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Chaque week-end, Dominique Tenza vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:01Générique
00:10Bonsoir, bonsoir à toutes et à tous et bienvenue sur le plateau de BFM.
00:14Grand soir dans une vingtaine de minutes maintenant.
00:16Nous reviendrons sur les derniers développements de la guerre en Ukraine
00:19et notamment cette série de frappes la nuit dernière sur Saint-Pétersbourg,
00:24deuxième ville du pays,
00:25mais pour leur retour sur ce qui restera certainement comme l'un des événements politiques de ce week-end,
00:31ce banquet champêtre organisé par le Rassemblement National à Liévin dans le Pâle-Calais,
00:37sur scène côte à côte Marine Le Pen et Jordan Bardella.
00:41On va d'ailleurs retrouver tout de suite sur place Sophie Dupont.
00:44Sophie, bonsoir à trois jours, trois jours maintenant du jugement
00:46qui déterminera si Marine Le Pen pourra ou non se présenter à la prochaine élection présidentielle.
00:52Elle et Jordan Bardella ont tenu à afficher un soutien, une cohésion et à faire passer un message.
01:01Oui, c'était clairement l'objectif de cette soirée, Dominique, qui se poursuit actuellement derrière moi,
01:06mais à huis clos désormais.
01:07Ça faisait deux mois qu'on ne les avait pas vus côte à côte
01:10et ils ont choisi les terres de Marine Le Pen pour réapparaître en effet ensemble
01:14à 72 heures de la décision qui va sceller leur destin.
01:18L'objectif, c'était pour eux de réaffirmer le binôme, le ticket.
01:21Ils ont surjoué la bonne entente parce qu'ils se savaient filmer.
01:25Ils ont multiplié les sourires, les accolades.
01:27On a même vu Marine Le Pen pousser la chansonnette.
01:30Marine Le Pen qui a réaffirmé à notre micro qu'elle gardait sa sérénité.
01:34Unité affichée aussi, parce que dans les prises de parole,
01:36Jordan Bardella qui a pris la parole avant Marine Le Pen
01:39a tenu à rappeler qu'elle s'était engagée en politique pour la voir présidente de la République
01:44et qu'il espère toujours qu'elle le soit dans les prochains mois.
01:47Marine Le Pen qui a clôturé ses discours,
01:50qui a elle tenu à réaffirmer que quoi qu'il arrive mardi,
01:53quelle que soit la décision des juges, ils feraient campagne ensemble.
01:56Jamais il ne m'a trahi, a-t-elle dit.
01:58Je vous propose d'écouter la présidente des députés RN,
02:01la triple candidate à la présidentielle,
02:03à trois jours de la décision de justice.
02:06Jordan et moi, nous travaillons depuis des années ensemble.
02:11Il n'a jamais trahi cette confiance.
02:14Il a toujours relevé tous les défis qui lui ont été confiés avec brio,
02:21avec énergie, avec conviction.
02:24Alors de toute façon, nous mènerons cette campagne ensemble.
02:28Mais si la justice m'interdit de me présenter à la présidentielle,
02:34alors c'est avec une grande énergie, moi aussi,
02:41et une grande conviction et une grande confiance
02:44que je soutiendrai évidemment tous les jours
02:48et jusqu'à sa victoire, la candidature de Jordan Bardella.
02:52Et cette image, elle était doublement importante
02:54parce que ce sera la dernière avant la décision de justice.
02:58Mardi, Jordan Bardella ne se rendra pas à la cour d'appel
03:01d'un commun d'accord avec Marine Le Pen, qui ne le souhaite pas.
03:04Il sera lui au siège du parti, devant la télévision.
03:07C'est là qu'il apprendra la décision de justice
03:10avant que Marine Le Pen ne le rejoigne
03:12à l'issue de la décision quand elle aura quitté le tribunal.
03:16Mais à ce moment-là, ils sauront tous les deux
03:18lequel est le candidat du Rassemblement national en 2027.
03:22Sophie Dupont avec les images de Willem Guéme.
03:25Merci beaucoup, Sophie.
03:26Pour débattre et pour commenter justement cet événement politique
03:29avec moi, Victor Hérault, journaliste politique à Valeurs Actuelles.
