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- #hdpros2we
Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros2WE à 20h du vendredi au dimanche
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00:00Facebook révolté, le maire d'hiver gauche de la commune déplore une attaque organisée contre l'élu Khalid Cherki.
00:07Selon lui, un cocktail Molotov a explosé sur le véhicule qui n'appartenait pas à son adjoint.
00:12Une plainte a été déposée par le propriétaire. Une enquête contre X a été ouverte.
00:18Merci Isabelle Poubiolo. Tout de suite le direct place à la prise de parole de Marine Le Pen depuis Marseille.
00:23On écoute Marine Le Pen. Marine Le Pen depuis Marseille. Est-ce qu'on peut l'écouter s'il vous plaît ?
00:31Chers amis, merci chers élus et merci chère Franck.
00:37Vous savez, c'est un véritable bonheur pour moi de vous retrouver ici à Marseille pour vous adresser évidemment tous mes voeux en ce début d'année.
00:49Et je dois dire que le bonheur que je ressens à être devant vous aujourd'hui a une saveur particulière.
00:58Tout d'abord parce que ma venue ici me donne une occasion, bienvenue, de quitter pour quelques heures la vie parisienne et de ressentir la ferveur et l'enthousiasme des Marseillais.
01:09Et c'est déjà beaucoup.
01:18La seconde raison, vous la connaissez, hein, 2026.
01:222026 s'annonce d'ores et déjà comme une année charnière, une année stratégique pour la France et pour notre mouvement politique et aussi bien sûr pour Marseille.
01:33Je n'arrive pas à voir c'est quoi une fémène, une boule puante.
01:49Bon, ça ne nous empêchera pas d'avoir le plaisir d'être ensemble et c'est pour ça que je suis ici en ce début d'année.
01:54Marseille, c'est l'une de nos plus anciennes villes, plus de 2000 ans d'histoire.
02:01Depuis des siècles, et Franck l'a rappelé, c'est l'interface entre la France et l'espace méditerranéen.
02:08Aujourd'hui, et Franck l'a rappelé, et il a raison de le rappeler, c'est l'un des nœuds qui relie la France au monde entier
02:15par des câbles sous-marins sur lesquels repose une part essentielle de nos communications.
02:21Marseille, ce simple nom, évoque en chacun de nous des émotions très particulières.
02:27Un héritage patrimonial inaliénable, littéraire, architectural, gastronomique, sportif.
02:34Ce nom était un ciment pour la communauté nationale.
02:37Mais ce nom, depuis quelques années, est devenu un emblème des fractures françaises.
02:42L'immigration massive et incontrôlée qui porte en elle les germes du communautarisme et de l'insécurité.
02:50Cette insécurité, celle des incivilités et des violences gratuites qui, chaque jour, rendent la vie des Marseillais,
02:56et je pense particulièrement aux femmes, impossible.
03:00Le narcotrafic, désormais structuré en véritable réseau mafieux qui gangrène la jeunesse et les quartiers,
03:07avec chaque année désormais des dizaines de morts, mais aussi de plus en plus par le spectre de la corruption,
03:14les pouvoirs publics eux-mêmes.
03:16Ce dont je vous parle, ce ne sont pas de simples dangers, ce sont des périls existentiels.
03:23Et la première étape du redressement, indispensable, c'est la prise de conscience lucide de la gravité des maux.
03:30La situation que je viens de vous décrire n'est pas arrivée spontanément.
03:36Elle est le reflet de décennies de démissions politiques.
03:41La première de ces démissions, c'est celle des élus nationaux.
03:44Lorsqu'Emmanuel Macron vient à Marseille en 2021,
03:48deuxième année la plus meurtrière avec 31 morts liées au narcotrafic,
03:52ce n'est pas pour annoncer une reprise en main par l'État des questions régaliennes.
03:58C'est pour annoncer le plan Marseille en grand,
04:01avec la promesse de déverser 5 milliards d'euros d'investissement public
04:05dans à peu près tous les domaines, sauf celui de la sécurité.
04:10Ce plan, bâclé dans sa conception, n'a en plus tenu à peu près aucune de ses promesses
04:16en matière d'éducation, de transport ou de logement.
04:20La deuxième démission, c'est celle des élus locaux.
04:25En six ans à la tête de la municipalité,
04:28la coalition de gauche et d'extrême-gauche n'a fait que renforcer l'insécurité de la ville,
04:33en bas de tableau de tous les classements nationaux ou internationaux.
04:39Ils promettaient un printemps marseillais.
04:41Ils n'ont apporté qu'un long hiver sécuritaire et budgétaire.
04:45Alors que 67% de la délinquance sur la voie publique,
04:50selon les statistiques officielles, est à Marseille le fait des étrangers,
04:54M. Payan nie tout lien entre immigration et insécurité.
04:59Alors que l'idéologie islamiste gangrène des quartiers entiers,
05:07où l'on observe une hybridation gravissime et croissante entre radicalité religieuse et narcotrafique,
05:13M. Payan s'est employé à dénoncer une supposée islamophobie de ses opposants.
05:20Alors, M. Payan, c'est pas le roi des punchlines, il faut être honnête.
05:28Il a fait une déclaration là, il a dit,
05:32Franck Alizio et Marine Le Pen, c'est l'anti-Marseille.
05:38Non, c'est l'anti ce qu'ils ont fait de Marseille.
05:41Alors, je ne vous parle même pas du candidat de la France Insoumise, M. Delogu,
05:52qui clame dans ses meetings que la police tue.
06:00A Marseille, M. Delogu, la police ne tue pas, elle souffre, elle se bat,
06:05et elle défend au péril de sa vie l'ordre républicain.
06:09Entendez bien cela.
06:11Mais, rien d'étonnant à tout cela, et vous le savez bien,
06:20partout où le gauchisme passe, le réel trépasse.
06:24Et, je vais vous dire, en éternel optimiste, je n'ai aucun doute sur le fait
06:28que les Marseillais sanctionneront durement dans les urnes ce terrible gâchis.
06:34Mais, l'heure n'est pas, mes chers amis, au bilan de ces six années de gauchisme.
06:43L'heure, à Marseille, encore plus qu'ailleurs, est au sursaut.
06:49Au sursaut dans nos villes, au sursaut au niveau national.
06:53Alors, j'ai entendu, là, juste avant de venir, pas entendu, j'ai lu,
06:58que M. Lecornu avait pris la parole.
07:01Calimero, lecornu.
07:15Il vient de découvrir quelque chose d'absolument terrible.
07:18L'opposition s'oppose.
07:20L'eau mouille aussi, honnêtement.
07:25Et, il nous a expliqué que, si nous étions en désaccord avec son PLF,
07:30ça n'était pas une divergence de fond.
07:32Si, si, quand même.
07:34Mais une stratégie cynique et délibérée.
07:38Non, mais, la seule stratégie que nous avons, M. le Premier ministre,
07:42c'est de défendre les Français.
07:44C'est de défendre et d'honorer le mandat qui nous a été donné par les Français.
07:52Les défendre.
07:53Défendre les classes populaires et moyennes.
07:56Défendre les TPE, PME, les ETI.
08:00Contre vos augmentations ininterrompues d'impôts qui les étouffent.
08:05Nous, notre axe, il est clair.
08:07Il était clair depuis le début.
08:10Oui, M. Lecornu, nous sommes contre votre budget.
08:13Parce que nous sommes contre les augmentations d'impôts.
08:17Parce que nous sommes contre l'aggravation du déficit.
08:21Parce que nous sommes contre l'absence totale d'économie sur le train de vie de l'État.
08:27Alors, ça me paraît assez clair.
08:31Mais, depuis le départ, c'était clair.
08:33D'ailleurs, dès le mois d'octobre.
08:35Et à de multiples reprises, j'ai dit, mais en réalité,
08:38tout ça, ça se terminera avec des ordonnances.
08:40Et avec, ou alors, avec un 49-3.
08:44Parce qu'ils n'ont pas de majorité.
08:46Alors, ils ont beau faire des cadeaux dispendieux au Parti Socialiste.
08:50Honnêtement, pour le coup, tout ce qu'il leur donne, c'est cher payé, pour ce qu'est le Parti Socialiste.
08:54Enfin bon.
08:54Ou à LR.
08:56Mais, ils n'y arrivent pas.
08:59Et au bout de trois mois, eh bien, ils se rendent compte qu'ils n'y arrivent pas.
09:02Mais nous, nous le savions depuis le départ.
09:04Ils ont menti et hontément.
09:06Ils ont dit, mais jamais d'ordonnances.
09:09Jamais de 49-3.
09:11Ben, écoutez, on sera mardi.
09:12Ce sera ou ordonnances au 49-3.
09:14Ou peut-être les deux.
09:16Mais, pourquoi on est dans cette situation ?
09:18Parce qu'ils refusent de retourner devant les électeurs.
09:20Voilà, le nœud, il est là.
09:22En réalité, la démocratie, elle nécessite de retourner aux élections.
09:27Pour qu'il y ait une majorité claire dans notre pays.
09:31Une majorité que les Français auraient choisie.
09:35De la même manière, ils ne cessent, les uns et les autres, de pleurnicher en disant,
09:41ah, vous vous rendez compte, c'est affreux, ils refusent de voter le PLF,
09:45alors que la situation internationale est difficile et ils affaiblissent la France.
