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  • il y a 2 jours
Avec Eric Coquerel, député LFI de Seine Saint-Denis et président de la Commission des finances de l'Assemblée nationale

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##L_INVITE_POLITIQUE-2026-01-19##

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News
Transcription
00:01Sud Radio, l'invité politique, Jean-François Aquili.
00:07Jean-François Aquili, votre invité politique ce matin, c'est Éric Coquerel, le député LFI de Seine-Saint-Denis,
00:13président de la commission des finances à l'Assemblée Nationale.
00:17Bonjour Éric Coquerel.
00:18Bonjour.
00:19Emmanuel Macron réunit un conseil des ministres pour trancher ce lundi.
00:24Et puis, allons-nous vers un 49.3 ou des ordonnances pour boucler le budget ?
00:30Quand savez-vous ?
00:31Le plus probable, c'est 49.3, si vous voulez, parce que les ordonnances...
00:34J'ai l'impression que les ordonnances ont été mises un peu sur la table pour agrémenter le récit,
00:39de permettre de laisser penser que finalement, le 49.3, sur lequel M. Legrandu avait dit pas question, je n'utiliserai pas,
00:46finalement, c'est la solution la moins pire.
00:48Alors, on fait peur avec le loup, les ordonnances.
00:51Finalement, on dira, vous voyez, il n'y a que le 49.3.
00:53Et puis, finalement, c'est le 49.3.
00:54Voilà.
00:54Donc, alors que le 49.3 a été considéré, y compris par le groupe socialiste, il y a quelques semaines encore,
00:59comme une ligne rouge à ne pas franchir.
01:02Je dis ça parce que, pour bien comprendre vos auditeurs, les ordonnances, c'est le texte initial, brut, sans modification.
01:09D'accord ?
01:10Et donc, ça veut dire que même les socialistes avaient dit, bon, si il y a les ordonnances, nous, on va censurer.
01:15Donc, il y a un risque majeur pour le gouvernement de passer avec les ordonnances.
01:19Qui plus est, si après, il y a des modifications budgétaires, et il y en aura, parce qu'il y a eu des modifications pendant le budget,
01:24il faudrait à nouveau un texte budgétaire plus tard.
01:26Donc, on renverrait à plus tard la discussion budgétaire.
01:29Donc, vraisemblablement, ils vont passer par 49.3.
01:32Donc, ça veut dire qu'après ces mois et ces mois de discussion, Éric Coquerel, demain, les députés iront à l'Assemblée nationale,
01:38et puis, il y aura un 49.3, auquel Sébastien Lecornu avait dit vouloir renoncer.
01:43Ben voilà, vous avez bien résumé.
01:45Oui.
01:45C'est-à-dire qu'en gros, le gouvernement a orchestré un espèce de scénario dans lequel, au final, il passe avec le rapport de force.
01:58Pourquoi ? Enfin, un coup de force, plutôt.
02:00Pas un rapport de force, parce qu'il n'a pas de rapport de force.
02:03Pourquoi ? Parce qu'il est minoritaire.
02:04Oui.
02:05Qu'il présente un texte minoritaire.
02:06Et qu'à un moment donné, sauf à vouloir que les oppositions ne s'opposent plus, ce qu'il fait d'ailleurs,
02:12puisque vous remarquerez que les oppositions qui veulent simplement jouer leur rôle d'opposition sont traitées de saboteurs, de traite, de bloqueurs.
02:21Enfin, ça, c'est du discours.
02:23Qu'est-ce que vous lui répondez ?
02:23C'est du langage trumpiste.
02:24Oui.
02:25Trumpiste, vous dites.
02:26Oui, bien sûr.
02:26M. Trump, il fait ça.
02:28Il diabolise les oppositions.
02:29Excusez-moi à ce que je réponds.
02:31Quand les oppositions, même moi d'ailleurs, Mme Monchalin l'a fait le jour, traite, quand le gouvernement traite ses oppositions de saboteurs,
02:38c'est quand même un terrain fort, quand il dit que ce sont des tireurs couchés, autrement dit des traites qui tirent dans le dos,
02:43excusez-moi, les oppositions ont le droit d'exister, surtout quand le gouvernement est minoritaire.
