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Pascal Praud et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros

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00:00:00Bonjour à tous et bienvenue. Nous allons parler ce matin beaucoup de justice, figurez-vous.
00:00:06Et nous avons des observateurs autour de la table, des éditorialistes qui sont qualifiés pour cela.
00:00:11Parce que vous écouterez dans quelques instants Philippe Bilger, ancien magistrat, et Maître Pascal-Pierre Garbarini.
00:00:18Nous évoquerons la justice parce qu'il y a beaucoup de sujets, figurez-vous, qui nous ramènent à ce sujet qui nous passionne
00:00:27et sur lequel vous êtes toujours passionnant ou intéressant à écouter, cher Philippe Bilger.
00:00:33Mais il va être 9h et tous les matins désormais à 9h, nous écoutons Alice Sommerer à 9h pile qui nous rappelle les titres.
00:00:41Bonjour Pascal, bonjour à tous. On commence ce journal évidemment avec la situation en Iran.
00:00:57Le pouvoir judiciaire iranien a assuré que le manifestant Erfan Soltani n'aurait pas été exécuté.
00:01:04Le ministre iranien avait pourtant des affaires étrangères, avait annoncé qu'il n'y aurait pas d'exécution par pendaison,
00:01:08ni hier ni aujourd'hui. Donald Trump, de son côté, affirme que les tueries ont pris fin.
00:01:14Néanmoins, il maintient le flou sur une éventuelle intervention militaire américaine.
00:01:18Autre actualité internationale, une quinzaine de soldats français sont arrivés au Groenland.
00:01:23Ce sont des chasseurs alpins. C'est ce qu'a annoncé Olivier Poivre d'Arvor, ambassadeur pour les pôles.
00:01:27Emmanuel Macron a annoncé qu'il participe à l'opération Endurance Arctique.
00:01:31La Suède, l'Allemagne et la Norvège en font aussi partie.
00:01:34De son côté, Donald Trump assure que le Danemark ne peut rien faire sans lui contre la Russie et la Chine.
00:01:40Cette nuit, la capitale a été le théâtre de nouvelles échauffourées.
00:01:44Après la victoire du Maroc face au Nigeria en Cannes, les supporters marocains sont descendus sur les Champs-Elysées.
00:01:50Les forces de l'ordre les ont dispersés en utilisant des gaz lacrymogènes.
00:01:54Ils étaient plusieurs centaines rassemblés pour célébrer la qualification du Maroc en finale.
00:01:58Le droit de grève dans les transports pourrait être encadré.
00:02:02Les députés ont approuvé en commission une proposition de loi.
00:02:05Elle vise à limiter les grèves sur certaines périodes de l'année.
00:02:08Concrètement, le gouvernement pourrait fixer jusqu'à 30 jours par an
00:02:11durant lesquels les agents indispensables au fonctionnement des trains ne pourraient pas faire grève.
00:02:16Ça concerne notamment les vacances scolaires ou les grands événements.
00:02:19Le débat arrive dans l'hémicycle le 22 janvier prochain.
00:02:22Quatre astronautes ont quitté la Station Spatiale Internationale plusieurs semaines avant la date prévue.
00:02:28Un problème de santé a touché l'un des membres de l'équipage.
00:02:31Selon la NASA, il ne s'agit pas d'une évacuation d'urgence.
00:02:35L'état de l'astronaute concerné est jugé stable.
00:02:37Mais ce retour anticipé reste une situation inédite dans l'histoire de l'ISS.
00:02:42Et puis pour finir, attention à la grippe.
00:02:44Santé publique France appelle à la vigilance après un bref reflux à la fin de l'année 2025.
00:02:49L'épidémie est portée notamment par les enfants.
00:02:52Les autorités sanitaires appellent alerte sur un possible impact dans les semaines à venir.
00:02:56Les consultations, elles, repartent à la hausse.
00:02:58Et les hospitalisations commencent déjà à augmenter chez les plus jeunes.
00:03:01Merci beaucoup Alice et bienvenue sur Europe 1.
00:03:04Jusqu'à 10h pour l'heure des pros, jusqu'à 10h30 sur CNews, sur l'heure des pros.
00:03:10Bienvenue à tous.
00:03:11Dans le procès de Marine Le Pen en appel, le parquet général a changé de position.
00:03:16Il considère que plusieurs contrats d'assistants parlementaires pour lesquels Marine Le Pen a été condamnée ne posent pas de soucis au regard du droit.
00:03:26Je résume.
00:03:27Je suis souvent étonné qu'entre la première instance et l'appel, les jugements soient différents.
00:03:31Ce sont les mêmes faits et ils sont interprétés différemment.
00:03:34Quand je dis je suis étonné, non.
00:03:35Les faits sont examinés par des hommes et selon leurs critères, leur expérience, leur sensibilité, ils posent un avis personnel, donc subjectif, sur chaque dossier.
00:03:47Encore s'agit-il des juges.
00:03:49Mais là, c'est le parquet.
00:03:50C'est l'accusation.
00:03:52On pourrait imaginer qu'entre le tribunal correctionnel, qui a jugé et condamné Marine Le Pen, et la cour d'appel, le parquet tienne la même ligne.
00:04:02Autrement, c'est pile ou face.
00:04:03Et bien c'est pile ou face.
00:04:06Le parquet change de ligne.
00:04:07Et c'est tout à son honneur d'ailleurs.
00:04:09Mais le parquet dit au tribunal de première instance, vous avez mal fait votre job.
00:04:15C'est en tout cas comme cela que je l'interprète.
00:04:18J'entendais ce matin que 64% des Français ont le sentiment que la justice est partielle.
00:04:23La justice est humaine.
00:04:24Et les hommes sont les hommes.
00:04:25J'entendais aussi que le procureur général d'Aix-en-Provence a expliqué lundi soir que cette année, sa cour d'appel va remettre en liberté 19 accusés criminels, faute de pouvoir être jugés dans les délais légaux.
00:04:40Des procès pour viols qu'on annule parce qu'on a des délais de 75 mois.
00:04:4775 mois, c'est plus de 6 ans.
00:04:50Vous imaginez ce que pensent les victimes.
00:04:522026, c'est l'année où nous nous apprêtons à libérer des détenus criminels, faute de pouvoir les juger dans les temps.
00:05:01Je reprends les paroles du procureur d'Aix-en-Provence.
00:05:04Question donc pour la justice ce matin.
00:05:06Et nous en parlons avec nos éditorialistes.
00:05:10Et je salue donc Marie-Hélène Trémolet, que vous connaissez désormais, journaliste politique d'Europe 1, maître Pascal-Pierre Garbarini, Richard Millet, Philippe Bilger et Thomas Bonnet.
00:05:20Mais je trouve que ce sont des sujets évidemment passionnants.
00:05:23Et on va commencer par le Rassemblement national et ce changement de position, je le répète, du parquet qui n'est pas si fréquent.
00:05:31Philippe Bilger.
00:05:31Vous avez raison, c'est assez rare.
00:05:34Même si moi-même, comme ministère public, je n'ai jamais hésité à changer de position parce que c'est le gage de la liberté qu'on doit avoir à l'audience ou ailleurs.
00:05:48Mais c'est bien que le parquet général, en l'occurrence, ait adopté une position qui lui paraît plus pertinente sur le plan juridique.
00:05:58Ça me paraît très bien.
00:05:59Mais je ne conteste pas.
00:06:00Non, non, mais j'ai compris.
00:06:02Je ne fais aucun procès à la justice.
00:06:04Aucun.
00:06:04Mais j'ai cru comprendre que vous discutiez parfois que l'appel permettait une approche différente de la première instance.
00:06:13Je ne fais aucun procès à personne.
00:06:16Je sais que c'est comme ça parce que ce sont des hommes.
00:06:19Je dis simplement que les conséquences, et on le voit bien avec Marine Le Pen, parce que là, ça change tout.
00:06:24C'est que Marine Le Pen, elle a été condamnée à cinq ans d'inéligibilité.
00:06:27Elle en a déjà fait un quasiment, nous sommes d'accord.
00:06:30Si elle est condamnée la prochaine fois, par exemple, à deux ans d'inéligibilité au lieu de cinq, parce qu'on considère qu'il y a moins d'affaires,
00:06:36on peut considérer cela, c'est un raisonnement juridique qu'on peut avoir,
00:06:38c'est-à-dire qu'elle peut se présenter à l'élection présidentielle.
00:06:40Il se trouve qu'elle est la favorite.
00:06:41Comprenez qu'une personne toute seule, une personne toute seule, en l'occurrence la présidente du tribunal de correctionnel,
00:06:48a le pouvoir de changer une élection présidentielle.
00:06:51Donc c'est ça que je souligne, ni plus ni moins.
00:06:54Écoutez Célia Barotte qui était hier au deuxième jour d'audience du procès,
00:07:01et après on en parle également avec Pascal-Pierre Garbarini.
00:07:03Cette deuxième journée d'audience a connu un moment important pour la défense de Marine Le Pen
00:07:09puisque l'avocat général a reconnu que le traitement fait au début du procès de première instance
00:07:16visant à réintégrer des contrats qui n'avaient jamais été visés dans l'ordonnance de renvoi
00:07:21était un mauvais traitement et le parquet général, comme les avocats de Marine Le Pen,
00:07:26ont demandé à redéfinir le périmètre des poursuites.
00:07:29Je vous propose d'écouter Maître Bosslu en sortie d'audience.
00:07:33En prenant la parole, j'ai manifesté une émotion certaine.
00:07:38C'est un soulagement et c'est ce soulagement que je note aujourd'hui.
00:07:44Les choses sont très préhendées avec beaucoup plus de sérénité et moins d'hostilité.
00:07:49Le cas d'un autre prévenu a également été évoqué par les magistrats et par les différentes parties,
00:07:55celui de Louis Alliot.
00:07:56Sa défense demande à ce qu'il soit jugé dans un autre procès organisé après les élections municipales.
00:08:03Une demande fondée par son avocate notamment sur le principe, je cite,
00:08:06de l'atteinte à la sincérité du scrutin.
00:08:09Mais pour le parquet général, il s'agit, je cite,
00:08:11d'une demande dépourvue de sérieux, juridiquement non fondée
00:08:15et contraire aux exigences les plus élémentaires de la bonne administration de la justice.
00:08:20Le délibéré sur l'ensemble de ces questions procédurales est attendu ce jeudi lors de la reprise des débats.
00:08:27– Conséquence sur des sujets que moi je trouve dérisoires,
00:08:30parce que de savoir s'il y a un assistant parlementaire à travailler pour Bruxelles ou pour Paris
00:08:35dans le cadre du Rassemblement national, je trouve ça déjà dérisoire pour tout vous dire.
00:08:39Je pense que la justice a autre chose qu'à perdre son temps des années des magistrats
00:08:43pour travailler sur des sujets que je trouve, et vous avez entendu cette expression, de cornecule.
00:08:50Voilà ce que je pense, alors qu'il y a des choses plus importantes.
00:08:52Et j'apprends dans le même temps qu'il y a 75 criminels qui vont sortir parce qu'on ne peut pas les juger.
00:08:56Si le temps qu'on passe à aller chercher sur des histoires dérisoires ou politiques
00:09:01pour pourquoi pas mettre en examen et juger des politiques,
00:09:05si on le faisait pour des criminels, ça me paraît infiniment plus important.
00:09:09Mais ce n'est que mon modeste avis.
00:09:11Pascal-Pierre Garbarini.
00:09:13– Ce qui a été décidé hier, pour moi il y a deux enseignements.
00:09:17Le premier c'est que quelque part la justice fonctionne.
00:09:20– Oui.
00:09:20– C'est qu'on a prévu donc une première instance, voilà, et il y a le droit d'appel.
00:09:26Et le droit d'appel fait que les cartes sont rebattues et il y a une interprétation différente
00:09:32qui est faite par le parquet.
00:09:33Maintenant attendons la décision de la Cour quand même.
00:09:35Le deuxième enseignement, et encore une fois pardon de remettre une pièce dans le julebox,
00:09:39comme on dit aujourd'hui, c'est pourquoi l'exécution provisoire ?
00:09:44Donc face à une situation, rien ne l'a justifié l'exécution provisoire, rien.
00:09:49Donc en mettant l'exécution provisoire qui a déchaîné toute cette polémique légitime
00:09:56face à une situation comme celle-ci où il n'y a pas de trouble à l'ordre public,
00:10:01j'arrête pas de le dire, le trouble à l'ordre public n'existe pas en matière correctionnelle.
00:10:05Nous sommes en matière correctionnelle.
00:10:07Bon, donc dans cette situation-là, c'est incompréhensible que les magistrats en première instance
00:10:13aient pris cette décision de l'exécution provisoire.
00:10:17Premièrement, idem pour l'inéligibilité.
00:10:20L'inéligibilité, elle a été prononcée de droit en 2016,
00:10:24elle a été retoquée par le Conseil constitutionnel.
00:10:28En 2017, il y a eu une nouvelle loi qui est intervenue avec une virgule qui disait
00:10:34mais il est possible, compte tenu de la personnalisation, pardon, de la personne du prévenu
00:10:41et de la complexité des faits, que le tribunal motive ou la juridiction motive
00:10:47pour que la peine d'éligibilité ne soit pas prononcée là et pour qu'elle ne soit pas donc de droit.
00:10:53C'est l'exception qui a fait que la loi a été validée.
00:10:56Pourquoi ?
00:10:57Et parce que vous avez une présidente qui avait pris la parole
00:11:00et je crois que de mémoire, la présidente avait dit que Marine Le Pen
00:11:04constituait un trouble à l'ordre public
00:11:06avec des propos qui avaient été jugés politiques.
00:11:10Maïlène Trémolet ?
00:11:11Moi je pense qu'indépendamment de ce que dira la Cour d'appel ce matin,
00:11:14c'est quand même une petite victoire politique pour Marine Le Pen
00:11:16et je suis d'accord avec vous, ça veut dire qu'elle aura vraiment droit
00:11:19pendant ce procès en appel à une seconde lecture de son dossier
00:11:22et c'est exactement ce qu'espère le Rassemblement National
00:11:25qui a d'ailleurs un peu changé de braquet sur sa défense.
00:11:28Marine Le Pen a désormais deux avocats
00:11:30et ils ont dit eux-mêmes qu'ils allaient se concentrer
00:11:31sur les questions juridiques de fond
00:11:33pour essayer pourquoi pas d'alléger la peine
00:11:35comme ce que vous disiez, pour ramener l'inéligibilité
00:11:38potentiellement à moins de deux ans
00:11:39et ainsi pouvoir se présenter à l'élection présidentielle.
00:11:42Donc c'est exactement ce que souhaitaient Marine Le Pen
00:11:44et ses avocats ce qui est en train de se passer.
00:11:45Et je fais juste une parenthèse, je vous ai souvent dit
00:11:47que je lisais Mediapart
00:11:49et comme on est dans un système aujourd'hui en France
00:11:51où même les journalistes sont parfois des militants,
00:11:55pas tous bien sûr,
00:11:56Mediapart n'a pas fait un sujet sur le procès
00:11:59Rassemblement National
00:12:00alors que Mediapart en faisait un par jour
00:12:03quand la thèse du parquet l'arrangeait manifestement.
00:12:07Donc c'est ça aussi...
00:12:08Il y a eu un article dans Mediapart je crois.
00:12:11Bah écoutez, il y en a...
00:12:12Donc c'est ça qui est difficile.
00:12:14Mais bien sûr...
00:12:15On ne peut plus se parler les uns les autres.
00:12:17Il y a une sorte d'incommunicabilité entre les uns et les autres.
00:12:21La manière dont était mise en perspective le jugement de Mme Le Pen,
00:12:26c'est qu'elle a pris 4,5 millions dans la caisse.
00:12:29Tu avais l'impression qu'elle était partie avec de l'argent.
00:12:31Donc tout ça n'est pas convenable.
00:12:32Mais en plus, les gens décodent et c'est contre-productif.
00:12:36Absolument.
00:12:37Il y a quelque chose de très moral
00:12:39dans ce qui se passe à l'heure actuelle
00:12:42au niveau de la cour d'appel
00:12:43parce que le jugement, vous l'avez rappelé,
00:12:46Maître Garbarini,
00:12:48il y a un passage de ce jugement
00:12:50que j'ai trouvé totalement scandaleux.
00:12:53C'est lorsqu'il aborde le problème politique
00:12:56pour justifier les sanctions que vous avez évoquées.
00:13:00Et donc, tôt ou tard,
00:13:02on paye la rançon d'une approche
00:13:05qui n'est pas véritablement juridique,
00:13:07mais partisane.
00:13:08Donc là, il y a une morale.
00:13:10Et je rebondis là-dessus.
00:13:12Je rebondis là-dessus.
00:13:14Vous avez évoqué le sondage
00:13:17où les Français considèrent
00:13:20à 64% que la justice n'est pas impartiale.
00:13:25Eh bien, ce jugement-là,
00:13:27pour les personnes qui ne sont pas avisées,
00:13:29c'est-à-dire, et encore une fois,
00:13:30il n'y a pas du tout,
00:13:31je ne suis pas en train de dire
00:13:32qu'il faut être élitiste.
00:13:33Ce n'est pas ça.
00:13:33Mais les personnes qui ne sont pas avisées
00:13:35du problème du degré de juridiction,
00:13:41de la motivation, etc.,
00:13:42pour eux, c'est incompréhensible.
00:13:44Il y a l'accusation qui, en première instance,
00:13:47monte au créneau, etc.,
00:13:49avec un jugement très dur, très sévère.
00:13:51Et puis, on arrive en appel,
00:13:53on dit, non, en fait,
00:13:54ce n'est pas bien jugé, etc.
00:13:55Nous, on le comprend
00:13:56parce que c'est le second degré juridiction.
00:13:58Mais pour la population,
00:14:00d'une manière générale,
00:14:01ça fait les 64 %.
00:14:03Richard Millet.
00:14:04Et c'est pour ça que le seul conseil
00:14:06qu'on peut donner aux uns et aux autres,
00:14:07c'est Olivier Guichard l'avait dit,
00:14:08ministre garde des Sceaux,
00:14:10de ne jamais avoir affaire à la justice.
00:14:12Mais ce n'est pas le problème de la justice
00:14:13que je remets en cause.
00:14:15Ce sont tout simplement les hommes.
00:14:17On n'y peut rien.
00:14:18C'est comme ça.
00:14:18Vous pouvez toujours tomber
00:14:19sur un juge incompétent.
00:14:21Ça arrive.
00:14:21Tu n'as pas de chance dans ces cas-là.
