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Pascal Praud et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros

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00:00:00Il y a 9h, bonjour, soyez les bienvenus. Nous sommes ensemble jusqu'à 10h30 sur CNews, jusqu'à 10h sur Europe 1, c'est votre heure des pros.
00:00:09Je vous présente notre équipe dans quelques instants, mais tout de suite on commence par un tour d'horizon d'informations avec vous, Marine Sabourin. Bonjour.
00:00:18Bonjour Thierry, bonjour à tous. On commence évidemment avec l'incendie mortel à Cran-Montana en Suisse, selon un dernier bilan.
00:00:24Bilan qui pourrait s'alourdir, 40 personnes sont mortes. Les autorités annoncent ce matin entre 80 et 100 blessés en urgence absolue.
00:00:318 Français sont toujours portés disparus à 7h.
00:00:34A Marseille, on apprend qu'un corps a été retrouvé hier soir par les pompiers dans le coffre d'une voiture incendiée.
00:00:40Les faits se sont déroulés à Venue des Arnavaux, dans le nord de la ville.
00:00:43Le mode opératoire laisse penser à un assassinat sur fond de trafic de drogue.
00:00:47Si cette piste se confirme, il s'agirait du premier narcomicide à Marseille de 2026, et ce, dès le premier jour de l'année.
00:00:53Et puis, le ministère de l'Intérieur a publié le bilan de la nuit du nouvel an.
00:00:57Il parle de violences urbaines limitées, alors que tous les chiffres sont en hausse.
00:01:01505 personnes ont été interpellées au total, contre 420 en 2024.
00:01:05Et plus de 1100 véhicules ont été brûlés. C'est près de 200 de plus qu'en 2024.
00:01:10Voilà pour l'essentiel de l'actualité, Thierry.
00:01:12Merci beaucoup, Marine. Allez, je vous présente notre équipe.
00:01:16Rachel Canne est avec nous. Bonjour Rachel, soyez là.
00:01:18Bienvenue.
00:01:19Eric Nolo est avec nous. Soyez le bienvenu vous aussi.
00:01:22Merci. Bonjour. Thomas Bonnet, notre spécialiste politique, est avec nous.
00:01:26Alexandre Devicchio, journaliste.
00:01:28Bonjour.
00:01:28Bienvenue. Je vous retrouve avec beaucoup de plaisir.
00:01:30Elisabeth Lévy, bonjour ma chère Elisabeth.
00:01:33Et nous accueillons Pascal Confavreux, porte-parole du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères.
00:01:39J'ai souhaité que vous soyez à nos côtés pour évoquer évidemment la collaboration entre la France et la Suisse,
00:01:45suite à ce drame dont on va beaucoup parler dans cette première demi-heure.
00:01:49Soyez le bienvenu en tous les cas.
00:01:51On va donc débuter par cette horreur absolue, ce drame absolu en Suisse, cet incendie mortel à Grand-Montana.
00:01:57On en sait un petit peu plus sur ce qui s'est produit, mais l'enquête suit son cours.
00:02:01Les autorités ont organisé un point complet hier.
00:02:04On fait le point d'ailleurs avec Félix Pérolas.
00:02:11Devant le bar incendié, des cris témoignent d'une scène d'horreur.
00:02:19Les autorités cantonales suisses ont évoqué l'une des pires tragédies que le pays ait connues.
00:02:24Il était environ 1h30 lorsque la fumée a été aperçue émanant d'un bar situé au centre de la station de Crans.
00:02:32A 1h32 du matin, les premières patrouilles de police sont arrivées sur les loups,
00:02:37à savoir la gendarmerie et la police intercommunale de Grand-Montana.
00:02:43Selon la procureure du canton du Valais, la piste privilégiée est celle d'un embrasement généralisé dans le bar,
00:02:49ce qui a provoqué une déflagration.
00:02:51Certaines personnes présentes dans l'établissement au moment de l'incendie témoignent.
00:02:56Il me semble qu'il y avait des dames, des serveuses avec des bouteilles de champagne et avec des petites fusées.
00:03:00Elles ont raclé trop près du plafond et ça a pris feu d'un coup.
00:03:09Le dernier bilan fait état d'au moins 40 personnes décédées et plus de 100 blessés.
00:03:15Parmi les victimes, des Français ont été blessés et certains n'ont toujours pas été localisés.
00:03:21Et on va prendre tout de suite la direction de Grand-Montana, retrouver l'une de nos équipes, Olivier Madigné.
00:03:27Vous êtes sur place depuis hier et vous avez pu rencontrer un grand nombre d'habitants de cette magnifique station habituellement.
00:03:35Et l'émotion évidemment est immense au lendemain.
00:03:38Ah oui, absolument, depuis un peu plus de 24 heures, c'est toute la station de Grand-Montana qui est dans un véritable état de sidération.
00:03:48Les touristes, les habitants sont sous le choc.
00:03:52Alors vous voyez derrière moi, le constellation derrière ces bâches blanches.
00:03:56Le périmètre de sécurité a été levé il y a quelques minutes à peine.
00:04:02Alors depuis hier, c'est un défilé de personnes qui viennent se recueillir.
00:04:09Il y avait hier soir beaucoup de jeunes qui connaissaient des victimes, des disparus, des blessés,
00:04:15qui sont restés longuement autour du constellation, qui ont déposé des bougies, qui ont déposé des fleurs.
00:04:24Beaucoup, beaucoup d'émotions.
00:04:25Il y a eu aussi une messe qui a été célébrée à l'église de la station.
00:04:29Et j'ai rencontré des habitués de cette institution locale, le constellation,
00:04:35qui me disaient qu'à posteriori, ils avaient remarqué que l'escalier qui mène au sous-sol,
00:04:41où l'incendie s'est déclaré, était trop petit, que les issues de secours étaient mal indiquées.
00:04:47Autant d'éléments qui devront être confirmés par l'enquête qui est en cours.
00:04:52Merci beaucoup pour ce point très précis, Olivier Madinier, depuis Cran-Montana.
00:04:57J'accueille donc Pascal Confavreux, vous êtes le porte-parole du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères.
00:05:04Je voulais absolument vous avoir pour faire un point précis, justement, sur les blessés, les victimes françaises.
00:05:11On en est où ? Quels sont les chiffres en votre possession ?
00:05:14Quelles sont les dernières informations dont vous disposez ?
00:05:15Déjà, nous voulons avoir, évidemment, une pensée pour les victimes, pour leurs familles, pour les autorités suisses.
00:05:21Le président, le ministre des Affaires étrangères se sont entretenus avec leurs homologues,
00:05:25et notamment pour faire une offre de service et de soutien auprès des autorités suisses,
00:05:29qui sont en première ligne sur cette tragédie.
00:05:31S'agissant du bilan que nous avons, c'est un bilan à l'heure où je vous parle, avec les informations dont nous disposons,
00:05:40nous avons 9 blessés qui sont actuellement pris en charge par les autorités suisses,
00:05:47et il y a 8 ressortissants français, dont nous sommes en recherche de localisation,
00:05:55nous sommes en contact avec leurs familles, que ce soit avec les services consulaires sur place
00:05:59ou avec le centre de crise du Quai d'Orsay en centrale,
00:06:02et sur lesquels nous sommes actuellement sans informations.
00:06:07Justement, ça veut dire quoi, le fait d'être sans nouvelles de ces 8 Français,
00:06:11je me mets à la place des familles ?
00:06:14Est-ce qu'on peut se dire que potentiellement, ces personnes peuvent être parmi les victimes ?
00:06:19Ça veut dire quoi, très concrètement ?
