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Pascal Praud et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros

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00:00:00Bonjour à tous et bienvenue sur Europe 1, jusqu'à 10h sur Cineau, jusqu'à 10h30, heureux de vous retrouver.
00:00:05Bonne année à tous, bonne année, bonne et heureuse année.
00:00:09Nicolas Maduro, c'était un dictateur. Sa présidence n'était pas reconnue par l'Union Européenne.
00:00:14Il avait pris la suite d'un autre dictateur, Hugo Chavez, en place à partir de 1998.
00:00:20Sous l'heure férule, durant 28 ans, des centaines de Vénézuéliens furent tués.
00:00:258 millions d'autres exilés, les opposants politiques emprisonnés, le pays exsangue économiquement.
00:00:31Bref, l'habituel bilan lorsque le communisme est au pouvoir, à Moscou hier, comme à Caracas aujourd'hui.
00:00:38A ce triste constat, Maduro s'ajoutait la carte du narcotrafic.
00:00:42Il inondait le monde de cocaïne, notamment la France, via le passage par les Dom-Toms ou la Guyane.
00:00:49Trump a mis fin au pouvoir de ce dictateur.
00:00:52Emmanuel Macron a prouvé, sans ambiguïté, le président américain, comme Georgia Meloni, pour une fois tous les deux sur la même ligne.
00:00:59À juste titre, a-t-on envie de dire ?
00:01:02On notera aussi parmi les réactions françaises politiques l'approbation de Gabriel Attal, débarrassé de tout angélisme.
00:01:09Il a loué l'action de Trump, preuve que les uns et les autres sont déconcertés par cette nouvelle grille de lecture
00:01:15et qu'on lit, ici ou là, des réactions à front renversées.
00:01:19Emmanuel Macron, Gabriel Attal défendent Trump quand le Rassemblement national fait la fine bouche,
00:01:26comme si la fin ne justifiait pas les moyens.
00:01:28Pareil à droite où Jean-Pierre Raffarin condamne quand Bruno Retailleau acquiesce.
00:01:33Seule la France insoumise a tenu le rôle qu'on attendait,
00:01:37défendre le pire des régimes qui oppressent, qui dépouillent et qui appauvrit.
00:01:41Ici, Hugo Chavez est le héros de Jean-Luc Mélenchon.
00:01:44Posez-vous la question ce matin, si vous étiez vénézuélien,
00:01:48et plus encore si vous étiez un français qui viviez sous le joug d'une dictature,
00:01:53est-ce que vous applaudiriez si l'Amérique venait à votre secours ?
00:01:57C'est un peu ce qui s'est passé, n'est-ce pas, il y a 80 ans, me direz-vous.
00:02:01Éternel débat entre la légalité et la légitimité.
00:02:04Au Belzame, on rappellera que le général de Gaulle, chef de la France libre,
00:02:08fut condamné à mort par Comte Humas le 2 août 1940 par un tribunal militaire vichiste.
00:02:14C'était légal.
00:02:15Reste à envisager l'avenir, et sur ce point, nous serons tous d'accord,
00:02:19c'est aux Vénézuéliens de décider.
00:02:21Ils sont souverains, au nom du droit, des peuples à disposer d'eux-mêmes.
00:02:25Il est 9h02, Alice Sommerer.
00:02:27Bonjour Pascal, bonjour à tous à Cran-Montana, en Suisse.
00:02:42Les 40 victimes de l'incendie du bar, le soir du Nouvel An, ont été identifiées.
00:02:47Parmi elles se trouvent 9 Français.
00:02:49On le rappelle, au total, ce sont 19 personnes qui ont été blessées.
00:02:53Attention, si vous habitez en Normandie ou en Bretagne,
00:02:56les transports scolaires sont suspendus en raison des chutes de neige.
00:02:59La SNCF, de son côté, indique que la circulation des trains sur le réseau normand
00:03:02pourrait être perturbée.
00:03:04Au total, 23 départements sont en vigilance orange pour neiger vers glas.
00:03:09Et puis, aujourd'hui, marque également le premier conseil des ministres de l'année.
00:03:12Les membres du gouvernement se sont retrouvés ce matin au ministère de l'Intérieur
00:03:16et se rendront au palais de l'Elysée.
00:03:18Et plusieurs sujets vont être mis sur la table, comme par exemple le budget, l'agriculture
00:03:22ou encore la santé.
00:03:23– Coucou Alice, Elisabeth Lévy est avec nous, Vincent Hervouet, Richard Millet,
00:03:29Gérard Kerrer ou Thomas Bonnet.
00:03:31Et nous serons également avec Bernard Duroc-Daner.
00:03:33Bonjour monsieur, vous êtes chef d'entreprise aux Etats-Unis,
00:03:35vous vivez à Houston, au Texas.
00:03:37Et vous avez monté de nombreuses entreprises parapétrolières, multinationales,
00:03:43spécialisées dans les services équipements pétroliers.
00:03:44Vous connaissez particulièrement bien le Venezuela et vous nous direz effectivement
00:03:49ce qu'il faut voir également derrière cette opération Trump tout à l'heure.
00:03:54Vincent Hervouet, avant de parler politique et diplomatique,
00:03:57dites-moi comment ça s'est passé.
00:03:59Est-ce qu'on a des informations sur la manière dont a été capturé monsieur Maduro ?
00:04:05Est-ce que notamment l'armée vénézuélienne a mis, comment dire,
00:04:12n'a pas fait ce qu'elle aurait pu faire, c'est-à-dire contrer cette attaque américaine ?
00:04:18Expliquez-nous si tant est qu'il y ait des infos.
00:04:21– Alors si vous me demandez des infos, je vais immédiatement passer la parole à mon voisin,
00:04:26ma voisine, parce que tout ce que l'on sait, c'est ce que racontent les Américains
00:04:30et puisque corroborent quand même les Vénézuéliens.
00:04:33Ce qu'on sait, c'est qu'il y a eu une panne de courant gigantesque à Caracas,
00:04:37qu'il y a eu le survol de la ville, qu'il y a eu des explosions retentissantes
00:04:42quand ils ont bombardé à la fois les sites de radars, l'aéroport
00:04:47et à ce nombre d'objectifs dans la capitale vénézuélienne
00:04:51et qu'ensuite, eh bien, Maduro a réapparu sans sa femme
00:04:57qui a été pourtant capturée avec lui, entre les mains, dans un des navires américains.
00:05:03– Mais il était où Maduro ? Je cherchais l'expression tout à l'heure,
00:05:06est-ce que l'armée a mis l'arme au pied ?
00:05:08– Non mais ça c'est ce que l'on a vu.
00:05:10Après il y a le récit qu'on nous fait que Washington distille à travers les médias
00:05:15qui est un récit évidemment hautement suspect.
00:05:19Vous savez, les Américains sont très très forts pour fabriquer une légende
00:05:23à partir d'une affaire.
00:05:25Vous avez vu les films qui ont été produits sur la réalisation de Ben Laden,
00:05:29la neutralisation de Ben Laden, sur même les échecs d'ailleurs.
00:05:34La Somalie, ça a donné un film formidable qui était la chute de Faucon Noir.
00:05:39L'épisode pour essayer de l'opération Rescue qui a mal tourné en Iran,
00:05:44ça avait été aussi un grand film.
00:05:45– En question de l'armée vénélienne, vous n'avez pas de réponse ?
00:05:47– Je vais dire deux choses, la première chose c'est que c'est pas facile à faire
00:05:49et deuxièmement qu'on ne sait rien.
00:05:52On ne sait rien parce que tout est fabriqué par un système de propagande
00:05:56qui est aussi efficace que les forces aéroportées, que les commandos Delta.
00:06:02Ce qu'on sait c'est qu'il a été chopé, Maduro.
00:06:04– Il était dans son palais ?
00:06:05– Non, il n'était pas au palais de Miraflores, il était dans sa résidence.
00:06:08Il y a un grand complexe au sud de Caracas où se trouve à la fois l'état-major,
00:06:15le ministère de la Défense et quelques résidences pour les hautes personnalités du régime.
00:06:20Et c'est là qu'il a été pris au saut du lit avec sa femme.
00:06:23Il n'aurait pas eu le temps, d'après ce que nous disent les Américains,
00:06:26de se réfugier ou plutôt de fermer la porte du bunker qui aurait été inexpugnable.
00:06:30– C'est inexpugnable, il n'a pas eu le temps de s'enfermer dans le coffre-fort
00:06:33comme l'avait fait en son temps Laurent Gbagbo quand les Français et les Ivoiriens
00:06:39essayaient de déloger.
00:06:40– On voit des images actuellement, il y a une image que je trouve assez intéressante
00:06:44avec un détail peut-être que les gens remarquent.
00:06:47D'ailleurs, ils lui ont enlevé ses chaussures, c'est assez humiliant d'ailleurs,
00:06:51évidemment, et c'est pour cela que ça a été fait.
00:06:54Et il avance avec, je ne sais pas comment dire, des claquettes.
00:06:57– Ce n'est pas malours, habituel.
00:06:58– Voilà, c'est un colosse, alors il est entre deux types braqués de la DEA.
00:07:05– Et il a dit bonjour et bonne année sur cette séquence.
00:07:08D'ailleurs, on peut peut-être la voir, la séquence où il dit bonjour et bonne année,
00:07:12la voir et puis l'écouter pour Europe 1.
00:07:14– Il salue la caméra.
00:07:16– Exactement, on va voir ce sujet de Clara Bouvier-Desnos
00:07:19et vous allez voir ces premières images du président, de l'ex-président Maduro.
00:07:26– Le sujet.
00:07:31– Après sa capture par l'armée américaine, Nicolas Maduro est arrivé à New York,
00:07:37direction un centre pénitentiaire de Brooklyn,
00:07:39devant lequel des manifestants vénézuéliens ravis de son incarcération l'attendaient.
00:07:43Dans la journée, la Cour suprême a désigné la vice-présidente Delcy Rodriguez,
00:07:47présidente du Venezuela par intérim,
00:07:49et le ministre de la Défense du Venezuela a condamné l'opération américaine.
00:07:54– La force armée nationale bolivienne condamne fermement l'enlèvement lâche
00:07:58du citoyen Nicolas Maduro Moros.
00:08:01– À travers le monde, de nombreux manifestants se sont rassemblés en soutien aux vénézuéliens,
00:08:05tantôt pour condamner les États-Unis, comme ici à New York,
00:08:08tantôt pour exprimer leur joie, comme à Paris, sur la place de la République.
00:08:12– Suite à 26 ans de dictateur dans mon pays,
00:08:16aujourd'hui on peut voir un peu la lumière au fond du tunnel.
00:08:20Il faut savoir que Maduro c'est un dictateur,
00:08:23ce n'était pas notre président,
00:08:25parce que l'année dernière on a fait des élections qu'il n'a pas acceptées,
00:08:29ou c'est Edmundo González qui est notre vrai président.
00:08:33Donc ce que les États-Unis ont fait,
00:08:35c'était élever un criminel narcotrafiquant d'un pays complètement écrasé.
00:08:42– Ce lundi matin, à la demande du Venezuela,
00:08:46le Conseil de sécurité de l'ONU doit se réunir.
00:08:51– Évidemment il y a cette photo historique que vous avez vue
00:08:54dans l'hélicoptère de Maduro avec ce…
00:08:58– Mais il est digne, vous avez remarqué ?
00:09:00Il est marmoré comme il l'est,
00:09:03mais on n'est pas en train de lui sculpter les molers,
00:09:07rappelez-vous de Saddam Hussein qui était ridicule.
00:09:09D'ailleurs ça veut dire que la moustache,
00:09:11ce genre de moustache porte quand même malheur aux ennemis de l'Amérique,
00:09:15parce que celle de Saddam Hussein a fini au bout d'une corde,
00:09:18celle de Maduro, si j'étais Edoui Plenel je me méfierais.
00:09:21– Oui, alors je ne veux pas faire…
00:09:23– Ceci est une blague.
00:09:24– Je ne veux pas faire l'exégèse de ces hommes
00:09:28qui portent une moustache comme Maduro, comme Plenel,
00:09:30et comme Deau, comme Staline,
00:09:32je ne veux pas faire l'exégèse.
00:09:33– Non, non, non.
00:09:34– Ça s'appelle une prétération, donc nous ne la ferons pas.
00:09:36– Non, mais il termine mieux, il sauve sa peau,
00:09:40il termine beaucoup mieux,
00:09:42il est moins humilié que la plupart des hommes
00:09:45qui dans cette situation-là ont été chauvés par les Américains,
00:09:48et il sauve sa vie, et c'est peut-être ce qui a été négocié d'ailleurs.
00:09:51– Alors, les réactions, elles m'intéressent beaucoup,
00:09:53les réactions, je disais, affront-enversées.
00:09:54D'abord, on va voir les réactions de la presse,
00:09:56parce que c'est sidérant.
00:09:57Alors, on dit parfois que les partis politiques ont une histoire,
00:09:59les journaux ont aussi une histoire.
00:10:02L'humanité, ce matin, c'est Trump preneur d'otages.
00:10:05Voilà, c'est l'humanité.
00:10:06Bon, il faut rappeler simplement à l'humanité,
00:10:08la une de l'humanité, le jour où Staline est mort.
00:10:11Ça ne fait pas de mal de rappeler que ces gens,
00:10:13il y a une histoire, le grand Staline,
00:10:15deuil pour tous les peuples, c'était l'humanité.
00:10:17Ce sont les mêmes qui écrivent,
00:10:18c'est les petits-enfants et les enfants,
00:10:20ce sont les mêmes, ils se sont trompés il y a 70 ans,
00:10:23ils se trompent aujourd'hui.
00:10:24Ce n'est pas grave, ils sont dans leur rôle.
00:10:27Ça, c'est l'humanité.
00:10:28Maintenant, comment ?
00:10:29Personne ne versera de rançon pour Maduro.
00:10:32Personne, preneur d'otages,
00:10:33on ne voit pas très bien ce qu'ils veulent dire.
00:10:35Libération, très intéressant, Libération, ce matin.
00:10:38Trump empire, on comprend le jeu de mots.
00:10:42Très intéressant de voir,
00:10:43les journaux ont une histoire également et une culture.
00:10:46Rappelez-vous ce qu'écrivait Libération
00:10:48lorsque les Khmer rouges sont entrés dans le Knochenpen.
00:10:51Le journal avait salué l'arrivée au pouvoir
00:10:52des hommes de Pol Pot en 75
00:10:54et mettra une décennie pour admettre
00:10:56son aveuglement idéologique et sa stupidité.
00:10:58reconnaissant qu'ils n'avaient rien compris
00:11:00à l'utopie meurtrière du Kampuchea démocratique.
00:11:04Est-ce qu'on peut voir cette une ?
00:11:06Les unes de Libération, le drapeau de la Résistance...
00:11:08Dans une minute, me dit Marine,
00:11:10nous aurons cette une.
00:11:13Les unes de Libération, le drapeau de la Résistance flotte
00:11:16sur Knochenpen ainsi que 7 jours de fête pour Libération.
00:11:20Pourquoi aujourd'hui, Libération ne se tromperait pas ?
00:11:23Alors qu'ils se sont toujours et tout le temps trompés depuis toujours.
00:11:26Donc c'est le drapeau de la Résistance flotte sur Knochenpen.
00:11:29Je n'invente rien.
00:11:30Ces gens se trompent régulièrement.
00:11:32Et je termine, Elisabeth, si ça ne vous ennuie pas.
00:11:35D'accord.
00:11:36C'est le début de l'année.
00:11:38C'est intéressant parce que les réactions politiques
00:11:40sont à l'aune de cela.
00:11:43À front renversé.
00:11:44C'est-à-dire qu'ils sont déconcertés par ce qui se passe,
00:11:47notamment la droite et même le Rassemblement national.
00:11:49Et vous avez effectivement ces réactions
00:11:51qui sont à front renversé.
00:11:53Elisabeth Lévy.
00:11:53Non, je suis frappée par le fait que, pour vous,
00:11:57on a le droit d'être pour ou d'être contre.
00:11:59Moi, d'un côté, j'assiste à un western
00:12:01où un méchant est dézingué par les bons
00:12:03et je suis contente.
00:12:05Mais d'un autre côté, je suis aussi consciente
00:12:08que demain, ça va être très compliqué de dire à la Chine
00:12:10« Ah ben non, mais à Taïwan, vous n'êtes pas le droit. »
00:12:11On en parlera tout à l'heure, c'est autre chose.
00:12:13On ouvrira tout à l'heure les deux.
00:12:14On a le droit d'être partagé, c'est ça que je veux vous dire.
00:12:15Non, on n'a pas le droit d'être partagé.
00:12:17On n'a pas le droit d'être partagé.
00:12:18Je vais vous dire pourquoi on n'a pas le droit d'être partagé.
00:12:20Parce que c'est le narcotrafic et c'est vos gosses.
00:12:23C'est la cocaïne.
00:12:24Donc, il ne faut pas dire en permanence
00:12:26qu'on mène une guerre mondiale
00:12:28contre le narcotrafiquant
00:12:30et quand un narcotrafiquant est pris,
00:12:33il ne faut pas venir pleurer.
00:12:34Mais Pascal, on ne peut pas parler de liberté d'expression
00:12:36toute la journée et me dire que sur un événement pareil,
00:12:38on a le droit qu'il y a une seule position.
00:12:39Mais je ne vous dis pas ça.
00:12:40Si, c'est ce que vous voulez de me dire.
00:12:42Non, moi, je ne suis pas partagé.
00:12:43Vous avez le droit d'exprimer.
00:12:44Ah bon ?
00:12:45Je vais vous modérer.
00:12:46Vous avez parfaitement...
00:12:48Moi, je ne suis pas partagé.
00:12:49Je dis bravo.
00:12:51C'est le jour où on se réjouit.
00:12:52Je suis sur la position d'Emmanuel Macron.
00:12:54Bravo.
00:12:55Tu as un dictateur en moins sur la planète
00:12:58avec des effets qui étaient catastrophiques.
00:13:00Et quand j'entends les gens parler de droit international,
00:13:03je peux entendre ça.
00:13:05S'ils faisaient cela au Groenland,
00:13:06je ne dirais pas la même chose.
00:13:07Mais là, en l'espèce,
00:13:09c'est le débat entre la légalité et la légitimité.