02:48Le problème, c'est que ce gouvernement est minoritaire.
02:50C'est lui qui devrait s'interroger sur l'aspect peu démocratique de cette affaire.
02:54Donc, Éric Recrelle, à vos yeux, le cornu fait du Trump.
02:58Là, en l'occurrence, oui.
03:00Il y a un deal.
03:01On a essayé d'utiliser le langage, on va dire, adéquat.
03:04C'est avec le Parti Socialiste.
03:07Manifestement, vous aussi.
03:07Ça veut dire, j'accède à vos demandes, aux demandes du PS, à tes demandes, Olivier Faure, et tu ne votes pas la censure.
03:16Alors, en réalité, je n'accède à aucune demande du PS, parce que, figurez-vous, ce qu'il est en train de mettre sur la table, c'est qu'il n'y en a aucune qui est dans le contre-budget du Parti Socialiste.
03:24Alors, Sébastien Lecornu a écrit aux chefs d'entreprise, principale annonce, c'est la décision la plus importante, la surtaxe de l'impôt sur les 300 plus grandes entreprises qui est reconduite,
03:35sauf, hors les ETI, on épargne les ETI et les PME dans ce pays, rendement 8 milliards, c'est la principale annonce, Éric Recrelle ?
03:43Ça, c'est le récit. Ça, c'est le récit. Pour dire aux groupes socialistes, vous avez décroché quelque chose, on fait une surtaxe sur les grandes entreprises.
03:52Mais vous venez vous-même de le dire, la surtaxe sur les grandes entreprises, elle existait l'an dernier.
03:59Je rappelle même que Michel Barnier l'avait imaginé sur deux ans, et c'est M. Lombard qui avait dit, finalement, on ne fait qu'un an.
04:04En fait, il ne prolonge que ce qui a été fait l'an dernier. Par contre, il y a une vingtaine de milliards de coupes budgétaires, pour arriver à 5%, puisque c'est ça, maintenant, la cible,
04:12qui vont peser sur tous nos concitoyens, via les ministères, via des services publics, via même des prestations.
04:21Donc, en réalité, la note la plus salée, qui va continuer à être payée pour arriver à 5%, dans un moment où Oxfam vient de sortir un rapport,
04:29qui dit que les 53 milliardaires français ont une richesse équivalente à 32 millions de la population.
04:3653, 32 millions. Et qu'ils ont vu leur richesse doubler depuis 2017. Au moment où on dit ça, ceux sur qui va se payer le plus d'efforts
04:45pour payer le déficit qui a été créé, parce que ces gens-là, on les a moins imposés, c'est nous tous.
04:50C'est la grande majorité de la population.
04:51Vous êtes allé à Bercy pour dénoncer ce fait, en réalité.
04:55Oui. Et d'ailleurs, j'ai été à Bercy, vous savez pourquoi ? C'est parce qu'Éric Lombard avait dit,
05:00c'est vrai, il y a des milliers, voire des dizaines de milliers de personnes.
05:03Alors, lui, il a dit qu'il ne paye pas d'impôt sur le revenu. OK.
05:06Il paye un peu d'impôt sur le revenu. Mais alors, je peux vous dire qu'il paye un impôt sur le revenu
05:11qui n'a aucun rapport avec leur richesse effective, avec leur revenu effectif.
05:16Et ça, c'est différentiel de ces quelques personnes qui ont un taux d'imposition global
05:21moitié moins que la population, moitié moins en moyenne que la population,
05:26ça coûte des dizaines de milliards. Et ces gens-là, on ne va pas du tout les toucher.
05:29Et concrètement, on ne va pas rentrer dans le détail, il n'y a pas le temps,
05:31mais 10% des plus fortunés payent 70% de l'impôt sur le revenu dans ce pays.
05:36Vous le savez, ça ?
05:37Alors, justement, c'est intéressant ce que vous dites.
