises qui exportent vers le marché américain.
13:23Donc cela suppose évidemment que cela repose sur l'engagement,
13:28la crédibilité des entreprises.
13:30Quoi qu'il en soit, cette menace de nouveaux droits de douane
13:32risque de peser sur l'économie mondiale, même si pour l'instant
13:35la croissance mondiale résiste.
13:37Selon le FMI, elle pourrait même dépasser les attentes.
13:40Cette année à 3,3%, soit 0,2 point de plus
13:43par rapport à l'estimation initiale.
13:46Mais l'institution prévient que les incertitudes restent nombreuses.
13:49Écoutez, Pierre-Olivier Gourin-Chasse, le chef économiste du FMI.
13:54On s'attendait peut-être à ce que la situation se stabilise et se normalise,
13:58mais nous voyons bien que nous vivons dans un monde
13:59où des tensions commerciales peuvent surgir.
14:01Et cela constitue un risque baissier pour l'économie mondiale.
14:0519h15 sur BFM Business, les marchés.
14:07Avec Antoine Larigauderie.
14:11Antoine, séance compliquée après les menaces de nouveaux droits de douane américains
14:15sur certains pays européens.
14:18Oui, 1,78% pour le CAC 40, 8 112 points.
14:21On s'en sort pas si mal que ça.
14:23Mais il faut dire que Wall Street était fermée aujourd'hui
14:25pour cause de célébration de la mémoire du pasteur Martin Luther King.
14:28Donc ces jours fériés aux Etats-Unis, Wall Street ne cotait pas.
14:31Ce qui explique des volumes qui restent à peu près dans la normalité des choses à Paris.
14:35On est à 3,3 milliards.
14:36Cela dit, il y aurait peut-être eu un effet d'entraînement.
14:39Si Wall Street avait coté, on a des futurs américains qui cotent,
14:42qui donnent une baisse à peu près du même ordre
14:44que ce qui se passe du côté de l'Europe si on fait la moyenne des indices.
14:47Moins 2,33.
14:48En tout cas, la pression était vraiment entière
14:49sur l'ensemble du compartiment technologique européen.
14:53STMicro a perdu 4,8% à 23,14.
14:56On a Dassault Systèmes, moins 3,44 à 23,27.
14:59Et puis toutes les valeurs logiquement réactives à la géoéconomie.
15:03LVMH, par exemple, a perdu 4,3% à 582,20.
15:08Cela dit, attention, le secteur de la défense a bien marché
15:11et Thalassigne d'ailleurs la plus forte hausse du CAC
15:13à plus 1%, 264,40.
15:16Et puis toutes les valeurs de la défense
15:18et puis liées à notre souveraineté.
15:21Regardez, Eutelsat qui a gagné 14% à 2,55.
15:23C'est vrai que c'est un titre volatil, mais enfin c'est à noter.
15:25SES, plus 3, à 6,75.
15:28Dassault Aviation, plus 4%, à 329 euros.
15:31Et OVH Cloud, OVH Cloud a flambé depuis de 10%.
15:34C'est un rapport très attendu que publie aujourd'hui
15:38la Cour des Comptes européenne.
15:39Elle dresse un constat sévère sur les grands projets
15:43de transport de l'Union.
15:448 méga chantiers stratégiques censés structurer
15:47les échanges européens, mais ils sont confrontés
15:49à des retards massifs, explique la Cour,
15:52et à une explosion des coûts, Jean-Baptiste Huet.
15:54Ils sont 8.
15:57Parmi eux, le tunnel Lyon-Turin,
15:59Rail Baltica, une ligne ferroviaire censée relier
16:01la Finlande à la Pologne, le canal Seine Nord-Europe,
16:03un tunnel immergé entre le Danemark et l'Allemagne
16:05ou encore une autoroute en Roumanie.
16:07Des projets conçus trop vite avec trop d'intervenants,
16:10plombés par des contraintes administratives,
16:12estime la Cour, car sur tous ces projets,
16:14la dérive est spectaculaire.
