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Budget 2026 : «Sébastien Lecornu devrait utiliser une bonne fois pour toutes le 49.3», estime Alexandre Malafaye
Europe 1
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il y a 9 heures
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00:00
Europe 1 Soir, 19h-21h, Pierre de Villeneuve.
00:05
Toujours avec Gilles Boutin du Figaro et avec Alexandre Malafaille, fondateur du SIGTANG, du laboratoire d'idées, si vous préférez, Sinopia.
00:13
Alors tout à l'heure, on a vu dans le rappel de l'actualité que plusieurs mesures de soutien ont été données aux agriculteurs
00:22
et puis aussi parallèlement que le gouvernant espérait une adoption d'ici la fin du mois.
00:30
Du budget de l'État, le budget 2026, simplement que le 49.3 ou même, ça c'est le spectre que tout le monde redoutait, les ordonnances,
00:42
étaient quand même en option, c'est une solution, un scénario qui a la faveur de l'Elysée, les ordonnances.
00:51
La différence entre le 49.3 et les ordonnances, et je parle sous votre contrôle chers messieurs,
00:55
c'est que les ordonnances, vous gardez le budget initial et le 49.3, c'est le budget amendé, c'est ça ?
01:04
En théorie.
01:05
En théorie, Gilles Boutin.
01:08
Écoutez ce qu'en pense Madame de Montchalin, qui a pris la parole,
01:12
et elle, c'est pas qu'elle s'arc-boute sur l'idée qu'on peut trouver un budget 2026,
01:16
mais disons qu'elle se veut optimiste et content de la ministre des Comptes Publics.
01:20
La méthode, c'est le compromis, c'est la transparence, et la méthode, c'est l'état de droit.
01:25
Nous faisons les choses ici dans l'hémicycle, en commission, avec des amendements, avec des débats, avec des votes,
01:31
et puis la méthode, c'est l'état de droit, c'est de respecter la Constitution,
01:34
avec évidemment des outils constitutionnels qu'il nous faut respecter,
01:38
je pense à l'article 40, à l'article 45, je pense au respect de l'entonnoir,
01:42
et évidemment, vous le savez, un certain nombre d'outils sont à la main du gouvernement,
01:45
mais ces outils ne remplacent pas un article qui n'existe pas dans la Constitution.
01:49
Il n'y a pas d'article qui donne la méthode, qui donne la recette pour que nous ayons un compromis,
01:55
à part l'engagement, en responsabilité de ceux qui seront là pour reprendre les débats.
01:59
Bon, moi j'ai beaucoup de sympathie pour madame de Montchalin,
02:02
je trouve que c'est une technicienne, elle arrive quand même,
02:05
mais on va un peu loin quand même, dans le bourrage de crâne, je trouve, Gilles Boutin.
02:11
Elle est en disque rayée depuis pas mal de semaines,
02:13
mais tout simplement parce qu'elle ne sait pas comment ça va se terminer.
02:16
Qui ça ? Madame de Montchalin ?
02:17
Madame de Montchalin, c'est-à-dire que la décision ne lui appartient pas,
02:20
c'est Sébastien Le Pernu, et même Emmanuel Macron n'arrive pas à tordre le bras de son Premier ministre,
02:26
qui pour l'instant ne veut pas de 49-3, puisqu'il s'est engagé à ne pas y recourir,
02:33
il ne parle pas d'ordonnances non plus.
02:34
Cela dit, il n'a jamais dit devant la responsabilité nationale,
02:38
qu'il n'a pas d'ordonnances, il a dit 49-3.
02:42
Ça, il n'en a pas parlé.
02:43
Mais, vu que les ordonnances, ça semble encore plus brutal que le 49-3...
02:47
Bah oui et non, comme vous disiez tout à l'heure, c'est oui et non.
02:51
En attendant, ça efface tout le travail parlementaire, en fait.
02:54
Oui, mais sachant que, je parle de ce point-là puisqu'on l'aborde,
02:59
il y a quand même un vide, ça n'a jamais été mis en application,
03:01
ces ordonnances, pour le moment, on n'y a jamais eu recours.
03:04
Et comme on le disait, en théorie, ça a été fait sous la Vème République.
03:08
Ça a été déjà vu, non ?
03:10
Il n'y a pas eu de gouvernement par ordonnance ?
