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Retrouvez Les Vraies Voix avec Cécile de Ménibus et Philippe David du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio.
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Transcription
00:00Dans la libre antenne des Vraies Voix, bonsoir François Louis Bourneau.
00:03Bonsoir cher Philippe David.
00:04En forme ?
00:05Très en forme, très très en forme.
00:07De plus en plus de gens nous envoient, réagissent et nous envoient des sujets.
00:11De partout.
00:12De partout.
00:13Sur les réseaux sociaux, 0826 300 300.
00:17Alors on vous le rappelle, désormais depuis lundi de la semaine dernière, le 5 janvier,
00:22la libre antenne des Vraies Voix, c'est vous qui faites le programme.
00:25Tout à fait.
00:25Il suffit de demander, c'est comme au restaurant.
00:27Vous mettrez, je ne sais pas, une soupe de poisson, une entrecôte frite et un tiramisu.
00:33Et on vous sert tout ça.
00:34Absolument.
00:34Vous pouvez nous envoyer des messages, vous pouvez réagir sur nos réseaux sociaux,
00:38sur Facebook, sur Twitter avec le hashtag Livre et Voix.
00:41Vous pouvez aussi directement aller sur notre répondeur.
00:43Et au standard 0826 300 300, appelez-nous, réagissez et surtout sur des thèmes très importants.
00:49J'en définis David.
00:50Absolument.
00:50On va parler des déserts médicaux.
00:52On a une mairie qui vient de faire un clip absolument génial qui vient d'être diffusé en fin d'après-midi.
00:58Sur la page Facebook de la mairie, c'est un clip très drôle pour faire appel à des médecins, des personnels médicaux.
01:05Et c'est vraiment un clip qui, à mon avis, va faire un tabac.
01:07On est très content puisqu'a priori, c'est une radio.
01:10Ceux qui nous ont contactés, elle va être la première radio à en parler ou une des premières.
01:14Absolument.
01:14Et du coup, ça portera sur les déserts médicaux.
01:16Bien sûr.
01:17C'est un sujet très sensible qui n'est pas valable que dans les zones rurales, mais aussi parfois dans les grandes villes.
01:21Si justement vous êtes confronté à des problèmes, vous ne réussissez pas par exemple à trouver de médecins, à trouver de soins, à n'importe quoi.
01:30Exemple, on vous dit, vous habitez, je ne sais pas, à 50 km de Toulouse et donc à 200 de Bordeaux, c'est en l'autre sens.
01:36Et qu'on vous dit à Toulouse, j'ai 6 mois de délai d'attente pour avoir un dermatologue, mais faites 200 km à Bordeaux, ça va plus vite.
01:43Ce type de problème, ce type d'histoire que vous vivez et qui sont parfois un peu ubuesques, venez témoigner au 0826 300 300.
01:51Voilà, il faut savoir qu'aujourd'hui en France, c'est 87% du territoire qui est considéré comme un désert médical.
01:56C'est un chiffre qui fait quand même assez peur.
01:58Ah bah ça fait très très peur.
02:00Et donc, on terminera parce qu'une auditrice nous a alerté sur la situation de familles ukrainiennes en France qui sont arrivées au début de la guerre.
02:08Et on conclura l'émission avec ceci, mais l'antenne vous est ouverte, vous pouvez nous appeler pour absolument tout.
02:15Très bien.
02:18Et puis on est avec Bernard Pratt, bonsoir.
02:21Bonsoir monsieur le maire.
02:23Vous êtes donc maire du bout du pont de l'Arme, c'est 1300 habitants, c'est une petite commune, mais vous, vous avez vraiment un souci justement avec ces déserts médicaux.
02:33Vous avez fait la vidéo, vous êtes même la mairie qui est à l'origine de cette vidéo, de ce clip qui parle des déserts médicaux.
02:39On en écoutera un extrait dans quelques instants.
02:41Bien sûr, bien sûr.
02:42Alors, il est vraiment de plus en plus difficile de trouver un médecin, de trouver des soins dans certaines communes.
02:47Et justement, c'est le cas dans la vôtre.
02:49Tout à fait.
02:50Boudy-Pont-de-Larne, c'est un petit village, vous l'avez dit, du sud du Tarn, qui se trouve à côté de Mazamé.
02:56L'imitrophe de Mazamé, c'est vraiment, ça se touche.
02:59Ça se touche, ça se touche tout à fait.
03:01Et donc, aujourd'hui, on s'est retrouvé avec des médecins généralistes de Mazamé qui ont pris la retraite.
03:10Et donc, nos habitants m'ont interpellé en me disant, ben voilà, monsieur le maire, qu'est-ce qu'on fait ?
03:16On n'a plus de médecins, qu'est-ce qu'on fait ? Qu'est-ce que vous faites ?
03:19Alors, forcément, ça nous a un petit peu surpris, intrigués.
03:25Et on a dit, il faut qu'on réagisse.
03:27Et on a réagi en créant cette vidéo qui, comme vous l'avez dit tout à l'heure, est en train de faire le buzz depuis une heure qu'elle est sur Facebook.
03:36Alors, quels sont vos besoins en termes de médecins ?
03:40Vous, ça se passe qu'un ou des médecins ont pris leur retraite à bout du pont de l'Arne ou à Mazamé ?
03:46Quels sont vos besoins au jour d'aujourd'hui ?
03:49Alors, il faut savoir qu'aujourd'hui, à bout du pont de l'Arne, nous n'avions pas de médecins.
03:52Donc, les habitants allaient sur Mazamé ou les communes voisines.
03:58Donc, on s'est retrouvés, comme je viens de vous le dire tout à l'heure, avec des médecins qui ont pris leur retraite.
04:02Et donc, ils ne sont pas remplacés.
04:05Donc, on a dit, il faut qu'on fasse quelque chose.
04:09Et c'est comme ça qu'on a dit, on va créer un pôle de santé.
04:12Et on a eu, suite à cette idée, on a été interpellés par des spécialistes qui ont entendu
04:21« Monsieur le maire, vous êtes en train de créer ça. Nous, on était très intéressés par votre pôle de santé. »
04:27Donc, je peux vous dire que déjà, dans ce pôle de santé, on a un cabinet dentaire qui va arriver dans six mois.
04:34Ils vont construire, là.
04:35On a un cabinet de kiné qui est en train de réfléchir à s'installer chez nous.
04:39Et voilà. Et donc, nous, on a dit, on a fait une réunion avec des spécialistes de santé.
04:45On a rencontré une quinzaine, une vingtaine de spécialistes de santé
04:48et qui nous ont dit « On adhère à votre projet, Monsieur le maire. Ce que vous faites, ça nous plaît. »
04:54C'est comme ça que c'est parti.
04:56Et les plans sont prêts, les premiers coups de pelle sont prêts.
05:00On n'attend plus que des 25.
05:01Alors, Bernard Pratt, vous êtes maire depuis longtemps, debout du pont de l'Arne, dans le Tarn ?
05:06Oui, je suis maire depuis 2008.
05:07Bon, oui, c'est pas si... Oui, 18 ans, quoi, donc.
05:10Vous avez fait trois mandats.
05:11Vous connaissez votre commune.
05:12Vous connaissez votre commune.
05:13Est-ce que vous avez vraiment vu la situation se dégrader en termes de déserts médicaux sur les 18 dernières années ?
05:18Et même peut-être plus, vous avez peut-être été maire adjoint ou conseil municipal auparavant.
05:23Non, non, non, non, non. Je suis arrivé en 2008.
05:26Je n'avais pas de mandat d'élu.
05:29J'ai vu la situation se dégrader depuis une dizaine d'années.
05:34Et qu'est-ce qui a changé les choses ?
05:38Parce que vous n'êtes pas Mazamay, c'est pas très loin de Castres, si je ne m'abuse.
05:42Il y a une vingtaine de kilomètres, c'est ça ?
05:44Oui, oui, c'est ça, tout à fait.
05:45C'est ça. Donc, Castres, c'est quand même un gros pôle qui a des grosses entreprises.
05:49C'est une région qui est très belle, Mazamay, le Tarn, c'est à côté de la montagne noire, c'est magnifique.
