00:00Monsieur le Président du Sénat, Mesdames et Messieurs les Sénateurs, Madame la Présidente Kuckerman, déjà permettez-moi au nom du gouvernement de présenter nos voeux les plus républicains mais aussi personnels pour l'ensemble des parlementaires ici présents.
00:13Merci pour votre question Madame la Présidente. Pour être directe et claire, peut-être avant de l'être, saluer l'engagement, comme je l'ai fait hier à l'Assemblée nationale, des agents de l'ambassade qui servent et rendent le service public à Caracas
00:26et qui protègent en lien avec l'ensemble des autorités consulaires. La communauté française présente sur place n'a peut-être pas été suffisamment fait ces jours derniers dans la presse.
00:35Donc je voulais le faire aussi à travers vous. Tout contrevient au droit international dans cette affaire. L'opération militaire en tant que telle.
00:44Je rappelle que l'usage de la force est permis dans le cadre de ce que la Charte des Nations Unies prévoit et dispose. Nous en savons quelque chose nous-mêmes, nous autres Français.
00:51Encore en début de semaine, des opérations militaires ont eu lieu sur la Syrie que vous aviez d'ailleurs autorisé par l'article 35 de la Constitution dans le cadre des mandats qui sont donnés par les Nations Unies.
01:01La France continue évidemment de réaffirmer ces principes. Rien ne va en matière de droit international et de respect du droit international sur la nature même du régime aussi de Nicolas Maduro.
01:10Merci pour la tonalité de votre question puisque vous avez tenu cette ligne de précision. Il est clair, comme l'a rappelé le ministre Nicolas Faurissier, que la France ne reconnaît pas évidemment les opérations électorales telles qu'elles se sont tenues il y a maintenant de cela pratiquement deux ans
01:26et que nous appelons effectivement à ce que cette transition reparte des opérations électorales telles qu'elles se sont évidemment tenues.
01:33Alors, ce n'est pas parce que tout est illégal qu'il faut se décourager de défendre le droit. Déjà parce que ce sont nos propres principes.
01:39Monsieur le sénateur, vous avez cité la philosophie des Lumières et que ces valeurs par définition, quand on est membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies, ça crée des devoirs.
01:47Et que donc, ce n'est pas parce que c'est difficile qu'il faut s'en décourager ou en dévier. Je rajouterai aussi parce que ce sont aussi nos intérêts. Je pense qu'une partie du monde,
01:56on a eu ces débats dans d'autres circonstances dans mes fonctions précédentes, beaucoup de pays dans l'hémisphère sud, mais pas seulement, n'ont que le droit international pour seul et unique levier de bouclier et de protection.
02:09Et de voir la France ne pas varier sur cette affirmation est aussi un des moyens de défendre nos propres intérêts, si je puis me permettre,
02:16et une permanence qu'on pourrait qualifier de golo-mitterrandienne depuis maintenant de nombreuses décennies, dans la capacité justement, au fond,
02:23à réaffirmer que nous pouvons être alliés sans être alignés, pour dire les choses de manière la plus évidente possible.
02:30Ce n'est pas parce que tout est illégal et que rien ne va en matière de droit international qu'il ne faut pas se réjouir qu'un autre avenir soit possible pour le peuple vénézuélien,
02:38ce que j'ai rappelé hier à l'Assemblée nationale, parce que désormais, la nature même, le calendrier, la qualité de la transition démocratique,
02:46viendra aussi dire quelque chose de la suite de ce que nous vivons sur ce continent.
02:51Pour le reste, un débat, oui. Je m'y suis engagé hier, le plus rapidement possible, c'est-à-dire sous 15 jours,
02:59me permettrait avec le président du Sénat de faire un point sur l'organisation des travaux de manière globale dans les jours à venir.
03:05Je pense que ce débat, comme parfois les membres de la Commission des Affaires étrangères et des Forces armées,
03:10M. le Président Perrin n'y ont invité ces dernières semaines et mois, doit aussi être un moment où il faut se poser des questions sur notre autonomie stratégique,
03:19voir pourquoi la réaction européenne n'a pas été aussi rapide et aussi forte peut-être qu'attendue,
03:27pour dire les choses de manière... Vous, vous êtes plus libre de parole que moi, mais moi je le dis de manière prudente,
03:32mais je pense que c'est un moment quand même dans lequel il faut se poser de bonnes questions.
03:36Et au-delà de la situation en Amérique du Sud, je crois qu'un certain nombre d'entre vous avez déjà suffisamment souligné
03:41les effets de la politique menée par l'administration Trump, y compris sur la relation transatlantique de manière globale.
03:47On tourne autour de ce sujet-là, de toutes les évidences, et je pense que le moment est venu d'aller plus loin dans la réflexion stratégique
03:53et plutôt que d'être dans un simple constat, se poser aussi les bonnes questions de ce qu'il faut peut-être réorienter ou adapter dans les circonstances.
Écris le tout premier commentaire