03:12
Pas pour le budget, vous voulez dire.
03:14
Mais il y a eu des ordonnances en général.
03:15
Ah, bah, les ordonnances Macron quand il est arrivé pour le travail.
03:18
Oui, mais en matière de budget, ça n'a pas encore arrivé.
03:21
Ça n'est jamais arrivé, puisqu'on n'a jamais eu de problème de majorité.
03:23
On n'a jamais eu véritablement de problème de majorité pour le budget.
03:28
Voilà, c'est exactement...
03:30
Il y a eu des sujets structurels sur lesquels les oppositions,
03:34
comment dirais-je, n'étaient pas d'accord.
03:37
Mais sur le budget, on a toujours tout adopté.
03:41
Oui, on est dans une phase inédite, ce qui explique que depuis plus d'un an,
03:44
à chaque fois, on découvre les belles choses à la loi spéciale.
03:46
C'est bien de le rappeler, vous avez raison.
03:47
Le texte rectificatif qui permet la sanctuarisation de la suspension de la réforme des retraites.
03:54
En bref, on découvre tout au fil de l'eau.
03:56
Et là, concernant les ordonnances,
03:59
oui, en théorie, comme on le disait,
04:01
c'est le texte initial du gouvernement qui s'appliquerait,
04:03
avec un objectif de retour de déficit à 4,7%.
04:07
Quelque chose qui est de nature à ulcérer une bonne partie,
04:10
enfin toute la gauche même, qui trouverait que c'est austéritaire.
04:13
C'est bon, même si ça n'a rien d'austéritaire,
04:15
parce que c'est juste un ralentissement de la dépense.
04:17
Est-ce que c'est austéritaire ou est-ce que c'est pragmatique ?
04:19
Vous avez deux heures.
04:20
Si ça ne tient qu'à moi, c'est profondément pragmatique,
04:23
parce qu'il y a une situation à régler,
04:24
et donc il faut réduire le déficit, il faut faire les économies nécessaires.
04:28
Mais cependant, il n'est pas dit que si le gouvernement
04:31
reboutiquait son projet initial pour le faire correspondre,
04:37
le faire ressembler un peu plus à ce qui émanait des débats,
04:40
notamment en matière d'impôts avec le Parti Socialiste,
04:44
il n'est pas dit que le Conseil constitutionnel,
04:46
qui sait lui aussi être pragmatique et qui est dirigé par Richard Ferrand,
04:49
qui est quand même un proche d'Emmanuel Macron,
04:52
qui lui aussi est sensible à l'idée qu'on se sorte de cette situation,
04:56
peut-être qu'un texte amendé et qui serait appliqué par ordonnance serait validé.
05:04
On n'en sait rien.
05:04
On a encore des choses à découvrir en la matière.
05:07
Et ensuite, est-ce que ça générerait, après ces ordonnances, une censure ?
05:11
Là, on n'a pas de boule de cristal,
05:14
mais au moins on aurait un budget,
05:16
et on pourrait passer l'année un peu plus tranquillement,
05:18
et ça réglerait beaucoup de questions,
05:20
notamment sur les dépenses de défense.
05:21
Vous avez raison de remonter le fil, je l'ai dit, jusqu'au Conseil constitutionnel,
05:26
parce que certains auditeurs qui nous écoutent,
05:29
qui sont de plus en plus nombreux, je les remercie,
05:31
ont peut-être pas l'idée que ça va aussi loin,
05:34
et que ce sont des arrangements,
05:36
mais en tout cas, il y a des consignes qui sont passées entre les différentes instances.
05:39
Et que tout n'est pas clair,
05:40
et puis il y a une partie de ping-pong entre le Conseil constitutionnel et le Conseil d'État,
05:43
chacun de ce considérable.
05:45
C'est le label qu'on donne à ça,
05:47
c'est qu'il y a toujours ce qu'on appelle les équilibres politiques.
05:49
Et ça, voilà, ça, malheureusement,
05:52
ceux qui votent aujourd'hui, via le suivrage universel,
05:55
n'en ont que faire, Alexandre.
05:57
Ce qui est clair, Pierre, c'est que c'est illisible pour les Français.
06:00
C'est ça.
06:00
Et ce qui me choque le plus dans les propos de Madame de Montchalin,
06:03
dans ce gloubi-boulgase,
06:05
espèce d'amalgame de mots et de verbiage,
06:07
c'est en responsabilité.
