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00:00Et il est 17h30, nous partons à l'Elysée. Sébastien Lecornu est en train de s'exprimer à l'issue du Conseil des ministres.
00:08... de la ministre de l'Action et des Comptes publics pour vous faire un point fonds, formes, calendrier sur la manière dont on peut donner un budget à la France
00:18après plusieurs jours de délai constitutionnel déjà largement écoulé.
00:24J'avais pris plusieurs engagements au mois d'octobre, au mois de septembre, au mois d'octobre jusqu'au mois de décembre.
00:30Donner un budget à la France dans les temps, c'est-à-dire avant le 31 décembre.
00:35Force est de constater déjà que le calendrier n'a pas été complètement respecté, en tout cas pour le budget de l'État.
00:41Il en est autrement pour le budget de la Sécurité sociale, j'y reviendrai dans un instant.
00:45De faire en sorte que ce budget, quoi qu'il arrive, soit à 5% de déficit.
00:49Je rappelle qu'il est à 5,4... Nous sommes à 5,4% de déficit sur l'année 2025.
00:56Nous étions à plus de 6% de déficit en 2024.
00:59Donc nos engagements internationaux, nos engagements vis-à-vis, évidemment, de nos partenaires européens,
01:04enfin tout simplement la crédibilité de la signature de la France dépend effectivement beaucoup de cette parole donnée à 5%.
01:10Et puis, sur un terrain plus politique et personnel, j'avais pris aussi un engagement.
01:16Et plus qu'un engagement, j'ai fait un pari, qui était le pari de se dire qu'après deux censures de deux gouvernements différents,
01:24il fallait gouverner différemment, partager le pouvoir avec les collectivités locales,
01:31c'est toute l'initiative qui a été prise sur les décentralisations, avec les partenaires sociaux.
01:36Je rappelle quand même le contexte social plus que tendu au mois de septembre dernier,
01:40manifestation, une mobilisation de l'intersyndicale très puissante,
01:45des mouvements d'ordre public difficiles à gérer avec l'extrême gauche et le mouvement bloquant tout.
01:51Et au fond, il fallait être complètement décalé par rapport à la réalité politique que la dissolution
01:58et le nouveau scrutin avaient donné, le nouvel équilibre au sein de l'Assemblée nationale,
02:03pour ne pas justement gouverner différemment.
02:06Et au fond, ce pari, parce que c'est un pari, c'était de se dire qu'il fallait que le Parlement aille jusqu'au bout.
02:12Jusqu'au bout des débats, jusqu'au bout de ses votes, jusqu'au bout de ses amendements,
02:17pour au fond déjà avoir aussi un moment de grande clarification.
02:19On ne peut pas être dans une logique où c'est toujours la faute des autres,
02:22dans lequel on n'arrive plus très bien à comprendre qui vote quoi,
02:25qui défend telle ou telle conviction, telle ou telle position sur le fond.
02:30Cette méthode, au fond, elle a bien fonctionné pour le PLFSS,
02:34c'est-à-dire le projet de loi de financement pour la sécurité sociale,
02:37dans lequel très vite, au fond, dans l'hémicycle,
02:39parce que c'est là aussi où on a pris le plus de temps, tout au long de l'automne,
02:42une ambiance, au fond, de calme s'est installée, a permis d'avoir un travail particulièrement exigeant.
02:49Je rappelle que les deux textes cumulent en tout pratiquement 350 heures de débat depuis le début,
02:56ce qui est absolument colossal, plus évidemment les nombreuses heures de travail
03:00qui ne se voient pas dans les différentes réunions.
03:02Ça nous a amenés, chemin faisant, à avoir un compromis,
03:06puis un projet de loi de finance pour la sécurité sociale qui a été voté,
03:11partant aussi du principe, d'ailleurs, tirant aussi quelques conclusions,
03:14enseignements aussi de ce qui avait pu se passer sous les gouvernements de Michel Barnier
03:19et de François Bayrou, que je salue pour leur engagement et leur courage,
03:22aussi d'afficher clairement les éléments de compromis
03:25et de démarrer parfois les discussions parlementaires par ces éléments de compromis.
03:31Sur le projet de loi de finance pour l'État,
03:33les choses se sont convenablement passées jusqu'à Noël,
03:35elles se sont largement gâtées depuis Noël.
03:39Alignement, en tout cas désalignement profond entre le Sénat et l'Assemblée nationale,
03:44avec une commission mixte paritaire avant Noël qui durait quelque chose comme 40 minutes,
03:50ce qui donnait déjà d'entrée la tonalité et l'ambiance.
03:53Je rappelle que les ministres et le gouvernement ne siègent pas dans cette commission.
03:58Des échanges avec les ministres et les formations politiques entre Noël et Jour de l'An
04:01qui ont laissé à montrer qu'un chemin était possible.
04:03Une reprise des débats en commission à l'Assemblée nationale,
04:06avec très vite un raidissement,
04:09et je l'ai déjà dénoncé à de nombreuses reprises,
04:11des tentatives très claires de pression, de sabotage,
04:14notamment de la part de la France insoumise et du Rassemblement national,
04:17puis progressivement la désertion de certains groupes politiques
04:20qui, jusqu'alors, bien que groupes politiques dans l'opposition très exigeants,
04:25avaient accepté de mener un travail de fond,
04:27je pense aux écologistes et aux communistes,
04:30ils ont décidé pour des raisons qui leur appartiennent
04:32et que je respecte, mais enfin, que je ne comprends pas,
04:35je les respecte mais je ne les comprends pas,
04:37c'est de ne plus venir à ces réunions de travail depuis le début du mois de janvier.
04:40Et donc là, évidemment, on a quelque chose qui a commencé à s'embourber,
04:43à s'enrayer, avec au fond cette circonstance un peu particulière
04:47d'un gouvernement qui veut que les débats aillent jusqu'au bout,
04:50mais un Parlement qui, de lui-même, a acté que,
04:53en tout cas certaines composantes du Parlement,
04:55qui ont acté que les travaux, eux, ne pouvaient pas aller jusqu'au bout.
05:00Ce qui m'a amené, avec les ministres, la semaine dernière,
05:03à devoir constater les quatre options, au fond, que nous avions sur la table.
05:07La première, c'est de ne pas changer de stratégie,
05:10peut-être de s'entêter, en tout cas certains ont commencé à le dire,
05:14et de se dire, on va renoncer aux outils du parlementarisme rationalisé jusqu'au bout,
05:18et coûte que coûte, il faudra qu'il y ait un vote.