00:06:20Ça veut dire que nous ne pouvons pas exclure, effectivement, aujourd'hui,
00:06:22qu'il y aura des victimes françaises parmi les corps,
00:06:26dont actuellement les autorités suisses sont en train de mener les identifications.
00:06:32Alors, Emmanuel Macron l'a annoncé dès hier,
00:06:34il y a une forte collaboration entre la France et la Suisse,
00:06:37avec des transferts sur les hôpitaux français.
00:06:39Racontez-nous.
00:06:40Alors, nous avons accueilli, c'est une coordination qui est très forte avec différents ministères,
00:06:46notamment, évidemment, le ministère de la Santé, le ministère de l'Intérieur, le ministère des Armées.
00:06:50Hier, trois blessés ont été accueillis, d'ores et déjà, deux à Lyon, un à Paris.
00:06:57Les autorités suisses ont mis en place ce qu'on appelle le mécanisme de protection civile européen,
00:07:02le MPCU, qui, en gros, consiste à dire,
00:07:04qui, autour de nous, peut nous aider à accueillir,
00:07:07notamment sur des places très, parfois, qui demandent beaucoup d'aide et beaucoup de suivi,
00:07:12par exemple, de grands brûlés.
00:07:14Et donc, la France a formulé son offre hier,
00:07:16qui consistait à dire que nous mobilisions 19 lits, 15 pour adultes,
00:07:21et 4 en place pédiatrique.
00:07:23Et les autorités suisses nous ont indiqué, cette nuit, en fait,
00:07:26au tout début de la matinée,
00:07:28qu'elles souhaitaient, elles nous demandaient d'accueillir 8 patients supplémentaires.
00:07:32Et donc, nous sommes en train d'opérationnaliser ça,
00:07:35de voir comment nous pouvons les accueillir
00:07:37dans les différentes places qui ont été mobilisées.
00:07:39Merci, Pascal Confavreux, porte-parole du ministère de l'Europe
00:07:42et des Affaires étrangères, pour ce point très précis.
00:07:45Je le disais, l'émotion, et Olivier Madigné nous l'a dit,
00:07:48l'émotion est imanche.
00:07:49Je voulais voir et vous montrer ce sujet de Florian Doré,
00:07:52Valentin Rouillon et Mathilde Ibanaise.
00:07:54La priorité est évidemment au témoignage.
00:07:58C'est dans un silence pesant de recueillement
00:08:01que de nombreux Suisses sont venus rendre hommage aux victimes.
00:08:07Les visages sont fermés.
00:08:09Des centaines de fleurs et bougies ont été déposées.
00:08:11On est là, on porte notre cœur ici,
00:08:13parce que c'est quand même quelque chose d'assez tragique.
00:08:16Ça aurait pu être nos enfants.
00:08:19Donc, on se met à la place des parents qui ont perdu leurs enfants.
00:08:22C'est important, on est tous atteints.
00:08:24Et c'est très important de montrer qu'on est solidaires.
00:08:27Et puis, qu'on soutient toutes les personnes en détresse.
00:08:31L'émotion est forte.
00:08:33Plus tôt dans la journée, une messe a été donnée en mémoire aux victimes.
00:08:38Pour cette jeune fille présente lors du drame,
00:08:40c'était important pour elle d'y assister.
00:08:42J'ai un ami à moi, il n'arrivait pas à sortir.
00:08:45Et il s'est juste assis.
00:08:47Et il a tenu sa croix dans sa main.
00:08:49Et juste, le feu l'a esquivé.
00:08:52Le feu l'a juste pas touché.
00:08:53Le feu était juste tout autour de lui, mais pas sur lui.
00:08:55Moi aussi, c'est pour ça que maintenant, ce soir, je suis là.
00:08:59C'est parce que, moi, je veux juste remercier le Seigneur de, moi, m'avoir sauvée.
00:09:05Et je demanderais juste aussi de sauver mes amis qui sont portés disparus.
00:09:08Parce que, c'est horrible.
00:09:11Le bilan est lourd.
00:09:12Plus de 40 personnes sont décédées.
00:09:14Et des centaines d'autres blessées.
00:09:16Elisabeth Lévy, le témoignage de cette jeune femme, jeune fille, dans son passage, est terrible.
00:09:25Il dit tout, ce témoignage.
00:09:27Bon, écoutez, je ne vais pas en rajouter sur l'émotion qu'on éprouve tous.
00:09:33Moi, il y a deux choses qui me frappent là-dedans.
00:09:35On l'a vu dans d'autres circonstances.
00:09:37On se rappelait sur Europe 1, ce matin, une boîte de nuit où il y a eu un énorme incendie dans l'Isère dans les années 70.
00:09:44Eh bien, on aura un rescapé juste après.
00:09:47Et ce qui me frappe, c'est le télescopage entre deux choses complètement antinomiques.
00:09:52La mort, la tragédie, la vie qui s'arrête et la jeunesse.
00:09:56La jeunesse venue en plus pour faire la fête.
00:09:59On a vu des fois des attentats dans des cafés aussi, ce genre de choses.
00:10:03On l'a vu la nuit du Bataclan.
00:10:04Il y a ce télescopage.
00:10:06Et la deuxième chose, on le sait très bien, l'entendement humain a besoin qu'il y ait des raisons, des responsables, quelque chose.
00:10:14Personne, si vous voulez, face à ça, ne peut juste accepter.
00:10:18C'est la faute, tu n'as pas de chance.
00:10:19Personne n'y arrive, en tous les cas, pas les familles, évidemment, qui devront vivre avec cette image, avec ces images, que moi, je n'ai pas regardées, d'ailleurs.
00:10:29Donc, voilà, on est parti, je pense.
00:10:31Alors, les Suisses ne sont pas du tout dans le sens...
00:10:33Moi, j'habitais en Suisse.
00:10:35Je connais bien en Grand-Montana, d'ailleurs.
00:10:38Les Suisses ne sont pas dans le sensationnalisme.
00:10:41Ils ne vont pas faire...
00:10:42Ils vont être très, très prudents, très suisses.
00:10:44Et dans le fond, je pense que c'est une gestion de ça qui est assez digne, ce que j'ai vu tout à l'heure.
00:10:50Ce n'est pas...
00:10:52Il n'y a pas déjà des polémiques, il n'y a pas des accusations.
00:10:56Ils attendent de savoir.
00:10:58Oui, ce sont les Suisses, évidemment.
00:10:59C'est ça que je...
00:11:00Eric, Eric Nolo, que dire ?
00:11:05C'est le visage nu de la tragédie.
00:11:07C'est des personnes qui, une heure et demie auparavant, se souhaitaient bonne année,
00:11:11qui meurent dans des conditions apocalyptiques.
00:11:15C'est vrai qu'il y a ce télescopage dont parlait Elisabeth, mais il y en a un autre.
00:11:18C'est entre une dimension presque métaphysique de la tragédie, puis le côté dérisoire.
00:11:22Il y a un témoin qui explique que c'est parti des bouchons de champagne, il y a un problème.
00:11:26Donc, le symbole festif par excellence qui provoque ça.
00:11:30Et le témoignage de cette jeune femme à l'église dit bien la dimension métaphysique du tout.
00:11:34On n'est pas devant un fait divers comme un autre.
00:11:36Il y a quelque chose qui dépasse et on ressent une émotion qui est tout à fait,
00:11:40indépendamment d'ailleurs de la présence de nos compatriotes ou pas,
00:11:42mais une dimension qui dépasse de loin un drame parmi d'autres.
00:11:45Voilà, c'est ce que ça m'inspire.