03:31Bonsoir, Dominique.
03:32Bonsoir, Victor.
03:33Laurent Saillet, ancienne députée européenne,
03:34ancien membre des Républicains.
03:36Et Thierry Arnaud, éditorialiste internationale ici à BFM TV.
03:39Thierry, c'est la première fois qu'elle affiche aussi clairement
03:44son soutien à Jordan Bardella.
03:45Je le soutiendrai, je reprends ses mots,
03:47quoi qu'il arrive, avec énergie, confiance et conviction,
03:50comme si elle voulait déjà passer le relais.
03:52Alors la première fois, non.
03:53C'est particulièrement marqué cette fois-là
03:55parce qu'au fond, on a bien compris quel était le sens
03:57de cet événement ce soir, Dominique.
03:59C'est de nous dire, quoi qu'il arrive, tout va bien se passer.
04:02Que ce soit Marine Le Pen qui soit finalement en situation
04:06de se présenter après la décision de justice de mardi
04:09ou que sa condamnation, confirmée pour partie
04:12ou en totalité en appel, rende cette candidature impossible.
04:15Auquel cas, ce serait donc Jordan Bardella, le candidat.
04:19Mais au fond, en se montrant côte à côte, en se congratulant mutuellement
04:24et en manifestant cette confiance et ces unités,
04:26ce qu'ils ont voulu dire, à la fois ceux qui étaient présents,
04:29mais au-delà à tous leurs électeurs potentiels,
04:32c'est quoi qu'il arrive, tout se passera bien.
04:34Le Rassemblement national sera là.
04:36Il fera campagne.
04:37Les deux grandes figures, les deux leaders du parti
04:41feront campagne ensemble.
04:42Parce que ce parti, il a un capital politique, Dominique,
04:46sans équivalent en France aujourd'hui.
04:48Il est le seul à avoir quasiment la certitude
04:51d'être présent au second tour de l'élection présidentielle.
04:54Le seul, même pas quasiment le seul, le seul à être présent.
04:57Avec de très bonnes chances de victoire
05:00au bout de cette course présidentielle.
05:02Et donc, il y a évidemment l'idée qu'il faut préserver ce capital.
05:07Et pour préserver ce capital, il fallait qu'ils montrent
05:10l'un et l'autre ce soir, que quelle que soit la décision de justice mardi,
05:15tout se passerait bien.
05:15Ils seraient là, côte à côte, la main dans la main,
05:18si l'on peut dire, pour faire campagne ensemble.
05:19Victor Hérault, vous êtes d'accord avec ça ?
05:20C'est un message envoyé aux électeurs du Rassemblement national,
05:24alors qu'on a pu avoir tendance à les opposer.
05:26Ces derniers mois, Marine Le Pen et Jordan Bardella.
05:28Je crois que c'est un jeu très...
05:30Alors, il y a les entourages de l'un et de l'autre
05:32qui parfois se tirent un peu dans les pattes,
05:33mais c'est aussi un jeu très médiatique.
05:35Nous, on aime bien essayer de chercher, comment dire,
05:37des attaques entre les deux,
05:38ou des divergences trop fortes pour leur unité.
05:41Et en réalité, eux affichent, et en privé et en public,
05:45une unité, une symbiose.
05:47Là, si vous voulez, il y a un peu le côté Marine Le Pen
05:49qui adoube Jordan Bardella.
05:50Et je pense que c'est important pour les deux
05:52qu'elle l'adoube avant la décision.
05:55Que ça n'ait pas l'air de dire,
05:56bon, c'est le plan B, c'est vite,
05:57il faut trouver un successeur,
05:58bon, je l'adoube après le 7 juillet.
06:00Là, elle le fait avant.
06:02L'histoire de dire, quoi qu'il se passe,
06:04on a un candidat qui est capé.
06:05Ce n'est pas le plan B comme Bardella,
06:07comme on a pu le dire.
06:07Eux veulent dire, c'est le plan A prime.
06:09Ce sera la même chose, le même programme.
06:11Modulo, quelques histoires.
06:13Mais en tous les cas, ce sera la même volonté,
06:15le même électorat, le même projet.
06:17C'est ce que les deux veulent afficher.
06:18Et je trouve que c'est très réussi,
06:19notamment dans les mots que les deux ont échangés.