05:21C'est-à-dire, en clair, permettre une navette jusqu'au moment
05:25où Assemblée nationale et Sénat s'accordent.
05:28C'est-à-dire, en clair, renvoyer le texte au Sénat,
05:31de le faire encore cheminer dans cet entonnoir,
05:34de le renvoyer à l'Assemblée nationale,
05:36et de guérlasse, au fond, dire et prendre l'opinion publique à témoin,
05:39en disant, vous voyez, le pouvoir a complètement été rendu au Parlement,
05:42mais enfin, il faut accepter d'avoir, peut-être,
05:45un budget en avril ou en mai,
05:49et probablement pas à 5%.
05:51Je me dois, pour être complètement direct et sans langue de bois,
05:57que cette perspective m'a quand même traversé l'esprit.
06:00Enfin, comme il se trouve que j'avais dit qu'il fallait un budget vide,
06:02comme il se trouve que j'avais dit qu'il fallait un budget à 5%,
06:04et puis comme il se trouve que depuis le début,
06:06comme ancien ministre des Armées de Surcroît,
06:08je suis très inquiet du décalage entre la vie politique nationale
06:11et la vie internationale géopolitique,
06:13qui ne cesse de se dérégler, y compris depuis ce début d'année,
06:16on voit bien que cette option, au fond,
06:19révirait une forme d'entêtement de ma part.
06:22La deuxième option, c'est de ne pas avoir budget du tout.
06:25D'ailleurs, certains artisans du chaos dans lequel nous nous trouvons,
06:29nous pourrions nous trouver,
06:30parce que précisément, nous ne sommes pas encore,
06:32et nous faisons tout pour l'éviter,
06:34désormais présentent la loi spéciale
06:36comme étant, au fond, un budget temporaire
06:38qui pourrait devenir permanent, sans incidence.
06:41C'est toujours pareil, quand on ment au peuple français,
06:44on s'en sort toujours bien,
06:44mais jusqu'à un moment donné,
06:46où quand même, certaines vérités nous rattrapent.
06:48C'est vrai en matière de fiscalité,
06:50c'est vrai en matière de commandes,
06:52notamment de commandes publiques,
06:53c'est vrai sur le fonctionnement des collectivités locales,
06:56c'est le vrai tout simplement aussi
06:57pour la crédibilité de la France,
06:59à l'étranger ou dans notre ensemble européen.
07:01Donc, présenter la loi spéciale
07:03comme étant un budget minimal qui peut durer,
07:06est évidemment une hérésie,
07:07et ça, nous nous y refusons.
07:09Et comme je n'ai pas abandonné
07:11la méthode de compromis et de concertation,
07:13je me suis assuré auprès de tous les groupes politiques
07:15de l'Assemblée nationale et du Sénat
07:16qui étaient dans un état d'esprit,
07:18même dans l'opposition,
07:19mais constructifs,
07:20n'abandonnant pas les perspectives,
07:21heureusement, de défendre l'intérêt général,
07:24ces différentes formations politiques
07:25nous ont dit non,
07:26la France doit avoir un budget,
07:28y compris parfois des formations politiques
07:29qui ne l'assumeront pas publiquement,
07:31mais qui nous ont dit
07:31ne faisons pas n'importe quoi,
07:33les choses sont trop graves.
07:34Donc, ensuite, évidemment,
07:36il ne restait que deux possibilités,
07:39celles que le constituant avait imaginées en 1958,
07:43les outils du parlementarisme rationalisé,
07:45comme on dit,
07:46ordonnance,
07:47ou engagement de la responsabilité du gouvernement.
07:50Après, là aussi,
07:51beaucoup de concertations,
07:52après d'ailleurs avoir demandé
07:53à ce que techniquement,
07:54les deux outils soient préparés et prêts
07:57pour que le gouvernement puisse prendre ses décisions,
08:00nous avons décidé,
08:02je dois le dire à titre personnel,
08:05avec une certaine forme de regret
08:07et d'un peu d'amertume,
08:09mais d'engager la responsabilité du gouvernement,
08:12ce que je ferai demain
08:13sur la partie recette du projet de loi de finances.
08:17Alors, je le fais avec un regret,
08:20déjà parce que j'ai conscience
08:21que je suis obligé de revenir sur ma parole,
08:24mais en même temps,
08:25pour tenir parole,
08:25il faudrait que je m'entête
08:26et pour s'entêter,
08:28on finirait par dire que je suis têtu
08:31et je ne veux surtout pas,
08:32vous l'avez bien compris,
08:34avoir l'ego mal placé
08:35et être source de désordre.
08:38Parce qu'au fond,
08:38c'est ma ligne quand même
08:39depuis le mois de septembre,
08:40discuter avec tout le monde,
08:42trouver des lignes de compromis,
08:44travailler le plus sérieusement possible,
08:45tenir le gouvernement
08:46le plus loin possible
08:47de l'échéance présidentielle
08:49et au fond,
08:50refuser le désordre,
08:51là ou d'autres,
08:52en fonds commerce.
08:53Et donc, j'ai bien compris
08:54ces derniers jours,
08:55y compris en vous lisant
08:56ou en écoutant les radios
08:58et les télévisions,
08:59qu'en m'entêtant trop longtemps,
09:01je serai moi-même
09:02source de désordre.
09:03Néanmoins,
09:05il faut que l'engagement
09:06de la responsabilité
09:06du gouvernement,
09:07parce que précisément,
09:08certains groupes politiques
09:09n'ont pas voulu engager la leur,
09:10alors qu'ils étaient candidats
09:12aux élections législatives,
09:13pour donner un budget au pays,
09:15qu'on le veuille ou non.
09:16On peut l'amender,
09:17on peut ne pas être d'accord,
09:18à la fin,
09:18on peut voter contre,
09:19on n'est pas obligé
09:20de saboter la copie,
09:21la rendre incohérente,
09:22et avec les différentes opérations
09:25auxquelles on a pu
09:25vraiment constater
09:27avec la ministre
09:28que désormais,
09:28il n'y avait plus
09:29beaucoup de règles,
09:29en tout cas,
09:30dans la manière de se comporter.
09:31C'est une question
09:32d'éthique morale,
09:33c'est ainsi.
09:34Ce n'est pas parce qu'on engage
09:35la responsabilité
09:36du gouvernement
09:37qu'on abandonne
09:38l'idée du compromis,
09:39du travail sur le fond.
