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Retrouvez Les Vraies Voix avec Cécile de Ménibus et Philippe David du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio.
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##VV_PARLER_FRANCE-2026-01-21##

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Transcription
00:00Les Vraies Voix Sud Radio, 17h20, Philippe David.
00:05Bienvenue dans Les Vraies Voix qui font parler la France.
00:09L'émission que vous retrouvez tous les soirs désormais depuis le 5 janvier de 19h à 20h
00:13où j'ai le plaisir d'être en compagnie de François-Louis Bourneau.
00:17Bonsoir François-Louis.
00:18Le plaisir pesait vos mots, la joie Philippe.
00:20Moi je suis très content de vous retrouver ce soir
00:21et je suis très content qu'on puisse encore et encore donner la parole à nos auditeurs
00:25qui sont déjà très nombreux à réagir au 0826 300 300.
00:28Oui, hier on a parlé du harcèlement scolaire.
00:31Vous avez été extrêmement nombreux à nous appeler.
00:33On n'a pas pu donner la parole à tout le monde malheureusement.
00:35Vous avez appelé également, envoyé des messages.
00:38On reparlera de harcèlement scolaire.
00:40Et ce soir il y a un sujet qui vous touche de recherche
00:43puisqu'il est en discussion depuis aujourd'hui au Sénat.
00:47C'est la loi sur la fin de vie, c'est-à-dire euthanasie, suicide assisté.
00:51Et vous êtes déjà nombreux à réagir.
00:53Vous nous avez demandé d'en parler.
00:55Alors je vous le dis, on n'a aucun tabou.
00:57On peut parler absolument de tous les sujets dont les vraies voix font parler la France.
01:02On va donc en parler.
01:03Mais si vous avez d'autres sujets également que vous voulez évoquer,
01:06vous êtes agriculteur par exemple,
01:07et vous êtes satisfait ou pas du recul suite au vote du Parlement européen,
01:11du recul d'entrée en vigueur du Mercosur.
01:13Eh bien bien sûr, vous faites le 0826 300 300 et vous prenez l'antenne.
01:17On vous la donne en tout cas avec Philippe David jusqu'à 20h.
01:19Et puis tiens, si vous avez entendu dans les vraies voix les statistiques des bouchons en France,
01:23vous nous écoutez depuis votre voiture,
01:25vous en avez marre des bouchons, vous vous dites non,
01:27moi ça va de mieux en mieux, le même numéro.
01:29Et c'est euth qui vous prendra au 0826 300 300.
01:32Et tout de suite, on commence donc avec ce premier sujet sur la fin de vie.
01:35Vous êtes très très nombreux à réagir au 0826 300 300.
01:38On commence avec Flavie.
01:40Bonsoir Flavie.
01:41Bonsoir Flavie.
01:42Bonsoir.
01:43Merci, merci d'être avec nous.
01:45Et surtout, bienvenue, on vous écoute.
01:46Oui, on vous écoute Flavie.
01:47Alors, voilà, il y a bientôt 30 ans, là, le 24 février,
01:55ma maman était à la fin de sa vie à cause d'un cancer.
02:00Et les médecins savaient qu'elle ne serait pas la nuit.
02:06Oui.
02:06Parce qu'elle n'arrivait plus à respirer et pas à mort.
02:12Allez-y, prenez tout votre temps Flavie.
02:15On a tout notre temps pour parler.
02:17Le micro vous est ouvert.
02:19Reprenez votre souffle.
02:22Il n'y a aucun problème.
02:23On vous écoute.
02:24Et donc, le médecin est venu nous voir et il nous a dit, vous savez, là, le cœur va lâcher.
02:36Et donc, il nous regarde et il nous dit, qu'est-ce qu'on fait ?
02:41Et avec mon frère, on s'est regardé.
02:45Et on m'a dit, on arrête.
02:47Et donc, il est allé voir les médecins et son confrère et les infirmières qui étaient là.
02:56Et ils ont pris la décision d'arrêter.
03:00Et ils ont fait tout d'abord une sélection profonde.
03:05Et puis ensuite, ils ont administré le cocktail.
03:08Mais on était soulagés, nous, parce qu'on savait qu'on ne pouvait pas aller plus loin.
03:18C'était une question d'heures.
03:23Et on n'en a plus jamais reparlé.
03:28Mais ce que je sais, c'est que j'avais en face de moi un être humain.
03:35Quelqu'un qui comprenait qu'on ne peut pas garder la vie à tout prix.
03:40Même en étant médecin.
03:41Et ça, pour moi, c'est du courage.
03:46Je conçois, je suis totalement d'accord avec vous.
03:49Je le conçois tout à fait.
03:50C'était il y a 30 ans, vous l'avez dit.
03:52Le 24 février, donc dans un tout petit peu plus d'un mois.
03:55Est-ce qu'à l'époque, il n'y avait pas encore la loi Leonetti, si je ne m'abuse ?
03:59Je ne suis pas certain qu'il n'y avait rien du tout.
04:03Il était condamnable.
04:04Il était condamnable.
04:05Et vous qui aviez donné votre accord, peut-être aussi, étiez-vous condamnable à l'époque ?
04:10Et manifestement, 30 ans plus tard, vous n'avez aucun regret ?
04:14Non, aucun.
04:18Elle a arraché toutes les fusions.
04:23Elle ne voulait plus.
04:26Donc, vous voulez aller contre ça ?
04:29Non.
04:30Non, et je ne me sens pas en droit de juger qui que ce soit qui prendrait une telle décision.
04:35Je voudrais vous poser une question.
04:37Comme c'est un débat qui touche à l'intime,
04:39je vous pose la question.
04:41Si vous ne voulez pas répondre, évidemment, vous ne répondez pas.
04:45Et est-ce qu'avec votre maman, à l'époque, vous aviez évoqué,
04:49que ce soit dans une discussion de tous les jours,
04:52ou lors d'un repas en famille, ou en écoutant la radio,
04:55ou en regardant la télévision,
04:57le sujet de la fin de vie, de l'euthanasie, du suicide assisté ?
05:02Ça n'a jamais été un tabou.
05:06La mort fait partie de la vie.
05:08Je ne vois pas pourquoi on fait un drama avec ça.
05:12C'est normal.
05:13On est, on vit, on meurt.
05:15On fait partie.
05:16Tout ce qui est sur cette terre meurt.
05:19On fait partie de notre planète.
05:21Je ne vois pas où est le problème.
05:23Et ils ont vécu, ils sont morts.
05:27Bon, voilà.
05:31– Est-ce que vous pensez qu'aujourd'hui, la loi Leonetti,
05:34alors on ne la connaît pas par cœur, va assez loin,
05:37ou est-ce que vous êtes partisane, par exemple,
05:40qu'on vote une loi, alors c'est à l'étude évidemment,
05:42sur l'euthanasie, dans quelles conditions, le suicide assisté ?
05:46– Il faut que ce soit très, très, très cadré.
05:50– Ça, évidemment.
05:51Pour éviter, par exemple, pour avoir un héritage un peu plus tôt.
05:54– Nous avons eu une circonstance qui est extrême,
05:59et il n'y a pas, il y a certainement des gens qui vivent ça aussi.
06:05Mais en ce qui concerne le reste,
06:11c'est vrai qu'on a toujours le droit de changer d'avis.
06:14et il faut être prudent.
06:17– Flavie, oui, restez avec nous,
06:20parce que ça réagit déjà beaucoup au 0826 300 300.
06:23– On a Ludovic qui est avec nous, Ludovic Domna.
06:26Bonsoir Ludovic.
06:27– Bonsoir Ludovic.
06:28– Bonsoir, bonsoir à tous, comment allez-vous ?
06:31– Très bien, merci de nous rejoindre pour parler de ce sujet avec nous,
06:34avec nos auditeurs.
06:35Vous vous dites opposer, justement, au suicide médical assisté.