06:21Ils se sont adressés à chaque fois à la fin de leur discours
06:23des mots directement en disant
06:25amitié, confiance, fidélité, soutien.
06:27Ça, c'était les mots de cette soirée.
06:29Je pense que c'est assez réussi de ce plan-là.
06:30Laurence, vous les avez sentis sincères.
06:32Quand Victor dit qu'il n'y a pas de différence
06:34dans leur programme,
06:35on sent quelque différence.
06:38Rien qu'économiquement, par exemple,
06:40on sait qu'ils ne sont pas sur la même ligne.
06:41Vous les avez sentis sincères ce soir ?
06:42Qu'ils utilisent les bons mots,
06:43c'est quand même la moindre des choses.
06:44Puisque c'était quand même l'objectif,
06:46ils n'allaient pas commencer à se flinguer.
06:49Premièrement, moi, je pense que pour Marine Le Pen,
06:51si jamais elle n'était pas en capacité de se présenter,
06:53ce sera une telle épreuve
06:56que malgré toute la volonté du monde,
06:58ça sera quand même quelque chose de très difficile
07:00de soutenir vraiment profondément Jordan Bardella.
07:03Parce que c'est le combat d'une vie,
07:05qu'on ne l'apprécie ou pas,
07:06et donc ça va être quand même très difficile.
07:08– Et comme l'a répété Thierry,
07:09cette fois, par rapport aux fois précédentes,
07:12elle est en mesure, en tout cas, de l'emporter.
07:15– Exactement.
07:16Là où je ne suis pas du tout d'accord avec Victor Hérault
07:18sur les divergences entre les deux.
07:20Déjà, ils ont des divergences profondes de personnes.
07:23Elle, dans une interview récemment,
07:25elle a quand même dit,
07:26quelle est votre différence ?
07:27Moi, j'ai de l'expérience.
07:28Ce qui amène à la gaffe après de la tutelle
07:31qui a été dite par un de leurs députés.
07:35Donc, déjà, effectivement, les entourages,
07:37moi, je pense, vont crisper un petit peu
07:39parce qu'il va y avoir des guerres de chapelle.
07:41Donc, même si sur le papier, aujourd'hui,
07:43ça fonctionne, on verra après.
07:45Et sur le fond,
07:46il y a une vraie problématique de programme.
07:50Il ne faut pas oublier que l'électorat
07:51de base du Rassemblement National
07:53est un électorat populaire.
07:55D'ailleurs, ils ne sont pas, aujourd'hui,
07:58dans le Pas-de-Calais pour rien.
07:59C'est-à-dire que c'est un marqueur.
08:01Ça veut dire notre électorat.
08:02C'est aussi le chef de Marine Le Pen, le Pas-de-Calais.
08:04Exactement, mais c'est le rectorat populaire.
08:06Donc, quand on va vouloir dire aux Français
08:09qu'il faut travailler plus,
08:10qu'il faut travailler plus longtemps,
08:12qu'il faut faire des économies...
08:13Ça, c'est la ligne Bardella.
08:15Un peu plus, Bardella.
08:17Là, ça va poser quand même problème
08:18parce que...
08:19Pourquoi la présidentielle est importante ?
08:21Il faut des grandes réformes en France.
08:22C'est le moment où jamais.
08:23Si ce n'est pas nous, ce sera le FMI.
08:25Si on ne change pas le fonctionnement de la France
08:27et de l'État, on va dans le mur.
08:30Donc, s'ils n'ont pas le courage de le dire,
08:32il y a des gens assez luttes dans le pays
08:34qui ne voteront pas pour eux.
08:35Et c'est là où leur électorat de base risque de partir.
08:38On a entendu Marine Le Pen qui affirme
08:39qu'elle soutiendra avec conviction, avec force,
08:42tous les jours, Jordan Bardella,
08:43si elle ne peut pas, elle, se présenter.
08:45On va écouter justement le président
08:47du Rassemblement national souhaiter ardemment,
08:50c'est ce qu'il dit en tout cas,
08:51la candidature de Marine Le Pen.
08:54Enfin, et parce qu'elle est à l'origine
08:56de cette invitation,
08:58je veux remercier Marine pour son amitié,
09:00pour sa confiance, pour sa fidélité.