09:40Et c'est pour cela
09:41que la semaine dernière,
09:43vendredi,
09:44j'ai commencé à dessiner
09:45à quoi pouvait ressembler
09:46cette copie finale,
09:48avec au fond,
09:50aussi,
09:51quelques conclusions
09:51que nous tirons
09:52du projet de loi de financement
09:53pour la sécurité sociale,
09:55qui est un projet de loi de financement,
09:56vous le savez,
09:57qui permet un certain nombre
09:58de protections.
09:58Mais enfin,
09:59on voit bien que pour les actifs,
10:01pour la jeunesse,
10:02pour des secteurs
10:03qui potentiellement
10:04sont en crise,
10:05je pense particulièrement
10:06aux logements,
10:07pour le rapport
10:08à celles et ceux
10:08qui travaillent,
10:09tout simplement,
10:10ou qui vont travailler,
10:11les étudiants,
10:13celles et ceux
10:13qui sont en apprentissage,
10:14il fallait qu'on fasse
10:15considérablement
10:16évoluer la copie.
10:17Et je remercie vraiment
10:18les ministres
10:19parce que ces nombreuses semaines
10:21n'ont pas servi à rien,
10:22parce qu'elles nous ont permis
10:23de moissonner
10:24un certain nombre
10:25d'initiatives,
10:25d'idées,
10:26de repousser aussi,
10:28en fonction de nos propres
10:28lignes rouges,
10:30ce que nous ne souhaitions pas.
10:31Je rappelle quand même
10:31qu'on a démarré
10:32ces discussions budgétaires
10:34avec des atteintes
10:36qui auraient pu être très dures
10:37sur l'appareil productif
10:38et sur l'outil de production.
10:41Je ne reviens pas
10:41sur les éléments de fiscalité.
10:43Mais enfin,
10:43là aussi,
10:44il n'y a pas de mauvaise surprise.
10:45Le gouvernement a toujours dit
10:46les thèmes sur lesquels
10:46nous étions ouverts
10:47à la discussion
10:48et les thèmes sur lesquels,
10:50au fond,
10:50nous n'étions pas fermés,
10:51mais en tout cas,
10:52nos convictions
10:52n'évolueraient pas
10:54et que, par définition,
10:55ces chapitres
10:56n'étaient pas ouverts.
10:57Ce qui m'amène donc aussi
10:58peut-être à dire un mot,
11:00mais nous pourrons répondre
11:00avec les ministres
11:01à vos questions,
11:02du fond de cette copie,
11:03parce qu'en lisant la presse
11:04ce matin,
11:05j'ai peur de ne pas forcément
11:06avoir été bien compris,
11:10à 5%.
11:10Et les tableaux,
11:13évidemment,
11:14vont être dévoilés
11:15au fur et à mesure
11:15dans la semaine,
11:16comme le prévoit
11:17la procédure parlementaire,
11:19et nous serons
11:19à 5% sincèrement.
11:22La deuxième des choses,
11:23c'est que nous avons visé
11:26la stabilité fiscale.
11:29Ce qui ne veut pas dire
11:30que nous n'assumons pas
11:31les outils de lutte
11:32contre la fraude fiscale
11:33et les outils de lutte
11:35contre la suroptimisation fiscale,
11:38qui peut être contre.
11:39Parfois, il y a des gens
11:39qui sont contre,
11:40mais publiquement,
11:41en général,
11:41ils ne l'assument pas.
11:43Nous, nous l'assumons.
11:44Il est évident
11:44que les règles doivent être
11:46les mêmes pour toutes
11:47et tous les contribuables,
11:48sans quoi le consentement
11:49à l'impôt,
11:49par définition,
11:51s'abîme,
11:52ou en tout cas s'effrite.
11:53En tout cas,
11:54ça m'amène à vous dire
11:55que les impôts
11:56pour les ménages
11:57seront les mêmes
11:58en 2026
11:59qu'en 2025.
12:01Que tous les instruments
12:02de fiscalité
12:03sur les entreprises,
12:05pour 99,9%
12:07des entreprises,
12:09seront les mêmes
12:10en 2026
12:11qu'en 2025.
12:12C'est aussi ça
12:13un des éléments,
12:14des points de compromis
12:15que nous avons tenté
12:17de tracer
12:18avec les différents
12:19groupes politiques.
12:20Alors,
12:20comme c'est une copie
12:21de compromis,
12:22ça devient la copie
12:22de personne.
12:23Plus personne n'est là
12:24pour la défendre.
12:25Mais c'est pour cela aussi
12:25qu'on se retrouve
12:26à devoir engager
12:27notre responsabilité
12:28pour donner à la France
12:29un budget
12:30et essayer d'expliquer
12:31ce qu'il y a dans cette copie.
12:32Parce qu'on n'a pas
12:33du tout abandonné
12:34les perspectives
12:35d'aller chercher
12:36la croissance.
12:37La stabilité politique
12:38va nous y aider.
12:39En tout cas,
12:40on verra ce qui se passe
12:41dans les jours
12:41qui viendront.
12:42La visibilité
12:43sur les questions fiscales
12:44après un long débat
12:45qui a animé largement
12:47les chroniques,
12:47les gazettes
12:48et qui a pu créer
12:49ici ou là
12:50un certain nombre
12:50d'inquiétudes.
12:51Désormais,
12:51nous avons quelque chose
12:52qui est clarifié.
12:54Fort de cet engagement,
12:56d'autres éléments
12:57sur la copie
12:57seront évidemment
12:58précisés
12:59dans les heures
12:59qui viendront.
13:00J'écrirai aux parlementaires,
13:01les ministres du pôle
13:02de Bercy
13:03vont aussi rentrer en contact
13:05avec les différents
13:05responsables de texte,
13:06les rapporteurs généraux
13:07des finances.
13:08Les discussions
13:09se poursuivent encore
13:10actuellement
13:10sur un certain nombre
13:11de thématiques.
13:13Mais il est clair
13:13que désormais,
13:14c'est à la représentation nationale
13:15de prendre aussi
13:16sa responsabilité.
13:17Est-ce qu'on renoue
13:18avec un scénario de crise
13:19ou est-ce qu'après
13:20tous ces efforts
13:21de compromis,
13:22après une méthodologie
13:23je crois
13:24qui était la seule
13:25au fond
13:25que nous pouvions
13:26prendre et opter
13:28à l'automne dernier,
13:30est-ce qu'on va
13:30vers une sortie
13:31au fond
13:31de cette mauvaise séquence
13:32que nous connaissons
13:33depuis le mois de septembre
13:34ou est-ce qu'au contraire
13:35nous replongeons
13:36dans un moment
13:37d'aléas,
13:38de difficultés ?