06:39Pour vous, il faut privilégier la vie, c'est ce que vous nous dites.
06:43– Oui, c'est mon point de vue.
06:45C'est un témoignage extrêmement poignant que Flavie vient de nous donner.
06:50– Et qui est très courageux, d'ailleurs.
06:52C'est très courageux d'en parler à l'antenne.
06:54– Moi, je trouve, oui, tout à fait.
06:56Ça demande une grande force.
06:57Et on voit que 30 ans après, c'est encore à vif.
07:00Je crois que, en fait, vous savez,
07:03moi, mon principe, c'est que déjà, la vie est précieuse.
07:06On a pu abolir la peine de mort.
07:09Et pour moi, c'est quelque chose qui a grandi la France.
07:11Et je crois que même pour les pires atrocités,
07:17on privilégie la vie.
07:18Et pour nos anciens ou même les gens qui souffrent,
07:21je pense qu'on a encore de la recherche à faire.
07:23Je crois vraiment en la science, en l'évolution.
07:27Je pense que, bien sûr, que je conçois tout à fait
07:30qu'on puisse à un moment, à un autre, mettre fin de sa vie.
07:33Je crois que ça doit être une rare exception.
07:37Et en tant que tel, en fait,
07:38je ne suis pas opposé au fait qu'on puisse décider de sa fin.
07:44Moi, personnellement, pour vous donner une situation de vie,
07:48j'avais une dame que je considérais comme une maman
07:51dont j'étais très proche.
07:53Et un jour, en fait, a disparu.
07:55Et on l'a retrouvé suicidée quelques jours plus tard, malheureusement.
08:00Et ça a été l'inconnu de savoir pourquoi les conditions sont suicides.
08:04Et pour nous, parce qu'on était proche d'elle,
08:07on s'est imaginé, comme son père était décédé d'une maladie
08:10qui avait beaucoup souverte.
08:11Elle nous avait toujours dit, si un jour, j'ai quelque chose comme ça,
08:14je ferai en sorte de ne pas souffrir.
08:16Je crois que, voilà, cette décision-là, c'est du suicide.
08:20De toute façon, je déteste la loi telle qu'elle a été formulée en première lecture.
08:25Pour moi, elle laisse trop de cadres d'ouverture.
08:29On entend des médecins, quand ils veulent changer les choses,
08:33et bien, un médecin peut trouver une solution
08:35ou essayer de discuter parce qu'il y a des problèmes psychologiques.
08:38Et malheureusement, c'est inclus aussi dans cette loi-là,
08:41en tout cas dans le cadre de la première lecture.
08:44Et en fait, je crois vraiment qu'on peut privilégier la vie.
08:46C'est aussi la science qui peut permettre à nos anciens de ne pas souffrir.
08:50Pour moi, la situation, c'est la souffrance.
08:55Ça doit être aboli.
08:56C'est pour ça qu'il faut privilégier les soins palliatifs.
08:59On a une loi qui existe, malheureusement.
09:01Trop de départements, je crois qu'on a une dizaine de départements
09:03qui ne sont même pas encore équipés de soins palliatifs.
09:06Et vous savez...
09:07Je crois qu'il y a plus de dix départements
09:10qui n'ont pas de soins palliatifs, nettement plus.
09:12Ah oui, bon, excusez-moi.
09:13Alors, je vais vous poser l'information.
09:14Je crois, je vais vérifier, mais...
09:16Oui, oui.
09:17Allez-y, Flavie.
09:18Allez-y, échangez avec Ludovic.
09:19Oui, à ce propos, je profite de l'antenne.
09:26Nous avons apte.
09:27Ils nous ont supprimé la maternité
09:29et ils nous ont supprimé le service de chirurgie.
09:33On s'est battus et on n'a pas réussi.
09:36Et on a encore moins un service.
09:40Enfin, je pense qu'ils font ce qu'ils peuvent.
09:42Malheureusement, c'est compliqué.
09:43Ça, après, vous savez, ça n'a rien à voir avec le débat,
09:46mais c'est les contraintes budgétaires, etc.
09:47pour en maintien un hôpital, une maternité,
09:50tel service, on le ferme, on le transfère ailleurs, etc.
09:53Vous voyez ce que je veux dire.
09:54Oui, mais nous, on est en clavé.
09:56Et le problème, c'est que ça n'arrivera pas demain aux gens de...
09:57On est dans une région en clavé et c'est compliqué.
09:59Oui.
10:00Vous disiez, Ludovic ?
10:02Je vous avais tout dit, Philippe,
10:03et que demain, ça n'arrivera pas.
10:04Et les gens, on dira, c'est plus facile de mourir que de...
10:07Vous voyez, il y a tous ces dérives-là qui sont trop risquées.
10:11Pour moi, le fait d'une euthanasie,
10:12ça doit être une décision qui doit être collégiale, déjà médicalement,
10:15avec des psychologues et pas dans les conditions que ça a été établi.
10:19Donc ça doit être très, très, très encadré.
10:21Et je pense que la déontologie doit primer.
10:24Et respectons la vie avant toute chose
10:25et commençons déjà par soigner,
10:27en faisant en sorte que nos vivants
10:29n'aient pas de contraintes budgétaires.
10:31Vous savez qu'on a toute une génération d'anciens
10:34qui vont arriver sous peu.
10:35Oui, les baby-boomers, comme on dit.
10:38Si on a déjà une saturation de nos services médicaux classiques,
10:43imaginez ce que ça va être pour le...
10:45Donc c'est une catastrophe qui s'annonce.
10:47Et la solution, peut-être pour certains,
10:50c'est de dire que c'est facile de mourir.
10:54Et je ne pense pas personnellement.
10:56Moi, personnellement, j'ai aussi connu ma grand-mère
10:58qui avait 70 ans et qui en avait des fois un petit peu fatiguée.
11:01Elle dit, moi, je ne cherche plus à rien, je préfère mourir.
11:04Et puis, quelques semaines après, elle souriait.
11:06Donc la vie, la science évolue.
11:09Donc c'est vrai que quand on est à la dernière étape finale,
11:12comme la maman de Flavie,
11:14j'entends tout à fait que la maman,
11:16là, c'est le moment de le faire.
11:17Mais vous savez, les médecins sont des gens
11:19qui savent des fois faire des petites maladresses.
11:22Ça arrive de mettre un petit peu trop de produits.
11:25La personne s'endort paisiblement.
11:27Le corps lâche.
11:28Oui.
11:29Ludovic, et Flavie, vous restez avec nous.
11:32On va continuer justement de parler de ce sujet avec vous,
11:34bien sûr, et aussi avec tous les auditeurs.
11:36Vous, peut-être, vous êtes intéressé de prendre la parole sur ce sujet.
11:40Peut-être que vous craignez de souffrir à la fin de votre vie.
11:43Vous avez un point de vue quelconque sur, justement, la fin de vie.
11:46Dites-le nous au 0826 300 300
11:48et sur nos réseaux sociaux si vous voulez nous écrire
11:49avec le hashtag Les Vraies Voix.
11:51Et si vous voulez témoigner, on le dit, évidemment,
11:54on peut changer votre prénom à l'antenne.
11:56Si vous voulez vraiment garder un anonymat un peu plus grand, quoi.
12:01Tout est ouvert.
12:02Ce micro vous est ouvert pour ce débat qui nous concerne toutes et tous.
12:06A tout de suite.
12:08Sud Radio.
12:09Parlons vrai.
12:09Parlons vrai.
12:10Sud Radio.
12:10Parlons vrai.
12:11Sud Radio.
12:11Parlons vrai.
12:14Retour des Vraies Voix font parler la France
12:16avec, bien sûr, François-Louis Bourneau
12:17sur ce sujet lourd dont vous avez voulu parler.
12:20Puisque, je le rappelle, le Sénat est en train d'étudier
12:22la loi sur la fin de vie.