00:14:23On peut espérer tout de même
00:14:25que la justice peut être parfois
00:14:26indépendante des subjectivités personnelles.
00:14:30Oui, mais moi,
00:14:30je voudrais effectivement,
00:14:32dans ces cas-là,
00:14:33rationaliser par les preuves.
00:14:35Si tu n'as pas de preuves,
00:14:36je suis désolé de vous le dire.
00:14:37Mais si.
00:14:38Mais vous avez raison.
00:14:39Si tu n'as pas de preuves,
00:14:41et on peut reparler d'un dossier célèbre
00:14:43sur lequel nous avons souvent échangé,
00:14:45si tu n'as pas de preuves,
00:14:46la construction intellectuelle,
00:14:48je la mets de côté.
00:14:49Je suis désolé de vous le dire.
00:14:50Mais il y a toutes sortes de preuves,
00:14:52mon cher Pascal.
00:14:52Non, oui,
00:14:52il n'y a pas toutes sortes de preuves.
00:14:56Je suis frappé de voir,
00:14:58lorsqu'on a une approche partisane
00:15:03d'une affaire judiciaire,
00:15:05eh bien, généralement,
00:15:06on trouve qu'il n'y a pas de preuves.
00:15:07C'est pour ça que le mot victoire
00:15:08n'est peut-être pas approprié,
00:15:08parce que dans l'affaire
00:15:09à laquelle vous faites référence,
00:15:10trois des quatre chefs d'accusation
00:15:11étaient tombés.
00:15:12Et pourtant,
00:15:12la condamnation avait été
00:15:13particulièrement lourde.
00:15:15Et moi, je rappelle juste la phrase
00:15:16que vous l'avez fait référence.
00:15:16Un procureur,
00:15:18lors du procès en première instance,
00:15:19parlant d'un autre prévenu,
00:15:20pas de Marine Le Pen,
00:15:21d'un autre prévenu,
00:15:22avait dit
00:15:22« Je pourrais prononcer la relaxe,
00:15:24mais ça me fait mal. »
00:15:25Donc en fait,
00:15:26on a l'impression parfois,
00:15:27et ça rejoint le sondage,
00:15:28que peu importe les éléments concrets,
00:15:30il y a l'interprétation
00:15:31qui prend le dessus.
00:15:31Vous avez raison.
00:15:32Et Charmier prévenu Jacques,
00:15:38M. Millet.
00:15:41Je voulais simplement demander
00:15:43aux deux techniciens
00:15:44de la justice qui sont là.
00:15:46J'avais entendu mardi
00:15:47un argument selon lequel
00:15:48Bruxelles,
00:15:50la commission de Bruxelles,
00:15:51aurait pu,
00:15:52comment dirais-je,
00:15:53s'apercevoir
00:15:54qu'il y avait une irrégularité
00:15:55dans cette affaire de...
00:15:57Comment ça s'appelle ?
00:15:58D'assistant parlementaire.
00:15:59D'assistant parlementaire.
00:15:59Voilà, d'assistant.
00:16:00Et donc,
00:16:01ne pas judiciariser la chose.
00:16:04C'est ce que j'ai dit.
00:16:05C'est-à-dire que je trouve
00:16:06que déjà l'affaire,
00:16:07je la trouve dérisoire.
00:16:08Je ne peux pas vous dire
00:16:09autre chose.
00:16:09C'est-à-dire que les conséquences
00:16:11d'empêcher
00:16:13celle qui est favorite
00:16:15à une élection présidentielle
00:16:16parce qu'on a mis un système
00:16:18où on faisait travailler
00:16:19des assistants parlementaires,
00:16:21je trouve ça dérisoire.
00:16:22Mais ce n'est...
00:16:23Je répète que mon avis.
00:16:24Moi, je considère
00:16:25que rien n'est dérisoire
00:16:28de ce qui touche la morale.
00:16:30Mais enfin,
00:16:30il n'y a pas de problème.
00:16:31Vous savez comment ça se passe.
00:16:33Ce sont des assistants parlementaires.
00:16:36Ils travaillent,
00:16:37évidemment qu'on se doute
00:16:39que quand ils étaient à Bruxelles,
00:16:40ils travaillaient aussi
00:16:41un peu pour le mouvement.
00:16:42En fait,
00:16:43il n'y a pas de...
00:16:43Comment dire ?
00:16:44Ça ne me choque pas
00:16:45sur le point de la morale.
00:16:47Il y a des choses vraiment
00:16:47qui peuvent me choquer.
00:16:48C'était pour répondre
00:16:49à l'adjectif dérisoire.
00:16:51Alors, autre chose,
00:16:52effectivement,
00:16:52de la justice,
00:16:53c'est cette...
00:16:53Alors ça,
00:16:54c'est le procureur de Marseille,
00:16:55le procureur d'Aix-en-Provence
00:16:57qui le dit.
00:16:5719 accusés criminels
00:16:59faute de pouvoir être jugés
00:17:00dans les jeux.
00:17:01Délai légaux.
00:17:02Alors vous qui êtes avocat,
00:17:03ça doit vous réjouir.
00:17:04Non,
00:17:05rien ne me réjouit.
00:17:06Si,
00:17:06si vous avez un client...
00:17:08Oui,
00:17:08mais je préfère le faire sortir
00:17:10grâce à moi
00:17:11que grâce à des délais
00:17:13qui ne sont pas respectés.
00:17:14Mais si vous multipliez les délais,
00:17:15c'est vous qui les avez multipliés.
00:17:17Non,
00:17:17mais le débat,
00:17:19il n'est pas là.
00:17:20C'est que la dernière réforme
00:17:21qui a été faite,
00:17:22la dernière,
00:17:23de création d'une juridiction,
00:17:24c'est la cour régionale,
00:17:26départementale,
00:17:28cour criminelle,
00:17:29régionale ou départementale,
00:17:30ça dépend,
00:17:31sur les viols.
00:17:32Elle n'est composée
00:17:33que de magistrats professionnels.
00:17:35Donc,
00:17:36on souffre du manque
00:17:37de magistrats
00:17:37et pour les atteintes,
00:17:41les agressions sexuelles,
00:17:43criminelles et les viols,
00:17:45on a confié cela
00:17:46à une cour
00:17:46qui n'est composée
00:17:47que de magistrats.
00:17:48Et ce n'est pas bien ?
00:17:49Mais justement,
00:17:50on en manque.
00:17:51En pochon des magistrats ?
00:17:54Mais il faut les former,
00:17:55les magistrats.
00:17:56Demain,
00:17:56vous n'êtes pas magistrat
00:17:58comme ceux-là.
00:17:59Et puis,
00:17:59arriver pour être magistrat
00:18:00devant une cour d'assises,
00:18:01il faut quand même avoir,
00:18:02on va dire,
00:18:03un certain pédigré.
00:18:04Par exemple,
00:18:05vous pouvez devenir magistrat
00:18:06demain si vous le souhaitez ?
00:18:08Oui,
00:18:08il faut que je pose un dossier.
00:18:09Enfin,
00:18:09moi,
00:18:09je ne pense pas qu'il me...
00:18:10C'est compliqué.
00:18:11Non,
00:18:11mais par exemple,
00:18:12est-ce qu'on pourrait accélérer
00:18:13que des avocats
00:18:15qui n'ont pas de magistrats ?
00:18:16Il y en a beaucoup.
00:18:17Il y a eu une réforme
00:18:20où je crois qu'il y a deux ans,
00:18:22il y a 700 personnes
00:18:23venant de la vie civile
00:18:25qui n'étaient pas magistrats
00:18:27et qui n'ont pas subi la formation
00:18:28mais qui avaient une formation
00:18:29quand même juridique
00:18:30qui ont été prises.
00:18:31Mais pour vous dire,
00:18:33la situation que nous vivons aujourd'hui,
00:18:35la situation,
00:18:36elle est également
00:18:36faite par des décisions
00:18:38qui sont complètement...
00:18:39Mais ces 19 accusés criminels
00:18:40faute de pouvoir être jugés
00:18:41dans les délais légaux,
00:18:43ils seront quand même jugés,
00:18:44rassurez-moi.
00:18:44Ah oui,
00:18:45mais bon...
00:18:45Mais ils seront dehors.
00:18:46Ils seront dehors.
00:18:47Mais ils seront quand même jugés.
00:18:48Ah bien sûr,
00:18:48ils seront jugés,
00:18:49bien sûr.
00:18:49On ne peut pas se celer
00:18:50de la détention provisoire
00:18:51parce que c'est un appel.
00:18:52Alors expliquer entre...
00:18:53Comment dire ?
00:18:54L'appel,
00:18:55on ne peut pas rester
00:18:56en détention provisoire
00:18:57indéfiniment
00:18:58lorsqu'on fait appel.
00:18:59Non,
00:18:59ce n'est pas ça.
00:19:00C'est que lorsque vous êtes
00:19:01mis en examen
00:19:02et que vous êtes placé
00:19:03en détention provisoire
00:19:05dans le cadre
00:19:05d'une affaire criminelle,
00:19:07l'affaire criminelle,
00:19:08vous avez un délai
00:19:09à passer lequel
00:19:11il y a ce qu'on appelle
00:19:12une détention provisoire
00:19:13qui est exceptionnelle.
00:19:15C'est-à-dire que
00:19:15lorsque vous êtes mis en examen
00:19:17dans une affaire criminelle,
00:19:18vous avez un mandat
00:19:19de dépôt criminel
00:19:20d'une année.
00:19:21Ensuite,
00:19:21il est renouvelable
00:19:22deux fois.
00:19:23C'est-à-dire,
00:19:24ça fait deux ans.
00:19:26Ensuite,
00:19:26il est encore renouvelable
00:19:29une troisième fois.
00:19:31D'accord ?
00:19:32Ça fait trois ans.
00:19:33Passés trois ans,
00:19:34ce sont des renouvellements
00:19:36exceptionnels
00:19:37à hauteur de six mois.
00:19:39Et ça peut aller
00:19:40jusqu'à quatre ans.
00:19:41Pas pour tous les crimes.
00:19:42Il y a des crimes
00:19:42où on ne sort jamais
00:19:43quand même,
00:19:43rassurément.
00:19:44Non,
00:19:44mais on est en détention.
00:19:45Ah non,
00:19:46vous sortez.
00:19:47Au bout de quatre ans,
00:19:48vous sortez.
00:19:49Mais même si vous avez
00:19:49assassiné...
00:19:50Bien sûr.
00:19:52Pierre-Paul-Jacques,
00:19:53vous sortez.
00:19:54C'est au niveau
00:19:55de la détention.
00:19:56Oui,
00:19:56c'est parce que
00:19:56vous avez l'obligation...
00:19:58Mais il faut peut-être
00:19:58changer la loi.
00:19:59Il faudrait.
00:20:01Enfin,
00:20:01qu'il y ait un assassin
00:20:02quand même qui a fait...
00:20:03Oui,
00:20:04mais d'un autre côté,
00:20:05moi je suis avocat
00:20:06dans le cadre
00:20:07du droit de la défense.
00:20:08Moi là,
00:20:08je défends quelqu'un.
00:20:09Il n'est pas encore...
00:20:10Le droit de la défense.
00:20:11Merci Badinter.
00:20:12Mais,
00:20:13mais,
00:20:13pardonnez-moi
00:20:14de le dire comme ça.
00:20:15D'un autre côté...
00:20:15Toute cette politique pénale
00:20:16qui a été mise à partir de 80...
00:20:18Ça,
00:20:18ça n'existait pas avant 80,
00:20:19j'imagine.
00:20:20Ça,
00:20:20j'en sais rien.
00:20:20Mais moi,
00:20:21d'un autre côté,
00:20:22je vais vous dire quelque chose.
00:20:24Un homme,
00:20:26il a quand même le droit
00:20:27d'être jugé
00:20:27dans un délai raisonnable.
00:20:28Ah oui.
00:20:29Et un et deux.
00:20:30Deux.
00:20:30Vous,
00:20:31vous parlez des gens
00:20:31où les éléments...
00:20:33Alors,
00:20:33pardon,
00:20:34j'en profite.
00:20:35Très rapidement.
00:20:36Je pense qu'il est urgent
00:20:38que l'on fasse
00:20:39comme on le fait
00:20:40en matière correctionnelle.
00:20:42Je vais le faire simple.
00:20:43C'est-à-dire
00:20:43le plaidé coupable.
00:20:45Le plaidé coupable
00:20:46qui existe aux Etats-Unis,
00:20:47on l'a fait en France,
00:20:48c'est-à-dire
00:20:49la reconnaissance de culpabilité.
00:20:51Ça existe en matière correctionnelle,
00:20:53c'est-à-dire justement
00:20:54pour que les tribunaux
00:20:55soient moins chargés.
00:20:56Il faut le faire
00:20:57en matière criminelle.
00:20:58Ben voilà.
00:20:58Parce qu'en matière
00:20:59de dossier...
00:21:00Ça, c'est de bon sens.
00:21:00Oui, pourquoi ?
00:21:02Garmini, ministre.
00:21:03Non.
00:21:04Pourquoi ?
00:21:05Ce que je veux dire...
00:21:08D'autres ont dit non avant vous.
00:21:09D'autres avocats ont dit non avant vous.
00:21:10D'ailleurs,
00:21:11je crois que vous avez rencontré...
00:21:12Vous avez travaillé
00:21:13avec Maître Dupond-Moretti.
00:21:14Oui,
00:21:14j'ai eu beaucoup de dossiers
00:21:16bien sûr.
00:21:16Vous aviez le dossier Colonna ensemble.
00:21:17On a eu le dossier Colonna ensemble.
00:21:19Et vous êtes croisés,
00:21:20paraît-il,
00:21:21dans Paris.
00:21:21Oui,
00:21:21on s'est croisés.
00:21:23Mais il apprécie
00:21:24que vous veniez nous voir ?
00:21:25Je crois pas.
00:21:27Il vous l'a dit ?
00:21:28Il a...
00:21:30Il est pas très...
00:21:32Il est pas très pro.
00:21:34Oui,
00:21:34c'est pas grave.
00:21:35Et vous lui avez pas dit
00:21:36de venir un matin ?
00:21:37Je lui ai dit,
00:21:38bien sûr.
00:21:38Et qu'est-ce qu'il vous a dit ?
00:21:39Non,
00:21:39je pense qu'il ne s'est pas
00:21:41du tout
00:21:41sa tasse de thé.
00:21:42Mais sa tasse de thé,
00:21:43il parle de nous tout le temps.
00:21:44Au moins,
00:21:44il parlerait de nous tout le temps
00:21:45puisqu'il en parle.
00:21:47Bon,
00:21:47il m'a quand même dit,
00:21:48il m'a quand même dit
00:21:48et je le remercie,
00:21:51il a comme dit,
00:21:51bon,
00:21:51enfin,
00:21:52tu fais ce que tu veux.
00:21:53Ah oui.
00:21:54Je suis assez content,
00:21:55en fait.
00:21:56Moi,
00:21:56je suis sûr qu'il nous écoute,
00:21:57là.
00:21:57Mais bien sûr.
00:21:58D'ailleurs,
00:21:58je le salue.
00:22:01Monsieur Dupond-Moretti,
00:22:02bonne année.
00:22:03Et si vous voulez venir
00:22:04parler de votre magnifique bilan,
00:22:06vous êtes le bienvenu.
00:22:07Bon,
00:22:07on va marquer une pause.
00:22:09Il est 9h21,
00:22:11Richard Millet.
00:22:13Écoutez.
00:22:13Non mais vous avez raison.
00:22:15Castigate.
00:22:17Il est de l'ordre.
00:22:17Monsieur Hollande,
00:22:18vous avez lancé
00:22:19beaucoup d'invitations
00:22:20en ce début d'année.
00:22:21Pour l'instant,
00:22:21peu de retours.
00:22:22Le taux n'est pas terrible.
00:22:23Personne ne m'aime.
00:22:24Ils ne veulent pas venir me voir.
00:22:26Ils ont peur.
00:22:26Mais je trouve qu'ils ont tort.
00:22:28Monsieur Dupond-Moretti,
00:22:29il devrait venir.
00:22:30On échangerait.
00:22:31Surtout que là,
00:22:32il pourrait venir.
00:22:33Il n'est plus ministre.
00:22:34Il n'est plus avocat.
00:22:36En plus,
00:22:36c'est quelqu'un
00:22:37qui est d'une grande vivacité intellectuelle,
00:22:39qui est un raiteur.
00:22:41Le débat serait...
00:22:42Est-ce qu'il est gentil,
00:22:43au fond ?
00:22:43Souvent,
00:22:44je pose la question.
00:22:45Est-ce qu'au fond,
00:22:46parce qu'au-delà
00:22:47des postures,
00:22:48parfois,
00:22:49des uns,
00:22:49des autres,
00:22:50il y a des gens,
00:22:51je pense que...
00:22:52Je n'en citerai pas,
00:22:53mais je pense que ce ne sont pas
00:22:53des bonnes personnes,
00:22:54des mauvaises personnes.
00:22:55Moi,
00:22:56j'ai l'impression qu'au fond,
00:22:56il est gentil.
00:22:57C'est un affectif.
00:22:58Oui, c'est ça.
00:22:58C'est un affectif.
00:23:00Il faut le connaître.
00:23:01C'est quelqu'un
00:23:02qui mérite d'être connu,
00:23:03parce que c'est un affectif.
00:23:05Lorsque quelqu'un n'est pas gentil,
00:23:07on dit que c'est un affectif.
00:23:08Non, non, non.
00:23:09Mais est-ce qu'il a de...
00:23:10Voilà.
00:23:10Est-ce qu'il est mué
00:23:11par des bons sentiments ?
00:23:13On a toujours de savoir
00:23:13par des bons sentiments.
00:23:14Est-ce que c'est au fond
00:23:15d'une bonne personne ?
00:23:16Voilà.
00:23:17Je pense que c'est une bonne personne.
00:23:19Je pense d'ailleurs,
00:23:19je suis sûr
00:23:20que c'est une bonne personne.
00:23:21C'est un ami,
00:23:23comment dirais-je,
00:23:25sincère et fidèle.
00:23:28En revanche,
00:23:28il a...
00:23:30Je n'ose pas dire
00:23:30qu'il a une armure,
00:23:31parce que je reprendrai
00:23:32le titre de mon livre.
00:23:33Mais il a besoin,
00:23:34en fait,
00:23:35d'aboyer avant.