05:57Le climat n'est quand même pas le pire climat de France, c'est pas une zone hyper désindustrialisée.
06:02Comment expliquer qu'il n'y ait pas plus de médecins qui viennent d'eux-mêmes dans un coin comme ça ?
06:08Parce qu'aujourd'hui, je crois que les médecins cherchent les gros pôles.
06:14Montpellier, Toulouse, Bordeaux, Montpellier, voilà.
06:22Nous, on a du mal.
06:23Alors, je vais vous dire, aujourd'hui, moi, je suis très très très heureux de l'arrivée de l'autoroute.
06:28Oui, la 69 qui va passer pas loin de chez vous, d'ailleurs.
06:33Oui, oui, elle arrive sur Castres, mais c'est quand même que ça va nous amener une bouffée d'oxygène, et je me suis persuadé.
06:42Et comment est venue l'idée du clip ?
06:45On le partagera d'ailleurs demain sur les réseaux sociaux de Sud Radio pour qu'un maximum de gens puissent le voir.
06:51Parce que ce clip, on va en écouter un extrait dans quelques instants.
06:54Il est vraiment, je le dis, très drôle, très bien fait, très bien filmé.
06:59C'est très joli.
06:59C'est très joli.
07:00Alors là, mais il y a de beaux paysages du côté de Mezamey et du bout du Pondard, ça aide.
07:05Comment est venue l'idée ?
07:06Alors, je ne voulais pas faire un clip tout simple, le maire dans son bureau en train de dire, de pleurer, de se lamenter, il nous faut des médecins.
07:16Je voulais quelque chose qui choque, qui amoure.
07:20Et donc on a dit, on va faire quelque chose d'humoristique.
07:23Et ce que je veux dire, c'est quand même, ce clip est fait avec les habitants du village.
07:26Donc il a fallu trouver les habitants qui veulent bien participer.
07:31Je les remercie encore.
07:33Et donc, la première partie, c'est la partie humoristique.
07:37Et la deuxième partie, c'est la partie des professionnels de santé qui vont s'installer chez nous.
07:42C'est des vrais professionnels.
07:43C'est des vrais professionnels qui vont s'installer chez nous.
07:48Et la dernière partie, c'est la présentation de notre bassin de vie, comme vous l'avez dit, qui est magnifique.
07:52On a la montagne noire, on a la passerelle de Mazamé, on a un magnifique golfe.
07:58On a un village, nous, très dynamique, avec beaucoup d'animation et de spectacles.
08:03Et aussi, on est à une heure de la mer, une heure et demie de la montagne, 45 minutes de Carcassonne, une heure de Toulouse.
08:11On a un placement idéal.
08:12Monsieur le maire, on va justement écouter un petit peu ce clip que vous avez proposé.
08:17On écoute ça tout de suite.
08:18Mais arrête, mais les bons symptômes !
08:20J'ai mis les bons symptômes, mais je te dis que c'est une carence en potassium.
08:23Mais non, moi je te dis que c'est une angine, c'est pas possible que ce soit une carence en potassium.
08:26Mais si, c'est possible, je te le dis.
08:27Mais non, mais comment on va faire là ?
08:29La situation devient crée.
08:32Alors avant qu'il ne soit trop tard.
08:34Docteur, si tu nous sommes, t'as...
08:37On a besoin de toi.
08:39Boudypont, c'est pas le bout du monde.
08:41Allez, viens.
08:44Alors, docteur, si tu nous entends, viens à Boudypont de l'âme.
08:48Alors, c'est très drôle, je reconceptualise que là, vous avez un couple.
08:52Auparavant, il y a un couple de retraités qui ont un livre, dont un livre, la maladie ou la santé pour les nuls.
08:58Et il dit à sa femme qui doit avoir 80 ans, là je sais ce que t'as, il faut que tu fasses un test de grossesse.
09:04La femme lui répond, un test de grossesse, mais ça va pas.
09:08Et après, là, c'est un couple où le mari dit à la femme, bon bah écoute, c'est une carence en potassium, en magnésium.
09:13Elle dit pas du tout, j'ai une angine, c'est très très drôle.
09:16La vidéo est très touchante, très drôle.
09:17Et justement, est-ce que vous avez des réactions un petit peu au sein de votre commune, de cette vidéo un peu promo ?
09:22Peut-être que ça rassure, peut-être que ça aide, monsieur le maire ?
09:25Alors, cette vidéo, on l'a présentée en exclusivité, c'est un petit soir, à l'occasion des voeux du maire, devant pratiquement 400 personnes qui ont assisté à cette cérémonie.
09:35Et je peux vous dire qu'elle a eu un succès fou.
09:39Tous les habitants m'ont dit, bravo monsieur le maire, c'est super, vous avez fait quelque chose d'accrochant, d'intéressant, d'innovant, qu'on revoit pas partout.
09:47Donc, oui, oui, je pense que cette vidéo plaît beaucoup.
09:51Alors, restez avec nous, monsieur le maire, parce que ça réagit au 0826 300 300.
09:56Pour parler des déserts médicaux, ça vous permet d'échanger avec les auditeurs de la radio ?
10:00Tout à fait. On est avec Dominique, qui vient lui aussi d'une très belle région, puisqu'il nous vient de Dordogne, de Sarla.
10:03On y mange très bien aussi.
10:05Alors, excusez-moi, là, du côté de Mazamé, moi, je pense aux charcuteries de la Cône, vous voyez.
10:10Il peut pas s'empêcher.
10:10Je suis allé y faire une émission, et je dois dire que j'ai dû prendre un kilo pendant la soirée, ok, et encore un kilo hors-taxe.
10:18Et alors là, du côté de la Dordogne, c'est fabuleux aussi.
10:20Là, je pense, tous les produits, les pommes sarladèses, etc., n'est-ce pas ?
10:24Oui, et puis il y a plein de choses, mais Sarla, c'est aussi...
10:27Il faut pas oublier que du côté de Mazamé, nous avons le Melsat aussi.
10:30Ah, c'est quoi exactement ? Expliquez-nous.
10:33C'est une charcuterie dont la spécialité est de Mazamé.
10:37C'est un genre de boudin blanc, peut-être, avec du pain, des oeufs, et...
10:45Philippe David n'a toujours pas goûté, donc c'est peut-être temps de lui en envoyer.
10:50Vous pourrez venir à la fête de Mazamé, avec grand plaisir.
10:53Avec grand plaisir.
10:55Dominique du côté de Sarla, vous nous écoutez, vous avez composé le 0826 300 300.
11:01Vous êtes infirmier libéral, bonsoir.
11:03Bonsoir.
11:04Bonsoir toute l'équipe.
11:05Vous êtes dans une zone magnifique, mais surtout dans un désert médical.
11:10On va vous donner la parole juste après.
11:12On fait une petite pause, et on reprend avec vous, Dominique, et puis avec vous, monsieur le maire.
11:16A tout de suite.
11:16Dominique, faites chauffer les pommes sarladaises, quand vous êtes de Sarla.
11:20Sud Radio.
11:21Sud Radio.
11:22Parlons vrai.
11:22Parlons vrai.
11:23Sud Radio.
11:24Parlons vrai.
11:25Retour des vrais voix, avec François Des Vrais Voix et la libre antenne.
11:28Avec vous, François-Louis Bourneau.
11:29On parle des déserts médicaux avec ce vidéoclip génial qui a été déposé, on va dire, présenté au vœu du maire debout du pont de l'Arne.
11:40C'est un village de 1300 habitants qui touche Mazamay dans le Tarn, qui fait le buzz sur les réseaux sociaux alors qu'il vient d'être diffusé.
11:47Et qu'on a le plaisir de recevoir sur Sud Radio, puisqu'il nous a contactés.
11:51Et ça réagit aussi sur les déserts médicaux.
11:53Nous aussi, on fait le buzz, Philippe David, puisqu'on nous envoie des messages.
11:55On nous appelle même au 0826 300 300.
11:58Et on a Dominique qui est avec nous de Sarla.
12:01Donc, on disait très belle région.
12:02Rebonsoir, Dominique.
12:04Rebonsoir.
12:05Rebonsoir.