12:25Une loi sur la fin de vie dont on parle depuis très longtemps.
12:27Et vous êtes très, très nombreux à réagir au standard, François-Louis.
12:30Absolument, Philippe, c'est un sujet qui vous fait réagir
12:32et peut-être que vous êtes très bavard à ce sujet
12:36parce qu'il y a beaucoup de choses à dire concernant la fin de vie.
12:39D'ailleurs, on a discuté avec Ludovic et Flavie tout à l'heure,
12:42mais on va prendre Corinne Depau qui est avec nous.
12:44Bonsoir, Corinne.
12:44Flavie et Ludovic, restez avec nous
12:46parce qu'on va vous laisser échanger, bien sûr, entre vous.
12:48Prenez la parole au 0826 300 300.
12:51Bonsoir, Corinne.
12:51Bonsoir, Corinne.
12:53Bonsoir à tous.
12:54Merci de prendre la parole.
12:55Merci pour votre courage.
12:57Merci à vous pour ce sujet.
12:58On n'en parle pas assez, justement.
13:00C'est pour ça que vous nous avez voulu en parler
13:03et nous, on vous donne la parole.
13:04C'est pour ça.
13:05Merci.
13:06Donc, une question toute simple.
13:08Pourquoi la mort est fraie ?
13:10Pourquoi faut-il la contourner ?
13:12Et pourquoi c'est un sujet tabou ?
13:14Je veux dire, j'ai accompagné mon mari jusqu'à la fin.
13:18Donc, on lui a annoncé un cancer incurable.
13:23Il avait 38 ans seulement.
13:25On lui a dit, vous en avez pour 6 mois minimum.
13:28Deux ans maximum.
13:29Donc, en fait, on espérait un miracle, évidemment.
13:36Bien sûr.
13:38Mais avec ce diagnostic, moi, je me suis rendu compte que pendant la maladie,
13:44personne ne parlait de la mort, en fait.
13:46personne n'était dans l'accompagnement de cette ultime mort qu'on ne peut pas déprogrammer, en fait.
13:57Éviter.
13:57Donc, moi, je me suis sentie très, très seule à la fin de sa maladie.
14:01Je ne vais vous parler que de la fin parce qu'il a été d'un courage extraordinaire.
14:05Il a beaucoup, beaucoup souffert.
14:07Donc, qu'est-ce qu'il avait comme médicament ?
14:09Ébuprofène.
14:10Voilà.
14:10C'est-à-dire, pour les auditeurs qui ne le savent pas, c'est un anti-inflammatoire.
14:14C'est-à-dire que c'est plus puissant que du paracétamol, quoi.
14:16Mais ce n'est même pas un opiacé type la morphine, par exemple.
14:20Voilà.
14:21Donc, il a énormément souffert.
14:22Et puis, il y a eu la dégradation du corps aussi, qui était insupportable.
14:29Donc, il était méconnaissable à la fin.
14:33Et alors, ce qui m'a beaucoup surpris aussi, c'est que comme on ne parle pas de la mort,
14:38on ne parle pas de l'accompagnement.
14:40Et nous, on avait décidé de prendre l'HAD.
14:45Hospitalisation à domicile.
14:46Voilà, c'est ça.
14:48Pour être le plus possible à la maison, avec notre petite fille de deux ans.
14:53Oui.
14:53Et en fait, personne ne parlait de la mort, en fait.
15:02Et mon mari, quand il a été hospitalisé avant de mourir,
15:08il souhaitait entrer à la maison.
15:12Et le service n'a pas autorisé son retour à la maison.
15:18Et du coup, il est décédé à l'hôpital,
15:20alors qu'en fait, son souhait, c'était de rentrer à la maison
15:24et de mourir dans mes bras.
15:27Et d'être à la maison avec notre petite fille.
15:29Et ça, c'est même pas respecté, en fait.
15:32Corinne, je vais vous poser une question.
15:34Je le dis pour toutes et tous qui nous appelaient ce soir.
15:38Si une question ne vous convient pas, évidemment,
15:40vous dites, je préfère ne pas répondre.
15:42Il n'y avait pas d'unité de soins palliatifs ?
15:44On peut dire de quelle ville vous nous appelez ou pas ?
15:46Oui.
15:47Vous êtes de Pau.
15:48Il n'y avait pas d'unité de soins palliatifs à Pau
15:50ou même un peu plus loin, à 50 kilomètres, à Tarbes ?
15:54En fait, nous, on était restés dans le service gastro.
15:58On était restés dans le service gastro
16:00parce que comme on avait l'achaté à domicile,
16:02en fait, mon mari, il avait de l'acide dans le ventre.
16:04Donc, tous les trois jours...
16:05Alors, l'acide, je l'explique.
16:07On a le ventre qui gonfle parce qu'on a un liquide
16:09qui s'appelle l'acide qu'il faut aller pomper régulièrement.
16:12C'est bien ça.
16:12Voilà.
16:13Donc, il fallait lui retirer cet acide tous les trois jours.
16:16Donc, en fait, on rentrait, on arrivait à l'hôpital.
16:19On lui mettait une aiguille énorme dans le ventre
16:22pour lui retirer ce liquide.
16:24Et après, une fois que c'était terminé,
16:26on pouvait rentrer à la maison.
16:28Donc, je l'accompagnais pour faire cet acte.
16:30Et là, en fait, ils nous ont retenus à l'hôpital
16:34en nous disant qu'il fallait attendre la prochaine ponction,
16:40que ça ne servait à rien de rentrer à la maison
16:42parce que, voilà.
16:44Et en fait, il n'a jamais eu cette dernière ponction.
16:47Et du coup, ils nous ont empêchés involontairement
16:50de rentrer à la maison parce qu'ils n'avaient pas conscience
16:52de notre souhait.
16:53Et moi, après, je l'ai dit à la chef de service,
16:57je lui ai expliqué ce que, pour nous,
17:00pour moi, ce n'était pas possible
17:02de ne pas respecter son dernier choix
17:04parce que mon mari, c'était quelqu'un
17:06qui était très, très courageux,
17:08qui ne s'est jamais plaint de son sort.
17:11Et je n'ai pas pu exaucer sa dernière volonté.
17:14Et pour moi, ça a été terrible, en fait,
17:16de ne pas avoir pu le ramener à la maison, si vous voulez.
17:20Non. Après, il faut savoir qu'une fois
17:24que mon mari est décidé à l'hôpital,
17:27j'ai appelé les pompes funèbres
17:29qui ont ramené mon mari à la maison
17:31et j'ai pu veiller son corps
17:33plusieurs jours à la maison
17:35en attendant les obsèques.
17:37Ça, on a le droit de le faire.
17:38Et heureusement, il n'y a pas de loi
17:39qui nous interdit de faire ça.
17:41Donc, je le dis à l'antenne
17:42pour que les gens qui sont comme moi...
17:44Moi, je ne le savais pas.
17:45On me l'a dit.
17:46Je l'ai appris vraiment tout à fait par hasard.
17:48Et heureusement qu'on me l'a dit à ce moment-là.
17:52Donc, ça, c'est encore autorisé.
17:53Et pour moi, c'est très important
17:55de faire des obsèques,
17:58de rendre hommage à la personne qui décède
18:00et de prendre tout son temps pour le faire, en fait.
18:03Bien sûr.
18:04Corinne, on va faire réagir Ludovic
18:07qui est avec nous
18:08et puis Flavie
18:08qui sont au standard avec nous.
18:11On a un petit peu de temps avant la pub.
18:14Je vous laisse réagir.
18:15Qui veut réagir Ludovic ?
18:16Flavie, pour parler à Corinne,
18:17avec Corinne, pour réagir à ses propos ?
18:19Son témoignage.
18:20Écoutez, moi, je trouve que c'est
18:21une histoire terrible.
18:24De toute façon, malheureusement,
18:25la fin de vie est toujours quelque chose d'horrible.