09:03Je vais lui redire mon total soutien,
09:05ma totale amitié.
09:07Lui redire que je me suis engagé,
09:08pour elle, en politique,
09:10pour l'avoir élue présidente de la République.
09:13Et j'espère bien l'avoir élue présidente
09:15de la République dans quelques mois.
09:17Je suis venu avec une bonne nouvelle.
09:20Dans dix mois, Emmanuel Macron s'en va.
09:25Il est sincère, Jordan Bardella,
09:27quand il dit qu'il veut voir Marine Le Pen,
09:29élue présidente de la République,
09:30il n'aurait pas goûté, lui aussi,
09:31peut-être, à cette envie de candidature ?
09:33Alors, d'abord, il ne peut pas dire autre chose.
09:35Il peut difficilement dire autre chose, c'est ça ?
09:36Même s'il a envie, j'allais dire...
09:39Pas ce soir, en ce soir.
09:40Surtout s'il a envie d'être candidat,
09:42il faut absolument qu'il dise
09:43ce que l'on vient d'entendre, évidemment,
09:45parce qu'apparaître comme n'étant pas
09:47d'une absolue fidélité à trois jours
09:50de cette décision de justice
09:51qui, potentiellement, peut barrer la route
09:53de l'Élysée à Marine Le Pen,
09:55ce serait évidemment une catastrophe.
09:58Après, pour répondre à votre question,
10:00Dominique, très serment,
10:01il faudrait être dans la tête de Jordan Bardella
10:02pour savoir s'il se sent prêt,
10:04s'il a lui-même la conviction
10:07qu'il a les épaules
10:08et qu'il est suffisamment à la hauteur
10:12pour prétendre à la magistrature sur prême,
10:15ce qui est quand même, évidemment,
10:16un défi absolument immense.
10:18Et d'ailleurs, ce qui est intéressant,
10:20c'est le passage du discours de Marine Le Pen
10:22où elle dit qu'il a relevé tous les défis
10:24avec brio, avec énergie,
10:27avec conviction et avec expertise, dit-elle.
10:30Parce qu'elle sait bien que...
10:32Alors, déjà, soyons clairs,
10:35on ne va pas faire de pronostics,
10:36mais le sentiment général,
10:39quand on interroge les juristes,
10:41quand on lit les décisions de justice,
10:42c'est plutôt que ça va être compliqué
10:45pour Marine Le Pen, potentiellement, mardi.
10:47Et que donc, là, l'hypothèse,
10:48on dit ça avec beaucoup de prudence,
10:50mais que l'hypothèse la plus probable,
10:52c'est effectivement qu'au terme
10:54de cette journée de mardi,
10:56ce soit plutôt Jordan Bardella
10:57qui soit candidat.
10:58Encore une fois, tout ça est conditionnel,
10:59mais c'est plutôt le sentiment
11:01que donne la décision de justice,
11:03la manière dont c'est rédigé,
11:04l'arrêté et la justification
11:06de la condamnation
11:08et ce que disent ceux qui ont eu le dossier
11:09en profondeur.
11:10Comme elle sait que dans cette candidature,
11:13il y a une fragilité,
11:14il y a des interrogations
11:15sur Jordan Bardella,
11:16son expérience,
11:18autodidacte,
11:18est-ce qu'il maîtrise véritablement
11:19tous les dossiers ?
11:20Est-ce que dans un débat de deuxième tour,
11:22face à un candidat un peu costaud,
11:24il peut tenir le choc ?
11:25Il n'a jamais travaillé,
11:26disent ses opposants, par exemple.
11:27Il a plus d'expérience.
11:28Voilà, exactement.
11:28Marine Le Pen est bien passée
11:29pour savoir qu'un débat de deuxième tour
11:30face à un candidat solide,
11:33ça peut être un peu compliqué.
11:35Et donc,
11:35elle marque déjà,
11:37et comme le disait très justement Victor,
11:39c'est important qu'elle le fasse
11:40avant la décision
11:41plutôt qu'après,
11:43elle marque le fait
11:43qu'elle a confiance
11:44non seulement en lui
11:45à titre personnel
11:46à cause de sa fidélité,
11:48mais aussi en raison
11:49de ses qualités politiques
11:51et de sa compétence.