12:06Vous êtes...
12:07D'abord, permettez-moi de saluer M. Pratt.
12:10Le monde est petit.
12:10Figurez-vous que j'ai eu mon cabinet sur la montagne noire, au-dessus de sa commune, à Anglaise-du-Tarn, pendant 4 ans.
12:18C'est quelque chose qu'il doit lui parler.
12:20C'est incroyable.
12:21Fantastique.
12:22Le monde est petit.
12:23C'est incroyable.
12:25Déjà, il y a 20 ans, la problématique des déserts médicaux se posait déjà sur ce secteur.
12:31Alors là, à l'heure actuelle, je ne suis pas du tout à Sarla, en fait.
12:33Je suis effectivement à l'extrême sud de la Dordogne.
12:36Ah, d'accord.
12:37Donc, plus vers Bergerac, quoi, c'est ça ?
12:39Non.
12:40Non, non.
12:41Plus vers le Lot-et-Garonne.
12:42D'accord, ok.
12:43Plus vers Villefranche-du-Périgord, c'est le pays des Bastilles.
12:46D'accord, magnifique.
12:48Donc, magnifique, mais on rouge, en termes de désertification médicale.
12:53On a une vraie, vraie problématique.
12:55Moi, j'ai ouvert mon cabinet il y a 11 ans.
12:57Je suis arrivé sur un secteur où il n'y avait pas grand monde, en termes de professionnels de santé.
13:02Donc, je suis effectivement infirmier libéral.
13:05Et je meurte tous les jours à cette problématique de la désertification,
13:09qui devient terrible à l'heure actuelle, tout simplement parce que sur notre secteur,
13:14donc c'est une population qui est très, très âgée, 85 ans de moyenne d'âge.
13:1985 ans de moyenne d'âge ?
13:2185 ans de moyenne d'âge.
13:24Je le dis et je le signe.
13:25C'est des personnes qui sont atteintes de pathologies graves,
13:28qui sont isolées, très âgées la plupart du temps,
13:32qui n'ont plus de médecin traitant.
13:34Pour la plupart, c'est un vrai problème.
13:37Un vrai, vrai problème.
13:38Je ne sais pas où est-ce qu'on va, mais on y va tout droit.
13:41On va droit dans le mur.
13:42Nous, sur le secteur, un seul médecin qui est débordé.
13:45Le premier hôpital à 45 minutes de voiture, c'est Sarla, à Canada.
13:52C'est un vrai, vrai problème.
13:54Et ce que je voulais dire, c'est que ce qui se passe à l'heure actuelle
13:57avec les médecins qui sont inexistants sur les territoires ruraux,
14:02va se passer d'ici 2-3 ans pour les infirmiers libéraux.
14:06Il n'y a plus d'infirmiers libéraux dans les zones rurales.
14:09C'est un vrai, vrai problème.
14:11Reste avec nous, Dominique.
14:12Monsieur le maire, quand vous entendez ce que nous dit Dominique,
14:15c'est bien sûr une situation qui vous parle.
14:16Que peut-on faire vraiment quand on est maire d'une commune et qu'on entend ça ?
14:21Justement, que peut-on faire ?
14:23C'est compliqué.
14:26C'est compliqué.
14:26Justement, il faut essayer de trouver des solutions.
14:29Et ces solutions, on les trouve peut-être...
14:33Nous, on va construire ces bâtiments, ces locaux,
14:38afin de pouvoir accueillir ces spécialistes.
14:42Mais c'est vrai qu'aujourd'hui,
14:45si on n'a pas de locaux, on n'aura pas de médecins.
14:49C'est très compliqué, la situation.
14:52Alors, moi, je crois en ce clip,
14:54parce que je dis peut-être que ça va permettre à des médecins,
14:58à des spécialistes de dire,
14:59ben oui, on est au bout du pont de l'Arne,
15:02c'est à quelques kilomètres de Toulouse,
15:04c'est pas loin,
15:05peut-être qu'on peut essayer d'avoir une offre intéressante.
15:09Mais c'est vrai que c'est compliqué.
15:11Et c'est un problème que tous les maires se posent aujourd'hui.
15:15Alors, vous voulez échanger...
15:17Oui, Dominique, vous voulez échanger avec Bernard Pratt ?
15:19Oui, oui, tout à fait.
15:20Alors, nous, M. le maire, on a les bâtiments,
15:23on a une maison d'hôtel pluridisciplinaire,
15:25pas très loin de ma commune.
15:28Le problème, c'est que c'est le désert de Gobi,
15:30il n'y a personne dedans.
15:31On a un cabinet infirmier à l'heure actuelle,
15:35une pédicure,
15:36mais bon, on n'a pas de médecin.
15:39On n'a pas de médecin.
15:40Donc, en fait,
15:41si une maison médicale n'a pas de médecin,
15:43ça ne fonctionne pas.
15:44Ça ne fonctionne pas parce qu'à un moment,
15:46nous, on est infirmiers libéraux,
15:48on gère énormément de problèmes,
15:50mais on n'est pas médecin.
15:51Et qu'à un moment donné,
15:52dans notre problématique,
15:54c'est que les patients sont face à nous
15:57et on n'a pas de réponse.
15:58C'est ça, le problème.
15:59En termes d'infirmiers libéraux,
16:03c'est quelque chose qui va se poser,
16:05je le redis.
16:07Moi, j'ai un mal fou à recruter
16:09sur mon secteur de jeunes infirmiers.
16:13Ils n'ont plus envie de venir travailler à la campagne
16:15parce que c'est l'isolement,
16:16parce que c'est le travail tout seul,
16:18c'est parce qu'il n'y a pas de relais.
16:20La coordination est très, très compliquée
16:22avec les autres professionnels,
16:23même quand ils sont éloignés.
16:25Donc, je veux dire,
16:26moi, je sais que personnellement,
16:28j'ai la passion de mon métier,
16:30mais j'en peux plus, là, à l'heure actuelle.
16:31J'en peux plus parce que...
16:33Ça fait combien d'années que vous exercez, Dominique ?
16:36Alors, moi, j'exerce depuis 30 ans.
16:38J'ai commencé aux urgences, à Montpellier,
16:40en réanimation, des chocages.
16:42J'ai fait de l'humanitaire
16:44et je suis parti dans le libéral.
16:464 ans sur Anglaise du Tarn.
16:48Oui.
16:49Ça a été formidable,
16:50même si ça a été compliqué.
16:52Et là, depuis 11 ans,
16:53je suis en Dordogne.
16:54Je suis venu ici,
16:55j'ai monté le cabinet.
16:58On a énormément de soins palliatifs,
17:00c'est un peu mon domaine.
17:01La cancérologie...
17:02Avec 85 ans de moyenne d'âge,
17:04c'est sûr que, malheureusement...
17:06Avec 85 ans de moyenne d'âge,
17:09c'est sûr qu'on a des pathologies lourdes,
17:11avec notamment des soins palliatifs.
17:13Ça, c'est certain.
17:14Non ?
17:14Il y a énormément de soins ruraux,
17:18avec des cancers qui sont spécifiques
17:22à une population d'agriculteurs,
17:24par exemple, comme des lymphomes.
17:26Je veux dire, c'est des gens
17:27qui sont obligés de se faire soigner
17:29à Bordeaux, à Toulouse,
17:31avec des...
17:32Je veux dire, c'est ingérable.
17:33C'est carrément ingérable.
17:35C'est...
17:36Bernard Pratt, quand vous...
17:38Vous savez, monsieur...
17:40Monsieur...
17:41Dominique.
17:42Dominique.
17:43Nous, ça fait quand même depuis
17:45quelques mois qu'on travaille sur ce projet.
17:47Et ce que j'ai fait, c'est...
17:49Le déclic, ça a été...
17:51Vous voyez...
17:52C'est-à-dire, dans l'entrée de notre village,
17:55on est en train de créer
17:56une grosse zone économique
17:58avec 16 parcelles.
18:01On crée une zone pavillonnaire
18:03avec 25...
18:0425 terrains.
18:06On crée une zone...
18:08On essaie de créer une zone
18:09intergénérationnelle pour les gens
18:10parce que les gens sont venus me voir
18:12dans mon village.