13:40Vous l'avez compris,
13:40je ne le souhaite pas,
13:41surtout au moment
13:42où l'actualité internationale
13:44nous rattrape largement
13:46et n'est pas sans impact
13:47sur la vie politique intérieure.
13:48Si vous en êtes d'accord,
13:51je me propose
13:52de répondre
13:52à vos questions.
13:55Bonjour,
13:56M. le Premier ministre,
13:56Bastien Auger
13:57pour TF1 et LCI.
13:58Vous avez vous-même
13:59expliqué les raisons
14:00de votre choix
14:01de renoncer
14:01à votre engagement
14:02sur le 49.3.
14:04Est-ce que vous considérez
14:05que c'est votre échec
14:06et celui de votre gouvernement
14:07et est-ce qu'il y a
14:08un risque que cela
14:09décrédibilise
14:11la parole publique,
14:11la parole de l'État ?
14:13Je pense que c'est...
14:14Enfin,
14:15il faut être humble.
14:15C'est un semi-succès,
14:17semi-échec.
14:19Ça a fonctionné
14:20sur la sécurité sociale.
14:21Personne n'y croyait.
14:23Et ça a eu
14:24un mérite énorme,
14:25énorme,
14:26de remettre du sérieux
14:27et du calme
14:28dans la vie politique
14:29du pays.
14:30Après,
14:31c'est un pari
14:31qui a emmené
14:32plusieurs personnes.
14:33Je vous rappelle
14:33que l'abandon du 49.3
14:35a été demandé
14:36par les forces politiques
14:37à l'Assemblée nationale.
14:38Et vous voyez bien
14:39que ces lignes évoluent
14:40depuis quelques jours.
14:41Tout simplement
14:42parce que tout le monde
14:42en arrive aussi
14:43à la conclusion
14:43qu'on va dans
14:45une impasse.
14:47Deuxième des choses,
14:47je ne sais pas
14:48complètement répondre
14:48à votre question,
14:49c'est dans 15 jours
14:50qu'on saura
14:50si tout cela
14:52est un échec complet
14:53ou pas.
14:54Parce qu'au fond,
14:55quand même,
14:55la première mission
14:56du gouvernement
14:56de la République,
14:57c'est de donner
14:57un budget à la nation.
14:59Avant tout.
15:00Et d'ailleurs,
15:01dans les nombreuses paroles
15:02que j'ai pu avoir
15:03et prendre,
15:05c'était de donner
15:05un budget à la nation.
15:06Et l'abandon du 49.3
15:08était une des conditions
15:09pour y arriver.
15:10Depuis plusieurs jours,
15:11on s'aperçoit
15:12que le 49.3
15:13devient la condition
15:13pour avoir un budget.
15:15Je ne suis pas têtu.
15:17Est-ce que c'est
15:18ma conviction ?
15:20Non.
15:20Parce que moi,
15:21je reste persuadé
15:21que notre démocratie
15:22parlementaire,
15:23elle doit gagner
15:24en maturité.
15:25Et qu'au fond,
15:25qu'à un moment donné,
15:26on se retourne
15:27systématiquement
15:27vers l'exécutif
15:28n'est pas une bonne chose
15:30sur le long terme.
15:32J'ai beaucoup voyagé
15:32comme ministre des Armées
15:33dans plein de capitales européennes.
15:35Il y a des démocraties
15:36parlementaires
15:37qui sont des modèles,
15:38à mon avis,
15:39à suivre
15:39et qui sont complètement
15:40compatibles
15:40avec notre Ve République.
15:42En tout cas,
15:42je suis gaulliste
15:43et je défends
15:43la Ve République.
15:45Ce que je vois,
15:45c'est que beaucoup
15:45de personnes
15:46qui promeuvent
15:47une VIe République
15:48visiblement sont croyants
15:49mais pas pratiquants.
15:50Merci.
15:53Bonjour,
15:53j'ai le Premier ministre.
15:54Thomas Soulier
15:54pour le Parisien
15:55aujourd'hui en France.
15:56Ce que vous ficelez
15:57depuis des jours
15:58des semaines
15:59avec le PS,
16:00le Bloc central,
16:00les LR,
16:01est-ce que vous appelez
16:02ça un accord
16:02de non-censure ?
16:04Et est-ce que vous avez
16:04la garantie
16:05aujourd'hui à l'heure
16:06où on se parle
16:06que vous ne serez pas
16:07censurés dans les prochains jours ?
16:09Et deuxième question
16:10concernant les sénateurs
16:11cette fois-ci,
16:11est-ce que vous avez
16:12la garantie
16:12que les débats
16:13ne vont pas s'enliser
16:15et durer des semaines
16:17au sein du Sénat ?
16:19Non,
16:19il n'y a aucune garantie.
16:20Je l'ai dit depuis le début.
16:22Je ne suis pas un adepte
16:24des discussions partisanes.
16:26D'ailleurs,
16:26je tiens les partis politiques
16:28le plus éloignés possible
16:29de l'action du gouvernement.
16:31Donc non,
16:31il n'y a pas
16:32d'accord secret,
16:33il n'y a pas
16:34de discussion
16:35et de réunions
16:36dans les arrières-boutiques
16:37avec qui que ce soit.
16:39C'est juste
16:39des réunions techniques
16:41depuis des semaines
16:42ou des amendements
16:43qui ont été déposés
16:44dans l'hémicycle
16:44ou en commission
16:45dont nous constatons
16:46qu'il y a un chemin
16:48de convergence possible.
16:49Donc ce que nous faisons
16:50depuis vendredi,
16:51c'est mettre
16:52devant les Français,
16:53pas en cachette,
16:54devant les Français
16:55un texte
16:56qui nous semble
16:57le meilleur pour le pays.
16:58C'est pour ça,
16:59d'ailleurs,
16:59que j'ai pris cette décision
17:01sur la prime d'activité.
17:02Il est vrai
17:02que le Parti socialiste
17:03le demandait,
17:04enfin pardon,
17:05c'est quelque chose
17:06que d'autres groupes politiques
17:07ont pu demander
17:09dans le passé.
17:10Nous-mêmes,
17:12sur le premier quinquennat
17:12d'Emmanuel Macron,
17:13nous avons eu largement
17:14recours
17:14à la prime d'activité
17:16et au fond,
17:17l'idée de se dire
17:17que la France
17:19qui travaille,
17:20celles et ceux
17:21qui sont au SMIC,
17:22à 1,1 SMIC,
17:23à 1,2 SMIC,
17:26mérite un accompagnement
17:27en matière
17:28de pouvoir d'achat,
17:29me semble aller
17:29dans le bon sens.