18:27Absolument.
18:27J'ai été pompier volontaire.
18:32J'ai vu des choses.
18:33Voilà, la fin de vie n'est malheureusement
18:34jamais joyeuse.
18:37Et c'est rare sont les chanceux
18:38à s'endormir
18:39et s'éteindre en s'endormant dans leur sommeil.
18:43Donc, c'est vrai que c'est toujours compliqué.
18:45Et je crois que c'est terrible pour une famille
18:46de ne pas pouvoir
18:47exaucer la dernière volonté
18:50d'un de ses proches.
18:53Mais après, à mes yeux, en fait,
18:56comme a dit la madame,
18:57à juste titre,
18:58la mort, c'est...
18:59Il faut qu'on se pose.
19:01Il n'y a pas de tabou.
19:01C'est dommage d'avoir des tabous de ça
19:02parce que la mort, c'est la fin de la vie.
19:05La vie, c'est plein de belles choses aussi.
19:07C'est tout ce qu'on a vécu.
19:08C'est aussi pour ça qu'on est
19:09à triter des gens qui meurent
19:13parce que c'est des gens qu'on aime.
19:14Je ne pense pas qu'on ait fait beaucoup
19:16tous la tronche quand Éclerc est mort.
19:18Donc, c'est extrêmement dur.
19:21Et en fait, je crois que chacun doit
19:23à deux questions se poser personnellement.
19:26C'est comment je vais agir
19:27par rapport à la perte d'un proche.
19:30Et comment j'agirais
19:32quand le jour on me dira
19:33que je suis condamné.
19:35Et après, avoir chacun,
19:36c'est une approche philosophique
19:38et psychologique.
19:39Restez avec nous, en tout cas,
19:42vous auditeurs qui prenez la parole
19:44sur Sud Radio avec Philippe David
19:46jusqu'à 20h.
19:49On aura Marion, juste après,
19:50qui est présidente de l'association
19:51des soins palliatifs du Tarn-et-Garonne
19:54pour parler de ce sujet.
19:54Et Sophie, pour parler de ce sujet
19:57qui est la fin de vie
19:58qui vous fait énormément réagir
20:00sur nos réseaux
20:00et puis surtout au 0800 26 300 300.
20:02On vous laisse la parole
20:03jusqu'à 20h avec Philippe.
20:04A tout de suite.
20:05A tout moment de la journée,
20:08prenez la parole sur Sud Radio.
20:09Les vraies voix Sud Radio,
20:1117h20, Philippe David.
20:14Les vraies voix font parler la France
20:16avec François-Louis Bourneau.
20:17On parle de ce sujet lourd
20:18qui est étudié en ce moment même
20:20au Parlement,
20:21la loi sur la fin de vie.
20:23Et ça réagit énormément
20:25au 0800 26 300 300.
20:27Je rappelle que ce micro vous est ouvert,
20:29que vous pouvez absolument tout dire,
20:31que si vous voulez changer votre prénom,
20:33il n'y a absolument aucun problème.
20:35et que vous êtes vraiment les bienvenus
20:37pour témoigner au micro.
20:39Des vraies voix font parler
20:40la France de Sud Radio.
20:41François-Louis.
20:41Absolument.
20:42Et on va continuer à prendre vos témoignages,
20:44bien sûr, comme l'a dit Philippe.
20:45On reprend les témoignages avec Marion.
20:48Bonsoir Marion.
20:50Bonsoir.
20:50Bonsoir Marion.
20:51Vous êtes présidente,
20:52si je ne me trompe pas,
20:53du centre de soins palliatifs
20:55du Tarn-et-Garonne.
20:57De l'association, oui.
20:59De l'association,
21:00présidente de l'association.
21:02Absolument.
21:02Dites-nous tout.
21:03Eh bien, donc je réagis
21:06parce que je trouve que
21:07les témoignages sont toujours touchants.
21:09Nous, on les entend au quotidien.
21:10Bouleversants, même.
21:11Et bouleversants,
21:12mais je tiens à dire
21:13qu'il y a un monsieur,
21:15enfin Ludovic,
21:15qui a dit que la fin de vie
21:16est toujours horrible,
21:18jamais joyeuse.
21:18Je crois que, quand même,
21:20on peut se dire
21:20qu'en 2026,
21:22la fin de vie aussi
21:23peut être paisible,
21:25intense.
21:26Il y a des belles choses
21:27qui peuvent se vivre encore.
21:28Et c'est bien pour ça aussi
21:29qu'on plaidoie
21:31pour les soins palliatifs
21:32et pour dire que
21:33quand il n'y a plus de souffrance
21:35et on est capable aujourd'hui
21:36quand même de résoudre
21:37beaucoup de souffrance,
21:39il y a des très belles choses
21:39qui peuvent être vécues.
21:41Alors, c'est un message
21:41très positif
21:42que vous nous livrez là, Marion.
21:43Et vous me permettez, Marion,
21:44avant de prendre Sophie avec vous,
21:46moi j'ai rencontré,
21:47j'avais une personne
21:49que je connaissais un peu
21:50qui était médecin
21:51en soins palliatifs
21:52et qui m'avait dit
21:53« Je n'en étais pas revenu,
21:54c'était il y a une trentaine d'années
21:56qu'elle ne changerait pas
21:56de spécialité
21:57tant elle était,
21:59c'était fort la relation
22:00avec les patients. »
22:01Et moi, je lui avais dit
22:02« Je ne sais pas comment tu fais
22:03pour faire ce travail. »
22:04Et je dois dire
22:04toute l'admiration,
22:05je pense,
22:06que nous avons tous
22:07pour ces personnels soignants,
22:08médecins, infirmières,
22:09aide-soignants, etc.
22:11qui travaillent
22:11dans tous les secteurs,
22:13Marla particulièrement
22:14parce que pour les soins palliatifs,
22:15il faut vraiment avoir
22:16le cœur bien accroché.
22:18Et vous aussi,
22:19vous avez beaucoup de courage
22:19à nous livrer
22:20et tout ce très précieux témoignage.
22:22Et si vous permettez, Marion,
22:23on va faire réagir Sophie
22:24qui est à l'antenne,
22:26qui attend.
22:27Bonsoir Sophie.
22:28Oui, bonsoir Sud Radio.
22:30Merci à vous.
22:31On vous écoute.
22:32Vous voulez témoigner ?
22:33Oui.
22:33Alors, écoutez,
22:34moi, il y a exactement
22:3516 ans, jour pour jour,
22:37le 21 janvier 2010,
22:39j'ai accompagné mon papa
22:40en fin de vie.
22:41Excusez-moi,
22:41ça a un peu d'émotion.
22:43Vous prenez tout votre temps.
22:44Il n'y a aucun problème.
22:45Oui.
22:46Alors, je voudrais aussi
22:47laisser la parole à d'autres,
22:48mais moi, mon témoignage,
22:49c'est de dire
22:50qu'entre la fin de vie
22:52et la phase terminale,
22:54je crois que les médecins
22:55savent vous guider
22:57et connaissent
22:58les paramètres
23:01qui font qu'on sait
23:02que ça va être
23:03une phase terminale.
23:04Elle peut durer
23:05deux, trois jours,
23:06quatre jours,
23:07alors qu'une fin de vie,
23:08ça peut être
23:09beaucoup plus long.
23:10Et dans la phase terminale,
23:12une fois que les paramètres,
23:14notamment l'insuffisance cardiaque,
23:16insuffisance pulmonaire,
23:18insuffisance rénale
23:20ne fonctionnent plus,
23:23il y a vraiment,
23:24c'est le moment,
23:25c'est le corps
23:26qui n'en veut plus.
23:27Alors que des fois,
23:27en fin de vie,
23:28il y a des gens
23:29qui luttent.
23:30Et là,
23:31moi, dans mon cas,
23:32j'ai pu accompagner mon papa,
23:33c'était au petit hôpital
23:35de Mazamé
23:37qui est malheureusement fermé.