09:50Non.
09:50Ce qui affaiblit la France, c'est l'absence d'une majorité claire.
09:54Si l'Union européenne ne cesse d'avancer ses pions,
09:57si encore aujourd'hui, elle cherche à s'attribuer des compétences qui ne sont pas les siennes,
10:02au détriment de notre souveraineté,
10:04en s'autorisant à imaginer qu'ils vont pouvoir nous donner des autorisations d'exportation de notre armement.
10:12Mais jamais de la vie.
10:14Et pourquoi ils s'autorisent cela ?
10:16Ils s'autorisent cela parce qu'ils voient bien que le gouvernement est faible.
10:21Et le gouvernement est faible parce qu'il n'a pas de majorité.
10:24C'est pour ça qu'il faut de nouvelles élections.
10:29Vous venez d'écouter Marine Le Pen depuis Marseille.
10:33Marine Le Pen qui est venue soutenir son candidat, le candidat RN, Franck Elisio.
10:38Je vais saluer Pierre Lelouch, Elisabeth Lévy, Jules Torres, Sébastien Ligné.
10:41Bonsoir à tous les quatre.
10:43Marine Le Pen qui a parlé de Marseille en réponse au président de la République
10:47et cette promesse de Marseille en grand.
10:49Je résume Marseille en grand danger, Marseille en grand échec,
10:53Marseille en grande promesse non tenue.
10:55Et puis qui a répondu aussi à Sébastien Lecornu.
10:59Sébastien Lecornu qui ce soir accuse la France insoumise et le RN
11:03d'avoir saboté ce fameux budget qui était pourtant extraordinaire, Calimero.
11:08Voilà la formule et la réponse de Marine Le Pen.
11:12Je vais d'abord demander aux journalistes politiques que vous êtes,
11:16Sébastien Lévy et Jules Torres, la réponse de Marine Le Pen
11:19qui a été finalement aux yeux peut-être des Français, on le verra plus tard,
11:22parce qu'elle, elle dit quoi ?
11:23L'objectif c'est de retourner devant les Français, d'avoir une majorité claire.
11:27L'objectif c'est donc des législatives anticipées.
11:29De toute manière, ça c'est son mantra à Marine Le Pen,
11:31elle le répète depuis 2024, il faut retourner devant les urnes
11:34parce que rien n'adviendra de bien de cette Assemblée nationale
11:37et donc de ses gouvernements parce qu'ils n'ont pas de majorité.
11:40Donc elle est allée à Marseille pour un triple objectif à mon sens.
11:43D'abord sortir quand même de la séquence judiciaire qu'elle est en train de vivre,
11:46montrer qu'elle est là, qu'elle peut encore faire de la politique.
11:48C'est ce qu'elle fait en venant soutenir son candidat RN, Franck Alizio,
11:52qui peut avoir des chances de remporter la mairie de Marseille,
11:54ce qui serait historique dans l'histoire de la cité fosséenne.
11:57Et ensuite, évidemment, taper sur le gouvernement, taper sur Sébastien Lecornu,
12:01Calimero Lecornu.
12:04Bon, c'est la première fois qu'elle parle de Sébastien Lecornu et du Premier ministre,
12:07en des termes aussi peu amènes.
12:08Donc ça montre bien l'étau qu'elle est en train d'essayer de resserrer.
12:12Sébastien Ligné, parce qu'effectivement ce discours est en miroir,
12:16non pas seulement sur le bilan de Marseille,
12:18quoique c'est très intéressant de voir à quel point Marseille va peut-être représenter
12:22sur les dix dernières années l'échec de la Macronie.
12:24Bien sûr.
12:25Et effectivement l'échec personnel du président de la République.
12:29En revanche, c'est aussi intéressant d'écouter ce discours
12:33en miroir de l'allocution de Sébastien Lecornu aux alentours de 18h30,
12:37qui a dévolé une série de mesures.
12:39Il a fait un projet de budget, trois mois après le budget qu'il avait déjà présenté.
12:45Donc c'était une réponse à cela.
12:48Ce qui est très intéressant, c'est qu'elle joue à fond, Marine Le Pen, la carte du parti unique.
12:53C'est-à-dire qu'elle considère qu'aujourd'hui il y a un seul opposant,
12:56c'est le Ration National, et que face au RN, vous avez un grand parti unique
12:59composé du Parti Socialiste, du camp présidentiel et des Républicains,
13:04qui finalement est la majorité qui ne s'entend absolument sur rien,
13:07sauf sur une chose, c'est le refus de retourner aux urnes.
13:11Et donc face à cette majorité de compromis qui n'en est pas une,
13:15Marine Le Pen se place en opposition frontale.
13:18Et quand on a entendu M. Le Cordu, lors de son allocution,
13:20pointer du doigt la responsabilité du RN et de LFI,
13:23en effet, dans la méthode, il y a quelque chose qui ne fonctionne pas.
13:26Parce que critiquer les partis minoritaires pour le désordre,
13:30alors qu'aujourd'hui le problème du désordre,
13:32c'est que vous avez une majorité qui n'est pas une majorité idéologique,
13:35mais qui est une majorité de pleutres qui refuse les élections.
13:38Et si les discours et les débats budgétaires n'avancent pas,
13:41ce n'est pas du tout à cause de la France Insoumise et du RN,
13:43c'est à cause des désaccords au sein même de cette majorité de briques et de brocs,
13:47parce qu'ils ne s'entendent pas entre eux.
13:49Donc là, Sébastien Lecornu a sonné la fin de la récréation,
13:52il brandit la menace du 49-3,
13:55les socialistes sont ravis parce que le gouvernement leur a tout donné,
13:58les républicains sont tellement cocus qu'ils ne peuvent plus retourner en arrière,
14:01les républicains et les socialistes ce soir valident le 49-3,
14:05donc hélas, je pense que ça va passer.
14:06Alors justement, plutôt que de parler des politiques aéries,
14:10ce qui est beaucoup plus intéressant, c'est les questions de fonds.
14:12Et elle l'a abordé, et c'est au ministre de l'Europe que je vais m'adresser,
14:17l'ancien ministre de l'Europe que vous êtes, Pierre Lelouch,
14:19et des industries et des armements.
14:21Parce que ce qu'on découvre aujourd'hui est sidérant.
14:24L'Union Européenne qui envisagerait de contrôler l'exportation d'armes françaises.
14:28Alors plutôt que d'entendre M. Lecornu faire la leçon à ses élèves qui sont bruyants,
14:35la France insoumise et le Rassemblement national,
14:39une découverte, c'est la formule de Marine Le Pen qui dit,
14:42oui, les oppositions s'opposent.
14:44Bon, d'accord.
14:45Peut-être que ce sujet est mille fois plus important
14:49que tout ce qu'on est en train de vivre en couloir,
14:52dans les coulisses de l'Assemblée nationale.
14:54Vous avez mille fois raison, et Marine Le Pen aussi.
14:57Il y a une pantalonnade qui dure depuis l'été à l'Assemblée
15:01qui n'a rigoureusement aucun intérêt.
15:03D'ailleurs, personne ne s'y intéresse.
15:04Ça se termine comme ça devait se terminer.
15:0749-3 ou ordonnance.
15:09Tout le monde s'en fout, en vérité.
15:11Le fond du sujet, c'est que tout le monde reste.
15:13Donc, à partir du moment où tout le monde reste,
15:15Macron le premier, le premier ministre, les ministres, les députés,
15:19tout le monde reste.
15:19Tout le monde est content, sauf les Français qui s'en occupent,
15:22parce qu'ils continuent à payer des impôts, toujours en augmentation.
15:25Maintenant, parallèlement à ça, se déroule ce que vient de dire Marine Le Pen.
15:30Ce n'est pas que sur les industries d'armement que l'Europe est en train de bouger.
15:34Ces deux derniers jours, on a entendu un gars qui est,
15:37soi-disant, le ministre de la Défense de l'Europe.
15:39Je rappelle que ça n'existe pas dans les textes.
15:42Mais elle a nommé von der Leyen, toute seule, comme une grande,
15:45un ministre de la Défense.
15:46Et qu'est-ce qu'il dit, le ministre de la Défense ?
15:48Il faut une armée européenne, que commandera Mme von der Leyen,
15:52qui est élue par personne.
15:53Et donc, on enverra des soldats,
15:54il faut faire tuer par quelqu'un qui est élu par personne.
15:57Donc, c'est un très bel exemple de démocratie.
15:59Troisième sujet, il y a eu des armements,
16:02le ministre de la Défense qui veut une armée européenne.
16:05Les libres échanges.
16:06Et dernier sujet, qui n'en est pas modeste,
16:09ils sont en train de modifier les règles d'admission à l'Union européenne
16:13pour permettre à l'Ukraine de rentrer tout de suite,
16:16alors qu'elle n'est absolument pas prête.
16:18Donc, ça avait créé un pataquès.
16:20Vous savez qu'il y a neuf pays candidats qui font la queue à la porte.
16:26L'idée, c'est de faire rentrer l'Ukraine dans le cadre d'un éventuel traité de paix.
16:30Von der Leyen, elle n'est mue que par une chose,
16:33une Europe à 40 pays, une sorte de mini-ONU,
16:36dans laquelle les pouvoirs des États disparaissent.
16:38Et elle est la patronne.
16:39Pour nous, c'est mortifère.