00:11:46Et vous savez, hier, on a pu visionner des images qu'on a fait le choix, nous, sur CNews,
00:11:50de ne pas diffuser, et même si j'exerce cette profession depuis un grand nombre d'années,
00:11:54on ne peut pas rester insensible à ces images qui sont terribles.
00:11:58Et vous l'avez dit, tous les deux, on est dans ce moment festif.
00:12:02Il y avait beaucoup de jeunes également dans cette boîte de nuit.
00:12:04Et c'est vrai, et Thomas le disait, on peut craindre que le bilan soit encore plus conséquent
00:12:10que celui qu'on énonce depuis hier.
00:12:14Rachel ?
00:12:15Bah oui, c'est cruel, injuste, et effectivement, on n'a pas encore tous les éléments de l'enquête,
00:12:22mais on ne saura jamais, d'un point de vue métaphysique,
00:12:25pourquoi ces jeunes-là, pourquoi ces noms-là, pourquoi ces familles-là ont été heurtées,
00:12:30pourquoi ils ont décidé de fêter le réveillon à cet endroit-là,
00:12:33et pourquoi dans un moment de fête, leur vie a été fauchée.
00:12:36Et effectivement, ce n'est pas dans l'ordre des choses, mais dans cette injustice,
00:12:41on voit à quel point aussi notre civilisation reste une civilisation
00:12:46dans la coopération qui s'est mise en place justement entre Européens,
00:12:50même si la Suisse n'est pas dans la communauté européenne,
00:12:54nous avons cette civilisation en commun qui permet d'aider nos voisins.
00:12:57Et puis, Grand-Montana, c'est aux portes de la France, évidemment.
00:13:01C'est la Suisse romande, on parle français,
00:13:04même s'ils trouvent notre français des fois un peu bizarre et surtout rapide.
00:13:09Et réciproquement.
00:13:12Alexandre, je ne vous ai pas donné la parole.
00:13:14Dans ce moment-là, non, il n'y a pas grand-chose à ajouter, ça a été dit.
00:13:20Parfois, la vie est faite d'injustices, de fatalités.
00:13:22L'enquête déterminera s'il y a eu des défaillances, s'il y a des coupables.
00:13:33Mais je crois qu'on ne peut pas toujours tirer de leçons systémiques d'un drame.
00:13:39Je crois que là, pour le coup, on est dans quelque chose qu'on ne pouvait pas prévoir
00:13:43et qui fait partie, malheureusement, aussi de l'existence.
00:13:49C'est-à-dire, la tragédie fait partie de la vie.
00:13:51On en a une démonstration à un moment qui devait être un des plus heureux de l'année.
00:13:57C'est là le paradoxe et ça ajoute du drame au drame.
00:14:00On l'a évoqué, ce drame, nous rappelle ce fameux drame des années 70
00:14:05dans cette boîte de nuit, le 5-7 à Saint-Laurent-du-Pont,
00:14:10un village dans les Alpes-Françaises, près de Grenoble.
00:14:13On l'a évoqué d'ailleurs hier avec André Valigny,
00:14:15146 personnes avaient perdu la vie dans ce drame.
00:14:20Et nous sommes avec Pierre Montillot, un des rescapés de cette boîte de nuit.
00:14:25Et je voulais absolument avoir son témoignage.
00:14:26Merci, Pierre Montillot, d'avoir accepté de témoigner sur ces news et dans l'heure des pros.
00:14:30Je suppose que lorsque vous avez appris ce drame en Suisse,
00:14:34ça a eu évidemment des répercussions très fortes.
00:14:36Et ça vous a rappelé de sales, sales, sales images, Pierre Montillot.
00:14:41Oui, c'est exactement le même drame.
00:14:44Ça me rappelle vraiment le 5-7.
00:14:47C'est les mêmes images.
00:14:49Qu'est-ce que vous vous êtes dit, très concrètement,
00:14:52c'est qu'on n'a pas su, vous c'était dans les années 70,
00:14:56nous sommes en 2025, on n'a pas su tirer des enseignements.
00:15:00C'est quoi votre état d'esprit ?
00:15:02On a l'impression que tout se répète.
00:15:06Moi, il y a une chose qui me choque, c'est qu'à l'époque, le 5-7,
00:15:11le gros problème, ça a été les tourniquets.
00:15:15Et je vois que maintenant, on remet des tourniquets un petit peu de partout.
00:15:20Donc ça, ça me choque beaucoup,
00:15:21parce que moi, j'ai vu beaucoup de morts vers le tourniquet au 5-7.
00:15:26Quand vous parlez de tourniquets, c'est pour évacuer les personnes,
00:15:31c'est cela même qu'on comprenne bien, que nos téléspectateurs comprennent bien ?
00:15:35En fait, le 5-7, quand les gérants se sont aperçus
00:15:39qu'il y avait beaucoup d'entrées gratuites,
00:15:41il y a des personnes qui rentraient sans payer,
00:15:44ils ont bloqué les portes, les trois issues de secours,
00:15:47ils les ont bloquées avec des planches de contreplaqué.
00:15:49Et puis les tourniquets, c'était à cran,
00:15:53il fallait pousser, on avançait 10 centimètres,
00:15:55il fallait repousser, on avançait encore 10 centimètres.
00:15:59Et ce qui fait qu'avec, quand il y a eu le feu,
00:16:03les gens se sont tous positionnés vers le tourniquet
00:16:07et sont restés bloqués vers le tourniquet.
00:16:09Et c'est là qu'il y a eu le plus de morts.
00:16:11Pierre Montillot, je le disais,
00:16:13on a pu visionner, nous, hier, des images très fortes.
00:16:16Je suis désolé de vous poser cette question,
00:16:20mais elle me paraît nécessaire.
00:16:22Quelles images retenez-vous, vous,
00:16:25de ce que vous avez pu vivre au moment des faits,
00:16:28dans les années 70 ?
00:16:30On a vu de la panique,
00:16:32moi j'ai vu visionner des images de panique hier.
00:16:35Moi je vais vous expliquer.
00:16:36Alors moi, je suis dans le 5-7,
00:16:40ma petite fiancée de l'époque me demande
00:16:42d'aller lui chercher un martini au bar.
00:16:45Je vais au bar lui chercher son verre
00:16:48et c'est ce qui m'a sauvé.
00:16:50Et là, ça a pris feu d'un seul coup,
00:16:52ça a été très très vite.
00:16:54Et on a entendu papa, maman au secours,
00:16:58on étouffe.
00:17:00Et puis après, c'est le silence total,
00:17:04un grand silence.
00:17:05Et on entend le feu.
00:17:06Et après, il y a l'explosion.
00:17:12Puis voilà, puis après,
00:17:13c'est une horreur.
00:17:15Parce que moi, j'ai essayé de sauver d'autres personnes
00:17:18qui étaient toutes en feu.
00:17:21J'ai pu rentrer dans la crêperie qui était à côté.
00:17:24J'ai pris une bassine d'eau,
00:17:25je l'ai lancée dessus.
00:17:26Et puis, il est mort tout de suite.
00:17:32Ce qui est terrible,
00:17:33et dans ce genre de situation,
00:17:36et vous nous l'avez décrit d'ailleurs très précisément,
00:17:39c'est que, en fait,
00:17:41le premier réflexe,
00:17:42c'est de se sauver,
00:17:44de fuir les flammes.
00:17:45Évidemment, si on a le temps,
00:17:46de sauver autrui.
00:17:48Mais c'est avant tout,
00:17:49on pense à soi-même.
00:17:51Et on essaie aussi.
