- il y a 13 heures
Avec David Duhamel, Économiste et enseignant à Sciences Po, auteur du podcast et du livre "Un monde sans enfants" aux Éditions Buchet-Chastel et vice président du Gender Equality Advisory Council et Michèle Vianès, présidente de l’association “Regards de femmes”
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NewsTranscription
00:00Et nous parlons de la baisse de la natalité en France, je vous propose de réagir sur la page Youtube
00:05de Sud Radio et de réagir à cette question, baisse de la natalité en France, est-ce que vous comprenez
00:09qu'on ne fasse plus d'enfants ? Je vous rappelle que vous faites oui à 88%, vous pouvez aussi
00:14réagir sur la page Facebook de Sud Radio et sur le compte X.
00:19Il y a par exemple, je voudrais avant d'accueillir mes invités, partager avec vous la réaction de Frédéric qui
00:25dit, faire des enfants aujourd'hui c'est vraiment pas leur faire de cadeaux, par exemple, est-ce que vous
00:29êtes aussi dans ce cadre-là, vous êtes jeunes, vous ne décidez pas, vous ne désirez pas d'enfants, on
00:35vous attend au 0826 300 300 pour nous en parler également.
00:39J'accueille David Duhamel qui est économiste à Sciences Po, qui est auteur également d'un livre intitulé Un monde
00:45sans enfants, vice-président de Gender Equality Advisor Council, bonjour David.
00:51Bonjour Laurence, merci de me recevoir.
00:53Et Michel Vianès, présidente de l'association Regards de Femmes que l'on retrouve régulièrement sur l'antenne de Sud
00:58Radio, bonjour Michel.
01:00Bonjour Laurence.
01:01Quelques chiffres, 314 000, c'est le nombre de bébés nés en France entre janvier et juin 2026, encore moins
01:08qu'en 2025, encore moins qu'en 2024.
01:12La France s'apprête à vivre sa cinquième année de baisse consécutive de la natalité.
01:16David Duhamel, comment vous, en tant qu'économiste et auteur de ce livre Un monde sans enfants, vous expliquez ce
01:24phénomène ?
01:26Ce phénomène, il est totalement multidimensionnel.
01:30Donc, ce serait assez long d'en décrire toutes les causes.
01:33Mais dans votre accroche pour apporter ce sujet, vous avez parlé d'effondrement, vous dites on ne fait plus d
01:38'enfants.
01:39Et je pense que c'est très important de dédramatiser cette question.
01:42C'est-à-dire que le nombre d'enfants, par exemple, a baissé de 1%, 1,1% d'une
01:47année sur l'autre.
01:48C'est une baisse, c'est une baisse en fait toute petite.
01:51Et surtout, la France, comparée à énormément de ses pays voisins et même d'autres continents, est en fait dans
01:57une bien meilleure position.
01:58Donc, je pense qu'il faut vraiment se méfier de la dramatisation parce qu'elle appelle une instrumentalisation politique.
02:05C'est-à-dire, on commence par dire c'est très grave et après, on propose des remèdes qui peuvent
02:09être tout à fait néfastes, à mon avis.
02:12La France va plutôt bien démographiquement dans un monde qui va, lui, plutôt très mal.
02:17On est encore cinquième pays en Europe.
02:19Le Monténégro est le pays qui fait le plus d'enfants avec 1,75 par femme.
02:24Ça m'a toujours fait mourir de rire ces trucs-là.
02:271,61 en France.
02:30Évidemment, on est au-dessus du Royaume-Uni pour l'instant.
02:32La moyenne de l'UE est de 1,34.
02:34Donc, on est effectivement, et vous avez raison de le dire, David, on est au-dessus de la moyenne européenne.
02:40Michel Vianès, selon quand même, on le voit, même si c'est moins tendu cette année que les années précédentes,
02:47il y a quand même une baisse de la natalité.
02:49Et vous, avec regard de femme, vous, avec votre regard en plus de femme sur le monde entier,
02:54car vous êtes souvent à l'ONU, vous êtes souvent à New York,
02:57est-ce que ce sont des tendances qui se précisent un peu partout dans le monde,
03:01où c'est européen et un peu franco-français ?
03:05Non, ça concerne tous les pays, je dirais, qui sont industrialisés,
03:13et même une certaine partie des pays émergents.
03:16Mais moi, je voudrais d'abord répondre à votre question.