00:23:37Oui, mais moi,
00:23:38ce que je ne trouvais pas bien,
00:23:39et je l'avais vu sur un plateau,
00:23:40c'est d'être fort
00:23:41avec les faibles
00:23:41et les faibles avec les forts.
00:23:42Ça, je n'aime pas ça.
00:23:44Et je trouvais que
00:23:45dans les procès,
00:23:45il fait peur un peu aux gens.
00:23:47Pourquoi vous riez ?
00:23:48J'adore la formule.
00:23:49Il a besoin d'aboyer avant.
00:23:51On fait de la psychologie,
00:23:54mais bon, écoutez...
00:23:54Il va m'envoyer un texto,
00:23:56ça, c'est sûr.
00:23:57Mais écoutez,
00:23:58tout ça n'est rien.
00:23:59Quand on pense trop à soi,
00:24:01on est rarement une bonne personne.
00:24:02Mais vous savez,
00:24:02je vais vous dire quelque chose.
00:24:03Je vais vous dire quelque chose.
00:24:04J'avais rencontré quelqu'un
00:24:06qui était un criminel.
00:24:08Et un jour,
00:24:09il me dit,
00:24:10je vais le voir en disant,
00:24:11mais cette personne-là,
00:24:12je trouve qu'elle est trop gentille.
00:24:14Il m'a dit,
00:24:14maître,
00:24:15n'oubliez jamais,
00:24:17gentil,
00:24:17c'est une qualité.
00:24:18Méchant,
00:24:19c'est un défaut
00:24:19et je sais de quoi je parle.
00:24:21Moi, je suis d'accord avec vous.
00:24:23Et les gens qui nous écoutent,
00:24:24ils sont tous gentils.
00:24:25Parce qu'autrement,
00:24:26ils ne nous écouteraient pas.
00:24:27A tout de suite.
00:24:30C'est 9h30
00:24:31et on est tellement heureux
00:24:32de recevoir Marie-Estelle Dupont
00:24:34que vous pouvez écouter
00:24:35tous les jours
00:24:36à 15h
00:24:37avec Romain Desart
00:24:38pour une émission formidable
00:24:40qui renseigne,
00:24:41qui apprend,
00:24:42qui permet de mieux comprendre
00:24:43les uns et les autres.
00:24:44Les Français,
00:24:45comment sont-ils ?
00:24:46Pourquoi agissent-ils comme ça ?
00:24:48Et tous les jours,
00:24:49avec Romain,
00:24:50vous formez un duo formidable
00:24:52tous les deux
00:24:53parce qu'on apprend plein de choses
00:24:54sur des questions psychologiques.
00:24:57Mais pas que.
00:24:58Marie-Estelle Dupont,
00:24:59bonjour.
00:25:00Bonjour, Pascal.
00:25:01Merci.
00:25:02Effectivement,
00:25:02il y a pas mal de sujets
00:25:03de la psychologie individuelle
00:25:04ou collective.
00:25:05On a parlé du wokisme
00:25:06cette semaine.
00:25:07Alors, on parlera de la natalité
00:25:09parce qu'on vous en a parlé hier.
00:25:11On fait moins d'enfants
00:25:13et il y a plus de décès aujourd'hui
00:25:14en France que de naissances.
00:25:16C'est la première fois depuis 1944.
00:25:18Et c'est intéressant
00:25:19parce que comme tous les choix
00:25:20deviennent idéologiques en France,
00:25:22la croix ce matin,
00:25:23la une de la croix
00:25:24et vous allez le voir à l'instant.
00:25:26Et je le dis pour nos amis d'Europa,
00:25:28c'est d'ailleurs celle d'hier,
00:25:29la natalité en Berne.
00:25:30Mais au fond,
00:25:30c'est pas grave
00:25:31parce qu'il faut faire appel
00:25:33à l'immigration.
00:25:34C'est le choix de la croix,
00:25:36la natalité en Berne.
00:25:37C'est pas très grave.
00:25:37Donc, c'est un choix idéologique.
00:25:40On en parlera dans quelques instants.
00:25:41On va terminer sur l'aspect justice,
00:25:44judiciaire.
00:25:45Effectivement,
00:25:46avec cette information,
00:25:47le procureur général d'Aix-en-Provence
00:25:49qui a expliqué cette année
00:25:50que sa cour d'appel
00:25:51allait remettre en liberté
00:25:5219 accusés criminels.
00:25:54Et vous avez expliqué
00:25:55comment on pourrait évidemment
00:25:56faire avec le plaidé coupable
00:26:00qui pourrait aider les magistrats.
00:26:03Mais c'est un problème numéro un
00:26:05que la lenteur de la justice
00:26:06et les moyens de la justice
00:26:07et la formation des magistrats.
00:26:09Nous sommes d'accord ?
00:26:10Oui, absolument.
00:26:11Vous savez, sur les moyens,
00:26:12par exemple,
00:26:121 000 euros de dépenses publiques
00:26:13aujourd'hui,
00:26:14il y a 5 euros qui va à la justice.
00:26:15Sur 1 000 euros de dépenses publiques,
00:26:165 euros pour la justice.
00:26:17Oui, c'est incroyable.
00:26:18Je trouve que c'est la meilleure manière
00:26:19de signifier l'argent public,
00:26:22ce que vous venez de dire.
00:26:23Moi, je crois que c'était même 4 euros
00:26:24pour tout vous dire.
00:26:25Oui, c'est entre 4 et 4.
00:26:25Et dans le même temps,
00:26:26il y a 280 euros
00:26:28qui partent pour les retraites.
00:26:29Oui.
00:26:30Bon, c'est toujours la même chose.
00:26:31Les pensées sociales, largement,
00:26:32sont...
00:26:32Oui.
00:26:33C'est toujours pour la même chose.
00:26:34Pour un État,
00:26:34il n'y a que 2 possibilités.
00:26:35Soit tu prends beaucoup
00:26:36et tu redistribues beaucoup,
00:26:38soit tu prends peu
00:26:39et tu redistribues peu.
00:26:40Et nous, peut-être qu'on prend trop
00:26:41et qu'on redistribue trop.
00:26:43Et qu'il faudrait justement,
00:26:44sur le régaléen,
00:26:46investir ou financer davantage,
00:26:47que ce soit l'école,
00:26:48la justice, etc.
00:26:49Autre chose,
00:26:50Pascal-Pierre Garbarini,
00:26:51je vous ai cité cette semaine
00:26:522 ou 3 fois,
00:26:53parce qu'Alain Orsoni
00:26:54est décédé.
00:26:56Et on va écouter
00:26:57la mère de son village
00:27:00de Véro,
00:27:01qui s'appelle
00:27:02Marie-France Orsoni,
00:27:05qui n'a pas de rapport
00:27:06d'ailleurs avec Alain Orsoni.
00:27:08Et après,
00:27:09je vous ai demandé
00:27:09de venir lundi
00:27:11lorsqu'on a appris
00:27:12cette information
00:27:13et vous m'avez dit
00:27:13moi je ne peux pas
00:27:13parce qu'effectivement,
00:27:15vous avez été engagé
00:27:16dans la défense
00:27:17de ceux qui en voulaient,
00:27:18si j'ai bien compris,
00:27:19à Alain Orsoni.
00:27:20Il y a deux choses.
00:27:22D'abord,
00:27:23je respecte le deuil
00:27:24de la famille,
00:27:25donc je n'ai pas
00:27:25à commenter.
00:27:27Déjà,
00:27:27ça c'est à titre personnel.
00:27:29Et la deuxième chose,
00:27:31c'est que c'est vrai,
00:27:31moi j'ai été l'avocat
00:27:34des personnes
00:27:35qui ont été soupçonnées
00:27:37et puis ensuite condamnées,
00:27:39bien qu'ils niaient les faits,
00:27:40d'avoir préparé
00:27:43une tentative d'assassinat
00:27:44sur M. Orsoni.
00:27:46Donc moi,
00:27:46je suis tenu
00:27:47par le secret professionnel,
00:27:49d'une part,
00:27:49et en plus,
00:27:50j'ai un conflit d'intérêts,
00:27:51donc je n'ai pas commenté
00:27:52et puis surtout,
00:27:53je respecte le deuil
00:27:54de la famille.
00:27:55En revanche,
00:27:58vous savez,
00:27:58j'ai bien évidemment
00:28:00toute mort d'un homme
00:28:02rentriste,
00:28:03surtout dans les conditions
00:28:04dans lesquelles
00:28:05elles sont intervenues
00:28:06et en revanche,
00:28:08j'ai lu beaucoup
00:28:09de presse
00:28:11et écouté
00:28:12des personnes
00:28:14qui,
00:28:15parce qu'elles ont mangé
00:28:16quatre morceaux
00:28:17de figaté
00:28:17et un plat de brooch
00:28:19se permettent
00:28:20d'être les Lévi-Strauss
00:28:22du café du commerce
00:28:23sur la société corse,
00:28:25ce qui m'a particulièrement
00:28:26mis en colère,
00:28:28parce que vous savez,
00:28:29la Corse,
00:28:30en fait,
00:28:30pourquoi la Corse,
00:28:31elle est complexe ?
00:28:32Parce que,
00:28:33je le dis souvent ici,
00:28:35on a des valeurs.
00:28:37Les valeurs
00:28:37qu'on connaît,
00:28:38il y a la solidarité,
00:28:39la générosité,
00:28:41le sens de la famille,
00:28:43la foi chrétienne,
00:28:44etc.,
00:28:45l'honneur.
00:28:47Mais dans l'honneur,
00:28:48il y a l'autre face.
00:28:50L'autre face,
00:28:51elle est sombre.
00:28:52Parce que la Corse,
00:28:54on ne peut pas la comprendre.
00:28:55Pour la comprendre,
00:28:56il faut la vivre.
00:28:58Parce que la Corse,
00:28:59c'est également
00:28:59des larmes
00:29:00et du sang.
00:29:02Parce que c'est une histoire.
00:29:04C'est une histoire
00:29:05d'un peuple
00:29:06qui s'est toujours battu,
00:29:08d'accord ?
00:29:09Qui a été
00:29:09souvent
00:29:11envahi,
00:29:12mais qui n'a jamais
00:29:13été conquis.
00:29:15Et avec une tradition
00:29:16d'honneur également.
00:29:17Pourquoi ?
00:29:17Parce que dans les valeurs,
00:29:19il y a l'amitié.
00:29:20Et quand dans l'amitié,
00:29:21il y a des trahisons,
00:29:22les trahisons,
00:29:23on les paie.
00:29:24Cher,
00:29:24on les paie par le sang.
00:29:26Voilà.
00:29:26Alors après,
00:29:27on peut dire,
00:29:28je ne justifie rien,
00:29:29attention.
00:29:29Ce n'est pas une justification.
00:29:30Certains vont entendre
00:29:31dans vos paroles
00:29:32une forme
00:29:33d'excuse
00:29:35pour ce qui peut se passer.
00:29:36Il n'y a aucune excuse.
00:29:38Simplement,
00:29:38on est comme on est.
00:29:40Aujourd'hui,
00:29:41la vendetta,
00:29:43la vengeance,
00:29:44et attention,
00:29:45il n'y a aucun lien
00:29:47entre ce que je dis
00:29:48et avec l'assassinat
00:29:50de M. Orsoni.
00:29:51Je parle d'une manière générale
00:29:53et je réponds
00:29:54à toutes ces personnes
00:29:57qui se sont,
00:29:58parce qu'elles ont écrit
00:29:59trois livres,
00:29:59qui se sentent investies
00:30:01d'avoir compris
00:30:02le peuple corse.
00:30:04Vous savez,
00:30:04ok,
00:30:04bravo,
00:30:05très bien.
00:30:06auxquelles elles mettent
00:30:07décédées
00:30:07de polyphonie
00:30:10et elles pensent
00:30:10que ça y est,
00:30:11elles ont compris
00:30:11comment elle a me corse.
00:30:13Pas de problème.
00:30:14Mais ce que je veux dire,
00:30:16c'est que,
00:30:17vous savez,
00:30:20moi,
00:30:20j'avais rencontré
00:30:22quelqu'un
00:30:22qui était très impliqué
00:30:23et qui disait
00:30:25la chose suivante.
00:30:26Il m'a dit,
00:30:27mais maître,
00:30:28la vengeance
00:30:29n'est pas un plat
00:30:31qui se mange froid,
00:30:33il se mange congelé.
00:30:33C'est-à-dire que
00:30:35les trahisons d'un jour,
00:30:39et si en plus
00:30:39vous avez touché le sang,
00:30:42eh bien,
00:30:43vous les payez.
00:30:44C'est comme ça.
00:30:46Alors,
00:30:46je n'aime pas être fataliste,
00:30:48mais
00:30:48c'est un peuple rude,
00:30:52le peuple corse.
00:30:53C'est un peuple
00:30:53qui a souffert,
00:30:55qui souffre encore.
00:30:56On ne sait pas encore
00:30:57ce qui se passe
00:30:57dans les villages,
00:30:58quand je veux dire
00:30:59de la dureté des vies.
00:31:01D'accord ?
00:31:02L'été,
00:31:03on vient,
00:31:03c'est une carte postale,
00:31:05il fait très très beau,
00:31:07les gens sont accueillants,
00:31:09voilà,
00:31:10on se sent chez soi,
00:31:11etc.
00:31:11Mais ensuite,
00:31:12il y a la dureté de la vie.
00:31:14Et les trahisons,
00:31:16ça ne passe pas.
00:31:16Parce que le sens
00:31:17de l'amitié,
00:31:18il est tellement fort
00:31:18qu'obligatoirement,
00:31:21on ne peut pas le truquer.
00:31:22Et dernier point,
00:31:23dernier point.
00:31:24Monsieur Simeoni a dit
00:31:25qu'il est arrivé
00:31:27sur le chapitre
00:31:30de la mafia.
00:31:30Oui,
00:31:31mais monsieur Simeoni,
00:31:32il est en campagne électorale,
00:31:35on le laisse
00:31:36à ses campagnes
00:31:37et puis on verra
00:31:38le score qu'il fera.
00:31:39Monsieur Simeoni,
00:31:40ça fait dix ans
00:31:41qu'il est au pouvoir
00:31:42et vous faites un micro-trottoir
00:31:43en Corse
00:31:44et vous allez voir
00:31:44ce qu'on va vous dire
00:31:45de monsieur Simeoni.
00:31:46Mais je ferme la parenthèse.
00:31:48S'il nous écoute,
00:31:49il peut répondre,
00:31:49évidemment.
00:31:49Il n'y a pas de soucis.
00:31:53Quel président
00:31:53de l'Assemblée
00:31:54territoriale de Corse ?
00:31:56Gilles Simeoni.
00:31:57Ce que je veux dire
00:31:59également,
00:32:00c'est que sur la mafia,
00:32:01justement,
00:32:02donc c'est la mafia,
00:32:03etc.
00:32:03Ce qui est très curieux,
00:32:05c'est que vous avez
00:32:06un ancien policier,
00:32:07pardon,
00:32:08un policier
00:32:08qui est également historien,
00:32:10qui fait un livre
00:32:10en disant que la mafia
00:32:11en Corse,
00:32:12ce n'est pas la définition
00:32:13de la mafia.
00:32:13Il y a des bandes criminelles,
00:32:15mais il n'y a pas
00:32:16d'horizontalité.
00:32:16C'est une horizontalité
00:32:20et pas de verticalité.
00:32:21Voilà ce qu'il dit.
00:32:22Et surtout,
00:32:23on s'aperçoit,
00:32:24et ça,
00:32:24c'est le travail
00:32:24de la police
00:32:25et de la justice,
00:32:26il n'y a pas de problème.
00:32:27Ils font des listes.
00:32:29Ils font des listes
00:32:29avec des noms.
00:32:31En disant,
00:32:31telle bande criminelle,
00:32:32il y a 15 personnes.
00:32:34OK.
00:32:34Il y a des gens
00:32:34qui ont le profil
00:32:35d'être sur les listes.
00:32:36Il y en a d'autres
00:32:36qui ne l'ont pas.
00:32:38Mais ces listes,
00:32:39elles fuitent.
00:32:41Quand elles fuient,
00:32:42vous pensez que nous,
00:32:43on est des lecteurs
00:32:44non avisés.
00:32:45Mais ceux qui,
00:32:46sont...
00:32:47Voilà.
00:32:47Vous avez tout compris.
00:32:48Bon.
00:32:48Écoutons Marie-France Orsoni
00:32:51qui a pris la parole
00:32:52dans le village de Vérault,
00:32:53là où est décédé
00:32:54un Orsoni.
00:32:56Tout d'abord,
00:32:57respect pour les familles.
00:32:58Parce qu'il faut respecter
00:32:59ce deuil,
00:33:00ces deuils.
00:33:02Et puis,
00:33:02l'assidération.
00:33:04Parce qu'un crime,
00:33:06un meurtre,
00:33:08dans un...
00:33:08On dit en Corse,
00:33:10ou Camposante.
00:33:12C'est un lieu sain.
00:33:13Donc ça,
00:33:13c'est de l'inédit.
00:33:14On n'a jamais vu ça
00:33:15en Corse.
00:33:16Nos valeurs
00:33:16s'envolent.
00:33:18C'est de la tristesse.
00:33:20De la tristesse
00:33:21et peut-être un peu
00:33:22de colère aussi.
00:33:23Pourquoi ?
00:33:24Parce que c'est...
00:33:26Je vous ai déjà dit,
00:33:27c'est inédit
00:33:28et on ne veut plus voir ça.
00:33:30Bon, voilà ce qu'on pouvait dire
00:33:32ce matin sur ce sujet.
00:33:34Marie-Estelle Dupont
00:33:36est donc avec nous.
00:33:37Elle est psychologue,
00:33:38elle est auteure également.
00:33:40Vous pouvez la retrouver
00:33:40tous les jours
00:33:41sur l'antenne de repas
00:33:41avec Romain Desarbres.
00:33:43Et sur la natalité,
00:33:45effectivement,
00:33:45cette natalité en baisse.
00:33:47Alors,
00:33:47depuis hier,
00:33:49tout le monde
00:33:49donne son avis.
00:33:50Alors,
00:33:50certains disent
00:33:51c'est pour des problèmes
00:33:52économiques,
00:33:53c'est pour des problèmes,
00:33:54comment dire,
00:33:55psychologiques.
00:33:57C'est-à-dire que ces jeunes gens,
00:33:58ce qu'on peut comprendre,
00:33:59sont inquiets de l'avenir.
00:34:01Ça peut être pour des problèmes
00:34:02écologiques.
00:34:03Il y a de multiples raisons
00:34:05qui expliqueraient.