00:17:52Mais c'est aussi ça.
00:17:53Et c'est ce qui rejaillit des images
00:17:55qu'on a pu visionner aussi.
00:17:56C'est un moment de panique.
00:17:57On essaie quand même,
00:17:59je n'étais pas le seul,
00:18:00on essaie de sauver,
00:18:01on a essayé de défoncer la porte
00:18:02qui était condamnée.
00:18:05On n'a pas réussi.
00:18:07Après, j'ai fait voir aux pompiers
00:18:08où était la deuxième issue de secours
00:18:10vers l'orchestre.
00:18:13Voilà, on essaie de faire quelque chose.
00:18:18Mais c'est tellement important.
00:18:20Et puis après l'explosion,
00:18:22ça a été fini.
00:18:23On ne pouvait plus approcher le 5-7.
00:18:26Pierre Montillot,
00:18:27comment se reconstruit
00:18:29quand on a vécu un tel drame ?
00:18:32Je suppose que ces images
00:18:33sont gravées à jamais
00:18:34dans votre mémoire.
00:18:36Vous évoquiez votre petit ami de l'époque.
00:18:39Je suppose que c'est gravé à jamais.
00:18:41Et on se met évidemment
00:18:43à la place de toutes ces familles
00:18:44puisqu'on est dans un bilan provisoire
00:18:46pour le moment,
00:18:47dans l'inquiétude, etc.
00:18:48Racontez-nous un peu.
00:18:50On ne peut pas oublier.
00:18:51Moi, à l'époque,
00:18:53vous vous rendez compte,
00:18:54on m'a fait reconnaître des corps
00:18:55dans les cercueils
00:18:56à la Chapelle Ardente,
00:18:57à Saint-Laurent-du-Pont.
00:18:59J'ai dû reconnaître deux corps.
00:19:01Quand on vous ouvre le cercueil
00:19:03et que vous voyez un petit corps
00:19:04tout brûlé,
00:19:05vous ne voyez que des os,
00:19:06on n'a pas de suivi psychologique.
00:19:09Enfin, c'était un petit peu n'importe quoi,
00:19:13le 5-7, franchement.
00:19:17Merci, Pierre Bontillot,
00:19:18pour ce témoignage très fort.
00:19:20Merci d'avoir accepté de témoigner
00:19:22parce qu'évidemment,
00:19:23je suppose que ce n'est pas facile
00:19:24de se remémorer tout ce que vous avez pu vivre.
00:19:29C'est les mêmes images que le Grand Montana.
00:19:32J'ai l'impression de revoir les mêmes choses.
00:19:34C'est pareil.
00:19:34Merci, merci beaucoup, Pierre.
00:19:38Je vous en prie, merci beaucoup.
00:19:39Merci, Pierre Bontillot.
00:19:40Merci beaucoup pour ce témoignage très fort.
00:19:42C'est terrible.
00:19:43Il y a une chose dont on n'a pas parlé
00:19:45parce que je pense qu'il n'y a pas
00:19:47les mêmes images de cette affaire de 5-7
00:19:50pour une bonne raison,
00:19:51c'est que personne n'a filmé.
00:19:53Et je suis quand même assez frappé
00:19:56à la réflexion.
00:19:57J'y pensais, là,
00:19:59quand il parlait de ces images,
00:20:01c'est que dans ce bazar,
00:20:04des gens sont en train de mourir
00:20:07et il y a des gens qui pensent
00:20:09à prendre leur téléphone
00:20:10et à filmer.
00:20:12Y compris, probablement, d'ailleurs,
00:20:13des gens qui étaient en train
00:20:14eux-mêmes d'être en danger, sans doute.
00:20:18Je suis assez frappé par ça,
00:20:19par le fait que
00:20:20il y a quelque chose de tellement important
00:20:24dans le fait de faire ça.
00:20:28Je vous pose la question,
00:20:30je n'ai pas de réponse,
00:20:31mais je trouve que c'est quand même
00:20:32un fait assez frappant.
00:20:33Mais c'est un vrai sujet de réflexion.
00:20:35Bien sûr.
00:20:35Et ça va un peu avec ce qu'Éric,
00:20:37le mot qu'Éric a prononcé,
00:20:38qui me paraît assez juste,
00:20:39qui est dérisoire.
00:20:40Le choc du dérisoire
00:20:42et du tragique.
00:20:43Je pense qu'il y a une nature,
00:20:44alors je ne vais pas faire
00:20:45de la psychologie à deux francs,
00:20:46mais il y a peut-être l'idée
00:20:47de figer sur un écran
00:20:48une réalité qu'on veut fuir aussi
00:20:49d'une certaine manière.
00:20:50Je pense que c'est un peu
00:20:51les excuser en disant ça,
00:20:52mais c'est une génération
00:20:53qui vit beaucoup
00:20:53à travers les écrans
00:20:54et qui peut-être veut éloigner
00:20:55ce qui s'est passé en filmant.
00:20:57Mais c'est effectivement,
00:20:58moi aussi,
00:20:59je me suis posé la question
00:20:59en voyant ces images.
00:21:01On se disait,
00:21:02peut-être qu'ils auraient pu secourir.
00:21:03Bien sûr.
00:21:03Alors certains l'ont fait.
00:21:04D'ailleurs, on a des témoignages
00:21:05de jeunes qui ont secouru
00:21:07d'autres jeunes.
00:21:08Mais c'est terrifiant.
00:21:09Mais c'est quand même étonnant.
00:21:10La réalité,
00:21:11dans ce qu'elle a de plus brutale,
00:21:12et le premier réflexe,
00:21:14c'est de mettre cette réalité
00:21:15sur l'image,
00:21:16c'est-à-dire de manière virtuelle,
00:21:17de s'extraire de quelque chose
00:21:18qui a lieu sous vos yeux.
00:21:20Non, c'est troublant
00:21:21d'un point de vue civilisationnel.
00:21:22Je crois que ces nouveaux moyens
00:21:25de communication
00:21:25ont changé un peu l'humain.
00:21:27Ça nous dit beaucoup
00:21:27de la société de l'évolution.
00:21:29Ça s'avouera.
00:21:29L'événement n'existe pas
00:21:31tant qu'il n'est pas.
00:21:32Le réel n'existe
00:21:33qu'une fois qu'il est transformé
00:21:35en images qui peuvent
00:21:39possiblement traverser la planète.
00:21:40Et en même temps,
00:21:41il y a un aspect évidemment fou
00:21:43parce que les personnes sont là
00:21:45et auraient pu être sauvées.
00:21:46Et l'autre aspect,
00:21:47c'est que c'est des preuves aussi
00:21:48de ce qui a été.
00:21:50Ça peut apporter des éléments
00:21:51de preuves à l'enquête.
00:21:52Vous avez raison.
00:21:53Après, moi,
00:21:54ce qui questionne toujours
00:21:57dans ces événements-là,
00:21:58c'est la contingence.
00:22:00Là, le témoignage qu'on a eu,
00:22:02il a été sauvé
00:22:02parce qu'il est allé chercher
00:22:03un verre de martini.
00:22:05On connaît toujours
00:22:05ces histoires
00:22:06où les personnes ratent leur avion
00:22:08et en fait,
00:22:09il s'est passé une catastrophe.
00:22:10En septembre,
00:22:11il y a sans doute des gens
00:22:11qui ont été sauvés
00:22:12parce qu'ils fumaient,
00:22:13voyez-vous.
00:22:14Exactement.
00:22:14Parce qu'ils étaient allés
00:22:15fumer une clope en bas.