16:40On vient de subir la vanille la plus totale sur l'agriculture.
16:44On a été mis en minorité.
16:46Imaginez quand ce sera à 40.
16:47Que pèsera la France et ses intérêts ?
16:50Donc, c'est ça qui est en jeu en ce moment-là.
16:52C'est pour ça que dans ce discours,
16:54peut-être l'élément le plus important,
16:56c'est sa réponse aux attaques sur le terrain moral.
17:01C'est de dire, si l'Union européenne ne nous écoute pas,
17:04c'est parce qu'aujourd'hui, la France est faible.
17:07Excusez-moi, c'est aussi parce que nous avons accepté,
17:10via le traité de Lisbonne, adopté sur M. Sarkozy,
17:15de passer à des règles fédéralistes,
17:17qui sont des règles où d'énormes décisions peuvent être prises,
17:21non pas à l'unanimité, mais à la majorité.
17:23Il ne faudrait quand même pas...
17:24J'en ai un peu assez de ce festival de posture
17:25où tout le monde découvre, tout d'un coup,
17:28que nous avons parfaitement accepté.
17:29D'ailleurs, les vrais que Nicolas Sarkozy n'ont pas accepté...
17:33D'accord, mais Nicolas Sarkozy a été élu,
17:35il avait quand même annoncé qu'il le ferait.
17:37Ensuite, M. Macron, qui est tout à peu européiste,
17:39a été élu deux fois.
17:40Donc, je suis navré.
17:42Cette façon de découvrir tout d'un coup
17:43qu'on est dans le traité de Lisbonne
17:45me paraît un peu étrange.
17:47Je trouve qu'il y a un festival de posture
17:48de gens qui ont tout accepté,
17:49qui étaient pour le libre-échange
17:51et qui maintenant n'aiment plus ça.
17:52Pour le reste, je trouve que Pierre a entièrement raison
17:54sur les questions militaires.
17:56C'est complètement hallucinant.
17:57Et c'est pour ça, d'ailleurs,
17:58que je ne suis pas du tout d'accord avec vous.
18:00Je pense qu'au stade où nous en sommes,
18:02il ne faut pas d'élections maintenant.
18:03Nous avons un débat trop important à avoir.
18:06Si vous avez des législatives maintenant,
18:07vous n'aurez pas de débat présidentiel.
18:09Tout va se cogner.
18:10Vous n'êtes même pas sûr d'avoir une majorité.
18:12Et donc, moi, je fais partie des gens
18:14qui pensent qu'il faut qu'on ait un budget mauvais.
18:17De toute façon, il sera mauvais.
18:19Mais c'est dans un an !
18:21Il faut qu'on ait un débat, cette fois.
18:23Mais, chère Elisabeth...
18:24Y compris sur l'Europe, d'ailleurs.
18:25Si l'Assemblée ne change pas,
18:27la discussion budgétaire va peut-être se terminer
18:28dans les 15 prochains jours.
18:30En tout cas, à priori,
18:31on aura un budget autour du 15 février.
18:32On aura la même chose à partir du mois de septembre.
18:34Parce qu'il y a aussi un budget à voter à la fin de l'année.
18:37Donc, les mêmes causes produisant les mêmes effets.
18:39Pendant un an et demi,
18:40on va avoir le même théâtre affligeant,
18:42les mêmes choses.
18:42Donc, oui, on peut dire
18:44qu'il n'y aura pas de majorité claire
18:46s'il y a de nouvelles législatives.
18:47Je n'ai pas dit ça, j'ai dit.
18:48On n'en est pas sûr.
18:48Moi, je ne sais pas.
18:49D'ailleurs, je ne sais même pas
18:50prédire les élections municipales.
18:51Mais bon, en démocratie,
18:53j'ai quand même plutôt l'impression
18:54que généralement, c'est le peuple qui décide.
18:56Traîner une situation comme celle-là.
18:57Dire le louche.
18:58Traîner une situation comme celle-là,
19:00en ce moment,
19:02pour la France, c'est mortifère.
19:04Mortifère.
19:04Il se passe beaucoup trop de choses gravissimes
19:06pour que la France soit exactement,
19:09sans bouger,
19:10immobile,
19:13considérée comme l'homme malade de l'Europe,
19:16incapable de faire voter.
19:17Et quand vous voyez le président de la République
19:18entouré de rafales et de militaires,
19:20dit, pour être craint,
19:22il faut être fort.
19:23Super.
19:23On va être fort.
19:25Mais avec quoi ?
19:26Il n'est même pas capable
19:27de faire voter un budget.
19:28D'accord, mais vous m'entendez une réponse.
19:29Non, mais attendez.
19:30Laissez-moi juste finir.
19:31Le décalage entre les mots et la réalité
19:34devient insupportable.
19:35D'accord.
19:36Tout le monde s'aperçoit
19:37que la France est très faible.
19:38On fait ce qu'on veut avec la France.
19:40Elle fait rigoler tout le monde.
19:41D'accord.
19:42Moi, ça me rend mal.
19:43Mais Pierre, vous êtes capable
19:43de jouer notre avenir sur un pari
19:45qui est qu'on va aux élections
19:47et cette fois, on aura une majorité.
19:49Je pense que...
19:50C'est la démocratie.
19:50Je pense que d'abord...
19:51Mais la démocratie,
19:52ce n'est pas forcément
19:52de voter tous les ans, Jules.
19:54Oui, mais la démocratie,
19:55c'est d'avoir des majorités.
19:56Non, mais votre position
19:57n'est pas tenable.
19:58Ben si, d'abord, je la tiens.
19:59Donc, c'est qu'elle est tenable.
20:00Il a le droit de vous de répondre.
20:02Oui, mais...
20:03Vous voulez bien...
20:04C'est une blague.
20:05Pardon.
20:05Oui, allez-y, cher Pierre.
20:06Elle n'est pas tenable
20:06parce que la nature même
20:08de la démocratie,
20:09c'est que quand le système
20:09est bloqué,
20:10on retourne devant le peuple.
20:12Et c'est ça, l'idée
20:13sous la Ve République.
20:14Quand le président est désavoué,
20:16il s'en va.
20:17Qu'est-ce qui s'est passé
20:18avec le général de Gaulle ?
20:19Et pourquoi est-ce que
20:20M. Macron a tenu,
20:22après avoir perdu trois élections,
20:23à rester en place ?
20:24C'est ça, le drame.
20:25D'accord, peut-être,
20:26mais il ne va pas partir.
20:27Vous n'allez pas le faire
20:27partir de force.
20:28Non, mais...
20:28Peut-être.
20:31Je viens d'abord
20:31de hurler
20:32ce que vous venez de dire.
20:34Je dis simplement
20:34qu'à partir du moment
20:35où le pays est bloqué,
20:37il faut pouvoir revenir
20:39devant les Français,
20:40c'est ça ?
20:40Sébastien Ligné,
20:41après on ira rejoindre
20:42notre journaliste
20:43Maxime Leguay.
20:44On s'est concilié de position.
20:45En effet, je pense
20:45qu'il faut retourner aux urnes.
20:46Mais croire que même
20:47si on avait une majorité,
20:49la faiblesse de la France
20:50disparaîtrait,
20:50je ne pense pas.
20:51Non, mais au moins
20:52un autre cas.
20:52Parce que le maillon
20:54qui tient toute cette faiblesse
20:56de la France,
20:56c'est Emmanuel Macron.
20:57Et tant qu'Emmanuel Macron
20:59restera au pouvoir,
21:00la France apparaîtra
21:01comme faible
21:02avec ou sans majorité.
21:04Croyez-vous
21:04que s'il a une majorité
21:06contraire,
21:07nette,
21:07qu'il se dégage,
21:08qu'il puisse rester au pouvoir ?
21:09Moi, je pense qu'il restera.
21:11Il est tellement diminué
21:13aujourd'hui
21:14que si jamais
21:15il y a une élection
21:15et qu'il la perd massivement
21:17et que son parti disparaît
21:18parce que c'est ça
21:19qui se passera,
21:20croyez-moi,
21:21ça changera la donne
21:21pour son matin.
21:22Pourquoi aujourd'hui
21:23les partis LR,
21:24PS et Renaissance
21:27se contorsionnent
21:28pour éviter
21:29d'aller devant les urnes ?
21:31Écoutez,
21:32la réponse,
21:32elle est évidente.
21:33Emmanuel Macron
21:33peut très bien
21:34décider de rester
21:35même en minorité.
21:36Hélas,
21:36une réforme européenne
21:39parce que c'est ça
21:39dans ce qu'on parle.
21:40Si on veut reprendre
21:41le contrôle
21:41de notre économie,
21:42de notre industrie,
21:43de nos armées,
21:44de notre commerce,
21:45ça passe par une réforme
21:46européenne profonde
21:47et ça,
21:47il n'y a que le chef
21:48d'État français
21:49qui peut le faire
21:50et encore,
21:50c'est même pas sûr.
21:53Maxime Leguay.
21:53Pour ça,
21:54il faudra attendre 2027
21:55mais d'ici là,
21:56ce que je dis simplement,
21:57c'est qu'on vient de vivre
21:58une année horrible.
22:00Politiquement.
22:01Et si on doit se taper ça
22:02pour encore un an et demi,
22:03on va être dans un...
22:04C'est long,
22:05c'est long.