23:38j'ai eu une équipe
23:41de personnes autour de moi
23:44parce que mon papa
23:45a été hospitalisé
23:46les douze derniers jours
23:47de sa vie.
23:48Une équipe formidable.
23:50Et en plus,
23:50j'ai eu la chance
23:51de pouvoir mettre un lit
23:53à côté de lui
23:53et je ne l'ai jamais quitté.
23:56Je lui ai tenu la main
23:57jusqu'au bout.
23:58On a même pu attendre
23:59que mon frère arrive
24:00parce qu'il était sur Paris
24:02et il est mort
24:04en nous tenant la main.
24:05Et ça,
24:06je ne remercierai jamais assez
24:07ces personnes
24:08qui ont été là,
24:09qui nous ont accompagnés
24:10parce que c'est un moment
24:11très éprouvant.
24:13Mais en tout cas,
24:14ça m'a permis
24:14de faire le deuil
24:16et de voir souffrir quelqu'un
24:18ou bien qu'il avait
24:20une sédation.
24:21Et le médecin,
24:22quelques jours avant,
24:233-4 jours avant,
24:25il avait une leucémie
24:27depuis 15 ans.
24:28D'accord, oui.
24:29Et sa leucémie
24:30a pris une formule virulente
24:32associée à une bronchopneumopathie.
24:35Oui.
24:35Et on savait que,
24:36voilà,
24:36il m'a dit
24:38c'est très grave,
24:40il m'a expliqué,
24:41il m'a dit
24:41et à ces mots,
24:44je lui ai dit
24:45mon papa avait dit
24:46pas d'acharnement thérapeutique.
24:47Il m'a dit ok.
24:48Donc,
24:49il a fallu déjà arrêter
24:50tout le traitement
24:51qu'il avait en place
24:52pour sa leucémie.
24:53D'accord.
24:54et on n'a gardé que les traitements
24:57qui étaient pour enlever
24:59la douleur
24:59et la sédation,
25:01tout ça a été vraiment
25:02très contrôlé
25:03alors que la veille au soir,
25:05il avait fait un globe vésical
25:06qui est d'une...
25:08les médecins m'ont dit
25:10ça consiste en quoi
25:11en globe vésical,
25:12désolé ?
25:12C'est-à-dire que les reins
25:13se bloquent,
25:14la vessie se remplit
25:16et là,
25:17quand le patient
25:17n'a plus les moyens
25:19de faire sortir
25:20sa souffrance,
25:21mon papa,
25:22pourtant il était
25:23ce qu'ils appellent
25:24dans un semi-comma,
25:25avait encore une espèce
25:26de petite contraction
25:27au bout des doigts.
25:28Mais moi,
25:29je l'ai vu
25:29parce que j'étais là,
25:30mais il faut aussi
25:32laisser les familles,
25:34celles qui le souhaitent,
25:35parce que c'est dur,
25:36mais aux côtés
25:38de ces gens
25:39qui sont en train de partir.
25:40Ne nous fermez pas les portes
25:42et heureusement
25:43que ça ne m'est pas arrivé
25:45pendant la période de Covid
25:47parce que je vous assure,
25:47j'ai défoncé la porte
25:48de l'hôpital
25:49pour pouvoir assister mon père.
25:52Il m'a assisté
25:52toute ma vie
25:53et la seule chose
25:53que je pouvais faire pour lui
25:55c'est d'être là
25:55jusqu'au bout.
25:57Je vous avoue
25:58que j'ai un de mes amis
25:59qui a perdu son père
26:00pendant la période Covid
26:01et ce n'était pas du Covid,
26:02il n'a même pas pu aller le voir
26:03dans son cercueil
26:04et les obsèques
26:06qui avaient lieu à 10 personnes
26:07et je trouve ça
26:08mais tellement ignoble
26:09et en plus,
26:10il y avait soupçon de Covid
26:11mais ce n'était pas un Covid,
26:12je trouve ça
26:13ne pas dire adieu
26:14à ses proches,
26:15je trouve que c'est
26:16à mon avis
26:17une rupture de civilisation,
26:19mais vraiment
26:19une rupture de civilisation,
26:20je n'ai pas d'autres mots
26:21là-dessus.
26:22Restez avec nous Sophie,
26:23on va faire réagir Marion.
26:25Sophie,
26:26une dernière question
26:26Sophie,
26:27on donnait la parole
26:27à Marion,
26:28à l'hôpital de Mazamé,
26:29on peut supposer
26:30que votre père
26:30n'était pas en unité
26:31de soins palliatifs.
26:32Non,
26:33il était rentré
26:34en oncologie,
26:35vous savez,
26:37il n'y avait pas de,
26:38mais il y a eu
26:38une veilleuse de nuit,
26:40un personnel,
26:41mais vraiment,
26:42mais d'une attention,
26:44je leur ai fait
26:45une lettre de remerciement
26:46et vraiment,
26:48c'est énorme.
26:49je reprends le,
26:51enfin Corinne tout à l'heure
26:52qui a parlé
26:52où elle n'a pas pu assister,
26:54mais on a besoin de ça
26:56quand on aime les gens,
26:57on est là jusqu'au bout
26:58et ça peut être traumatisant
27:00pour le restant de notre vie
27:01d'avoir manqué
27:02à ce moment
27:03où on va se séparer.
27:04Bien sûr,
27:05restez avec nous Sophie,
27:06Marion,
27:07qu'est-ce que vous voulez
27:07répondre à Sophie
27:08dans ce très beau
27:09et très courageux témoignage ?
27:11Je trouve que c'est vrai,
27:13en effet,
27:13c'est un peu le lieu
27:14de tous les possibles
27:15les soins palliatifs
27:16et ce que je voudrais
27:17peut-être corriger
27:18par rapport à cette question
27:21des territoires
27:21où il n'y a pas
27:22d'unité de soins palliatifs.
27:24Ce n'est pas parce qu'il n'y a pas
27:24d'unité qu'il n'y a pas
27:25des soins palliatifs.
27:27Il y a beaucoup
27:28d'équipes mobiles qui existent,
27:29il y a l'hospitalisation
27:30à domicile
27:31avec des soignants
27:31qui sont formés,
27:33il y a des soins palliatifs
27:33dans les EHPAD.
27:35Donc on peut,
27:36enfin voilà,
27:37nous on fait partie
27:37des départements
27:38où il n'y a pas
27:38d'unité de soins palliatifs
27:39et pourtant,
27:41on est beaucoup
27:41à se mobiliser
27:42pour donner accès partout
27:44aux soins palliatifs.
27:45Alors on espère bien sûr
27:46que la loi nous aide
27:48et développe
27:49et on va créer
27:50une unité cette année
27:51et tout ça,
27:51mais partout il y en a
27:53et tout le monde
27:54peut s'engager aussi.
27:56Voilà, moi j'accueille
27:57toutes les semaines
27:58des nouveaux bénévoles
27:59qui toquent
27:59et qui veulent s'engager
28:01pour accompagner.
28:02C'est à la portée
28:02de tous.
28:04Il faut juste être
28:05humain
28:07et se former.
28:09On a une formation
28:10qui est exigeante
28:11en accompagnement
28:11régulier des bénévoles.
28:13Mais en tout cas,
28:14tout le monde
28:14peut prendre sa part
28:15pour accompagner
28:16jusqu'au bout.
28:18Et c'est vraiment
28:19l'enjeu de ce débat,
28:20c'est de dire
28:21est-ce qu'on veut abandonner
28:22ou est-ce qu'on veut
28:23accompagner jusqu'au bout
28:26mais en société.
28:27Ce n'est pas que
28:27la responsabilité
28:29des soignants
28:29et cette responsabilité,
28:31ils veulent la garder
28:33aussi de pouvoir
28:34accompagner jusqu'au bout.
