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  • il y a 7 mois
Écoutez "On refait le monde" avec Bruno Cautrès, politologue et chercheur au CEVIPOF, Jean Garrigues, historien et spécialiste de la vie politique française, Isabelle Saporta, éditorialiste sur RTL, et Julien Fautrat, journaliste au service politique de RTL.
Regardez On refait le monde avec Yves Calvi du 09 juin 2025.

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Transcription
00:00Yves Galvi, on refait le monde jusqu'à 20h sur RTL.
00:05C'est un lundi de Pentecôte plutôt original qu'ont vécu les 133 habitants de Mormont-sur-Vernisson dans le Loiret.
00:11Leur village a été choisi par le duo Marine Le Pen-Jordan-Bardella pour accueillir le gratin de l'extrême droite européenne.
00:17Du hongrois Victor Orban, à l'italien Matteo Salvini, tous venus célébrer, je cite,
00:22la victoire historique du 9 juin 2024 lors des élections européennes.
00:27Le message est clair, le Rassemblement National n'est ni isolé, ni divisé, mais doit-on vraiment le croire ?
00:32Depuis un an, la dynamique n'est plus tout à fait la même pour le RN.
00:36L'avenir politique incertain de Marine Le Pen fragilise tous les étages du parti
00:40qui restent sur deux défaites sévères lors des élections législatives partielles, je le rappelle.
00:45Le RN est-il en plein doute à moins de deux ans d'élection présidentielle ?
00:48La relation entre Marine Le Pen et Jordan-Bardella peut-elle se dégrader ?
00:52Le RN mobilisé ou divisé ?
00:55Pour en débattre, nous retrouvons Bruno Cotteres qui est politologue et chercheur au CEVIPOF,
00:59le centre de recherche politique de Sciences Po,
01:01Jean Garrigue, historien, spécialiste de la vie politique française,
01:05Isabelle Saporta, éditorialiste sur RTL,
01:07et Julien Fautrat du service politique de notre radio.
01:10On refait le monde dans RTL Soir.
01:12Nous voulons une Europe des protections, une Europe capable de défendre ses frontières,
01:19de stopper l'immigration massive et de renvoyer ceux qui n'ont rien à faire ici.
01:24Où la libre circulation...
01:26Jordan Bardella, donc cet après-midi, on est chez nous, scandé par les quelques 4000 personnes réunies à Mormont-sur-Vernisson.
01:39Je voulais commencer avec vous, Julien Sautra, vous rentrez du Loiret, vous êtes encore en voiture d'ailleurs, merci d'intervenir.
01:45On a entendu les militants derrière...
01:47J'arrive juste après, je vous promets.
01:48Oui, oui, je suis... De toute façon, la liaison est déjà très bonne.
01:50Alors, on a entendu les militants derrière Jordan Bardella.
01:53On peut parler d'une démonstration de force de Bardella ?
01:57Alors, est-ce que c'est une démonstration de force ?
01:58En tout cas, il y avait environ 5000 personnes, c'est ce qu'a annoncé le parti.
02:04Ça donnait une impression plus réussie que la place Vauban.
02:07Vous voyez, le meeting d'après procès.
02:12Donc, effectivement, ça correspondait tout à fait à ce que le RN, depuis des années, veut donner.
02:18Vous vous souvenez, on en parlait souvent, ça s'appelle la stratégie des foires.
02:21La stratégie des foires, c'était se rendre dans une foire, faire des tas de selfies,
02:24aller au contact des gens dans des endroits très populaires.
02:28Et bien là, c'était ça.
02:29Là, c'était au milieu d'un champ, avec des petits stands de quoi manger,
02:35des petites tables, des chapeaux de paille.
02:39Et ça correspondait au côté populaire que Jordan Bardella et Marine Le Pen,
02:45mais surtout Jordan Bardella, dans sa stratégie des foires, la stratégie des selfies,
02:50veut donner depuis quelques années.
02:52Donc, ça correspondait assez bien à ce que veut faire le RN.
02:55Alors, du coup, ça mène une question.
02:56Est-ce que vous avez noté, on va dire, un vrai enthousiasme des militants
03:01ou une forme de fébrilité autour de la succession Le Pen-Bardella ?
03:05Alors, à chaque fois que je pose la question de la succession, c'est un truc de journaliste.
03:10Bien sûr.
03:11On a bien compris le truc.
03:13Marine Le Pen, si elle ne peut pas, ce sera Jordan.
03:15C'est vrai que l'équation est simple.
03:19Sauf que, en interne, et tous les entourages nous le disent, de l'un ou de l'autre,
03:25c'est beaucoup plus tendu et beaucoup plus, comment dirais-je, à fleur de peau
03:31que l'image qui est renvoyée et que l'image que les militants, j'allais dire, répètent.
03:38Merci infiniment, Julien.
03:39On vous laisse nous rejoindre en studio après cette première intervention.
03:42Je prends ma voiture et j'arrive.
03:43Voilà, à tout de suite.
03:44Isabelle Saporta, c'est-tu une opération de communication réussie ?
03:48En tout cas, ce qui est intéressant, c'est que, comme le disait très justement Julien Fautras,
03:51c'est vraiment la France telle que l'a décrit Fourquet, au fond.
03:54La France de la diagonale du vide, c'est là qu'ils y sont allés.
03:57C'est là qu'ils ont été dans un village qui avait fait un score ahurissant,
04:02je crois 90%, avec Thomas Ménager.
04:07Donc, un score très très important aux dernières élections.
04:09Ils sont allés dans cette France, en fait, qui est celle...
04:12C'est marrant parce que Julien Fautras a rappelé, en fait, le vide,
04:15parce que c'était un vrai vide de la place Vauban, donc post-procès de Marine Le Pen.
04:21Et en fait, là, c'était en fait...
04:22Voilà, c'est Paris.
04:24C'est les métropoles.
04:25Et on sait bien, aujourd'hui, qu'au fond, les métropoles ont fait, quelque part, sécession
04:28avec le pays dans son intégralité.
04:35Et donc...
04:35Vous alliez dire le pays réel ?
04:36Oui, j'allais dire le pays réel.
04:38Et je me suis surprise parce que...
04:39Mais il y a cette sécession, en fait.
04:41Il y a une sécession des métropoles qui sont pro-européens,
04:44qui pensent, effectivement, qu'on doit respecter l'État de droit,
04:49qui ont une certaine idée, effectivement, de la séparation des pouvoirs.