18:12Oui, on vieillit maintenant.
18:14On a une grande maison.
18:15Monsieur le maire,
18:16est-ce que vous ne pouvez pas créer...
18:17Donc, on est en train de créer ça.
18:19Et c'est à côté de cela
18:20qu'on a eu ces dentistes
18:21qui sont venus nous voir.
18:22C'est le déclic, les dentistes,
18:23qui sont venus nous voir
18:24et qui nous ont dit,
18:24eh bien, voilà,
18:25on est intéressés par venir s'installer
18:26dans cette zone.
18:28Dans cette zone-là.
18:29Et c'est là que j'ai dit
18:29on va essayer de faire
18:30ce pôle de santé
18:32parce que je suis persuadé
18:33que ça va marcher.
18:34Et donc, on a fait des réunions.
18:36On a fait des réunions
18:37et on a eu, je vous l'ai dit tout à l'heure,
18:39une quinzaine de spécialistes
18:40qui sont venus en mairie
18:41et on leur dit
18:42qu'est-ce que vous voulez ?
18:43Qu'est-ce que vous voulez qu'on fasse ?
18:44Moi, je ne suis pas un promoteur.
18:45Je suis le maire.
18:46Je suis un élu.
18:47Ce que je veux,
18:47c'est que ce que je fais,
18:49ça marche.
18:50Donc, ce n'est pas pour gagner du poignon.
18:52Ce que je veux,
18:52c'est que ce bâtiment fonctionne.
18:57Et tout ce qu'ils m'ont dit,
18:58on les a écoutés.
19:00Et tout ce qu'ils m'ont dit,
19:01on est intéressés par votre projet
19:02parce que ce qu'on veut,
19:03c'est travailler ensemble.
19:05Et ça, ça nous fait...
19:06On est bien.
19:06Oui, c'est l'avenir de toute façon.
19:09Et voilà.
19:10Et donc, on va créer
19:10une salle de réunion
19:12pour qu'ils puissent travailler ensemble
19:14dans le projet.
19:18Mais c'était pour le projet.
19:19On a des spécialités.
19:20On a un dermato,
19:21on a un podologue.
19:22Qu'est-ce qui vous manque
19:23comme spécialité encore
19:25Bernard Pratt à bout du pont de l'Arne ?
19:27Oh non, il nous manque...
19:29Il nous manque aujourd'hui...
19:31J'allais dire, il nous manque tout.
19:33Il manque des sages de femmes,
19:34il manque des dermatos,
19:35il manque des podologues.
19:36C'est massif, quoi.
19:37Oui, oui.
19:39L'opthalmo, on a reçu des gens.
19:42Je peux vous dire que depuis un an,
19:44je reçois des gens,
19:45des spécialistes.
19:46Donc, c'est pour ça que je dis...
19:48Je pense qu'il y a quelque chose à faire.
19:49C'est pour ça qu'on a voulu faire
19:50une vidéo forte
19:52qui claque un petit peu
19:54et qui disent aux gens
19:55qu'on a peut-être envie
19:56de venir s'installer
19:59dans ce village dynamique
20:00aux portes de...
20:04Et moi, ce que je voudrais dire également,
20:07c'est que le jeune
20:09qui nous a fait la vidéo,
20:10on a travaillé six mois
20:11quand il travaille sur cette vidéo.
20:12C'est Michael Closel
20:14de la société Clip & Clip
20:15qui est un jeune du cru aussi,
20:18mais qui a des idées fabuleuses
20:19avec qui on a travaillé.
20:20Et je suis très, très, très content
20:22du résultat.
20:23Restez avec nous.
20:24On va continuer à parler
20:25encore quelques instants,
20:26mais on doit faire
20:27une très courte pause.
20:28Si vous aussi,
20:29vous avez besoin
20:30et envie de réagir
20:31à ce sujet
20:31que sont les déserts médicaux,
20:33si vous n'arrivez pas
20:34à trouver de rendez-vous,
20:35si vous êtes contraint
20:36que vous devez faire
20:37une heure, deux heures de route
20:38pour trouver des soins,
20:39eh bien, dites-le-nous,
20:40envoyez-nous des messages
20:41et réagissez au 0826 300 300
20:43sur nos réseaux sociaux,
20:45Facebook, Twitter,
20:46le hashtag Les Vraies Voix.
20:47Et on va parler encore
20:48quelques instants
20:49des déserts médicaux
20:50pour après parler
20:50des agriculteurs.
20:52Parce qu'il y a Gilles
20:52de Sérignan dans l'Hérault.
20:54Alors là,
20:54il y a une spécialité,
20:55le muscat de Sérignan.
20:56L'abus d'alcool est dangereux
20:57pour la santé à consommer
20:58avec modération
20:59qui nous appelle
21:00pour alerter
21:01sur la situation
21:01des agriculteurs.
21:03Vous en avez assez
21:03du mouvement des agriculteurs.
21:05Vous dites,
21:05ils ne vont pas assez loin.
21:06Vous souhaitez être,
21:07même si vous n'êtes pas agriculteur,
21:08bien évidemment,
21:09vous, en tant que Français,
21:10qu'est-ce que vous ressentez ?
21:12On attend vos appels
21:13au 0826 300 300.
21:15Sud Radio.
21:16Sud Radio.
21:19Les Vraies Voix Sud Radio,
21:2117h20,
21:22Philippe David.
21:24Retour de la libre antenne
21:25des Vraies Voix,
21:26François-Louis Bourneau.
21:27Et on ne peut pas dire,
21:28enfin, on parle
21:28des déserts médicaux,
21:29mais ce n'est pas le désert
21:30au 0826 300 300.
21:32Oh, c'est finement joué.
21:33Elle était facile, celle-là.
21:34Elle était belle.
21:34Parce que ça réagit beaucoup.
21:36Notre ami,
21:37avec son sourire légendaire,
21:39Aude, ne chaume pas.
21:40Et pendant la pub,
21:40j'ai trouvé un message
21:41que je voudrais vous lire
21:42pour vous rendre compte
21:43que tout le monde
21:44pense un petit peu pareil,
21:45je pense.
21:46Pour beaucoup,
21:47c'est la France.
21:47C'est quoi ?
21:48C'est un médecin
21:49pour 24 patients,
21:50un professeur
21:51pour 30 élèves,
21:52mais 300 CRS
21:53pour un agriculteur.
21:54Et je trouvais ça
21:54plutôt très bon.
21:55Les auditeurs de Sud Radio
21:57ont de l'humour.
21:57Ils sont très bons.
21:58Et on a Marie-Alice
21:59qui nous appelle d'Agen.
22:01Bonsoir Marie-Alice.
22:02Bonsoir.
22:04Bonsoir.
22:04Vous avez entendu
22:05le débat
22:06entre Bernard Pratt,
22:08le maire du Pont-de-Lard.
22:09Vous pourrez voir d'ailleurs,
22:10vous pouvez voir dès maintenant
22:11sur la page Facebook
22:12de cette mairie
22:13ce clip qui est drôlatique,
22:15mais qu'on diffusera demain
22:16sur le site,
22:18sur les pages internet
22:19de Sud Radio
22:19et vous voulez réagir.
22:22Oui, je voulais réagir.
22:23Alors, je connais bien Dominique
22:25puisque...
22:25Le monde est plus.
22:27Nous sommes croisés
22:28à plusieurs reprises.
22:30Nous avons formé
22:32un groupe de travail
22:34d'infirmiers d'Aquitaine
22:36pour unir nos idées
22:38et nous soutenir aussi
22:41face à ce désert médical
22:44qui effectivement
22:45est lourd à supporter.
22:48Et on a besoin
22:50d'échanger entre professionnels.
22:52Voilà.
22:52Bonsoir Dominique.
22:55Bonsoir Marie-Alice.
22:57C'est incroyable.
22:58Vous êtes tous les deux
22:58à l'écoute de Sud Radio.
22:59Vous le trouvez,
23:00c'est magnifique.
23:01On le sait.
23:03Sud Radio est beaucoup,
23:05beaucoup écouté
23:05par les infirmiers libéraux.