00:13:11Et qu'est-ce qui peut trancher ce débat ?
00:13:13C'est le bon sens et la morale.
00:13:15La morale, c'était d'intervenir.
00:13:16Je vais vous dire juste qu'on a le droit
00:13:17de penser deux choses en même temps dans cette affaire.
00:13:20Voilà.
00:13:21Aujourd'hui, c'est...
00:13:22Oui, mais si vous pensez deux choses...
00:13:23Vous faites quoi, en fait,
00:13:25si vous pensez deux choses en même temps ?
00:13:26Une fois qu'on a dit ça, vous faites quoi ?
00:13:28Vous voulez que je réponde ?
00:13:29Je trouve que cette opération...
00:13:30Je vous l'ai dit au départ.
00:13:31Oui, mais il fallait le faire ou pas ?
00:13:32Oui, cette opération est formidable.
00:13:34On a le droit de proposer des inquiétudes
00:13:35sur ce qu'elle dit, ce qu'elle soulait.
00:13:37Ce qu'il a dit sur le Mexique, la Colombie ou le Groen.
00:13:40On a tous les droits.
00:13:41On a le droit, oui.
00:13:42On a tous les droits, mais il y a un moment où il faut agir.
00:13:43Et peut-être même le devoir.
00:13:44Il y a un moment où il faut agir.
00:13:46Gérard Carré.
00:13:47Alors moi, en ce qui me concerne, je ne suis pas partagé.
00:13:50Je suis extrêmement heureux.
00:13:52Et je suis fier.
00:13:54Je suis fier de cette opération.
00:13:56Je vais aller jusqu'au bout.
00:13:57Je trouve que c'est techniquement, d'ailleurs,
00:13:59tous les généraux français qui se sont exprimés
00:14:02avec la compétence de militaires.
00:14:05On dit à peu près la même chose.
00:14:07C'est une opération extrêmement difficile à faire
00:14:09et extrêmement bien réussie.
00:14:13Et quant au fond politique,
00:14:14moi, j'en ai assez, comme beaucoup de Français,
00:14:18qu'on nous dise qu'on devrait faire ceci,
00:14:20qu'on devrait faire cela dans le monde,
00:14:22mais qu'on ne peut pas parce qu'il y a l'égalité internationale,
00:14:25il y a les petits hommes gris de toutes obédiences
00:14:28qui nous en empêchent.
00:14:30C'est pour ça que les terroristes en France courent les rues.
00:14:34C'est pour ça qu'on ne peut pas...
00:14:35Et quand on les condamne, quand on les chope,
00:14:37on ne peut pas faire grand-chose, et ainsi de suite.
00:14:39Eh bien, moi, je suis content qu'un chef d'État élu
00:14:43dans un grand pays du monde,
00:14:45parce qu'il a été élu, on ne va pas dire qu'il n'a pas été élu,
00:14:48un chef d'État élu et même réélu,
00:14:50ait fait une opération de ce genre.
00:14:53Alors, je suis...
00:14:54Pour une fois, en plus,
00:14:55j'ajoute que je suis d'accord avec le président Macron.
00:14:58Richard Millet, et après, on revient avec Vincent Herouet.
00:15:00Est-ce qu'on peut se réjouir, en tout cas, d'une chose ?
00:15:02C'est de devoir mettre fin à...
00:15:05Richard Millet.
00:15:06...au blanchiment auquel se livraient
00:15:09le Hamas et le Hezbollah
00:15:11via Maduro et le trafic de drogue.
00:15:14Bon, on termine sur les réactions françaises
00:15:16avant d'imaginer la suite diplomatique américaine.
00:15:19Donc Emmanuel Macron.
00:15:20Alors, décryptage.
00:15:21Pourquoi Emmanuel Macron soutient-il Donald Trump ?
00:15:24Aussi clairement ?
00:15:25Je pense que c'est aussi une façon pour lui,
00:15:28un peu de réel politique.
00:15:29Il ne veut pas s'attirer les griefs de Donald Trump.
00:15:31Je pense qu'il y a un peu de ça dans sa réaction.
00:15:32D'ailleurs, la preuve, c'est que Donald Trump a republié
00:15:34le message posté par Emmanuel Macron.
00:15:37Donc je pense qu'il a une volonté d'apparaître
00:15:39dans le même camp et du même côté que lui.
00:15:40Et seul Giorgia Meloni en Europe et Emmanuel Macron
00:15:44ont soutenu sans ambiguïté Donald Trump.
00:15:46Il y a plus de réserves du côté de Keir Starmer, par exemple.
00:15:49Je n'ai pas entendu le chancelier Merz.
00:15:50Bon, Keir Starmer a dit ce matin, c'était hier,
00:15:54les États-Unis ont commis un acte d'agression armée
00:15:56contre le Venezuela.
00:15:57Ceci est profondément inquiétant et condamnable.
00:16:01Et il est de gauche.
00:16:02Oui, ils ont le droit.
00:16:04Il est de gauche, comme vous le dites.
00:16:07Bon, c'est intéressant.
00:16:08Mais alors, oui.
00:16:11C'est l'inquiétude.
00:16:13Il y a deux réactions.
00:16:16La première, c'est qu'effectivement,
00:16:17on doit, on se réjouit, tout le monde se réjouit.
00:16:20Les seuls qui ne se réjouissent pas,
00:16:21c'est les Nicaragoyens,
00:16:22du moins le régime nicaragoyen,
00:16:24le régime castriste, ce qu'il en reste.
00:16:26Et la France insoumise, dont on a beaucoup parlé.
00:16:29L'Algérie.
00:16:30Mais c'est très intéressant.
00:16:31Vous avez envie d'être du côté de l'Algérie
00:16:33et de la France insoumise dans les réactions
00:16:34ou du côté d'Emmanuel Macron ?
00:16:36Monsieur Tebboune vient de perdre sa veuve,
00:16:38en quelque sorte.
00:16:38Non, mais il y a effectivement
00:16:40un certain nombre de élirants, évidemment.
00:16:42Parce que les gardiens de la Révolution
00:16:44étaient en place au Venezuela.
00:16:47L'une des raisons de l'intervention américaine,
00:16:48c'est quand même ça,
00:16:49c'est qu'il était insupportable
00:16:51de voir les Chinois avancer leur pion,
00:16:54les Russes installer,
00:16:56les Colombiens de l'ELN et des Farc,
00:16:59les anciennes guérillas,
00:17:00se recycler au Venezuela,
00:17:03le trafic de drogue,
00:17:04et puis les alliances avec notamment,
00:17:06par exemple, l'Iran.
00:17:07Tout ça a été effectivement très agaçant
00:17:09dans l'arrière-cour.
00:17:10Mais il y a à la fois une mise en scène
00:17:14qui laisse quand même perplexe.
00:17:16Il n'y a pas eu un tir,
00:17:17il n'y a pas eu un soldat qui a défoiré,
00:17:20sauf peut-être à l'intérieur du camp
00:17:22où il a été saisi,
00:17:24où il a été capturé par la force Delta.
00:17:25Autrement, il y a eu silence radio
00:17:28de l'armée vénézuélienne
00:17:29et de tous les compagnéros
00:17:31qui faisaient partie des collectivos.
00:17:33Vous savez, la milice, 400 000 hommes.
00:17:35Ça vous laisse quand même rêveur.
00:17:37Et vous vous êtes frappés de voir
00:17:39à quel point le régime aujourd'hui
00:17:40survit à la disparition de Maduro,
00:17:43dont on s'est débarrassé.
00:17:45Maduro qui n'était pas le leader charismatique
00:17:47et Chavez, c'était un apparat chic
00:17:50protégé par les Cubains.
00:17:52Premier point.
00:17:52Et le deuxième point, pardon,
00:17:54c'est qu'effectivement,
00:17:56Elisabeth a raison,
00:17:58Trump vient de réussir à Caracas
00:18:00ce que Poutine a échoué à faire à Kiev.
00:18:04À Kiev, les Spetsai,
00:18:07les forces spéciales russes
00:18:08sont tombées dans une embusquie
00:18:10qui venait assassiner Zelensky,
00:18:12sont tombées au début de la guerre
00:18:12dans une embuscade.
00:18:14Ils ont été éliminés jusqu'au dernier,
00:18:15alors que les Américains sont allés là-bas.
00:18:17Comme à l'entraînement,
00:18:18parce qu'il y avait un deal.
00:18:20À l'évidence, il y avait un deal.
00:18:22Bon, les Iraniens ont condamné.
00:18:24Le ministère iranien des Affaires étrangères
00:18:26condamne fermement l'attaque militaire américaine
00:18:27contre le Venezuela
00:18:28et la violation flagrante
00:18:29de la souveraineté nationale.
00:18:30Alors, je vous ai présenté tout à l'heure
00:18:32qui est sur ce plateau.
00:18:33Bernard Durock-Danner,
00:18:35chef d'entreprise aux Etats-Unis.
00:18:36Vous avez fait fortune dans le pétrole,
00:18:38on peut le dire comme ça ?
00:18:39Quelque chose comme ça.
00:18:40Aux Etats-Unis, quand on fait fortune,
00:18:42il n'y a pas de souci.
00:18:43On le dit clairement.
00:18:45C'est important de vous présenter comme ça
00:18:50parce que votre parole
00:18:52est celle d'un très grand chef d'entreprise,
00:18:55particulièrement en réussite
00:18:57de l'autre côté de l'Atlantique.
00:19:01Vous êtes ancien directeur
00:19:02de Witsford International,
00:19:03mais vous avez monté plusieurs entreprises
00:19:05et vous connaissez par cœur
00:19:06à la fois le pétrole et le Venezuela.
00:19:09Alors, est-ce que derrière, selon vous,
00:19:12derrière cette opération Trump,
00:19:14il y a la volonté de contrôler le pétrole
00:19:16du Venezuela ?
00:19:18Alors, de mon point de vue,
00:19:20et je suis fondamentalement,
00:19:22professionnellement, il faut comprendre,
00:19:23je suis plombier,
00:19:24en ce sens que je connais la plomberie
00:19:26de l'ensemble des gisements dans le monde,
00:19:28parce que j'ai passé ma vie entière.
00:19:30Vous comprenez que dans l'industrie pétrolière,
00:19:32les gens qui ont le travail,
00:19:33ce sont les plombiers.
00:19:34Si vous voulez un exemple de plombier,
00:19:35vous comprendrez très vite.
00:19:36C'est une société magnifique ici
00:19:37qui fait de la plomberie
00:19:38comme je l'ai fait toute ma vie.
00:19:39qui s'appelle Schlumberger.
00:19:41Ce sont des gens qui comprennent
00:19:42comment les choses fonctionnent dans les gisements.
00:19:45Les clients total, etc.,
00:19:46sont en fait, si vous voulez dire de manière,
00:19:48propriétaires de l'immobilier.
00:19:51Vous avez compris ça.
00:19:52Quand je regarde la situation au Venezuela,
00:19:54c'est très très simple,
00:19:55le premier pétrolier.
00:19:56C'est vrai,
00:19:57vous regardez les titres des journaux
00:19:59à la fois européens
00:20:00et aux Etats-Unis,
00:20:02il y a d'énormes réserves.
00:20:04Méfiez-vous des réserves.
00:20:07Parce que les réserves,
00:20:08c'est une estimation
00:20:08de combien il y a de pétrole productible,
00:20:11si ça c'est le mot correct en français.
00:20:15Mais enfin,
00:20:16on ne vous dit pas grand-chose
00:20:17sur la qualité du pétrole.
00:20:19La qualité fait une différence.
00:20:20Deux barils,
00:20:21on mesure ça en barils,
00:20:22ça vous le savez, je suis sûr.
00:20:24Les deux barils ne sont pas les mêmes.
00:20:25Pour le mettre en perspective,
00:20:29les réserves officielles
00:20:31sont 300 milliards de barils au Venezuela.
00:20:35Il y a à peu près la même chose
00:20:36dans l'Arabie Saoudite.
00:20:36Je prends deux exemples,
00:20:37parce qu'ils sont parfaitement opposés.
00:20:41Quelle est la différence ?
00:20:42Sans vous donner trop de détails,
00:20:44vous avez les pétroles lourds.
00:20:46Je vous incite à ne pas trop donner de détails.
00:20:48Je ne pensais pas qu'on ferait l'exégèse
00:20:49des pétroles et des barils.
00:20:51On m'a prévenu, on m'a prévenu.
00:20:53Je ne suis pas sûr
00:20:54de faire tout ce qu'on m'a dit.
00:20:56Ce qui m'intéresse, c'est le fait.
00:20:57Est-ce que selon vous,
00:20:58c'est ça qui est intéressant ?
00:20:59La réponse est non.
00:21:00La réponse est non selon vous.
00:21:02Parce que comme toujours,
00:21:03la presse française dit à peu près n'importe quoi.
00:21:05Et pour une raison simple,
00:21:06c'est qu'elle ne connaît rien.
00:21:07Donc c'est assez simple.
00:21:09En revanche,
00:21:10elle est anti-Trump.
00:21:11Donc elle a décidé
00:21:12qu'effectivement,
00:21:13derrière l'action de Trump,
00:21:15il fallait une raison.
00:21:16Et la raison,
00:21:16c'est le pétrole.
00:21:16C'est ce que je lis depuis trois jours.
00:21:19Alors, est-ce vrai ou pas ?
00:21:20Non, non, c'est faux.
00:21:21C'est faux.
00:21:21Je ne suis pas un homme politique,
00:21:23mais c'est absolument faux.
00:21:25Écoutez,
00:21:25l'économie vénézuélienne
00:21:27est en état d'extrême détresse.
00:21:30Les seules exportations à court terme
00:21:32possibles pour le...
00:21:34C'est 90% des exportations
00:21:36déjà maintenant en Venezuela,
00:21:37c'est le pétrole.
00:21:39L'infrastructure du pétrole
00:21:40est absolument détruite.
00:21:42Détruite par une non-maintenance
00:21:44remarquable.
00:21:45Pour arriver à détruire
00:21:46son industrie à ce point-là,
00:21:48il faut vraiment essayer.
00:21:49La seule chose
00:21:50qui fonctionne encore un peu,
00:21:51c'est une partie
00:21:52qui est dirigée par Chevron,
00:21:53encore aujourd'hui.
00:21:55Alors,
00:21:56la seule chance
00:21:57pour le Venezuela
00:21:59de redémarrer
00:21:59la journée de trois ans à venir,
00:22:02c'est d'essayer
00:22:03d'aider l'industrie pétrolière.
00:22:04Point.
00:22:06Les États-Unis
00:22:06n'ont pas besoin
00:22:07du pétrole vénézuélien
00:22:07qui n'est d'ailleurs
00:22:08pas de bonne qualité,
00:22:09en simple.
00:22:10Nous avons,
00:22:11les États-Unis,
00:22:11on est suffisant,
00:22:12on a plus qu'indépendant
00:22:13en pétrole et en gaz.
00:22:15Je m'arrête là.
00:22:16Eh bien,
00:22:16merci,
00:22:17parce que vous voyez,
00:22:17c'est intéressant
00:22:18parce que vous êtes un expert.
00:22:20Bon,
00:22:20ce que vous dites là,
00:22:22je ne suis pas sûr
00:22:22que ce soit repris
00:22:23sur toutes les autres chaînes
00:22:25ou dans tous les autres médias
00:22:26parce que ça ne correspond pas
00:22:28au récit
00:22:29qu'on veut imposer en France.
00:22:31Et en fait,
00:22:32c'est toute l'histoire
00:22:32qu'il y a
00:22:33dans la société française
00:22:34aujourd'hui
00:22:35et toute l'histoire
00:22:35de CNews
00:22:36d'une certaine manière.
00:22:37C'est-à-dire que vous avez
00:22:38des gens qui ne connaissent
00:22:39rien à rien,
00:22:39qui répètent en boucle
00:22:40et à force de répéter en boucle,
00:22:42qu'ils pensent que c'est une vérité.
00:22:44Trump a pris Maduro
00:22:46pour le pétrole.
00:22:47Vous me dites,
00:22:48moi je n'en sais rien,
00:22:50vous me dites,
00:22:50vous experts,
00:22:51que ce n'est pas possible.
00:22:53Et cette voie-là,
00:22:54je la trouve intéressante.
00:22:55On va marquer une pause.
00:22:56Il est 9h22.
00:22:58Nous commençons bien l'année.
00:23:00Bonne année vraiment encore
00:23:01à tous
00:23:01et aux auditeurs d'Europe 1
00:23:04comme aux téléspectateurs
00:23:06de CNews.
00:23:07Et c'est l'occasion,
00:23:08effectivement,
00:23:08on le sait,
00:23:09avec ce qui s'est passé
00:23:10ces derniers jours,
00:23:10de rappeler la très grande fragilité,
00:23:13bien sûr,
00:23:13de la vie humaine,
00:23:14ce que nous savons tous.
00:23:16Mais profitons,
00:23:16effectivement,
00:23:17de ce que nous aimons
00:23:18et pour leur souhaiter
00:23:20une bonne année.
00:23:21Ce matin,
00:23:22tout le monde n'a pas cette chance.
00:23:24Il est 9h23.
00:23:25On marque une pause.
00:23:26Vous restez avec nous
00:23:26et on continue
00:23:27sur ce chapitre
00:23:29pour savoir
00:23:30la suite diplomatique,
00:23:32politique
00:23:32et notamment
00:23:35ce qui peut se passer
00:23:35en Europe.
00:23:36pas tout de suite.
00:23:39Il est 9h30
00:23:40et Somaïa
00:23:42à la midi
00:23:42est avec nous.
00:23:43Bonne année Somaïa
00:23:44pour cette nouvelle année
00:23:46qui commence
00:23:46et vous nous rappelez
00:23:47les titres.
00:23:52Bonjour Pascal.
00:23:53Meilleur vœu
00:23:53pour cette année 2026
00:23:54ainsi qu'à nos téléspectateurs.
00:23:56À la une de l'actualité,
00:23:57un homme né en 1949
00:23:59hospitalisé
00:24:00à l'hôpital de Yer
00:24:01et mort
00:24:02dans un incendie
00:24:03qui s'est déclenché
00:24:03dans sa chambre
00:24:04cette nuit.
00:24:05Une enquête a été ouverte
00:24:06pour déterminer
00:24:07les causes de son décès
00:24:08mais aussi
00:24:09trouver l'origine
00:24:12de cet incendie.