00:22:17Alors, on est avec Caroline Rambaud
00:22:19qui est médecin légiste
00:22:21merci d'être avec nous,
00:22:22Caroline Rambaud.
00:22:23On a évidemment une pensée
00:22:24pour toutes les familles
00:22:25des victimes
00:22:26qui nous regardent
00:22:27peut-être ou pas.
00:22:29Mais je voudrais
00:22:29qu'on fasse attention
00:22:31aux termes utilisés
00:22:32sur l'échange
00:22:33que nous allons avoir,
00:22:34évidemment,
00:22:34parce que j'ai une pensée
00:22:35profonde vraiment
00:22:36pour toutes ces familles
00:22:37et sur le bilan provisoire.
00:22:39Mais on va passer
00:22:40à la phase
00:22:41de l'identification des corps.
00:22:42Et on l'a vu
00:22:43avec ce témoignage
00:22:45que nous avons eu
00:22:46il y a quelques instants
00:22:46sur cette boîte
00:22:47de 5 à 7
00:22:48qui avait brûlé
00:22:49dans les années 70.
00:22:51L'identification
00:22:52va être longue
00:22:53et délicate,
00:22:57Caroline Rambaud.
00:22:57Mais je voudrais
00:22:57qu'on fasse
00:22:58très attention
00:22:58aux termes
00:22:59que nous utilisons.
00:22:59Bien sûr,
00:23:01l'identification va être longue
00:23:02parce que d'abord,
00:23:03il y a beaucoup de corps.
00:23:04Donc, c'est un petit peu compliqué
00:23:06et on n'a pas la liste
00:23:07des disparus.
00:23:08Ce n'est pas comme
00:23:09dans un crash d'avion
00:23:10où on a la liste exacte
00:23:12des personnes
00:23:12qui étaient à bord.
00:23:14Là, on ne sait pas
00:23:15exactement qui était
00:23:16dans ces bars.
00:23:17Donc, il va y avoir
00:23:18une identification.
00:23:20L'identification se fait
00:23:21toujours de façon comparative.
00:23:23C'est-à-dire,
00:23:23on compare l'ADN
00:23:25d'un disparu
00:23:26avec l'ADN d'un corps.
00:23:28Donc, là,
00:23:30en l'occurrence,
00:23:31il va y avoir
00:23:31deux équipes
00:23:32qui vont se mettre au travail,
00:23:33deux équipes
00:23:33de médecins légistes,
00:23:35une équipe
00:23:35qui va travailler
00:23:36sur les corps
00:23:37qui ont été récupérés
00:23:40lors de cette catastrophe
00:23:42pour lister
00:23:45les principaux signes
00:23:47d'identification
00:23:48s'il peut y en avoir encore
00:23:50le sexe,
00:23:52l'âge,
00:23:53la taille,
00:23:54éventuellement des bijoux
00:23:55qui auraient pu être conservés,
00:23:57pas trop abîmés.
00:23:58Et puis,
00:23:59des tatouages éventuellement
00:24:01et l'ADN.
00:24:03Il va y avoir
00:24:03un prélèvement d'ADN
00:24:04qui va être fait
00:24:05pour chacune des victimes.
00:24:07Et puis,
00:24:07la deuxième équipe
00:24:08qui est une équipe
00:24:09de médecins légistes
00:24:09qu'on appelle du vivant,
00:24:11ils vont recenser
00:24:13auprès des familles
00:24:15toutes les personnes disparues
00:24:17et récupérer de l'ADN
00:24:19pour chacun d'entre eux
00:24:20de façon à comparer ensuite
00:24:22l'ADN
00:24:23qui est recueilli
00:24:24pour les familles
00:24:25avec l'ADN
00:24:26des corps
00:24:27qui ont été retrouvés.
00:24:29Et donc,
00:24:29c'est comme ça
00:24:30qu'on va pouvoir
00:24:31faire une identification.
00:24:33Mais il y a plus de 40 corps,
00:24:34donc ça va être long.
00:24:35Et comme je vous ai dit,
00:24:36on ne sait pas
00:24:36la liste exacte
00:24:37des personnes disparues.
00:24:39Donc,
00:24:39c'est un travail
00:24:41de fourmi
00:24:41qui s'apprête
00:24:42à être fait
00:24:43et ça ne permettra pas
00:24:45une identification
00:24:46en 24 ou 48 heures.
00:24:48Il va falloir
00:24:48plusieurs jours.
00:24:49Merci beaucoup
00:24:50Caroline Rambeau,
00:24:52médecin légiste.
00:24:53Évidemment,
00:24:53il fallait évoquer
00:24:54cet aspect des choses
00:24:55parce que c'est aussi ça
00:24:56la réalité.
00:24:57Et merci beaucoup
00:24:57d'avoir évoqué
00:24:59avec beaucoup de pudeur
00:25:00parce qu'on pense aux familles.
00:25:01Je voudrais fermer
00:25:02cette page consacrée
00:25:04à Cran-Montana
00:25:04avec le témoignage
00:25:05de cette jeune fille.
00:25:06Je voudrais qu'on l'entende
00:25:07un petit peu plus longuement
00:25:08que vous avez pu découvrir
00:25:10tout à l'heure
00:25:10dans le reportage
00:25:11et la synthèse
00:25:12qui symbolisait un peu
00:25:13l'émotion à Cran-Montana.
00:25:14Écoutez ce témoignage.
00:25:16J'ai un ami à moi,
00:25:17c'est tout pareil.
00:25:18Il n'arrivait pas à sortir
00:25:20et il s'est juste assis
00:25:22et il a tenu sa croix
00:25:23dans sa main
00:25:24et juste le feu
00:25:25l'a esquivé.
00:25:27Le feu ne l'a juste pas touché.
00:25:28Le feu était juste
00:25:29tout autour de lui
00:25:29mais pas sur lui.
00:25:32Et il a survécu,
00:25:35heureusement.
00:25:36Il a réussi à partir
00:25:37et il a cassé une fenêtre
00:25:38pour pouvoir s'encher.
00:25:39Mais moi aussi,
00:25:41c'est pour ça que maintenant,
00:25:41ce soir, je suis là.
00:25:43C'est parce que
00:25:44moi, je veux juste remercier
00:25:46le Seigneur
00:25:47de moi m'avoir sauvée
00:25:48et je demanderais juste aussi
00:25:50de sauver mes amis
00:25:51qui sont portés disparus
00:25:52parce que
00:25:53c'est horrible.
00:25:55Parce que moi,
00:25:56il me manque
00:25:56et je n'ai pas envie
00:25:57de perdre d'autres gens
00:25:58parce que là,
00:25:58j'ai déjà perdu des gens
00:25:59et on en cherche un corps
00:26:02et je n'ai pas envie.
00:26:04Parce que j'ai déjà eu tellement peur.
00:26:06Peur pour moi,
00:26:06peur pour mes copines,
00:26:07peur pour tout le monde
00:26:08à l'intérieur.
00:26:09j'ai des amis à l'hôpital,
00:26:12j'ai des amis partout.
00:26:15Voilà, témoignage
00:26:16très fort, évidemment.
00:26:17Il n'y a pas de commentaire
00:26:18à faire.
00:26:19Il veut tout dire,
00:26:20ce témoignage.
00:26:20On marque une pause ?
00:26:22Oui.
00:26:23A tout de suite.
00:26:27Il est 9h30
00:26:28sur CNews et sur Europe.
00:26:29Bienvenue,
00:26:30c'est l'heure des pros.
00:26:31C'est le moment
00:26:32de faire un tour d'horizon
00:26:33de la formation
00:26:33avec Sommayel Abidi.