17:30On ne peut pas dire
17:30qu'on veut revaloriser
17:31la valeur de travail
17:32toutes les cinq minutes
17:33et pas en tirer
17:34quelques conclusions.
17:35Même chose
17:35pour Gabriel Attal
17:36qui nous a instamment
17:37demandé de renoncer
17:38à une économie
17:39sur les allégements
17:39de charges
17:40pour éviter
17:41que le coût du travail
17:41augmente.
17:43Premier ministre Attal,
17:44tenait à cette mesure,
17:45on y a donné droit.
17:46le Modem, Marc Fénaud,
17:48le président du groupe Modem,
17:49tenait à ce que nous puissions
17:51créer un statut
17:52de bailleur privé
17:53et enfin changer
17:54de paradigme
17:54sur la question
17:55du logement
17:56et avoir un plan de relance.
17:57Nous le faisons.
17:58Laurent Wauquiez
17:58m'a demandé
17:59à de nombreuses reprises
18:00depuis maintenant
18:01de nombreuses semaines
18:02qu'il n'y ait aucun impact
18:04sur l'impôt
18:05sur le revenu.
18:06Laurent Wauquiez
18:06l'éclaire depuis le début.
18:08Il dit
18:08les impôts des ménages
18:09ne doivent pas augmenter.
18:10L'ensemble du barème
18:11sera dégelé
18:12comme Laurent Wauquiez
18:13nous l'a demandé.
18:14Donc c'est un travail
18:16exigeant
18:17qui demande
18:18beaucoup de patience,
18:20beaucoup de calme
18:20dans lequel au fond
18:22on a essayé de se dire
18:23c'est la copie
18:24la moins mauvaise.
18:24Alors c'est le problème
18:25d'une copie de compromis.
18:27C'est qu'on va avoir
18:27beaucoup d'inspecteurs
18:28des travaux finis
18:29du compromis
18:29qui vont venir nous dire
18:30c'est trop à gauche,
18:32c'est trop à droite,
18:33c'est trop ceci,
18:33c'est trop cela.
18:34Bon, les mêmes
18:35qu'on n'aura pas vus
18:35pendant les débats
18:36depuis trois mois,
18:37souvent.
18:38Les mêmes qui ne seront pas
18:39venus aux réunions.
18:40Les mêmes qui parfois
18:41d'ailleurs ont des ambitions
18:42politiques pour la suite.
18:43C'est l'avis des bêtes.
18:45Ce que je dis juste
18:45c'est qu'on a désormais
18:47et dans les heures
18:48qui viennent
18:48un texte
18:49qui me semble
18:50solide,
18:51sérieux,
18:53qui ne donne pas
18:54du tout
18:54la part belle
18:55à la folie fiscale
18:56comme certains veulent
18:57bien le dire,
18:59qui en même temps
18:59structure des recettes
19:00pour l'État
19:01parce qu'il faut bien
19:02des recettes,
19:03qui épargne
19:0399,9%
19:05des entreprises
19:06de ce pays
19:07et pour les 0,1%
19:09nous diminuons
19:10en plus l'assiette
19:11et nous sortons
19:11les ETI
19:12et en plus
19:12nous affectons
19:13cet argent
19:13pour notre effort
19:14de défense.
19:16Si on est gaulliste
19:16on peut aussi
19:17être un peu patriote.
19:18Ça fera mal à personne.
19:19Donc voilà,
19:20je prends sur moi
19:21ce texte de compromis
19:23puisque plus personne
19:24ne veut complètement
19:24l'endosser.
19:26Je le donne
19:26au Parlement
19:27et j'engage
19:28la responsabilité
19:29du gouvernement
19:30pour ce faire
19:30parce qu'une fois de plus
19:31on est la France
19:32et donc je pense
19:33qu'on va arrêter
19:34de se donner en spectacle
19:34devant le monde entier
19:35pendant de nombreuses semaines
19:37et nous permettre
19:38de donner un budget
19:39à la nation.
19:40Merci.
19:43Monsieur le Premier ministre,
19:44bonjour.
19:44Christelle Méral,
19:45France Télévisions.
19:46Donc,
19:46il y a voir,
19:47vous le rappelez à l'instant,
19:48une surtaxe
19:49sur l'impôt
19:49et sur les bénéfices
19:50pour les grandes entreprises.
19:51Est-ce que leur compétitivité,
19:53la compétitivité des entreprises
19:54ne va pas en souffrir
19:55comme le dénoncent
19:56les organisations patronales ?
19:58Et puis,
19:59autre point,
20:00vous venez de dire
20:01que nous tiendrons
20:02les 5%.
20:03Alors,
20:04quelles économies
20:04allez-vous faire
20:05pour justement
20:06rester dans les clous
20:07des 5% ?
20:07Je partage la parole,
20:09avec la ministre
20:10des Comptes publics
20:11et je redirai un mot
20:12pour vous répondre après.
20:15Merci pour votre question
20:17sur les économies
20:18parce que c'est un sujet
20:19effectivement
20:19qui a beaucoup
20:21agité les débats.
20:23Vous vous rappelez
20:24que nous avions présenté
20:26un budget
20:27qui portait
20:28continuité
20:29du plus grand effort
20:30de réduction
20:30des dépenses
20:31de fonctionnement
20:31de l'État
20:32depuis 25 ans.
20:33Ça a été fait en 2025,
20:35ça a permis de tenir
20:35le fameux 5,4%.
20:37Je rappelle que
20:38sur les dépenses
20:39de l'État,
20:39nous avons fini l'année
20:40à 300 millions d'écarts
20:42par rapport
20:43aux 480 milliards
20:44d'euros
20:45de dépenses
20:46totales
20:46pour l'État.
20:47On peut donc dire
20:48qu'à la fois
20:49les engagements
20:49peuvent être tenus
20:50pour peu qu'on ait
20:51la bonne méthode.
20:52Et le Premier ministre
20:53a confirmé
20:53que pour 2026,
20:56toutes les lignes
20:56budgétaires,
20:57tous les éléments
20:57de dépenses
20:58et de recettes
20:59pour l'État,
20:59les collectivités
21:00et la Sécurité sociale
21:01continueraient d'être suivis
21:02comme nous l'avons fait
21:03tous les trimestres
21:04avec ce qu'on appelle
21:05des comités d'alerte
21:06avec une très grande
21:06transparence
21:07pour que tout ce qui est
21:08dans ce projet de budget
21:10comme l'a dit
21:11le Premier ministre
21:12pour que nous tenions
21:13sincèrement le 5%,
21:14ne soit pas seulement
21:15sur les épaules
21:16des différents ministres
21:17mais bien que ce soit
21:18quelque chose
21:18qui soit fait en transparence.