00:24:13On attend plus de précisions
00:24:14du procureur de Toulon
00:24:15d'ici cet après-midi.
00:24:17C'est la reprise
00:24:18pour Sébastien Lecornu
00:24:20et ses ministres.
00:24:20Comme à chaque début d'année,
00:24:22les membres du gouvernement
00:24:23se sont réunis
00:24:24place Beauvau
00:24:24pour le traditionnel
00:24:26petit déjeuner de rentrée,
00:24:28une tradition inaugurée
00:24:29sous la présidence
00:24:29de François Mitterrand
00:24:31par Gaston Defer.
00:24:33Et puis c'est un nouveau record
00:24:35le propriétaire d'une chaîne
00:24:36de restaurants de sushi
00:24:37a payé 2,8 millions d'euros
00:24:39pour un ton rouge géant
00:24:41de 243 kilos
00:24:42lors de la prestigieuse
00:24:44enchère du Nouvel An
00:24:45sur le principal marché
00:24:46aux poissons
00:24:47de Tokyo au Japon.
00:24:49Je ne crois pas
00:24:49que nous envions ce monsieur.
00:24:51Merci beaucoup
00:24:51à ce Maya.
00:24:52Vous découvrez à l'antenne
00:24:53Bernard Duroc Daner.
00:24:55Je le disais tout à l'heure,
00:24:56vous êtes un chef
00:24:57d'entreprise
00:24:58dans le pétrole,
00:24:59vous vivez aux Etats-Unis,
00:25:02vous vivez à Houston
00:25:02et puis vous avez monté
00:25:03de nombreuses entreprises.
00:25:05Je disais tout à l'heure
00:25:06que vous aviez fait fortune
00:25:07dans ce domaine-là
00:25:09et c'est important
00:25:10de le dire
00:25:11pour établir la crédibilité
00:25:12qui est la vôtre
00:25:13et puis vous siégez
00:25:14aujourd'hui
00:25:14au conseil d'administration
00:25:15de plusieurs entreprises,
00:25:16Exterran,
00:25:17LMS Capital,
00:25:18Cold Drive,
00:25:19etc.
00:25:19Comme je crois
00:25:21que c'est la première fois
00:25:21qu'on a un spécialiste
00:25:23de pétrole comme vous,
00:25:25vous êtes challengé
00:25:27d'une certaine manière.
00:25:28Il y a quelqu'un
00:25:28qui dit que l'histoire
00:25:28du pétrole est un peu
00:25:29plus compliquée.
00:25:30Les raffineries américaines
00:25:31du sud des Etats-Unis
00:25:32ont été conçues
00:25:33pour raffiner le pétrole
00:25:34lourd du Venezuela.
00:25:35Elles vont retrouver
00:25:36une nouvelle genèse.
00:25:37D'autre part,
00:25:37la modernisation
00:25:38des gisements vénézuéliens
00:25:39pourrait rapporter
00:25:40des sommes énormes
00:25:41à l'industrie américaine.
00:25:42Mais ce qui est en jeu,
00:25:42c'est aussi le prix mondial,
00:25:44levier majeur d'action politique
00:25:45que Trump veut maîtriser.
00:25:47Est-ce que vous êtes d'accord
00:25:48avec cette analyse ?
00:25:49En partie.
00:25:50En partie.
00:25:52C'est vrai que les raffineries
00:25:54du sud des Etats-Unis
00:25:54aimeraient avoir
00:25:56plus de pétrole lourd.
00:25:57Elles peuvent l'obtenir
00:25:57du Canada,
00:25:59qui est un fournisseur.
00:26:00Le seul problème,
00:26:01c'est l'approvisionnement
00:26:01du Canada
00:26:02au sud des Etats-Unis.
00:26:03Maintenant,
00:26:04c'est un petit peu platonique
00:26:06comme commentaire
00:26:06parce qu'on ne peut pas
00:26:08augmenter la production
00:26:09au Venezuela à court terme.
00:26:11Il faudrait
00:26:12des investissements énormes.
00:26:14Et c'est ça que je retiens
00:26:15de ce que vous avez dit
00:26:16tout à l'heure.
00:26:16Ce n'est pas possible.
00:26:18Ça, c'est sans doute
00:26:18la chose la plus intéressante.
00:26:22Exxon,
00:26:23Conco-Phillips,
00:26:24Chevron,
00:26:24toutes ces sociétés américaines
00:26:26qui étaient au Venezuela,
00:26:27etc.
00:26:27Chevron les encore.
00:26:29Leur mission,
00:26:31c'est de gagner de l'argent
00:26:31pour leurs actionnaires.
00:26:33Ils ne vont pas investir
00:26:34au Venezuela
00:26:34parce qu'on leur demande
00:26:35d'investir au Venezuela.
00:26:36C'est absurde.
00:26:37Au Venezuela,
00:26:38le baril se vend
00:26:3925% en moyenne
00:26:40moins cher
00:26:41que le baril
00:26:41moyen
00:26:42des marchés internationaux.
00:26:44les coûts d'exploitation
00:26:46sont élevés
00:26:47parce que c'est un pétrole
00:26:47très lourd.
00:26:49Les coûts de transport
00:26:49sont élevés
00:26:50parce qu'il y a une viscosité
00:26:51très grande.
00:26:52Imaginez-vous que c'est
00:26:53comme du miel.
00:26:54Comparer le miel
00:26:55à un jus de pomme,
00:26:57ça serait le baril saoudien.
00:27:00Comprenez bien
00:27:00qu'un miel,
00:27:01même liquide,
00:27:02ok,
00:27:02ça coûte très cher.
00:27:04Donc,
00:27:04ce n'est pas du tout évident.
00:27:05Bon,
00:27:06un mot sur Jean-Luc Mélenchon
00:27:07parce qu'effectivement
00:27:09ça nous interroge
00:27:10sur le monde
00:27:11de Jean-Luc Mélenchon.
00:27:12Celui qu'il préfère
00:27:12au fond,
00:27:13c'est ce monde-là.
00:27:14Un monde appauvri,
00:27:15un monde où les opposants
00:27:16ne peuvent pas s'exprimer,
00:27:18un monde où il y a eu
00:27:198 millions de Vénézuéliens
00:27:20qui ont quitté le Venezuela,
00:27:22qui sont ravis évidemment
00:27:23aujourd'hui
00:27:24de cette nouvelle.
00:27:25Donc,
00:27:25écoutez ce qu'a dit
00:27:26Jean-Luc Mélenchon
00:27:27et pas que lui d'ailleurs.
00:27:29Même parfois
00:27:30le Rassemblement National
00:27:31a mis...
00:27:32Pas au niveau
00:27:32de Jean-Luc Mélenchon
00:27:33quand même.
00:27:33Non, j'entends bien
00:27:34et je ne parle pas
00:27:37des éditorialistes français
00:27:38qui sont sur la même
00:27:41longueur d'onde
00:27:41comme toujours
00:27:42et comme toujours à côté.
00:27:44Écoutons M. Mélenchon.
00:27:46Nous entrons
00:27:47avec l'intervention
00:27:48des Etats-Unis d'Amérique
00:27:49au Venezuela
00:27:50dans une nouvelle phase
00:27:53dramatique
00:27:54de l'histoire
00:27:54de notre monde.
00:27:57Celle où les Etats-Unis
00:27:58d'Amérique
00:27:59renoient avec
00:28:00leurs habitudes impériales
00:28:02les plus détestables
00:28:03interviennent
00:28:05sur leurs voisins
00:28:06et menacent
00:28:06tous les autres.
00:28:08C'est une fois de plus
00:28:09le pétrole
00:28:10qui est la cause réelle
00:28:11de cette intervention.
00:28:15La lutte contre
00:28:16le narcotrafic
00:28:17n'étant qu'un prétexte.
00:28:18C'est là
00:28:19ce que...
00:28:20Vraiment,
00:28:21les journalistes
00:28:21de France,
00:28:22s'ils faisaient
00:28:23vraiment leur métier,
00:28:25ils devraient aller chercher
00:28:26précisément cette phrase
00:28:27« C'est le pétrole
00:28:28qui est la raison
00:28:28de l'intervention »
00:28:29pour la contester
00:28:31parce que c'est faux.
00:28:33Nous disent les experts
00:28:34ou nous dit
00:28:34M. Durek-Danière
00:28:36que je veux bien croire.
00:28:38En revanche,
00:28:39entre le régime bolivarien
00:28:41et Jean-Luc Mélenchon,
00:28:43il y a une passerelle.
00:28:44Oui, c'est-à-dire que là,
00:28:45Jean-Luc Mélenchon
00:28:45est dans un discours
00:28:46assez mécanique,
00:28:47anti-impérialiste,
00:28:48classique,
00:28:49et tiers-mondiste.
00:28:51Mais la réalité,
00:28:52c'est que LFI
00:28:53avait noué
00:28:54avec le régime Chavez
00:28:56des liens très étroits.
00:28:58La meilleure preuve,
00:28:59c'est que
00:29:00quand vous aviez
00:29:00la fête nationale
00:29:01à Caracas,
00:29:03dans la tribune officielle,
00:29:04les diplomates français
00:29:05avaient la stupéfaction
00:29:06de voir,
00:29:07beaucoup plus proche
00:29:08des officiels
00:29:09vénézuéliens
00:29:12qu'eux-mêmes,
00:29:13ils avaient la surprise
00:29:14de voir
00:29:14l'envoyé spécial
00:29:15de la France insoumise
00:29:17aux côtés
00:29:18de Maduro
00:29:19ou de Chavez.
00:29:20Et donc,
00:29:21dans une sorte
00:29:22d'intimité
00:29:23avec ce régime
00:29:25qu'aucun parti
00:29:27en France
00:29:27n'a jamais eu
00:29:28avec,
00:29:29si peut-être
00:29:30le parti communiste
00:29:31jadis,
00:29:31autant de l'Union soviétique,
00:29:32mais c'était vraiment
00:29:33quelque chose,
00:29:34une sorte d'osmose,
00:29:35une sorte de soutien
00:29:36des frères,
00:29:37le pays frère.
00:29:39N'oublions pas non plus,
00:29:40si je peux me permettre,
00:29:40Richard Millet,
00:29:41la sympathie
00:29:42qui a duré très longtemps
00:29:43envers Castro.
00:29:45N'oubliez pas que
00:29:46François Hollande,
00:29:47après son quinquennat,
00:29:48a trouvé le besoin
00:29:49d'aller
00:29:50rendre visite
00:29:50à Castro.
00:29:52Alors justement...
00:29:53Au RN,
00:29:53on ne peut pas dire
00:29:54que c'est tout à fait
00:29:55le même...
00:29:56C'est pas une adhésion
00:29:57à Maduro,
00:29:58quand même.
00:29:58À ce moment-là, oui.
00:29:59Bon, écoutez
00:29:59Maude Bréjohn,
00:30:00réaction ce matin
00:30:01qui répondait
00:30:01à Jean-Luc Mélenchon.
00:30:02Maude Bréjohn
00:30:02sur Europe 1
00:30:03et sur CNews.
00:30:05Et pour revenir
00:30:05sur M.
00:30:06Et pour revenir sur M.
00:30:06Mélenchon,
00:30:07quand on organise
00:30:07une manifestation,
00:30:09comme ça a été le cas,
00:30:10pour demander
00:30:12le retour dans son pays
00:30:13d'un dictateur...
00:30:14Il a demandé
00:30:14la libération
00:30:15et le retour
00:30:16immédiat
00:30:18de Nicolas Maduro
00:30:19au Venezuela.
00:30:20Quand on sait
00:30:21ce qu'a fait subir
00:30:22Nicolas Maduro
00:30:23au Venezuela,
00:30:24ça interroge
00:30:26quant à son propre rapport
00:30:28à la démocratie.
00:30:30Ça ne l'interroge pas,
00:30:31d'ailleurs.
00:30:31Il dit ce qu'il est
00:30:32tout simplement,
00:30:33c'est qu'il aimerait
00:30:34ce régime-là
00:30:34appliqué en France.
00:30:36Donc,
00:30:36madame, messieurs,
00:30:37vous auriez peu
00:30:38la possibilité
00:30:39de vous exprimer.
00:30:40Manuel Bompard
00:30:41était ce matin
00:30:41sur une antenne également.
00:30:43Manuel Bompard
00:30:43de la France Insoumise.
00:30:44Écoutez-le.
00:30:47La nature du régime
00:30:48de Maduro
00:30:49ne veut pas dire
00:30:50soutenir Donald Trump.
00:30:51Et d'accord avec lui ?
00:30:52Qualifier aujourd'hui
00:30:53dans la situation actuelle
00:30:55et au moment
00:30:56où on est en train
00:30:56de se parler,
00:30:57se concentrer
00:30:58sur la discussion
00:30:58sur la nature
00:30:59du régime vénézuélien
00:31:00et, en quelque sorte,
00:31:02conforter la propagande
00:31:03américaine
00:31:04qui vise à rendre légitime
00:31:06une décision
00:31:07qui n'a aucune légitimité.
00:31:09Et je me permets,
00:31:10si je me permets
00:31:10de dire ça,
00:31:11c'est parce que je pense
00:31:12que tout le monde
00:31:12doit avoir conscience
00:31:13du fait qu'on rentre
00:31:14dans un moment
00:31:15et une période
00:31:15qui est une période
00:31:16extrêmement dangereuse.
00:31:17Si vous commencez
00:31:18à accepter
00:31:19que les États-Unis
00:31:20puissent décider
00:31:21de kidnapper
00:31:21tel ou tel président,
00:31:23alors on ouvre
00:31:23une boîte de Pandore
00:31:24de laquelle on ne sortira jamais.
00:31:26Aucune légitimité,
00:31:27c'est la légitime défense
00:31:29d'attaquer les narcotraficants.
00:31:30Mais surtout,
00:31:30ça commence un peu
00:31:32à trembler
00:31:32pour la France Insoumise
00:31:33parce que vous avez
00:31:34Nicolas Maduro
00:31:35qui a été capturé
00:31:37au Venezuela.
00:31:38En Iran,
00:31:39ça commence à tanguer.
00:31:39Donc tous les régimes
00:31:41alliés de la France Insoumise
00:31:42sont en train
00:31:43de s'écriter
00:31:44petit à petit.
00:31:44Ça tangue un peu.
00:31:45C'est une conversation
00:31:47qui est absurde
00:31:47parce qu'ils n'ont pas l'air
00:31:48de remarquer
00:31:49qu'actuellement à Caracas,
00:31:52c'est Dulcy Rodriguez
00:31:53qui est au pouvoir.
00:31:54C'est la vice-présidente
00:31:55qui depuis 25 ans
00:31:56est au sommet de l'État.
00:31:58C'est-à-dire
00:31:58une pure apparatchik,
00:32:00un pur rejeton
00:32:02de la bourgeoisie rouge
00:32:03de la nomenclatura chaviste.
00:32:06Il n'y a pas une révolution.
00:32:08Il n'y a pas un coup d'État
00:32:09avec un opposant
00:32:10qu'on aura amené de l'étranger
00:32:11et Mme Maria Corina Machado,
00:32:13le président de la paix,
00:32:14est écartée.
00:32:15Tout reste en place.
00:32:17Mais s'il y a la tournée,
00:32:18ça reste.
00:32:18Il y a peut-être une négociation.
00:32:20Mais s'il y en a négocié,
00:32:21c'est ce qu'ils ont dit.
00:32:22C'est une révolution
00:32:23de palais, a priori.
00:32:25Et donc,
00:32:25ce qui veut dire
00:32:26que si vous ramenez
00:32:27M. Maduro à Caracas,
00:32:30ils lui feront sa peau.
00:32:31Ils s'en débarrasseront.
00:32:33Alors, quel est l'intérêt ?
00:32:35Ça ne tient pas, votre affaire ?
00:32:37Il va être passé un deal,
00:32:37maintenant.
00:32:38Il y a un deal, d'accord.
00:32:39Il était un obstacle
00:32:42et Maduro avait intérêt.
00:32:43Donc, ce n'est pas la même chose.
00:32:44Non, mais je m'aventure, là,
00:32:47à une explication.
00:32:48Mais vous ne pouvez pas
00:32:49comprendre ce qui vient
00:32:49de se passer
00:32:50si vous ne prenez pas en compte
00:32:52le fait qu'il n'y ait pas eu
00:32:53de combat à Caracas,
00:32:54que l'armée est restée
00:32:55de l'armée...
00:32:55C'est un été ma première question,
00:32:56Ami.
00:32:57Et que le régime se perdure
00:33:00à travers Mme Rodriguez.
00:33:01Bon, alors, maintenant,
00:33:02on va essayer,
00:33:03et on ne va pas parler que de cela
00:33:05jusqu'à 10h30,
00:33:06mais on va essayer d'ouvrir,
00:33:07effectivement,
00:33:08avec les interrogations de Trump
00:33:09qui peuvent être légitimes,
00:33:11et notamment ce qu'il a dit
00:33:11sur l'Iran,
00:33:12le Groenland et Cuba.
00:33:13Donc, écoutez d'abord
00:33:14ce qu'a dit Donald Trump
00:33:15sur l'Iran.
00:33:16Nous regardons cela
00:33:19de très près.
00:33:20S'ils commencent à tuer des gens
00:33:21comme ils l'ont fait
00:33:22dans le passé,
00:33:23je pense qu'ils seront frappés
00:33:24très durement
00:33:24par les Etats-Unis.
00:33:26Ça, c'est sur l'Iran.
00:33:28Écoutez ce qu'il dit maintenant
00:33:28sur le Groenland.
00:33:31Nous avons besoin
00:33:32du Groenland
00:33:33du point de vue
00:33:33de la sécurité nationale
00:33:34et le Danemark
00:33:35ne sera pas en mesure
00:33:36de s'en occuper.
00:33:37Bon, alors,
00:33:38ce qu'on dit du Venezuela,
00:33:40on ne le dirait pas
00:33:41de la même chose
00:33:41sur le Groenland.
00:33:43Il n'y a pas de légitimité
00:33:44à intervenir au Groenland.
00:33:46Non, là,
00:33:46ça va être compliqué, oui.