23:08Ça fait très plaisir.
23:11Et on le sait,
23:12vous êtes infirmiers libéraux.
23:14Vous êtes en première ligne
23:15notamment face
23:16aux déserts médicaux.
23:17Déserts médicaux
23:18qui sont bien sûr
23:19en zone rurale
23:19mais qui peuvent aussi
23:20parfois être dans les grandes villes
23:22puisqu'on le sait
23:23parfois même...
23:23Excusez-moi,
23:24Paris est un désert médical.
23:25Paris est un désert médical
23:26et même d'autres grandes villes
23:27sont parfois des déserts médicaux.
23:29Et les infirmiers libéraux
23:31justement sont confrontés à ça.
23:32Et je pense,
23:33l'auditrice,
23:33que vous êtes également
23:34confrontés à ça.
23:36Oui, tout à fait.
23:37C'est un peu...
23:38Marie-Alice,
23:39vous êtes profession médicale
23:40vous aussi ?
23:41Alors,
23:41je suis infirmière libérale
23:43dans le Lot-et-Garonne
23:44et j'exerce
23:46en zone semi-rurale.
23:48Donc,
23:48je suis confrontée
23:49aux mêmes difficultés
23:51que Dominique
23:52avec des cabinets
23:54que l'on n'arrive pas à joindre,
23:58des médecins absents
24:00et face à nous
24:01des patients
24:02qui ont effectivement
24:04des problèmes ponctuels
24:06auxquels on doit répondre.
24:09Et ils attendent énormément de nous
24:11puisque nous sommes souvent
24:13les seules personnes
24:15à passer au domicile.
24:16d'accord.
24:18D'accord.
24:18Bernard Pratt,
24:19vous entendez ça,
24:20vous dites,
24:21bon,
24:21on ne va pas déshabiller Pierre
24:23pour habiller Paul,
24:23vous n'allez pas demander
24:24à Dominique
24:25et à Marie-Alice
24:26de quitter
24:27le Lot-et-Garonne
24:29et la Dordogne
24:30pour venir dans le Tarn.
24:31Mais là,
24:32vous avez une antenne
24:33sur Sud Radio,
24:33vous avez vu,
24:34ça réagit mécaniquement.
24:35Qu'est-ce que vous voulez dire
24:36pour vous contacter,
24:38pour venir travailler
24:38à bout du pont de l'Arne ?
24:41Pour venir travailler
24:42à bout du pont de l'Arne,
24:43il suffit de contacter la mairie,
24:45de nous appeler
24:46et on vous reçoit
24:47avec grand plaisir.
24:48Voilà ce que j'ai envie de dire.
24:50Et donc,
24:51vous pouvez appeler
24:52même de la part
24:53de Sud Radio,
24:54ça peut le faire ?
24:55Ah voilà,
24:55tout à fait,
24:56au contraire,
24:56très bien.
24:57Et puis,
24:58si on peut joindre
24:59de jeunes infirmiers,
25:02de jeunes médecins
25:03qui souhaitent,
25:06des spécialistes
25:07qui souhaitent
25:08s'installer chez nous,
25:08c'est avec grand plaisir
25:09qu'on les accueillera.
25:11Avec grand plaisir.
25:11Et de toute la France.
25:13Bien sûr.
25:14Les Parisiens
25:15veulent descendre
25:15pour voir le soleil
25:16du Sud,
25:18c'est avec grand plaisir.
25:19Et puis là,
25:20au moins pour les amateurs
25:21de rugby,
25:22entre le Lot et Garonne,
25:23le Tarn et la Dordogne,
25:25il y a de belles équipes.
25:27Dominique,
25:27vous voulez passer un message
25:28tant qu'on est à l'antenne
25:30pour appeler,
25:31comme vous avez
25:31un désert médical,
25:32s'il y a des professionnels
25:33qui nous écoutent
25:34qui veulent venir chez vous
25:35pour vendre le coin
25:36du Sud d'Ordogne
25:37qui n'est pas le pire de France,
25:38soit dit,
25:39en passant.
25:41Dominique ?
25:42Un message rapide
25:43à faire passer.
25:44Oui.
25:45Écoutez,
25:46nous,
25:46on est dans le Sud d'Ordogne,
25:48c'est le pays
25:48des châteaux
25:48et des bastides.
25:50Le pays
25:50de Joséphine Baker,
25:52c'est un super endroit.
25:54Le problème,
25:55c'est qu'on ne trouve
25:56pas de collègues
25:57pour venir nous donner
25:58un coup de main ici.
25:59Donc,
25:59on est à la recherche
26:00de jeunes infirmiers
26:02qui vivent dans le Nord,
26:04éventuellement,
26:04qui souhaitent venir
26:05s'installer en Dordogne.
26:06Ils seront reçus
26:07comme ils feront,
26:08aussi bien par ma collègue
26:10Marie-Alice
26:10dans l'Otégaronne
26:11que par moi en Dordogne.
26:13Et on espère,
26:14effectivement,
26:15qu'on va avoir
26:16un peu de main-d'oeuvre
26:17pour effectuer la relève.
26:19Marie-Alice,
26:21un mot pour Vendrage
26:22et le Lot-et-Garonne ?
26:24Alors,
26:24nous,
26:24on est dans le pays
26:25des prunons.
26:26Ah bah,
26:27oui !
26:28C'est bizarre,
26:29dans cette émission,
26:30ça parle toujours
26:30de nourriture.
26:31Comme par hasard,
26:32uniquement quand il y a
26:33Philippe David.
26:34Tiens,
26:35elle signale,
26:35allez-y,
26:36allez-y Marie-Alice.
26:37Surtout quand il y a
26:38Philippe David,
26:39ça passe toujours
26:40de bouffe.
26:41Tout le temps.
26:42Allez-y Marie-Alice.
26:43On a un climat
26:45qui est quand même
26:46plus que correct.
26:48Les gens sont accueillants.
26:50C'est vrai.
26:51Voilà.
26:52On a de beaux paysages,
26:54de beaux couchers de soleil
26:56dans nos campagnes.
26:58Voilà.
26:58Après,
26:59il faut vraiment
27:00avoir envie de venir
27:01parce que
27:02j'ai aimé son travail.
27:04Voilà.
27:04Aimer ce que l'on fait
27:05parce qu'on fait
27:07énormément de kilomètres.
27:08Eh bien,
27:09merci beaucoup,
27:10Marie-Alice.
27:11Merci beaucoup,
27:12Dominique.
27:12Merci beaucoup,
27:13Bernard Pratt.
27:14On vous souhaite
27:14le meilleur.
27:15On va tout partager
27:16sur nos réseaux
27:17comme on vous l'a dit.
27:18Et puis,
27:18vous avez entendu,
27:19il y a des postes
27:20à pourvoir
27:20dans le sud-ouest
27:21et c'est une région
27:22j'ai quelques origines
27:24et j'ai vécu
27:24comme très longtemps
27:25absolument magnifique.
27:26Et là,
27:26on va partir
27:27dans le sud-sud
27:28du côté de Sérignan.
27:29Sud-sud,
27:30absolument,
27:31dans les raux
27:31pour parler des agriculteurs
27:32puisque eux aussi
27:33se sont mobilisés
27:34aujourd'hui notamment
27:35à Toulouse.
27:36Il y a même eu
27:36huit personnes
27:37qui ont été interpellées
27:38dont le président
27:39de la Chambre d'agriculture
27:40du GER,
27:41ce Lionel Codélon
27:42qui a été interpellé
27:44puis relâché
27:44en fin de journée.
27:46Bonsoir Dominique.
27:47Bonsoir Gilles
27:49qui nous appelle
27:50de Sérignan.
27:51Bonsoir Gilles,
27:52le temps pour moi.
27:53Oui, bonsoir.
27:54Bonsoir.
27:54Bienvenue sur Sud Radio.
27:56Vous êtes commerçant
27:56dans le textile,
27:57vous êtes issu
27:58d'une famille
27:58de viticulteurs,
28:00vous connaissez
28:01un petit peu
28:01ce qu'est la vine,
28:03ce qu'est l'agriculture.