03:19Eh bien, pourquoi est-ce que les jeunes couples hésitent beaucoup à avoir des enfants ?
03:26Eh bien, tout simplement, c'est parce que notre société leur permet de se projeter,
03:33est-ce qu'elles créent les conditions, c'est ce qu'a dit l'auditeur,
03:38donc de créer les conditions pour donner envie de faire des enfants.
03:42Et j'ai eu l'occasion de parler, en avril, quand elle est sortie,
03:46il y a eu une enquête de Lancet.
03:49Lancet, c'est une enquête qui a été publiée dans Lancet, qui est un journal,
03:55et qui a été faite par un laboratoire, un institut de recherche anglais,
04:00sur 5000 couples et 13 pays différents.
04:03On trouve partout, justement, les mêmes impératifs,
04:09c'est-à-dire que pour que les jeunes aient envie de faire des enfants,
04:13d'abord, la première question, c'est la santé mentale,
04:16ensuite, ce sont les conditions économiques,
04:19les obstacles du quotidien, le logement,
04:23comment faire garder les enfants,
04:25tout en sachant que les problèmes, ce n'est pas les deux premières années,
04:29c'est 20 ans, un enfant.
04:31Et donc, tout ceci,
04:34voire plus,
04:35je suis optimiste, voilà.
04:37Mais donc,
04:37et voilà, c'est pour ça,
04:39est-ce que les jeunes,
04:40et justement, ce qui a été très intéressant dans cette enquête,
04:44c'est que aussi bien les femmes que les hommes,
04:47ont ces inquiétudes,
04:49et aussi d'avoir des enfants.
04:51Donc,
04:53comme disait tout à l'heure notre économiste,
04:57c'est surtout ne pas faire peur,
04:59parce qu'on essaie de faire peur et de faire porter la responsabilité aux femmes.
05:03Bien sûr, bien sûr.
05:05Ce sont les femmes.
05:06Oui, bien sûr, Michel.
05:07Je voudrais revenir avec David, si vous me permettez,
05:10parce que M. Duhamel, vous quatre économistes,
05:13on sait que la France,
05:14enfin, reste, malgré tout ce qu'on nous dit,
05:17la première des grandes économies européennes,
05:19en matière, entre autres, de fécondité,
05:20on voit bien que ça recule un petit chouille, quand même,
05:22année après année,
05:23est-ce que c'est le signe que même le modèle social français,
05:27qui a été longtemps présenté comme un rempart,
05:29ne suffit plus, M. Duhamel ?
05:31Oui, absolument.
05:33Je suis tout à fait d'accord avec ce qui vient d'être dit.
05:35C'est une vague mondiale,
05:36c'est une vague quasi universelle.
05:38On fait moins d'enfants aujourd'hui à Delhi qu'à Paris,
05:40pour vous donner une idée.
05:42Toute l'Amérique latine,
05:43oui, oui, non, mais c'est pas du tout une histoire française,
05:46c'est pas une histoire occidentale,
05:47c'est pas une histoire chrétienne,
05:48c'est une histoire universelle.
05:51Et tout à fait,
05:52les jeunes ont du mal à se projeter,
05:54c'est absolument vrai,
05:55il y a une espèce d'anxiété générale
05:57qui est un peu propulsée par une technologie omniprésente,
06:01qui est elle-même anxiogène.
06:02Mais je voudrais ajouter quelque chose,
06:04les couples ont du mal à se projeter dans leur désir d'enfant,
06:06mais il y a aussi beaucoup moins de couples qu'avant.
06:08La mise en couple est plus difficile,
06:10en partie parce que les rapports sont assez disharmonieux
06:13entre jeunes hommes et jeunes femmes.
06:16C'est-à-dire ?
06:17C'est-à-dire qu'on s'aperçoit
06:19qu'il y a une polarisation politique de la jeunesse
06:21autour des lignes de genre.
06:23Les jeunes femmes, dans le monde entier,
06:25encore une fois, c'est pas une histoire française,
06:27sont un peu plus à gauche que par le passé,
06:29et les jeunes hommes, un peu plus à droite.
06:31La jeunesse avait tendance à voter d'un seul homme
06:32ou d'une seule femme, si vous voulez,
06:34et maintenant, c'est pas du tout le cas.
06:35Et ce qui sépare les jeunes hommes
06:37et les jeunes femmes politiquement,
06:38c'est un écart qui s'accroît chaque année,
06:41et surtout sur la question,
06:43sur la place que la femme doit avoir dans la société.