00:33:47Mais surtout,
00:33:48ce qui est impressionnant,
00:33:49c'est qu'il dit ça
00:33:49alors que la Première ministre
00:33:51danoise
00:33:52a réaffirmé ce week-end
00:33:54d'une manière très vive
00:33:55la souveraineté de son pays
00:33:57sur le Groenland
00:33:57disant qu'il n'y avait rien
00:33:58à négocier
00:33:59et que ça ne suffisait pas
00:34:00de dire qu'on en a besoin.
00:34:00Je vais peut-être faire
00:34:01un parallèle là
00:34:02à autant,
00:34:03autant, je pense,
00:34:05que si on comprend
00:34:05Bernard Duroc Daner.
00:34:08Si on comprend
00:34:09la véritable valeur
00:34:11du pétrole vénézuélien
00:34:12qui est assez modeste,
00:34:14en fait,
00:34:15parce qu'il coûte
00:34:16très cher à cet âge
00:34:17et je l'ai expliqué,
00:34:18c'est très important
00:34:19pour le Venezuela,
00:34:20pour les États-Unis,
00:34:21ça n'a aucune importance.
00:34:22Nous sommes déjà indépendants
00:34:23en point de vue énergétique,
00:34:25mais pour le Groenland,
00:34:28Groenland, oui.
00:34:30C'est vrai qu'il y a énormément
00:34:32de richesses en minerais,
00:34:33il y a aussi l'emplacement,
00:34:34bien sûr, géopolitique,
00:34:35ça, vous avez mieux placé
00:34:36que moi pour en parler,
00:34:38mais il y a énormément
00:34:40de richesses de minerais,
00:34:42etc., qui sont en fait,
00:34:44aujourd'hui,
00:34:44pour les États-Unis,
00:34:45un sujet aussi,
00:34:46sinon plus important,
00:34:48je dirais même plus important
00:34:50pour nous,
00:34:51que le pétrole,
00:34:52qui est en fait un sujet
00:34:53d'autrefois.
00:34:54parce que nous sommes
00:34:55indépendants en pétrole,
00:34:56nous produisons,
00:34:57nous exportons du pétrole,
00:34:58on exporte du gaz,
00:34:59nous ne sommes plus dépendants,
00:35:00donc je ne vois pas
00:35:01en quoi contrôler
00:35:02des ressources pétrolières,
00:35:03ça va quoi que ce soit.
00:35:04Alors, j'entends
00:35:04ce que vous dites,
00:35:05mais sur l'aspect diplomatique
00:35:06et politique,
00:35:07ce qui m'intéresse,
00:35:08c'est est-ce que Trump
00:35:09va vouloir envahir
00:35:12le Groenland
00:35:13et comment ?
00:35:15Je vois que vous avez,
00:35:17je rappelle que vous êtes
00:35:19américain,
00:35:19vous avez la double nationalité,
00:35:21vous êtes français-américain,
00:35:22vous avez fait
00:35:24un geste
00:35:26de soupir.
00:35:28Non, non,
00:35:29dans une politique interne
00:35:30américaine,
00:35:31on n'envahit pas
00:35:32les pays.
00:35:33Le cas de Maduro,
00:35:34personne n'envahit,
00:35:37c'est en fait,
00:35:37c'est présenté
00:35:38comme une arrestation.
00:35:40Mais qu'est-ce que vous voulez dire ?
00:35:41Que Trump n'ira pas
00:35:42au Groenland ?
00:35:44Je n'en sais rien,
00:35:45mais on ne peut pas.
00:35:46Généralement,
00:35:47c'est ce qu'il dit quand même.
00:35:48Oui, j'entends bien,
00:35:48mais il y a plusieurs manières
00:35:50d'opérer ça.
00:35:52Dans une politique américaine,
00:35:53interne,
00:35:54ça me paraît
00:35:55difficile
00:35:56d'envahir
00:35:57l'Ukraine.
00:35:58On disait aussi
00:35:59que c'était difficile
00:36:00pour la Russie
00:36:02d'envahir l'Ukraine.
00:36:03On disait la même chose.
00:36:05Mais ça,
00:36:05ça nous intéresse en fait.
00:36:06Ce qu'on appelle
00:36:07le nouvel ordre mondial,
00:36:08ce qui était la une
00:36:09du JDD hier.
00:36:10Vous avez dit
00:36:11à juste raison,
00:36:12je trouve que c'est
00:36:12très intéressant,
00:36:14que l'explication
00:36:14par le pétrole
00:36:15qui est un peu rituel
00:36:16à chaque fois
00:36:16que les Américains
00:36:17bougent quelque part,
00:36:18ne tient pas la route.
00:36:20Mais ce n'est pas simplement,
00:36:21si vous voulez,
00:36:21pour renverser des dictatures
00:36:23et pour le bien
00:36:23du peuple vénézuélien.
00:36:25Il faut être honnête,
00:36:25c'est parce que
00:36:26c'est une question géopolitique
00:36:28justement.
00:36:28C'est que
00:36:29Trump,
00:36:30je dirais,
00:36:31est dans une logique
00:36:32que je peux comprendre.
00:36:33C'est une grande puissance,
00:36:34c'est une logique
00:36:34de la doctrine Monroe,
00:36:36une logique impériale
00:36:37et dans son arrière-cours,
00:36:38il estime
00:36:39qu'il a quand même
00:36:39un droit de regard.
00:36:40Voilà.
00:36:41Un mot sur Cuba également.
00:36:42Je vous fais écouter
00:36:43ce que a dit
00:36:43le président Trump
00:36:44sur Cuba
00:36:44et après nous refermerons
00:36:46tout ce chapitre Trump.
00:36:48Cuba est prêt à tomber,
00:36:51vous le savez.
00:36:52Cuba a l'air
00:36:52d'être prêt à tomber.
00:36:54C'est les fameuses interviews
00:36:55désormais
00:36:56dans l'avion.
00:36:58C'est ma manière
00:36:59de communiquer
00:36:59où vous le voyez
00:37:00comme cela
00:37:01et il dit des choses
00:37:02pas abominables d'ailleurs
00:37:03mais très extrêmement importantes
00:37:05entre deux portes,
00:37:06en l'occurrence
00:37:06deux portes d'avion.
00:37:07Ce qui m'intéresse
00:37:11c'est votre décryptage.
00:37:12Hier,
00:37:13nouvel ordre mondial.
00:37:15Ça veut dire Chine.
00:37:15Un désordre mondial
00:37:16qui suit
00:37:17l'ancien désordre mondial
00:37:20des plus brables.
00:37:20Et ce qui m'intéresse
00:37:21c'est ce que nous
00:37:21nous allons faire là-dedans.
00:37:24Ah mais la même chose.
00:37:25Dans l'ancien désordre mondial
00:37:27on avait quelques atouts
00:37:29notamment notre fauteuil
00:37:31au conseil de sécurité
00:37:32et puis notamment
00:37:33mais bon tout ça
00:37:34effectivement est un peu caduque.
00:37:36on ne pèse pas grand-chose
00:37:38actuellement.
00:37:39La France n'est plus
00:37:40une garde,
00:37:42garde une armée quand même,
00:37:45garde une force nucléaire,
00:37:47garde quelques attraits
00:37:49mais on est déclassé
00:37:52et dans le monde des empires
00:37:56tel qu'elle est en train
00:37:57de s'imposer,
00:37:59l'Europe qui n'a jamais été
00:38:01une force et qui ne le sera jamais
00:38:02effectivement est à la peine.
00:38:05Gérard Caverro.
00:38:06Oui je voudrais juste dire une chose
00:38:08on est en train là
00:38:09de comparer évidemment
00:38:10des choses qui ne sont pas
00:38:12tout à fait comparables.
00:38:13Sur le Groenland
00:38:14il y a un élément
00:38:15que n'importe quel militaire
00:38:17explique très bien
00:38:19c'est ce qu'on appelle
00:38:20la profondeur stratégique.
00:38:22Et dans la future confrontation
00:38:25qui pourrait arriver un jour
00:38:27avec la Chine,
00:38:28cette profondeur stratégique
00:38:30du Groenland,
00:38:31en plus le Groenland
00:38:31il y a 56 000 habitants,
00:38:33on peut négocier
00:38:34comme on dit.
00:38:35Ce n'est pas comme un pays
00:38:36où il y a 30 millions d'habitants.
00:38:38Voilà pour le goût.
00:38:39Pour ce qui est
00:38:40deuxièmement
00:38:40de Cuba,
00:38:42il y a un problème
00:38:42il faut aller aux Etats-Unis
00:38:44et se souvenir
00:38:45de ce qu'a été la relation
00:38:47entre les Etats-Unis
00:38:48et Cuba.
00:38:49N'oublions pas par exemple
00:38:50que Kennedy
00:38:51a failli déclencher
00:38:52la guerre mondiale
00:38:54en 1960
00:38:55et pendant dix jours
00:39:00le monde a tremblé
00:39:01et c'était pour une histoire
00:39:04de missiles russes à Cuba.
00:39:06Et en plus
00:39:07dans l'histoire de Cuba
00:39:08il y a un élément
00:39:08extrêmement important
00:39:10c'est que l'un des prochains
00:39:11candidats à la présidence
00:39:13des Etats-Unis
00:39:13en l'occurrence
00:39:14le ministre des Affaires étrangères
00:39:16est lui-même
00:39:17un enfant de Cuba.
00:39:19Son père
00:39:19et ses grands-parents
00:39:20étaient cubains.
00:39:21Marco Rubio.
00:39:22Oui, je cherchais son nom
00:39:24à la seconde.
00:39:24Il y a donc une revanche
00:39:26et c'est d'ailleurs lui
00:39:27qui est en charge
00:39:28des relations avec Cuba.
00:39:30Autrement dit
00:39:30je ne pense pas
00:39:31qu'il y ait une proximité
00:39:33dans le temps
00:39:34d'une invasion
00:39:35des Etats-Unis
00:39:36dans le Groenland
00:39:37par contre
00:39:38qu'il y ait des éléments
00:39:39sur Cuba
00:39:39je n'en serais pas surpris
00:39:41dans les deux ans
00:39:42qui viennent
00:39:42Richard Millet
00:39:43Juste une chose
00:39:44on peut quand même rappeler
00:39:45qu'il y a une importante
00:39:46base américaine
00:39:46depuis des décennies
00:39:48au Groenland
00:39:49Et que le Danemark
00:39:50est membre de l'OTAN
00:39:51Bon
00:39:52Donc si les Américains
00:39:53attaquer le Groenland
00:39:54ce serait curieux
00:39:56que le Danemark
00:39:56fasse appel à l'OTAN
00:39:57au nom du chapitre 5
00:39:58Il réclame
00:40:00On va refermer
00:40:01ce chapitre
00:40:04C'est vrai tout à l'heure
00:40:05je le disais
00:40:05parce que
00:40:06la presse
00:40:07les réactions
00:40:08sont souvent à côté
00:40:09et ce qu'on peut regretter
00:40:11c'est que
00:40:12les réactions
00:40:14sont souvent convenues
00:40:15et attendues
00:40:16Je citais tout à l'heure
00:40:17l'humanité et libération
00:40:18on peut revoir
00:40:19l'humanité et libération
00:40:21qui sont tellement symboliques
00:40:22parce qu'ils sont représentatifs
00:40:24notamment dans la presse française
00:40:25c'est-à-dire qu'ils ont
00:40:26une influence
00:40:27très très grande
00:40:27dans l'opinion publique
00:40:29je n'en sais rien
00:40:29mais en tout cas
00:40:30parmi mes confrères
00:40:31ils sont souvent cités
00:40:33et on rappelle
00:40:34que ces journaux
00:40:35se sont régulièrement
00:40:36trompés
00:40:37dans leurs analyses politiques
00:40:38donc on citait tout à l'heure
00:40:40on revoyait tout à l'heure
00:40:41la couverture
00:40:42lorsque Staline est mort
00:40:44c'est pas si vieux
00:40:45c'est pas si vieux quand même
00:40:46vous savez les communistes
00:40:48ont soutenu Staline
00:40:49et ne parlons pas
00:40:50des communistes
00:40:50de leur attitude
00:40:51pendant la guerre
00:40:52avant
00:40:53effectivement
00:40:54mais la France
00:40:56se trompe souvent
00:40:57vous savez
00:40:57ils n'étaient pas beaucoup
00:40:58à Londres
00:40:59ils ont attendu
00:41:00mais après effectivement
00:41:02ça a été autre chose
00:41:03regardez Noriega
00:41:05Noriega
00:41:06le tyran
00:41:06face d'ananas
00:41:08le drogué
00:41:09l'homme des cartels
00:41:11colombiens
00:41:11j'entends
00:41:12il avait fait le commandant
00:41:13de la Légion d'honneur
00:41:14par François Mitterrand
00:41:16un an avant que les Américains
00:41:17le...
00:41:18bon
00:41:18franchement
00:41:19je vais remercier
00:41:20Bernard Duroc Daner
00:41:22parce que c'est la première fois
00:41:23que vous interveniez
00:41:24sur ce plateau
00:41:25alors il y a pas mal de réactions
00:41:26notamment manifestement
00:41:28un spécialiste
00:41:29de ces questions
00:41:29qui vous suit
00:41:30et qui dit
00:41:31les Etats-Unis
00:41:31oui sont autosuffisants
00:41:32en pétrole et en gaz
00:41:33mais vous semblez ignorer
00:41:34dit-il
00:41:35l'impact politique global
00:41:36du prix du pétrole
00:41:37sur les régimes
00:41:38des pays producteurs
00:41:39tels que la Russie
00:41:40et l'Iran
00:41:40il vous challenge
00:41:42cet auditeur
00:41:43manifestement
00:41:44sur les spectateurs
00:41:45alors je vais répondre
00:41:46alors il y a deux choses
00:41:48la première
00:41:49c'est que sur le Venezuela
00:41:50proprement parlé
00:41:51le régime de transition
00:41:53ce qui se fera après
00:41:54ne changera pratiquement rien
00:41:56au taux de production
00:41:57ne serait-ce que
00:41:58parce que l'infrastructure
00:41:59est complètement détruite
00:42:00par mauvaise gestion
00:42:03mais ok
00:42:04donc en d'autres termes
00:42:05le Venezuela produit
00:42:05800 000 barils jour
00:42:06quelque chose comme ça
00:42:07ça ne changera pas
00:42:08donc il n'y aura pas
00:42:09d'effet sur le prix du baril
00:42:11la deuxième chose
00:42:12c'est que fondamentalement
00:42:14d'un point de vue américain
00:42:15autant que je le comprenne
00:42:16dans mon pays
00:42:18le prix du baril
00:42:19il préférait
00:42:21l'avoir plutôt bas
00:42:22que haut
00:42:23simplement parce que
00:42:24c'est bon
00:42:25pour les consommateurs
00:42:26internes
00:42:27et c'est un sujet
00:42:27très politique
00:42:28aux Etats-Unis
00:42:28on conduit beaucoup
00:42:29à des longues distances
00:42:30et le pétrole
00:42:31n'est pas très cher
00:42:32comparativement
00:42:32ok
00:42:32donc non
00:42:33je ne vois pas
00:42:35quel est le levier
00:42:37que le Venezuela
00:42:37pourrait représenter
00:42:38point de vue le prix
00:42:39bon c'était intéressant
00:42:40de vous avoir
00:42:40parce que
00:42:41j'ai envie de dire
00:42:42que vous savez
00:42:43de quoi vous parlez
00:42:44ce qui n'est pas le cas
00:42:45souvent parfois
00:42:45des experts
00:42:46qui sont reçus
00:42:48sur les plateaux
00:42:48de télévision
00:42:49j'allais dire
00:42:50vous aviez des mains
00:42:51dans le cambouis
00:42:51plus précisément
00:42:52encore dans le pétrole
00:42:53vous repartez pour Houston
00:42:55oui
00:42:55que dites-vous
00:42:57à face à la boîte
00:42:58mais vous n'arrête
00:42:59vous commencez l'année
00:43:00très fort je trouve
00:43:00non seulement vous
00:43:01crossez les confrères
00:43:03mais je crosse pas
00:43:04mais je crosse pas
00:43:06j'en ai assez
00:43:08j'ai vu les experts
00:43:09du Covid
00:43:10j'ai vu les experts
00:43:11militaires
00:43:11j'ai vu les experts
00:43:12en Chine
00:43:14et vous croyez
00:43:15que les experts
00:43:15du pétrole sont mieux
00:43:16c'est pas un expert
00:43:17c'est un professionnel
00:43:18c'est autre chose
00:43:19mais les experts
00:43:20du Covid
00:43:21étaient en général
00:43:22des professionnels
00:43:22de la santé
00:43:23bon alors vous avez raison
00:43:24qu'est-ce que vous voulez
00:43:26je vous dise
00:43:26vous avez raison
00:43:27vous repartez donc
00:43:28pour Houston
00:43:28dans quelques heures
00:43:29et vous continuez
00:43:31quelques jours
00:43:32bon bah écoutez
00:43:32ça sera intéressant
00:43:34d'ailleurs de voir
00:43:34si les uns et les autres
00:43:35vous ont appelé
00:43:36pour que vous alliez
00:43:37sur un autre plateau
00:43:38de télévision
00:43:39pour expliquer
00:43:39ce que vous avez dit là
00:43:40parce que c'est
00:43:41honnêtement
00:43:42c'est pas mon rôle
00:43:43non je sais bien
00:43:44moi je vous ai rencontré
00:43:44par hasard
00:43:45donc c'est entendu
00:43:47bien sûr
00:43:48mais vous n'êtes pas
00:43:50un personnage public
00:43:51bien évidemment
00:43:52vous êtes un chef
00:43:53d'entreprise
00:43:54d'ailleurs souvent
00:43:54je dis que les chefs
00:43:55d'entreprise
00:43:55sont pas assez présents
00:43:56sur les antennes
00:43:57et c'est dommage
00:43:58parce que eux
00:43:59là aussi
00:43:59peuvent donner
00:44:00un éclairage
00:44:01sur l'actualité
00:44:02que des gens
00:44:03experts en économie
00:44:04qui n'ont jamais
00:44:05tenu un simple bazar
00:44:06ne peuvent pas
00:44:07il y a des patrons
00:44:08de total ce week-end
00:44:09Patrick Puyonnet
00:44:11a dit exactement ça
00:44:11ce week-end
00:44:12il faut que les chefs
00:44:12d'entreprise
00:44:13aille plus
00:44:13mais évidemment
00:44:14mais enfin
00:44:15je vous assure
00:44:15que les experts
00:44:16économiques
00:44:17tu leur donnes
00:44:17le bazar du coin
00:44:18ils ferment
00:44:19dans deux mois
00:44:19donc c'est intéressant
00:44:22d'entendre
00:44:23des gens
00:44:23qui savent
00:44:24de quoi ils parlent
00:44:24un dernier commentaire
00:44:26ce n'est jamais utile
00:44:27pour un chef d'entreprise
00:44:28d'aller sur les plateaux
00:44:30je sais
00:44:31il n'y a comme on dit
00:44:32l'américain
00:44:32il n'y a pas de
00:44:34upside en français
00:44:35il n'y a pas de
00:44:36positif
00:44:37c'est toujours des négatifs
00:44:39vous avez parfaitement raison
00:44:41c'est pour ça que Bernard Arnaud
00:44:43ne le voit évidemment
00:44:44jamais à la télévision
00:44:45parce que s'il allait
00:44:46sur un plateau de télévision
00:44:47il se ferait insulté
00:44:48donc il se ferait insulté
00:44:49par des journalistes
00:44:52etc
00:44:52vous avez parfaitement raison
00:44:54malheureusement
00:44:55c'est ainsi
00:44:56bon
00:44:57la Suisse
00:44:58c'est la Suisse
00:44:59ce qui
00:44:59ah
00:45:00c'est le
00:45:02effectivement
00:45:03il faut reprendre
00:45:04les bonnes habitudes
00:45:05le carillon
00:45:06le carillon
00:45:06oh la la la
00:45:07il a laissé pousser la barbe
00:45:10et il a coupé les cheveux
00:45:11il a coupé
00:45:12il a coupé les cheveux