22:0520h24 sur CNews,
22:07on va rejoindre
22:08notre journaliste
22:08Maxime Leguay,
22:10journaliste politique
22:10pour CNews
22:11qui a suivi
22:12le discours de Marine Le Pen,
22:13discours court
22:14mais discours incisif
22:15qui a attaqué
22:17et le bilan
22:18du Marseille en grand
22:20promis dès 2017
22:21par le président
22:22de la République,
22:232019 peut-être,
22:24plus que 2017.
22:25Et également,
22:27l'allocution
22:29de Sébastien Lecornu
22:30aux alentours
22:31de 18h30
22:32qui a accusé
22:34en quelque sorte
22:35les oppositions
22:36de ne pas jouer
22:37le jeu du compromis,
22:38de la responsabilité
22:39et qui ont en quelque sorte
22:41rajouté du chaos au chaos.
22:42Maxime Leguay,
22:43comment résumer
22:43la prise de parole
22:44de Marine Le Pen ?
22:46Oui, bonsoir Elliot.
22:48Et bien, effectivement,
22:49il y a deux axes
22:50dans ce discours
22:50de Marine Le Pen.
22:51D'abord,
22:52elle a répondu
22:53au Premier ministre
22:54Sébastien Lecornu
22:55qui avait chargé
22:56le Rassemblement National
22:57et la France Insoumise
22:59en les taxant
23:00de stratégie
23:00du cynisme
23:01voulant bloquer
23:02le budget.
23:03Réponse de ce soir
23:04de Marine Le Pen,
23:06il n'y a aucune stratégie
23:07de cynisme.
23:08Notre seule stratégie,
23:09c'est de défendre
23:11les Français.
23:12Elle a également
23:12raillé le Premier ministre
23:13en l'appelant
23:14Calimero Lecornu
23:16qui découvre
23:17quand la bise fut venue
23:18effectivement
23:19qu'il ne pourra pas
23:19faire adopter son budget
23:20149,3 ni ordonnance.
23:22Ça, c'était pour
23:23la politique nationale
23:24et puis après,
23:24évidemment,
23:25elle est revenue
23:25sur la raison
23:26de sa venue ici
23:27à Marseille
23:28pour soutenir
23:28Franck Alizio,
23:29le député
23:30des Bouches-du-Rhône,
23:31candidat pour le RN
23:33ici avec un message
23:34politique clair.
23:35La victoire
23:36à Marseille
23:37ici est à portée de main.
23:39Ce qui paraissait
23:39inimaginable
23:40il y a encore
23:41quelques années
23:42ou même quelques mois.
23:43Franck Alizio
23:43qui est désormais
23:44au coude à coude
23:45dans les sondages
23:46avec Benoît Payan,
23:47tous les deux crédités
23:47de 30%
23:48en attention de vote
23:49avec une thématique
23:50claire et martelée
23:51par Marine Le Pen.
23:52La sécurité
23:53remette de l'ordre
23:55dans les rues
23:55marseillaises
23:56taclant évidemment
23:57Benoît Payan
23:58sur cette politique-là.
23:59Elle a dit
24:00qu'il faisait
24:00fi de la réalité.
24:02La petite punchline
24:02du soir peut-être
24:03c'est partout
24:04où le gauchisme
24:05passe,
24:06le réel trépasse.
24:07Voilà les mots
24:07de Marine Le Pen
24:08qui veut faire
24:09de Marseille
24:10la première marche
24:11avant la véritable
24:13alternance,
24:14évidemment,
24:14celle de 2027
24:15à l'Elysée.
24:15Merci Maxime Leguay,
24:17merci à Laure Parra
24:18qui vous accompagne,
24:20Benoît Payan
24:20qui aujourd'hui
24:22dans les colonnes
24:22de l'AFP,
24:23d'ailleurs très intéressant,
24:24dépêche le contexte
24:26de l'AFP,
24:27le jour où Marine Le Pen
24:27est sur place.
24:29Benoît Payan
24:29qui explique,
24:31c'est le hasard évidemment,
24:32le ERN représente
24:33l'anti-Marseille,
24:35accuse le maire
24:35Benoît Payan
24:36avant une visite.
24:37Je regardais par exemple
24:38pour les élections européennes,
24:39vous savez qui est arrivé
24:40en tête à Marseille ?
24:42La France Insoumise ?
24:43Non, Jordan Bardella
24:45pour les européennes.
24:46Intéressant de voir.
24:47En même temps,
24:48il y a 4 fois plus
24:49que tous les autres.
24:50Mais ce n'est pas le problème,
24:51ce que je veux dire,
24:51c'est que si l'ERN
24:53représente l'anti-Marseille
24:54comme le dit M. Payan,
24:56plutôt que d'aller
24:56sur le terrain moral,
24:58qu'il aille sur le terrain,
24:59pourquoi aujourd'hui
25:00l'ERN est plus en réussite
25:04qu'il ne l'était
25:05il y a 20 ou 30 ans
25:06dans cette ville ?
25:06M. Payan disait
25:07en début de semaine
25:07que la sécurité
25:09était parfaite à Marseille
25:10et que tout allait bien
25:11depuis qu'il a été élu maire
25:13et en même temps,
25:13il n'a même pas été élu maire.
25:14Voilà, on l'a quand même.
25:15Les amis,
25:16on revient dans un instant
25:17pour la deuxième partie
25:19de l'heure des pros.
25:20Je vous passerai juste
25:21un ou deux sonores
25:22de Sébastien Lecornu
25:24et puisque comme on est
25:25à l'ère du verbe,
25:26je voudrais vraiment
25:26qu'on aille sur le terrain
25:28et le concret,
25:29le réel,
25:30la situation en France.
25:31Mais vous me traduirez
25:32le discours de Sébastien Lecornu ?
25:33C'est un coup à gauche,
25:37un coup à droite.
25:38Un coup à gauche,
25:39un coup à gauche.
25:40C'est trois coups à gauche,
25:42un coup au centre.
25:43Si vous voulez,
25:44on en parle dans un instant.
25:46Ordonnons ce 49.3.
25:50Quasiment 20h30 sur CNews,
25:51même pas 15h30,
25:53ça y est,
25:53il est 20h30
25:54et vous êtes en direct
25:54sur CNews,
25:55toujours avec Sébastien Ligné,
25:56Elisabeth Lévy,
25:57Jules Torres
25:58et Pierre Lelouch.
25:59On ne va pas passer trois heures
26:00sur l'allocution
26:01de Sébastien Lecornu.
26:03C'est votre choix.
26:03Non, mais honnêtement,
26:05ce n'est pas ça,
26:06c'est que qu'est-ce que vous retenez ?
26:07Si ce n'est qu'il va peut-être
26:08passer par les 49.3,
26:10il ne l'a même pas annoncé
26:11véritablement
26:12et que, évidemment,
26:13comme vous avez un trouillomètre
26:14qui est toujours à zéro,
26:16les partis comme le PS
26:18et les Républicains
26:19vont trouver toutes les formules
26:20pour valider
26:21ce qui a été fait.
26:22Ils ont déjà commencé d'ailleurs.
26:23Il le trouve passionnant,
26:24cet homme-là.
26:25Il l'est,
26:26en tous les cas.
26:27Ce qui est intéressant,
26:28c'est qu'il s'est présenté
26:29comme le Premier ministre
26:30et le gouvernement
26:31le plus faible
26:31de l'histoire de la Ve République
26:32et qu'aujourd'hui,
26:34il arrive à se maintenir
26:35tout en étant,
26:37selon cette formule,
26:38le plus faible à la Ve République.
26:39Donc, se maintenir,
26:39ce n'est peut-être pas
26:39un objectif politique.
26:41C'est vrai.
26:42Effectivement.
26:43Alors,
26:43hausse ciblée
26:44de la prime d'activité,
26:45je vous donne
26:45les grandes annonces.
26:47Fiscalité des ménages préservés,
26:49le logement,
26:50point en suspens,
26:51c'est pour dégager
26:52des recettes supplémentaires.
26:54Le Parti Socialiste
26:55demandait une hausse
26:56de la surtaxe
26:56sur les bénéfices
26:57des grandes entreprises.
26:58Ça sera validé, ça, ou pas ?
27:00Oui.
27:00Il va le faire ?
27:02Ah oui, oui.
27:02Ben non,
27:03puisqu'il avait dit
27:03qu'il n'y aurait pas
27:04de hausse de taxes.
27:05Non, sur les ménages.
27:06Sur les ménages.
27:07Ah, donc,
27:08sur les entreprises,
27:09ça va repartir.
27:09Et sur les entreprises,
27:12ce n'est peut-être pas fini
27:12parce qu'il y a peut-être
27:13la hausse de l'IS,
27:14il y a peut-être
27:14une taxe encore plus forte
27:15sur les holdings.
27:16C'est incroyable,
27:17vous verrez.
27:17Mais quand le gouvernement
27:19s'est lui opposé
27:19à toute hausse
27:20de cette taxe au Parlement
27:21et le Premier ministre
27:22n'a pas annoncé
27:22où il comptait
27:23placer le curseur
27:24de la taxe finale.
27:25Bon, écoutez,
27:26wait and see,
27:26ne passons pas trois heures.
27:28Un dernier mot avec vous,
27:29Jules.