04:53Et, au fond, cette France de la diagonale du vide,
04:55qui se sent mésestimée, méprisée,
04:58et qui, massivement, effectivement, vote Marine Le Pen,
05:00ou bientôt, peut-être, Jordan Bardella.
05:02Alors, Jean Garrigues, en fond de scène, il était écrit
05:04« Fête de la victoire », vous avez vu l'image d'un parti prêt à gouverner.
05:11Parce que c'est quand même leur propos en ce moment.
05:13C'est un parti qui traverse, de facto, une période difficile.
05:18Je veux dire qu'on est dans l'incertitude de ce qui va arriver à Marine Le Pen.
05:23Et donc, qui sera le ou la candidate de l'Assemblée nationale,
05:28pour n'importe quel parti, c'est, de toute manière, quelque chose qui fragilise.
05:32De déstabilisant.
05:33De déstabilisant.
05:34Mais maintenant, comme le dit très bien Isabelle,
05:36ils ont choisi le lieu idéal.
05:38Je veux dire qu'on est dans une terre, dans ces terres, effectivement,
05:42de la France déclassée,
05:44de la France qui se sent méprisée par les métropoles.
05:48J'ajoute, d'ailleurs, avec une tradition de populistes
05:52qui date aux années 1930,
05:54quand les chemises vertes tenaient le département du Loiret.
05:59Donc, il y a une vraie tradition là-bas.
06:02Et c'est vrai que l'idée de se retremper
06:05dans ce qui est le cœur de cible, aujourd'hui, du Rassemblement national,
06:10qui leur permet d'incarner, effectivement, un mécontentement populaire.
06:13Et il ne faut pas le nier.
06:15C'est le parti du peuple, aujourd'hui.
06:17C'est le parti du peuple, dans les années 60,
06:20c'était le parti communiste.
06:22Aujourd'hui, le parti du peuple, c'est le Rassemblement national.
06:24Alors, partout, pas tous les peuples,
06:27il leur échappe quelque chose.
06:28Mais les ouvriers, les employés, les paysans,
06:31et ça, c'est des choses quand même très nouvelles,
06:33parce qu'ils ont eu du mal à percer dans la paysannerie française.
06:37Donc, voilà, on a...
06:38En dépit des aides européennes,
06:39qui sont quand même encore massives pour notre agriculture,
06:42et que ne cessent de critiquer Mme Le Pen ?
06:45Mais vous voyez à quel point, à quel point, aujourd'hui,
06:47l'Europe est devenue la bête noire pour les agriculteurs français.
06:51Les normes, l'écologie, etc.
06:54Tout ça, c'est Bruxelles.
06:55Tout ça, c'est l'Europe.
06:57L'empire dont parle Marine Le Pen.
06:59Alors, Bruno Cotteres, ce grand raout avec Victor Orban
07:02et les discours sur le grand remplacement,
07:04est-ce que ce n'est pas risqué quand même pour un Rassemblement national
07:07qui tente depuis dix ans de se dédiaboliser ?
07:10Oui, c'est vrai que c'est quelque chose que l'on voit chaque fois
07:14que Marine Le Pen et le Rassemblement national
07:16veulent mettre en scène son ancrage européen
07:18ou son ancrage international.
07:21Ça ramène le Rassemblement national à chaque fois
07:24vers, effectivement, cette idée
07:26que le Rassemblement national au pouvoir,
07:29c'est effectivement quelque chose de très, très, très différent
07:32au plan de la politique européenne.
07:34Le Rassemblement national, à la fois, n'est plus du tout
07:37sur l'idée d'un Frexit
07:38ou même d'une sortie de la France de la zone euro.
07:42Mais c'est vrai que cet après-midi,
07:43on a entendu des accents
07:45qui ramènent le Rassemblement national
07:47un certain nombre d'années en arrière,
07:49alors même que le Rassemblement national,
07:51à la fois, il y a un an,
07:53a eu une victoire écrasante aux élections européennes.
07:56Il faut quand même rappeler 7,8 millions de votes
07:58avec une position de numéro 1
08:01à l'issue des élections européennes.
08:03Et que l'électorat du Rassemblement national s'est diversifié.
08:06On a toujours ces milieux qui se sentent déclassés, méprisés,
08:09ce que rappelaient très bien Jean-Garry et Isabelle Saporta.
08:12Mais on a aussi un électorat RN qui est plus diversifié,
08:16un certain nombre de franges, des classes moyennes.
08:18Et donc, il s'agirait pour le Rassemblement national.
08:20Et même des retraités, Bruno Cotteres.
08:20Et même des retraités, désormais.
08:22Oui, et même des retraités, tout à fait.
08:23Même des retraités, même des retraités.
08:25Et donc, c'est vrai que le Rassemblement national
08:27reste toujours un peu coincé
08:29entre sa volonté d'incarner le futur parti de gouvernement
08:33et puis ses fondamentaux
08:36qui sont sur la question d'immigration
08:37et de discours très, très négatifs sur l'Europe.
08:40Donc, leur grande difficulté en ce moment,
08:43c'est de trouver une forme d'équilibre,
08:45si je vous comprends bien.
08:45Oui, c'est ça, de trouver une forme d'équilibre.
08:49Autant, c'est vrai que l'opinion public en France
08:51n'est pas extrêmement enthousiaste sur l'Europe
08:53et sur l'intégration européenne.
08:55En revanche, elle souhaite que notre chef de l'État
08:57et que notre gouvernement soient des acteurs forts
09:00au niveau européen.
09:01Est-ce qu'on peut dire pour autant, Jean Garry,
09:02qu'en ce moment, le RN se radicalise
09:04un peu plus, ou en tout cas sur certains dossiers ?
09:08Conjoncturellement, oui,
09:10par rapport à la stratégie de dédiabolisation
09:14des années précédentes.
09:16Il y a un repli.
09:17Si vous écoutez les mots de Marine Le Pen aujourd'hui,
09:20quand elle parle de l'Europe,
09:22elle parle d'un empire marchand,
09:24ultralibéral et wokiste.
09:27Non, mais ce sont des...
09:29Alors, l'anti-wokie,
09:31oui, l'anti-wokie, c'est ce qui a fait le succès de Donald Trump.
09:33Oui.
09:33Donc, on voit très bien l'influence.