06:08
Alors si ces gens-là étaient en responsabilité,
06:11
il les aurait pris depuis longtemps.
06:12
Parce que la comédie dramatique à laquelle on assiste depuis des mois,
06:15
parce qu'on a commencé en septembre la question du budget,
06:17
on est en janvier, et en attendant, on ne fait que ça.
06:20
On sature l'espace médiatique,
06:22
on va de crise en psychodrame,
06:25
et on repousse les échéances.
06:26
Alors c'est technique, c'est juridique, etc.
06:29
On scénarise les trucs, mais c'est insupportable.
06:31
M. Lecornu devrait utiliser une bonne fois pour toutes le 49.3,
06:35
sur un texte qui peut passer...
06:36
Plutôt que les ordonnances ?
06:37
Mais oui, parce que le processus est plus simple,
06:40
entre guillemets, il est plus parlementaire
06:42
que la voie des ordonnances.
06:44
Vous voulez dire qu'il est plus juste ?
06:45
Oui, et puis il fait partie du système.
06:47
Il fait partie du système, on a toujours pratiqué comme ça.
06:50
Alors d'accord, il avait dit qu'il ne voulait pas le faire,
06:51
cette espèce de, là encore, de compromis à deux balles
06:54
pour essayer de passer à un moment donné...
06:55
On ne peut pas continuer comme ça.
06:57
La France n'a pas le temps, enfin je veux dire,
06:59
déjà qu'on perd deux ans,
07:00
on ne peut pas continuer à perdre encore du temps,
07:02
encore des semaines.
07:02
Il y a un agenda parlementaire,
07:03
même s'ils ne peuvent pas faire grand-chose
07:05
compte tenu de leur peu de capacité à s'entendre.
07:07
Malgré tout, ils peuvent avancer,
07:08
ils peuvent trouver des sujets.
07:09
Là, on a une loi agricole
07:10
qui a été soi-disant promise en urgence, etc.
07:12
On ne la trattera pas avant trois à six mois.
07:14
Loi d'urgence, trois à six mois.
07:16
Donc il y a plein de sujets qui sont posés sur la table.
07:18
Le logement mériterait qu'on s'intéresse à lui.
07:20
Nos infrastructures, les questions de défense,
07:22
pardon, les questions de l'éducation nationale,
07:24
la rentrée prochaine,
07:25
la lutte contre les ingérences étrangères.
07:27
Le Parlement pourrait faire autre chose
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que de tourner en haut comme ça,
07:30
de virer au fujet là.
07:31
Moi, je suis extrêmement choqué.
07:32
Je rappelle à nos compatriotes
07:33
que chaque année, ils payent des impôts.
07:35
Et globalement, le système de gouvernance,
07:37
tout le système,
07:38
depuis le président jusqu'au maire,
07:40
ça doit coûter pas loin de 10 milliards d'euros.
07:42
Et quand on a 10 milliards d'euros
07:43
qui sont engloutis
07:44
pour faire aussi mal le job,
07:46
il faut se poser les bonnes questions.
07:47
Ça ne peut pas continuer comme ça.
07:48
Donc voilà.
07:48
Donc moi, je veux dire,
07:49
quelle qu'il soit la méthode,
07:51
passez à autre chose, s'il vous plaît, de grâce.
07:52
Oui, parce que j'allais dire,
07:53
cependant, le 49-3 offre moins de garanties
07:56
que le budget soit effectivement passé.
07:59
C'est-à-dire qu'il peut y avoir
08:00
chute, enfin censure,
08:02
et donc pas de budget.
08:04
Sauf qu'avec les ordonnances,
08:05
le gouvernement peut tomber,
08:07
mais au moins, un budget aura été adopté.
08:09
Plus t'as sur un budget, en fait,
08:10
avec les ordonnances,
08:11
ce qui n'est pas le cas avec le 49-3.
08:12
Oui, oui, oui.
08:13
D'accord, mais pour le coup,
08:15
est-ce qu'on peut se permettre
08:16
d'avoir un budget sans gouvernement
08:17
et de repartir dans des échéances électorales
08:19
parce que c'est ce qui va se passer ?
08:20
Vous venez de dire pique-pendre
08:21
sur le gouvernement
08:24
et sur les responsables politiques.