27:30C'est ce qu'il dit depuis le début,
27:30depuis le mois d'octobre,
27:31on l'a dit,
27:32on l'a dit maintes fois ici,
27:33c'est qu'il n'y aurait
27:34jamais de vote sur ce budget,
27:35que ça passerait soit
27:36par le 49-3,
27:37soit par les ordonnances.
27:38En gros, soit le 49-3,
27:39soit le super 49-3
27:40puisque les ordonnances,
27:41on contourne complètement
27:42le Parlement
27:44et que ce budget
27:44est un budget
27:45encore plus socialiste
27:46qu'hier
27:47et peut-être que demain
27:48il le sera encore plus.
27:49Un mot à retenir,
27:50tout simplement.
27:51Aucune économie
27:52et des impôts en plus.
27:54Voilà.
27:54C'est aussi simple que ça.
27:56Et il ne s'est rien passé
27:57depuis huit mois
27:58que des contorsions
27:59autour de ça.
28:00Aucune économie.
28:01Aucune économie
28:02et des impôts en plus.
28:03Mais Pierre,
28:03ça fait 40 ans
28:04que dure cette chose
28:05et franchement,
28:06ça fait quand même très longtemps
28:08que dure cette chose
28:09et franchement,
28:09je n'ai pas l'impression
28:10même que nous,
28:11on ait pris,
28:11les Français,
28:12je veux dire,
28:12pris conscience
28:13de la gravité
28:14de cette affaire.
28:15On a l'impression
28:15de vivre dans un monde magique.
28:17Beyrou,
28:17avant de partir,
28:18je vous laisse le truc
28:20en ruine
28:20mais je ne veux pas le défendre
28:22donc je m'en vais
28:22et je retourne à Pau.
28:23Mais il avait quand même dit
28:25que c'était devenu intenable
28:26et c'est intenable.
28:27Au rythme des partis,
28:29on aura le FMI.
28:29Je vous le dis.
28:30Mais sans le FMI.
28:31À un moment,
28:31il faudra choisir
28:32entre l'austérité
28:33façon FMI
28:34ou bien continuer comme ça
28:36mais on ne peut plus
28:36continuer comme ça
28:37parce qu'on ne pourra plus emprunter.
28:38Mais si on n'a pas le FMI,
28:39on ne le fera pas.
28:40Personne ne le fera.
28:42C'est simple.
28:44Là, pour le coup,
28:45vous n'avez que des dépensiers
28:46dans cette classe politique ?
28:48Vous ne me lèverez pas de la tête
28:49que le grand perdant
28:50dans cette histoire,
28:51c'est quand même les Républicains.
28:52Que les socialistes
28:52soient contents ce soir
28:53parce qu'ils ont tout obtenu
28:54du gouvernement,
28:55tant mieux pour eux
28:56que les Républicains
28:57participent à cette mascarade
28:59et qu'ils continuent encore
29:00à creuser leur propre tombe
29:01après le premier budget
29:03cet automne,
29:04après le Mercosur
29:05et là,
29:05en nous expliquant ce soir
29:06que le 49-3 finalement,
29:08c'est une super idée
29:08et qu'on va avoir
29:09un budget pour la France.
29:10Honnêtement,
29:11j'aimerais qu'un jour
29:12les électeurs de droite
29:13demandent des comptes
29:14aux Républicains
29:15parce que là,
29:16ça fait beaucoup.
29:18Parlons d'un autre sujet
29:19à présent
29:20puisqu'on l'avait abordé
29:21et Marine Le Pen l'a abordé
29:23mais nous en parlons
29:24en longueur
29:24dans les prochaines heures
29:25parce que c'est un sujet
29:27essentiel,
29:27il en va de la souveraineté
29:28de la France,
29:29c'est-à-dire
29:29est-ce que l'Union Européenne
29:30peut contrôler
29:31les exportations
29:32d'armement de la France ?
29:34Vous voulez qu'on en parle
29:34encore un peu ou pas ?
29:35Oui, c'est tellement sur ça.
29:36Ah bah alors,
29:36vous dites s'il y a tellement...
29:37Un tout petit mot.
29:38Non, plus sur le budget
29:39si vous plaît Pierre.
29:40Ah bah alors,
29:41voyons le sujet
29:41de Vincent Farandèche
29:44pour les...
29:45Voilà,
29:45le budget,
29:46on passe à autre chose.
29:47Les promesses non tenues,
29:49les...
29:49Les...
29:50Les...
29:50Les...
29:51Les...
29:51Les...
29:51Les...
29:51Les...
29:52C'est pas facile
29:53à dire d'ailleurs.
29:5520h34
29:56et on voit le sujet
29:57de Vincent Farandèche.
29:59Les exportations d'armes
30:01pourraient bientôt
30:02être encadrées
30:02par la Commission Européenne.
30:05Aujourd'hui,
30:05elles sont régies
30:06par des critères éthiques
30:07et politiques
30:08adoptés en 2008
30:09mais ce sont bien
30:11les Etats
30:11qui définissent
30:12leur stratégie d'exportation
30:13en fonction
30:14de leurs intérêts nationaux.
30:16Mais le cadre légal
30:17pourrait bien changer.
30:19La situation
30:20en matière de sécurité
30:21exige d'établir
30:22de manière cohérente
30:23des procédures
30:24d'approbation
30:25et de certification
30:26réglementées
30:27au niveau
30:27de l'Union Européenne
30:28pour les nouvelles installations
30:30de production
30:31et les licences d'exportation
30:33pour les produits
30:34de défense.
30:35Si tel était le cas,
30:36Paris pourrait y perdre gros.
30:38Car sur ces 5 dernières
30:39années,
30:40la France
30:40est le deuxième exportateur
30:42d'armes au monde
30:43derrière les Etats-Unis.
30:45Ce sont plus de 21 milliards
30:46d'euros
30:46qui ont été générés
30:48en 2024.
30:49Un bilan notamment porté
30:50par les commandes
30:51de Rafale.
30:53L'amendement
30:54du Parlement européen
30:55provoque
30:55l'indignation
30:56du Rassemblement National.
30:58Si cette mesure
30:59venait à être appliquée,
31:00ce serait un scandale
31:01majeur
31:02et une inacceptable
31:03confiscation
31:04de notre souveraineté nationale.
31:06Avec nous,
31:07jamais la Commission Européenne
31:08aura le pouvoir
31:09de contrôler
31:10les exportations
31:11d'armement
31:11de la France.
31:12En juillet dernier,
31:14Sébastien Lecornu,
31:15alors ministre des Armées,
31:16avait déjà exprimé
31:17son désaccord.
31:19La France
31:19devrait une nouvelle fois
31:20faire part
31:21de son opposition.
31:22Vous vouliez préciser
31:24quelque chose,
31:25Pierre Leloche ?
31:25D'abord que c'est une idée
31:26allemande.
31:27Surprenant.
31:28Comme souvent.
31:29C'est ce qui se passe
31:29au Bundestag.
31:30Les exportations sont soumises
31:31au contrôle du Bundestag.
31:33Et c'est même un problème
31:34majeur dans les relations
31:35franco-allemandes
31:36parce qu'à chaque fois
31:36qu'on fait,
31:37qu'on essaye de faire
31:38un armement en commun
31:39franco-allemand,
31:41ils mettent des contrôles
31:42à l'export
31:42qui sont inacceptables
31:43pour nous.
31:44On n'en a pas de nous ?
31:45C'est un vieux...
31:45Non, nous,
31:46le contrôle,
31:47il n'est pas parlementaire,
31:48il est au niveau
31:48du président de la République.
31:49C'est lui qui décide.
31:50Il y a une commission
31:51chargée des exportations d'armes.
31:52C'est l'exécutif qui décide.
31:54Le Parlement ne s'en mêle pas.
31:55Ça, c'est un.
31:56Deux,
31:57qu'est-ce qu'elle fait,
31:58von der Leyen ?
31:58Elle a,
31:59comme tout le monde
32:00est fauché,
32:01en tout cas nous,
32:02pas les Allemands,
32:03et qu'il faut quand même
32:04réarmer,
32:04elle a dit,
32:05ok,
32:05on va faire un emprunt
32:06pour acheter des armes.
32:09Donc,
32:09elle a mis 150 milliards
32:11d'euros sur la table
32:12avec un programme
32:13qui s'appelle
32:13Safe, etc.,
32:15où les gens
32:15pourront fabriquer des armes.
32:17Première difficulté,
32:18c'est quoi ?
32:18C'est des armes américaines
32:19ou bien des armes européennes ?
32:21Là,
32:21il y a déjà une BBI
32:22entre les Français
32:23et la Commission.
32:24Deux,
32:24une fois que vous touchez
32:25cet argent
32:26et qu'on va faire
32:28des usines en commun
32:29et des choses de ce genre
32:29ou des programmes communs
32:31européens,
32:32qui les contrôle ?
32:33Alors,
32:33elle dit,
32:34attendez,
32:34c'est mon pognon,
32:35donc je contrôle.
32:36Donc,
32:36à partir du moment
32:37où on met le doigt
32:38dans ce genre de dispositif...
32:39Oui,
32:39vous perdez de la souveraineté
32:41encore un peu plus.
32:42Ça donne la fédéralisation rampante
32:44que nous n'avons pas décidé.