05:4010%, vous avez raison. Et quand on regarde, vous savez, on fait toujours le...
05:43Pour montrer que la France est très redistributive, on regarde les 10% les plus défavorisés,
05:47les 10% les plus aisés. Et on dit, avec toutes les compensations, les aides sociales,
05:52finalement, la différence de richesse qui est au départ de 1 à 18, elle n'a plus que de 1 à 3.
05:56Alors, mais vous parlez des 10%. Moi, je ne vous parle pas des 10%.
05:59Je vous parle des 0,01% de la population les plus riches.
06:04Et ceux-là, figurez-vous, c'est très peu.
06:05Alors, les 0,1% paient 13% de l'IR.
06:08C'est quelques milliers de personnes, ces gens-là ne paient quasiment pas d'IR.
06:12Ils mettent tous leurs revenus vers leur patrimoine non professionnel
06:16qui n'est plus imposé depuis qu'il y a la suppression de l'ISF,
06:20ou leur patrimoine professionnel qui n'a jamais été imposé.
06:22Et cet argent-là, eh bien, échappe à l'impôt.
06:25Et c'est des dizaines de milliards.
06:26Le macronisme, c'est ça.
06:28C'est le retour, j'allais dire, d'ultra-riches à hauteur de quelques milliers de personnes
06:32pour lesquelles on est appelé à tous payer.
06:35Voilà, c'est ça le macronisme.
06:35Que dites-vous ? Je reviens sur le Parti Socialiste.
06:37Parce qu'au fond, ils disent qu'ils ont obtenu certaines choses.
06:41Alors, il y a quand même des mesures qui ont été égrenées par le Premier ministre.
06:45La hausse de 50 euros par mois pour la prime d'activité, ça concerne 3 millions de ménages.
06:50On ne touche pas aux APL, aux allocations aux personnes handicapées.
06:54Il n'y a pas de hausse de l'IR, l'impôt sur le revenu.
06:57Pas d'allègement des baisses de charges pour les entreprises.
07:00Il n'y a pas de réforme de l'abattement fiscal des 10% des retraités.
07:03Enfin, 2000 postes de plus pour l'éducation nationale.
07:06Vous savez, pour les CRUS, c'est le repas à 1 euro pour tout le monde.
07:09Il y a quand même des avancées, là-dedans, dans cette histoire.
07:12C'est un récit.
07:14Je vous dis ce qu'égrène le Premier ministre.
07:17Vous avez raison, je ne sais pas à vous que je dis ça.
07:19Vous avez raison de me dire ce qu'égrène le Premier ministre.
07:20Il y a une espèce d'inventaire à l'après-verre.
07:22Il a passé 10 minutes sur tout ce qui aurait été gagné, soi-disant, par les socialistes.
07:27Prenons les mesures.
07:27Alors d'abord, il donne des mesures qui sont déjà dans le budget.
07:30Par exemple, il dit, le budget des armées augmentera,
07:33le budget de la sécurité intérieure augmentera,
07:35le budget de la justice augmentera.
07:36C'est dans le budget.
07:38Donc, rien n'a été gagné là-dessus.
07:40Deuxièmement, il met des choses qui, de toute façon,
07:42lui ont été déjà imposées par le Parlement,
07:45par le Sénat et par les votes à l'Assemblée.
07:47Donc, c'est vrai de l'APL.
07:49C'est vrai, par exemple, de certaines mesures sur le mouvement social.
07:53C'est un compromis.
07:54Oui, d'accord, mais c'est un compromis qui lui est imposé.
07:56Il n'est pas en train de donner quelque chose.
07:58Il est en train de donner quelque chose qui lui a été imposé.
08:01En réalité, les seules nouvelles mesures,
08:02les seules nouvelles mesures, c'est le repas gratuit,
08:06le repas à un euro pour les étudiants,
08:08et la prime d'activité de 50 euros par mois.
08:11Bien.
08:12Donc, tout ça, ça fait à peu près un milliard.
08:14Globalement.
08:14Un peu moins qu'un milliard, en réalité.
