00:00Drôle d'époque avec vous, Éric Revelle. Bonjour Éric.
00:03Bonjour Patrick. Drôle, drôle, drôle d'époque.
00:04Alors, jusqu'à présent, on connaissait plutôt les bagarres, entre guillemets, entre syndicats et patronats.
00:11Alors maintenant, on va assister à une bisbille, une petite guéguerre, donc, entre les organisations patronales eux-mêmes, c'est ça ?
00:21Oui, alors moi je dis qu'il y a du rififi chez le patronat en France.
00:24D'un côté, les grandes entreprises, de l'autre, les PME et les TPE, les toutes petites entreprises.
00:29Michel Picon, alors ça ne vous dit peut-être rien, mais c'est le patron de l'Union des entreprises de proximité.
00:33Bien sûr, on l'a reçu très souvent sur la suite de radio.
00:36L'UDP, et bien il a sonné la charge.
00:39Alors, vous vous souvenez que le 13 octobre, à l'accord Arena de Paris-Bercy, il y a cette grande mobilisation des patrons, au sens large,
00:46voulue par le président du MEDEF, Patrick Martin.
00:49Mais voilà, les leaders des petites entreprises sonnent la charge, parce qu'ils disent,
00:55mais en fait, le MEDEF, vous mobilisez, mais vous mobilisez parce qu'il y a l'attaque Zuckmann,
01:00et parce que vous avez peur pour les gros patrimoines, mais vous n'êtes jamais mobilisés pour les petites entreprises.
01:05Alors que nous, ça fait des années qu'on souffre.
01:08Et bien du coup, Patrick, pour ce grand rendez-vous, et attention, Patrick Martin, le patron du MEDEF,
01:13gros, ni l'UP2, ni la CPME, la Confédération des petites et moyennes entreprises,
01:19n'iront à ce grand rendez-vous, à cette grande messe du 13 octobre, qui a été initiée par le MEDEF.
01:25Donc, un schisme, du rififi, des bisbis, en tout cas, la guerre est déclarée.
01:31Alors, certains parlent de querelle familiale, mais, mais, mais, c'est pas négligeable.
01:34C'est ça, entre les grands groupes, le MEDEF, c'est ça, c'est les très grands groupes, c'est un peu le CAC 40,
01:39et puis, les PME, les entreprises moyennes, et les TPE.
01:43Et pourtant, finalement, ils ont un problème un peu commun.
01:46C'est-à-dire qu'il y a des soucis dans les entreprises,
01:49et on atteint même des sommets de défaillance d'entreprises depuis une trentaine ou une quarantaine d'années.
01:55Ben oui, parce que je regardais les chiffres, on cumulait en avril 2025, ça date un peu,
01:59mais quand même, il y a pratiquement 70 000 défaillances cumulées d'entreprises, de PME principalement.
02:06C'est le plus haut niveau depuis 1991.
02:09C'est le plus haut niveau depuis 1991, c'est-à-dire 34 ans.
02:13Les petites entreprises, en amont ou en aval, de secteurs industriels qui sont très touchées,
02:18par la mondialisation, par les charges, par les normes, par les transpositions directives européennes,
02:23ces PME sont en grande difficulté.
02:26Elles estiment que le MEDEF ne s'occupe pas assez d'elles.
02:29D'un côté, oui, vous l'avez dit, les grands patrons.
02:30D'un autre côté, les petits patrons, on en viendrait presque à parler de mépris de classe, au sein du patronat.
02:36Au sein du patronat. C'est nouveau ça, ce mépris de classe ou pas ?
02:39Moi qui ai un petit peu de mémoire, à une autre époque, non, il y a quelques années.
02:43De mémoire à tous.
02:44Il y a quelques années, la CPME, qui est donc l'ex-CG-PME,
02:49la Confédération des Petites et Moyennes Entreprises,
02:52avait frôlé la révolte face au CNPF, qui est l'ancêtre du MEDEF.
02:56Parce que certains dirigeants des PME expliquaient qu'un schisme patronal pouvait, à ce moment-là, avoir lieu.
03:02Parce qu'il y avait trop de distance, vous l'avez dit Patrick, entre une PME et un grand groupe international.
03:07Pourtant, face au contexte politico-financier du moment,
03:10on attend toujours le budget de M. Lecornu,
03:13à la politisation du débat fiscal,
03:16les entreprises françaises devraient évidemment avancer groupées et unies.
03:19Je le redis, le président du MEDEF, Patrick Martin, joue gros le 13 octobre prochain
03:23à l'Accor Arena de Bercy,
03:26parce que de l'ampleur de la mobilisation patronale
03:28dépendra la crédibilité du patronat français
03:31et aussi l'écho que tout cela aura dans l'opinion publique.
03:35Bah oui, s'ils ne sont que 40 du Cap 40...
03:37Ah bah, s'ils ne sont que 40 à l'Accor Arena de Bercy, ça va se voir.
03:42Oui, non, il y a des très grands groupes
03:44et qui ne sont pas forcément, évidemment, cotés en bourse.
03:47On suivra, on va suivre.
03:48On va suivre.
03:49Pour l'instant, ce n'est pas reporté, alors du coup,
03:51ils décident de le maintenir quand même, quoi.
03:54Merci, Éric Revelle.
03:55Vous revenez tout à l'heure pour le grand débrief, évidemment, de l'actualité.
03:59Ce sera à 8h30,
04:01juste après l'invité politique de Jean-François Aquili,
04:05tout à l'heure à 8h15.
04:07Qui allez-vous interroger, mon cher Jean-François Aquili ?
04:09Bonjour, Patrick.
04:10Patrick, puisqu'on parle de la crise, à l'instant, avec Éric Revelle,
04:13nous allons inviter Jean-Louis Borloo,
04:15l'ancien maire de Bercy, l'ancien ministre,
04:17qui a peut-être une idée décapante
04:20pour sortir de ce que lui appelle une crise profonde.
04:23Pour lui, on est dans le mur,
04:24il faut en sortir et il faut renverser la table, vous verrez.
04:26Ah bon ?
04:27Oui.
04:27Jean-Louis Borloo, qui a été ministre,
04:30il avait été à un moment donné aussi pressenti
04:32pour, pourquoi pas, revenir, quoi.
04:34Oui, mais il n'en est plus là.
04:35Non, il n'en est plus là.
04:36Il est passé à autre chose.
04:37Donc, il a une parole libre.
04:38Oui, très libre.
04:39Donc, tout à l'heure, ça va swinguer.
04:41Et des propositions renversantes, vous le verrez.
04:43Ça va swinguer.
04:44Donc, avec vous, mon cher Jean-François Aquili,
04:47entre 8h15 et 8h30,
04:48le grand débrief ensuite.
04:50Les auditeurs qui ont la parole,
04:51vous pouvez d'ores et déjà vous inscrire
04:53auprès de Manu 0826 300 300.
04:56Il y en a qui connaissent aussi les politiques,
04:57ce sont les chevaliers.
04:58Ils vont tout vous dire dans un instant.
04:59Merci.
05:00Merci.
05:01Merci.
05:02Merci.
05:03Merci.
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