08:27
On a envie de dire,
08:29
pourquoi pas ?
08:30
Faisons un budget,
08:31
et faisons comme en Belgique
08:32
et n'ayant pas de gouvernement
08:34
pendant un certain temps.
08:34
Mais on est d'accord.
08:35
C'est comme quand il n'y a pas d'ambassadeur,
08:36
il y a un chargé d'affaires,
08:37
il y a toujours quelqu'un.
08:37
Je dis depuis des mois à votre micro
08:39
que la seule bonne décision,
08:41
ce serait la démission du président.
08:43
Mais ce n'est pas ce psychodrame permanent.
08:45
Là, on va nous faire quoi ?
08:46
Alors on va,
08:46
pas de budget,
08:48
on remet en cause le gouvernement,
08:49
on fait une dissolution,
08:51
donc on renvoie les Français
08:52
devant les urnes.
08:52
Non, ce n'est pas ça qu'on attend.
08:53
Soit il n'y a plus de gouvernement
08:54
et on fait sauter le président
08:55
et on revote
08:56
et à ce moment-là,
08:57
on gagne du temps.
08:57
Ou alors,
08:58
on garde ce gouvernement
08:59
cas-un cas,
09:00
parce que franchement,
09:01
des législatives
09:01
pour refaire un gouvernement
09:02
jusqu'en 2017.
09:03
Mais vous y croyez,
09:03
vous, à la dissolution ?
09:05
Non.
09:05
Mais qu'est-ce que c'est
09:05
que cette menace fantâche ?
09:06
S'il y a une dissolution,
09:07
ils sont combien,
09:08
les macronistes ?
09:09
Ah ben on est d'accord,
09:10
ils sont en slip.
09:10
Au coup de la législative ?
09:13
Ils sont en slip.
09:14
Enfin, le président l'a dit
09:14
et le président est capable de le faire.
09:16
Rappelez-vous le coup
09:16
de la grenade des goupillés.
09:17
Donc, il est capable de tout, lui.
09:19
Oui, et sachant qu'on peut supposer,
09:21
parce que là,
09:21
on entre vraiment
09:22
dans des calculs byzantins,
09:23
qu'Emmanuel Macron,
09:25
s'il appliquait cette dissolution,
09:26
il est conscient
09:26
qu'il ouvre une porte
09:28
soit à la droite de l'échiquier,
09:31
soit à la gauche.
09:32
Et ça pourrait être l'occasion
09:33
pour lui de dire,
09:34
bon bah chiche,
09:35
la gauche m'ennuie
09:36
depuis tant de mois
09:36
à me reprocher
09:37
de ne pas l'avoir mise aux affaires.
09:39
On va les mettre
09:39
et là, ça va les disqualifier
09:41
juste avant les prochaines échéances.
09:43
Ou mettre le RN
09:44
si par hasard
09:45
il faisait un bon score,
09:45
ce qui n'est pas improbable.
09:47
Et en disant,
09:47
tiens, allez-y, prenez le bazar
09:49
et on verra
09:50
ce que vous êtes capable de faire.
09:51
Tout ça pour essayer
09:52
de les discréditer avant 2027.
09:53
La situation budgétaire
09:54
laissée est quand même
09:54
largement le fait de cette situation.
09:56
Dans tous les cas,
09:56
c'est dur, il n'y a que
09:57
des mauvaises options.
09:57
Mais du coup,
09:58
on continue à parler de ce budget,
10:01
des observateurs
10:02
continuent à être invités
10:02
sur les plateaux de télévisée
10:04
pour parler de ce budget.
10:05
Madame de Montchalin, d'ailleurs,
10:06
accepte les invitations
10:07
à droite et à gauche.
10:08
Mais pour dire quoi,
10:09
on en revient à ce que vous disiez.
10:11
Le sondage,
10:12
dernier sondage,
10:13
juste avant le week-end dernier,
10:15
CSA, JDD, Europe 1,
10:17
77% des Français,
10:19
plus des trois quarts,
10:21
sont pessimistes
10:22
pour l'année à venir.
10:23
Je ne parle pas seulement
10:23
des agriculteurs
10:24
qui ont décidé de passer la nuit
10:26
devant l'Assemblée nationale
10:27
face à la place de la Concorde.
10:29
Sur le pont de la Concorde,
10:30
ils ont déversé
10:31
des pommes de terre.