11:52Elle a dit d'ailleurs
11:52qu'elle s'exprimerait
11:54dès mardi soir
11:54sur son choix
11:56et ce qu'elle fera,
11:57lui, ne devrait pas prendre
11:58la parole la semaine prochaine.
11:59On a senti quand même
12:00ces dernières semaines,
12:01peut-être ces derniers mois,
12:02une volonté aussi
12:03de Jordan Bardella
12:03de s'affirmer davantage.
12:05On a beaucoup parlé
12:06de la une de match
12:07où il rend public sa relation.
12:08Ça aussi,
12:09c'est une manière aussi
12:10de se présidentialiser.
12:11C'est une étape
12:12des candidats à la présidentielle,
12:13oui,
12:14que tous ne suivent pas,
12:14mais en tous les cas,
12:15c'est une étape.
12:16Oui,
12:17mais ça,
12:17c'est nécessaire
12:18dans la stratégie
12:19et de l'un et de l'autre.
12:20D'ailleurs,
12:20je pense que Marine Le Pen
12:21n'est pas opposé
12:21à cela du tout
12:22parce que même si
12:23ça fait monter
12:24entre guillemets
12:24la Côte Bardella,
12:25il faut arrêter de voir ça
12:26en fait,
12:26si vous voulez,
12:27comme la Côte Bardella montante,
12:28ce serait à l'encontre
12:29de Marine Le Pen
12:30ou au désavantage
12:31de Marine Le Pen.
12:31En réalité,
12:32ce n'est pas vrai.
12:32D'ailleurs,
12:33les sondages le montrent,
12:34l'un et l'autre
12:35sont à peu près équivalents.
12:36En réalité,
12:36les gens qui votent RN
12:37votent RN,
12:39quel que soit le candidat.
12:40Maintenant,
12:41il est obligé de le faire
12:41parce que vous ne pouvez pas
12:42vous improviser candidat
12:43quasi naturel
12:45au lendemain
12:46de la condamnation
12:47de votre patronne
12:47qui porte en plus
12:48le nom Le Pen
12:49et lui non.
12:50Vous ne pouvez pas
12:50vous affirmer
12:52comme un potentiel candidat
12:53à la présidence
12:54de la République,
12:54la magistrature suprême,
12:55on l'a rappelé,
12:57au déboté,
12:58à la rentrée,
12:58c'est-à-dire au moment
12:59où toutes les campagnes
13:00vont se lancer,
13:01surtout pour un parti
13:01qui a tant d'histoires.
13:02Donc,
13:03c'est assez normal
13:04et Jordan Bardella
13:05vient d'autant plus loin
13:06qu'il est plus jeune,
13:07il a moins d'expérience,
13:08il n'a pas le nom Le Pen.
13:09Il était au début,
13:10son costume était taillé
13:10pour le rôle de Premier ministre
13:12et non pas de président.
13:13Donc,
13:13il revient plus loin,
13:14il était normal
13:14qu'il commence plus tôt
13:15à se constituer
13:16à la secteur
13:16d'un potentiel président
13:17de la République.
13:17Elle a déjà pâti
13:18de son manque d'expérience
13:19elle-même,
13:19parce que pourquoi
13:20elle a été en difficulté
13:21dans les débats notamment ?
13:22C'est parce que
13:23quand vous n'avez jamais
13:24eu de fonction ministérielle
13:25que vous ne connaissez pas
13:26le fonctionnement de l'État,
13:27ça ne s'invente pas.
13:28Et je pense que ça,
13:29c'est déjà une carence
13:29qu'elle avait elle.
13:30Après,
13:31avec le temps,
13:31elle a pu quand même apprendre.
13:33Lui,
13:33là où il va être
13:34en grande difficulté,
13:35me semble-t-il,
13:35parce que pour le moment,
13:36il a une cote
13:38quand même très importante,
13:39on ne peut pas le nier,
13:40évidemment.
13:42Mais là où ça va être
13:42très difficile pour lui,
13:43c'est quand il va être
13:44confronté à des adversaires
13:45qui, eux,
13:46connaissent le fonctionnement
13:47de l'État.