00:26:35Bonjour Sommayel.
00:26:38Bonjour Thierry.
00:26:40Bonjour à tous.
00:26:40A la une de l'actualité,
00:26:42l'émotion évidemment suisse
00:26:43au lendemain
00:26:44de l'incendie mortel
00:26:45dans la station de ski
00:26:46de Cran-Montana.
00:26:48Des dizaines de personnes
00:26:49affluent sur le site
00:26:50Bouquet de fleurs à la main
00:26:51pour rendre hommage
00:26:51à la quarantaine de victimes
00:26:53et centaines de blessés
00:26:54lors de la nuit
00:26:54de la Saint-Sylvestre.
00:26:56Une nuit de fête
00:26:57et de célébration
00:26:58qui a viré au cauchemar.
00:27:00Selon le dernier bilan
00:27:01communiqué par le Quai d'Or,
00:27:03c'est 9 Français
00:27:04blessés dans l'incendie
00:27:05et 8 autres
00:27:05ne sont pas encore localisés.
00:27:07A ce stade,
00:27:08on ne peut exclure
00:27:09que des ressortissants français
00:27:10figurent parmi
00:27:11les victimes de l'incendie
00:27:12dont l'identification
00:27:14est encore en cours
00:27:15à ajouter le ministère
00:27:16des Affaires étrangères.
00:27:19Et puis ça y est,
00:27:20c'est désormais officiel.
00:27:21Zoran Mamdani
00:27:22est le nouveau maire
00:27:22de New York.
00:27:23Vous découvrez les images
00:27:24de sa cérémonie d'investiture
00:27:26hier dans la Grosse Pomme.
00:27:28C'est dans une station
00:27:29de métro historique
00:27:30de Manhattan
00:27:31que l'élu de 34 ans
00:27:32a prêté serment
00:27:33devant Laetitia James,
00:27:35procureure démocrate
00:27:36de l'état de New York
00:27:37et ennemi personnel
00:27:38du président américain
00:27:39qu'elle a fait condamner
00:27:40pour fraud en 2024.
00:27:41Merci Semaïa.
00:27:43Ça fera partie des thèmes
00:27:44de l'heure des pros
00:27:44ce matin sur CNews
00:27:46et sur Europe 1.
00:27:47On va en parler.
00:27:48Allez, Juliette Sadat
00:27:49nous a rejoints,
00:27:50notre spécialiste
00:27:50police-justice.
00:27:52L'heure des bilans
00:27:54de cette nuit
00:27:55de la Saint-Sylvestre
00:27:57avec de nouveaux chiffres.
00:27:59On va faire un point complet
00:28:00avec Félix Pérolas
00:28:01et puis on en parle ensemble.
00:28:03Bilan positif
00:28:04ou bilan négatif ?
00:28:05Mitigé Thierry.
00:28:06Mitigé.
00:28:06Merci.
00:28:07Félix Pérolas.
00:28:08Les habitants
00:28:10de ce quartier
00:28:11de Strasbourg
00:28:12se sont réveillés
00:28:13ce jeudi
00:28:13avec une odeur
00:28:14de brûlée
00:28:15et ont découvert
00:28:16ces véhicules incendiés
00:28:17une vingtaine au total
00:28:19dans la ville.
00:28:20J'arrive,
00:28:20je commence ma tournée
00:28:21d'infirmier
00:28:22et oui,
00:28:24comme on va dire
00:28:25comme chaque année
00:28:25et pourtant
00:28:26il y avait des patrouilles
00:28:27de CRS
00:28:28toute la soirée
00:28:30et je suis quand même
00:28:32encore étonné
00:28:32qu'il y ait autant
00:28:33de véhicules disparus.
00:28:35Dans l'ouest de la France,
00:28:37Rennes a également
00:28:38été touchée
00:28:39par des violences.
00:28:41Une centaine
00:28:41d'individus
00:28:42ont allumé un feu
00:28:43sur la voie publique
00:28:44en plein centre-ville
00:28:45et ont tiré
00:28:46des mortiers d'artifice
00:28:48en direction
00:28:48des policiers
00:28:49blessant légèrement
00:28:51un fonctionnaire.
00:28:52Des incidents
00:28:52qui ont été recensés
00:28:54aux quatre coins
00:28:55de l'Hexagone
00:28:55comme l'explique
00:28:57ce policier.
00:28:57à Reims
00:28:58à Nantes
00:28:59à Strasbourg
00:29:01à Nîmes
00:29:01et j'en passe
00:29:03malheureusement
00:29:04toujours le même scénario
00:29:05déguetapant
00:29:06contre les forces
00:29:07de l'ordre
00:29:08avec l'utilisation
00:29:09massive
00:29:10de mortiers
00:29:11d'artifices.
00:29:13Selon le ministère
00:29:14de l'Intérieur
00:29:141773 véhicules
00:29:17ont été incendiés
00:29:18le soir du réveillon
00:29:19et 505 personnes
00:29:21ont été interpellées.
00:29:22Alors Juliette
00:29:24les chiffres parlent
00:29:25le bilan
00:29:26vraiment.
00:29:27Effectivement
00:29:28le bilan
00:29:28est plutôt mitigé
00:29:29augmentation
00:29:30des voitures brûlées
00:29:31cette année
00:29:31mais moins
00:29:32de violences urbaines
00:29:33voilà ce qu'indiquait
00:29:33hier soir
00:29:34le ministère
00:29:35de l'Intérieur
00:29:36quelques chiffres
00:29:37malgré
00:29:38je le rappelle
00:29:39la mobilisation massive
00:29:4190 000
00:29:42policiers
00:29:42et gendarmes
00:29:43partout en France
00:29:44près de 1200
00:29:45voitures incendiées
00:29:46contre 980
00:29:47l'année dernière
00:29:48505 interpellations
00:29:50403 gardées à vue
00:29:52vous le voyez
00:29:52des chiffres
00:29:53en hausse
00:29:54par rapport
00:29:55à l'année dernière
00:29:56même si le ministère
00:29:57de l'Intérieur
00:29:57s'est félicité
00:29:59que dans certaines
00:30:00agglomérations
00:30:01comme Évreux
00:30:02Brest
00:30:02Orléans
00:30:03qui avaient été
00:30:04durement touchées
00:30:05l'an dernier
00:30:06et elles ont passé
00:30:07une nuit relativement calme
00:30:09cette année
00:30:10c'est dans l'Est
00:30:11en effet
00:30:11que ça a été plus critique
00:30:12vous l'avez vu
00:30:13dans le sujet
00:30:13précédemment
00:30:14une centaine
00:30:15de véhicules
00:30:16brûlés
00:30:17à Strasbourg
00:30:1730 interpellations
00:30:18des agents
00:30:19de police
00:30:20blessés
00:30:21un appartement
00:30:22a aussi été détruit
00:30:23par un incendie
00:30:24causé par un tir
00:30:25de mortier d'artifice
00:30:26et si on s'intéressait
00:30:27à la capitale
00:30:28et je vous donne
00:30:28la parole
00:30:28juste après
00:30:29Thomas Bonnet
00:30:29alors à Paris
00:30:30les policiers
00:30:31ont jugé
00:30:32une nuit
00:30:33relativement
00:30:33tranquille
00:30:35125 placements
00:30:36en garde à vue
00:30:36quand même
00:30:36donc 15 mineurs
00:30:38pour divers motifs
00:30:40violence volontaire
00:30:41usage de stupéfiants
00:30:42usage aussi
00:30:43en masse
00:30:44de protoxyde
00:30:45d'azote
00:30:45hier
00:30:46la nuit
00:30:47du 31
00:30:48au 1er
00:30:49janvier