00:34:06Quel est votre sentiment
00:34:06et comment vous analysez cela ?
00:34:08Quand on a été auditionné
00:34:10à l'Assemblée
00:34:11avec Azilize Lecor,
00:34:13on a rappelé
00:34:13que justement
00:34:15l'argument économique
00:34:16et d'ailleurs
00:34:17Olivier Rey le dit
00:34:18dans son récent
00:34:18essai des fécondités,
00:34:21n'est en réalité
00:34:22pas du tout
00:34:22la véritable raison.
00:34:24D'ailleurs,
00:34:24les pays qui font
00:34:26plus d'enfants
00:34:26ne sont pas des pays
00:34:27particulièrement riches.
00:34:29Ce sont des pays
00:34:29qui sont riches
00:34:30d'autre chose.
00:34:30Ils sont riches
00:34:31d'une espérance.
00:34:32C'est-à-dire qu'ils croient
00:34:33en l'avenir.
00:34:34Même si le présent
00:34:34est difficile,
00:34:35ils croient en l'avenir.
00:34:36Nous,
00:34:36on a quand même
00:34:37un narratif de crise
00:34:39depuis 40 ans
00:34:40où les jeunes
00:34:41sont bercés
00:34:42dans l'idée
00:34:43qu'il y a une crise
00:34:44écologique,
00:34:45une crise économique,
00:34:46une crise géopolitique,
00:34:47une crise institutionnelle.
00:34:49C'est-à-dire que
00:34:49tout est foutu
00:34:50et quand il y a un virus,
00:34:51ne sors pas de chez toi,
00:34:52tu vas tuer papy et mamie.
00:34:53Donc,
00:34:53on ne les a pas tellement aidés
00:34:55à se projeter avec joie
00:34:56dans l'avenir
00:34:59et dans le futur.
00:35:00Ensuite,
00:35:01nous sommes aussi
00:35:02les enfants
00:35:03d'une idéologie
00:35:04extrêmement matérialiste,
00:35:06d'une anthropologie
00:35:07qui est individualiste,
00:35:09matérialiste
00:35:10où finalement
00:35:10le sacré de l'existence
00:35:12n'existe plus.
00:35:13Narcisse est tout puissant.
00:35:14La transmission
00:35:15et la figuration,
00:35:16ça n'a pas beaucoup d'intérêt
00:35:17parce que quand même
00:35:17un enfant,
00:35:18ça met des limites
00:35:19au fait de jouir
00:35:20sans entrave.
00:35:21Donc,
00:35:21c'est un peu ennuyeux
00:35:22parce qu'il va falloir
00:35:23que je me verticalise,
00:35:24il va falloir que je me responsabilise.
00:35:25Et dans une société
00:35:26où on a tout horizontalisé,
00:35:28où on indifférencie
00:35:29les sexes,
00:35:30les générations,
00:35:30les cultures,
00:35:31on le voit bien,
00:35:32en disant on ne fait plus de bébés,
00:35:33mais il y a des immigrés.
00:35:33Donc,
00:35:33les cultures peuvent les déraciner
00:35:35comme ça,
00:35:36ça n'a pas d'incidence psychique
00:35:37sur les individus.
00:35:39Donc,
00:35:39on voit bien
00:35:40que cette anthropologie
00:35:41très matérialiste,
00:35:42elle n'incite pas
00:35:42à se projeter dans le lien.
00:35:45Et ça,
00:35:45c'est depuis
00:35:45les années 70.
00:35:48Ensuite,
00:35:48vous ajoutez
00:35:49effectivement
00:35:50un facteur
00:35:52qui est qu'il y a
00:35:53une baisse du désir d'enfant,
00:35:55mais il y a aussi
00:35:56tous les couples
00:35:56et toutes les jeunes femmes
00:35:58qui désirent un enfant
00:35:59et qui n'accouchent pas.
00:36:02Donc,
00:36:02soit elles n'accouchent pas
00:36:03parce qu'elles ne tombent pas
00:36:04enceintes
00:36:04ou elles font des fausses couches,
00:36:05là,
00:36:06c'est un facteur médical
00:36:07de baisse de la fertilité
00:36:08et il a pas mal d'origines.
00:36:12Ça peut être
00:36:12la fertilité de l'homme,
00:36:13ça peut être des fausses couches
00:36:14chez la femme,
00:36:15etc.,
00:36:15il y a tout un tas de facteurs.
00:36:17Et puis,
00:36:17il y a aussi ces couples
00:36:18qui aimeraient un enfant
00:36:19qui sont probablement fertiles
00:36:21et puis qui ne passent pas le pas.
00:36:23Et c'est là-dessus,
00:36:24je le disais
00:36:24à l'Assemblée nationale,
00:36:25c'est là-dessus
00:36:26qu'on peut agir
00:36:26et c'est probablement pas
00:36:28en allongeant
00:36:29le congé paternité
00:36:30qu'on va avoir
00:36:31le bon levier.
00:36:32C'est-à-dire qu'il faut bien
00:36:33comprendre qu'aujourd'hui,
00:36:34un jeune couple
00:36:35dans une grande ville
00:36:36qui veut accueillir un bébé,
00:36:37évidemment,
00:36:37il n'a pas le même pouvoir d'achat
00:36:39que nos parents
00:36:39il y a 40 ans,
00:36:40un 4 pièces à Paris,
00:36:41ça coûte une fortune.
00:36:42Mais c'est pas ça
00:36:43qu'ils disent les jeunes.
00:36:44Ils ne disent pas
00:36:45que c'est principalement
00:36:46l'aspect financier monétaire.
00:36:49Ils disent
00:36:49que c'est notre solitude.
00:36:51C'est-à-dire que
00:36:52le fait d'avoir aussi
00:36:53été dans un narcissisme
00:36:55et un individualisme absolu,
00:36:57ça a fracturé les générations.
00:36:58Et donc,
00:36:59les jeunes couples
00:36:59se sentent isolés.
00:37:01C'est-à-dire qu'ils se disent
00:37:01ma belle-sœur,
00:37:03ma mère,
00:37:04ma tante,
00:37:04où est-ce que vont être les liens
00:37:06pour nous aider au début
00:37:07avec ce bébé,
00:37:08nous transmettre des connaissances,
00:37:09nous le garder de temps en temps.
00:37:11Donc ça,
00:37:12ce facteur-là,
00:37:12il n'est pas économique,
00:37:13mais en fait,
00:37:14c'est du maillage social
00:37:15qui n'est plus là.
00:37:16Et les jeunes mères,
00:37:17parfois,
00:37:17c'est moi en consultation
00:37:18qui suis psychologue
00:37:19et pas médecin,
00:37:20qui leur dit
00:37:20vous avez besoin de repos,
00:37:21madame.
00:37:22Est-ce que vous n'avez pas
00:37:22une voisine
00:37:23qui peut vous apporter un plat,
00:37:24pour que vous soyez soulagés ?
00:37:26C'est-à-dire que les médecins,
00:37:27parfois,
00:37:27n'informent plus
00:37:28les patientes enceintes
00:37:29qu'elles vont avoir besoin
00:37:29de repos.
00:37:30Et comme il y a quand même
00:37:31une idéologie
00:37:32chez certaines féministes,
00:37:33pas toutes les féministes,
00:37:34mais il y a une branche
00:37:35du féminisme
00:37:35qui a expliqué aux femmes
00:37:38que pour être libres,
00:37:39émancipées,
00:37:40accomplies et heureuses,
00:37:41il fallait qu'elles soient
00:37:42des hommes comme les autres,
00:37:44il est évident
00:37:44que ça fonctionne
00:37:45tant que vous n'avez pas d'enfants.
00:37:46À l'instant où vous êtes mère,
00:37:48ça ne fonctionne plus.
00:37:49Non, mais je voudrais finir
00:37:50sur ce point.
00:37:51Il y a une branche du féminisme
00:37:52qui divise la femme
00:37:54contre elle-même
00:37:55en lui disant
00:37:56c'est la maternité,
00:37:57l'esclavage
00:37:57et c'est l'open space,
00:37:58la liberté.
00:37:59Mais ce n'est pas vrai,
00:37:59il y a tout un tas de femmes
00:38:00qui sont heureuses
00:38:01d'être dans ce lien
00:38:03d'attachement avec leurs petits
00:38:04et il serait plus intelligent
00:38:05de rémunérer les mères
00:38:07qui le souhaitent
00:38:08pour faire ce travail
00:38:09qui a une valeur inestimable
00:38:10plutôt que de dire
00:38:11il faut plus de place en crèche
00:38:12où de toute façon
00:38:12vous allez déposer votre bébé
00:38:13dans un endroit
00:38:14où il y a un adulte
00:38:15pour huit enfants,
00:38:16donc c'est de la maltraitance
00:38:17systémique,
00:38:18alors qu'il y a des femmes
00:38:19qui sont très heureuses.
00:38:21Je ne comprends pas moi
00:38:21qu'il n'y ait pas de crèche
00:38:22dans les entreprises
00:38:22mais paraît-il...
00:38:23Alors ça fait partie
00:38:24de ce que j'ai dit
00:38:24dans l'audition
00:38:25des grandes entreprises.
00:38:26Mais paraît-il c'est tellement compliqué
00:38:26de monter une crèche
00:38:27pour des raisons sanitaires
00:38:29et avec des raisons
00:38:31de, comment dire,
00:38:32d'organisation,
00:38:33de sécurité.
00:38:35Je crois qu'on a
00:38:35les opinions de sévice
00:38:36et qu'on dit que c'est compliqué
00:38:37quand on n'a pas envie
00:38:38de faire le boulot.
00:38:39Et dans une grande entreprise
00:38:40par exemple...
00:38:41Bah ici,
00:38:42vous pourrez avoir...
00:38:43Même pour faire venir
00:38:45des salariés,
00:38:46si vous leur proposez
00:38:48ce service
00:38:48qu'il y a dans l'entreprise
00:38:51une crèche
00:38:52parce que ça concernerait
00:38:54je pense assez peu...
00:38:55Vous imaginez
00:38:55le temps de transport gagné ?
00:38:57Oui,
00:38:57et ça concernerait
00:38:58assez peu de personnes.
00:38:59J'imagine dans une entreprise,
00:39:01une très grande entreprise,
00:39:02combien de jeunes femmes
00:39:03ont un enfant
00:39:04entre 0 et 3 ans ?
00:39:06Alors d'ailleurs,
00:39:07quand j'ai invité
00:39:07à Alice Lise-le-Corse
00:39:08dans Essie,
00:39:09on en parlait,
00:39:09elle est venue avec son bébé.
00:39:11Est-ce que...
00:39:12Bon...
00:39:12Je pourrais faire deux remarques
00:39:14quand vous vous en priez.
00:39:14Les bouffetades,
00:39:15mais les bouffetades,
00:39:16parfois,
00:39:16sont très sérieuses.
00:39:17La première,
00:39:18c'est dans les années 70-80,
00:39:20chez les bobos,
00:39:21on disait qu'il ne fallait
00:39:22plus porter de slip
00:39:23les hommes,
00:39:24de slip serré
00:39:25parce que ça rendait
00:39:25infertile.
00:39:27D'où le succès des...
00:39:28Non, je vous assure,
00:39:29il y a des articles
00:39:30de Nouvelle-Hop,
00:39:30non, je ne plaisante pas.
00:39:31C'est vrai.
00:39:32C'est non.
00:39:33Tu témoignes ?
00:39:33Non, non,
00:39:34je ne suis pas
00:39:35mais infertile.
00:39:36Et alors ?
00:39:37Deuxièmement...
00:39:37C'est le slip
00:39:39qui a rendu...
00:39:40Les hommes n'ont pas...
00:39:41Enfin bon...
00:39:41Deuxièmement,
00:39:42je pense peut-être
00:39:43plus sérieusement
00:39:44que les couples,
00:39:45maintenant,
00:39:46ont peur de l'enfant.
00:39:47À savoir que...
00:39:48On a instauré
00:39:49le culte de l'enfant roi
00:39:51et on s'aperçoit
00:39:52que l'enfant roi
00:39:53se transforme en nazi.
00:39:55C'est-à-dire que...
00:39:55Oh, je retire.
00:39:57Comment ça ?
00:39:58Attends, attends, attends.
00:39:59Je retire.
00:39:59En tirant.
00:40:00En tirant.
00:40:00En tirant.
00:40:01Je retire.
00:40:02En tirant.
00:40:03Je retire ce qui a été dit.
00:40:04Donc, en tirant.
00:40:05L'enfant roi est un tirant.
00:40:06Je préfère.
00:40:07Voilà.
00:40:07Il se retrouve en mollat,
00:40:09en aïeux...
00:40:10Écoutez, pensez à moi,
00:40:12bon sang de bois.
00:40:13Je vais répondre à ça après.
00:40:15C'est un point très important.
00:40:16En tirant.
00:40:16Mais ça, c'est très important.
00:40:18J'ai une question pour vous.
00:40:19Est-ce que...
00:40:19Vous avez parlé
00:40:20de la question économique.
00:40:22Est-ce que, selon vous,
00:40:23les pays qui pratiquent
00:40:24des politiques natalistes
00:40:25et toutes les politiques publiques
00:40:27qui sont mises en place,
00:40:28est-ce que ça peut inciter,
00:40:29ça peut fonctionner
00:40:31sur le long terme
00:40:31pour encourager les gens
00:40:33à avoir des enfants
00:40:34ou pas spécialement ?
00:40:35Parce que c'est quand même
00:40:35un argument
00:40:36qui est brandi régulièrement.
00:40:38Vous disiez
00:40:38que ce n'était pas le principal
00:40:39et qu'il y avait des pays
00:40:40beaucoup moins fortunés
00:40:41et qui avaient beaucoup
00:40:42plus d'enfants.
00:40:43Mais est-ce que vous pensez
00:40:44qu'une vraie politique nataliste
00:40:45pourrait fonctionner ?
00:40:46Par exemple,
00:40:47sur la fiscalité,
00:40:47vous avez un levier.
00:40:48En Hongrie...
00:40:48Marie-Estelle Dupont.
00:40:49A partir du troisième
00:40:50ou quatrième enfant en Hongrie,
00:40:51le couple ne paye plus
00:40:52d'impôts sur le revenu.
00:40:54C'est un exemple,
00:40:54mais en Hongrie,
00:40:55pour l'instant,
00:40:55c'est ça.
00:40:55À un moment donné,
00:40:56nos gentils technocrates
00:40:58qui sont tout le temps
00:40:58dans les chiffres
00:40:59vont devoir comprendre
00:41:00que payer les retraites,
00:41:04faire des économies
00:41:05sur la santé mentale,
00:41:06c'est avoir des enfants
00:41:07et des enfants
00:41:07en bonne santé psychique.
00:41:08D'accord pour ça,
00:41:09mais répondez sur les...
00:41:10Moi, j'aime bien,
00:41:10Richard Millet dit
00:41:12les parents ont peur des enfants.
00:41:13Je trouve que cette idée
00:41:14est très intéressante.
00:41:15Merci d'avoir soulevé ce point
00:41:17parce que je n'ai pas eu le temps
00:41:18de développer l'argument
00:41:19qui est aussi
00:41:20toutes les injonctions paradoxales
00:41:21qui ont pesé sur les parents
00:41:22et notamment la culpabilisation
00:41:24qu'il y a eu
00:41:25comme on a tout horizontalisé
00:41:27que le prof est devenu un animateur,
00:41:28qu'il est interdit d'interdire,
00:41:30etc., etc.,
00:41:31que la moindre contrariété
00:41:34pourrait être assimilée
00:41:35à une violence éducative
00:41:36chez certains.
00:41:37Je ne dis pas du tout
00:41:38qu'il ne faut pas mettre fin
00:41:39à la pédagogie noire
00:41:40et aux châtiments corporels
00:41:42qui sont une horreur
00:41:44et qui sont une justification
00:41:45de gens immatures
00:41:47et caractérielles
00:41:47qui se lâchent sur les enfants.
00:41:49Mais l'enfant a besoin
00:41:50de l'interdit.
00:41:51C'est-à-dire que c'est un dû
00:41:52à l'enfant qui vient au monde,
00:41:53l'interdit.
00:41:54Et évidemment que quand
00:41:55on n'a plus le droit
00:41:56de dire à un enfant
00:41:57« Tu enquiquines tout le monde
00:41:58autour de la table,
00:41:59donc tu cesses immédiatement
00:42:00ou tu vas sortir du groupe »
00:42:01parce que quand tu seras
00:42:02une grande personne,
00:42:03si tu perturbes le groupe,
00:42:04tu vas sortir du groupe.
00:42:05Mais l'enfant est insupportable,
00:42:07les parents sont en burn-out
00:42:08et on ne veut surtout pas
00:42:09de deuxième.
00:42:10Alors moi,
00:42:10j'ai pris l'avion
00:42:11il n'y a pas longtemps
00:42:11et c'était drôle
00:42:11puisque je voyais un couple,
00:42:13ils étaient deux,
00:42:13ils étaient totalement dépassés
00:42:15par un enfant.
00:42:16Ils me jetaient des regards haineux
00:42:18parce que j'étais en train de lire
00:42:19entre mes jumeaux
00:42:20qui coloriaient et qui dessinaient.
00:42:23Et mes jumeaux,
00:42:24c'est des petits garçons de 5 ans
00:42:25donc ils bougent.
00:42:26Mais en fait,
00:42:27quand vous contenez l'enfant
00:42:28par la tendresse d'une part,
00:42:30par l'autorité d'autre part
00:42:31qui n'est pas de l'autoritarisme
00:42:32et qui n'est pas des cris,
00:42:34l'autorité,
00:42:35évidemment,
00:42:35vous avez plus envie
00:42:36d'avoir des enfants.
00:42:37Dernière chose,
00:42:37parce que je sais que...
00:42:38des garçons trop bienveillantes,
00:42:41on a mélangé...
00:42:42Il faut que ce soit bienveillant.
00:42:42Il faut que ce soit bienveillant.
00:42:44Non mais qui veut une éducation malveillante,
00:42:45je veux dire,
00:42:45c'est toujours évident.
00:42:46Voilà, bienveillant.
00:42:47Dernière chose,
00:42:49la Cour de cassation
00:42:51a interdit effectivement
00:42:53aux enfants de...
00:42:53aux parents.
00:42:55Aux enfants de gifler leurs parents.
00:42:56Aux parents,
00:42:57je disais...
00:42:57Non mais ce qui est la moindre déchaveur...
00:42:59Il me semble qu'on ne doit pas gifler...