16:16Les coûts ont augmenté de 82% en moyenne.
16:19Rail Baltica, c'est le cas d'école,
16:20avec un budget presque quadruplé
16:22à près de 24 milliards d'euros.
16:24Le Lyon-Turin a, lui, plus que doublé.
16:26Côté délai, même naufrage.
16:28Avec 17 ans de retard en moyenne,
16:31la Cour des comptes s'étrangle,
16:32car depuis 2020, près de 8 milliards d'euros
16:34supplémentaires de fonds européens ont été versés,
16:37sans que personne ne vienne contraindre
16:39les États à respecter leurs engagements.
16:41L'enjeu est pourtant majeur.
16:42Ces infrastructures étaient censées améliorer la compétitivité,
16:45décarboner le transport.
16:46Aujourd'hui, la Cour des comptes européenne est formelle.
16:49L'objectif d'achever ce réseau central européen en 2030
16:52est définitivement hors d'atteinte.
16:54Renault se lance dans l'industrie de défense.
16:56Le constructeur vient de signer un contrat
16:58avec la direction générale de l'armement.
17:00Il va fabriquer des drones militaires
17:02dans ses usines du Mans et de Cléon,
17:05selon nos informations qui confirment
17:06celles de l'usine nouvelle.
17:07Justine Vassogne.
17:09Renault sera prêt à faire son devoir.
17:12Le président du constructeur, Jean-Dominique Senard,
17:14prépare les esprits depuis plusieurs mois
17:16à un retour de Renault dans l'industrie de la défense.
17:19Le groupe a même écrit à ses salariés en septembre
17:21pour les prévenir.
17:23Le contrat avec la direction générale de l'armement
17:25est désormais signé.
17:27Renault va fabriquer des drones militaires
17:29dans son usine du Mans,
17:30où sont aujourd'hui produits des châssis
17:32et des pièces de fonderie.
17:34À Cléon, en Normandie,
17:35seront fabriqués les moteurs des drones,
17:37selon nos informations.
17:38Une activité bienvenue pour le site,
17:40ce qui tourne aujourd'hui au ralenti.
17:42Le constructeur n'est pas seul sur le projet.
17:44Il travaille en collaboration avec Turgis Gaillard,
17:47une des pépites françaises de la défense,
17:49de 400 salariés.
17:51Précisément, il s'agira de développer
17:53une munition téléopérée à longue portée,
17:56un drone qui servira aussi
17:57à des missions d'observation et de renseignement.
18:00Selon l'usine nouvelle,
18:01le contrat pourrait rapporter
18:031 milliard d'euros à Renault sur 10 ans.
18:05De son côté,
18:06NG boucle le financement
18:08de son plus grand projet solaire au Moyen-Orient.
18:10situé à Abu Dhabi,
18:12il sera doté de 3 millions de panneaux solaires.
18:14Le projet HV, en 2028,
18:16alimentera environ 160 000 foyers
18:18et réduira les émissions de CO2 d'Abu Dhabi
18:21de plus de 2,4 millions de tonnes par an.
18:24Le contrat s'étalera sur une durée de 30 ans.
18:27Il s'agit de la plus grande centrale photovoltaïque d'ENGIE
18:30à l'échelle mondiale.
18:3219h20 sur BFM Business,
18:33c'est l'heure de la chronique internationale
18:35de Mathieu Jolivet.
18:36Mathieu, vous vouliez revenir ce soir
18:38sur un document de propagande russe.
18:40Il s'agit du podcast d'un influenceur
18:42de la sphère Trumpiste,
18:43Tucker Carlson,
18:44qui s'est entretenu avec un proche de Vladimir Poutine.
18:47Oui, Sergei Karaganov.
18:49C'est un politologue russe,
18:51idéologue,
18:52proche de Vladimir Poutine.