28:04Vous soutenez justement
28:05vous les agriculteurs
28:06et quand vous entendez
28:07qu'ils sont interpellés,
28:08arrêtés,
28:09mis même en garde à vue,
28:10qu'est-ce que ça vous provoque ?
28:12Moi je trouve ça choquant.
28:15En fait,
28:16moi ce que je veux dire
28:17c'est que
28:17surtout que
28:18c'est une naine
28:19que de vision globale
28:20de la part de nos élus
28:21et de nos dirigeants
28:22parce qu'on parlait
28:24des déserts médicaux
28:25tout à l'heure
28:25mais l'agriculture
28:27maïs et sain de bain
28:29ça fait des économies
28:30sur la santé.
28:30C'est clair.
28:31Ça revalorise
28:32les territoires,
28:33ça peut recréer
28:34de l'emploi
28:34dans toutes les zones
28:36désertées.
28:38C'est quand même tout.
28:38Moi je trouve
28:39que ça va faire
28:39une cause
28:39interministérienne
28:40et parce que
28:41je n'avais plus grand.
28:42Mais Gilles,
28:43vous vous êtes commerçant
28:44dans le textile,
28:44c'est ce que vous avez dit
28:45à Aude.
28:46Je suis dans le matériel médical.
28:47Dans le matériel médical
28:48que vous avez appelé
28:49le 0826-300-300
28:50et vous êtes issu
28:52d'une famille
28:52de viticulteurs
28:53alors Sérignan,
28:54je l'ai dit
28:54il y a quelques instants
28:55il y a le muscat de Sérignan
28:56qui est mythique.
28:57est-ce que vous avez vu
28:58la situation évoluer
29:00en mal pour les agriculteurs ?
29:02Je ne vais pas vous demander
29:03votre âge
29:03mais sur les 30-40 dernières années
29:06si c'est votre âge
29:07est-ce que vous avez vu
29:08la situation empirée
29:09vous qui êtes
29:10d'une famille de viticulteurs ?
29:12Moi, mon père était viticulteur
29:15en garde coopérative
29:16Oui, comme beaucoup
29:18dans le long doc
29:18Tout à fait, oui, tout à fait
29:20Moi, j'ai vu la rentabilité
29:22des baissés au fil des années
29:23d'une part
29:24et je vois que moi
29:25dans mon entourage
29:25j'ai quelques jeunes agriculteurs
29:27qui ont moins de 30 ans
29:28qui se sont installés
29:29pour la plupart
29:30ils ont du mal
29:31à dégager des salaires
29:33parce que quand les coûts
29:35sont tous tirés vers le bas
29:37les charges augmentent
29:38après c'est comme
29:38dans nos domaines
29:39mais ils sont trop chargés
29:41et forcément
29:42c'est compliqué
29:43d'en vivre
29:44correctement
29:46Et votre famille
29:47est encore dans la viticulture
29:49où ils ont vendu
29:49où ils ont arrêté
29:50comment ça se passe ?
29:52Mon père m'est en 75 ans
29:53donc il a été arrêté
29:54depuis à peu près 10 ans
29:56Donc lui, il a tout arrêté
29:58il a tout cédé
29:59Moi, c'est vrai que
30:00j'ai fait le choix
30:01de ne pas reprendre
30:01parce que moi, c'est vrai
30:02que je suis dirigé
30:03dans le secteur de la santé
30:04Voilà
30:06Mais c'est sûr
30:08qu'honnêtement
30:08vivre aujourd'hui
30:09ce serait compliqué
30:10Mais est-ce que vous
30:12vous avez refusé
30:14par exemple
30:14de prendre la suite
30:15de votre père
30:15parce que vous dites
30:16la viticulture
30:17c'est trop dur
30:18il faut bosser dans le froid
30:19dehors l'hiver
30:20pour tailler les vignes
30:21c'est vraiment un métier
30:23où on n'a pas d'horaire
30:24où c'est vraiment
30:25très compliqué
30:26et je préfère encore
30:27aller travailler
30:28dans le matériel médical
30:29comment ça se fait
30:30que vous n'ayez pas
30:30continué
30:31si ce n'est pas indiscret
30:32bien évidemment
30:32Parce que bon après
30:34pour être honnête
30:36la difficulté du métier
30:37puis moi
30:38j'ai vu
30:39mon père
30:40tomber malade
30:40suite à des contaminations
30:42aux produits
30:43phytosanitaires
30:44voilà
30:44c'est vrai que
30:45ça ne donne pas envie
30:47quoi
30:47Oui
30:48et aujourd'hui
30:49vous connaissez encore
30:51probablement des viticulteurs
30:52comme vous avez de la famille
30:54qu'est-ce qu'ils vous disent
30:55quand ils voient
30:56le mouvement
30:56des agriculteurs
30:58ils le soutiennent massivement
31:00ou ils le soutiennent
31:00Oui mais
31:01parce qu'on dit
31:02que les viticulteurs
31:03eux pourraient être gagnants
31:05sur le Mercosur
31:06parce que les droits de douane
31:07sur les vins
31:07et spiritueux européens
31:09donc français
31:10baisseraient massivement
31:11au Brésil
31:11en Argentine
31:12en Uruguay
31:13au Paraguay
31:13et en Bolivie
31:14quelle est l'approche
31:15des viticulteurs
31:16du Languedoc
31:16avec cet accord
31:18en fait moi
31:20j'ai deux cas de figure
31:21certains que je connais
31:22en fait
31:24je ne dis pas s'en foutre
31:26mais
31:26font leur business
31:28et ne se préoccupent pas
31:29mais par contre
31:30beaucoup sont quand même
31:30il y a quand même
31:31une solidarité
31:33même si eux
31:34sont moins touchés
31:35que des éleveurs
31:36ou autres
31:36on a quand même
31:38une grande solidarité
31:39par rapport à ça
31:40ils font tous
31:42le même métier
31:42ils travaillent la terre
31:43oui
31:43c'est ce qu'il y a d'amusant
31:45parce que la semaine dernière
31:46on avait dans le studio
31:47de Sud Radio
31:47un viticulteur du Maine-et-Loire
31:49qui était venu
31:50il était à cette place
31:51qui était venu
31:52défendre les agriculteurs
31:54il disait moi
31:54je ne peux peut-être
31:55plus s'y gagner
31:56qu'y perdre
31:57mais je viens
31:58par solidarité
31:59ça existe encore
32:00Gilles
32:01cette solidarité
32:02dans le milieu
32:03dans la ruralité
32:04dans le milieu agricole
32:05oui
32:07je suis comme une cuivre
32:08et parce que
32:10vous vous êtes
32:12dans une région
32:12où on a arraché
32:13ces derniers temps
32:14des milliers
32:16et des milliers
32:17de pieds de vignes
32:18suite à la baisse
32:18de la consommation
32:19de vin
32:20est-ce que ça a eu
32:21un gros impact
32:22sur les agriculteurs
32:24du Languedoc
32:24et en particulier
32:25de l'Hérault
32:26où vous habitez
32:27il y en a beaucoup moins
32:32après
32:33il y a quand même
32:34une tendance aussi
32:35à l'accroissement
32:36des propriétés
32:36il y en a moins
32:37mais beaucoup
32:38en fait augmentent
32:39la taille
32:39de leurs propriétés
32:41d'accord
32:42et aujourd'hui
32:43vous vous êtes plutôt
32:44vous ne regrettez pas
32:45d'avoir arrêté
32:46la viticulture
32:47pour aller travailler
32:47dans le matériel médical
32:48dans le domaine
32:51de la santé
32:52je voudrais qu'on est
32:53quand même
32:53un peu touché
32:54en ce moment
32:55parce que
32:55il y a pas de réforme
32:56il y a un nouveau
32:58des bâtons dans les roues
32:59et des contraintes
32:59en permanence
33:00notamment administratives
33:01je ne peux pas
33:06vous répondre
33:06je n'ai pas exercé
33:10donc je ne peux pas
33:10vous dire
33:11si il regrette
33:12ou pas
33:12de ne pas arrêter
33:12dans la viticulture
33:13d'accord
33:14beaucoup de commentaires
33:15sur les réseaux sociaux
33:15François-Louis
33:16en tout cas
33:16sachez que