08:16On va dire un milliard.
08:17Bien.
08:18Mais si vous regardez, dans le même temps,
08:20les coupes budgétaires qui vont être imposées,
08:22y compris sur les mêmes ministères,
08:24vous apercevez qu'on donne quelque chose d'une main,
08:27un peu, des miettes,
08:28et de l'autre côté, on prend beaucoup.
08:29Je vous donne juste un exemple.
08:32La prime d'activité.
08:34On se dit, la prime d'activité, c'est bien 50 euros de plus par mois.
08:37Je comprends très bien que les gens qui vont bénéficier
08:40se disent que c'est un acquis.
08:41Sauf que ces gens-là devront se dire
08:42que le ministère du Travail et des Solidarités
08:45va prendre tellement cher en termes de coupes budgétaires
08:47que, par exemple, tous les contrats aidés vont être sacrifiés,
08:51qu'on va avoir des coupes absolument terribles
08:55sur l'insertion, sur l'activité économique,
08:56que le logement, contrairement à ce qui est dit,
09:00va continuer à rétablir.
09:02Donc, toutes des choses que ces personnes,
09:05qui sont souvent des travailleurs pauvres,
09:07ont absolument besoin.
09:09Donc, on fait mine de données.
09:11La vie étudiante, c'est pareil.
09:12La vie étudiante baisse de 200 millions d'euros
09:14sur deux ans.
09:15200 millions.
09:17Là, le repas à un euro, ça coûte 60 millions.
09:20Vous voyez bien que le décalage, il est terrible.
09:22Et en tout, rappelez-vous ce chiffre,
09:25c'est près de 20 milliards de coupes budgétaires
09:27que ce budget impose.
09:29Donc, ça reste un budget d'austérité pour tout le monde.
09:31– Éric Aucrelle, le budget va passer grâce au Parti Socialiste.
09:33Et c'est 69 voix qui vont monter.
09:35Il y aura une motion de censure là, prochainement ?
09:36– Oui, bien sûr.
09:38Aussitôt qu'il y a la 49-3,
09:40nous déposons une motion de censure.
09:41Et je suppose...
09:43– Il vous a manqué 32 voix, la dernière fois.
09:44– Voilà, le jour, il a manqué 32 voix.
09:46Donc, le groupe socialiste...
09:47Enfin, c'est le double.
09:49Mais je suppose que cette fois,
09:51le groupe socialiste va faire la même chose.
09:53Bon, je le regrette.
09:54Pourquoi ?
09:54Parce qu'on n'a pas été élus
09:55pour permettre au macroniste
09:57de continuer à sévir dans le pays.
09:58– Olivier Faure, c'est l'allié d'Emmanuel Macron ?
10:01– Là, il rentre.
10:02En faisant ça, de manière un peu hypocrite,
10:04parce qu'il n'aura pas voté le budget,
10:05donc ça lui permet de dire
10:06« Je reste dans l'opposition ».
10:07Mais en faisant ça,
10:08il rentre dans la coalition macroniste, finissante.
10:11Ça, c'est clair.
10:11Ça leur permet de continuer à imposer leur politique.
10:14– Pour vous, c'est fait.
10:15Le PS n'est plus de gauche ?
10:17– Moi, je ne caractère pas.
10:18Ce que je considère, c'est que nous avons...
10:20Pour les auditeurs,
10:21ce n'est pas le fait de dire
10:22« On est à gauche, on reste à gauche.
10:24Qui décide qui est à gauche ? »
10:25Il y a une chose, c'est que nous avons été élus
10:28tous ensemble sur le programme du NFP
10:30qui est à l'antithèse de ce qui est en train d'être fait.
10:33Moi, j'ai un respect par rapport
10:34à ce qu'on dit à nos électeurs.
10:36Et là, ce que ça peut faire le groupe socialiste,
10:38c'est permettre à ceux qui ont été battus
10:40de continuer à sévir
10:41pendant un an.
10:42Et on n'a pas le temps de ça.
10:44On n'a pas le temps.