00:43:02Alors ça renvoie au livre
00:43:03de Pascal-Pierre Gardarini
00:43:04parce qu'à l'année dernière fois,
00:43:05on en avait parlé,
00:43:06son grand-père lui mettait,
00:43:08mais il y avait un ancien mot
00:43:09dans le temps
00:43:10qui était très trivial,
00:43:11c'était des tornioles.
00:43:13Oui, ou des coups de ceinture.
00:43:14Mais les coups qu'il a pris,
00:43:17je trouve ça invraisemblable.
00:43:19Et effectivement,
00:43:20le monde a changé.
00:43:21On ne touche pas un enfant.
00:43:22Vous êtes d'accord avec ça ?
00:43:23On ne donne pas une claque
00:43:24à un enfant.
00:43:25Il est heureux
00:43:26qu'on ne dise plus
00:43:27qu'il a pris une torniole
00:43:29et il n'est pas mort.
00:43:30Heureusement qu'on n'en est plus
00:43:31à ce stade.
00:43:32Mais vous êtes d'accord ?
00:43:32Vous validez l'idée
00:43:33qu'on ne touche pas.
00:43:35Vous le savez,
00:43:36j'ai écrit un livre
00:43:37qui s'appelle L'Antimer.
00:43:38Évidemment que tout ce qui relève
00:43:40de l'humiliation,
00:43:42ça fait le lit de la violence.
00:43:43Parce qu'un enfant
00:43:44qui a été humilié,
00:43:45plus tard,
00:43:45c'est un adulte
00:43:46qui sera violent
00:43:47vis-à-vis des autres
00:43:48ou violent vis-à-vis de lui-même.
00:43:49Donc les humiliations,
00:43:50les châtiments corporels,
00:43:51les insultes,
00:43:52les fessées,
00:43:53les gifles,
00:43:53ça n'est que la preuve
00:43:54que l'adulte est immature
00:43:55et qu'il est incapable
00:43:56de se contenir.
00:43:57Donc bien évidemment
00:43:58que l'autorité
00:43:59n'est pas à l'autoritarisme.
00:44:00Mais vous savez,
00:44:01parfois,
00:44:02un regard,
00:44:03un changement de ton...
00:44:04Oui.
00:44:06Par exemple,
00:44:06j'avais un père
00:44:07qui me disait hier,
00:44:08moi j'ai des garçons,
00:44:09ils sont absolument insupportables
00:44:10et ça arrive une fois par an,
00:44:11c'est la douche froide.
00:44:13Voilà,
00:44:13je lui mets,
00:44:14je le mets pour le calmer
00:44:14sur la douche froide.
00:44:15Moi j'ai lèvres trois garçons,
00:44:18ils sont toniques.
00:44:19Oui.
00:44:20Non mais ça,
00:44:21par exemple,
00:44:22vous validez ou pas ?
00:44:23Jamais.
00:44:23J'ai jamais fait la douche froide
00:44:24et vous ne recommandez pas.
00:44:25Moi je ne suis pas juge,
00:44:27enfin je ne suis pas à l'âme.
00:44:27Non mais quelqu'un
00:44:28qui viendrait en consultation
00:44:29qui vous dirait cela.
00:44:31C'est très bien
00:44:31qu'on interdise
00:44:32les châtiments corporels
00:44:33parce que vraiment,
00:44:33et je l'ai dit pendant le Covid,
00:44:34la quantité de violences
00:44:35intrafamiliales
00:44:36c'est une horreur.
00:44:38En revanche,
00:44:38il ne faudrait pas
00:44:38que ce soit un moyen
00:44:39pour les politiques
00:44:41de dire regardez ailleurs
00:44:43parce que notre bilan
00:44:44est catastrophique
00:44:44sur nos véritables missions.
00:44:46Et avant ça,
00:44:47d'intruser l'intime,
00:44:48l'État a démission.
00:44:49C'est le lâche.
00:44:50Malheureusement,
00:44:51alors la cour de cassation
00:44:52a écarté hier,
00:44:53je rappelle,
00:44:53l'existence d'un droit
00:44:54de correction parentale
00:44:56pour justifier des violences
00:44:57éducatives sur des enfants.
00:44:58J'imagine Thomas Hille,
00:44:59vous qui avez des enfants,
00:45:01que vous êtes un père moderne
00:45:02et que jamais...
00:45:03Ah ben vous êtes
00:45:04comme un désarbre !
00:45:05Ah mon Romain !
00:45:06Je voulais faire la transition.
00:45:08Mon Romain, comme vous dites,
00:45:08j'imagine que vous êtes
00:45:09un père moderne,
00:45:10cher Thomas Hille,
00:45:12et modèle
00:45:13et que jamais
00:45:14vous n'avez donné
00:45:16une vie à l'un de vos enfants.
00:45:17Non, non, non,
00:45:18je ne peux pas ça.
00:45:19Non, mais vous avez raison.
00:45:20Dis donc,
00:45:20vous êtes un cachotier Romain ?
00:45:21Mais qu'est-ce que vous faites
00:45:22tous les deux
00:45:23pour parler des bonnes audiences
00:45:25de repas ?
00:45:25Thomas a eu la gentillesse
00:45:26de m'inviter
00:45:27pour parler,
00:45:28je pense,
00:45:28de la matinale,
00:45:29de CNews
00:45:30et puis également
00:45:32de l'émission
00:45:33avec Marie-Estelle
00:45:34que vous embrassez
00:45:35de ma part,
00:45:36Pascal évidemment,
00:45:37qui est sur votre plateau.
00:45:38Et j'écoute souvent
00:45:39votre émission
00:45:39et je trouve que vous faites
00:45:40un duo formidable
00:45:41parce que vous savez,
00:45:43Romain,
00:45:44poser les bonnes questions
00:45:45et vous savez un truc
00:45:47que je recommande
00:45:47à tous les animateurs,
00:45:49c'est que vous ne coupez
00:45:49pas la parole.
00:45:51Vous savez,
00:45:51écoutez,
00:45:52c'est ça qui est important.
00:45:53J'écoute Marie-Estelle.
00:45:55Il est merveilleux.
00:45:56C'est vrai que c'est très
00:45:57à cheval là-dessus,
00:45:58Pascal.
00:45:58Moi, par exemple,
00:45:59jamais je n'interromps
00:46:00quelqu'un.
00:46:01Jamais.
00:46:02C'est quoi le point ?
00:46:03Jamais.
00:46:04Le programme en deux secondes
00:46:06parce qu'on est en retard ?
00:46:07Eh bien,
00:46:07Robin Desarbres
00:46:08et puis Thibaut de Montalembert
00:46:09qui va nous rejoindre aussi
00:46:10parce qu'il revient au théâtre.
00:46:11Voilà.
00:46:11Bon,
00:46:12mais merci beaucoup Marie-Estelle.
00:46:13C'est un bonheur.
00:46:14Vraiment,
00:46:15vous aviez...
00:46:16Mais il n'y a beaucoup
00:46:16à dire sur la question
00:46:17de la natalité
00:46:17parce que les facteurs
00:46:19sont vraiment multiples.
00:46:20Bon,
00:46:20vous êtes beaucoup présents
00:46:22à Europe 1.
00:46:22Venez quand même
00:46:23à l'heure des pros
00:46:23de temps en temps.
00:46:24Nous sommes sur antenne
00:46:25d'Europe 1,
00:46:25c'est entendu,
00:46:26mais venez nous voir
00:46:27à l'heure des pros.
00:46:27On a besoin de vous.
00:46:28Merci, Pascal.
00:46:29Bonne année !
00:46:29Bonne année !
00:46:30Et on revient dans une seconde
00:46:31avec notre camarade
00:46:33de Delvecchio,
00:46:34Devecchio,
00:46:35Alexandre Devecchio
00:46:36qui a écrit
00:46:37Nous vivions côte à côte.
00:46:38Un livre absolument formidable
00:46:40dont on va parler
00:46:40dans une seconde.
00:46:41Et qui sera dans
00:46:42Ici, on en parlait
00:46:42le 3 février
00:46:43pour en parler.
00:46:46Yvette,
00:46:4710 heures dans une seconde,
00:46:48Alexandre Devecchio,
00:46:50nous vivions côte à côte.
00:46:51Vous racontez
00:46:51une France
00:46:52qui a existé
00:46:54et qui n'existe plus.
00:46:57Une France
00:46:57qui voulait
00:46:57l'assimilation
00:46:58parce que votre grand-père
00:47:01était italien
00:47:02et vous racontez,
00:47:03j'ai envie de dire,
00:47:04une histoire française.
00:47:05Et c'est cette histoire
00:47:06française
00:47:06qui a été chamboulée
00:47:09dans les années 90.
00:47:11Viens comme tu es,
00:47:13c'était le slogan
00:47:14et on a refusé
00:47:15l'assimilation
00:47:16et on va en parler ensemble
00:47:17parce que je trouve
00:47:17que le livre
00:47:18est absolument formidable.
00:47:19Merci beaucoup, Pascal.
00:47:20Et on vous connaît,
00:47:21vous êtes évidemment
00:47:22un des plumes du Figaro
00:47:24qui célèbre
00:47:26ses 200 ans.
00:47:26Ses 200 ans.
00:47:27D'ailleurs,
00:47:28je rate le comité
00:47:29pour être avec vous
00:47:29mais je suis très content
00:47:30d'être avec vous
00:47:31pour parler de mon livre.
00:47:33En ce moment même,
00:47:34il y a le comité
00:47:36de rédaction
00:47:37qu'on fait
00:47:37exceptionnellement
00:47:38au Grand Palais
00:47:39en direct.
00:47:40Et le comité,
00:47:41c'est tous les jeunis
00:47:42ou c'est tous les jours ?
00:47:43C'est tous les jours.
00:47:44C'est une conférence
00:47:45de rédaction.
00:47:45Il y a une conférence
00:47:46de rédaction,
00:47:46on l'a fait en direct.
00:47:47Oui,
00:47:47ça fait mieux.
00:47:48Oui,
00:47:49ça fait mieux
00:47:49si vous voulez.
00:47:51C'est le côté
00:47:52directorial du Figaro.
00:47:54C'est le côté
00:47:54directorial du Figaro.
00:47:54En fait,
00:47:55il manquait une course
00:47:55de rédaction.
00:47:56Exactement.
00:47:56Mais celle-ci,
00:47:57elle est au Grand Palais.
00:47:58Sobaïa Labidi
00:48:00nous rappelle les titres.
00:48:01Sobaïa,
00:48:01bonjour.
00:48:05Bonjour Pascal
00:48:06et bonjour à tous.
00:48:07À la une,
00:48:08pas de peine capitale
00:48:09pour Erfan Soltanis.
00:48:11Militant arrêté
00:48:11en marge des manifestations
00:48:13assure ce matin
00:48:13le régime des Mollahs.
00:48:15Hier,
00:48:15c'est le ministre
00:48:16des Affaires étrangères
00:48:17iranien
00:48:17qui a assuré
00:48:18lors d'un entretien
00:48:20sur Fox News
00:48:21qu'aucune pendaison
00:48:22n'était prévue
00:48:23et un peu plus tôt.
00:48:24Dans la journée,
00:48:24Donald Trump a affirmé
00:48:25que les tueries en Iran
00:48:26avaient pris fin
00:48:27après la répression sanglante
00:48:29de manifestations
00:48:30par les autorités.
00:48:31Il a toutefois
00:48:31entretenu le flou
00:48:33sur une éventuelle
00:48:34intervention militaire
00:48:35américaine.
00:48:37Pendant ce temps,
00:48:38le conseil de défense
00:48:39consacré à l'Iran
00:48:40et au Groenland
00:48:41a débuté à 8h ce matin
00:48:43à l'Elysée.
00:48:44Conseil de défense
00:48:45convoqué en urgence
00:48:46hier face à la répression
00:48:47sanglante du régime
00:48:48des Mollahs
00:48:49dont je vous parlais
00:48:50à l'instant
00:48:50et qui a débuté
00:48:51le 28 décembre dernier
00:48:53et qui a déjà fait
00:48:54des milliers de morts
00:48:55selon les ONG
00:48:56mais aussi pour évoquer
00:48:57la mission européenne
00:48:58lancée pour tenter
00:48:59de contrer
00:49:00les velléités
00:49:01d'appropriation
00:49:02du Groenland
00:49:02par les Etats-Unis
00:49:03qui disent avoir besoin
00:49:05de cette île stratégique
00:49:06d'Arctique
00:49:06pour assurer
00:49:07leur sécurité.
00:49:08L'actualité en France
00:49:10ce sont ces images
00:49:11de tensions hier soir
00:49:12sur les Champs-Elysées
00:49:13après la qualification
00:49:14du Maroc
00:49:15en demi-finale
00:49:16de la Cannes
00:49:16Coupe d'Afrique des Nations
00:49:17tensions qui ont nécessité
00:49:19l'intervention
00:49:20de la Brave M
00:49:21cette unité mobile
00:49:22des forces de l'ordre.
00:49:24La police a dispersé
00:49:25les supporters
00:49:25avec des jets
00:49:26de gaz lacrymogènes
00:49:27et ont essuyé
00:49:28en retour
00:49:28des tirs
00:49:29de mortiers d'artifice.
00:49:31On poursuit
00:49:32ce journal
00:49:33avec les magistrats
00:49:35qui tirent la sonnette
00:49:36d'alarme dans les colonnes
00:49:37du Figaro
00:49:38faute de temps
00:49:38les juridictions
00:49:40vont devoir libérer
00:49:41de nombreux criminels
00:49:42c'est le constat
00:49:43dressé par la Cour d'appel
00:49:44d'Aix-en-Provence
00:49:45mais aussi par celle de Paris
00:49:46auprès de 1000 dossiers
00:49:48sont en attente
00:49:49un stock qui ne cesse
00:49:50d'augmenter
00:49:50et la future loi pénale
00:49:51de Gérald Darmanin
00:49:52n'y changera rien
00:49:54alertent les magistrats.
00:49:56A la une également
00:49:57sans surprise
00:49:58et comme annoncé
00:49:58par le ministre
00:49:59de l'économie
00:50:00et des finances
00:50:00Roland Lescure
00:50:01c'est désormais officiel
00:50:03le taux du livret A
00:50:04passe de 1,7
00:50:05à 1,5%
00:50:07soit un taux légèrement
00:50:09au-dessus de l'inflation
00:50:10qui s'établissait
00:50:11à 0,8%
00:50:12au mois de décembre
00:50:1357 millions de français
00:50:15détiennent un livret A
00:50:16certains d'entre eux
00:50:18pourraient s'en détourner
00:50:19et contracter
00:50:19des assurances
00:50:20via un produit financier
00:50:21bien plus rémunérateur.