09:36Et puis, parler de l'Europe
09:37comme d'un empire marchand et ultralibéral,
09:40alors que dans l'Europe, que je sache,
09:42il y a la France, par exemple,
09:43qui est un pays de démocratie sociale,
09:45qui a l'État-providence,
09:48l'Espagne, l'Allemagne,
09:50enfin, ce sont des pays protecteurs.
09:51On est très loin de l'ultralibéralisme.
09:53Mais cette rhétorique caricaturale,
09:56qui a souvent été déjà la rhétorique
09:59du RN et du RN auparavant,
10:03c'est vrai, elle marque, à mon sens,
10:05aujourd'hui, une forme de durcissement.
10:07Alors, est-ce que ce durcissement,
10:09cette radicalité,
10:10elle est liée, justement,
10:11au fait que, là,
10:12il s'agissait de montrer la puissance
10:13de ces patriotes européens
10:16avec les petits copains Salvini
10:18et toute la bande ?
10:20Mais, enfin, malgré tout,
10:21si vous comparez ce discours
10:23à ce qu'on a entendu il y a quelques mois,
10:25on est dans quelque chose de différent.
10:27À moins que, là-dedans,
10:28il y ait un effet Bruno Retailleau,
10:30je ne sais pas, en tout cas,
10:31comment vous percevez les choses
10:33en quelques mots, Isabelle Saporta ?
10:34Alors, c'est évident,
10:36c'est évident que Marine Le Pen
10:37est en train de cavaler
10:38derrière Bruno Retailleau.
10:39D'ailleurs, c'est marrant
10:40parce qu'on entendait
10:41Jordan Bardella reprendre
10:42les gens ordinaires de Retailleau,
10:45c'est-à-dire, finalement,
10:47piquer les punchlines de Retailleau.
10:48Donc, on voit bien
10:49qu'il cavale derrière
10:50et, d'ailleurs,
10:50ils ne taperaient pas aussi fort
10:51s'ils n'étaient pas un peu inquiets.
10:53On marque une première pause
10:54dans cette émission
10:55et on reprend ce débat
10:56dans quelques instants
10:57consacré, pardonnez-moi,
10:59au Rassemblement National.
11:01RTL, on refait le monde.
11:04Avec Yves Calvi.
11:06RTL, s'informer ensemble.
11:09Il est 19h30.
11:11RTL Soir, on refait le monde.
11:13Avec Yves Calvi.
11:14L'essentiel de l'actualité
11:15avec Thibault Hu.
11:16Bonsoir Yves, bonsoir à tous.
11:17Les militants à bord du bateau
11:19stoppé par Israël,
11:20toujours aux mains de Tssal.
11:21Jean-Luc Mélenchon
11:22dénonce ce soir
11:22un acte de piraterie.
11:24Le leader des Insoumis
11:25s'est exprimé
11:26depuis l'un des nombreux
11:27rassemblements
11:27qui se déroulent en ce moment
11:28pour demander notamment
11:29la libération de Rimas
11:31à neurodéputés LFI.
11:33La Cour suprême du Brésil
11:34va interroger
11:35l'ex-président Jair Bolsonaro
11:36et sept de ses anciens collaborateurs
11:39pour tentative de coup d'État.
11:40L'ancien dirigeant
11:41d'extrême droite
11:42en cours jusqu'à 40 ans
11:43de prison.
11:44Il est accusé
11:44d'avoir fomenté
11:45un complot
11:46pour se maintenir au pouvoir
11:47malgré sa défaite électorale
11:48en 2022.
11:50Les trois spéléologues
11:50bloqués dans une grotte
11:51depuis hier à Saint-Pierre
11:53de Chartreuse-en-Isère
11:54ont été extraits
11:54sains et saufs.
11:55Le troisième,
11:56un jeune homme de 26 ans
11:57blessé au bras
11:57et toujours hospitalisé
11:58mais il est en bonne santé.
12:00On vous retrouve à 20h
12:01pour d'autres informations.
12:02Thibaut, merci beaucoup.
12:05Yves Calvi jusqu'à 20h
12:07On refait le monde
12:08sur RTL
12:09Avec Bruno Cotteres,
12:11politologue et chercheur
12:12au OCVIPOF,
12:13le centre de recherche politique
12:14de Sciences Po.
12:15Jean Garrigue,
12:15qui est historien
12:16et spécialiste
12:17de notre vie politique française.
12:18Isabelle Saporta,
12:19éditorialiste d'RTL
12:20et nous serons rejoints
12:21dans quelques instants
12:21par notre camarade
12:22Julien Fautrat
12:23du service politique d'RTL.
12:25Je vous ai interrompu
12:26je crois tout à l'heure.
12:26C'est-à-dire que vous me disiez
12:27est-ce que Bruno Retailleau
12:29leur fait peur ?
12:29Oui.
12:30On s'était bien dit oui
12:31et par ailleurs
12:32on avait très envie
12:33de rebondir
12:33sur le fait
12:34que tout cet argent
12:35qui était donné
12:36par l'Europe
12:37que l'Europe était incapable
12:38de communiquer
12:38sur l'argent qu'elle donne.
12:40Et donc à chaque fois
12:40on a les 9 milliards
12:41effectivement de la politique
12:42agricole commune
12:43qui n'empêchent pas
12:43les paysans français
12:44de voter Rassemblement National.
12:46On a les 250 milliards
12:47qui ont été versés à la Pologne
12:48qui n'ont pas empêché
12:49le vote populiste.
12:51Et pareil pour la Roumanie
12:52parce qu'en fait
12:52ce n'est pas passé à grand chose.
12:54On a les 250 milliards
12:55qui ont été versés à l'Italie
12:56et qui n'empêchent pas
12:57Mélanie de plastronner.
12:59Et puis alors j'avais envie
13:00de dire une petite méchanceté.
13:02Ah !
13:02Oui, pardonnez-moi.
13:03Non, ce n'est pas votre genre.
13:04Non, je sais que ce n'est pas mon genre
13:05mais je vais me forcer ce soir
13:06prendre sur moi.
13:08C'est qu'en fait
13:09ce rassemblement
13:10est-ce que c'est vraiment
13:10le rassemblement
13:11des winners du populisme
13:13ou des losers du populisme ?
13:14Parce que pardonnez-moi
13:15il n'y a pas
13:15Giorgia Mélanie
13:16il n'y a pas J.D. Vance
13:17il n'y a pas
13:18le président polonais.