10:44On a besoin d'un budget très différent
10:46qui relancerait l'activité économique,
10:48qui relancerait les investissements,
10:50qui permettrait justement
10:51d'aller chercher l'argent là où il est
10:53où M. Macron a permis
10:54qu'il s'accumule depuis 2017.
10:56C'est dans les mains
10:56de quelques milliers de personnes.
10:58Voilà.
10:58Et ce n'est pas ce qui va être fait.
10:59– Je sais que la question
11:00que vous avez posée à chaque fois,
11:00ça peut vous agacer,
11:01mais c'est le divorce total là,
11:03sur ce fait-là.
11:05– Je vous rappelle que le divorce,
11:08on l'oublie un peu souvent
11:09quand on parle des municipales et autres,
11:10mais le divorce,
11:11c'est le Parti socialiste
11:12qui l'a décidé.
11:12Parce qu'en même temps
11:13qu'il appliquait cette politique
11:15de rupture avec le programme
11:18que ses députés avaient défendu,
11:19celui qu'on avait fait ensemble,
11:21en même temps,
11:21il expliquait qu'il ne voulait
11:22plus rien faire avec l'EFI,
11:24ni aux législatives,
11:25ni aux municipales, etc.
11:26Donc le divorce,
11:27c'est eux qui l'ont
11:28quelque part enterriné.
11:29Bon, ça leur déplaît peut-être,
11:31mais on va quand même
11:32se présenter aux élections.
11:33– Éric Ancrel,
11:34vous dites municipale,
11:35la France insoumise,
11:36c'est votre candidate,
11:37Manon Montmirel,
11:38peut remporter Saint-Ouen
11:40face au maire socialiste sortant,
11:42Karim Bouhamran.
11:44– J'espère.
11:45C'est une outsider
11:47à une forte côte.
11:48– Tu n'avais pas l'air
11:48très emballé là.
11:49– Si, non, je suis très emballé,
11:50c'est pas ce que je veux dire,
11:51je regarde,
11:51vous savez,
11:52les maires sortants,
11:52c'est difficile à battre.
11:54Donc à Saint-Ouen,
11:55je regarde,
11:55les résultats des élections européennes
11:58et fortiori législatives,
11:59présidentielles,
12:00peuvent nous le laisser espérer.
12:01Je considère qu'on est des outsiders
12:03avec une très forte côte
12:05et on peut aussi gagner,
12:06n'oubliez pas,
12:07la ville d'à côté,
12:08celle de Saint-Ny-Pierre-Fille
12:09qui sera la deuxième ville
12:10de l'Ile-de-France
12:10avec Balibagayoko
12:11et face à Mathieu Annotin.
12:13– Et il y a la ville d'à côté aussi
12:14qui est Paris.
12:16Vous aviez Sophia Chikirou
12:18qui peut faire perdre
12:19Emmanuel Grégoire.
12:20Est-ce qu'il n'y a pas
12:21un coup de folie
12:22après ce qu'on a connu
12:23avec les législatives
12:25suite à la dissolution
12:27et aujourd'hui,
12:28ce face-à-face
12:28et les filles
12:29des partis socialistes
12:30dans les municipalités.
12:31– D'accord.
12:31Donc, il ne fallait pas
12:32qu'on parte sur les élections.
12:34Je vous pose la question.
12:35– Allez-y, répondez.
12:36– Non, mais je vous demande
12:36est-ce qu'il fallait
12:37qu'on laisse le Parti Socialiste,
12:39ses alliés, partir seuls ?
12:41Je dis ça parce que
12:42qui a exclu toute alliance
12:43dès le départ ?
12:45Alors, non seulement
12:46ils excluent toute alliance
12:47dès le départ au premier tour,
12:49les socialistes,
12:50mais même là maintenant
12:51ils sont en train d'expliquer
12:52qu'ils l'exclueront
12:53au deuxième tour.
12:55Nous, on ne dit pas ça.