32:47Alors que la défense,
32:48justement,
32:49et l'armée française,
32:51contrairement à beaucoup
32:52d'armées européennes,
32:54c'est une armée
32:55qui a une indépendance totale
32:56et notamment
32:57dans la construction des armes.
32:59Sébastien Ligny.
33:00Quand on parle
33:00de dérive totalitaire
33:02du pouvoir central européen,
33:03ce n'est pas simplement
33:04un mot en l'air,
33:05c'est une réalité.
33:06C'est-à-dire que
33:07vous avez parlé tout à l'heure,
33:08Elisabeth,
33:08du traité de Lisbonne.
33:09En effet,
33:09le traité a donné
33:10beaucoup plus de pouvoir
33:11à la Commission.
33:12mais les présidents
33:15de Commission européenne
33:15qui ont succédé
33:16après le traité de Lisbonne
33:17ne prenaient absolument
33:18pas autant de place
33:19que ce que fait
33:20Mme van der Leyen aujourd'hui
33:21qui s'arroge
33:22continuellement des pouvoirs
33:23qu'elle ne possède pas
33:24et personne ne fait rien.
33:27C'est ça qui est scandaleux.
33:27Je rappelle quand même
33:29que l'année dernière
33:30quand Mme van der Leyen
33:31a été malade
33:32et malheureusement pour elle,
33:33elle a été malade
33:34quelques jours,
33:35tous les travaux
33:36de la Commission
33:37ont été stoppés
33:38parce que Mme van der Leyen
33:39ne pouvait pas travailler.
33:41C'est pour vous dire
33:41à quel point
33:42le système européen
33:43est vertical
33:44et que tout est contrôlé
33:45par une seule personne
33:46et vous avez raison
33:47de le dire,
33:48M. Lelouch,
33:49elle n'est élue
33:50par personne
33:51parce que si on expliquait
33:52au début des élections européennes
33:54qu'on n'élisait pas simplement
33:55un Parlement européen
33:56mais une présidente
33:58de l'Union européenne,
33:59je peux vous promettre
34:00que les résultats
34:01des élections européennes
34:01seront dramaticalement différents.
34:04Un dernier mot avec vous, Jules ?
34:05Non, mais encore une fois,
34:06le problème,
34:07c'est que les États européens
34:09se sont tus
34:09depuis trop d'années
34:10et donc ils ont laissé
34:11Ursula von der Leyen
34:12et la machine bruxelloise
34:14s'agrandir.
34:15On n'a plus aucune souveraineté
34:16sur rien.
34:17Regardez,
34:17à chaque émission,
34:18on traite des pouvoirs
34:20que s'est arrogé
34:20la Commission,
34:21le Conseil,
34:22la Cour européenne
34:23des droits de l'homme,
34:24la Cour de justice.
34:25Voilà,
34:25on n'a plus aucune souveraineté
34:26sur tous les sujets
34:27migratoires,
34:29sécuritaires,
34:29économiques,
34:30diplomatiques.
34:30La question migratoire,
34:31dans un instant,
34:32on va en parler,
34:32vous allez aller s'il y a.
34:33Moi, je me rappelle,
34:34enfin, je me rappelle,
34:34non, j'étais pas née,
34:36mais malgré tout,
34:36rappelez-vous que
34:37il y a eu en France
34:38une crise très grave politique
34:39quand le gouvernement
34:41Mendès-France,
34:42je crois,
34:42a voulu faire adopter
34:43ce qu'on appelait
34:44la CED,
34:44la Communauté Européenne
34:46de Défense.
34:47Donc, je pense quand même
34:47que sur ces questions-là...
34:49C'était avant, pardon.
34:50C'était avant, pardon.
34:51Excusez-moi,
34:52la CED,
34:52c'est avant le traité de Rome.
34:53Oui, avant, bien sûr.
34:54C'est juste un détail, oui.
34:55Donc, ça n'existait pas.
34:56Non, mais laissez-moi
34:57finir ma phrase quand même.
34:59Non, ça suffit, la pierre.
35:00Je finis,
35:00je veux juste dire
35:01que sur les questions
35:02de défense
35:02et d'indépendance
35:04de la défense,
35:05d'accord,
35:05ce débat sur la CED
35:06a provoqué
35:08une très grasse crise
35:09en France.
35:09Je sais bien
35:09que c'était avant
35:10l'Union Européenne.
35:11Ça ne m'a pas échappé.
35:12Je suis désolé
35:12que vous ne soyez pas
35:13d'accord avec ça,
35:14mais malgré tout,
35:15ça veut dire qu'en France,
35:17l'idée d'élargir
35:18la question de la défense
35:21est une question
35:22très sensible.
35:23C'est tout ce que
35:23je voulais dire.
35:24Oui, ça n'a rien à voir.
35:26D'accord,
35:26mais je suis sainte.
35:27La CED,
35:28c'était une affaire
35:29entre nous,
35:30les Allemands
35:30et les Américains.
35:30Oui, mais c'était
35:31avant la création européenne.
35:32D'accord.
35:32Mais vous voyez,
35:33la comparaison,
35:34ça existe
35:34et je maintiens
35:35ma comparaison.
35:35Vous en parlerez
35:36après l'émission,
35:37tous les deux,
35:38puisqu'on n'arrive pas
35:39à vous accorder.
35:39Avec la crise,
35:40avec la chaise vide,
35:4465.
35:44Ça, c'est sur la politique
35:45agricole commune.
35:46S'il vous plaît,
35:47justement.
35:48Autre sujet,
35:49mais qui rejoint aussi,
35:50puisque sur les questions
35:51migratoires,
35:52vous avez des normes
35:53européennes
35:53qui sont supérieures
35:54aux normes nationales.
35:56On vous en parlait
35:56d'ailleurs le mois dernier,
35:58un maire avait décidé
35:59de démissionner,
36:00de proposer sa démission,
36:01refusant de marier
36:02un homme précédemment
36:03sous le coup
36:03d'une OQTF.
36:05Eh bien,
36:05demande de refuser
36:06par la préfecture
36:07en lui disant
36:07vous ne pouvez pas
36:08démissionner maintenant
36:09parce qu'il en va
36:10du bon fonctionnement
36:11de l'administration
36:13à quelques semaines
36:14seulement des élections
36:15municipales.
36:17Eh bien,
36:17un mois plus tard,
36:19la ville pourrait bien
36:20payer très cher
36:21si son maire
36:22continue de refuser
36:23de marier
36:24ce couple.
36:26Alors,
36:26en plus,
36:26ce qui est hallucinant,
36:27c'est que ce n'est pas
36:28un couple avec,
36:28par exemple,
36:29un homme étranger
36:31et une femme française.
36:32C'est un couple
36:33finlandais
36:34et algérien.
36:35J'y comprends
36:35strictement rien
36:37dans cette histoire.
36:38Tout ça,
36:38marié en France.
36:39Je vous assure,
36:39je me suis demandé
36:40vous n'hésitez pas
36:40à vous rappeler.
36:41Vincent Farandège
36:43nous explique tout.
36:46La ville de Chessy
36:47pourrait bien avoir
36:48à débourser
36:4953 000 euros
36:50pour un mariage refusé.
36:51Le maire
36:52et ses adjoints
36:53s'opposent depuis
36:53bientôt un an
36:54à l'union
36:55entre une ressortissante
36:56européenne
36:57et un homme
36:57en situation irrégulière
36:58visé par une OQTF
37:00en 2022
37:00considérant le mariage
37:02insincère et frauduleux.
37:04Saisi,
37:04le 10 décembre dernier,
37:06la justice ordonne
37:07à l'élu
37:07de marier le couple.
37:09Le maire
37:10décide alors
37:10de démissionner
37:11sans officier d'état civil,
37:13pas de mariage.
37:15Mais la demande
37:15est rejetée
37:16par la préfecture.
37:17Alors que son mandat
37:18se termine
37:19le 22 mars prochain,
37:20le maire
37:20compte bien aller
37:21jusqu'au bout
37:22de son combat.
37:23De son côté,
37:24le couple a saisi
37:24le juge
37:25de l'exécution
37:26du tribunal de mots
37:27pour forcer la main
37:28à la commune.
37:29Il demande
37:30une astreinte financière
37:31de 1 000 euros
37:31par jour
37:32en cas de non-application
37:33de la décision de justice.
37:34Elle doit être rendue
37:36le 27 janvier prochain.
37:3953 jours
37:39séparent cette date
37:40de la fin du mandat
37:41du maire.
37:42L'amende
37:42pourrait donc
37:43s'élever
37:44à 53 000 euros.
37:45Mais voilà pour
37:47cette histoire
37:48qui est absolument dingue.
37:50Est-ce qu'elle est
37:50vraiment étonnante ?
37:51Je peux me permettre.
37:52De quoi ?
37:52Quand on connaît la France
37:53en 2020,
37:53est-ce que c'est très étonnant ?
37:54Non.
37:54Je rappelle même
37:55que Robert Ménard
37:57risque quand même
37:595 ans de prison ferme
38:00pour avoir refusé
38:01de marier un OQTF.
38:02C'est quand même ça
38:03l'ambiance générale
38:04de ce pays.
38:05Et vous parliez
38:05tout à l'heure
38:06de la juridiction européenne.
38:07On y revient.
38:08La boucle est bouclée.
38:09Parce que ce qui est dramatique,
38:10c'est qu'une partie
38:11de l'immigration
38:12connaît parfaitement
38:13le droit européen
38:15notamment grâce aux associations
38:16qui les aident.