13:20Est-ce que ce n'est pas
13:20un peu les seconds couteaux
13:21parce que Victor Orban
13:22connaît une crise importante
13:24chez lui
13:24il n'a jamais été aussi bas
13:25dans les sondages.
13:26C'est juste.
13:26Bon, s'il y avait
13:28une élection demain
13:29Orban
13:29enfin si elle n'était pas truquée
13:30bien sûr
13:31Orban ne pourrait pas passer
13:32donc si vous voulez
13:33on est quand même
13:34dans quelque chose
13:35et pareil Salvini
13:36celui qui a gagné
13:37ce n'est pas Salvini
13:39c'est Mélanie
13:40donc je suis étonnée
13:40au fond
13:41qu'elle s'entoure
13:42un peu des losers
13:42du populisme
13:43les losers du populisme
13:46ça vous inspire
13:46Bruno Cotres ?
13:48C'est drôle.
13:48C'est vrai que ce n'est pas
13:50complètement faux
13:50ce qui vient d'être dit
13:51mais en même temps
13:54c'est vrai que c'est
13:55le fan club de Marine Le Pen
13:57depuis de nombreuses années
13:58on va dire que c'est son
13:59groupe d'amis
14:00dont elle est très proche
14:01on voit régulièrement
14:02lorsque Marine Le Pen
14:03veut montrer
14:04qu'elle a au fond
14:05du réseau
14:06au plan européen
14:08on voit très régulièrement
14:09Victor Orban
14:10Matteo Salvini
14:11qui arrive
14:12et on sait que les rapports
14:13entre Mélanie
14:14et Marine Le Pen
14:15ne sont pas forcément
14:16non plus au beau-fils
14:18ce n'était pas forcément
14:19non plus la stratégie
14:21de Mélanie
14:21de se rapprocher
14:23du groupe
14:24de Jordan Bardella
14:25au Parlement européen
14:27donc effectivement
14:29c'est ce qu'on disait
14:31tout à l'heure
14:31c'est un peu
14:31le problème
14:32de ce type
14:33de rassemblement
14:34ça parle sans doute
14:36à une partie
14:37du cœur électoral
14:38du Rassemblement National
14:40mais sans doute
14:40pas à l'ensemble
14:41du Rassemblement National
14:43et ça renvoie
14:43une image
14:44un peu passéiste
14:45une image
14:46qui ne projette pas
14:47Marine Le Pen
14:48vers une image
14:49au fond
14:49d'incarnation
14:51du chef de l'État
14:53alors par contre
14:54c'est vrai
14:54que le Rassemblement National
14:56depuis de nombreuses années
14:57est sur une stratégie
14:58qui est de non plus
14:59être au fond
15:00dans une sorte
15:04de jeu
15:05hors de l'Union Européenne
15:06mais au contraire
15:07de vouloir investir
15:07les institutions
15:08de l'Europe
15:09pour les changer
15:10de l'intérieur
15:10pour prendre le pouvoir
15:11de l'intérieur
15:12et elle disait aujourd'hui
15:13être dans les institutions
15:15de l'Europe
15:15pour rendre la parole
15:16On va écouter justement
15:18Madame Le Pen
15:18Et à la lumière
15:20de l'histoire
15:21on comprend que
15:21l'Union Européenne
15:23c'est un empire
15:24marchand
15:25wokiste
15:25ultra-libéral
15:26et parce que
15:27c'est sa nature
15:28sa volonté
15:29c'est un empire
15:30contre nos nations
15:31c'est un empire
15:33qui manipule
15:34et menace
15:35ordonne
15:36et désordonne
15:37impose
15:37et opprime
15:38Bon
15:40elle en fait pas
15:40un peu trop
15:41quand même
15:41Est-ce qu'elle fait plaisir
15:44à son public
15:45ou est-ce qu'elle ne va pas
15:46un peu trop loin
15:47pour une partie
15:48de son électorat
15:49ça fait partie
15:49des questions
15:50que je me pose
15:50au risque d'effrayer
15:52ceux qu'elle pourrait
15:53aller chercher
15:53Sachant que
15:54sa stratégie
15:56et je suppose
15:56son ambition
15:57ce serait justement
15:58comme le disait
15:59d'être la Mélanie française
16:01parce que
16:01Mélanie
16:02elle a réussi
16:03ce pari
16:04d'amener
16:04l'extrême droite
16:05au pouvoir
16:05Et de s'y maintenir
16:09avec des taux
16:10d'approbation
16:11assez forts
16:12
16:13on est dans
16:14une caricature
16:14absolue
16:15qui renvoie
16:16véritablement
16:17aux pires années
16:18même du Brexit
16:20ou de ce que disait
16:21Nigel Farage
16:22c'est peut-être
16:23même pire
16:24et c'est vrai
16:24que ce discours-là
16:26autant il peut parler
16:27effectivement
16:28au noyau dur
16:29des militants
16:30du Rassemblement National
16:31autant il est absolument
16:33à mon sens
16:33impropre
16:34à lui faire gagner
16:35d'autres électorats
16:36c'est-à-dire
16:37ceux que
16:37Bruno Rotailleux
16:38lui est en train
16:39de grappiller
16:40donc on est dans
16:41quelque chose
16:41qui apparaît
16:42totalement contre
16:43productif
16:44dans ce qu'elle fait là
16:45effectivement
16:46en plus
16:46c'est plutôt
16:47avec des seconds couteaux
16:48de l'extrême droite
16:50européenne
16:51donc franchement
16:52je ne suis pas sûr
16:54que l'effet
16:55soit garanti
16:56il va y avoir
16:57un effet d'image
16:58parce que
16:59ils ont choisi
17:00un endroit
17:00qui je répète
17:01qui est
17:02qui est vraiment ciblé
17:03comme le coeur
17:04de cette population
17:06susceptible
17:07de recevoir
17:08le message
17:09du RN
17:09mais en termes
17:11d'ascension politique
17:12en termes
17:13d'expansion
17:13électorale
17:15moi je trouve
17:15que c'est très mal choisi
17:17alors je reviens
17:17sur la notion de coupe
17:18si vous m'autorisez
17:19ce terme
17:20Julien Fautrat
17:21vous avez vu
17:22ce main de foule
17:23partagé cet après-midi
17:24par Marine Le Pen
17:24et Jordan Bardella
17:25est-ce qu'il y a
17:26une vraie complicité
17:27ou une harmonie
17:28de façade
17:28selon vous ?