00:30:50c'est en banlieue
00:30:51en grande couronne
00:30:52la situation
00:30:52était plus tendue
00:30:53des voitures brûlées
00:30:54beaucoup de tirs
00:30:56de mortiers
00:30:56y compris
00:30:57contre les forces
00:30:58de l'ordre
00:30:58pas de blessés
00:30:59à déplorer
00:31:00heureusement
00:31:00Thomas
00:31:01ce qu'il faut comprendre
00:31:02c'est que désormais
00:31:03c'est le ministère
00:31:04de l'intérieur
00:31:04qui centralise
00:31:05les données statistiques
00:31:06hier on a reçu
00:31:07un communiqué
00:31:08aux alentours
00:31:09de 18h30
00:31:10je crois
00:31:10avec ses chiffres
00:31:11et avec ce commentaire
00:31:12alors moi
00:31:12j'ai quand même noté
00:31:13une phrase de ce commentaire
00:31:14on nous dit qu'on a
00:31:15une nuit moins agitée
00:31:16que l'an dernier
00:31:18pourtant Juliette
00:31:18vient de le dire
00:31:19tous les chiffres
00:31:19sont en hausse
00:31:21pour justifier
00:31:22cette nuit
00:31:22moins agitée
00:31:23on nous dit
00:31:24que c'est l'ensemble
00:31:25des préfets de zone
00:31:25qui ont fait remonter ça
00:31:26on se dit
00:31:27bon bah là
00:31:27c'est l'autorité
00:31:28des préfets
00:31:28on n'a rien à dire
00:31:29évidemment je rappelle
00:31:30quand même
00:31:30que les préfets
00:31:31sont nommés
00:31:31par le pouvoir politique
00:31:32c'est important
00:31:33de le rappeler
00:31:33on a l'impression
00:31:33quand même
00:31:34qu'il y a une volonté
00:31:35de minorer
00:31:35d'euphémiser
00:31:36un peu ce qui s'est passé
00:31:37cette nuit
00:31:38il y a eu beaucoup
00:31:38de faits très graves
00:31:39on n'a par exemple
00:31:40pas d'indication
00:31:41sur le nombre
00:31:41de policiers blessés
00:31:42ça c'est une donnée
00:31:43que nous n'avons pas
00:31:43en notre possession
00:31:44alors qu'on sait
00:31:45qu'il y a des policiers
00:31:45qui ont été visés
00:31:47par des mortiers
00:31:48d'artifice
00:31:48donc je n'aime pas
00:31:49tellement ce récit
00:31:50de la nuit
00:31:51plus apaisée
00:31:52que nous propose
00:31:54le ministère
00:31:55de l'intérieur
00:31:55et je termine
00:31:56par quelque chose
00:31:57que vous avez dit hier
00:31:58vous avez dit que
00:31:59les médias
00:32:00à un moment donné
00:32:01avaient fait le choix
00:32:02de ne plus communiquer
00:32:02sur le nombre
00:32:03de voitures brûlées
00:32:04et vous avez expliqué
00:32:05très justement
00:32:05que c'était pour éviter
00:32:06la surenchère
00:32:07entre des villes
00:32:07qui se feraient
00:32:07une concurrence
00:32:08j'entends cet argument
00:32:09permettez-moi
00:32:10d'y voir aussi
00:32:11la volonté
00:32:11d'un espace médiatique
00:32:12de ne pas montrer
00:32:14la réalité
00:32:14de ce qui se passait
00:32:15la nuit
00:32:15de la Saint-Sylvestre
00:32:16parce que ça n'arrangeait
00:32:17pas tellement
00:32:18le propos idéologique
00:32:19qu'il voulait dérouler
00:32:21derrière
00:32:21je ne vous accuse pas
00:32:22vous
00:32:22donc moi je pense
00:32:25c'est important
00:32:25d'avoir des données précises
00:32:26et concrètes
00:32:27de ce qui s'est passé
00:32:28parce que ça dit aussi
00:32:29quelque chose
00:32:30de l'état de violence
00:32:31dans notre pays
00:32:32mais j'entends
00:32:33ce que vous me dites
00:32:34mais je faisais référence
00:32:34une époque où il n'y avait
00:32:35pas toutes ces chaînes
00:32:36il n'y avait que 4 ou 5 chaînes
00:32:37nationales
00:32:38et on s'était mis
00:32:40d'accord à l'époque
00:32:41pour éviter
00:32:42cette surenchère
00:32:43mais ça ne nous a pas échappé
00:32:44qu'aujourd'hui
00:32:45il y a des chaînes d'information
00:32:46entre des cités
00:32:47de Strasbourg
00:32:48très exact
00:32:48exactement
00:32:49les cités de Strasbourg
00:32:50la Méno
00:32:51je ne sais plus laquelle
00:32:52exactement
00:32:52et c'était
00:32:53toujours
00:32:54sur le nombre de voitures
00:32:55mais c'était un autre temps
00:32:57le monde a changé
00:32:58c'est pour ça
00:32:58que je m'étais permis
00:32:59de faire cette référence
00:33:00c'est intéressant
00:33:01parce que ça montre aussi
00:33:02que notre regard
00:33:02sur ces événements
00:33:03a évolué
00:33:04c'est je pense
00:33:05plutôt dans le bon sens
00:33:05exactement
00:33:06Elisabeth
00:33:07vous voulez dire
00:33:07qu'on les trouve
00:33:08moins normaux
00:33:09c'est ça
00:33:09pardon
00:33:10non mais je ne devrais pas
00:33:11rire
00:33:11on affonte la réalité
00:33:12telle qu'elle est
00:33:13peut-être qu'on se dit
00:33:16que finalement
00:33:16chaque année
00:33:17on se dit quand même
00:33:17que ce n'est pas absolument
00:33:18normal
00:33:19ce que ça m'inspire
00:33:21c'est je sais qu'on va
00:33:22en parler tout à l'heure
00:33:23je ne veux pas défleurer
00:33:24je sais que Rachel
00:33:25veut en parler
00:33:26les propos de monsieur Bilongo
00:33:27qui trouve
00:33:28de la bêtise
00:33:30chez des gens
00:33:32qu'il présume raciste
00:33:33alors s'il y a bien
00:33:34un signe de bêtise
00:33:36à bas front
00:33:36c'est le fait
00:33:37de célébrer
00:33:38la nouvelle année
00:33:39en brûlant des voitures
00:33:40de gens pauvres
00:33:41demeurant
00:33:42généralement
00:33:44ils ne vont pas
00:33:45c'est généralement
00:33:45ceux qui ont besoin
00:33:45de leurs voitures
00:33:46pour aller travailler
00:33:46et gagner leur vie
00:33:47c'est surtout
00:33:48sans le moindre mobile
00:33:51c'est juste
00:33:52de la violence
00:33:53stupide
00:33:55qui n'a que pour but
00:33:57probablement
00:33:58eux aussi
00:33:58ils doivent faire des vidéos
00:33:59j'imagine maintenant
00:34:00et puis après
00:34:01le lendemain
00:34:02espèce de truc
00:34:03genre
00:34:03on a eu l'état
00:34:05donc moi ça me
00:34:06ce qui est frappant
00:34:07c'est que la société
00:34:09s'adapte aux crimes
00:34:10et délits
00:34:11c'est-à-dire
00:34:11on ne sait plus
00:34:12de les convaincre
00:34:12on s'adapte
00:34:13avec la prime d'assurance
00:34:14on a des français juifs
00:34:15qui partent en Israël
00:34:16ils s'adaptent