00:45:13il ne s'est pas coiffé
00:45:13mais il a coupé les cheveux
00:45:14il ne s'est pas
00:45:15non mais
00:45:15dites pas
00:45:16il ne s'est pas coiffé
00:45:17parce que tout ça
00:45:17est très travaillé
00:45:19je le sais
00:45:19bien sûr
00:45:20tout ça est fait
00:45:21avec minutie
00:45:23cette espèce
00:45:25de ce côté
00:45:26comme cela
00:45:27rimbaldien
00:45:28rimbaldien
00:45:29bon
00:45:30vous avez eu un nouveau pull
00:45:31pour Noël manifestement
00:45:32toujours
00:45:33toujours
00:45:34je sais que ça vous fait plaisir
00:45:35vous avez eu un pull au vert
00:45:37bon vous avez
00:45:38est-ce que vous avez
00:45:38bonne année d'abord Thomas
00:45:40mais oui
00:45:40je vous souhaite une très bonne année
00:45:41à vous Pascal
00:45:42et à toutes vos équipes
00:45:43voilà
00:45:43c'est un rendez-vous important
00:45:45que ce rendez-vous
00:45:46est culturel
00:45:46sur l'antenne d'Europe
00:45:48qui nous permet
00:45:49d'écouter de la musique
00:45:50de parler de cinéma
00:45:51de parler de littérature
00:45:52de parler d'autre chose
00:45:54que de l'actualité
00:45:54qui est parfois
00:45:55effectivement plus rude
00:45:56donc et vous faites ça
00:45:57formidablement
00:45:58sur l'antenne d'Europe 1
00:46:00avec Anissa
00:46:00à qui on va souhaiter
00:46:01également une bonne année
00:46:02elle est là aussi Anissa
00:46:03elle a son petit rhume
00:46:04aussi Anissa
00:46:05voilà
00:46:05vous êtes tous les deux
00:46:06de noir vêtu
00:46:08tout ça est bien passé
00:46:09pendant les fêtes
00:46:10fort bien
00:46:11j'étais en Bavière
00:46:12c'est formidable la Bavière
00:46:13vous dites ça
00:46:14comme si c'était
00:46:15vous dites ça
00:46:16avec tristesse
00:46:17je crois que c'est pas
00:46:18pas du tout
00:46:18j'étais chez ma soeur
00:46:19en Bavière
00:46:19j'ai mangé de la saucisse
00:46:21c'était vraiment
00:46:21un régal
00:46:22la gastronomie
00:46:26la gastronomie bavaroise
00:46:27vraiment je vous recommande
00:46:28évidemment
00:46:29mais je connais
00:46:30mais je connais bien Munich
00:46:31je connais bien Munich
00:46:32chers camarades
00:46:32bon
00:46:33et vous avez eu
00:46:35des beaux cadeaux
00:46:36oui
00:46:36j'ai pas été très gâté
00:46:37moi cette année
00:46:38j'ai plutôt gâté mes enfants
00:46:39mais moi
00:46:40oui
00:46:40qu'est-ce que vous avez eu
00:46:42c'était un petit Noël
00:46:43j'ai eu des cadeaux
00:46:44du type
00:46:45livre
00:46:46pull
00:46:46bien sûr
00:46:47bien sûr
00:46:48oui ça on va pas vous offrir
00:46:49des boutons de manchette
00:46:50voilà
00:46:53bon
00:46:53et vous avez offert
00:46:54à votre épouse
00:46:55des choses de qualité
00:46:56vous avez gâté votre épouse
00:46:59vous avez
00:46:59j'ai gâté mon épouse
00:47:01une poignée de main
00:47:02franchement
00:47:04vous lui avez serré la main
00:47:06c'est tout
00:47:06magnifiquement
00:47:07une bonne bise
00:47:08la bise de l'amitié
00:47:09bien sûr
00:47:09bon bah écoutez
00:47:10belle année à vous
00:47:12et vous aussi
00:47:1353 le programme
00:47:14et bah on va
00:47:15on va tirer les rois
00:47:16avec Philippe Contissini
00:47:17qui sera avec nous
00:47:17le grand chef pâtissier
00:47:18ah oui ça c'est bon
00:47:19Marie-Claude Pietragala
00:47:20sera là aussi
00:47:21voilà on va parler
00:47:22et vous préférez quoi
00:47:23la
00:47:24c'est quoi
00:47:25c'est la brioche
00:47:26ou la
00:47:26la frangipane
00:47:27la frangipane
00:47:28ou la
00:47:28ah oui oui
00:47:29ah non la couronne des rois
00:47:30la couronne
00:47:31la brioche c'est pas possible
00:47:32la brioche c'est pas possible
00:47:33attention
00:47:33bah si
00:47:34dans le sud
00:47:35c'est la couronne
00:47:35l'épiphanie
00:47:36c'était hier
00:47:37c'était le dimanche
00:47:38de l'épiphanie hier
00:47:39et le 6 janvier ce sera
00:47:40on est le 5 janvier
00:47:42donc ce sera demain
00:47:44c'est plutôt logique
00:47:45merci Thomas
00:47:46merci Thomas Hill
00:47:48et merci à toute votre équipe
00:47:49vraiment je vais vous remercier
00:47:51monsieur
00:47:52du roc
00:47:53Daner
00:47:53merci beaucoup
00:47:54d'être venu avec nous
00:47:55on va parler
00:47:56homme-femme
00:47:57sortir des idées toxiques
00:47:58vous voyez
00:47:59pour commencer l'année
00:48:00sortir des idées toxiques
00:48:01mes mots pour la génération Z
00:48:03donc ça va être intéressant
00:48:05et puis hélas
00:48:06nous parlerons
00:48:07de ce qui s'est passé
00:48:08en Suisse
00:48:08ce qui a frappé
00:48:10évidemment
00:48:11le plus grand nombre
00:48:12parce que ça pourrait être
00:48:13nos enfants
00:48:13et ce drame absolu
00:48:16nous renvoie
00:48:18à la fragilité
00:48:19évidemment
00:48:19de la vie humaine
00:48:21il est 9h54
00:48:23à tout de suite
00:48:23il est à 10h01
00:48:27Sommeil à la bidise
00:48:28nous rappelle les titres
00:48:30interpellation
00:48:34cette nuit
00:48:34par la bac noire
00:48:35de deux individus
00:48:36retrouvés avec des masques
00:48:37chirurgicaux
00:48:38des cartouches
00:48:39des cartouches de chasse
00:48:40un bidon
00:48:41d'essence et de la drogue
00:48:42après une fusillade
00:48:43à Marseille
00:48:43la première de l'année
00:48:44et qui a fait un mort
00:48:45et un blessé au mollet
00:48:46les tireurs
00:48:48auraient crié des propos
00:48:49les reliant à la DZ mafia
00:48:50ce groupe de narcotrafiquants
00:48:52qui gangrènent
00:48:52la cité fosséenne
00:48:53et justement
00:48:55lutte contre le trafic de drogue
00:48:57trafic d'armes
00:48:58fraude fiscale
00:48:59blanchiment d'argent
00:49:00et traite d'êtres humains
00:49:01une unité particulière
00:49:02se mobilise
00:49:03à partir d'aujourd'hui
00:49:04au tribunal de Paris
00:49:05pour s'y attaquer
00:49:06il s'agit du PNACO
00:49:07parquet national de lutte
00:49:09contre la criminalité organisée
00:49:11un nouveau parquet
00:49:12au moyen étendu
00:49:13promulgué en juin dernier
00:49:14dans le cadre
00:49:15de la loi
00:49:15narcotrafic
00:49:16et puis Sébastien Lecornu
00:49:19rencontre les représentants
00:49:20des jeunes agriculteurs
00:49:21et de la coordination rurale
00:49:23cet après-midi
00:49:23à Matignon
00:49:24pour tenter
00:49:25de désamorcer
00:49:26la crise agricole
00:49:27crise qui s'est durcie
00:49:29avec la découverte
00:49:30d'un troisième foyer
00:49:31de dermatose en Ariège
00:49:32113 bovins
00:49:33ont dû être abattus
00:49:34vendredi
00:49:35à l'errant
00:49:35Merci beaucoup Somaïa
00:49:37Maxence Karsana
00:49:38est avec nous
00:49:39puisque nous continuerons
00:49:40cette année 2026
00:49:43de recevoir
00:49:43des ouvrages
00:49:45des livres
00:49:45Hommes-Femmes
00:49:46sortir des idées toxiques
00:49:47mémo pour la génération Z
00:49:49merci d'être avec nous
00:49:51vous êtes clinicien
00:49:53la génération Z
00:49:54d'abord
00:49:54tout le monde
00:49:55ne sait pas exactement
00:49:56ce qu'est la génération Z
00:49:58est-ce que vous pouvez nous dire
00:49:59quand est-ce qu'elle commence
00:50:01et quand est-ce qu'elle finit ?
00:50:02Alors les définitions
00:50:04en termes d'années
00:50:05ça va être
00:50:051995-2010
00:50:07ou 97-2012
00:50:08mais en fait
00:50:09le plus important
00:50:10c'est vraiment
00:50:11le facteur technologique
00:50:13qui va médier
00:50:14la socialisation
00:50:15pendant
00:50:17l'adolescence
00:50:18dans le cas de cette génération
00:50:19donc ce sont des gens
00:50:20qui ont aujourd'hui
00:50:21au maximum
00:50:2230 ans
00:50:23et qui ont entre
00:50:2420 et 30 ans
00:50:25donc vous avez étudié
00:50:26leur comportement
00:50:27alors on en parlera
00:50:28tout à l'heure
00:50:28mais par exemple
00:50:29vous dites
00:50:30le mariage n'est plus
00:50:31à la mode
00:50:31et symbolise avant tout
00:50:32une soumission
00:50:33une limitation
00:50:34un ennui
00:50:35dans notre culture
00:50:36le meilleur de la vie
00:50:37se passe avant
00:50:38pas très gai
00:50:39elle est hostile
00:50:40aux promesses
00:50:41et à la parole donnée
00:50:42qui sont les obstacles
00:50:43au désir de l'individu
00:50:44nous sommes devenus
00:50:45fermés
00:50:45à l'idée
00:50:46d'évoluer à deux
00:50:47de s'engager
00:50:48dans un lien
00:50:49qui changera
00:50:49avec les saisons
00:50:50de la vie
00:50:50nous voulons un produit
00:50:51fini
00:50:51sans risque
00:50:52et disposant
00:50:53d'un service
00:50:54après-vente
00:50:54les gens qui se marient
00:50:56autour de nous
00:50:56moi j'en ai vu
00:50:57quand même
00:50:58et qui croient encore
00:50:59au mariage
00:51:00et à l'engagement
00:51:02tout à fait
00:51:02alors petite précision
00:51:04le ton du livre
00:51:05a été écrit
00:51:05du point de vue
00:51:06d'un certain type
00:51:07de personnalité
00:51:08qui justement
00:51:09a du mal
00:51:09à trouver cet engagement là
00:51:10mais effectivement
00:51:11ça ne touche pas tout le monde
00:51:12et d'autres personnes
00:51:13s'adaptent très bien
00:51:14aux nouvelles façons
00:51:15de vivre d'aujourd'hui
00:51:16bon juste un petit mot
00:51:17sur le sujet
00:51:18dont on a développé
00:51:19tout à l'heure
00:51:20c'est effectivement
00:51:21la position de reconquête
00:51:22sur ce qui s'est passé
00:51:23avec Donald Trump
00:51:24parce qu'il y avait ce tweet
00:51:25que je n'ai pas cité
00:51:26tout à l'heure
00:51:26quand une narco-dictature
00:51:27est une menace directe
00:51:28a écrit Sarah Knafo
00:51:29notamment par le trafic de drogue
00:51:31en inondant les Etats-Unis
00:51:33et l'Europe
00:51:33de ce poison
00:51:34c'est elle qui viole
00:51:35notre souveraineté
00:51:36alors ce n'est plus
00:51:36de l'ingérence
00:51:37que d'agir
00:51:37c'est de la légitime défense
00:51:39d'autre part
00:51:40qui a fait le droit international
00:51:41pour le peuple vénézuélien
00:51:43depuis 1999
00:51:44un peuple affamé
00:51:45par un régime criminel
00:51:47qui a détruit
00:51:47un des pays
00:51:48les plus riches du monde
00:51:49et déstabilisé
00:51:50toute la région
00:51:51le droit international
00:51:52de M. Mélenchon
00:51:52et consorts
00:51:53protège les tyrans
00:51:54contre les peuples
00:51:55au lieu de protéger
00:51:56les peuples
00:51:56contre la tyrannie
00:51:57je préfère un réalisme
00:51:59qui sert la liberté
00:51:59et défend nos intérêts
00:52:00qu'un égalisme
00:52:01qui protège les bourreaux
00:52:02qui nous menacent
00:52:03écoutez moi
00:52:04j'ai envie de signer
00:52:05j'ai envie de signer
00:52:07sur ce qu'elle a dit
00:52:08ce qui est intéressant
00:52:09c'est que
00:52:10Gabriel Attal
00:52:11a réveillé
00:52:12et on est un peu
00:52:12dans la même veine
00:52:13vous l'avez dit
00:52:14tout à l'heure
00:52:14et c'était intéressant
00:52:15je trouve
00:52:16le tweet de Gabriel Attal
00:52:16est un de ceux
00:52:17qui a été remarqué
00:52:18on va dire
00:52:18dans la réaction
00:52:19alors non seulement
00:52:20il a été remarqué
00:52:21mais on a été assez critique
00:52:23sur Gabriel Attal
00:52:24pour souligner
00:52:25la qualité
00:52:26de cet engagement
00:52:27qu'il a eu
00:52:28avec cette prise de position
00:52:30je suis d'accord avec vous
00:52:31donc je ne peux pas dire
00:52:32qu'il a remis
00:52:33tous les compteurs à zéro
00:52:33en 2026
00:52:34on démarre mieux
00:52:36mais voilà
00:52:37et c'est ça que tu attends
00:52:39d'un homme politique
00:52:40sinon vous avez des nouvelles
00:52:40d'Edouard Philippe
00:52:41Edouard Philippe n'a pas réagi
00:52:42Edouard Philippe
00:52:44Edouard Philippe
00:52:45ils votent aussi à noter
00:52:46il vote communiste
00:52:47au deuxième tour
00:52:47Edouard Philippe c'est très simple
00:52:49il joue sa vie politique
00:52:51en mars
00:52:52la probabilité
00:52:53qu'il perde sa mairie au Havre
00:52:55existe
00:52:56elle n'est pas importante
00:52:58elle existe
00:52:59s'il perd sa mairie au Havre
00:53:01c'est arrêt buffet
00:53:03voilà ça se terminera
00:53:04c'est comme ça
00:53:05c'est la vie
00:53:06mais peut-être gagnera-t-il
00:53:08mais effectivement
00:53:09il est plutôt
00:53:10aux abonnés absents
00:53:10sur ces sujets-là
00:53:11voilà ce qu'on pouvait dire
00:53:13sur ces sujets
00:53:16de l'Amérique
00:53:18en revanche
00:53:19la Suisse
00:53:19et ça c'est le drame
00:53:20absolu
00:53:21les uns et les autres
00:53:23ont été effectivement
00:53:24bouleversés
00:53:25par ces images
00:53:26tout le monde d'ailleurs
00:53:27dit plus ou moins
00:53:28la même chose
00:53:28ça pourrait être
00:53:29nos enfants
00:53:29ça pourrait être
00:53:30nos amis
00:53:30je vous propose d'écouter
00:53:32une jeune femme
00:53:33qui a été très présente
00:53:34ces dernières heures
00:53:35qui s'appelle
00:53:35Laetitia Brodard-Citre
00:53:37qui est donc la mère
00:53:39d'un jeune homme
00:53:39qui s'appelle Arthur
00:53:40qui avait lancé des appels
00:53:41et malheureusement
00:53:42Arthur est décédé
00:53:44écoutez cette mère
00:53:45à vous toutes
00:53:47et à vous tous
00:53:49qui m'avait témoigné
00:53:52votre compassion
00:53:52qui m'avait témoigné
00:53:56tant d'amour
00:53:57qui avait partagé
00:54:01qui avait relayé
00:54:02je tiens d'abord
00:54:03à vous remercier
00:54:04du fond du cœur
00:54:05notre Arthur
00:54:07est maintenant parti
00:54:08faire la fête
00:54:09au paradis
00:54:10nous pouvons commencer
00:54:13notre deuil
00:54:17en sachant
00:54:18qu'il est en paix
00:54:19et dans la lumière
00:54:20Valentin Rouillon
00:54:23est avec nous
00:54:24en direct
00:54:24de Grand Montana
00:54:25Valentin qui est présent
00:54:27sur place
00:54:28et j'imagine
00:54:28que ce reportage
00:54:29et ces heures
00:54:30que vous avez passées
00:54:31vous marqueront
00:54:32le reporter
00:54:34le journaliste
00:54:34que vous êtes
00:54:35comment vous avez vécu
00:54:36ces dernières heures
00:54:38d'émotion
00:54:38la liaison
00:54:49malheureusement
00:54:49n'est pas très bonne
00:54:50la liaison
00:54:51n'est pas très bonne
00:54:52Valentin
00:54:52donc on essaiera
00:54:53de la rétablir
00:54:54plus tard
00:54:55en attendant
00:54:56nous pouvons voir
00:54:57le sujet
00:54:58de Clara Bouvier
00:54:59Desnos
00:55:00à seulement 19 ans
00:55:02il est un exemple
00:55:03de courage
00:55:04pour tous
00:55:04à Grand Montana
00:55:05Gianni a porté secours
00:55:07aux victimes
00:55:07de l'incendie
00:55:08il déplore
00:55:09le manque d'émotion
00:55:09de certains
00:55:10face à l'horreur
00:55:11dont il a été témoin
00:55:12j'ai vu aussi
00:55:12beaucoup de personnes
00:55:13qui restaient
00:55:15spectateurs
00:55:15de l'action
00:55:16qui n'étaient pas
00:55:17non plus
00:55:17déboussolées
00:55:19par la situation
00:55:20des personnes
00:55:20qui étaient uniquement
00:55:21en train de filmer
00:55:21des personnes
00:55:22qui filmaient
00:55:23en riant
00:55:24aussi
00:55:24des choses
00:55:25qu'on retrouve
00:55:25aujourd'hui
00:55:26sur les réseaux sociaux
00:55:27c'est un comportement
00:55:29que je ne peux comprendre
00:55:31au moment du drame
00:55:32Gianni et sa famille
00:55:33réveillonnent
00:55:34à leur domicile
00:55:35situé à une centaine
00:55:36de mètres
00:55:36du bar
00:55:36Le Constellation
00:55:37où l'incendie fait rage
00:55:38après avoir été alerté
00:55:40Gianni n'agit pas seul
00:55:41avec lui son père
00:55:42qui se précipite aussitôt
00:55:43vers le brasier
00:55:44quelques jours après
00:55:45c'est la colère
00:55:46qui monte
00:55:46J'en veux absolument pas
00:55:48quiconque soit intervenu
00:55:49pour sauver ses enfants
00:55:50J'en veux à nous-mêmes
00:55:53sociétés
00:55:54qui n'avons pas
00:55:55pris les mesures
00:55:56et les exercices suffisants
00:55:57les moyens suffisants
00:55:58rapidement
00:55:59qui peut-être
00:56:00n'avons pas compris
00:56:01que
00:56:03Grand Montana
00:56:04c'est une ville
00:56:05de 15 000 habitants
00:56:07en hiver
00:56:07et qu'il faut la traiter
00:56:09comme une ville
00:56:09elle a besoin de moyens
00:56:10Sur notre antenne
00:56:11Paolo a lancé un appel
00:56:13Il souhaite l'ouverture
00:56:14d'une enquête parlementaire
00:56:15afin de comprendre
00:56:16pourquoi les victimes
00:56:17ont manqué d'assistance
00:56:18les heures qui ont suivi
00:56:19l'incendie
00:56:19Que dire Richard Millet
00:56:21sur ce drame
00:56:23qui n'est pas été déjà dit
00:56:25ces dernières heures
00:56:26On peut s'interroger
00:56:27évidemment sur la sécurité
00:56:28qui peut exister en France
00:56:30sur ce type d'établissement
00:56:31Mais que dire
00:56:32sinon prier
00:56:34pour ceux qui sont croyants
00:56:35et espérer ?