00:50:24Dans le reste de l'actualité
00:50:25une semaine après
00:50:26la tempête Goretti
00:50:27Météo France
00:50:28place 24 départements
00:50:29en vigilance
00:50:30sur une large partie
00:50:31de la France
00:50:31le Finistère
00:50:32passe en vigilance
00:50:33orange plus inondation
00:50:34un épisode pluvieux
00:50:35conséquent
00:50:36est attendu
00:50:37dans un contexte
00:50:38de sol déjà très humide
00:50:40tandis que 23 départements
00:50:41restent en jaune
00:50:42pour le vent
00:50:42les inondations
00:50:43ou le risque d'avalanche
00:50:45et puis
00:50:46sous le feu des critiques
00:50:47le réseau social
00:50:48X a annoncé hier
00:50:49avoir déployé des mesures
00:50:51pour empêcher son outil
00:50:52d'intelligence artificielle
00:50:53Grock
00:50:54de déshabiller
00:50:55des personnes réelles
00:50:56mais doit encore convaincre
00:50:57les autorités
00:50:58de plusieurs pays
00:50:59l'ayant placé sous enquête
00:51:00la société
00:51:01affirme imposer
00:51:02ses restrictions d'édition
00:51:03à tous les utilisateurs
00:51:06y compris
00:51:06les abonnés payants
00:51:07initiative déjà saluée
00:51:09par l'Union Européenne
00:51:10mais aussi
00:51:11par le Royaume-Uni
00:51:12Merci Sommayal Abidi
00:51:14Alexandre Devecchio
00:51:15nous vivions
00:51:16côte à côte
00:51:17itinéraire d'un petit blanc
00:51:18de banlieue
00:51:19chez Fayard
00:51:20on en parlera
00:51:21dans une seconde
00:51:22mais dans l'actualité
00:51:23aujourd'hui
00:51:23il y a Anne Hidalgo
00:51:24alors Anne Hidalgo
00:51:25c'est génial
00:51:26vous avez écouté
00:51:27c'est les voeux d'Anne Hidalgo
00:51:28c'est génial
00:51:29Arrêtez le déclinisme
00:51:30parce que
00:51:31ah non mais c'est
00:51:31d'abord je crois que vous partez
00:51:33parce que vous faites
00:51:33jusqu'à midi news
00:51:35ah oui donc vous ne pouvez pas
00:51:36rester jusqu'à avec nous
00:51:36non je ne peux pas
00:51:37merci Thomas Bonnet
00:51:38merci à vous
00:51:38c'est toujours un plaisir
00:51:39d'être avec vous
00:51:40vraiment parce que
00:51:41beaucoup de gens
00:51:43me parlent souvent de vous
00:51:44et votre mesure
00:51:46votre intelligence
00:51:47oui mais c'est normal
00:51:48si on pouvait m'oublier
00:51:52de temps en temps
00:51:53ça pourrait m'arranger
00:51:54bien évidemment
00:51:55mais non mais c'est un plaisir
00:51:57vraiment Thomas
00:51:57et bonne journée
00:51:58donc prise d'antenne à midi
00:51:59à midi
00:52:00prise d'antenne à midi
00:52:01alors oui Anne Hidalgo
00:52:02c'est génial
00:52:02c'est que tout va très bien
00:52:04déjà elle défend son bilan
00:52:05tout va très bien
00:52:05madame la marquise
00:52:06et en plus il y a la question
00:52:08quand même de la guerre
00:52:09de succession à gauche
00:52:09puisqu'elle avait soutenu
00:52:10Rémi Ferro
00:52:11et que là pas une fois
00:52:12Emmanuel Grégoire
00:52:13n'est cité
00:52:14donc ça va être très compliqué
00:52:15pour lui
00:52:16sachant qu'il n'a pas
00:52:17pour l'instant
00:52:17de vraie dynamique de campagne
00:52:18l'union des gauches
00:52:19ne trouve pas
00:52:20sa dynamique de campagne
00:52:21dans la course
00:52:21à la mairie de Paris
00:52:22et d'ailleurs on entend
00:52:23beaucoup moins parler
00:52:24que Rachida Dati
00:52:25mais aussi Sarah Knafo
00:52:26qui s'est pourtant
00:52:26tout juste lancée
00:52:27dans cette course
00:52:28à la mairie de Paris
00:52:29donc là dessus
00:52:30c'est vraiment
00:52:31un cadre empoisonné
00:52:31écoutons les voeux
00:52:32d'Anne Hidalgo
00:52:33parce que manifestement
00:52:34elle est contente d'elle
00:52:35alors il y a une
00:52:36dette abyssale
00:52:38à Paris
00:52:39ce qui est quand même important
00:52:40il y a des travaux partout
00:52:41tu ne peux pas circuler
00:52:42finalement
00:52:43il n'y a qu'une catégorie
00:52:44de gens qui sont contents
00:52:45une seule
00:52:46ceux qui font du vélo
00:52:47exactement
00:52:48les cyclistes
00:52:49Marine Lançon
00:52:50elle est ravie
00:52:50Marine Lançon
00:52:52elle me dit
00:52:53moi je viens
00:52:54maintenant
00:52:55sur ma petite piste cyclable
00:52:56je suis contente
00:52:57bah oui
00:52:57effectivement
00:52:58les cyclistes sont contents
00:52:59il n'y en a pas beaucoup
00:53:00il y en a quelques-uns
00:53:01c'est bien pour eux
00:53:03mais les autres
00:53:03c'est plus compliqué
00:53:05Marine
00:53:06non
00:53:07Anne Hidalgo
00:53:09non pas une interview
00:53:10de Marine Lançon
00:53:10mais Anne Hidalgo
00:53:11nous avons engagé
00:53:14une véritable révolution
00:53:15des mobilités
00:53:16nous avons créé
00:53:17plus de 1500 kilomètres
00:53:19de pistes cyclables
00:53:20sur
00:53:21plus sur les trottoirs
00:53:23sur la chaussée
00:53:24toute révolution
00:53:25des mobilités
00:53:26passe par le vélo
00:53:27par les transports
00:53:28collectifs
00:53:29par la marche à pied
00:53:30et donc
00:53:31il fallait
00:53:31gagner de la place
00:53:33sur les voitures
00:53:33et le vélo
00:53:34a gagné
00:53:35sur la voiture
00:53:36nous l'avons fait
00:53:37avec la conviction
00:53:38que nous allions
00:53:39sauver des vies
00:53:41et c'est le cas
00:53:42en 20 ans
00:53:43le nombre de décès
00:53:45dû à la pollution
00:53:46de l'air
00:53:46a été divisé par deux
00:53:48en plus c'est moral
00:53:49moi je trouve ça insupportable
00:53:50mais bon
00:53:51c'est les gens qui votent
00:53:52mais je pense surtout
00:53:53que les gens votent
00:53:54ce côté moral
00:53:54d'expliquer
00:53:56que le vélo
00:53:56sauve les vies
00:53:58et le nombre
00:53:59de blessés
00:54:00aux urgences
00:54:01avec les vélos
00:54:02et les trottinettes
00:54:03on en parle
00:54:04je pense que les parisiens
00:54:07voudraient d'abord
00:54:07une révolution de la dette
00:54:08avant qu'on leur parle
00:54:09du vélo par exemple
00:54:10je pense que c'est quand même
00:54:12la question principale
00:54:13et ça s'est vu
00:54:14j'étais au premier meeting
00:54:15de Sarah Knafo
00:54:16lundi
00:54:16et elle proposait
00:54:17des mesures
00:54:18en fait pour reconquête
00:54:19du coup
00:54:20dans la conquête
00:54:20à la mairie de Paris
00:54:21elle proposait des mesures
00:54:22assez classiques
00:54:23mais c'est juste
00:54:24pour revenir
00:54:25sur tout ce qu'elle fait
00:54:26Anne Hidalgo
00:54:27et c'est des promesses
00:54:28qui plaisent aux parisiens
00:54:29tellement c'est des années
00:54:30où ils ont l'impression
00:54:31que leur ville
00:54:31a été prisonnière
00:54:32de mauvaise politique
00:54:33le champ de mars
00:54:34c'est une horreur
00:54:35le champ de mars
00:54:36et il y a un problème
00:54:37de sécurité
00:54:37XXL au champ de mars
00:54:38écoutez Anne Hidalgo
00:54:39alors je précise
00:54:40bien sûr
00:54:41c'est parisien
00:54:41il y a des gens
00:54:42qui nous écoutent en province
00:54:44et qui nous disent
00:54:44on n'aura rien à faire
00:54:45du champ de mars
00:54:46ils ne connaissent pas
00:54:47ou ils ne viennent jamais
00:54:48mais écoutons quand même
00:54:49Anne Hidalgo
00:54:50et quand je pense
00:54:53que certains
00:54:54ou plutôt certaines
00:54:56veulent nous enfermer
00:54:57derrière des barreaux
00:54:59nous mettre
00:55:00avec le champ de mars
00:55:02en cage
00:55:02non mais les bras
00:55:03m'en tombent
00:55:04les bras m'en tombent
00:55:06on est à Paris
00:55:07une ville de liberté
00:55:08d'ouverture
00:55:10une ville engagée
00:55:11c'est rare d'être
00:55:13une aussi
00:55:13mauvaise oratrice
00:55:15disons-le
00:55:16c'est vrai
00:55:17elle n'est pas
00:55:18voilà
00:55:18elle n'est pas
00:55:19oui
00:55:20dans cet exercice-là
00:55:22elle a sûrement des qualités
00:55:22et d'ailleurs
00:55:23je suis frappé
00:55:24de voir que
00:55:25autant elle est
00:55:26peu goûtée
00:55:28par les parisiens
00:55:29autant il y a
00:55:30des maires étrangers
00:55:31qui constèrent
00:55:32que Paris est bien gérée
00:55:34mais vous savez pourquoi
00:55:34ils ne la connaissent pas
00:55:35oui
00:55:36absolument
00:55:36c'est aussi simple que ça
00:55:38ils ne la connaissent pas
00:55:38tous ceux qui connaissent
00:55:39Anne Hidalgo
00:55:40ils n'en parlent pas
00:55:42voilà
00:55:43ils savent
00:55:44même
00:55:44moi je me fie toujours
00:55:46des gens qui se fâchent
00:55:47avec tout le monde
00:55:48bon
00:55:48elle est fâchée
00:55:49avec Emmanuel Grégoire
00:55:50c'était son premier adjoint
00:55:51donc c'est quand même
00:55:53significatif
00:55:54ils ne se parlent plus
00:55:55les gens qui ont travaillé ensemble
00:55:57bon écoutez
00:55:57on ne va pas faire
00:55:58l'émission là-dessus
00:55:59vive le vélo
00:56:01voilà
00:56:01les cyclistes
00:56:02ils sont contents
00:56:04oui
00:56:04les voies vélo
00:56:04pour le coup
00:56:05c'est horrifié
00:56:06les cyclistes à Paris
00:56:07c'est formidable
00:56:07ce qui s'est passé
00:56:08avec
00:56:09ce qui s'est passé
00:56:12avec
00:56:12cette nuit
00:56:13à Paris
00:56:14avec
00:56:15sur les Champs-Elysées
00:56:18c'est absolument incroyable
00:56:19en fait
00:56:19là aussi on en parle assez peu
00:56:20ça passe sous les radars
00:56:22mais vous ne pouvez pas
00:56:23enfin
00:56:23il y a une compétition
00:56:24qui s'appelle
00:56:24la Coupe d'Afrique des Nations
00:56:26elle est en dehors de France
00:56:28elle est en dehors du continent
00:56:29elle est en Afrique
00:56:30et bien à chaque fois
00:56:31que vous avez un match
00:56:32en France
00:56:33il y a
00:56:34des incidents
00:56:35quand même
00:56:36incroyables
00:56:37et pas des petits incidents
00:56:39le Maroc va être en finale
00:56:41d'ailleurs
00:56:41on salue nos amis
00:56:42marocains
00:56:42effectivement
00:56:44face au Sénégal
00:56:46alors c'est deux pays frères
00:56:47d'une certaine manière
00:56:49le Sénégal
00:56:49longtemps
00:56:50a été
00:56:51proche de la France
00:56:53et au-delà
00:56:54et le Maroc aussi
00:56:55donc
00:56:56et ce sont deux pays
00:56:57où je pense
00:56:58la langue officielle
00:56:59est toujours le français
00:57:00et au Maroc
00:57:01on parle français
00:57:02au Maroc
00:57:03c'est deux pays francophones
00:57:04et au Sénégal
00:57:05mais c'est un révélateur
00:57:06puisque vous me tendez la perche
00:57:08dont je parle dans le livre
00:57:10d'ailleurs
00:57:10je parle des matchs
00:57:11France-Algérie
00:57:12révélateur de la désintégration
00:57:14ou de la non-intégration
00:57:16d'une partie
00:57:16de la jeunesse française
00:57:17parfois de la deuxième
00:57:18ou troisième génération
00:57:19qui profite des matchs
00:57:22en fait
00:57:22pour exprimer sa haine
00:57:25et sa détestation
00:57:26de la France
00:57:26moi je crois que c'est
00:57:27un symptôme
00:57:28on peut bien sûr
00:57:28aimer son pays d'origine
00:57:30mais on voit bien
00:57:31là qu'il y a quelque chose d'autre
00:57:32moi je me souviens
00:57:33d'un match France-Algérie
00:57:34où je rentrais
00:57:35dans ma ville
00:57:36Épinay-sur-Seine
00:57:37dans le 93
00:57:38la ville était aux couleurs
00:57:39de l'Algérie
00:57:40et on ne sentait pas
00:57:41seulement de la joie
00:57:42on sentait une forme
00:57:42d'agressivité
00:57:44et de ressentiment
00:57:45dans les rues
00:57:45et là c'est assez paradoxal
00:57:47alors que le Maroc a gagné
00:57:49bien sûr
00:57:49alors on va voir le sujet
00:57:51mais vous vous appelez
00:57:52Devecchio
00:57:52en 1970
00:57:55il y avait une très grande
00:57:55équipe d'Italie
00:57:56exactement
00:57:57en 82
00:57:58elle a gagné
00:57:59la coupe du monde
00:57:59cette équipe d'Italie
00:58:00je n'ai pas vu
00:58:01des enfants
00:58:02français
00:58:03d'origine italienne
00:58:05descendre
00:58:06et tout casser
00:58:06non c'est ce que je raconte
00:58:08moi je regardais
00:58:08les matchs
00:58:10avec mon grand-père
00:58:10italien
00:58:11j'ai aimé le football
00:58:12grâce à mon grand-père
00:58:13italien
00:58:14et ça allait même
00:58:14au-delà de ça
00:58:15parce que lui
00:58:15c'était vraiment
00:58:16un enfant de l'assimilation
00:58:18à la dure
00:58:19arrivé en France
00:58:20au début du siècle
00:58:20et il était même gêné
00:58:21on sentait que dans son coeur
00:58:23il était plus favorable
00:58:24à l'Italie
00:58:24qu'à la France
00:58:25mais il n'osait pas
00:58:26le montrer
00:58:28alors il était vraiment favorable
00:58:29à la France
00:58:30quand Platini jouait
00:58:31parce que là
00:58:31ces deux pays
00:58:34étaient représentés
00:58:35mais si vous voulez
00:58:36il y avait un tel respect
00:58:37pour la France
00:58:37qu'il n'osait pas dire
00:58:39qu'il était
00:58:40pour l'Italie
00:58:42donc les choses
00:58:43ont bien changé
00:58:44effectivement
00:58:45et malheureusement
00:58:46l'amour de la France
00:58:47a disparu
00:58:48chez une partie
00:58:49des enfants de l'immigration
00:58:50alors voyez ce sujet
00:58:51de Félix Perola
00:58:52les français aussi
00:58:53après le coup
00:58:58de sifflet final
00:58:59des centaines
00:59:00de supporters
00:59:01marocains
00:59:02ont bravé
00:59:02l'interdit
00:59:03ils se sont rassemblés
00:59:06sur les Champs-Elysées
00:59:07malgré un arrêté
00:59:09préfectoral
00:59:10interdisant
00:59:10les regroupements
00:59:11un dispositif
00:59:13composé
00:59:14de gendarmes mobiles
00:59:15et de motards
00:59:16de la Bravem
00:59:17a dû intervenir
00:59:18à plusieurs reprises
00:59:24des courses poursuites
00:59:25ont eu lieu
00:59:26entre supporters
00:59:27et gendarmes
00:59:28des mortiers d'artifices
00:59:32ont également
00:59:33été utilisés
00:59:35les forces de l'ordre
00:59:39ont fait usage
00:59:40de gaz lacrymogène
00:59:41essayant de disperser
00:59:47les fous
00:59:48même des ordres
00:59:53sur la route
00:59:54des supporters
00:59:57ont arrêté
00:59:59leur véhicule
01:00:00perturbant
01:00:01fortement
01:00:01la circulation
01:00:02de nombreuses
01:00:08interpellations
01:00:08ont été recensées
01:00:10ce qui me frappe
01:00:12c'est que ça passe
01:00:12sous les radars
01:00:13c'est-à-dire qu'on considère
01:00:14que c'est normal
01:00:15en fait
01:00:15c'est-à-dire que ça devrait être
01:00:16me semble-t-il
01:00:17toute la presse
01:00:19toute l'audiovisuel
01:00:20devrait traiter
01:00:21cette information
01:00:21c'est pas rien
01:00:22quand même
01:00:22ça passe sous les radars
01:00:24il n'y a que nous
01:00:25qu'en parlons
01:00:26c'est-à-dire que oui
01:00:26ils ont dit oui
01:00:27bon voilà
01:00:28enfin il y a des voitures
01:00:29brûlées
01:00:30c'est comme le 31 décembre
01:00:31on n'est pas loin
01:00:32de considérer
01:00:33que ça fait partie
01:00:34de la normalité
01:00:36vous avez raison
01:00:37Philippe Bédiard
01:00:38c'est pas on n'est pas loin
01:00:39on considère
01:00:40la preuve c'est qu'on n'en parle pas
01:00:41c'est quoi un journaliste
01:00:42c'est quelqu'un
01:00:43qui parle du train
01:00:44qui n'arrive pas à l'heure
01:00:45ben là tous nos confrères
01:00:46trouvent que les trains
01:00:47arrivent à l'heure
01:00:48puisqu'ils n'en parlent pas
01:00:49pourquoi ils n'en parlent pas
01:00:50pourquoi France Inter
01:00:52n'en parle pas ce matin
01:00:53pourquoi
01:00:53et pourquoi toutes les radios
01:00:55n'en parlent pas
01:00:55interrogez-vous là-dessus
01:00:57moi je sais comment ça se passe
01:00:59dans les conférences de radio
01:01:00oui bon on va pas
01:01:02on va pas franchement
01:01:04tu crois pas que
01:01:05bon
01:01:05voilà c'est ça
01:01:06l'indignation
01:01:08merci bien l'imité
01:01:08je trouve les conférences
01:01:10vous auriez pu être
01:01:12au grand palais
01:01:13je pense que
01:01:14Richard Millet
01:01:15si c'était une équipe
01:01:17composée de blancs
01:01:19de souches
01:01:20qui manifestait bruyamment
01:01:21et qui brûlait des voitures
01:01:22écoutez
01:01:22voilà
01:01:23il n'y a pas de blancs de souches
01:01:25on retire ça
01:01:26je le modère
01:01:27ça n'a pas de sens
01:01:28non non
01:01:29Richard Millet
01:01:30voilà si on en parlerait
01:01:31de la même manière
01:01:32non on dirait que c'est des fachos
01:01:33et que c'est
01:01:33je sais pas ce qu'on dirait
01:01:35mais on en parlerait
01:01:36de la même manière
01:01:37je retire évidemment
01:01:38ce que vous avez dit
01:01:39puisque ces sujets
01:01:40manifestement
01:01:41sont
01:01:41et à juste titre
01:01:43parfois d'ailleurs
01:01:43ils peuvent être
01:01:45inflammables
01:01:46et nous avons le devoir
01:01:48de
01:01:49comment dire
01:01:50d'être vigilants
01:01:51je comprends
01:01:52sur les mots
01:01:52que nous employons
01:01:53en revanche
01:01:54les autres ont le devoir
01:01:55de ne pas instrumentaliser
01:01:56des phrases
01:01:57pour nous faire dire le contraire
01:01:58de ce que nous disons
01:01:59parfois à l'antenne
01:02:00bon
01:02:00donc si
01:02:01il y avait
01:02:02une équipe
01:02:03comme vous dites
01:02:04et des débordements
01:02:06sur
01:02:07sur les Champs-Elysées
01:02:10de n'importe quelle équipe
01:02:12nous nous en parlons
01:02:13de la même manière
01:02:14quelle que soit
01:02:14la couleur
01:02:15des peaux
01:02:15des uns
01:02:16et des autres
01:02:17les autres journaux
01:02:18qui en parleraient
01:02:19ça c'est votre avis
01:02:21mais
01:02:21nous ne parlons pas
01:02:24des événements
01:02:25en fonction
01:02:25de la couleur
01:02:26des peaux
01:02:26des uns
01:02:27et des autres
01:02:28voilà
01:02:28on parle de ces événements
01:02:29en fonction de
01:02:31s'ils sortent des lois
01:02:32s'ils
01:02:33en l'occurrence
01:02:35viennent perturber
01:02:36l'ordre public
01:02:36etc
01:02:37et ça me paraît
01:02:38important
01:02:38autre sujet
01:02:40avant d'être avec
01:02:40monsieur Devecchio
01:02:41l'eau commissariat
01:02:43alors Marie-Hélène
01:02:43ça n'existe plus
01:02:44bah non
01:02:45c'est Jean-Louis Barraud
01:02:46notamment
01:02:46qui en parlait
01:02:47il y a au Sénat
01:02:48en disant
01:02:48mais pas du tout
01:02:49mais là
01:02:49il nous prend pour
01:02:50des blin-blins
01:02:51si j'ose dire
01:02:52monsieur le Président
01:02:53on a l'impression
01:02:54d'une rétractation
01:02:55voilà
01:02:55parce que c'était
01:02:56un ballon d'essai
01:02:57qu'il a lancé
01:02:58pendant 5 jours
01:02:58visiblement
01:02:59tout le monde a hurlé
01:03:00et puis c'est peut-être dit
01:03:02parce que c'est pas moi
01:03:03qui ai parlé du mot diaspora
01:03:04c'est lui
01:03:04et on va l'écouter
01:03:05lorsqu'il a dit
01:03:06je veux que nos diasporas
01:03:08soient plus présentes
01:03:09en tout cas c'était
01:03:09devant les ambassadeurs
01:03:11je me sentais pousser des ailes
01:03:12mais oui
01:03:13la diaspora à Corse
01:03:14ça y est
01:03:14vous êtes dans la diversité
01:03:16et moi
01:03:17les Antilles et les Guyanais
01:03:18bien sûr
01:03:19la Bretagne va être représentée
01:03:20je rappelle que la place
01:03:23de la Bretagne
01:03:24est à l'ONU
01:03:25en revanche
01:03:25écoutons
01:03:27écoutons monsieur Macron
01:03:28finalement
01:03:28on va être les seuls
01:03:29français dessous
01:03:30on veut mobiliser
01:03:31nos diasporas
01:03:32encore davantage
01:03:32le partenariat africain
01:03:33est clé
01:03:34il faut en 2026
01:03:36qu'on aille
01:03:37au bout de ce travail
01:03:38avec une politique
01:03:40beaucoup plus ambitieuse
01:03:41sur nos diasporas
01:03:42ça fait partie
01:03:43des objectifs
01:03:44que j'ai donnés
01:03:44avec le sommet de Nairobi
01:03:46qui se tiendra
01:03:47au mois de mai prochain
01:03:49et qui a un rendez-vous
01:03:49très important
01:03:50qui permettra
01:03:51d'incarner
01:03:52cette véritable révolution
01:03:53de l'approche
01:03:54de mettre au coeur
01:03:55nos partenariats
01:03:56justement
01:03:57dans l'économie
01:03:58l'entrepreneuriat
01:03:58les DCC
01:03:59de mettre au coeur
01:03:59les acteurs africains
01:04:00et qui se tiendra
01:04:01pour la première fois
01:04:02c'est qui
01:04:03c'est quoi
01:04:04nos diasporas
01:04:05théoriquement
01:04:06les diasporas
01:04:07c'est les étrangers
01:04:09en France
01:04:10et ça a été souligné
01:04:11vous l'avez dit
01:04:11avec la Bretagne
01:04:12ce qui est très choquant
01:04:13c'est qu'en plus
01:04:13il a parlé
01:04:14de Lilian Thuram
01:04:15qui me semble
01:04:16tantillait
01:04:17pour représenter
01:04:18l'adastoire
01:04:19il n'en a pas parlé
01:04:19c'était l'information
01:04:20il n'a pas démenti
01:04:23en tout cas
01:04:23il l'a démenti
01:04:24par M. Baroulière
01:04:26il a dit
01:04:27qu'il n'y avait plus
01:04:27il s'est rétracté
01:04:30mais en tout cas
01:04:30parce qu'il n'a pas dit
01:04:31attendez
01:04:32l'opinion
01:04:32c'est sorti dans la presse
01:04:35il y en a 4 cousins
01:04:36qui ont été cités
01:04:37il faudrait demander
01:04:39à Lilian Thuram
01:04:40donc c'est absurde
01:04:41mais aujourd'hui
01:04:41si on a un besoin
01:04:42d'un commissariat
01:04:43à quelque chose
01:04:43je ne suis pas sûr
01:04:44qu'on a besoin
01:04:44d'un bidule supplémentaire
01:04:45mais c'est plutôt
01:04:46à l'assimilation
01:04:46le problème des diasporas
01:04:48notamment
01:04:48on parlait de football
01:04:49tout à l'heure
01:04:50la diaspora franco-algérienne
01:04:52alors pas dans sa totalité
01:04:53il y a des gens
01:04:53parfaitement intégrés
01:04:55mais il y a justement
01:04:55une partie de la diaspora
01:04:56qui a manifesté
01:04:58du soutien
01:04:59à la dictature algérienne
01:05:01qui n'était pas en phase
01:05:02avec la culture française
01:05:03donc à mon avis
01:05:04c'est plutôt un commissariat
01:05:06à l'assimilation
01:05:07dont nous avions besoin
01:05:08qu'un nouveau bidule
01:05:11qui ressemble à SOS Raciste
01:05:12dans les années 80
01:05:13c'est complètement réplique
01:05:13il a fait marche arrière
01:05:14ou pas
01:05:15c'est ça qui est important
01:05:16hier
01:05:16on l'écoute
01:05:17si vous voulez
01:05:18très rapidement
01:05:19ce qu'a dit
01:05:19monsieur Barraud
01:05:21hier
01:05:21dans un échange
01:05:22avec Francis Spiner
01:05:24c'était au Sénat
01:05:25et Francis Spiner
01:05:26est sénateur
01:05:26écoutez cet échange
01:05:27vous auriez dû me passer
01:05:30un petit coup de fil
01:05:30avant cette séance
01:05:31nous avons pu
01:05:32économiser cette question
01:05:34et passer un moment
01:05:36agréable ensemble
01:05:37à la buvette
01:05:38car le projet
01:05:39auquel vous faites référence
01:05:41auquel votre question
01:05:41fait référence
01:05:43n'existe pas
01:05:44ni dans l'esprit
01:05:45du président de la république
01:05:46ni dans l'esprit
01:05:47du premier ministre
01:05:47ni dans le mien
01:05:48pourquoi ?