17:29vous les suivez
17:29depuis longtemps ?
17:31les deux mon capitaine
17:32c'est-à-dire que
17:32je les crois
17:34quand ils nous disent
17:36qu'entre les deux
17:37tout va mieux
17:39dans le meilleur des mondes
17:40que Jordan Bardella
17:41est le premier
17:41des marinistes
17:42sauf que ce sont
17:43les entourages
17:45qui mettent
17:46de l'huile sur le feu
17:47j'allais dire
17:48ou qui
17:48qui s'y voient
17:50d'une façon
17:51il y a des proches
17:51de Marine Le Pen
17:52qui disent
17:53si c'est Jordan Bardella
17:54moi j'arrête
17:55qu'est-ce que je deviens ?
17:57vous voyez
17:57il y a des tas de gens
17:59qui si c'est l'un ou l'autre
18:01qui prend le pas
18:02ne voient pas d'avenir
18:04à titre personnel
18:04donc ils sont en train
18:06de défendre finalement
18:07leur place
18:07absolument
18:08ce qui peut tout à fait
18:09se comprendre
18:09voilà
18:10mais il y a donc
18:11au minimum
18:12une guerre des affidés
18:14ça c'est très clair
18:16mais on dit que
18:16la couverture de Valeurs Actuelles
18:18par exemple
18:18est très mal passée
18:19auprès de Marine Le Pen
18:20vous vous rappelez
18:21ce dont il s'agit ?
18:22alors voilà
18:22Bardella étant une
18:24de Valeurs Actuelles
18:25au fond
18:25est lancée quasiment
18:26pour la présidentielle
18:27et il semblerait que
18:28alors que dans le coeur
18:30de l'interview
18:30il prête allégeance
18:32à Marine Le Pen
18:33il semblerait qu'elle ait
18:34très très mal vécu
18:34c'est un très bon exemple
18:36c'est-à-dire que là
18:36typiquement
18:37sur cette couverture
18:38on a posé la question
18:40à Marine Le Pen
18:41elle dit
18:41mais c'est très bien
18:42Jordan parle à un électorat
18:44auquel je parle pas
18:46on est complémentaire
18:47c'est ce que j'ai voulu
18:48un ticket à l'américaine
18:49etc
18:49chez les proches
18:51de Marine Le Pen
18:52donc là on parle
18:53encore des entourages
18:54là c'est beaucoup
18:55plus mal passé
18:56Peut-on en parler
18:57enfin alors
18:58ils sont à la fois
18:59concurrents
18:59et de fait
19:00il y a une harmonie
19:01entre eux aussi
19:02Bruno Cotteres
19:03est-ce que ça va pas
19:04perturber
19:05alors là je parle plus
19:05justement de
19:06de leurs proches
19:08mais est-ce que ça ne va pas
19:09perturber une partie
19:10de l'électorat
19:11du Rassemblement National
19:12à moins qu'ils aient
19:15le plaisir
19:15quelque part
19:16de faire un choix
19:17de favoriser un choix
19:17mais je suis pas sûr
19:18qu'on va procéder
19:20par un référendum
19:20si vous voulez mon avis
19:21en tout cas dans ce parti là
19:22sans doute pas
19:23sans doute pas
19:23parce qu'il reste
19:24c'est demander
19:25à l'électorat
19:26du Rassemblement National
19:27un effort au fond
19:29un peu schizophrénique
19:30à la fois de continuer
19:31à soutenir Marine Le Pen
19:33tout en intégrant
19:34l'idée que
19:35il est possible
19:36qu'elle ne soit pas présente
19:37à l'élection
19:38à l'élection présidentielle
19:40et pour Jordan Bardella
19:41et ses soutiens
19:42c'est-à-dire
19:42c'est à la fois
19:43de jouer le jeu
19:44de l'allégeance
19:45de la fidélité totale
19:46Jordan Bardella
19:47ne cesse au fond
19:48de rappeler son admiration
19:50pour Marine Le Pen
19:51son engagement
19:51motivé
19:52par la rencontre
19:53avec Marine Le Pen
19:54puis en même temps
19:55il va bien falloir
19:55que Jordan Bardella
19:57nous dise
19:57s'il est une simple copie
19:59de Marine Le Pen
19:59ou s'il a des choses différentes
20:01donc forcément
20:02ça va forcément
20:03amener à un moment donné
20:04des éléments
20:05de différenciation
20:06puis vous savez
20:06dans la vie politique
20:08quand il y a
20:09deux personnes
20:10pour un siège
20:11souvent ça fait des
20:12on va dire
20:13ça fait de l'eau dans le gaz
20:14surtout
20:14au Rassemblement National
20:16ex Front National
20:17on marque une nouvelle pause
20:18et on se retrouve
20:19dans un instant
20:19avec nos invités
20:20Jusqu'à 20h
20:22Yves Kelvy
20:23refait le monde
20:24sur RTL
20:25RTL soir
20:28on refait le monde
20:30avec Yves Kelvy
20:31et nos invités
20:32Bruno Cotteres
20:33Jean Garrigue
20:33Isabelle Saporta
20:34et Julien Fautrat
20:35on s'interroge
20:36sur le devenir
20:37à la fois du couple
20:38Bardella-Le Pen
20:40et de la formation politique
20:41qui est devenue
20:42dominante par ailleurs
20:43en France
20:43il faut quand même
20:44le rappeler
20:45Jean Garrigue
20:45c'est-à-dire
20:46que c'est le premier
20:46parti de France
20:47ah bah c'est le premier
20:47parti de France
20:48ils ont gagné
20:49les élections européennes
20:50haut la main
20:50ils avaient gagné
20:51le premier tour
20:52des élections législatives
20:53et n'ont dû leur échec
20:55qu'aux élections législatives
20:56qu'à ce front républicain
20:57qu'on nous a sorti du chapeau
20:59qui correspond aussi
21:00à une sensibilité réelle
21:01des français
21:02mais qui était un peu
21:03une construction artificielle
21:05ce front républicain
21:06c'était
21:07quand vous faites une alliance
21:08qui va de Mélenchon
21:09à Emmanuel Macron
21:10on peut se poser des questions
21:11et légitimement
21:13y compris des politologues
21:15des politologues
21:16proches du dernier
21:16vous disent
21:17c'est plutôt nous
21:18qui avions gagné
21:18les élections de 2024
21:20par nombre de sièges