06:46Avec des jeunes hommes qui pensent
06:47de plus en plus que les femmes doivent,
06:48en gros, retourner à la cuisine.
06:50On a eu, par exemple, un sondage
06:52qui dit que 31% des jeunes hommes,
06:54Gen Z, un sondage mondial dans 23 pays,
06:57pensent qu'une femme doit toujours obéir à son mari.
06:59Wow !
07:00Voilà.
07:01Oh mon Dieu, il recule !
07:02Oui, exactement.
07:04Et en face, des jeunes femmes, évidemment,
07:06qui ne peuvent pas entendre ce discours,
07:08et on ne comprend que trop bien.
07:09Et il n'y a pas que les jeunes femmes,
07:11même les femmes un peu moins jeunes.
07:13Bien sûr, mais la vraie différence,
07:15c'est que l'écart est nouveau.
07:17Et cet écart, on le constate dans plein d'élections,
07:20dans plein de pays différents,
07:21et il est extrêmement entretenu
07:23par cette technologie
07:25qui nous radicalise et qui nous divise,
07:27qui est la technologie des réseaux sociaux
07:29et du monde numérique en général.
07:32Et donc, si vous voulez,
07:33il y a cet aspect technologique qui se rajoute
07:34à tout ce qui vient de dire sur l'incertitude,
07:37et l'anxiété.
07:37Michel Vianney, je vous vois opiné du chef,
07:40comme on le disait avant,
07:41puisque vous êtes avec nous également,
07:42en direct sur la page Facebook de Sud Radio.
07:44Je veux votre réaction à ce que vient de nous dire
07:46de très intéressant de notre économiste David Duhamel.
07:50Oui, tout à fait.
07:51Je partage tout à fait son avis.
07:52On sait que le rapport du Haut Conseil à l'égalité,
07:55dont je suis membre,
07:56a été très clair sur cette montée du masculinisme
07:59et le fait que ce sont les réseaux sociaux
08:01qui augmentent en fin de compte ces représentations
08:05et qui les rendent presque naturelles,
08:07ces représentations hiérarchiques
08:09entre les femmes et les hommes.
08:10Et surtout, moi je trouve qu'il y a aussi
08:12un autre point pour les femmes,
08:13c'est-à-dire qu'en fin de compte,
08:15l'impact économique,
08:17et j'irais même l'impact sociologique,
08:20économique de la maternité sur les femmes.
08:21Aujourd'hui, elles savent très très bien
08:24que c'est elles qui vont payer.
08:25C'est elles qui vont payer parce qu'elles vont travailler
08:27à mi-temps, par exemple, en particulier,
08:30parce qu'elles vont avoir toute la charge mentale,
08:33et ça c'est une réalité,
08:35mais elles vont la porter.
08:36Donc tout ceci fait qu'il y a ce problème
08:40qui se pose à tous les couples
08:42et la réponse ne doit être que,
08:44je dirais, politique,
08:45ce n'est pas une réponse individuelle.
08:47Je suis d'accord avec vous,
08:48mais ce n'est pas nouveau que la femme
08:49a eu toute la charge mentale,
08:51souvent, en majorité,
08:52je ne dis pas tout le temps,
08:53mais en majorité de la naissance
08:54et de l'après.
08:56Quand on va acheter des affaires
08:57pour les enfants qui sont plus chères
08:59alors que c'est les mêmes choses
09:00que les hommes, par exemple,
09:01les chaussettes,
09:02quand on va acheter des...
09:03Vous voyez, ça a toujours été
09:05et ce n'est pas pour ça que,
09:06avant, les femmes...
09:08Attention, il n'y a pas de jugement,
09:09mais faisaient moins d'enfants.
09:11Laurence, en fait,
09:12si je peux me permettre,
09:13la réponse à ça...
09:15Excusez-moi, la vraie différence,
09:16vous avez raison,
09:17ce n'est pas nouveau.
09:17Ce qui est nouveau,
09:18c'est que maintenant,
09:19les femmes,
09:19et de plus en plus les jeunes femmes,
09:20ont des opportunités
09:21que leur mère et leur grand-mère
09:22n'avaient pas.