38:17Donc ils savent pertinemment
38:18aujourd'hui en France
38:19à cause notamment
38:20de la juridiction européenne
38:21qu'au nom du droit sacré
38:22de la famille,
38:23si vous êtes marié,
38:24vous êtes quasiment plus
38:26expulsable.
38:27Et encore pire,
38:28ou mieux,
38:28si vous avez un enfant
38:29sur le sol français,
38:31c'est terminé.
38:32Vous ne pourrez plus
38:33jamais être expulsé.
38:34Ça, les associations
38:35de migrants
38:35le font bien comprendre
38:37aux migrants
38:37et ça facilite parfois
38:38ce qu'on peut appeler
38:39des mariages blancs.
38:40Je vais vous remonter le moral.
38:41Vous savez pourquoi ?
38:42Parce que le président
38:44Tebboune,
38:45il a annoncé
38:46qu'il va prendre
38:47un décret
38:47pour demander
38:48à tous les sans-papiers
38:49algériens
38:50qui sont misérables
38:51en France
38:51de rentrer en Algérie.
38:52Donc je suggère
38:53à ce monsieur
38:54de rentrer en Algérie
38:56et de se marier là-bas
38:57avec sa Finlandaise.
38:58Comme ça,
38:58tout le monde est content.
38:59Non mais c'est quand même
39:00assez surprenant
39:01de voir
39:02que donc
39:03une ressortissante
39:04finlandaise
39:05veut se marier
39:06sur le sol français
39:08avec un Algérien
39:09en situation irrégulière
39:11qui était précédemment
39:12sous le coup
39:12d'une obligation
39:13de quitter le territoire
39:14et aujourd'hui
39:15vous avez le maire
39:16et donc la ville
39:17qui risquent jusqu'à
39:1850 000 euros
39:19si jusqu'au bout du bout
39:21c'est-à-dire
39:21les municipales
39:22ils ne célèbrent pas
39:25ce mariage.
39:26Voilà pourquoi
39:26j'incitais tout à l'heure
39:27sur le fait
39:27de retourner au jour
39:28parce qu'on ne peut rien
39:29n'avoir de bien
39:30dans cette assemblée nationale.
39:31Je vous rappelle
39:31qu'il y a un texte
39:32sur justement
39:33le mariage
39:34des personnes occupées
39:35par des maires
39:35qui a été voté
39:36très largement
39:37au Sénat
39:37il y a de ça
39:38plusieurs mois
39:39le problème
39:39c'est qu'il y a
39:40à la présidence
39:41de l'Assemblée nationale
39:41Yael Brandpivet
39:42qui n'est pas tout à fait
39:43favorable à ce texte
39:44et donc
39:44qu'il le repousse
39:45au calendre grec
39:45en disant justement
39:46de toute manière
39:47on n'a pas forcément
39:48de majorité
39:48donc ça va être un texte
39:49qui ne sert à rien
39:50c'est pour ça
39:50qu'il faut absolument sortir
39:51de cet impact budgétaire
39:53et sur le coup
39:54moi je ne suis pas étonné
39:55souvenez-vous quand même
39:56que la mairie de Boker
39:57a été condamnée
39:57à 123 000 euros
39:59d'amende
39:59parce qu'elle a mis
40:00une crèche
40:00dans sa mairie
40:01donc finalement
40:02on peut mettre
40:0350 000 euros
40:03qui refusent
40:04de marier un ETF
40:05Vous voulez qu'on parle
40:06de Paris à présent
40:06s'il vous plaît
40:07parlons de Paris
40:08et de Sarah Knafo
40:09candidate à la mairie
40:10qui a proposé vendredi
40:11un plan d'économie
40:12de 10 milliards
40:1310 milliards d'euros
40:15en divisant par deux
40:16les effectifs
40:17de fonctionnaires
40:17de la ville
40:18plus on va avancer
40:18d'ailleurs
40:19dans les prochaines semaines
40:20plus il sera question
40:21évidemment
40:22des candidatures
40:24dans les grandes villes
40:25et pas que d'ailleurs
40:26puisque là
40:27on vient de parler
40:27de la mairie de Chécy
40:28Il y a 55 000 fonctionnaires
40:31à la ville de Paris
40:32c'est-à-dire
40:32plus de deux fois
40:33plus que tout le personnel
40:35de toutes les préfectures
40:36de France
40:37C'est indéfendable
40:38Il faut diviser par deux
40:40les effectifs
40:41de la mairie
40:43Elle s'est défendue
40:44d'avoir une oncle
40:45d'extrémisme en elle
40:47Elle a des aspirations
40:48normales
40:49d'une femme française
40:50normale
40:50qui aimerait ne pas
40:51avoir peur
40:51en sortant dans la rue
40:52et qui aimerait pouvoir
40:53mettre ses enfants
40:54à l'école
40:55et qu'ils y apprennent
40:56quelque chose
40:57à Fuera
40:58tous ses fonctionnaires
41:00Elisabeth Lévy
41:01A Paris
41:02et même plus généralement
41:03vous savez
41:03Marine Le Pen
41:04je crois l'URN
41:05avait proposé comme mesure
41:06une coupe de 5 milliards
41:08je crois
41:08dans les dotations
41:10des collectivités locales
41:11il faut moins de monde
41:14c'est tout
41:15on n'a pas besoin
41:15d'autant de monde
41:16pour suradministrer
41:17et à Paris
41:18en plus Paris
41:19c'est je crois
41:19l'exemple le pire
41:20je ne connais pas
41:20bien les autres grandes villes
41:22de ce point de vue là
41:23mais Paris
41:24c'est l'entreprise
41:25de recasage
41:26et de recyclage
41:27de tous les
41:28et il faut rappeler
41:30de tous les gens
41:31qui se sont fait virer
41:32en politique
41:32l'endettement
41:33de Paris
41:35entre 2014
41:36et 2024
41:38c'est plus 127
41:39voire 147%
41:41c'est une histoire
41:41et qu'on est passé
41:42de 4 milliards
41:43à plus de
41:45et avec ça
41:46les gens ne trouvent pas
41:46une place de crèche
41:47l'entourage
41:48d'Emmanuel Macron
41:49d'Emmanuel Macron
41:50Emmanuel Grégoire
41:52quoi que
41:54pourquoi pas
41:55le PS peut passer
41:56de 1,75%
41:58à l'Elysée
41:58peut-être que ça sera
41:59un lapsus révélateur
42:01il faut une réelle
42:02méconnaissance des enjeux
42:03pour prétendre
42:03élaborer un plan d'économie
42:04de 10 milliards
42:05quand cette somme
42:05correspond tout simplement
42:06au budget de la ville
42:08de Paris
42:08ce monsieur Grégoire
42:10est absolument formidable
42:11parce que je suis
42:13sa campagne
42:14avec beaucoup d'intérêt
42:16et il est responsable
42:17de rien
42:18dans ce qui s'est passé
42:19à Paris
42:19parce qu'il a quitté
42:20Anne Hidalgo
42:21il s'est battu
42:22avec Anne Hidalgo
42:22l'an dernier
42:23donc il a quitté
42:23la municipalité
42:24sauf qu'on oublie quand même
42:25de dire à chaque fois
42:26qu'il a passé 9 ans
42:27à être son premier adjoint
42:28et donc il est responsable
42:30de tout ce qu'on vit
42:30à Paris
42:31de tout ce que vivent
42:32les parisiens
42:32et notamment de cette dette là
42:33et lui il est en campagne
42:34il vous dit
42:34il est quasiment figure
42:36de l'opposition
42:36c'est absolument lunaire
42:37c'est un méga sparadrap
42:38arqué Hidalgo
42:39sur l'épaule
42:40c'est compliqué
42:40de dire
42:41moi je ne suis pas Hidalgo
42:42mais j'étais le jeune Hidalgo
42:44non
42:45c'est terrifiant
42:4755 000 fonctionnaires
42:48quand vous voyez
42:49qu'il y a eu
42:50on allait être à l'automne
42:51il y avait
42:52des tonnes
42:53de feuilles
42:54non ramassées
42:55c'est une ville
42:56absolument dégueulasse
42:57où on se casse la figure
42:59il y a des trous
43:00dans la chaussée
43:01partout
43:01les services
43:02les courrières
43:03marchent bien
43:03non mais c'est
43:04incroyable
43:04les services répressifs
43:06les PV marchent
43:08ils ont délégué ça
43:08à une entreprise
43:09qui se gare
43:10les caméras
43:11tout ce qui fonctionne
43:12à Paris
43:12c'est privatisé
43:13c'est même plus
43:14de la police
43:15c'est des voitures
43:16qui passent
43:16ou des caméras
43:17ça ça marche bien
43:19je veux qu'on parle
43:20d'éducation à présent
43:21et d'une alerte
43:22c'est le patron
43:23de Safran
43:24qui revient
43:25sur le niveau
43:26scolaire
43:27et le niveau
43:27des élèves
43:28en mathématiques
43:29en disant
43:29c'est une catastrophe
43:30et la France
43:32aujourd'hui
43:32on a des élèves
43:34qui sont mauvais
43:35en mathématiques
43:35et on n'arrive plus
43:36aujourd'hui
43:38à avoir
43:38de bons ingénieurs
43:39rendez-vous compte
43:40de ce qui nous arrive
43:41sur notre sol
43:42Olivier Andriès
43:45s'il vous plaît
43:46la réforme du baccalaurat
43:47qui a rendu
43:48les mathématiques
43:49optionnelles
43:50conjuguées au recul