21:20Ensuite,
21:20sur les économies
21:21que nous faisons,
21:22nous en faisons beaucoup
21:23sur les opérateurs
21:24et les agences.
21:25Et vous verrez d'ailleurs
21:26que dans les prochaines heures,
21:27un certain nombre
21:27d'économies supplémentaires
21:28seront demandées
21:29à un certain nombre
21:30d'acteurs,
21:30notamment pour que nous
21:31puissions optimiser
21:31ce qu'on appelle
21:32leur trésorerie,
21:33qu'il n'y ait pas
21:33d'argent dormant,
21:34que les impôts payés
21:35par les Français
21:36soient utilisés
21:36aussi vite que nécessaire
21:38et qu'au fond,
21:39il n'y ait pas,
21:39vous voyez,
21:40des petites réserves
21:41comme telles des écureuils
21:42alors que c'est l'argent
21:44des Français
21:44et que nous devons
21:45être très précautieux
21:46avec l'impôt
21:47que nous collectons
21:48et très rigoureux
21:49avec la manière
21:49dont il est dépensé.
21:50Vous verrez également
21:51qu'un certain nombre
21:52de ministères,
21:53nous allons procéder
21:54à des mécanismes budgétaires
21:56pour que nous annulions
21:57une partie de notre réserve,
21:58ce qui veut dire
21:58que nous allons mettre
21:59sous contrainte
21:59l'ensemble des administrations
22:00pour dire que les budgets
22:02votés doivent être
22:02strictement tenus
22:03et qu'il n'y aura pas
22:04de rallonge,
22:05sauf crise,
22:07sauf besoin exceptionnel.
22:08Donc nous mettons
22:09l'ensemble de la puissance publique
22:10dans un cadre
22:11extrêmement rigoureux.
22:13Nous faisons des économies
22:14ensuite sur des éléments
22:15essentiels,
22:17les éléments de commande publique
22:19et d'achat public.
22:20Vous avez vu
22:20beaucoup de reportages
22:21où au fond,
22:22nos règles obligent
22:23les acteurs publics
22:24à acheter plus cher
22:25que si les règles
22:26étaient de bon sens.
22:27Nous avons changé
22:27les règles sous l'autorité
22:28du Premier ministre
22:29avec le ministre David Daniel
22:30pour que les achats
22:32coûtent moins cher.
22:32Un milliard d'euros
22:33d'économies par ce biais.
22:34Le Premier ministre
22:35a donné instruction
22:35que nous diminuions
22:37dans tous les ministères
22:38et les opérateurs
22:38les dépenses de communication.
22:40Et au total,
22:42les économies
22:42qui vont être présentées
22:43par rapport
22:44aux nouvelles annonces
22:45qui ont pu être faites
22:46permettent de tenir
22:48les dépenses
22:49pour qu'elles soient
22:49compatibles avec 5%.
22:51J'insiste enfin
22:52sur la fiscalité.
22:54Je dois vous dire
22:54qu'il y a eu
22:55beaucoup de changements
22:56entre la version
22:58du budget présenté
22:58le 14 octobre
22:59et celle
23:00que le Premier ministre
23:01est en train
23:02de finaliser
23:03par ses arbitrages.
23:04Il n'y aura pas
23:05plus d'impôts
23:06dans la copie
23:07présentée demain
23:07que dans celle
23:08que nous avions présentée
23:09au départ.
23:10La grande différence
23:11effectivement,
23:11c'est qu'il y a eu
23:12des changements
23:13sur qui contribuera
23:14un peu plus en 2026.
23:16Toute la fiscalité
23:17des ménages,
23:18nous avions eu
23:18des projets
23:19sur l'abattement
23:19sur les retraités,
23:20des projets
23:21sur un certain nombre
23:21de révision de niches fiscales,
23:22des projets
23:22sur le gel du barème
23:23de l'impôt sur revenu.
23:24Tous ces éléments
23:25ont été retirés
23:26pour qu'il y ait
23:26une fiscalité
23:27strictement stable,
23:29ce qui amène
23:29et je conclurai là
23:30à ce que l'effort
23:32de la nation
23:33par ses prélèvements
23:34obligatoires
23:34soit inférieur
23:36en pourcentage
23:37de notre PIB
23:37en 2026
23:38par rapport
23:39à ce qu'il était
23:40en 2019.
23:412019,
23:42c'est la dernière année
23:43où nous étions
23:43sous 3% de déficit.
23:452019,
23:45c'est la dernière année
23:46avant les grandes crises
23:46du Covid,
23:47de l'Ukraine
23:47et de l'inflation.
23:49A l'époque,
23:49nous avions 44%
23:50de prélèvements obligatoires
23:51dans la richesse nationale.
23:52Il y aura en 2026
23:5443,9%.
23:55Ce qui veut dire
23:56que nous ne sommes
23:56pas dans la folie fiscale,
23:58ce qui veut dire
23:58que nous essayons
23:59de revenir
23:59à un moment
24:00de notre histoire
24:01économique et budgétaire
24:02qui était la dernière année
24:04où nous étions
24:04sous les 3%.
24:05Il nous semblait
24:06que c'était
24:06une bonne boussole
24:06à tenir.
24:07Mais sur les ministères,
24:08vous disiez
24:08que vous alliez utiliser
24:09la réserve,
24:10mais est-ce qu'il y aura
24:10davantage d'économies
24:12qui vont être actionnées
24:13très concrètement ?
24:14Très concrètement,
24:14ça veut dire
24:15qu'il y a 1,5 milliard
24:15d'euros
24:16que les ministères
24:16pouvaient espérer dépenser,
24:22et c'est très important
24:23pour que les Français
24:24comprennent que
24:25quand on fait des économies,
24:26ce sont des vraies économies,
24:27pas des économies
24:28d'écriture,
24:29ce sont des vraies économies
24:30qui sont faites
24:30au-delà de celles
24:31qui sont déjà dans le budget
24:32et comme nous l'anticipons,
24:36dans quelques semaines,
24:37nous aurons,
24:38et j'en suis sûr,
24:38beaucoup de questions
24:39au gouvernement
24:39sur un certain nombre
24:40de mesures,
24:41dispositifs
24:42qui ne seront peut-être
24:43pas financés
24:44comme certains auraient voulu
24:45et je ne doute pas
24:47que ces mêmes
24:48qui aujourd'hui disent
24:49qu'il en faut plus
24:49d'économies
24:50sont les premiers
24:51à demander
24:51où est l'argent.