01:05:50et bien parce qu'il est contraire
01:05:51à la conception
01:05:52que nous faisons
01:05:53de l'action publique
01:05:54qui est républicaine
01:05:56et universaliste
01:05:57et qui se tient à l'écart
01:05:58de tout ce qui sépare
01:05:59monsieur le ministre
01:06:00vous m'épargnez
01:06:01un rendez-vous
01:06:02avec la buvette
01:06:03à la buvette
01:06:03mais vous savez
01:06:05il vous appartient
01:06:07de démentir
01:06:08ce genre d'informations
01:06:09et de ne pas attendre
01:06:10d'être interpellé
01:06:11et de ne pas attendre
01:06:15d'être interpellé
01:06:15au Sénat
01:06:16cette information
01:06:18a couru
01:06:18elle était extraordinaire
01:06:20parce que si la diversité
01:06:22est un fait
01:06:22elle ne peut pas
01:06:23devenir un projet politique
01:06:25or parfois
01:06:26certaines de vos attitudes
01:06:29gouvernementales
01:06:30laissent penser
01:06:30que vous avez
01:06:32vis-à-vis du communautarisme
01:06:33certaines faiblesses
01:06:34et donc
01:06:35que ça paraissait crédible
01:06:36j'ai dit tout à l'heure
01:06:38qu'on nous prenait
01:06:39pour des bling bling
01:06:40bon
01:06:41le ministre
01:06:42
01:06:42il met 5 jours
01:06:43Rachida Dati
01:06:45était sur le plateau
01:06:47de Sonia Mabrouk
01:06:48c'était
01:06:48mardi
01:06:49mardi
01:06:50elle est interrogée
01:06:51sur ce sujet
01:06:52elle est ministre
01:06:53de la République
01:06:54elle dit je suis contre
01:06:55c'est-à-dire qu'elle n'est pas
01:06:56au courant
01:06:57de l'info de M. Barrault
01:06:58alors ou entre eux
01:06:59ils ne se parlent pas
01:07:00ce que je ne crois pas
01:07:01parce que ça
01:07:02c'est pas possible
01:07:02ou c'est vraiment
01:07:04chacun de son côté
01:07:05ou simplement
01:07:06ils ont rétro-pédalé
01:07:07mais non mais ça ressemble
01:07:08à une mise en scène
01:07:09déjà parce qu'il décide
01:07:10de répondre au Sénat
01:07:11ensuite il dit
01:07:12au sénateur
01:07:13vous auriez dû me passer
01:07:13un coup de fil
01:07:14mais il y a des coups de fil
01:07:15qui ont été passés
01:07:15l'opinion qui est un journal sérieux
01:07:17va pas inventer
01:07:18une information
01:07:18avec des noms
01:07:19qui ont été suggérés
01:07:20et ensuite il y a des coups de fil
01:07:22qui ont forcément été passés
01:07:23soit au Quai d'Orsay
01:07:23soit à l'Elysée
01:07:24pour démentir
01:07:25ou confirmer cette information
01:07:27bon c'est une bonne chose
01:07:27et puis je vais vous dire
01:07:28il faut t'avouer
01:07:29comme on dit
01:07:30à moitié pardonnée
01:07:31mais non mais là c'est très bien
01:07:32bon le livre
01:07:33d'Alexandre Dévacchio
01:07:34nous vivions côte à côte
01:07:37alors on a parlé
01:07:39de votre grand-père déjà
01:07:40et vous l'évoquez
01:07:41et pourtant cet orphelin de père
01:07:42contraint de travailler
01:07:43à l'usine très jeune
01:07:44c'était une terre
01:07:44de liberté et d'ascension sociale
01:07:46la fierté de l'emporter
01:07:47cher lui
01:07:47sur l'amertume
01:07:49ou le ressentiment
01:07:49il estimait sans doute
01:07:50que les humiliations subies
01:07:51petites ou grandes
01:07:52étaient le coût à payer
01:07:53pour entrer dans la société française
01:07:55c'est pourquoi
01:07:55dans les dernières années de sa vie
01:07:56observant la montée des violences
01:07:58liées aux étrangers
01:07:58il portait un regard
01:07:59extrêmement critique
01:08:00sur notre politique
01:08:01d'immigration et d'intégration
01:08:02moi j'ai trouvé formidable
01:08:04je ne peux pas vous dire autre chose
01:08:06parce que effectivement
01:08:07ceux qui arrivent
01:08:09sur le territoire de France
01:08:10ce n'est pas facile
01:08:10forcément
01:08:11bien sûr qu'ils peuvent être
01:08:13un peu exclus de temps en temps
01:08:14bien sûr qu'il y a eu
01:08:16des humiliations
01:08:16bien sûr
01:08:17c'est le problème du déracinement
01:08:19mais
01:08:19c'était le prix à payer
01:08:21comme vous le dites
01:08:22et je trouve qu'il y a quelque chose
01:08:24de volontaire dans votre livre
01:08:25il y a un souffle
01:08:25ce livre est formidable
01:08:26merci mille fois
01:08:28effectivement
01:08:28ce n'est pas un livre
01:08:29de déploration
01:08:31et surtout pas
01:08:31de victimisation
01:08:33vous avez raison
01:08:33de le rappeler
01:08:34je pense que ce n'est pas facile
01:08:35d'avoir un conflit de loyauté
01:08:37d'avoir une double nationalité
01:08:38et c'était encore moins facile
01:08:39à l'époque de mon grand-père
01:08:40au début du siècle
01:08:41aujourd'hui
01:08:42on dit beaucoup
01:08:42que la France est raciste
01:08:43je pense que vu
01:08:44le monde qu'elle accueille
01:08:45c'est absolument faux
01:08:46mais au début du siècle
01:08:47il y avait je pense
01:08:48plus de xénophobie
01:08:49d'ailleurs je rappelle
01:08:49les travaux de l'historien
01:08:50Pierre Milza
01:08:51qui rappelle qu'il y a eu
01:08:52des pogroms
01:08:53contre les Italiens
01:08:53ce qui n'est jamais arrivé
01:08:55notamment avec
01:08:55l'immigration postcoloniale
01:08:58donc il y avait une violence
01:08:59une forme de xénophobie
01:09:00mais les Italiens
01:09:02qui ont voulu rester
01:09:02parce que deux tiers
01:09:03sont partis
01:09:04ont fait l'effort
01:09:05de s'assimiler
01:09:07au prix du renoncement
01:09:08à une partie
01:09:09de leur culture
01:09:10et au prix de l'assimilation
01:09:12des valeurs
01:09:13des codes sociaux
01:09:14culturels français
01:09:15et je crois que
01:09:15c'est de la démagogie
01:09:17de faire croire
01:09:17qu'on peut
01:09:18que c'est à la France
01:09:19de s'adapter
01:09:19à ceux qui arrivent
01:09:20je pense que c'est l'inverse
01:09:21et que ça rendrait plus heureux
01:09:22ceux qui veulent rester
01:09:23de faire un choix
01:09:25c'est ce qu'a fait
01:09:25mon grand-père
01:09:26et je le remercie
01:09:27parce que ça
01:09:28ça m'a permis moi
01:09:29d'avoir une ascension
01:09:30plus tard
01:09:31et d'être
01:09:31parfaitement
01:09:32parfaitement intégré
01:09:33après il est vrai
01:09:34il ne faut pas être démagogique
01:09:35que l'intégration
01:09:36des Portugais
01:09:37parce que ma mère est Portugais
01:09:38des Italiens
01:09:39était plus simple
01:09:40parce que culturellement
01:09:41ils étaient plus proches
01:09:42des français
01:09:42que d'autres
01:09:43d'autres pays
01:09:44mais je crois que
01:09:45si on avait eu un discours
01:09:46clair de fermeté
01:09:47on aurait réussi aussi
01:09:48l'assimilation
01:09:49d'autres
01:09:50qui viennent de pays
01:09:51plus lointains
01:09:52alors on parle
01:09:53d'Épinay-sur-Seine
01:09:54et on en parlait
01:09:54avec Elisabeth Lévy
01:09:55parce que visiblement
01:09:56elle a grandi
01:09:56à Épinay-sur-Seine
01:09:57et vous en parlez aussi
01:09:58vous dites en vérité
01:09:59jusque dans les années 80-90
01:10:01pour les classes moyennes
01:10:02et populaires
01:10:02le pavillon de banlieue
01:10:03et le paradis d'ici-bas
01:10:04avoir une maison
01:10:05avec son jardin
01:10:06toi bien asseoir
01:10:07représente alors
01:10:07un idéal de liberté
01:10:08un signe de réussite sociale
01:10:09lorsqu'ils achètent
01:10:11leur maison
01:10:12à Épinay-sur-Seine
01:10:13en 78
01:10:13mes parents pensent
01:10:15avoir trouvé
01:10:15un havre de paix
01:10:16un parfait cocon
01:10:17pour s'enraciner
01:10:18et élever leur famille
01:10:19qu'est-ce qu'elle est devenue
01:10:21cette maison ?
01:10:22Vos parents
01:10:22ils sont toujours
01:10:22ils sont toujours
01:10:23mais c'est
01:10:24j'ai raconté ça
01:10:25pas pour parler de moi
01:10:26mais pour parler
01:10:27en fait de la difficulté
01:10:28des classes populaires
01:10:29qui habitent en banlieue
01:10:30moi j'ai voulu faire entendre
01:10:31la voix des gens ordinaires
01:10:33certains parfois
01:10:34ont eu la chance
01:10:37d'avoir un pavillon de banlieue
01:10:38mais le problème
01:10:39c'est quand
01:10:39tout autour
01:10:40ça devient une ville
01:10:41ghettoisée
01:10:42communautarisée
01:10:43islamisée
01:10:44que l'insécurité monte
01:10:45si vous voulez
01:10:46le pavillon de banlieue
01:10:47on veut partir
01:10:48et il est très difficile
01:10:49à vendre
01:10:50les métropoles
01:10:51le prix
01:10:51et vos parents
01:10:52ils sont toujours
01:10:52mes parents
01:10:53ils sont toujours
01:10:53et quand vous retournez
01:10:54évidemment
01:10:54j'y retourne
01:10:55j'y retourne quasiment
01:10:56chaque week-end
01:10:58et l'école
01:10:59chaque week-end
01:10:59vous allez chez vos parents ?
01:11:00pratiquement
01:11:01on va même au cinéma
01:11:03c'est une tradition
01:11:04d'aller au cinéma
01:11:06le week-end
01:11:06l'école dans laquelle
01:11:07vous avez grandi
01:11:08elle était à l'époque
01:11:09très différente
01:11:10de celle d'aujourd'hui ?
01:11:11je pense
01:11:12oui
01:11:12elle était
01:11:15black blomber
01:11:16pour parler trivialement
01:11:18c'est-à-dire
01:11:18qu'il y avait encore
01:11:19une forme de mélange
01:11:21et ce que je raconte
01:11:22sur les 30 années
01:11:24qui ont suivi
01:11:25c'est que malheureusement
01:11:26il n'y a plus de mélange
01:11:28il y a une homogénéité
01:11:29il y avait à mon époque
01:11:30le problème déjà
01:11:31de la montée
01:11:31de l'insécurité
01:11:32moi je n'ai jamais cru
01:11:33vivre ensemble
01:11:34c'est un peu un slogan publicitaire
01:11:35mais on vivait
01:11:36côte à côte
01:11:37ensuite il y a eu
01:11:37la montée de l'islamisme
01:11:39et aujourd'hui
01:11:40il y a un bouleversement
01:11:41démographique
01:11:42qui fait qu'il n'y a plus
01:11:43de mélange
01:11:44et que les gens
01:11:45qui y arrivent
01:11:45n'arrivent pas en France
01:11:46mais arrivent dans une
01:11:47contre-société
01:11:47qui en plus
01:11:48est parfois hostile
01:11:49à la France
01:11:49donc c'est la partition
01:11:51mais après mon livre
01:11:52n'est pas un livre
01:11:53je le disais
01:11:54de déploration
01:11:55parce qu'avec du volontariat
01:11:56on peut y arriver
01:11:57d'abord il faut toujours
01:11:58parler de soi
01:11:58parce que vous êtes
01:11:59un exemple
01:12:00au sens vraiment
01:12:01le plus large
01:12:01et c'est intéressant
01:12:02par votre cheminement
01:12:04de mieux comprendre
01:12:05une situation globale
01:12:06la véritable rupture
01:12:07écrivez-vous
01:12:07a lieu après 1974
01:12:08lorsque débute
01:12:09le regroupement familial
01:12:11au même moment
01:12:12où la France
01:12:12après le premier choc pétrolier
01:12:13entre dans l'ère
01:12:14de la désindustrialisation
01:12:16et du chômage de masse
01:12:17bon
01:12:17ça on ne l'a pas vu venir
01:12:19c'est-à-dire que
01:12:19c'était pas en soi
01:12:20c'est une belle idée humaniste
01:12:23de dire aux gens
01:12:24venez avec votre famille
01:12:25ce qu'on n'a pas vu venir
01:12:27c'est qu'il y aura
01:12:29une forme de ressentiment
01:12:30peut-être qui existerait
01:12:31au bout
01:12:32non pas de la première génération
01:12:33de la deuxième génération
01:12:34mais peut-être
01:12:34de la troisième
01:12:35de la quatrième génération
01:12:35c'est ça qu'on n'a pas imaginé
01:12:37alors oui
01:12:38mon livre
01:12:39n'est pas manichéen
01:12:40et je dis moi-même
01:12:41pour avoir
01:12:42alors je suis né
01:12:43après 1974
01:12:44mais j'ai vu l'évolution
01:12:45vous êtes de quelle année ?