43:51du niveau
43:51des élèves
43:52dans cette discipline
43:53représente
43:53une véritable
43:54bombe
43:55à retardement
43:56dit-il
43:56pour l'économie
43:58française
43:59écoutez le directeur
44:00général de Safran
44:00qui était auditionné
44:02par les sénateurs
44:03ce que je regrette
44:05c'est la décision
44:06qui a été prise
44:07je la trouve toujours
44:07incompréhensible
44:08de rendre les maths
44:09optionnelles
44:10pour le bac
44:10et vous savez
44:12on le voit
44:15l'impact
44:16qu'on a vu
44:18très rapidement
44:18de cette décision
44:19c'est qu'on a vu
44:20une baisse
44:21du nombre
44:22de jeunes filles
44:22candidates
44:23sur les filières
44:24scientifiques
44:25et dans les écoles
44:27d'ingénieurs
44:27je pense que
44:28c'est une bombe
44:28à retardement
44:29c'est de voir
44:31le niveau
44:31progressivement baisser
44:33et là aussi
44:34pardon de le dire
44:37je vais être assez cru
44:38mais
44:38de se fixer
44:40comme objectif
44:40d'avoir 80%
44:42de bacheliers
44:42voire plus
44:44et pour y arriver
44:46de baisser le niveau
44:47ben c'est pas la voie
44:49c'est pas la voie
44:50parce que
44:50à la fin des fins
44:51de la sélection
44:52elle se fait
44:52si elle se fait pas là
44:54elle se fera plus tard
44:56pourquoi les maths
44:56c'est important
44:57c'est pas parce que
44:58les gens vont faire
44:59des maths derrière
45:00les maths c'est important
45:01parce que c'est ça
45:02qui forme l'esprit
45:03c'est ça qui permet
45:04de comprendre
45:05d'analyser
45:06d'avoir vraiment
45:08une stratégie rationnelle
45:11d'analyse des problèmes
45:12d'analyse des problèmes
45:14quels qu'ils soient
45:15quels qu'ils soient
45:16donc c'est formateur
45:17pour ça les maths
45:18ça forme l'esprit
45:20Pierre Lelouch
45:21Andriès
45:22c'est bien ce qu'il a fait
45:23aujourd'hui
45:23c'est important
45:24mais il aurait dû
45:25mettre en rapport
45:26le nombre d'ingénieurs
45:27fabriqués dans des pays
45:28comme l'Inde
45:29comme la Chine
45:30comme l'Indonésie
45:31ces gens là
45:32sont en train de
45:33c'est eux qui tiennent
45:34aujourd'hui
45:34toute la high tech
45:35aux Etats-Unis
45:36ce sont ces ingénieurs
45:37qui sont formés
45:38en Asie
45:39alors même que nous
45:40nous étions les premiers
45:41en maths
45:42on est en train de décliner
45:43lui il pilote
45:44une entreprise
45:45Safran
45:45qui est un joyau
45:46de notre industrie
45:47aéronautique
45:49et technologique
45:49il y a plein de choses
45:50très importantes
45:51y compris pour notre
45:52défense nationale
45:53mais il a besoin
45:54de gens qui ont fait
45:54des maths
45:55si les gens ne sont plus
45:56compétents
45:57qu'est-ce qu'il va faire
45:58donc il est inquiet aussi
45:59pour son entreprise
46:00alors l'Institut Hexagone
46:02a relayé
46:03mais ça date déjà
46:03de septembre
46:04c'est très intéressant
46:05de regarder les études
46:06de l'Institut Hexagone
46:07premier constat
46:07le niveau des élèves français
46:08s'effondre depuis l'an 2000
46:09dans la fameuse étude PISA
46:11pour le dire plus clairement
46:12la chute de 40 points
46:13de la France en maths
46:14depuis 2000
46:15correspond à une année
46:16scolaire de retard
46:17pour nos enfants
46:18outre le PISA
46:19il y a une autre enquête
46:21qui s'appelle TIMSS
46:21ce qui permet d'en venir
46:22aux mêmes conclusions
46:24quant à la baisse du niveau
46:25la France apparaît même
46:26comme le pire pays
46:27de l'Union Européenne
46:28en maths
46:29niveau CM1
46:31sur les 20 pays
46:32de l'Union Européenne
46:33classés dans ce
46:34alors l'histoire
46:35on est géniaux
46:36vous inquiétez pas
46:37on parle même pas du français
46:38on est même pas si bon
46:39en histoire figure
46:40mais je sais
46:40ce qui est dramatique
46:41c'est qu'on est devenus
46:42mauvais partout
46:43on est devenus mauvais partout
46:45il n'y avait que les matchs
46:46on pourrait se frapper
46:47en sociologie on n'est pas mauvais
46:49en anglais
46:51on est parmi les pires
46:52de l'Union Européenne
46:53en compréhension du français
46:55en compréhension de l'écrit
46:56quand vous voyez les chiffres
46:57d'entrée en sixième
46:58que vous vous rendez compte
47:00que vous avez quasiment
47:01un sur deux
47:01qui n'a pas une maîtrise
47:02parfaite du français
47:03quand il arrive en sixième
47:04c'est dramatique
47:05mais les maths
47:06ça s'explique notamment
47:07par la difficulté
47:08de remplacer les professeurs
47:09de maths
47:10quand ils sont absents
47:10parce qu'on sait qu'en France
47:12on est quasiment
47:13les champions d'Europe
47:14du nombre d'heures perdues
47:15à cause des professeurs
47:16qui ne sont pas là
47:17pour des x ou diverses raisons
47:19quand vous avez un prof
47:20qui manque en français
47:21ou en langue étrangère
47:22c'est plus facile
47:23de le remplacer
47:24que quand c'est un professeur
47:25de mathématiques
47:25donc le problème
47:26c'est que nos enfants
47:28ils perdent
47:29mais des centaines d'heures
47:30en moyenne par an
47:31sur les mathématiques
47:32et ça c'est quasiment impossible
47:33à rattraper
47:33mais le niveau des profs
47:35est aussi pour quelque chose
47:36je suis désolé
47:36le problème
47:37il y a un problème
47:37terrible de formation
47:39des profs
47:40et moi je pense
47:41que c'est ça
47:42notre crime
47:43notre crime
47:44c'est ce qu'on appelle
47:45l'école
47:45par exemple
47:46là le directeur général
47:47de Safran
47:48en l'écoutant
47:49je me disais
47:49mais demain matin
47:50demain matin
47:51il faudrait que
47:52toutes les rédactions
47:53invitent
47:54le directeur de Safran
47:56pourquoi ?
47:57parce que ce qu'il dit
47:57et l'alerte qu'il émet
47:58est bien plus importante
48:00que ce qui va se passer
48:01demain matin
48:02c'est-à-dire que vous allez avoir
48:03le bal de tous les députés
48:04qui n'attendent qu'une chose
48:05c'est protéger leur siège
48:06qui vont arriver avec une petite feuille
48:08parfois en mauvais français
48:09avec des éléments de langage
48:11et vous nous expliquez à quel point
48:13soit le budget est mauvais
48:14soit le budget est bon
48:16soit en responsabilité
48:17il ne faut pas faire tomber
48:18ce gouvernement
48:19soit justement
48:20il faut le faire tomber
48:21alors que là
48:22avec le directeur général
48:23de Safran
48:24vous allez sur un terrain
48:24qui est essentiel
48:25et c'est
48:26quel sera l'avenir
48:27de nos enfants
48:28et pourquoi aujourd'hui
48:30si vous avez
48:31à l'éducation nationale
48:33une boussole
48:34qui n'est plus la même
48:35qu'il y a 20 ou 30 ans
48:36vous n'aurez plus
48:37l'excellence
48:37qu'il y avait pu avoir
48:38remercier jamais Jack Lang
48:40d'avoir supprimé
48:42la sélection au baccalauréat
48:4310 secondes
48:4410 secondes
48:45s'il vous plaît
48:4610 secondes
48:4710 secondes
48:47on va y revenir
48:48bien évidemment
48:48dans son portrait politique
48:49sur ce niveau en maths
48:51qui devient catastrophique
48:52et cette alerte
48:53du patron de Safran
48:53et puis on reviendra
48:54bien évidemment
48:55sur le budget
48:55mais aussi
48:56et ça c'est vital
48:57la natalité
48:58baisse de la natalité
48:59et pendant ce temps-là
49:00qu'est-ce qui se passe
49:00l'immigration
49:01elle se poursuit
49:02donc voilà
49:03écoutez
49:04on en parlera
49:05dans un instant
49:06je vous souhaite
49:06bon courage
49:07pour le budget
49:08je vais vraiment
49:09vous écouter
49:09d'une seule oreille
49:1120h53
49:12en revanche
49:13sur le déclin
49:14de la natalité
49:15et sur les matchs
49:16là je vais vous écouter
49:17à tout de suite
49:18sur le budget
49:19pour savoir ce que je prends
49:20merci à tous les 5
49:22merci à tous
49:23tous les jours
49:23il ne le savait plus
49:24pas
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