18:54C'est un véritable récit
18:55de la peur du nucléaire
18:56sur fond de détestation de l'Europe.
18:59Écoutez-le.
18:59L'Europe est la source de tous les maux
19:04et revient actuellement aux pires heures
19:06de son histoire.
19:07L'usage de l'arme nucléaire est un péché,
19:10mais s'il le faut,
19:11nous devrons éliminer la menace
19:13que fait placer l'Europe
19:13sur toute l'humanité.
19:17Dans ce podcast américain,
19:19les formules sont glaçantes.
19:21Pour Sergei Karaganov,
19:23l'Europe menace l'humanité
19:25et si la Russie est acculée,
19:27l'arme nucléaire sera utilisée.
19:30Cette propagande,
19:30elle vire à la guerre psychologique
19:32lorsqu'il affirme que Washington
19:34restera spectateur
19:36en cas de frappe nucléaire russe
19:37en Europe.
19:40Si nous frappons Poznan,
19:42il est clair que les Américains
19:43ne répondront jamais.
19:48Quant à mon choix personnel,
19:49ce serait la Grande-Bretagne
19:50ou l'Allemagne.
19:52L'idéologue russe
19:53cherche à jouer la division
19:55entre Américains et Européens.
19:56Oui, Sergei Karaganov
19:57cherche à fissurer
19:58la garantie américaine
20:00qui est vraiment
20:00le pilier central aujourd'hui
20:02de la sécurité européenne.
20:05Il fait bien attention
20:05à dissocier les Etats-Unis
20:08de l'Europe.
20:09Dans son récit,
20:10l'Amérique n'est pas
20:11fondamentalement hostile
20:12à la Russie.
20:13Elle aurait été manipulée
20:15et entraînée
20:15dans les conflits européens.
20:16Nous devrons revenir
20:21à l'option
20:21que j'ai évoquée
20:22à de nombreuses reprises.
20:25Punir nos ennemis européens
20:26en partant de l'idée
20:30que les Etats-Unis,
20:31du moins,
20:31espérons-le,
20:33s'abtiendront de prendre part
20:35à une guerre nucléaire
20:36en Europe.
20:36Alors, ce n'est pas un hasard
20:40si Karaganov déroule
20:42ses messages
20:42dans le podcast
20:43de Tucker Carlson.
20:44Oui, Tucker Carlson
20:45qui est souvent présenté
20:46comme une figure centrale
20:48de la sphère MAGA
20:49et un personnage écouté
20:50dans l'entourage
20:51de Donald Trump.
20:52C'est une ancienne star
20:53de Fox News
20:54qui avait été virée
20:55d'ailleurs
20:55de la chaîne conservatrice.
20:57Les classements de podcasts
20:58le placent
20:59dans le haut du panier
21:00des émissions
21:01News Commentary
21:02aux Etats-Unis.
21:03Tucker Carlson
21:04s'est déjà rendu
21:05deux fois
21:05à Moscou
21:06pour interroger
21:07le ministre des Affaires
21:08étrangères russe
21:09Sergei Lavrov
21:10mais aussi
21:10Vladimir Poutine.
21:12Autre signal,
21:13cet entretien
21:14qu'on vient d'écouter
21:15est repris et mis en ligne
21:16sur le site
21:17International Affairs.
21:19C'est une revue géopolitique
21:20qui a été créée
21:21officiellement
21:22sous la houlette
21:23du ministère
21:24des Affaires étrangères
21:25russe.
21:26Là encore,
21:26rien d'innocent.
21:28Ce site,
21:28il fonctionne
21:29comme un espace
21:30de diffusion
21:30doctrinale
21:32de la doctrine russe
21:33destinée autant
21:34à l'extérieur
21:35qu'au public russe.
21:36La chronique internationale
21:37de Mathieu Jolivet
21:38a retrouvé tous les soirs
21:39dans le 19h éco.