33:17si vous êtes agriculteur
33:17vous soutenez
33:18les agriculteurs
33:19et bien
33:19on vous écoute
33:20et vous êtes très nombreux
33:21à réagir sur Facebook
33:22beaucoup beaucoup
33:23de messages
33:24Philippe
33:24notamment
33:25liés aux arrestations
33:26des agriculteurs
33:27au niveau de Toulouse
33:28on vous soutient
33:29laissez tranquille
33:30nos agriculteurs
33:31occupez-vous
33:31des points d'île
33:32certains disent
33:32voilà
33:33beaucoup de manifestations
33:34non déclarées
33:35donc interdites
33:35mais il faut continuer
33:36à les soutenir
33:37c'est ce qui se dit
33:38sur notre page Facebook
33:39Sud Radio
33:40merci beaucoup Gilles
33:42merci Gilles
33:43on vous embrasse
33:44on embrasse également
33:44tous nos auditeurs
33:46du côté de l'Hérault
33:47mais également
33:47ceux de partout
33:48et puis on continuera
33:49de parler justement
33:50de ce qui se passe
33:50au niveau des agriculteurs
33:51des mobilisations
33:52si vous avez un avis à donner
33:53si vous soutenez les agriculteurs
33:55vous êtes agriculteur
33:56forcément
33:56vous soutenez peut-être
33:57le mouvement
33:58dites-le nous
33:59vous n'êtes peut-être pas
33:59agriculteur
34:00mais vous soutenez
34:00quand même le mouvement
34:01n'hésitez pas à nous dire
34:020826 300 300
34:04et dans quelques instants
34:05une auditrice
34:06qui nous a appelé
34:06qui est avocate
34:07pour nous parler
34:08des réfugiés ukrainiens
34:10en France
34:10et c'est un sujet
34:11dont elle veut parler
34:12tout à fait
34:13et donc elle a appelé
34:14le 0826 300 300
34:15on la retrouve
34:16dans quelques instants
34:18Sud Radio
34:20Sud Radio
34:20Parlons Vrai
34:21Parlons Vrai
34:22Sud Radio
34:22Parlons Vrai
34:2317h20
34:24Philippe David
34:26La libre antenne
34:28La libre antenne de Sud Radio
34:28jusqu'à 20h
34:30François-Louis Bourneau
34:31et on part direction
34:32la région parisienne
34:33c'est une auditrice
34:34qui nous a appelé
34:35hier au 0826 300 300
34:37pour un sujet
34:38qui la taraude
34:39Tout à fait
34:39c'est Brigitte de Sénémarne
34:40qu'on reçoit tout de suite
34:41à l'antenne
34:42Bonsoir Brigitte
34:42Bonsoir Brigitte
34:43Bonsoir
34:44Alors pour mettre
34:45un tout petit peu de contexte
34:47dans ce que vous allez nous dire
34:47et c'est un sujet
34:48très important
34:49vous allez parler
34:50des familles ukrainiennes
34:51qui sont mal logées
34:52Alors on le sait
34:53avec le conflit
34:54russo-ukrainien
34:56qui a commencé
34:57en mars 2022
34:58beaucoup de familles
34:59ukrainiennes
34:59sont arrivées en France
35:00pour la plupart
35:01certaines ont été logées
35:02voire relogées
35:03certaines sont reparties ensuite
35:04mais beaucoup d'entre elles
35:06n'ont pas de logement
35:07souffrent de mal logement
35:08et on le sait
35:09avec le froid
35:09la situation
35:10est d'autant plus compliquée
35:11Vous allez nous expliquer tout ça
35:12Expliquez-nous ça Brigitte
35:14vous qui êtes avocate
35:14Alors
35:16Bonsoir les vrais voix
35:17merci beaucoup
35:18de me laisser parler
35:19sur ce sujet
35:19qui me tient
35:20particulièrement à coeur
35:21En fait je défends
35:23des familles
35:24qui sont actuellement
35:24logées au camping
35:25de Champigny
35:26notamment deux familles
35:28auxquelles je pense
35:29qui sont des mères de famille
35:30avec des enfants
35:31et des grands-mères
35:32Les hommes sont à la guerre
35:33ils sont dressés
35:34en Ukraine
35:35et ces familles
35:36se logent
35:37à quatre
35:38dans les mobilhomes
35:39de camping
35:40comme on peut avoir
35:41dans plein de campings
35:42Évidemment
35:43ces mobilhomes
35:44ne sont pas faits
35:45pour habiter dedans
35:46pendant trois ans
35:47à quatre
35:48dans 20 mètres carrés
35:49c'est logique
35:50chaque jour
35:50ce n'est pas fait pour ça
35:51ce n'est pas étudié pour
35:52et là actuellement
35:53il y a des rats
35:54dans les mobilhomes
35:55il y a de la moisissure
35:58sur les murs
35:58je me suis déplacée
35:59donc je peux vous le dire
36:00j'ai pris des photos
36:01donc c'est vraiment
36:04insupportable
36:06et il y a notamment
36:07un mobilhome
36:08où vous avez même
36:09en dessous des toilettes
36:10le sol
36:11qui s'est effondré
36:12donc vous imaginez
36:14avec la neige
36:14le vent
36:16parce que les enfants
36:16qui sont dedans
36:17c'est sept ans
36:18huit ans
36:18sur l'autre famille
36:19il y en a une
36:20qui a peut-être 15 ans
36:21je crois
36:21et un autre enfant
36:22de 10 ans
36:23ce sont des familles
36:24qui vraiment
36:25vivent dans des conditions
36:27insupportables
36:28elles ne peuvent plus
36:28retourner
36:29parce que les villes
36:31d'où elles viennent
36:32sont sous jour
36:33donc elles ne peuvent pas
36:35retourner chez elles
36:36elles ont tout perdu
36:37ce sont des femmes
36:38qui ont un travail
36:40notamment une
36:40qui travaille à la mairie
36:41d'Alfortville
36:42évidemment j'ai contacté
36:44la mairie d'Alfortville
36:45qui m'a gentiment
36:46renvoyée vers les bailleurs
36:47qui me disent
36:47il faut faire un dossier
36:48alors je leur dis
36:48depuis trois ans
36:49le dossier d'Allo
36:50comme la demande
36:52d'LRM
36:52elle est en cours
36:53donc
36:53et ensuite
36:54le dossier d'Allo
36:56c'est droit opposable
36:57au logement
36:57pour les auditeurs
36:58c'est la loi d'Allo
36:59qu'avait faite
37:00Christine Boutin
37:00c'est ça
37:01j'aime autant vous dire
37:03que les dossiers d'Allo
37:04il y en a une palantée
37:05mais de toute façon
37:05c'est totalement inopérant
37:07et donc
37:08le sujet
37:09et moi c'est ça
37:10aussi qui me chagrine
37:12c'est qu'il restait
37:13à peu près
37:1350 familles
37:15ukrainiennes
37:16certaines ont été
37:17relogées
37:17et d'autres non
37:18sans qu'on sache
37:20en fait
37:20la raison
37:21par exemple
37:22pour les deux familles
37:23que j'essaye
37:25de défendre
37:26en fait
37:27je les ai
37:29accompagnées
37:29chez Emmaüs
37:30parce que je ne comprenais pas
37:31quand elles me disaient
37:32qu'elles n'avaient pas de logement
37:33parce qu'elles parlaient mal le français
37:35j'ai essayé de leur expliquer
37:36qu'en France
37:37ce n'était pas possible
37:37qu'on ne pouvait pas discriminer
37:38les gens au logement
37:40parce qu'ils ne parlaient pas bien français
37:41que ça pouvait être le cas
37:42pour un titre de séjour
37:43mais elles sont en règle
37:44elles ont le statut
37:45de réfugiés temporaires
37:46évidemment
37:46réfugiés en temps de guerre
37:48il n'y a pas de problème d'argent
37:48parce que l'Europe
37:50a versé 200 millions d'euros
37:52pour loger
37:54enfin s'occuper
37:55des Ukrainiens
37:55donc il n'y a pas de problème
37:56non plus de fonds
37:57et du coup
37:59je me suis dit
37:59bon je vais les accompagner
38:00parce que je pensais
38:01naïvement
38:02qu'elles comprenaient mal le français