01:12:46je suis né en 1986
01:12:47mais on n'a pas tout vu
01:12:48tout de suite
01:12:49donc vous aurez 30 ans
01:12:50cette année
01:12:51j'aurai 40 ans
01:12:52l'année prochaine
01:12:5240 ans l'année prochaine
01:12:55ouais
01:12:55et donc
01:12:56même les classes populaires
01:12:59qui vivaient dans ce milieu-là
01:13:00ont essayé de sonner l'alerte
01:13:01la présence de Jean-Marie Le Pen
01:13:03au second tour
01:13:04montrait qu'il y avait déjà
01:13:05une colère
01:13:05qui montait
01:13:07mais on n'a pas tout compris
01:13:08tout de suite
01:13:09donc j'en veux pas
01:13:09aux élites politiques
01:13:11de ne pas avoir tout compris
01:13:12tout de suite
01:13:12par contre
01:13:13je suis plus critique
01:13:14sur justement
01:13:15l'entêtement dans l'erreur
01:13:16et peut-être le mépris
01:13:18justement
01:13:18social
01:13:19pour tous ceux
01:13:20qui tentaient
01:13:21d'exprimer leur colère
01:13:22on les a traités
01:13:23de racistes
01:13:24de beaufs
01:13:25alors qu'à mon avis
01:13:25ils avaient des bonnes raisons
01:13:27de sonner l'alerte
01:13:28alors vous parlez
01:13:29c'est un livre vraiment passionnant
01:13:31vous parlez des journalistes
01:13:32renommée à l'institution du CFJ
01:13:33n'en était pas moins critiquée
01:13:34l'école était décrite
01:13:36comme un moule
01:13:36dans lequel les journalistes
01:13:37étaient formatés
01:13:38mes professeurs de la prépa
01:13:39à égalité des chances
01:13:40m'avaient prévenu
01:13:41que mon profil
01:13:42allait détonner
01:13:43aussi bien sur le plan social
01:13:45qu'idéologique
01:13:46ils ne m'avaient pas menti
01:13:48quand est-ce que vous faites
01:13:49de CFJ
01:13:49c'est en quelle avis
01:13:50c'est très intéressant
01:13:51parce que c'est en 2012
01:13:52pile poil l'année
01:13:53où le parti socialiste
01:13:54arrive au pouvoir
01:13:55donc c'est l'année de la campagne présidentielle
01:13:57et figurez-vous
01:13:58je le raconte dans le livre
01:13:59un peu plus loin
01:14:00il y a un vote
01:14:01des journalistes
01:14:02des apprentis journalistes
01:14:04du CFJ
01:14:05et au second tour
01:14:06c'est François Hollande
01:14:07contre Jean-Luc Mélenchon
01:14:09le troisième homme
01:14:09et Eva Joly
01:14:11qui je crois dans les faits
01:14:12fera 5%
01:14:13aucune voix pour Marine Le Pen
01:14:16aucune voix pour Nicolas Sarkozy
01:14:17et moi il se trouve
01:14:18que j'avais voté
01:14:19Nicolas Dupont-Aignan
01:14:20et ils ont cru que c'était une blague
01:14:22ils l'ont compté
01:14:23dans les bulletins blancs
01:14:25donc c'est pour vous dire
01:14:26le décalage
01:14:26si vous voulez
01:14:27une quarantaine
01:14:29et ces 40 confrères
01:14:30aujourd'hui
01:14:30qui sont sûrement excellents
01:14:31ils sont partout
01:14:33dans la presse française
01:14:33oui
01:14:34mais c'est pour ça
01:14:37que la presse
01:14:38est homogène
01:14:40elle est homogène
01:14:41effectivement
01:14:42sociologiquement
01:14:43et idéologiquement
01:14:44le premier problème
01:14:45il est quand même sociologique
01:14:46sauf qu'au Figaro
01:14:47il peut avoir des gens de gauche
01:14:48alors qu'à Libération
01:14:49il n'y aura jamais
01:14:50de gens de droite
01:14:50oui la droite
01:14:51est beaucoup moins sectaire
01:14:52que la gauche
01:14:53mais je crois
01:14:54que dans les écoles
01:14:54de journalistes
01:14:55le problème est sociologique
01:14:56si vous voulez
01:14:57le recrutement
01:14:58est homogène
01:15:00c'est souvent des enfants
01:15:00de la bourgeoisie de gauche
01:15:01qui font les écoles
01:15:02de journalistes aussi
01:15:03parce que la bourgeoisie
01:15:04de droite trouvait
01:15:05que le journaliste
01:15:06n'était pas assez
01:15:07rémunitarateur
01:15:07et ces écoles sont payantes
01:15:09moi j'ai eu la chance
01:15:10de faire une prépa
01:15:11égalité des chances
01:15:12mais il y a peu
01:15:13de classes populaires
01:15:14dans ces écoles-là
01:15:16et c'est vrai
01:15:16que mon discours
01:15:17sur la banlieue
01:15:18détonnait
01:15:19et il y avait aussi
01:15:20chez cette gauche-là
01:15:20un sentiment de supériorité morale
01:15:22et de bonne conscience
01:15:23il pensait être antiraciste
01:15:25être dans le camp du bien
01:15:26et ne voulait pas entendre
01:15:27ceux qui vivaient
01:15:29la réalité de cette France
01:15:30et vous parlez
01:15:31du bondy blog
01:15:32dès mes années de fac
01:15:33j'avais l'intuition
01:15:34que la question identitaire
01:15:35allait être le principal défi
01:15:36des années à venir
01:15:36c'est pourquoi
01:15:37j'avais consacré
01:15:37mon master d'histoire
01:15:38au thème
01:15:39de l'identité nationale
01:15:41mais on le voit bien
01:15:41on le voit
01:15:43en permanence
01:15:44dans cette émission
01:15:45qui est scrutée
01:15:46regardée
01:15:47chacun cherche
01:15:48à voir
01:15:49ce qui se dit
01:15:50et pourquoi pas
01:15:51à l'instrumentaliser ensuite
01:15:52oui
01:15:53moi je pense
01:15:55qu'au-delà
01:15:55il y a un premier problème
01:15:56il faut le dire quand même
01:15:57c'est les flux migratoires
01:15:59l'assimilation
01:16:01est possible
01:16:01on peut assimiler
01:16:03des individus
01:16:04mais des peuples entiers
01:16:05c'est beaucoup plus compliqué
01:16:06mais on a ajouté
01:16:07à cela
01:16:08effectivement
01:16:08un discours
01:16:10pseudo-antiraciste
01:16:11qui en réalité
01:16:12était souvent un discours
01:16:13raciste-anti-français
01:16:14et un discours
01:16:15communautariste
01:16:16on a voulu coupier
01:16:17les Etats-Unis
01:16:18c'est ce que fait
01:16:19Emmanuel Macron
01:16:20lorsqu'il propose
01:16:20sous-commissariat
01:16:22à la diversité
01:16:23il ne le propose plus
01:16:24oui il ne le propose plus
01:16:25mais quand il l'a proposé
01:16:26mais vous avez raison
01:16:27de le rappeler
01:16:28en tout cas
01:16:29on a enfermé
01:16:31quand on a un discours
01:16:32communautariste
01:16:32le problème
01:16:33c'est qu'on enferme
01:16:33les enfants de l'immigration
01:16:34dans leur identité d'origine
01:16:35je suis bien d'accord
01:16:36et vous avez lu
01:16:37le Figaro ce matin
01:16:38oui
01:16:38les pages inénarrables
01:16:41c'est les inénarrables
01:16:42pages style
01:16:43du Figaro
01:16:44disait ce matin
01:16:45Olivier Delagarde
01:16:46vous avez lu ce matin ?
01:16:47il y a cette partie du journal
01:16:48où on s'interroge
01:16:49sur les vraies questions
01:16:50existentielles
01:16:51est-il acceptable
01:16:52quand on va dîner
01:16:52chez quelqu'un
01:16:53et qu'il vous demande
01:16:53d'enlever vos chaussures ?
01:16:55c'est dans le Figaro ce matin
01:16:56apparemment c'est arrivé
01:16:57à Marie-Gabrielle Graffin
01:17:00qui signe
01:17:00cette angoisse sans papier
01:17:02alors je suis à Charlotte
01:17:04je lis
01:17:05Charlotte avait soigné son look
01:17:06pour rencontrer
01:17:06les amis de son fiancé
01:17:07explique-t-elle
01:17:08une robe trois trous
01:17:09je ne sais pas ce que c'est
01:17:10d'ailleurs une robe trois trous
01:17:11c'est quoi une robe trois trous ?
01:17:12une veste ample
01:17:13à deux bras
01:17:14c'est comment ?
01:17:15à mon avis c'est sur le col
01:17:16deux bras un coup
01:17:17me dit Marine Lançon
01:17:18et May-Hélène
01:17:19une veste ample
01:17:21et une paire de bottines
01:17:22en cuir
01:17:22seulement voilà
01:17:23qu'en arrivant chez eux
01:17:24ces hôtes lui posent
01:17:25la question qu'ils tuent
01:17:26ça ne vous dérange pas
01:17:27de retirer vos chaussures
01:17:27on a un nouveau tapis
01:17:29et là panique horreur
01:17:30déjà que j'appréhendais
01:17:31ce dîner
01:17:32témoigne encore
01:17:33notre Charlotte
01:17:33là je me sens ridicule
01:17:35avec mon collant
01:17:36filé au pouce
01:17:37si j'ai un dîner
01:17:38du lecteur du Figaro
01:17:39et ce n'est pas tout
01:17:40cerise sur le gâteau
01:17:40mon conjoint portait
01:17:41des chaussettes
01:17:42dépareillées
01:17:43bon je vous laisse
01:17:44le reste du papier
01:17:45qui nous explique
01:17:46que oui au Japon
01:17:47ça se passe comme ça
01:17:48et alors on a interrogé
01:17:49les gens
01:17:49moi ça ne m'est jamais arrivé
01:17:51je ne sais pas
01:17:51j'ai quelqu'un
01:17:53qui me demanderait
01:17:53c'est étrange quand même
01:17:54je ne sais pas si
01:17:55ça vous est arrivé sérieusement
01:17:56dans un née
01:17:57non mais je résisterai
01:17:59même les injonctions
01:18:00les plus aimables
01:18:01me tapent sur les nerfs
01:18:03oui ça je suis d'accord
01:18:04et ça vous est arrivé
01:18:05déjà dans un née
01:18:06oui ça m'est arrivé
01:18:06il y a des gens
01:18:07qui vous ont demandé
01:18:07dans le née
01:18:08parce que comme
01:18:08j'ai beaucoup aimé l'Estonie
01:18:10et la Scandinavie
01:18:11ça se pratique là-bas aussi
01:18:12ça ne me gêne pas
01:18:14vous lèvent
01:18:14et vous ça vous est arrivé
01:18:16maître
01:18:16d'enlever vos chaussures
01:18:17dans un dîner
01:18:18les gens vous disent
01:18:18tiens est-ce que tu peux
01:18:19enlever tes chaussures
01:18:20vieux
01:18:21jamais
01:18:21bon écoutez
01:18:22on ne fera pas le café
01:18:24bon alors
01:18:25ça a été
01:18:26nous sommes allés dans la rue
01:18:28ces dernières minutes
01:18:29pour interroger
01:18:30comment dire
01:18:32interroger les français
01:18:33c'est Laurent Constantini
01:18:34qui
01:18:34Jean-Laurent Constantini
01:18:36qui a interrogé les français
01:18:37moi ma mère
01:18:38pour des raisons de politesse
01:18:40il faut toujours
01:18:41enlever ses chaussures
01:18:42et pas venir les mains vides
01:18:43chez ses invités
01:18:44on marche avec nos chaussures
01:18:45et c'est un élément extérieur
01:18:46par rapport aux maladies
01:18:48et tout ça
01:18:48et moi j'ai prévu
01:18:49des chaussons d'invités
01:18:51comme ça
01:18:51ça permet d'enlever les chaussures
01:18:53en plus avec toutes les maladies
01:18:54qu'on a eu
01:18:54les virus qui traînent
01:18:55déjà les enfants
01:18:57entre eux
01:18:57déjà ils nous ramènent
01:18:59beaucoup de maladies
01:18:59il reste un chausson
01:19:00il y a des chaussons
01:19:01pour tout le monde
01:19:01donc c'est un complément
01:19:03pour tout le monde
01:19:04c'est plus propre
01:19:05nos pieds
01:19:06ils marchent par terre
01:19:07dans les rues
01:19:08on va pas rentrer
01:19:09tout ce qu'il y a dehors
01:19:10chez nous
01:19:11un sol propre
01:19:12un paillasson
01:19:13un petit tapis
01:19:13et puis voilà
01:19:14si j'ai du carrelage
01:19:16par terre
01:19:16ça s'entretient facile
01:19:17c'est pas un problème
01:19:19par contre
01:19:20comme j'ai de la banquette
01:19:21je viens de s'essuyer les pieds
01:19:22avant de rentrer
01:19:23c'est tout
01:19:24je viens du Danemark
01:19:25et nous on fait ça
01:19:26régulièrement
01:19:27en cause de la neige
01:19:28donc c'est une habitude
01:19:30qu'on prend
01:19:30et on ramène pas
01:19:31les chaussures
01:19:32à la maison
01:19:32écoutez
01:19:33alors là je suis
01:19:34je tombe de ma chaîne
01:19:36parce que tout le monde enlève
01:19:37visiblement
01:19:38je ne connaissais pas
01:19:38cette pratique
01:19:39en France
01:19:40c'est pour ça
01:19:41qu'il existe ce paillasson
01:19:43le paillasson
01:19:43c'est pour essuyer les chaussures
01:19:44avant d'entrer
01:19:45écoutez
01:19:46je ne sais pas moi
01:19:47quand vous rentrez
01:19:48moi quand je rentre chez moi
01:19:49j'ai un paillasson
01:19:50je m'essuie les pieds
01:19:51sur le paillasson
01:19:52sinon on enlève le paillasson
01:19:54tu te déchausses chez toi
01:19:55après ?
01:19:56je me déchausse après
01:19:57parce que
01:19:57je ne dors pas
01:19:58avec mes chaussures
01:19:59parce que je me mets à l'aise
01:20:00quand j'étais enfant
01:20:02je dormais avec mes chaussures
01:20:03quand je recevais
01:20:04une paire de souliers
01:20:06à crampons
01:20:06de foot
01:20:07de foot
01:20:08on dormait
01:20:09avec
01:20:10on pouvait
01:20:10alors j'exagère
01:20:12j'exagère
01:20:12on les trouvait tellement belles
01:20:14que c'était
01:20:15le cadeau de l'année
01:20:16Jean-Marc Morny
01:20:19c'est à vous
01:20:20c'est à moi
01:20:21et je vais vous parler
01:20:22de ce qui s'est passé
01:20:22à Avignon
01:20:23parce que c'est assez surréaliste
01:20:24à Avignon
01:20:25il y a une dizaine de jours
01:20:26il y a un dealer
01:20:26qui a été arrêté
01:20:27par la police
01:20:28c'était un dealer marocain
01:20:29il avait 23 ans
01:20:30il est passé devant le tribunal
01:20:32il y a quelques heures
01:20:34et le magistrat lui dit
01:20:35mais comment ça se fait
01:20:35vous êtes sous OQTF
01:20:36vous avez plusieurs OQTF
01:20:37qu'est-ce que vous faites en France
01:20:38sa réponse
01:20:39ah ben oui
01:20:40mais j'avais oublié
01:20:41j'avais oublié
01:20:41que j'étais sous OQTF
01:20:42c'est pour ça que je suis revenu en France
01:20:43c'est totalement surréaliste
01:20:45et on va s'intéresser
01:20:46à cette affaire
01:20:47qui dit quelque chose
01:20:48quand même
01:20:48sur la force des OQTF
01:20:50qu'on cherche encore
01:20:51Jean-Marc Lelouch
01:20:52était à la réalisation
01:20:53Dominique Raymond
01:20:54était à la vision
01:20:55Rodrigue
01:20:56était au son
01:20:57Marine Lançon
01:20:58va retrouver son vélo
01:21:00dans une seconde
01:21:01et Nicolas Roger
01:21:02c'est ça le pluralisme
01:21:06Marine Lançon
01:21:07est une pro
01:21:08Anne Hidalgo
01:21:08et on le lit
01:21:09c'est ça le pluralisme
01:21:11elle est contente
01:21:12nous vivions côte à côte
01:21:14Alexandre Devecchio
01:21:15itinéraire d'un petit blanc de banlieue
01:21:17est-ce que vous êtes invité
01:21:18pour ce livre
01:21:19ça m'intéresse toujours
01:21:20sur le service public
01:21:21généralement de temps en temps
01:21:23ils m'invitent
01:21:24mais est-ce qu'ils vont m'inviter
01:21:24pour le livre
01:21:25ça c'est une autre question
01:21:26pour l'instant
01:21:27j'ai pas beaucoup d'invitations
01:21:28et bien
01:21:29et nos amis
01:21:32comment s'appelle
01:21:32cette émission
01:21:33le soir
01:21:34qui est présentée
01:21:35non une autre émission
01:21:36comment elle s'appelle
01:21:36c'est ce soir
01:21:37non une autre
01:21:38quotidien
01:21:39je cherchais
01:21:40ah quotidien
01:21:41ils vont vous inviter
01:21:42et ça c'est le quotidien
01:21:42c'est pas la télé publique
01:21:43non monsieur
01:21:44ça regarde Barthez
01:21:46voilà
01:21:46il devrait vous
01:21:47bah j'espère
01:21:49mais ça m'étonnerait
01:21:50comme ils nous regardent beaucoup
01:21:52on les salue
01:21:53parce que tous les soirs
01:21:54ils nous font un petit
01:21:55si vous voulez un petit résumé
01:21:56de notre émission
01:21:57le soir
01:21:58écoutez nos amis
01:22:00quotidien
01:22:00parce que vous avez le droit
01:22:01un petit mélange
01:22:03un petit mélange
01:22:03donc c'est tous les soirs
01:22:05donc à ce soir
01:22:07et puis
01:22:07et puis à demain matin
01:22:10à ce soir à 20h
01:22:11et puis j'embarque
01:22:12dans une seconde
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