21:21par nombre de voix
21:22donc c'est le parti
21:24et c'est un parti en plus
21:25qui est
21:26comment dire
21:27aujourd'hui
21:27a su séduire
21:28quasiment
21:29toutes les franges
21:31de la société française
21:32comme nous le disions
21:33tout à l'heure
21:33off the record
21:35en dehors du micro
21:38je traduis
21:39il n'y a que les seniors
21:41les vieux seniors
21:43qui ne sont pas
21:44qui n'en veulent pas
21:46et puis il est très très riche
21:49Julien Faudra
21:50oui à tel point
21:51qu'aujourd'hui
21:52dans le Loiret
21:54il y avait toutes les franges
21:54de la population
21:55il y avait des jeunes
21:56il y avait des parents
21:57il y avait des grands-parents
21:58il y avait tout le monde
21:59là pour aller dans votre sens
22:00c'est effectivement
22:01devenu un parti de masse
22:02on rappelle que la cour d'appel
22:04doit quand même
22:05se prononcer d'ici
22:06l'été 2026
22:07sur l'inéligibilité
22:10l'inéligibilité
22:11merci
22:12de Marine Le Pen
22:13et que Jordan Bardella
22:14se tient prêt
22:15à la remplacer
22:15croyez-vous
22:16à la loyauté
22:17de Jordan Bardella
22:18Isabelle Saporta
22:19en tout cas
22:20les choses vont se mettre en place
22:21enfin il y a un moment
22:22ça tiraille
22:23enfin Julien Faudra
22:24l'a rappelé tout à l'heure
22:25c'est-à-dire que même
22:26s'il est loyal
22:26on voit bien
22:27que les entourages poussent
22:28et qu'il y a des dissensions
22:30moi j'ai en mémoire
22:33le voyage que vous avez fait
22:34en Nouvelle-Calédonie
22:35avec Marine Le Pen
22:35où on a vu effectivement
22:37qu'elle s'est retrouvée
22:39au fond mise
22:40très à mal
22:41en fait dans ce voyage
22:42elle a été obligée
22:43de dire qu'elle était
22:44quand même bien meilleure
22:45que Jordan Bardella
22:46sur ces questions-là
22:47ce à quoi il lui a répondu
22:48qu'il était très bon aussi
22:49donc je veux dire
22:49pour quelqu'un
22:50qui est si vassalisé que ça
22:51je trouve qu'il commence
22:52à dire beaucoup
22:53son opposition
22:54c'est sûr que pour Marine Le Pen
22:56il y a sans cesse
22:58avec cette petite musique
22:59la volonté de dire
23:02c'est moi la candidate
23:03et rappelez-vous
23:04c'est moi qui suis la candidate
23:06du Rassemblement National
23:07c'est-à-dire qu'il y a une question
23:08d'incarnation
23:10de légitimité
23:10à sans cesse
23:12à poser
23:14et ce qui était intéressant
23:15cet après-midi
23:16dans le Loiret
23:17c'est que
23:18tout un tas
23:19de dirigeants européens
23:21Orban
23:22Abascal
23:23le patron de Vox
23:24en Espagne
23:25Victor Orban
23:26le premier ministre hongrois
23:27tous ont un moment
23:29parlé de Marine Le Pen
23:30on est avec toi Marine
23:31on pense à toi Marine
23:33parfois un petit mot
23:34pour les juges
23:35on avait l'impression
23:36aussi que beaucoup
23:37se sont sentis obligés
23:39j'imagine qu'on ne leur a pas demandé
23:40mais se sont sentis obligés
23:41de venir au soutien
23:42de Marine Le Pen
23:43vous voyez
23:44cette image de présidentiable
23:45empêchée que Marine Le Pen
23:47aussi tente d'incarner
23:49parce que
23:49elle l'utilise de fait
23:52ça peut créer une dynamique
23:53dans l'opinion publique
23:54Jean Garrigue ?
23:55ça a créé une dynamique
23:57au moment
23:58de l'événement
24:00de sa condamnation
24:02l'effet de citadelle assiégée
24:04mais qui est classique
24:05dans l'extrême droite française
24:07depuis toujours
24:08c'était pareil
24:09pour Jean-Marie Le Pen
24:10vous dites que c'est quoi
24:11qu'il arrive
24:12dans l'histoire
24:13de leur formation ?
24:14chaque fois que
24:15Jean-Marie Le Pen
24:16était soit condamné
24:17soit subissait
24:18une condamnation médiatique
24:19il y avait ce resserrement
24:20parce que
24:21de toute façon
24:21la condamnation
24:22vient du système
24:23et que l'esprit
24:24et l'ADN
24:26du Rassemblement National
24:27c'est d'être
24:27anti-système
24:28ils peuvent encore
24:29faire débat
24:31contre le système
24:32alors qu'ils y sont
24:33c'est ce qui est fascinant
24:34c'est le premier parti de France
24:35et ils sont installés
24:36donc je
24:37ils sont
24:38contre l'Europe
24:39mais ils sont une force
24:41quand même
24:42qui est devenue
24:42très importante
24:43au Parlement européen
24:44surtout si on additionne
24:46le groupe
24:47patriote européen
24:47et les autres groupes
24:48d'extrême droite
24:49oui mais il paraît
24:49qu'ils ne s'entendent pas
24:50du tout entre eux
24:51ça c'est vrai
24:51et c'est pour ça
24:52d'ailleurs
24:53que c'était
24:53effectivement important
24:55que les
24:56les petits amis
24:57de Marine Le Pen
24:59j'allais dire
24:59ses affidés
24:59en tout cas
25:00ceux qui la soutiennent
25:01viennent lui apporter
25:02leur concours
25:03mais je le répète
25:05il y avait un éléphant
25:07au milieu de la pièce
25:08c'était l'absence
25:09de Georgia Méloni
25:09parce que si vous n'avez pas
25:11Georgia Méloni
25:11qui je le répète
25:12à mon sens
25:13est le
25:13comment dire ça
25:14le symbole même
25:15de la réussite
25:16de possible
25:17probable
25:18d'un parcours
25:20présidentiel
25:21même si elle n'est pas
25:22présidente
25:23mais d'un parcours
25:24vers le pouvoir
25:24et bien
25:25c'est quand même
25:27quelque chose
25:27qui manque
25:28c'est quelque chose
25:29qui va manquer
25:29beaucoup