12:56Nous, on dit par exemple
12:56que si on arrive en tête,
12:57on tendra la main
12:58aux autres listes de gauche
13:00pour dire sur un programme
13:01évidemment de rupture
13:02« Est-ce que vous êtes prêts ? »
13:03Bien sûr.
13:04Est-ce qu'eux vont le faire ?
13:05Eux, ils disent l'inverse
13:06pour l'instant.
13:07Donc, si vous voulez,
13:07ça c'est clair
13:08qu'à partir du moment
13:09où d'une certaine manière
13:10on nous dit
13:11on renie le programme
13:13au niveau des élections nationales,
13:14des élections municipales
13:15et en plus on dit
13:16« Ben non,
13:17on ne va plus partir avec vous »
13:18vous ne croyez pas
13:19qu'on ne va pas se présenter
13:20à des élections,
13:21ça semble assez normal.
13:22Voilà, la situation est là aujourd'hui.
13:24Donc, il faut poser la question
13:25au socialisme.
13:26Et pour conclure,
13:26Patrick Roger a rappelé tout à l'heure
13:27à juste titre,
13:28ce matin, dans deux mois,
13:30on sera au lendemain
13:30du premier tour.
13:31Voilà, on y est là au municipal.
13:33Ça veut dire qu'il pourra...
13:35C'est même le tour de chauffe
13:36des présidentielles,
13:36si vous voulez, mon avis.
13:37Absolument.
13:38Il pourrait y avoir des accords
13:39quand même ?
13:40On peut se parler quand même
13:41un lendemain de premier tour ?
13:43Nous, on n'a jamais exclu ça.
13:45à partir du moment
13:46où c'est sur un programme
13:48qui est utile pour la population,
13:52nous, on n'est pas contre
13:53l'envisager.
13:55Ceux qui sont absolument contre
13:56pour l'envisager aujourd'hui,
13:57quitte à perdre,
13:58c'est les socialistes.
13:59Donc, il faut leur poser la question.
14:01Merci à vous, Éric Coquerel.
14:02Merci, Éric Coquerel.
14:04Petite question,
14:04puisque vous êtes patron des finances,
14:06président de la coalition des finances
14:07à l'Assemblée nationale.
14:09Est-ce que vous êtes invité,
14:10justement...
14:11Ça voudrait dire que je gouvernerai
14:12si vous avez pas de production.
14:13Non, mais est-ce que vous êtes invité
14:15dans les lieux où on parle finance ?
14:17Est-ce que vous avez
14:17votre billet de train pour Davos ?
14:19Non, non.
14:21Non, j'y aurais pas été, non.
14:22Non, c'est vrai ?
14:23Non, mais par contre,
14:23je peux vous dire une chose.
14:24Là, ça n'a pas été le cas cette année.
14:26Mais si le MEDEF m'invite demain
14:27à un débat, etc.,
14:28j'irais volontiers.
14:29Voilà, c'est ça.
14:30Mais alors, Davos,
14:31si on vous invite ?
14:32Non, Davos, non.
14:33Pour aller écouter Trump ?
14:34Un peu.
14:35Comment ?
14:35Pour aller écouter Trump ?
14:36En plus de ça,
14:36je vais peut-être essayer
14:37de m'en passer dans la situation.
14:38Non, mais si on nous entend
14:40et que certains disent
14:41« Ben oui, c'est vrai,
14:42on a oublié d'inviter
14:43le président de la Commission
14:44des Finances à l'Assemblée. »
14:45Davos, je dirais quoi.
14:45Je préfère aller dans les forums
14:47anti-altermondialistes,
14:48mais par contre,
14:49parler avec évidemment
14:50les chefs d'entreprise,
14:51d'ailleurs, je le fais relativement souvent.
14:55Merci.
14:55Éric Coquerel était l'invité politique
14:57de Jean-François Aquili.
14:58Dans un instant,
14:59on aborde tous les sujets.
15:00On va revenir sur
15:00le dramatique accident
15:02en Espagne,
15:04les inondations aussi
15:05dans le Sud
15:06et puis Trump,
15:07ce qu'on vient d'évoquer
15:08à l'instant.
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