24:52Dans quel secteur ?
24:53Les ministres,
24:55évidemment,
24:56conduiront,
24:57et je veux le dire aussi
24:57en réponse
24:58à ce qu'a pu dire
24:58Olivier Faure,
25:00notre engagement,
25:01c'est de financer
25:01pleinement les services publics
25:03que les Français attendent.
25:04Maintenant,
25:05sur tout ce qui n'est pas
25:05le cœur des services publics,
25:07tout ce qui n'est pas
25:07le fonctionnement attendu
25:08de notre pays,
25:09nous assumons
25:10de faire des économies
25:10de fonctionnement,
25:12de rationalisation
25:12et d'organisation.
25:14Les éléments,
25:14notamment,
25:15que le Premier ministre porte
25:16pour que nous mettions
25:17un État
25:18dans une capacité
25:19à faire plus efficace
25:20sont évidemment essentiels
25:22à la tenue de ces économies.
25:25Merci beaucoup.
25:26Merci infiniment.
25:27Merci à tous.
25:39Alors moi,
25:39je vous propose
25:40qu'on continue
25:41pour la partie plus formelle.
25:42quand même embrayée
25:49sur la question budgétaire
25:51dans le sillage
25:54de ce qu'a dit
25:55le Premier ministre
25:55et de ce qu'a dit
25:57Madame la ministre
25:58de l'Action
25:59et des Comptes publics
26:00par la réaction
26:01du Président de la République
26:02qui, vous le savez,
26:03a autorisé
26:04le gouvernement
26:05à engager
26:06sa responsabilité
26:07sur le budget
26:08de l'État
26:08et des collectivités
26:09territoriales.
26:10Je vais donc vous citer
26:11les propos
26:12du Président de la République
26:13en réaction
26:15à cette autorisation
26:15et plus globalement
26:16à la copie budgétaire
26:18qui est présentée
26:18par le Premier ministre
26:20et par Amélie de Montchalin.
26:21Il a dit,
26:22je cite,
26:23ce sont ses mots,
26:23que cette équation budgétaire
26:25est le fruit
26:26d'un travail politique
26:27qui,
26:28par définition,
26:30a nécessité
26:31des compromis
26:32et des concessions
26:33de la part de chacun.
26:34une équation budgétaire
26:37qui permet
26:38de contenir
26:38le déficit
26:39à 5% du PIB,
26:44de garantir
26:44une stabilité
26:45et d'être cohérent
26:47avec la politique
26:48économique suivie.
26:50C'est donc
26:50une copie
26:50qui permet
26:51au pays
26:52d'avancer.
26:53Encore une fois,
26:53ce sont ses mots.
26:55La feuille de route
26:55est remplie
26:56et nous devons
26:56toutes et tous
26:57la défendre,
26:59en défendre le résultat.
27:00Il parlait là
27:00des membres du gouvernement
27:02parce qu'il y a
27:04dedans de véritables
27:05éléments de relance
27:06et il faisait
27:07notamment référence
27:08aux crédits
27:09et aux mesures
27:10relatifs
27:11au logement
27:12parce qu'il y a
27:13une consolidation
27:14d'éléments
27:15de défense
27:16et notamment
27:16sur le régalien
27:17et parce que
27:19la surtaxe IS,
27:21donc sur les grandes entreprises,
27:23est plus concentrée
27:24qu'en 2025
27:25et touche moins d'entreprises.
27:27Les ETI,
27:27les TPE,
27:28les PME,
27:29vous le savez,
27:29ne seront pas touchés
27:30en 2026.
27:32Et le président
27:32de la République
27:33a conclu
27:33en saluant
27:34l'engagement
27:34du Premier ministre
27:35et des ministres
27:36concernés,
27:37notamment ma collègue
27:38Amélie de Montchalin,
27:40travail qui a permis
27:41d'avancer,
27:42je cite,
27:43sur ce chemin
27:44de crête.
27:45Voilà les quelques mots
27:46de réaction
27:47du président
27:49de la République
27:49et quant à la partie
27:50plus formelle,
27:53sans transition,
27:54Monique Barbu,
27:55ministre de la Transition
27:56écologique
27:56et Naïma Mouchou,
27:57ministre des Outre-mer,
27:59ont présenté
27:59un projet de loi
28:00qui concerne
28:01la collectivité
28:02de Martinique.
28:03Ce texte permet
28:04deux choses.
28:05D'une part,
28:06il habilite
28:06l'Assemblée
28:06de Martinique
28:07à prendre
28:07des dispositions
28:08spécifiques
28:09en matière d'énergie.
28:11Et d'autre part,
28:11le texte permet
28:12à cette Assemblée
28:13de créer
28:13une autorité unique
28:14pour exercer
28:15des compétences
28:16en matière
28:16d'eau
28:16et d'assainissement.
28:18Le ministre
28:19de la Ville
28:19et du Logement,
28:20Vincent Jambrun,
28:21a ensuite présenté
28:22un décret
28:22qui porte sur
28:23les produits
28:23de construction.
28:24Ce texte
28:26qui traduit
28:26les obligations
28:27européennes
28:27était attendu
28:28par les professionnels
28:29du bâtiment.
28:31Il confie
28:31à des organismes
28:32la responsabilité
28:33de contrôler
28:34la conformité
28:35des produits
28:35et matériaux
28:36utilisés
28:37en amont
28:38de leur commercialisation
28:39sur le territoire
28:40national.
28:41C'est un enjeu
28:42de sécurité
28:42pour les habitants
28:43et les usagers
28:44et c'est aussi
28:45un enjeu
28:46de performance
28:46sur le plan
28:47environnemental.
28:49Je conclurai
28:50par un mot
28:51sur l'international
28:52avec le Groenland
28:54point qui
28:55d'habitude
28:56vous le savez
28:56est fait
28:57par mon collègue
28:57Jean-Noël Barraud
28:58qui était absent
29:00aujourd'hui.