09:24Donc là,
09:24et on le voit très bien
09:25dans les pays
09:26où c'est encore plus inégalitaire
09:27qu'en France,
09:27par exemple,
09:28Corée du Sud,
09:29une jeune femme a maintenant
09:30des capacités de carrière
09:31et d'autonomie
09:32beaucoup plus importantes
09:33que sa mère ou sa grand-mère
09:34et donc elle a un calcul à faire.
09:36Là, tout d'un coup,
09:37elle a un choix à faire.
09:39Si elle rentre dans la parentalité,
09:40dans la maternité,
09:41elle va perdre énormément.
09:43Et c'est cette différence nouvelle
09:45qui explique que les femmes
09:48choisissent souvent
09:48de ne pas faire le choix
09:50de la maternité
09:51parce qu'il est beaucoup trop coûteux.
09:53La bonne nouvelle
09:53derrière cette réalité,
09:55un petit peu déprimante,
09:56c'est tout simplement
09:57que si on pousse
09:58vers l'égalité
09:59homme-femme,
10:01si on pousse les hommes
10:02à faire beaucoup plus
10:03que ce qu'ils n'en font,
10:04les pères à en faire
10:04beaucoup plus
10:05que ce qu'ils n'en font,
10:06les femmes se tourneront
10:07davantage vers la maternité.
10:09C'est le boulot
10:10qu'on fait nous
10:10au GEOAC,
10:12au Gender Equality
10:13et à l'Azary Council,
10:14c'est de promouvoir
10:15cette idée
10:16que les pères
10:16peuvent absolument
10:17en faire autant
10:18que les mères
10:19puisque,
10:19vous l'avez très bien dit,
10:20ça dure 20 ans
10:21s'occuper d'un enfant.
10:22J'ai un ami
10:25que vous connaissez peut-être
10:27d'ailleurs sur,
10:27je ne sais pas
10:28si c'est le cas,
10:29David,
10:29mais qui fait beaucoup
10:30de conférences
10:30sur l'égalité
10:31homme-femme également
10:32dans la maternité,
10:33la natalité,
10:34etc.
10:34Je voudrais partager
10:35avec vous
10:36la réaction
10:36d'une personne
10:39qui est avec nous
10:40sur Sud Radio
10:40à travers Youtube
10:41qui nous dit
10:42notre pays
10:43est tiers mondialisé,
10:45l'école est au dernier
10:46en Pisa,
10:46les déserts médicaux,
10:47les hôpitaux en ruine,
10:48l'immigration,
10:49l'insécurité partout
10:50en France,
10:51l'absence de politique
10:52nataliste,
10:54comment avoir envie
10:55de faire des enfants ?
10:56Votre réaction,
10:57Michel,
10:57vous venez d'en avoir
10:58une instinctive ?
11:00De toute façon,
11:01cette vision,
11:02je dirais,
11:02totalement négative
11:03montre que cette personne
11:04n'est jamais sortie
11:05de la France.
11:06Vous parliez tout à l'heure
11:06du fait qu'on était
11:08ONG à l'ONU.
11:09Donc là,
11:10c'est vraiment
11:11un fait extrêmement,
11:12je dirais,
11:14c'est négatif
11:15qui est absolument
11:16irréel.
11:17Donc,
11:17irréaliste.
11:18La France,
11:18il ne faut pas oublier
11:19que les femmes françaises
11:20sont dans le monde
11:21celles qui ont le plus
11:22de possibilités
11:24de s'épanouir.
11:25Mais justement,
11:25ça me permet de répondre
11:27à votre question précédente,
11:28c'est parce qu'aujourd'hui,
11:28les femmes n'acceptent plus.
11:29C'est tout.
11:30Parce qu'on est capable d'eux
11:32et on sait qu'on est capable d'eux
11:33et donc on n'accepte pas
11:35d'être cette personne
11:37qui n'est qu'un réceptacle
11:39à la portée des enfants.
11:40Bien sûr.
11:41Donc ça,
11:42et puis surtout,
11:42on est très exigeant
11:43par rapport aux enfants.
11:44Moi,
11:45je voudrais quand même rappeler
11:46peut-être un chiffre
11:47ou deux chiffres.
11:48en Afrique,
11:49puisque évidemment,
11:50le Sénégal a encore
11:52quatre enfants
11:54par femme.
11:58Et la Côte d'Ivoire,
12:00qui est un pays très développé,
12:02à lui,
12:03entre 4,2 et 4,3.