38:03non
38:04elles comprenaient très bien
38:05et même moi
38:06j'ai été choquée
38:07je les ai accompagnés
38:08j'ai dit
38:08mais c'est discriminatoire
38:10vous ne pouvez pas
38:10ne pas donner un logement
38:11soit parce qu'il y a une grand-mère
38:12parce que je lui ai dit
38:14on ne va pas jeter
38:14les grands-mères à la poubelle
38:16elles sont parties de la famille
38:17donc on ne peut pas
38:18donc au début
38:20on leur disait
38:20il faut faire la demande
38:21mais sans la grand-mère
38:21mais je disais
38:22mais attendez
38:22la grand-mère
38:23elle fait partie de la famille
38:23alors à la Parkinson certes
38:25mais enfin
38:25on ne va pas l'acheter à la poubelle
38:27donc il faut la garder
38:28il y avait des excuses
38:31comme ça
38:31pour ne pas attribuer
38:33des logements
38:34qui sont totalement lunaires
38:35et on n'arrive pas
38:36à comprendre
38:36ce qui fait la différence
38:37ces femmes-là travaillent
38:39elles ont un travail
38:41comme je l'ai dit
38:42on a une qui travaille
38:42à la mairie d'Alfortville
38:43elles ont un salaire
38:44donc évidemment
38:45elles ont un salaire
38:46elles ont de quoi
38:48payer un premier loyer
38:49elles ont un peu d'argent de côté
38:50pour éventuellement
38:51meubler quelque chose
38:53moi je suis aussi président
38:54d'une association caritative
38:55donc pour les meubles
38:56je l'ai expliqué
38:57je lui ai dit
38:58c'est pas un problème
38:58et on n'arrive pas
38:59à comprendre ce qui se passe
39:00la préfecture ne répond pas
39:01les mairies
39:03quand on les appelle
39:04elles sont vos abonnés absents
39:05elles vous renvoient
39:06vers les bailleurs
39:07et en fait
39:08si vous voulez
39:09il n'y a pas de logique
39:10mais excusez-moi
39:11je peux vous poser une question
39:12Brigitte
39:12on a l'impression
39:14que tout ce que vous décrivez
39:15c'est la bureaucratie
39:17à la française
39:17on vous dit
39:18appelez tel numéro
39:19ben non c'est pas le bon
39:20appelez tel autre numéro
39:21mais c'est exactement ça
39:22c'est exactement ça
39:23et surtout
39:24comme je vous ai dit
39:25il n'y a pas de logique
39:26et juridiquement
39:27on ne peut rien faire
39:28parce que moi
39:28je peux intervenir
39:29sur une expulsion
39:30par exemple
39:31j'ai été expulsé
39:32du mobilum
39:33je veux intervenir
39:34au niveau judiciaire
39:35mais là je ne peux rien faire
39:36il n'y a pas de décision
39:37je ne peux pas attaquer
39:38quelque chose
39:39qui n'existe pas
39:40et je ne peux pas
39:40imposer à l'état français
39:42de toute façon
39:43de leur trouver un logement
39:44puisqu'on sait très bien
39:44que ça ne fonctionne pas
39:45le droit opposable au logement
39:48enfin voilà
39:49c'est quelque chose
39:50qui est totalement illusoire
39:51je sais que les HLM
39:52sont saturés
39:53moi j'avais fait une proposition
39:54de loi il y a longtemps
39:55et aucun député
39:56n'a voulu s'en saisir
39:57et je le regrette
39:58mais voilà
40:00c'est dramatique
40:01et je ne sais plus quoi faire
40:03en fait je suis arrivée
40:04à un stade
40:04où je me dis
40:05à part les médias
40:06à part rendre
40:07cette affaire publique
40:08afin que ça se secoue
40:10et que quelque part
40:11à la Croix-Rouge
40:12ou dans une mairie
40:13quelqu'un prenne
40:15quand même conscience
40:16de la situation
40:17dégradée
40:17dans laquelle
40:18vivent ses familles
40:19et s'en occupent vraiment
40:20et surtout
40:20il y en a qui ont quand même
40:21trouvé des HLM pérennes
40:23et qui sont très bien lochés
40:24donc s'ils ont réussi
40:26pour certains
40:26je ne comprends pas
40:27qu'ils ne réussissent pas
40:27pour d'autres
40:28et à qui voudriez lancer
40:30un appel
40:30parce que ce que vous dites
40:31est totalement cohérent
40:32et intéressant
40:33et quelque part
40:34complètement dingue
40:35mais désolé
40:36c'est comme souvent le cas
40:37avec l'administration
40:38en France
40:38on dit en passant
40:39déjà à la mairie de Champigny
40:41où ces femmes-là
40:43sont logées
40:43enfin logées
40:44voilà
40:45déjà parce que
40:46bon
40:46les enfants sont scolarisés
40:48la plupart des enfants
40:49parlent parfaitement bien
40:50le français
40:51sont très bien intégrés
40:52et il n'y a pas de soucis
40:53à l'école
40:54ils sont très bien
40:55ils y sont faits des amis
40:56des petits copains
40:57comme tous les enfants
40:58donc voilà
40:59surtout qu'ils soient là
40:59maintenant depuis 2022
41:01donc ça fait quand même
41:02la bagatelle de 4 ans
41:033 ans
41:04voilà
41:04ou presque 4 ans
41:05tout à fait
41:06et c'est pour ça
41:07que je vous dis
41:07c'est totalement lunaire
41:08la mairie d'Alfortville
41:09la mairie d'Alfortville
41:10chez qui travaille cette dame
41:12et donc ils sont satisfaits
41:13je les ai eus au téléphone
41:14c'est une salariée
41:15dont ils sont très contents
41:17et ils n'arrivent pas
41:18à trouver une solution
41:19de logement
41:20ne serait-ce que transitoire
41:22mais au moins
41:22un logement décent
41:23oui
41:23alors je parle
41:25d'un logement
41:26je ne parle pas d'un foyer
41:27d'une solution d'hôtel
41:28bien sûr
41:29où vous allez être
41:29trimballé d'hôtel en hôtel
41:30et en plus
41:32ce sont des gens
41:33qui en Ukraine
41:34étaient des cadres sup
41:35c'est pas des gens
41:36voilà
41:37c'est incompréhensible
41:38c'est incompréhensible
41:39et je ne vous cache pas
41:40que ça me met dans
41:41une colère noire
41:41et vous avez dans
41:43la même veine
41:43par exemple
41:44des gardiens
41:45des gardiens d'immeuble
41:46vous avez ça aussi
41:48en France
41:48des gardiens d'immeuble
41:49qui au bout de 20 ans
41:50de le bon et le royaume service
41:51sont mis à la porte
41:52de leur loge
41:53et qui ne trouvent plus
41:54à se loger
41:54parce qu'ils ont
41:55un trop petit salaire
41:56comme les HLM
41:57sont saturés
41:58ils n'arrivent pas
41:58à se reloger non plus
41:59on a un problème
42:00de logement en France
42:01qu'on connait
42:01ça date depuis la fin
42:03de la guerre
42:04tout le monde le dit
42:04la crise du logement
42:05ça fait un peu beaucoup
42:07voilà
42:08mais à un moment donné
42:10comme vous dites
42:10il y a quand même
42:11un problème de bureaucratie
42:12parce que c'est impossible
42:13qu'on ait ce problème là
42:14en France
42:15en France
42:16on n'est pas non plus
42:17voilà
42:17c'est incompréhensible
42:18Alors Brigitte
42:20on vous a donné la parole
42:21message lancé
42:22aux mairies d'Alfortville
42:24et de Champigny
42:24c'est pas très loin de Paris
42:27dans le Val-de-Marne
42:29surtout vous n'hésitez pas
42:31à nous tenir au courant
42:32de l'évolution des choses
42:33d'accord ?
42:33Alors je n'y manquerai pas
42:34c'est avec grand plaisir
42:35et encore une fois
42:36merci beaucoup
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