28:36Et c'est vraiment
28:36ce que la société
28:38d'accompagnement
28:39et de son palliatif
28:40dénonce.
28:41C'est de dire
28:41dans ce contexte
28:43tendu pour les soignants,
28:44on veut leur demander
28:45de faire de l'acte
28:48de donner la mort
28:48un acte de soin
28:49alors que c'est
28:51le fait d'abandonner
28:52pour eux.
28:53C'est quand même
28:53de baisser les bras
28:54et de se dire
28:54qu'on ne pourra pas soigner.
28:55C'est très violent.
28:57Et je crois que les soignants
28:57n'ont pas besoin de ça
28:58en ce moment.
28:59Ils ont plutôt besoin
29:00qu'on les laisse
29:00prendre le temps
29:01d'accompagner.
29:02Et les unités de soins palliatifs
29:03sont pleines de soignants
29:04heureux d'y travailler
29:05comme vous le disiez tout à l'heure
29:06parce qu'ils ont le temps
29:08de prendre soin.
29:09Vous êtes pleine de positivité.
29:10Ça fait très plaisir
29:11d'entendre votre témoignage.
29:13On sent que vous avez
29:13l'habitude de rassurer
29:15et surtout de donner
29:15des messages
29:16pleines de positivité
29:19parce qu'il faut quand même
29:20rester dans le positif
29:20quand on est dans des périodes
29:22parfois très très compliquées.
29:24On va redonner la parole
29:25à Corinne de Pau
29:26avec qui on était
29:29en train d'échanger
29:29tout à l'heure.
29:29Corinne ?
29:30Qu'est-ce que vous voulez répondre
29:31au témoignage de Sophie
29:32et de Marion ?
29:33Sophie qui, comme vous,
29:34votre mari,
29:35n'ont pas pu aller
29:36en soins palliatifs
29:37alors qu'on a une responsable
29:38de soins palliatifs
29:38qui nous a appelés.
29:39D'ailleurs, on attend encore
29:41vos témoignages
29:42au 0826-300-300.
29:44Absolument, allez-y Corinne.
29:45Corinne ?
29:46Moi, en fait,
29:46je voulais revenir
29:47sur la douleur,
29:48comment la douleur est traitée.
29:50Mais moi, par exemple,
29:51si j'avais dû vivre
29:52ce que mon mari a vécu,
29:54de suite, je fais un papier
29:56et je demande de t'en avie
29:57parce que je ne comprends pas
30:00pourquoi ce n'est pas légal
30:01en France,
30:02c'est légal au Luxembourg,
30:03au Portugal,
30:04en Belgique.
30:04Moi, je suis très entolaire
30:06que cette loi
30:07n'arrive pas à passer.
30:09Mais je veux dire,
30:10pourquoi souffrir ?
30:11Quand on n'arrive plus
30:12à manger pendant des mois
30:13et des mois,
30:14quand on a des organes
30:15qui ne fonctionnent plus,
30:16mais ça sert à quoi
30:17de laisser la personne souffrir
30:18à temps qu'elle soit
30:19dans le coma
30:20ou à temps qu'elle puisse
30:21plus parler,
30:23qu'elle puisse plus s'exprimer ?
30:24Pourquoi on ne demande
30:25pas aux patients ?
30:26Qu'est-ce que vous voulez ?
30:27Est-ce que quand le moment
30:28sera voulu
30:29ou quand vous allez le demander,
30:30êtes-vous pour l'euthanasie
30:32ou pas ?
30:32Oui, je suis pour l'euthanasie
30:33et je veux l'euthanasie
30:34au moment
30:35où je n'en peux plus
30:37de cette douleur,
30:38de ne plus...
30:39Ce n'est pas une vie.
30:40Ce n'est pas la vie.
30:41Enfin, je veux dire,
30:42moi, j'ai accompagné mon mari
30:43tous les jours,
30:44tous les jours.
30:45J'étais à son chevet.
30:46Il n'y a plus de vie.
30:47Il n'y a plus de vie
30:48non plus pour les aidants.
30:50C'est scandaleux
30:52de laisser les gens
30:53mourir comme ça
30:54à petit feu.
30:55Moi, j'avais l'impression
30:56que mon mari,
30:56il avait fait les camps
30:58de concentration.
30:58Il n'avait plus de...
31:02Il n'avait plus que la peau
31:03et les os sur lui.
31:05C'est horrible
31:05de voir quelqu'un
31:06comme ça.
31:07Je veux dire,
31:07personne ne le reconnaissait.
31:09C'est horrible.
31:10Où est la dignité ?
31:11Où est le respect ?
31:12Pourquoi on laisse
31:13des gens comme ça souffrir ?
31:14Moi, ça me fait mal.
31:16J'ai encore perdu
31:17mon ami Christophe.
31:18Tous les jours,
31:18il disait
31:19je souffre,
31:20je souffre,
31:20je souffre.
31:21Il avait 62 ans.
31:22Il est mort
31:23d'un cancer du péritoine.
31:25Il était condamné,
31:26le pauvre.
31:26Il était condamné
31:27et on allait le voir
31:28à l'hôpital.
31:29Là, c'est arrivé.
31:30Il est décédé le 31 janvier 2025.
31:34On l'a vu souffrir,
31:35le martyr.
31:36Il n'en pouvait plus.
31:37Il s'est accroché,
31:38il s'est accroché.
31:39Évidemment qu'il ne veut pas
31:40quitter,
31:40qu'il ne veut pas nous quitter,
31:41qu'il ne veut pas quitter
31:42sa femme,
31:43ses enfants.
31:44Évidemment que
31:44quand on est malade
31:47à ce point-là,
31:48on n'a pas envie de vivre,
31:49évidemment.
31:50Mais pourquoi laisser souffrir ?
31:52Pourquoi ?
31:53Moi, ça me révolte en fait.
31:55Pourquoi cette loi ne passe pas ?
31:57On a le droit de finir.
31:58Est-ce que vous ne croyez pas,
31:59Corinne,
31:59que c'est une thèse
32:01que je défends,
32:02c'est que pour un sujet
32:03aussi intime,
32:04il faudrait faire
32:04un référendum
32:05plutôt qu'une loi.
32:06C'est-à-dire qu'on fait un texte,
32:07on peut demander la mort
32:08dans tel, tel, tel cas
32:09et on demande aux gens
32:11de s'exprimer.
32:11Vous ne trouviez pas
32:12que ce serait une bonne idée ?
32:13Oui, c'est une bonne idée.
32:15Et moi, je veux savoir
32:16les gens qui sont contre,
32:17est-ce qu'ils ont accompagné
32:18leurs proches,
32:19leurs maris,
32:20leurs enfants ?
32:21Est-ce qu'ils ont accompagné
32:22des gens comme moi,
32:24j'ai accompagné mon mari,
32:25comme mon ami Pascal
32:26a accompagné son mari Christophe ?
32:28Est-ce qu'ils l'ont vécu ?
32:29Il faut le vivre.
32:30Moi, je ne comprends pas.
32:32Par contre,
32:32ce que j'aime beaucoup,
32:33c'est évidemment que la mort,
32:34ça peut être aussi
32:35une délivrance.
32:36La mort, ça peut être merveilleux.
32:38Moi, j'avais envie
32:38de prendre mon mari dans les bras,
32:40j'avais envie de mettre
32:40plein de bougies,
32:41j'avais envie de mettre
32:42la musique qu'il aimait,
32:44j'avais envie qu'il soit
32:44entouré de notre chaleur,
32:46de notre amour,
32:47de notre tendresse,
32:48qu'on puisse être ensemble,
32:50tous ensemble,
32:50comme on l'a accompagné
32:51pendant toute la maladie.
32:52C'est ça qu'on m'a retiré,
32:54c'est ça qu'on m'a volé.
32:55On m'a volé ça.
32:56Donc, c'est horrible,
32:58je veux dire,
32:59heureusement,
33:00heureusement,
33:00il n'était pas tout seul.