00:56:38Oui
00:56:39Je suis un peu désarmé
00:56:40si vous voulez
00:56:40parce que
00:56:41que dire
00:56:42Vous me posez la question
00:56:43j'ai rien à dire
00:56:44de particulier
00:56:44Je suis un peu agacé
00:56:46par ces bougies
00:56:47à chaque fois
00:56:48qui ne servent à rien
00:56:48comme dans les attentats
00:56:51avec les peluches
00:56:52je voudrais savoir
00:56:54comment cet incendie
00:56:57s'est propagé
00:56:58j'aimerais savoir
00:56:58ces choses-là
00:56:59On le devine
00:57:00on sait à peu près
00:57:01c'est-à-dire
00:57:02que c'est une jeune femme
00:57:03qui arrive visiblement
00:57:04avec une bouteille de champagne
00:57:05avec une bougie
00:57:06Exactement
00:57:07et cette bougie
00:57:08est trop proche
00:57:09d'un plafond
00:57:10qui n'est pas inifugé
00:57:12On a mis de la mousse
00:57:13anti-brouille
00:57:13et cette mousse-là
00:57:14propageait le feu
00:57:16très rapidement probablement
00:57:17La seule chose qui me frappe
00:57:19c'est l'héroïsme
00:57:20qui est encore possible
00:57:21de la part de certaines personnes
00:57:23dans ces situations-là
00:57:24alors que j'imagine
00:57:25dans cette affaire
00:57:26tout le monde a cherché
00:57:27à fuir
00:57:28à sortir de l'établissement
00:57:29il y a des gens
00:57:30qui font le contraire
00:57:30et notamment un joueur
00:57:32du Football Cup de Metz
00:57:33qui est fortement brûlé
00:57:35aujourd'hui
00:57:35qui est allé rechercher
00:57:36sa petite amie
00:57:37alors ce qui a aussi
00:57:38beaucoup frappé les gens
00:57:39c'est qu'au moment
00:57:40où le feu est déclenché
00:57:42il y a des gens
00:57:44qui continuent de tourner
00:57:45de filmer
00:57:46et d'autres
00:57:48qui ne prennent pas la mesure
00:57:51la plupart ne prennent pas la mesure
00:57:53même à l'extérieur
00:57:54les gens filment
00:57:55comme s'ils assistaient
00:57:56à un film
00:57:58que la musique ne s'arrête pas
00:58:00que le DJ
00:58:01d'ailleurs qui est décédé
00:58:02le DJ le pauvre
00:58:03qui est décédé
00:58:04qui était un DJ de danger
00:58:06donc ça pose
00:58:08évidemment
00:58:08alors des problèmes
00:58:10pourquoi pas
00:58:11de comportement
00:58:11mais aussi de sécurité
00:58:13et effectivement
00:58:15je ne sais pas
00:58:15comment les établissements français
00:58:18sont gérés
00:58:20il y a eu un précédent
00:58:20en 2003 aux Etats-Unis
00:58:22où il y a un vidéaste
00:58:22déjà qui filmait une soirée
00:58:23dans laquelle un incendie
00:58:24s'était propagé
00:58:25et les fêtards
00:58:27avaient eu à peu près
00:58:27la même réaction
00:58:28donc ce n'est pas tellement
00:58:29lié aux écrans
00:58:29c'est lié à l'esprit de fête
00:58:31qui règne
00:58:31le moment
00:58:32le long moment
00:58:33ou la sidération
00:58:34de jamais
00:58:35ce qu'on peut comprendre
00:58:37sans doute
00:58:37on ne saisit pas
00:58:39le drame
00:58:40qu'on est en train de vivre
00:58:41on passe de l'état de fête
00:58:42à l'état de
00:58:43il faut partir
00:58:44la panique
00:58:44parfois il y a du temps
00:58:45il y a eu une messe
00:58:46vous voulez dire
00:58:47je voulais dire que
00:58:48l'ironie du sort
00:58:49qui est terrifiante ici
00:58:50c'était justement
00:58:51au moment de la bonne année
00:58:52si vous voulez
00:58:53oui
00:58:53il y a eu une messe à Versailles
00:58:56qui a été
00:58:56organisée
00:58:58parce qu'à Versailles
00:58:59il y avait
00:58:59des jeunes gens
00:59:02qui sont Versaillais
00:59:03trois Versaillais
00:59:05qui sont victimes
00:59:06et écoutez ces témoignages
00:59:08moi je pense que c'est assez important
00:59:11quand même de venir ici
00:59:12pour quand même se dire
00:59:14que c'est quand même
00:59:14des enfants
00:59:14qui ont notre âge
00:59:16donc on se dit
00:59:17ça peut vraiment arriver
00:59:18à n'importe qui
00:59:19et de se dire
00:59:20qu'en plus c'est des Versaillais
00:59:21nous on est tout le temps
00:59:22dans Versailles
00:59:23on habite ici
00:59:23on vient tout le temps
00:59:24à cette église
00:59:25du coup forcément
00:59:26on vient à la messe
00:59:27donc on participe aussi
00:59:29à cette messe
00:59:29qui est pour ces enfants-là
00:59:31qui est importante
00:59:32ils étaient dans le même
00:59:33établissement que moi
00:59:34après je ne les connaissais pas
00:59:35personnellement
00:59:35mais j'ai déjà entendu leur nom
00:59:36j'ai déjà discuté un peu avec eux
00:59:37de venir soutenir les victimes
00:59:39ça fait toujours du bien
00:59:40j'ai vu beaucoup
00:59:41sur les réseaux sociaux
00:59:42les mamans qui publiaient
00:59:43tout ça
00:59:43ça fait mal au coeur
00:59:44et puis voir que ça nous touche
00:59:45directement
00:59:45pas loin
00:59:46dans le même établissement
00:59:47c'est important
00:59:47de venir soutenir
00:59:48souvent
00:59:49là c'est de très près
00:59:50donc ça fait vraiment mal
00:59:52et surtout ça choque
00:59:53et après là on est là
00:59:54pour ceux qui étaient de Versailles
00:59:58et que à tout moment
01:00:00c'est important
01:00:01il faut vivre sur ses proches
01:00:02et ses êtres chers
01:00:05et voilà
01:00:0640 morts
01:00:0740 morts
01:00:08dont 20 mineurs identifiés
01:00:1021 Suisses
01:00:11de 14 à 31 ans
01:00:129 Français
01:00:13de 14 à 39 ans
01:00:156 Italiens
01:00:16de 15 et 16 ans
01:00:18un Belge de 17 ans
01:00:20une Portugaise
01:00:21qui avait 22 ans
01:00:22un jeune homme roumain
01:00:23de 18 ans
01:00:24un jeune homme turc
01:00:25de 18 ans
01:00:26119 personnes de blessés
01:00:28oui mais quelqu'un me disait
01:00:30vous voyez
01:00:31il y a environ
01:00:32un millier de morts
01:00:34chaque jour
01:00:34sur le front ukrainien
01:00:36et l'Europe occidentale
01:00:38n'est pas épargnée
01:00:39elle n'est pas épargnée
01:00:39elle n'est pas épargnée
01:00:39par autre chose
01:00:40voilà
01:00:40par ces 40 morts
01:00:41quelqu'un me disait ça
01:00:44oui
01:00:45bien évidemment
01:00:47ce qui frappe là
01:00:50c'est que le sentiment
01:00:52c'est que c'est évitable
01:00:53c'est ça
01:00:55c'est évitable
01:00:56avec un peu de sécurité
01:00:57enfin
01:00:58c'est toujours facile
01:00:59après de voir le chose
01:01:00mais tout le monde a vu
01:01:01cette cave
01:01:02tout le monde a vu
01:01:04cet escalier
01:01:05et il n'y a pas de sortie
01:01:07de secours
01:01:08donc on se dit
01:01:09comment les autorisations
01:01:11ont-elles été données
01:01:13et ce feu
01:01:14ce plafond
01:01:15qui n'est pas
01:01:16et n'y fuger
01:01:17c'est-à-dire que vous êtes
01:01:18sur des choses
01:01:18basiques
01:01:20donc c'est ça
01:01:21qui
01:01:21qui est insupportable
01:01:25je trouve
01:01:26et qui doit être
01:01:26évidemment insupportable
01:01:27pour
01:01:28pour les
01:01:29pour les parents
01:01:30voilà
01:01:30Vincent Arouette
01:01:32non mais
01:01:33on est partagé
01:01:34parce que
01:01:35quand il y a une catastrophe
01:01:36on cherche toujours
01:01:36un responsable
01:01:37c'est la mentalité
01:01:38de l'époque
01:01:38on se soumet difficilement
01:01:40à la fatalité
01:01:41donc on cherche
01:01:42un bouc émissaire
01:01:43et là
01:01:43à l'évidence
01:01:44le patron du bistrot
01:01:45est un j'en foutre
01:01:46est un assassin
01:01:47virtuel quoi
01:01:48c'est un voyou
01:01:49c'est un voyou
01:01:50bon voilà
01:01:51cela a été
01:01:51voilà
01:01:52là je vais modérer
01:01:53modérateur
01:01:55que je suis
01:01:56sur les mots
01:01:57assassin
01:01:58qui sont sans doute
01:02:00répréhensibles
01:02:01sur le plan
01:02:01de la légalité
01:02:02oui
01:02:02résumé
01:02:03voilà
01:02:04je vais
01:02:05je vais modérer
01:02:06moi je ne connais pas
01:02:07beaucoup de patrons de bistrot
01:02:08qui laissent ses serveurs
01:02:09se promener
01:02:09avec des filles
01:02:10sur les épaules
01:02:11et une bougie allumée
01:02:12auprès du plafond
01:02:13qui n'est pas unifugée
01:02:14peut-être que vous ne fréquentez pas tant ça
01:02:16que les boîtes de nuit
01:02:17et les barres
01:02:18c'est vrai
01:02:18c'est vrai
01:02:19mais il y a d'autres patrons de bistrot
01:02:21qui sont sans aucun doute
01:02:22qui relèvent eux aussi
01:02:24de la potence
01:02:25oui bon
01:02:26c'est scandaleux
01:02:27c'est évidemment scandaleux
01:02:28bien sûr
01:02:29mais est-ce que ça dit quelque chose
01:02:30justement
01:02:31homme-femme
01:02:31sortir des idées toxiques
01:02:32quand vous voyez ces images
01:02:34et là
01:02:34la génération Z
01:02:35est concernée
01:02:37c'est-à-dire que vous avez des jeunes gens
01:02:38qui ne partent pas immédiatement
01:02:40par exemple
01:02:40ils voient le feu
01:02:41ils ne partent pas immédiatement
01:02:41et puis il y en a d'autres
01:02:43qui continuent de filmer
01:02:44et évidemment
01:02:45ça a beaucoup interrogé
01:02:47les uns et les autres
01:02:47qui voyaient ces images
01:02:48est-ce que vous
01:02:50vous dites
01:02:50c'est un comportement
01:02:52classique
01:02:53est-ce qu'il y a
01:02:53en fait ce qui est intéressant
01:02:55est-ce qu'il y a 50 ans
01:02:56évidemment on ne pouvait pas filmer
01:02:57mais est-ce qu'il y a 50 ans
01:02:58dans une situation
01:02:59comme celle-là
01:03:00les réactions
01:03:01de toute une génération
01:03:03sont différentes ou pas ?
01:03:06je pense que ça aurait été
01:03:06globalement la même chose
01:03:07c'est un effet connu
01:03:09en psychologie sociale
01:03:09il y a la diffusion
01:03:10de la responsabilité
01:03:11c'est globalement la même chose
01:03:13lorsqu'il y a une agression
01:03:13dans la rue
01:03:14en fait
01:03:14plus il y a de gens
01:03:15autour de vous
01:03:15moins il y a de chances
01:03:16que quelqu'un intervienne
01:03:17parce qu'on se dit
01:03:17mais quelqu'un
01:03:18les gens qui voient le feu
01:03:20ils ne se disent pas
01:03:21pour ma peau
01:03:21je dois partir tout de suite ?