12:05Donc,
12:06on voit que,
12:08il y a certains,
12:09et ça reprend tout à fait
12:10ce que vous disiez tout à l'heure,
12:12c'est qu'il y a encore,
12:13dans certains pays,
12:15des femmes qui pensent
12:16qu'elles ne peuvent exister
12:18que si elles sont mères.
12:19C'est un peu cette idée.
12:21Aujourd'hui,
12:22en France,
12:22c'est dans le pays
12:23où l'industrialisé,
12:25ce n'est plus la question.
12:27Et puis surtout,
12:28il y a certains pays
12:29où dès que vous avez des enfants,
12:30vous ne pouvez plus travailler.
12:31Bien sûr.
12:31Donc,
12:32à ce moment-là,
12:33il n'y a plus d'autonomie.
12:34Et je voudrais juste
12:35un dernier chiffre,
12:35si vous vous permettez.
12:36Très court.
12:38Malte,
12:39qui est le pays
12:39en Europe
12:41où l'avortement
12:43est totalement interdit.
12:44Eh bien,
12:45il n'y a que
12:47un enfant
12:48par femme.
12:49Donc,
12:49c'est le plus faible
12:50en Europe.
12:51Malte.
12:53Pour bien montrer
12:55que certains pensent
12:56que c'est parce qu'il y a
12:57tous les droits
12:58à la contraception,
12:59les IVG,
12:59tout ça.
13:00Non.
13:01Je crois qu'il faut être
13:01très clair
13:02sur ces précisions.
13:04Merci de ces précisions,
13:05Michel.
13:05Restez avec nous.
13:06Dernière question,
13:06David.
13:06Je vous laisse 30 secondes.
13:07Je sais que ça va être trop court
13:08et je m'en veux déjà
13:09de vous imposer cet exercice.
13:11Quelles conséquences
13:12si la natalité,
13:13je parle conséquences économiques,
13:15conséquences du pays social,
13:17etc.
13:17Si on continue à faire
13:18moins d'enfants ?
13:21Tout dépend de la vitesse
13:23de la baisse
13:23et jusqu'où on descend.
13:25En fait,
13:26en France,
13:26notre système social
13:27est très vulnérable
13:28à la démographie
13:29et donc,
13:30c'est effectivement
13:30assez compliqué
13:32de financer
13:33des retraites
13:34si le nombre
13:35d'inactifs
13:35continue à augmenter
13:36très vite
13:36par rapport
13:37au nombre d'actifs.
13:38Mais là,
13:38pour le coup,
13:39la politique migratoire
13:40peut être une façon
13:40de tempérer ça.
13:41On peut aussi faire
13:42une réforme financière.
13:43Il y a plein de pays
13:44qui l'ont fait.
13:45Donc,
13:45encore une fois,
13:46la crise démographique française
13:49est tout à fait gérable,
13:51surtout par rapport
13:52à plein de choses
13:52qui se passent
13:52autour de nous.
13:54Il faut vraiment
13:54avoir conscience
13:55plutôt de la chance
13:57dans laquelle
13:58la France est
13:59par rapport
14:00à quasiment
14:01l'intégralité
14:02des pays
14:02autour d'elle.
14:02Merci.
14:03Merci beaucoup
14:04à vous deux
14:04et merci
14:05d'avoir éclairé
14:07nos lanternes.
14:08Donc,
14:08on ne panique pas,
14:09tout va bien,
14:09on ne fait pas
14:10de la politique
14:11catastrophique.
14:12Il y a des choses
14:13qui se passent,
14:14il y a moins
14:15de naissances,
14:15mais c'est un peu
14:17moins que les années
14:18précédentes
14:18dans le côté dramatique.
14:20Donc,
14:20voilà.
14:20Merci à David Duhamel,
14:21économiste Sciences Po,
14:22auteur d'Un monde
14:24sans enfants
14:25et vice-président
14:25du Gender Equality
14:26Advisory Council
14:27et Michelle Vianès,
14:29notre présidente
14:30de l'association
14:31Regard de Femmes
14:31que nous recevons
14:32toujours avec beaucoup
14:32de bonheur
14:33sur l'antenne
14:33de Sud Radio.
14:34A suivre votre témoignage
14:36à ce sujet
14:36et puis ensuite,
14:37on ira faire un petit tour
14:39avec ma liberté de rouler
14:40et on parlera langage
14:42et puis on ira se régaler
14:44dans un bon restaurant
14:45étoilé.
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