25:30me semble-t-il
25:31pour l'heure
25:31dans les sondages
25:32les chiffres sont stables
25:33en cas de dissolution
25:34l'ARN sortirait
25:34largement en tête
25:35des urnes
25:36selon la dernière enquête
25:37Elab
25:37publiée samedi
25:38aux alentours
25:39de 32-33%
25:40des voix
25:41ce qui est quand même
25:41très important
25:42ce qui reste très important
25:43ils sont très haut
25:44oui ils sont très très haut
25:45maintenant la question
25:45qui se pose
25:46c'est que pour le moment
25:47puisqu'ils n'ont pas fait
25:49en fait le choix
25:49de faire un ticket
25:50comme Mendevedev
25:52Poutine en fait
25:52en disant
25:53si je suis empêchée
25:54je serai premier ministre
25:55tu seras présidentiable
25:56avec Jordan Bardella
25:57moi la question que je me pose
25:59c'est quand effectivement
25:59l'effectivité de la peine
26:01sera tombée
26:01et que Marine Le Pen
26:02ne pourra pas se présenter
26:03est-ce qu'on restera aussi haut
26:05est-ce que Jordan Bardella
26:07seul présidentiable
26:08peut se maintenir aussi haut
26:09moi je n'y crois pas tellement
26:10à ce stade
26:11les sondages disent
26:12qu'il y a un report
26:13quasi exact
26:15des voix de Marine Le Pen
26:16mais parce qu'elle est toujours là
26:17vers Jordan Bardella
26:17elle est toujours là
26:18à ce stade
26:19et on retrouve Bruno Cotteres
26:20dans un instant
26:21Yves Calvi
26:22Avec Bruno Cotteres
26:31Jean Garig
26:32Isabelle Saporta
26:33et Julien Fautra
26:33Bruno Cotteres
26:34il y a quand même
26:35une question
26:36est-ce que
26:37je l'ai posé d'ailleurs
26:40d'une certaine façon
26:41de différentes manières
26:43ce soir
26:44mais est-ce qu'aujourd'hui
26:45une majorité de français
26:47sont prêts à voter
26:48pour le rassemblement national
26:50notamment à une élection présidentielle
26:52ce qui a longtemps été
26:53on le sait
26:54une barrière
26:55apparemment infranchissable
26:58pour ce parti
26:59on en est où ?
27:01Ce qu'on sait
27:02c'est que
27:02l'image du rassemblement national
27:04et de Marine Le Pen
27:05depuis deux ans
27:06à peu près
27:07s'est considérablement améliorée
27:09qui est d'ailleurs
27:10qui va avec
27:11la diversification sociologique
27:13de son électorat
27:14qui est beaucoup plus
27:16composée de différentes
27:18catégories de la population
27:20par rapport à il y a
27:21trois, quatre ans
27:21donc l'image
27:23effectivement
27:23on le voit avec
27:24des sondages d'opinion
27:26sur l'image
27:27du rassemblement national
27:28est-ce qu'il est dangereux
27:29pour la démocratie
27:30on voit que depuis
27:31deux, trois ans
27:32et bien le nombre
27:33de personnes qui disent
27:34que le RN est dangereux
27:35pour la démocratie
27:35a beaucoup diminué
27:37et de ce point de vue-là
27:38le rassemblement national
27:39a eu une image
27:40qui s'est améliorée
27:41et notamment
27:42qui s'est clairement
27:43démarquée
27:44de l'image
27:44de Jean-Luc Mélenchon
27:45et de la France insoumise
27:46Mais Bruno Cotteres
27:47je vous embête deux secondes
27:48c'est Isabelle
27:49l'idée justement
27:51de mettre Orban
27:52dans ce mouvement-là
27:55d'aujourd'hui
27:56moi je ne comprends pas
27:56Orban
27:57qui interdit
27:58la gay pride chez lui
27:59qui a aujourd'hui
28:01des indemnités
28:02qui ne touchent pas
28:02de la part de l'Europe
28:03parce que sa politique
28:04migratoire
28:05parce que ses attaques
28:06à l'état de droit
28:06parce que ses attaques
28:07à la presse
28:08et je veux dire
28:10là l'interview
28:11qu'il avait donnée
28:11à Darius Rochebin
28:12il faisait un signe égal
28:13entre les gays
28:14et les pédophiles
28:15donc je ne comprends pas bien
28:16en fait
28:17pourquoi elle fait ça
28:17Je partage
28:19votre sentiment
28:20votre interrogation
28:21effectivement
28:22moi ça me semble
28:23assez contre-productif
28:24dans une stratégie
28:25du Rassemblement National
28:26il s'agit pour le Rassemblement National
28:28non pas de se qualifier
28:29au deuxième tour
28:30on peut dire
28:30que c'est pratiquement fait
28:31aujourd'hui
28:32mais il s'agit pour eux
28:33de gagner l'élection présidentielle
28:35et gagner l'élection présidentielle
28:36en France
28:37ça ne peut se faire
28:38qu'en élargissant sa cible
28:40pour aller du premier
28:41au deuxième tour
28:42et c'est-à-dire
28:42de ce point de vue-là
28:43pour capter en particulier
28:45les voix d'un électorat de droite
28:47ou de centre-droite classique
28:49là par contre
28:50c'est assez contre-productif
28:52l'électorat de droite classique
28:53ou de centre-droite
28:54il est plutôt aujourd'hui
28:56assez acquis
28:56à l'idée économique
28:58de l'Europe
28:58et il votera Bruno Retailleau
29:01surtout non ?
29:01c'est d'autant plus
29:03contre-productif
29:04que cet espace-là
29:05il est aujourd'hui
29:07de plus en plus reconquis
29:08par Bruno Retailleau
29:10je veux dire
29:11qu'aller vers cet électorat
29:13de droite traditionnel
29:15qui avait été séduit
29:16par la dédiabolisation
29:18et bien cet électorat-là
29:20il revient
29:21et c'est pourquoi
29:21il y a cet effet
29:22Bruno Retailleau
29:23parce que véritablement
29:24ils ont trouvé
29:25quelqu'un qui parle fort
29:28en matière d'identité
29:29de sécurité
29:30d'immigration
29:30et qui en même temps
29:32sur les aspects économiques
29:34etc.