33:01Il y avait ses parents
33:02le jour où il est mort,
33:03mais ses parents,
33:04moi, je suis restée avec lui
33:05jusqu'à 2h du matin.
33:06Avec ses parents,
33:07on s'était dit
33:08qu'on allait se relayer
33:11toute la nuit
33:12s'il fallait,
33:13pendant des jours et des jours,
33:14il fallait se relayer
33:15pour ne pas qu'il soit seul,
33:16justement,
33:16pour ne pas qu'il meure tout seul.
33:18Donc, heureusement,
33:18ses parents étaient là
33:19et après,
33:20on m'a appelé
33:21pour me dire
33:21que ça allait vite
33:22que je revienne à l'hôpital,
33:24mais c'était trop tard.
33:26Et moi,
33:28j'ai piqué une crise de nerfs
33:29parce qu'on m'avait dit
33:30mais ne vous inquiétez pas,
33:31votre mari rentrera à la maison demain,
33:32ne vous inquiétez pas,
33:33il rentrera demain,
33:34il rentrera demain.
33:35Il est décédé dans la nuit.
33:36Donc, moi,
33:36je l'avais dormi à 2h du matin,
33:38il était endormi,
33:39il était paisible.
33:40On s'était dit
33:40plein de belles choses,
33:41heureusement.
33:42Mais je veux dire,
33:43pourquoi les gens...
33:46Moi, je ne comprends pas.
33:49Je suis en colère.
33:50Corinne,
33:51on comprend votre colère.
33:52On vous remercie beaucoup
33:53de votre témoignage
33:54au micro de Sud Radio.
33:55On se retrouve,
33:56ça appelle énormément,
33:57on se retrouve
33:58après une courte pause.
33:59Sud Radio.
34:01Sud Radio.
34:01Parlons vrai.
34:02Parlons vrai.
34:02Sud Radio.
34:03Parlons vrai.
34:04Livrez-vous,
34:05il faut parler la France
34:06et vous réagissez.
34:07Vous êtes très nombreux
34:08à réagir à ce débat
34:09sur la fin de vie,
34:10François-Louis Bourdon.
34:10Merci pour vos témoignages,
34:12pour votre courage,
34:13surtout,
34:13c'est très poignant
34:14ce que vous nous dites
34:15à l'antenne.
34:15Et d'ailleurs,
34:16vous pouvez continuer
34:17à livrer toutes vos paroles,
34:18tous vos témoignages
34:19au 0826 300 300.
34:21L'antenne est à vous,
34:22on vous le rappelle,
34:23jusqu'à 20h avec Philippe David.
34:25On va reprendre,
34:26nos chers auditeurs
34:26qui sont avec nous.
34:28Luc,
34:28vous êtes au Standard.
34:29Bonsoir.
34:30Bonsoir, Luc.
34:31Oui, bonsoir.
34:32Bienvenue.
34:33Merci d'être avec nous.
34:34Vous avez sûrement écouté
34:36tous les témoignages précédents
34:38que nous avons eus.
34:39Dites-nous tout.
34:40Oui, en résumé,
34:42pour vous dire
34:43que j'ai vécu
34:44la mort de ma maman
34:46de façon très sereine.
34:48De façon très sereine.
34:50Elle est morte
34:51dans nos bras
34:52à ma soeur et à moi.
34:54Paisiblement,
34:55c'est la bougie
34:56qui s'est éteinte.
34:57Voilà.
34:57Tout ce que je voulais dire,
34:59c'était un moment béni pour moi.
35:02Oui.
35:03Et votre maman
35:04est décédée,
35:05non pas suite
35:06à une euthanasie illégale,
35:07mais elle est décédée
35:08normalement.
35:08Non, non, non.
35:09Elle est morte
35:10de sa belle mort
35:11à 94 ans passé.
35:12Voilà.
35:13D'accord.
35:13OK.
35:14C'est un beau témoignage.
35:17Restez avec nous.
35:18On a Marie-Jo également
35:19qui nous appelle
35:20de Rhodes.
35:21Bonsoir, Marie-Jo.
35:23Bonsoir.
35:24Bonsoir.
35:25Alors, vous voulez réagir
35:26également à ce débat
35:27poignant ?
35:29Oui.
35:31Moi, en 82,
35:32j'ai ma maman
35:32qui avait un cancer
35:34du sein
35:36et on l'a...
35:37On n'a pas voulu
35:40lui faire
35:40la chimiothérapie
35:41en disant
35:41qu'elle avait
35:42peu de temps à vivre,
35:43deux mois à vivre
35:44et on lui a fait
35:45quand même
35:46les rayons.
35:47Oui.
35:47Et deux ans après,
35:48parce qu'on a vu
35:49entre-temps
35:50un autre médecin
35:50qui a donné
35:51des médicaments
35:52qui venaient de Suisse
35:53et elle a vécu
35:55deux ans
35:55des solutés
35:56c'était de Verne
35:57et deux ans
35:59très bien
36:00et puis dans la famille
36:01il y avait
36:02une infirmière
36:03qui a dit
36:04bon,
36:04elle est en rémission
36:05il faut arrêter
36:06et c'est là
36:07qu'elle a eu
36:08un nouveau cancer
36:09dû au rayon.
36:10Ah oui.
36:10Le zophage brûlé
36:12et finalement
36:15elle est restée
36:16à la maison
36:17et elle s'est éteinte
36:18et elle est décédée
36:20avec le sourire aux lèvres
36:21mais c'est vrai
36:22que quand on pense
36:24à légiférer là-dessus
36:26c'est très délicat
36:28parce qu'il peut y avoir
36:29beaucoup de dérives.
36:30Bien sûr.