13:47Et ça,
13:48ça va être un problème
13:49qu'Emmanuel Macron
13:50n'a pas connu
13:51parce que lui-même
13:52connaissait le fonctionnement
13:53de l'État.
13:53La cote de popularité,
13:54effectivement,
13:55regardez,
13:55elle est importante.
13:56Dernier sondage,
13:57ça c'est le sondage
13:58du premier tour
13:59de l'élection présidentielle,
14:00sondage IFOP-fudiciel
14:01qui date du 25 juin.
14:03Si Jordan Bardella
14:04était le candidat
14:05du Rassemblement national,
14:06il ferait 36,
14:07entre 36 et 37%
14:08au premier tour.
14:10Derrière,
14:11Edouard Philippe
14:11est à 13%.
14:12C'est quasiment
14:12trois fois le score.
14:13Si c'est Marine Le Pen,
14:15c'est 32%.
14:16Ça reste un gros score,
14:17mais c'est seulement,
14:19peut-on dire,
14:2032%.
14:20Sophie Dupont,
14:21est-ce que finalement,
14:22depuis plus d'un an,
14:23et cette condamnation
14:25à cinq ans
14:26d'inéligibilité
14:27dans la tête des militants,
14:29petite musique,
14:30c'est peut-être déjà installé
14:30en se disant
14:31quoi qu'il arrive,
14:32lui serait meilleur candidat
14:34que elle.
14:37Eh bien justement,
14:38Dominique,
14:38c'est un peu ça
14:38à quoi on a assisté ce soir.
14:40C'est assez surprenant
14:41parce qu'ici on est,
14:41il faut le rappeler,
14:42sur les terres de Marine Le Pen.
14:44Elle est élue du Pas-de-Calais,
14:45mais quand on a demandé
14:47aux administrés,
14:47aux adhérents du RN
14:49qui étaient présents ce soir
14:49et pas qu'à cinq,
14:51on en a échangé
14:51quand même avec une bonne vingtaine
14:52ce soir,
14:54pour savoir quel était
14:54leur état d'esprit
14:55avant la décision de mardi,
14:56eh bien ils ont tous dit
14:57en fait,
14:58s'il n'y a pas Marine Le Pen
14:58sur la ligne de départ.
14:59Ce n'est pas grave
15:00parce qu'on a Jordan Bardella
15:01et Jordan Bardella,
15:02il a la jeunesse,
15:03il a le dynamisme,
15:04il va pouvoir convaincre
15:04peut-être des électeurs
15:05qui n'auraient pas voté
15:06pour Marine Le Pen
15:07qui s'appelle Le Pen
15:08qui a déjà perdu trois fois
15:10alors même
15:10qu'on est dans le fief
15:12de Marine Le Pen.
15:14Donc cette cote de popularité
15:15de Jordan Bardella
15:16qui arrive même
15:16donc ici
15:17dans le bassin minier
15:19alors que ces dernières semaines
15:21en coulisses
15:21des cadres
15:22des membres
15:23du Rassemblement National
15:23ont pu douter
15:24de la candidature
15:25de Jordan Bardella,
15:26peut-être trop jeune
15:27et donc pas assez préparé
15:29notamment la sortie
15:29le jour
15:30sur la justification
15:32de sa présence
15:33au Grand Prix de Monaco
15:34le jour de la marche
15:35pour Liana
15:35quand il avait dit
15:36des marches blanches
15:37il y en a tous les jours
15:37certains avaient dit
15:38même au Rassemblement National
15:39il n'est pas prêt
15:40ce genre de sortie
15:41ça ne se fait pas
15:42pour un candidat
15:43à la présidentielle
15:44et bien tout ça
15:44aujourd'hui ça ne paye pas
15:46ça n'a pas eu d'impact
15:47au sein des électeurs
15:48du RN
15:49les adhérents
15:50aujourd'hui
15:51du Rassemblement National
15:51dans le bassin minier
15:52qui pensent quand même
15:53que Jordan Bardella
15:55fera très bien l'affaire
15:56et qui n'espère pas
15:57forcément une décision
15:59favorable à Marine Le Pen
16:00mardi
16:01assez surprenante
16:01donc ce soir ici
16:02à Dievin
16:04au Grand Prix de Monaco
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