29:35les rassure
29:36je veux dire
29:37ils ont
29:37cet espace-là
29:39qu'avait conquis
29:40le Rassemblement National
29:41pour moi
29:42et alors
29:43d'autant plus
29:43quand on s'acoquine
29:45avec un Victor Orban
29:47cet espace-là
29:47il va aller
29:48à Bruno Retailleau
29:49dans les discours
29:50aujourd'hui
29:51dans le Loiret
29:52notamment des dirigeants
29:53ou des leaders
29:54d'autres pays
29:55il y avait systématiquement
29:57des mots sur la famille
29:58ce qu'il n'y a plus du tout
29:59au Rassemblement National
30:00ce qu'il n'y a pas du tout
30:01au Rassemblement National
30:02des mots sur la famille traditionnelle
30:03sur ce que doit être
30:05la puissance
30:07de l'ancrage familial
30:09etc.
30:10Jordan Bardella
30:10et Marine Le Pen
30:11ils n'ont pas du tout
30:11ces mots-là
30:12et quand on pose la question
30:13à Marine Le Pen
30:14elle dit toujours
30:14vous voyez
30:15nous c'est un immeuble
30:16et chacun décore son appartement
30:17comme il a envie de le décorer
30:18bon
30:19on peut croire
30:20à cette bonne
30:21ou cette mauvaise foi
30:22simplement
30:23il y a effectivement
30:25des discours
30:25qui sont totalement différents
30:27mais il faut trouver
30:28des dénominateurs communs
30:30et le dénominateur commun
30:31entre tous
30:32c'est l'immigration
30:33et ils en ont parlé
30:34très largement aujourd'hui
30:35Isabelle Saporta
30:37j'ai noté dans le discours
30:38de Marine Le Pen
30:38cette lourde charge
30:39contre une Union Européenne
30:40qu'elle qualifie
30:41d'empire marchand
30:42wokiste ultralibéral
30:43vous l'avez rappelé
30:43il y a quelques instants
30:44est-ce que c'est pas
30:46dépassé
30:47est-ce qu'on n'attend pas
30:49autre chose
30:50de la part
30:51d'une responsable politique
30:53qui par ailleurs
30:55est dominante en France
30:56en tout cas
30:57avec son parti
30:57et à l'Assemblée Nationale
30:58en tout cas
30:59ce qui est évident
31:00c'est qu'il ne faudrait pas
31:01qu'elle recommence
31:01la petite musique
31:02contre l'euro
31:02parce que ça l'avait perdue
31:04en 2017
31:06il me semble
31:06donc c'est vrai
31:08que cette histoire
31:08est un petit peu absurde
31:09moi je pense
31:10qu'elle essaie de cavaler
31:10derrière les discours
31:11de GD Vance
31:12qui ont fait effectivement
31:13des discours anti-woke
31:14donc derrière
31:16au fond
31:16tous les gens
31:17qui gravitent
31:18autour de Donald Trump
31:19la question c'est
31:20est-ce que ça va
31:20fonctionner aussi bien
31:22en France
31:23que ça fonctionne
31:23aux Etats-Unis
31:24tant donné que
31:25quand même
31:25malgré tout
31:25on est quand même
31:26un tout petit peu
31:27moins woke
31:29que les Etats-Unis
31:30en effet
31:30alors je reste
31:31sur l'effet retaillot
31:32je n'ai jamais vu
31:33autant de fébrilité
31:34parmi les députés RN
31:35ce sont les propos
31:36d'un cadre nationaliste
31:37cité dans les colonnes
31:38du Figaro
31:39c'est comme s'il n'avait
31:40plus l'envie
31:41ajoute
31:41excusez-moi
31:43mais alors c'est peut-être
31:43un aveu incroyable
31:44et encore plus fort
31:46qu'on n'imagine
31:47c'est très clair
31:48on voit bien
31:49que c'est une faute
31:51au fond
31:52au fond
31:52ce qui s'est passé
31:53aujourd'hui
31:54c'est une faute politique
31:55c'est une faute politique
31:56c'est tombé dans le piège
31:58justement
31:58tendu
31:59par Bruno Rotaillot
32:01qui a
32:01par ailleurs
32:02le mérite d'avoir
32:03une cohérence
32:04dans ce qui est
32:05sa ligne politique
32:07cette cohérence
32:08elle apparaît aux Français
32:09alors que là
32:10vous avez ce changement de pied
32:11qui est très clair
32:12aujourd'hui
32:13et ce changement de pied
32:14qui fait
32:15qui donne l'impression
32:16d'une incohérence
32:17de la part du Rassemblement National
32:19de Marine Le Pen
32:19c'est intéressant ça
32:20parce que
32:21d'un côté la cohérence
32:22de l'autre côté
32:23l'incohérence
32:24alors vous qui étiez
32:25à la fois avec le public
32:26si je puis dire
32:27Rassemblement National
32:27et puis ses héros
32:29pendant ce week-end
32:30le non-retaillot
32:32ça fait réagir qui ?
32:35Marine Le Pen
32:36et Jordan Bardella
32:37en parlent
32:38dans les discours
32:39Mais ils le craignent ou pas
32:40vous qui les suivez
32:41depuis longtemps ?
32:42Moi je suis convaincu
32:43que oui
32:44mais je peux me tromper
32:45Alors je suis convaincu
32:46que oui
32:46les preuves
32:48j'en ai peu
32:48pour le moment
32:49je suis convaincu
32:51mais les preuves
32:52j'en ai peu
32:52il y a un cadre du RN
32:54très important
32:55très influent
32:56qui m'expliquait
32:56Retailleau
32:57il est là suffisamment
32:59peu de temps
33:00pour ne pas
33:01avoir à faire d'erreur
33:03et suffisamment là
33:04longtemps
33:05pour s'imposer
33:06dans l'esprit des Français
33:07c'est ce qui fait peur au RN
33:08Je crois qu'on va en rester là
33:10pour ce soir
33:10vous le voulez bien
33:11Oui c'est parfait
33:12moi je trouve ça parfait
33:13Alors je vous informe
33:16du fait qu'Amélie de Montchalin
33:18ministre des Comptes Publics
33:19sera notre invité
33:20demain matin
33:21à 7h40
33:21sur RTL
33:23Est-ce que j'avais autre chose
33:25à annoncer ?
33:25Non je crois que je vous ai dit
33:26l'essentiel
33:27as si vous uit
33:29qui ont été
33:30paris
33:30il est
33:31l'essentiel
33:32qui a été
33:32dans le coin
33:33on se retrouve
33:33à l'essentiel
33:34qui a été
33:34dans le coin
33:35qui a été
33:35dans le coin
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