36:31Et il y a la loi
36:34de Léonetti
36:34l'accompagnement
36:36et tout
36:37mais
36:37mettre sain
36:40au jour de quelqu'un
36:41ça c'est
36:41moi je n'aurais pas pu
36:42accepter ça
36:44je n'aurais pas pu
36:44et quand je vois
36:46que justement
36:46elle s'est endormie
36:47avec le sourire
36:48mon papa
36:51on avait mangé
36:52il a été la revoir
36:54et puis
36:54elle a dit
36:56elle est partie
36:56et elle a vu
36:57avec le sourire
36:58aux lèvres
37:00elle est restée
37:01et puis j'avais le sourire
37:02aux lèvres
37:02alors
37:02l'euthanasie
37:05moi je ne peux pas
37:05je ne pourrais jamais
37:07mais est-ce que
37:09vous comprenez
37:10que certaines personnes
37:11voudraient en bénéficier
37:12et qu'on puisse faire
37:13une loi à ce sujet
37:14là c'est
37:16bon
37:16c'est une chose
37:18je vais vous prendre
37:19un exemple
37:19parce que ce soir
37:20on n'a parlé
37:21que de cas de cancer
37:22qui est évidemment
37:23un fléau
37:24mais je prends un exemple
37:25je ne sais pas
37:25si vous avez lu le livre
37:26le scaphandre et le papillon
37:28qui avait été adapté au cinéma
37:29c'est Jean-Dominique Boby
37:31qui était rédacteur en chef
37:32d'un grand magazine
37:33qui a fait ce qu'on appelle
37:34un AVC massif
37:35et qui était dans un lit
37:37à juste pouvoir cligner un oeil
37:38il a dicté son livre
37:41en clignant un oeil
37:42quelqu'un lui disait
37:43E A B
37:43et comme ça
37:44il dictait son livre
37:45et moi ce livre
37:47m'a bouleversé
37:48à tel point que j'ai vu
37:49le film
37:49qui m'a bouleversé aussi
37:51et personnellement
37:54je ne voudrais pas vivre
37:54comme ça
37:55je le dis franchement
37:57est-ce que vous ne comprenez pas
37:58qu'on puisse faire une loi
38:00où les gens diraient
38:00moi si j'ai ce type de pathologie
38:02ce type de pathologie
38:03ce type de pathologie
38:05faites-moi partir
38:06oui mais il faudrait
38:08que ce soit bien explicite
38:09parce que
38:10bien sûr
38:11ça va de soi
38:11comme je dis
38:12j'aurais peur des dérives
38:14et il y avait un jeune garçon
38:16qui témoignait
38:18je ne sais plus quelle maladie
38:19il avait
38:19et il se paralysait
38:21petit à petit
38:22il a dit bientôt
38:23j'aurai plus la parole
38:24mais je ne veux pas
38:25qu'on mette fin
38:27à mes jours
38:27c'était poignant
38:29il était déjà
38:30sur un chariot
38:31et c'était sur
38:33CNews je crois
38:35et ça m'avait
38:37j'en ai pleuré
38:38et il disait
38:39je veux vivre
38:40jusqu'au bout
38:41même si je partais
38:42mais ça après
38:43c'est un choix individuel
38:45évidemment
38:45on ne va pas euthanasier
38:47les gens
38:48parce qu'en disant
38:49oui bon
38:49les soins médicaux
38:50c'est cher
38:51donc on va les faire partir
38:52ça ce serait purement
38:53hors de question
38:54ce serait sur la base
38:55d'un choix volontaire
38:57de la personne
38:58qui ferait
38:58ses recommandations
39:00avant
39:00ou si elle peut
39:02pendant sa maladie
39:03évidemment
39:04si elle a toute sa tête
39:05ce serait évidemment
39:07hyper encadré
39:08oui mais
39:10moi je me méfie
39:12de l'hyper encadré
39:13parce que
39:13il y a des lois comme ça
39:15au Canada
39:16j'ai entendu là
39:17récemment
39:17les témoignages
39:18c'était au Canada
39:20en Belgique
39:20en Suisse
39:21où il y a des dérives
39:22une jeune fille
39:24de 15 ans
39:25qui est Madeleine Sapo
39:26qui demande
39:26d'être euthanasiée
39:28mais
39:29c'est pas terrible
39:30pour les parents
39:31mais elle peut changer d'avis
39:32c'est non retour
39:35Marie-Jo
39:36je suis entièrement d'accord
39:37que là par exemple
39:38pour les gens
39:38qui ont une dépression
39:39qui demandent
39:39d'être euthanasiée
39:40c'est insupportable
39:41parce que
39:42on fait des soins psy
39:43mais on fait pas
39:44une euthanasie
39:44pour ça
39:45ça on est entièrement
39:46d'accord
39:46Marie-Jo
39:47restez avec nous
39:48je voulais faire réagir
39:49Marion
39:50vous êtes toujours avec nous
39:51vous avez sûrement
39:53plein de bons conseils
39:54tout à l'heure
39:54on a pu entendre
39:55votre positivité
39:57et votre sourire
39:58à l'antenne
39:58j'ai une question
39:59comment vous contactez
40:00surtout pour que vous puissiez
40:02donner de bons conseils
40:03et surtout essayer
40:04de faire garder l'espoir
40:05à toutes ces personnes
40:06qui ont témoigné
40:07des associations
40:09de soins palliatifs
40:10il y en a dans
40:11tous les départements
40:12ça s'appelle souvent
40:14AEP
40:14ou être là
40:15ou j'ai le mal
40:18c'est jusqu'à la mort
40:19accompagner la vie
40:19il y a pas mal de choses
40:21qui existent
40:21vous cherchez
40:22associations
40:22soins palliatifs
40:23et puis les médecins
40:26les soignants
40:26peuvent orienter
40:27aussi les médecins généralistes
40:29nous connaissent
40:29en général
40:30et c'est eux
40:31qui orientent
40:31la plupart des personnes
40:32parce qu'on accompagne
40:33surtout des personnes
40:35qui n'ont pas
40:35la chance d'avoir
40:36une famille
40:37qui voudrait les accompagner
40:38jusqu'au bout
40:38parce qu'on oublie aussi
40:40que dans cette loi
40:42sont concernés aussi
40:43plein de gens
40:43qui n'auront pas
40:44de proches
40:45pour dire ce qu'ils voulaient
40:46et tout ça
40:46et qui coûtent
40:48à la société
40:48et donc c'est bien le risque
40:50il est sérieux
40:51ce risque dont parlent certains
40:53de dérive
40:54parce que
40:54il y en a 5
40:56qui n'auront pas la parole
40:57voilà
40:57mais Marion
40:58je vous dis bravo
40:59pour ce que vous faites
41:00parce que c'est très courageux
41:02est-ce qu'on souffre
41:04dans le Tarn-et-Guerrand
41:05d'un nombre de places
41:06insuffisantes
41:07dans les unités
41:08de soins palliatifs
41:09ou pas ?
41:10ah oui
41:10nous on n'a pas
41:11d'unités de soins palliatifs
41:12vous n'avez pas
41:12dans le Tarn-et-Guerrand
41:13non
41:13on n'en a pas
41:14donc il faut aller à Toulouse
41:15on a un projet
41:16pour 2026
41:18mais pas encore
41:19et donc
41:20nous c'est des équipes mobiles
41:22qui se déplacent
41:23dans les services
41:24d'accord
41:26ou à domicile
41:26voilà
41:27mais c'est encore pauvre
41:28il y a une nouvelle équipe mobile
41:29qui doit se monter cette année
41:30mais ça reste pauvre
41:31mais n'empêche que
41:33des médecins de ville
41:34des infirmières à domicile
41:35ça peut contribuer
41:36aux soins palliatifs
41:37c'est très loin
41:38de la qualité qu'on a
41:39dans un service
41:39ou dans une unité
41:40de soins palliatifs
41:41voilà
41:42il y a des choses
41:43et en effet
41:44j'entends les témoignages
41:45et tout peut être
41:46enfin
41:47il y a des fin de vie douloureuses
41:49et c'est vrai
41:49on ne le nie pas du tout
41:50mais on voudrait
41:52pouvoir répondre
41:53en étant là
41:54en faisant des lois
41:55pour qu'il y ait des médecins
41:56de la douleur
41:56dans tous les départements
41:57c'est une spécialité
41:58qui est encore très pauvre
42:00et c'est ça qu'on atteint
42:01comme loi
42:01c'est d'avoir d'autres alternatives
42:03à la souffrance
42:04ou la mort
42:04vraiment
42:06merci beaucoup
42:07à toutes et à tous
42:08de vos très très nombreux témoignages
42:10vous avez été très très nombreux
42:11à réagir au 0826 300 300
42:14on en reparlera bien évidemment
42:15en fonction de l'évolution
42:16de la proposition de loi
42:19je crois que c'est une proposition de loi
42:20et pas un projet de loi
42:20et puis vous êtes de plus en plus nombreux
42:22de façon à réagir
42:24à nous entendre
42:25et à prendre la parole
42:26au 0826 300 300
42:27donc tous les soirs
42:28jusqu'au jeudi
42:29on est là avec Philippe
42:30de 19h à 20h
42:30pour vous écouter
42:31donc n'hésitez pas
42:32et puis dans quelques minutes
42:33ce sera Magali Berda
42:34qui sera là
42:35avec ce sujet
42:36Affaires Camélia
42:37comment rendre les établissements
42:39scolaires plus sûrs
42:40elle aura donc deux invités
42:41comme à son habitude
42:42avec Anne Jeuneté
42:43députée EPR
42:44des Français de l'étranger
42:46ancienne ministre
42:46de l'éducation nationale
42:47et puis Vincent Ramonnet
42:49créateur de contenu
42:51merci à vous
42:52nous on se retrouve demain
42:53avec vous François-Louis
42:54de 19h à 20h
42:55et avec Cécile de Ménibus
42:56et les vraies voix
42:57dès 17h
42:58à demain
42:58à demain
42:59merci à eux
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