10:33
Pas que,
10:34
les Français sont lassés.
10:36
Ils sont lassés aussi
10:37
par ce narratif
10:39
qui leur est fourni.
10:40
Ils se disent,
10:41
il y a un chef d'État américain
10:44
qui, on aime, on n'aime pas,
10:45
mais prend des décisions.
10:47
Agit également,
10:48
accessoirement,
10:49
pour d'autres pays
10:51
et pour, oui,
10:52
libérer peut-être
10:53
d'autres pays
10:54
d'un jeu dictatorial.
10:56
Et nous,
10:56
on a
10:57
une équipe
10:59
de l'exécutif
11:00
qui est,
11:01
pour l'instant,
11:01
patauge dans la smoule.
11:02
Écoutez,
11:03
on n'a jamais eu
11:04
une aussi longue
11:05
période d'incertitude.
11:06
Alexandre Malafé.
11:07
les premières années
11:08
d'Emmanuel Macron,
11:09
qu'on l'aime ou qu'on ne l'aime pas,
11:11
jusqu'en 2020,
11:12
jusqu'au Covid,
11:13
il y avait une tentative
11:14
de faire quelque chose.
11:15
Alors,
11:15
il y a été contrarié
11:16
par les Gilets jaunes,
11:17
il y a eu six mois de grève
11:18
de la SNCF,
11:18
mais malgré tout,
11:19
il y avait un agenda,
11:20
il y avait une feuille de route,
11:21
il y avait un volontarisme politique,
11:22
il y avait une incarnation,
11:23
il y avait une majorité.
11:24
Le Covid est arrivé
11:25
et depuis,
11:26
ça veut dire maintenant,
11:27
six ans,
11:28
depuis six ans,
11:29
on est dans le brouillard total.
11:30
Les deux années Covid,
11:31
elles ont été très difficiles
11:31
à traverser.
11:32
Personne ne savait
11:32
comment on en ressortirait.
11:34
Ensuite,
11:34
on a eu l'élection de 2022
11:35
qui a été volée
11:37
et suivie d'une législative.
11:39
Pourquoi vous dites volée ?
11:40
Parce qu'il n'y a pas eu de débat.
11:41
Parce qu'il n'y a pas eu de débat,
11:42
parce que le président
11:42
a voulu planer au-dessus des eaux
11:43
comme d'habitude,
11:44
n'a pas voulu se confronter
11:45
aux réalités.
11:45
Il n'y a pas eu de campagne,
11:46
il n'y a eu un grand discours
11:47
à Marseille.
11:48
Oui, mais ça,
11:48
ce n'est pas un débat.
11:49
Et donc,
11:49
on s'est retrouvé avec des législatives
11:50
qui finalement,
11:51
lui ont été en retour punitives
11:54
puisqu'il n'a pas eu
11:55
de majorité absolue
11:55
et depuis,
11:56
on se traîne comme ça.
11:57
C'est quoi le projet ?
11:58
Donc les Français,
11:58
moi je comprends
11:59
qu'ils aient le moral
11:59
dans les chaussettes.
12:00
La France va mal.
12:01
Globalement,
12:01
tout le monde le voit.
12:02
Quelle que soit sa fenêtre
12:03
ou sa porte,
12:04
rien n'est dans...
12:05
Il n'y a pas d'horizon.
12:06
Il n'y a que globalement
12:07
de l'austérité
12:08
ou des difficultés
12:09
sur le chemin.
12:10
L'Europe est en déliquescence,
12:12
le monde bouge très vite
12:13
et les incertitudes
12:14
sont multiples et majeures.
12:15
De l'intestinence artificielle
12:16
qui chamboule les organisations,
12:17
en passant par les problématiques
12:18
de sécurité
12:19
ou hospitalière
12:20
selon les cas
12:21
ou de revenus,
12:23
de pouvoir d'achat
12:23
et les différentes crises
12:24
qui se superposent.
12:25
Comment voulez-vous avoir
12:26
à un moment donné,
12:26
il n'y a pas de narratif
12:27
et en plus une classe politique
12:28
qui est pardon,
12:29
mais qui d'une médiocrité
12:30
du plus haut jusqu'au maire,
12:33
tout au-dessus,
12:34
c'est d'une médiocrité
12:35
qui est devenue confondante.
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