21:40On en vient à l'Etat
21:41qui lance sa contre-attaque
21:42face à Gréboul.
21:43Deux mois après
21:44le placement
21:44en liquidation judiciaire
21:46de Novasco,
21:47l'Etat engage
21:48des poursuites judiciaires
21:49contre le fonds britannique
21:50ancien propriétaire
21:52de l'Aciériste.
21:53L'action menée
21:54avec les salariés
21:55vise à faire remarquer,
21:58reconnaître
21:58les manquements
21:59de Gréboul
21:59dans le redressement
22:01de l'entreprise
22:01et c'est une première
22:02sur le plan juridique.
22:04C'est un peu
22:07un moment historique
22:08souligne maître
22:08Christophe Leclerc,
22:09avocat pour Novasco.
22:11C'est la première fois
22:12qu'une action en justice
22:13est menée conjointement
22:14par l'Etat
22:14et les salariés
22:15d'une entreprise
22:16en liquidation.
22:17L'Etat réclame
22:1795 millions d'euros
22:19d'indemnisation
22:20pour préjudice moral
22:21et perte financière.
22:23Il s'agit de faire reconnaître
22:24le comportement fautif
22:25du fonds britannique,
22:26affirme Sébastien Martin,
22:28ministre délégué
22:29chargé de l'Industrie.
22:30Il me semble
22:30qu'il est indispensable
22:31d'envoyer un message
22:33très clair
22:34à savoir que
22:35face à de tels comportements,
22:38d'une part
22:38l'Etat
22:39ne se laissera pas faire
22:40et ne laissera pas faire
22:41et d'autre part
22:43que l'Etat
22:43est aux côtés
22:45des salariés.
22:46Et donc l'Etat
22:47ne peut accepter
22:48que la collectivité
22:49paie le prix
22:50de la défaillance
22:51de ce fonds d'investissement.
22:53Gréboul
22:53n'a en effet
22:54viré que
22:551,5 million d'euros
22:56sur les 90 promis
22:57pour la reprise
22:58de Novasco
22:59tandis que l'Etat
22:59assurait les 85 millions restants.
23:02Un fiasco industriel
23:03qui a conduit
23:04à la suppression
23:04de 531 emplois.
23:06Un repreneur voyou
23:07selon l'Etat
23:08qui engage également
23:09une procédure pénale
23:10auprès du parquet
23:11pour escroquerie.
23:12L'entreprise
23:13allait plus mal
23:13que prévu
23:14se défend Gréboul
23:15qui assure avoir
23:16honoré ses obligations.
23:18De leur côté
23:18les avocats
23:19des salariés
23:19de Novasco
23:20demandent une indemnisation
23:21juste
23:21pour les 476 salariés
23:23représentés.
23:25Une bataille judiciaire
23:25qui pourrait s'étendre
23:26sur 5 ans
23:27si elle va
23:28jusqu'à la cassation.
23:29Et puis on apprend
23:30ce soir
23:31la mort du styliste
23:32et grand couturier
23:32italien
23:33Valentino.
23:35Il avait 93 ans
23:36en 1970.
23:38Il avait été
23:38le premier
23:38couturier italien
23:40à ouvrir
23:40une boutique
23:41à New York.
23:42A l'agenda de demain
23:43la visite
23:44d'Emmanuel Macron
23:45au Forum économique
23:45de Davos
23:46avec un discours
23:47à 13h.
23:48Le discours
23:48d'Ursula von der Leyen
23:49également à Davos.
23:51On attend une prise de parole
23:52aussi du PDG
23:53de Microsoft.
23:54Et sur l'antenne
23:55de BFM Business
23:567h45
23:56le grand entretien
23:57depuis Davos.
23:58Laure Closier
23:59reçoit Pascal Dalloz
24:00le directeur général
24:01de Dassault Systèmes.
24:02Dans un instant
24:02c'était Kenko
24:03présenté par François Sorel.
24:0419h éco
24:07sur BFM Business