29:01Vous venez d'entendre
29:01le mot de Bréjean
29:02la porte-parole
29:03du gouvernement
29:03juste avant
29:04Amélie de Montchalin
29:05ministre des Comptes
29:06publics
29:07et avant cela
29:07Sébastien Lecornu
29:09Premier ministre
29:10qui donc a bien
29:11affirmé
29:12qu'il allait avoir
29:12recours au 49-3
29:14de la constitution
29:14pour faire passer
29:15sans vote
29:16le budget
29:172026
29:18il va donc
29:19présenter
29:20la responsabilité
29:21de son gouvernement
29:21et cela
29:22dès demain
29:23et il a reconnu
29:24un semi-échec
29:25direction Matignon
29:26on va retrouver
29:27notre envoyé spécial
29:29Sylvain Rousseau
29:30que retenez-vous
29:31de cette conférence
29:32de presse
29:33Sylvain en tout cas
29:34ce qui est sûr
29:34c'est qu'il n'y aura
29:35pas recours aux ordonnances
29:36il y aura bien recours
29:37au 49-3
29:38pour faire passer
29:39ce budget
29:39Oui effectivement
29:43on retient
29:44de cette conférence
29:44de presse
29:45d'abord l'attitude
29:45et les mots
29:46de Sébastien Lecornu
29:47qui est apparu
29:47de manière
29:48assez contradictoire
29:49à la fois
29:50désabusé
29:51et déterminé
29:52désabusé
29:53parce qu'effectivement
29:54sa méthode
29:55du compromis
29:56n'a pas fonctionné
29:57il a lui-même
29:58il en a profité
29:59pour prendre l'opinion
30:00publique à témoin
30:00pour fustiger
30:01certaines oppositions
30:03qui ont fait
30:03que les débats
30:04se sont enlisés
30:05des oppositions
30:06qui a-t-il dit
30:07ont finalement
30:08choisi le chaos
30:09plutôt que
30:10de choisir
30:11un budget
30:12il a même
30:13piqué
30:13certains d'entre eux
30:14en disant que
30:15certains membres
30:16de l'opposition
30:17il n'a pas précisé
30:18lesquelles
30:19était tout à fait
30:20d'accord
30:20pour dire
30:21qu'il fallait
30:21absolument
30:21un budget
30:22à la France
30:23mais qu'il ne
30:23le reconnaîtrait
30:24pas forcément
30:25en public
30:25et puis
30:26déterminé
30:27parce qu'il a bien
30:29l'intention
30:29de le faire passer
30:30son budget
30:30Sébastien Lecornu
30:31c'est pour ça
30:32qu'il a recours
30:32à ce fameux
30:33article 49.3
30:34il a égrené
30:35les autres solutions
30:36à sa disposition
30:37et il a dit
30:38que celle-là
30:38était finalement
30:39sans doute
30:39la moins pire
30:41c'était soit
30:42un budget
30:42dans 6 mois
30:43soit pas de budget
30:44du tout
30:44soit passé
30:45par les ordonnances
30:46et finalement
30:46vous l'avez dit
30:47le 49.3
30:48et donc
30:48la responsabilité
30:49du gouvernement
30:50engagé
30:51qui a été retenu
30:51il a lui-même
30:52affirmé
30:52qu'il n'avait pas
30:53de garantie
30:54pour la suite
30:54il n'a pas
30:55de garantie
30:55d'échapper
30:56aux motions
30:56de censure
30:57qui ne manqueront pas
30:58la France Insoumise
30:59l'a déjà dit
30:59de suivre
31:00l'utilisation
31:01de ces articles
31:0249.3
31:02puisqu'il y en aura
31:03au moins 3
31:04qui vont devoir
31:05être utilisés
31:06il n'a pas non plus
31:07de garantie
31:07qu'une fois le texte
31:09retourné au Sénat
31:10puisque c'est la voie
31:10parlementaire
31:11et bien celui-ci
31:12ne s'enlisera pas
31:13pendant un temps
31:14très long
31:15donc effectivement
31:15Sébastien Lecornu
31:17devrait dès demain
31:18déclencher
31:19le premier article
31:2049.3
31:21de ce budget
31:22en ce qui concerne
31:23les recettes
31:24motion de censure
31:25déposée dans la foulée
31:27vote de 7 motions
31:27de censure
31:28etc.
31:29il y aura ensuite
31:30la même chose
31:30sur la partie
31:31dépense
31:33et puis
31:34la même chose
31:34sur le budget
31:35total
31:36mais dès demain
31:37à l'Assemblée nationale
31:38Sébastien Lecornu
31:39va donc se dédire
31:40puisqu'il avait promis
31:41de ne pas utiliser
31:42le 49.3
31:43et engager
31:44la responsabilité
31:45de son gouvernement
31:46sur le budget
31:46de la France
31:47Merci Sylvain
31:48Sébastien Rousseau
31:48donc en direct
31:50de Matignon
31:51pour les socialistes
31:54ce recours
31:55au 49.3
31:56est plutôt
31:56la moins mauvaise
31:57des solutions
31:58on va écouter
31:59un certain nombre
31:59de réactions politiques
32:00c'était juste avant
32:01la prise de parole
32:02de Sébastien Lecornu
32:03Oui et bien voilà
32:05ils vont réussir
32:07à faire passer
32:07un budget macroniste
32:08qui a été battu
32:08en l'ésion
32:09l'an dernier
32:10et donc s'ils y arrivent
32:11c'est pas encore fait
32:12donc on sait jamais
32:13on peut toujours espérer
32:15mais s'ils y arrivent
32:16les gens devront
32:17se tourner vers
32:18le groupe socialiste
32:18parce que c'est eux
32:19qui leur auront permis
32:20de continuer
32:21à appliquer cette politique
32:22La majorité est impossible
32:23dans ce cadre là
32:24effectivement
32:24nous considérons
32:25que le 49.3
32:26était la moins mauvaise
32:27des solutions
32:28pour doter en frein
32:29à la France
32:29d'un budget
32:30intégré
32:30avec l'intégration
32:32des mesures de justice
32:33et de progrès social
32:35et écologique
32:35que nous avons réussi
32:36à négocier
32:37avec le gouvernement
32:38Ce qui a été intelligent
32:39de la part du Premier ministre
32:40c'est de dire
32:41à un temps
32:41je souhaite
32:42qu'on n'utilise pas
32:44le 49.3
32:45ça a permis
32:45de débloquer
32:46la situation
32:46de dialogue
32:47parce que le 49.3
32:48a ça de problématique
32:50quand il est mis en force
32:53c'est qu'il crispe tout le monde
32:55et il crispe les parlementaires
32:57et il n'y a pas
32:57de dialogue possible
32:58et il n'y a pas
32:58de compromis possible
32:59dans ces cas là
33:00voilà
33:01je crois
33:02il y a un compromis
33:03il n'y a pas
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