01:03:23il y a un effet de sidération
01:03:24c'est qu'on ne se dit pas
01:03:25que ça peut être
01:03:25à ce point grave
01:03:26peut-être qu'il y a une différence
01:03:28par rapport à avant
01:03:29c'est qu'il y a un peu moins
01:03:30le sens du tragique
01:03:31donc on se dit
01:03:32non non
01:03:32avec tous les moyens qu'on a
01:03:33toute la technologie qu'on a
01:03:34ce genre de problème
01:03:35basique, banal
01:03:36on va s'en charger tout de suite
01:03:38je rappelle que vous êtes psychologue
01:03:40vous êtes clinicien
01:03:41et vous avez écrit
01:03:42homme femme
01:03:42sortir des idées toxiques
01:03:43dont on va parler
01:03:44dans une seconde
01:03:45Brigitte Macron
01:03:46qui s'excuse
01:03:47alors ça c'est
01:03:48je suis sidéré de l'affaire
01:03:50depuis
01:03:51elle s'était excusée
01:03:52une première fois
01:03:52elle s'est excusée
01:03:54une deuxième fois
01:03:55et écoutez ce qu'elle disait
01:03:56après effectivement
01:03:58la Ferrari habitant
01:03:59où elle avait dit
01:04:00des petites connes
01:04:01sale conne
01:04:02sale conne
01:04:03et elle était hier
01:04:04sur le plateau
01:04:05de TF1
01:04:07peut-être est-ce
01:04:08la bonne solution
01:04:08d'ailleurs
01:04:09qu'elle a utilisée
01:04:10mais votre réaction
01:04:12m'intéressait
01:04:12écoutez madame Macron
01:04:13je suis vraiment
01:04:15désolée
01:04:16je sais tout ce que
01:04:16je ne voulais pas
01:04:17parce que je suis à côté
01:04:18des femmes
01:04:18dans tout leur combat
01:04:19et je pense qu'elles le savent
01:04:21quand elles nous demandent
01:04:22de les aider
01:04:24nous sommes toujours là
01:04:24pour elles
01:04:25donc je ne voulais pas
01:04:26je ne voulais pas
01:04:28bon c'est sorti
01:04:29j'ai aussi un naturel
01:04:31il y a des moments
01:04:31où j'oublie
01:04:33et là je ne devrais pas
01:04:34mais je ne suis pas
01:04:36épouse de président
01:04:37à longueur de temps
01:04:37il y a des moments
01:04:38où Brigitte reprend le dessus
01:04:39et Brigitte n'est pas
01:04:40une femme mesurée
01:04:41Brigitte n'est pas
01:04:42une femme mesurée
01:04:44cette phrase est extraordinaire
01:04:45je pense que c'est la première fois
01:04:46qu'elle dit ça
01:04:46Brigitte n'est pas
01:04:48une femme mesurée
01:04:50à côté il y a Didier Deschamps
01:04:51pourtant c'était très
01:04:53parce que c'était pour
01:04:53les pièces jaunes
01:04:54non mais cette phrase
01:04:55je la trouve extraordinaire
01:04:57c'est presque un titre de livre
01:04:59Brigitte n'est pas
01:05:00une femme mesurée
01:05:01ben oui
01:05:01c'est madame Macron
01:05:03et docteur Brigitte
01:05:03ou l'inverse
01:05:04écoutez je trouve que
01:05:05cette phrase est formidable
01:05:06mais quand même
01:05:07d'abord
01:05:07oui elle est mesurée
01:05:09parce que pardon
01:05:09c'était assez mesuré
01:05:11ce qu'elle avait dit
01:05:12par rapport à une intrusion
01:05:13dans un théâtre
01:05:15dans les conditions
01:05:15que l'on sait
01:05:16donc je ne trouvais pas ça
01:05:17donc un
01:05:18et deuxièmement
01:05:19moi ça me fait
01:05:19j'ai beaucoup d'admiration
01:05:21et de respect
01:05:22par madame Macron
01:05:22elle tient son rôle
01:05:24avec beaucoup de dignité
01:05:25et ça me fait de la peine
01:05:26qu'elle aille s'excuser
01:05:28en expliquant plus
01:05:30qu'elle est à côté
01:05:30des femmes
01:05:31pour tout leur combat
01:05:32ben non
01:05:32il y a des combats de femmes
01:05:34avec lesquelles
01:05:35on a le droit
01:05:35d'être en désaccord
01:05:36il y a des combats
01:05:37on ne peut pas être d'accord
01:05:38avec toutes les femmes
01:05:39qui militent tout le temps
01:05:41voilà
01:05:42donc je le regrette
01:05:43je ne sais pas
01:05:44si on lui a demandé
01:05:45de le faire
01:05:45je suppose
01:05:46peut-être
01:05:47et je pense que ça ne sert à rien
01:05:48honnêtement
01:05:49je pense qu'elle est assez grande
01:05:50pour savoir si elle doit le faire
01:05:51je pense que ça ne sert à rien
01:05:51mais d'abord
01:05:52vous avez raison
01:05:53qui s'excuse s'accuse
01:05:54est-ce que vous diriez
01:05:55que vous êtes une femme
01:05:56mesurée
01:05:56Elisabeth Lévy
01:05:57je vous laisse répondre
01:05:59à cette question
01:06:00mais moi je ne trouve pas
01:06:02je trouve qu'elle est très mesurée
01:06:05mais oui
01:06:05parce qu'elle gère
01:06:06sa mesure en toute chose
01:06:07c'est-à-dire
01:06:07avoir toutes les possibilités
01:06:10d'une chose
01:06:10merci Richard
01:06:11non mais c'est drôle
01:06:12est-ce que vous diriez
01:06:13alors je vais dire ça différemment
01:06:15est-ce que vous diriez
01:06:15de vous-même
01:06:16Elisabeth n'est pas
01:06:17une femme mesurée
01:06:18écoutez je parle rarement
01:06:19de moi
01:06:19à la troisième personne
01:06:21est-ce que vous diriez ça
01:06:23est-ce que vous diriez ça de vous
01:06:23je ne sais pas
01:06:24non je ne le dirai pas
01:06:25je dirais que je peux être
01:06:27emportée au colérique
01:06:28mais je ne dirai pas
01:06:28non mais c'est drôle
01:06:29de dire ça de soi
01:06:30oui oui vous avez raison
01:06:31Brigitte n'est pas une femme
01:06:32mesurée
01:06:32et elle le dit avec
01:06:33comment dire
01:06:34avec
01:06:35j'allais dire
01:06:37une distance
01:06:38non pas une distance
01:06:40mais avec quelque chose
01:06:41que je ne lui avais jamais vu
01:06:42dans le regard
01:06:44dans le comportement
01:06:45dans la manière
01:06:46de s'exprimer
01:06:47vous avez vu
01:06:48Brigitte n'est pas une femme
01:06:50c'est les deux corps
01:06:51de la reine
01:06:52Brigitte n'est pas une femme
01:06:53mais moi je trouve ça très bien
01:06:54moi ce qui me fait rire
01:06:55c'est que son mari
01:06:55a construit sa carrière politique
01:06:56sur la mesure justement
01:06:57Macron en même temps
01:07:00c'est un peu la mesure
01:07:01c'est d'être un peu pondéré
01:07:02de prendre un peu
01:07:02ce qu'il y a de mieux partout
01:07:03et elle se place
01:07:04en opposition à ça
01:07:05j'y vois presque
01:07:05la première opposante
01:07:06à son mari
01:07:06j'aime bien
01:07:07quand on fait de la psychologie
01:07:08j'aime bien
01:07:09quand on fait un peu
01:07:10de la psychologie
01:07:10j'allais dire de comptoir
01:07:12un petit peu
01:07:13mais écoutez
01:07:14bien sûr
01:07:16ils ont un peu de dérision
01:07:17sur nous-mêmes aussi
01:07:18c'est un peu de la psychologie
01:07:19mais que vous
01:07:20qu'est-ce que vous en pensez
01:07:20qu'être psychologue
01:07:21quelqu'un qui dit
01:07:22Brigitte n'est pas une femme mesurée
01:07:23vous en pensez quoi ?
01:07:24on peut pas juger quelqu'un
01:07:25sur son masque public
01:07:27et en aussi peu de temps
01:07:28ça prend du temps
01:07:28d'évaluer une personne
01:07:29et de la connaître
01:07:30par contre
01:07:30ce que je peux dire
01:07:31c'est qu'éventuellement
01:07:32le fait d'avoir une existence publique
01:07:34d'être dans les médias
01:07:34et la politique
01:07:35ça sélectionne déjà
01:07:36pour un certain tempérament
01:07:37on est sans doute
01:07:38plus énergique
01:07:39et affirmé que la moyenne
01:07:40quand on va dans ces milieux là
01:07:41oui mais elle
01:07:41elle n'a rien demandé
01:07:44c'est pas elle
01:07:45qui va au public
01:07:46oui mais de fait
01:07:47elle était professeure
01:07:48de fait
01:07:49elle assume tout de même
01:07:50une image publique
01:07:51et une responsabilité publique
01:07:52il faut pouvoir le faire
01:07:53oui mais c'est pas la même chose
01:07:55c'est-à-dire que nous
01:07:56on nous a pas forcé
01:07:59à être sur le plateau
01:08:00on est là
01:08:00parce que bon
01:08:01on l'a choisi
01:08:01madame Macron
01:08:03on peut considérer
01:08:03que c'est pas elle
01:08:04qui a choisi
01:08:04d'être en première ligne
01:08:05je sais pas si ça lui plaît
01:08:06vraiment d'ailleurs
01:08:07pour tout vous dire
01:08:08peut-être qu'elle aimait mieux
01:08:09la vie d'avant
01:08:09faudrait lui dire
01:08:11mais malheureusement
01:08:12elle va pas venir
01:08:12sur notre plateau
01:08:13en tout cas Pascal
01:08:15il y a deux Brigitte
01:08:16qui posent problème
01:08:17en ce moment
01:08:17c'est Bardot
01:08:18et Brigitte Macron
01:08:19oh
01:08:19oui
01:08:20mais Bardot
01:08:21c'est jamais pris
01:08:21pour Brigitte Bardot
01:08:22bon
01:08:23il est 10h
01:08:24que dites-vous
01:08:25je sais que Brigitte Bardot
01:08:27ne s'est jamais prise
01:08:28pour Brigitte Bardot
01:08:29vous avez lu la presse hier
01:08:31oui
01:08:33non parce que c'est ce que
01:08:34j'ai écrit dans le journal
01:08:35du dimanche
01:08:35Brigitte Bardot
01:08:37ne s'est jamais prise
01:08:38pour Brigitte Bardot
01:08:38donc je me disais
01:08:40je crois à la 3D
01:08:41du singulier
01:08:41en général on est mûr
01:08:42pour le canon
01:08:43je crois
01:08:44oui oh non
01:08:45oui mais là
01:08:46Brigitte Bardot
01:08:47qui était starifiée
01:08:48qui était un mythe vivant
01:08:49ne parlait pas d'elle
01:08:50à la 3D
01:08:51oui mais là
01:08:51elle le dit en fin de phrase
01:08:53oui oui
01:08:53non non mais
01:08:53je ne veux pas incriminer
01:08:55la victime
01:08:55écoutez
01:08:56on avait
01:08:57écoutez
01:08:58aujourd'hui
01:08:59c'est la nouvelle année
01:09:00on a dit du bien
01:09:01d'Emmanuel Macron
01:09:02on a dit du bien
01:09:04parce que c'est sa meilleure
01:09:05intervention diplomatique
01:09:07depuis 9 ans
01:09:07il a soutenu Trump
01:09:08vive Emmanuel Macron
01:09:10vive nous tous
01:09:11non mais là
01:09:12donc on a dit bien
01:09:13et Brigitte Macron
01:09:14et même vive Brigitte Macron
01:09:16et Gabriel Attal aussi
01:09:17et on a même mis Gabriel Attal
01:09:19donc c'est vraiment une révolution
01:09:21Édouard Philippe ce sera en 2020
01:09:22Édouard Philippe en 2027
01:09:25Édouard Philippe en 2027
01:09:27ça sera un lointain souvenir peut-être
01:09:28Noël c'est la pentecôte
01:09:30bon
01:09:30hommes, femmes
01:09:33sortir des idées toxiques
01:09:35bon quelles sont par exemple
01:09:36l'idée la plus toxique
01:09:37entre les hommes et les femmes
01:09:39on va circuler sur les réseaux sociaux
01:09:41il y en a un certain nombre
01:09:42j'ai déjà tendance à dire
01:09:45une des plus communes
01:09:46que je peux voir passer
01:09:46c'est
01:09:47une femme n'a plus grand chose
01:09:48à apporter après 30 ans
01:09:49attendez après 30 ans
01:09:52je ne comprends pas
01:09:52après 30 ans
01:09:53c'est à dire
01:09:53on n'a plus grande valeur
01:09:54sur le marché relationnel
01:09:56on voit beaucoup ça
01:09:56sur les réseaux sociaux
01:09:57ah bon ?
01:09:58on voit l'idée
01:09:59on m'inquiéter là
01:10:00ah oui oui
01:10:01non mais la jeunesse
01:10:02est exposée à des idées
01:10:03assez catastrophiques
01:10:04et comme c'est à peu près
01:10:05leur seule expérience
01:10:06du rapport à l'autre
01:10:08forcément ça crée
01:10:09ça crée des angoisses
01:10:10qui leur nuisent
01:10:11dans leur vie personnelle
01:10:12il y a l'idée que
01:10:14le passé sexuel
01:10:16d'une personne
01:10:17est le facteur
01:10:18le plus déterminant
01:10:19sur l'issue d'une relation
01:10:20donc ils ont une sorte
01:10:21d'obsession
01:10:22sur le passé
01:10:23donc je vois
01:10:25beaucoup de jeunes femmes
01:10:27qui reçoivent
01:10:27dès les premières conversations
01:10:28des questions
01:10:30qui tentent de savoir
01:10:31combien elle a eu de copains avant
01:10:32par des jeunes hommes
01:10:33qui sont complètement anxieux
01:10:34sur ce genre de questions
01:10:34mais ils préfèrent
01:10:36que la jeune femme
01:10:37ait eu un passé sexuel
01:10:39important
01:10:40ou
01:10:40moins
01:10:41personne
01:10:42à personne
01:10:43ah oui
01:10:44ça c'est
01:10:45le premier
01:10:46voilà
01:10:47donc ça crée
01:10:48tout un tas
01:10:49de comportements
01:10:49contrôlants
01:10:50des stratégies
01:10:50pour essayer de deviner
01:10:51et comment vous expliquez ça
01:10:52parce qu'effectivement
01:10:53je ne sais pas Vincent
01:10:55dans votre génération
01:10:56moi
01:10:56ce n'était pas des questions
01:10:57qu'on se
01:10:58qu'on se
01:10:59non je ne vous réveille pas
01:11:02là Vincent
01:11:02je ne vous
01:11:04n'entend pas
01:11:04je ne sais pas
01:11:06vous vous posiez
01:11:07cette question
01:11:08quand vous aviez
01:11:0920 ans
01:11:10est-ce que vous disiez
01:11:10il ne faut rien raconter
01:11:12de personnel
01:11:13mais la réalité
01:11:15quand même
01:11:15c'est que dans
01:11:15les sociétés traditionnelles
01:11:17la virginité d'une femme
01:11:18était une valeur en soi
01:11:19ce n'était pas simplement
01:11:20ça c'était nos mères
01:11:20nos grands-mères
01:11:22ce n'était pas ma génération
01:11:23nos grands-mères
01:11:23Vincent
01:11:25ce n'était pas ma génération
01:11:26vous avez l'impression
01:11:27vous passerez
01:11:27que le monde a commencé
01:11:28avec la société de consommation
01:11:29mais
01:11:30c'était en France
01:11:32à votre adolescence
01:11:33ce n'est pas l'ensemble
01:11:34de l'expérience de l'humanité
01:11:35c'est vrai que
01:11:36dans les relations
01:11:37hommes-femmes
01:11:37jusqu'à présent
01:11:38Vincent
01:11:38c'est l'histoire
01:11:39de nos mères
01:11:40je le répète
01:11:40moi je suis de 64
01:11:42en 1984
01:11:43quand les jeunes femmes
01:11:45avaient 20 ans
01:11:46elles avaient une vie sexuelle
01:11:48oui
01:11:49avant le mariage
01:11:53il y a les Nantaises
01:11:54ou les Parisiennes
01:11:54du 7ème arrondissement
01:11:55écoutez
01:11:57non vous n'êtes pas d'accord
01:11:59pas tout à fait
01:12:01je pose la question
01:12:02aux psychologues
01:12:03que vous êtes
01:12:03il y a le retour
01:12:04de ce genre de préoccupation là
01:12:06mais ce n'est pas vraiment
01:12:07pour des questions
01:12:08religieuses ou culturelles
01:12:09c'est principalement
01:12:10une anxiété de performance
01:12:11en fait
01:12:11c'est une jeunesse
01:12:12qui globalement
01:12:13a très très peur
01:12:14de ne pas être à la hauteur
01:12:15et de ne pas pouvoir
01:12:16plaire en fait
01:12:17sexuellement
01:12:18à tous les niveaux
01:12:19alors sexuellement
01:12:20en particulier
01:12:21surtout pour les hommes
01:12:22mais de manière générale
01:12:23il y a des angoisses terribles
01:12:23pour les jeunes femmes
01:12:24ça va être sur leur physique
01:12:25elles se comparent sans cesse
01:12:26sur les réseaux sociaux
01:12:27et elles se retrouvent
01:12:28avec des taux d'anxiété
01:12:28des dépressions
01:12:29que les générations précédentes
01:12:30n'ont pas connues
01:12:31c'est vrai que
01:12:32c'est vrai que
01:12:33sans doute
01:12:34l'aspect physique
01:12:35aujourd'hui
01:12:36est plus important
01:12:37plus déterminant
01:12:38qu'il ne l'était avant
01:12:39parce que
01:12:40la sociabilité
01:12:42ce que j'appelle organique
01:12:44le fait de rencontrer
01:12:45quelqu'un
01:12:45sans forcément le chercher
01:12:46c'est de moins en moins possible
01:12:48donc
01:12:48de plus en plus de personnes
01:12:50utilisent les outils numériques
01:12:51pour rencontrer des personnes
01:12:52et sur un outil numérique
01:12:53vous n'avez pas le temps
01:12:54d'évaluer
01:12:55tout un tas de critères
01:12:56c'est la première chose
01:12:57qui apparaît
01:12:57c'est pas que les gens
01:12:58le physique est important
01:12:59mais c'est pas qu'on regarde
01:13:00plus que ça le physique
01:13:01c'est que le contexte de rencontre
01:13:02ne permet pas tellement
01:13:03d'évaluer d'autres
01:13:04les gens peuvent se rencontrer
01:13:06à l'école
01:13:07à l'université
01:13:08dans les bars
01:13:09dans l'entreprise
01:13:11il y a plein d'endroits
01:13:11où on se rencontre
01:13:12alors justement
01:13:13ça a tendance à évoluer
01:13:14les études effectivement
01:13:16c'est le meilleur moyen
01:13:16de rencontre aujourd'hui
01:13:17le travail c'est de moins en moins vrai
01:13:19c'est de moins en moins toléré
01:13:20en tout cas les jeunes hommes
01:13:22en particulier
01:13:22ont très peur
01:13:23d'être mal venus
01:13:24et de tenter quelque chose
01:13:26c'est intéressant
01:13:26c'est-à-dire qu'ici
01:13:27par exemple à Seigneuse
01:13:28il y a beaucoup de jeunes femmes
01:13:29en 20 et 30 ans
01:13:31je pourrais en parler à Thomas
01:13:32qui est dans cette catégorie d'âge
01:13:34vous pensez que les jeunes gens
01:13:36aujourd'hui hésitent
01:13:38à faire une démarche
01:13:39de séduction
01:13:39disons-le dans l'entreprise
01:13:41envers une jeune femme
01:13:42parce qu'ils ont peur
01:13:43que ce ne soit pas convenable
01:13:46c'est une génération
01:13:47qui a d'une certaine manière
01:13:50une caméra en permanence
01:13:51greffée dans un coin de la tête
01:13:52et donc le rapport à l'autre
01:13:54n'a jamais été vraiment
01:13:55de seul à seul
01:13:56donc il y a toujours un peu
01:13:57cette angoisse de
01:13:58tout ce qui se passe
01:13:59c'est plus ou moins
01:14:00enregistré
01:14:00on fait toujours en fonction
01:14:01de notre public
01:14:02il y a toujours une tierce personne
01:14:03un petit peu dans notre esprit
01:14:04c'est intéressant
01:14:04c'est terrifiant
01:14:05c'est vraiment ça
01:14:06c'est vraiment
01:14:07on me regarde
01:14:08donc je suis en fait
01:14:08je n'existe que si quelqu'un
01:14:10me regarde
01:14:11et donc en fait
01:14:12si je vous comprends bien
01:14:13la rencontre
01:14:13il y a une sorte de cahier des charges
01:14:15c'est pour ça qu'on passe
01:14:16par les applis
01:14:16et donc le physique
01:14:17parce qu'entre nous
01:14:19Pascal on est de la même année
01:14:20dans les cours de lycée
01:14:22ou d'école
01:14:22on ne peut pas dire
01:14:23que le physique
01:14:23surtout dans les cours
01:14:24de lycée et de collège
01:14:25le physique comptait
01:14:26quand même
01:14:26le semble-t-il
01:14:27bien sûr
01:14:28mais vous avez raison
01:14:30avec cette espèce de
01:14:31c'est le regard
01:14:32qui fait de vous quelqu'un
01:14:33en fait
01:14:33ça a toujours été
01:14:34le premier critère
01:14:35mais la peur là
01:14:36ce que vous dites
01:14:36la peur
01:14:37l'anxiété de performance
01:14:38oui mais pas que
01:14:39là ils ont peur
01:14:40simplement d'engager
01:14:41la conversation
01:14:41les hommes de ma génération
01:14:44sont très peureux
01:14:45de manière générale
01:14:45c'est ça
01:14:47mais vous avez lu
01:14:49des citations
01:14:49bon alors
01:14:50sagesse ou dépression
01:14:51vous dites
01:14:51le dilemme de la jeunesse moderne
01:14:52ils sortent moins
01:14:53consomment moins d'alcool
01:14:54qu'avant
01:14:55ont moins de conduite à risque
01:14:56et toutes les métriques
01:14:57concernant leur vie sexuelle
01:14:58indiquent un recul
01:14:59chez les 22-34 ans
01:15:01et sur ces dix dernières années
01:15:04l'âge du premier rapport sexuel
01:15:05a reculé
01:15:06le nombre de jeunes
01:15:07ne rapportant aucune activité sexuelle
01:15:08sur l'année précédente
01:15:09a augmenté
01:15:10et il en va de même
01:15:11sur les trois derniers mois
01:15:12mesure qui permet généralement
01:15:13d'indiquer une relation suivie
01:15:15et donc c'est pas très gai
01:15:16cette jeunesse
01:15:17pourquoi vous
01:15:18mais c'est très important
01:15:19parce qu'on veut réarmer la France
01:15:21on veut défendre l'Europe
01:15:22avec cette génération
01:15:23pardonnez-moi
01:15:24avec cette génération là
01:15:25non
01:15:26non mais c'est la première
01:15:27fois qu'on constate
01:15:28une baisse de la libido
01:15:29comme ça
01:15:30mais comment vous expliquez ça
01:15:31c'est quoi votre explication
01:15:33justement
01:15:34il y a deux discours
01:15:35sur ce sujet là
01:15:36vous avez des personnes
01:15:37qui vont avoir
01:15:37qui ont tendance à dire
01:15:38la société est hyper sexualisée
01:15:40on a un excès de liberté
01:15:43etc
01:15:43et vous avez une autre explication
01:15:45qui est de dire
01:15:45il y a une vraie récession
01:15:46récession sexuelle
01:15:47au contraire
01:15:48les jeunes ne font plus rien
01:15:49en fait
01:15:50les deux explications
01:15:51ne sont pas contradictoires
01:15:52c'est parce qu'il y a moins
01:15:53de mise en couple
01:15:53la mise en couple est plus tardive
01:15:54donc vous avez à la fois
01:15:56l'impression d'une hyper sexualité
01:15:58parce qu'il y a de plus en plus
01:15:59d'histoires d'un soir
01:16:00et quantitativement
01:16:02vous avez moins d'activité sexuelle
01:16:03parce qu'en fait
01:16:04c'est les gens en couple
01:16:05qui ont la vie sexuelle
01:16:06la plus suivie
01:16:07alors hommes femmes
01:16:09sortir des idées toxiques
01:16:10c'est Maxence Karsana
01:16:11mes mots pour la génération Z
01:16:13vraiment je vous recommande
01:16:14ce livre
01:16:15à lire même en famille
01:16:16la majorité des femmes
01:16:17se trouvent à partager
01:16:19un jour ou l'autre
01:16:19ce sentiment
01:16:20qui anime ici
01:16:20Simone de Beauvoir
01:16:21celui de la déception
01:16:22de l'idéal amoureux
01:16:23face à la brutalité
01:16:24et le cynisme des hommes
01:16:25ça c'est pas nouveau
01:16:26puisque Simone de Beauvoir
01:16:27déjà bon
01:16:28c'est ainsi que nous pourrions
01:16:29interpréter le sentiment
01:16:30qui anime le féminisme
01:16:31celui d'une conquête
01:16:32de la liberté individuelle
01:16:33comme un rançon
01:16:34de l'amour déçu
01:16:35si l'amour véritable
01:16:36fondé sur la fidélité
01:16:37et l'engagement
01:16:37n'est pas accessible
01:16:38ou n'est qu'une fable
01:16:39il est logique de réclamer
01:16:40la même manière de vivre
01:16:41que celle des hommes
01:16:42on s'adapte
01:16:45dans un marché
01:16:46qui est
01:16:47dans un marché
01:16:48oui
01:16:49on est dans un marché
01:16:50actuellement
01:16:50c'est
01:16:52oui
01:16:52c'est extension
01:16:53du domaine de la lutte
01:16:54c'est
01:16:54c'est Houellebecq
01:16:56vous savez bien
01:16:56qu'on dit
01:16:56tu es sur le marché
01:16:57oui
01:16:58vous me dites pas ça à moi
01:17:01non non
01:17:01je préfère
01:17:02il va se faire
01:17:03bon
01:17:03c'est pas mon genre
01:17:05le pouvoir invisible
01:17:06des femmes
01:17:07sur la psyché masculine
01:17:08les femmes ne comprennent pas
01:17:09l'immense pouvoir
01:17:10qu'elles ont sur la psyché
01:17:11de l'homme
01:17:12que celui-ci redoute terriblement
01:17:14l'aisance qu'elles peuvent avoir
01:17:16à entrer en contact
01:17:17et exprimer leurs émotions
01:17:18représente un pouvoir
01:17:18aussi mystérieux pour les hommes
01:17:19que leur indépendance
01:17:20vis-à-vis de leur réputation
01:17:22et du regard des autres
01:17:23semble être pour les femmes
01:17:25on le sait bien
01:17:26quand même
01:17:27ça
01:17:27il n'y a rien
01:17:28elles comprennent
01:17:29mais elles savent bien
01:17:30le pouvoir qu'elles ont
01:17:31sur la psyché des hommes
01:17:32il n'y a rien de nouveau
01:17:33dans les problèmes
01:17:34de notre époque
01:17:34ce qui est inédit
01:17:35c'est l'ampleur
01:17:36de ces problèmes-là
01:17:36et le manque d'outils
01:17:37pour y faire face
01:17:38tout simplement
01:17:38parce que c'est une génération
01:17:40qui a peu reçu
01:17:42de transmission
01:17:43à ce niveau-là
01:17:44Elisabeth ça vous fait réagir
01:17:45un sujet qui vous intéresse
01:17:47très intéressant
01:17:47mais vous avez peut-être
01:17:49oublié
01:17:49il y a aussi un élément
01:17:50moi je connais une gynécologue
01:17:52qui travaille à l'hôpital
01:17:53qui fait des PMA
01:17:5320% des femmes
01:17:55qui viennent la voir
01:17:56sont vierges
01:17:56c'est-à-dire
01:17:56elles veulent des enfants
01:17:57mais elles ne veulent pas
01:17:58de relations sexuelles
01:17:59et donc à partir du moment
01:18:00où vous pouvez avoir
01:18:01des enfants
01:18:02sans passer en réalité
01:18:03par la...
01:18:04si vous me permettez
01:18:05comment ?
01:18:05il y a sûrement
01:18:06c'est la phrase du Gabin
01:18:07qu'on cite 10 000 fois
01:18:08il y a des poissons volants
01:18:09mais c'est pas la majorité
01:18:10de l'espèce
01:18:10il y a sûrement des femmes
01:18:11qui veulent des enfants
01:18:12sans relations sexuelles
01:18:13mais convenez que ça doit être
01:18:1420%
01:18:1520% ça me pourrait...
01:18:16dans un hôpital
01:18:17dans un hôpital
01:18:18une gynéco
01:18:18qui fait des PMA
01:18:1920% des jeunes femmes
01:18:21qui viennent la voir
01:18:22sont vierges
01:18:22elles veulent des enfants
01:18:23ah excusez-moi
01:18:24j'avais pas entendu
01:18:2520%
01:18:26c'est un hôpital
01:18:27c'est un hôpital
01:18:28de région parisienne
01:18:29un service
01:18:29mais ça me frappe quand même
01:18:32ça a peut-être
01:18:32une influence en fait
01:18:34je pense que c'est
01:18:35un phénomène
01:18:35vraiment de niche
01:18:36par contre
01:18:37ce qui est plus large
01:18:37et qu'on voit
01:18:38c'est que les femmes
01:18:38choisissent de plus en plus
01:18:39volontairement le célibat
01:18:40et qu'elles le vivent
01:18:41bien mieux que les hommes
01:18:42mais les hommes aussi
01:18:42les hommes le subissent
01:18:44un peu plus
01:18:44et on le voit
01:18:45dans les études sur le sujet
01:18:46contrairement à ce qu'on
01:18:47peut s'imaginer
01:18:48les hommes sont
01:18:49plus demandeurs
01:18:51du fait d'être en couple
01:18:52et beaucoup plus détruits
01:18:53par les ruptures
01:18:54que les femmes
01:18:54mais vous avez parfaitement
01:18:55et il y a quelque chose
01:18:57qu'on remarque
01:18:58c'est que beaucoup de femmes
01:18:59sont veuves
01:19:00et elles reproduisent
01:19:03une vie associative
01:19:05culturelle
01:19:05multiple
01:19:06et parfois même
01:19:07elles sont bien heureuses
01:19:09passer 85 ans
01:19:11de se retrouver
01:19:12entre amis
01:19:13et d'avoir une vie
01:19:13qu'elles n'avaient pas
01:19:14avant
01:19:14les hommes
01:19:15qui peuvent se retrouver
01:19:17seuls
01:19:17n'ont pas cette vie
01:19:18associative
01:19:19cette vie culturelle
01:19:21de faire un déjeuner
01:19:23le dimanche
01:19:23d'avoir une sortie
01:19:25au théâtre
01:19:26dans la semaine
01:19:27un thé
01:19:28organisé
01:19:30l'après-midi
01:19:30une partie
01:19:31de visite
01:19:32au musée
01:19:33que sais-je
01:19:33etc
01:19:33et je suis très frappé
01:19:35de ça
01:19:36c'est même savant
01:19:37c'est durant toute la vie
01:19:38en fait
01:19:38la femme est souvent
01:19:39l'introduction
01:19:40de l'homme
01:19:41au monde social
01:19:41c'est elle qui gère
01:19:42son agenda
01:19:42qui fait rencontrer
01:19:43des gens
01:19:44bon c'est 20%
01:19:46évidemment des femmes
01:19:46qui vont dans cet hôpital
01:19:48bien sûr
01:19:49c'est pas 20%
01:19:49des femmes en France
01:19:50bien sûr
01:19:51bien sûr
01:19:51c'est ce que vous aviez dit
01:19:52Sommeil à la midi
01:19:54à 10h32
01:19:56nous rappelle les titres
01:19:57c'est probablement
01:20:01l'image de la matinée
01:20:02Sébastien Lecornu
01:20:03et les membres
01:20:03de son gouvernement
01:20:04font leur rentrée
01:20:06comme vous pouvez le constater
01:20:07ils sont arrivés
01:20:08à pied
01:20:08au palais de l'Elysée
01:20:09pour le premier conseil
01:20:10des ministres de l'année
01:20:11au menu
01:20:12le budget évidemment
01:20:13mais aussi
01:20:14la crise agricole
01:20:15les blouses blanches
01:20:17raccrochent leur stéthoscope
01:20:18les médecins entament
01:20:19un mouvement de grève
01:20:21qui doit durer
01:20:21une dizaine de jours
01:20:22objectif
01:20:23dénoncer le budget
01:20:24insuffisant
01:20:25de la sécurité sociale
01:20:262026
01:20:27mais aussi exprimer
01:20:28leur crainte
01:20:29de la remise en question
01:20:30de leur liberté d'exercice
01:20:31point d'orgue de la colère
01:20:33une grande manifestation
01:20:34est prévue à Paris
01:20:35le 10 janvier
01:20:36et puis alors que
01:20:37la contestation
01:20:38entre dans sa deuxième semaine
01:20:40le ton monte
01:20:41entre Washington
01:20:41et Téhéran
01:20:42Donald Trump
01:20:43averti que l'Iran
01:20:44sera je cite
01:20:45frappé très durement
01:20:46si des manifestants
01:20:47sont tués
01:20:48des manifestants
01:20:49qui depuis le 28 décembre
01:20:50sont vent debout
01:20:51contre la vie chère
01:20:52au moins 12 personnes
01:20:54dont des membres
01:20:54des forces de sécurité
01:20:55ont été tués
01:20:56depuis le début
01:20:57du mouvement de colère
01:20:59on va être avec Jean-Marc Morandini
01:21:01dans une seconde
01:21:02c'est toujours passionnant
01:21:03d'essayer de comprendre
01:21:05les hommes
01:21:06les femmes
01:21:06et les générations nouvelles
01:21:07et grâce à ce livre
01:21:09on peut essayer
01:21:10en tout cas
01:21:11d'avancer sur ce sujet
01:21:12Jean-Marc Morandini
01:21:13va être là dans une seconde
01:21:14Jean-Marc
01:21:15je vais saluer
01:21:16Gérard Carréau
01:21:17lui souhaiter une bonne année
01:21:18je sais que 2025
01:21:19a été une année douloureuse
01:21:20pour vous
01:21:20et que 2026
01:21:23s'annonce
01:21:23des difficultés
01:21:25que vous surmontez
01:21:26régulièrement
01:21:28et dont les téléspectateurs
01:21:30peuvent vous parler
01:21:32aussi
01:21:32mais
01:21:33mais en venant ici
01:21:35ça me fait du bien
01:21:36je sais
01:21:37et puis on vous écoute
01:21:38également sur Europe 1
01:21:39donc vous faites partie
01:21:41on vous appelle
01:21:42Gérard Magic Carréau
01:21:43le matin sur Europe 1
01:21:44oui ça me fait rien
01:21:45c'est une émission
01:21:46très différente
01:21:47qu'on fait entre 16h
01:21:48et 18h
01:21:48sur Europe 1
01:21:49et c'est vrai que
01:21:50vous apportez
01:21:51votre intelligence
01:21:52votre expertise
01:21:53et puis
01:21:54si on peut être utile
01:21:56de temps en temps
01:21:56à vous remonter le moral
01:21:57c'est une bonne chose
01:21:58cher Gérard
01:21:59et vous savez
01:22:00l'amitié que nous vous portons
01:22:02merci à tous
01:22:02Jean-Marc
01:22:04bonjour
01:22:04bonne année
01:22:05bonne année à vous
01:22:07également
01:22:07je sais que
01:22:08les dernières heures
01:22:09ont été douloureuses
01:22:11aussi pour vous
01:22:11également
01:22:12tout à fait
01:22:13on va vous parler
01:22:15bien évidemment
01:22:16Cran-Montana
01:22:16de ce drame
01:22:17qui s'est déroulé
01:22:18et puis
01:22:19on va vous montrer
01:22:20des images inédites
01:22:21du 31 décembre
01:22:23qu'on n'a pas vu
01:22:23avec des policiers
01:22:24attaqués
01:22:24à Marseille
01:22:25à Nice
01:22:26à Avignon
01:22:27vous allez voir
01:22:27ces images
01:22:28qu'on n'a pas vu encore
01:22:29à la télé
01:22:29elles sont incroyables
01:22:30une fois de plus
01:22:31donc les policiers
01:22:32victimes
01:22:32de petits connards
01:22:34j'allais dire
01:22:35mais on ne dit pas
01:22:35de gros mots
01:22:35à la télé
01:22:36en tout cas
01:22:37des petits délinquants
01:22:38ou des petits criminels
01:22:39mais là où vous avez raison
01:22:40c'est qu'avec ce qui s'est passé
01:22:41en Montana
01:22:42et c'est bien normal d'ailleurs
01:22:43ce qui s'est passé
01:22:44dans la nuit
01:22:45du 31 décembre
01:22:46est passé sous silence
01:22:47il y a eu 1000
01:22:48je crois
01:22:49voitures brûlées
01:22:51et tout ça
01:22:52est passé vraiment
01:22:53à l'as
01:22:53comme d'habitude
01:22:54alors qu'on en aurait
01:22:56évidemment davantage parlé
01:22:58s'il n'y avait pas eu
01:22:59on va y revenir
01:23:00à partir de 11h
01:23:01Jérémy
01:23:02c'était la première
01:23:02donc de l'année
01:23:03c'est l'occasion
01:23:04de souhaiter
01:23:05vraiment la bonne année
01:23:05à toutes les équipes techniques
01:23:07de CNews
01:23:07Jérémy Guilleux
01:23:08qui était à la réalisation
01:23:10ce matin
01:23:10Mathéo Vinci
01:23:11Timour
01:23:12Marine Lançon
01:23:13était avec
01:23:13Héloïse Tertret
01:23:15toutes ces émissions
01:23:15sont à retrouver
01:23:16sur CNews.fr
01:23:18j'ai vu Rémi également
01:23:18qui est toujours présent
01:23:19donc vraiment
01:23:21toutes les équipes
01:23:22techniques de CNews
01:23:24à la réalisation
01:23:25au son
01:23:26toutes les équipes
01:23:27qui ordonnent
01:23:28je pense à Richard aussi
01:23:29qui est indispensable
01:23:30à l'organisation
01:23:32de cette technique
01:23:33donc on leur souhaite
01:23:34vraiment une excellente année
01:23:35et on vous laisse
01:23:36avec Jean-Marc
01:23:37rendez-vous ce soir
01:23:38à la réalisation
01:23:39à la réalisation
01:23:40Sous-titrage FR ?
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