00:34:16on s'adapte à tout
00:34:18aujourd'hui
00:34:18c'est ça la problématique
00:34:20oui absolument
00:34:21vous avez des femmes
00:34:22qui disent
00:34:22nous on ne sort plus
00:34:23le 31
00:34:23ou à d'autres dates
00:34:26où on ne sort pas
00:34:26dans n'importe quel quartier
00:34:27et là notre vocabulaire
00:34:29s'adapte
00:34:29moi le bilan
00:34:31je le trouve catastrophique
00:34:32et bien non
00:34:32c'était une soirée apaisée
00:34:34il y a plus de voitures
00:34:36brûlées
00:34:36avec un déploiement
00:34:38policier
00:34:3890 000
00:34:3990 000
00:34:40en France
00:34:4190 000 à Paris
00:34:42donc 10 à Paris
00:34:43vous avez ce bilan
00:34:44et tout le monde
00:34:45a l'air de
00:34:4510 000 policiers à Paris
00:34:46ben oui
00:34:47c'est vrai
00:34:48bien sûr
00:34:48pardon je dis
00:34:49moi je trouve ça démon
00:34:50bien sûr
00:34:51donc on adapte
00:34:52notre vocabulaire
00:34:53on s'adapte à tout
00:34:54et rien
00:34:55c'est ça le problème
00:34:56les narcotrafiquants
00:34:57on essaie de faire
00:34:58un petit détour
00:34:59pour une école
00:35:00oui bien sûr
00:35:01tout est comme ça
00:35:01en fait c'est comme
00:35:03les voeux d'Emmanuel Macron
00:35:04ils essayent
00:35:05de nous présenter
00:35:06à moitié plein
00:35:07parce qu'Emmanuel Macron
00:35:08c'est un peu ce qu'il a dit
00:35:08il a essayé de nous présenter
00:35:11un verre à moitié plein
00:35:12que les français
00:35:12voient disons
00:35:13au 4-5ème vide
00:35:14je pense
00:35:14et c'est la même chose
00:35:16pour la sécurité
00:35:16je vous propose
00:35:17d'écouter Mathieu Vallet
00:35:18l'eurodéputé
00:35:19Rassemblement National
00:35:20qui était l'invité
00:35:21du rendez-vous politique
00:35:22ce matin
00:35:22sur Europe 1
00:35:23et sur CNews
00:35:24et puis on continue
00:35:25si vous voulez bien
00:35:26évidemment
00:35:26le tour de table
00:35:27c'est le chaos
00:35:30c'est le chaos permanent
00:35:30dans notre pays
00:35:31on ne peut plus faire une fête
00:35:32sans qu'il y ait le chaos
00:35:33on l'a vu après la victoire
00:35:33du PSG
00:35:34on l'a vu lors
00:35:35de la fête de la musique
00:35:36on l'a vu lors du 14 juillet
00:35:38on le voit là
00:35:38lors du 31 décembre
00:35:40c'est pas possible
00:35:40dans ce pays
00:35:41à cause de voyous
00:35:42à cause de racailles
00:35:43de pouvoir s'amuser librement
00:35:44voilà c'est tout
00:35:45malgré l'engagement exceptionnel
00:35:46des 90 000 policiers
00:35:47et gendarmes
00:35:47d'ailleurs
00:35:48j'aimerais que Beauvau
00:35:48communique sur le nombre
00:35:49de policiers et gendarmes blessés
00:35:50voilà
00:35:51vous prenez Strasbourg
00:35:52où c'était quasiment
00:35:53Walking Dead
00:35:54parce qu'il y a eu
00:35:55plus de 100 véhicules brûlés
00:35:56il y a eu 30 policiers blessés
00:35:58dont 25 CRS
00:35:59de la CRS 7
00:36:00de Deuil-la-Barre
00:36:00et de la CRS 45
00:36:01de Chassieux
00:36:02que je connais bien
00:36:02qui ont quand même
00:36:03suivi des jets de projectiles
00:36:04des tirs de mortier
00:36:05et qui font en fait
00:36:06de l'infanterie
00:36:07particulièrement remonté
00:36:09Mathieu Vallet
00:36:10et c'est vrai
00:36:1030 policiers blessés
00:36:12on ne peut pas dire
00:36:12coco-réco
00:36:13tout va bien
00:36:14non en plus
00:36:15ils étaient là en nombre
00:36:16ce sont des gens
00:36:18les policiers
00:36:18qui sont sollicités
00:36:19toute l'année
00:36:20on devrait au contraire
00:36:21insister sur les blessures
00:36:22qui leur ont été
00:36:23infligés
00:36:24c'est vraiment quelque chose
00:36:26il y a quand même
00:36:28une déconnexion
00:36:29oui une détérioration
00:36:30du vocabulaire
00:36:31c'est-à-dire le refus
00:36:32de nommer la réalité
00:36:33et de pratiquer
00:36:34l'euphémisation
00:36:35ou d'autres stratégies
00:36:36de contournement
00:36:37si on nomme pas la réalité
00:36:39on ne risque pas
00:36:39de la changer
00:36:40Alexandre
00:36:41il y a une volonté
00:36:42de contournement
00:36:44ça on le connait
00:36:44et de déni
00:36:45on le connait depuis longtemps
00:36:46mais je me demande
00:36:47si c'est pas pire
00:36:48s'il n'y a pas tout simplement
00:36:49une banalisation
00:36:50parce que ça fait tellement d'années
00:36:51qu'on brûle des voitures
00:36:52au 1er de l'an
00:36:53ou au 14 juillet
00:36:54qu'on considère
00:36:55que c'est un phénomène
00:36:56un peu comme
00:36:57la neige en hiver
00:36:57si vous voulez
00:36:59je pense que c'est ça
00:37:00qui est le plus grave
00:37:01c'est que nos sociétés
00:37:03se sont habituées
00:37:04à un certain degré
00:37:05de violence
00:37:06qui serait apparu
00:37:08inimaginable
00:37:09il y a 40
00:37:10ou 50 ans
00:37:11je crois que c'est ça
00:37:12la réalité
00:37:12qu'on est définitivement
00:37:14basculé
00:37:14on est définitivement
00:37:16en train de basculer
00:37:17dans une forme
00:37:17de tiers-mondisation
00:37:18et d'acceptation
00:37:20qu'on ne devrait pas
00:37:22accepter
00:37:23Rachel
00:37:24Justement pour rebondir
00:37:25avec ce que disait Alexandre
00:37:27plus que de la banalisation
00:37:28selon moi
00:37:29c'est une véritable
00:37:30nouvelle culture
00:37:31de la violence
00:37:32qui s'impose
00:37:33sur l'ensemble du territoire
00:37:34et à travers
00:37:35certaines fêtes
00:37:36justement très symboliques
00:37:37comme le 14 juillet
00:37:38et cette violence
00:37:39elle est en réalité
00:37:40assez organisée
00:37:41malgré le défouloir
00:37:43que c'est
00:37:43c'est-à-dire qu'on va viser
00:37:45incendier des poubelles
00:37:47parce que c'est le symbole
00:37:48de notre civilisation
00:37:49de la propreté
00:37:50on va incendier des voitures
00:37:52parce que c'est la liberté
00:37:53d'aller et venir
00:37:54la liberté de travailler
00:37:55et on enflamme aussi
00:37:57nos rites
00:37:59et une société civilisée
00:38:00c'est une société
00:38:01qui a des rites
00:38:02qui a des fêtes
00:38:03et qui sait rire
00:38:04donc on déhumanise
00:38:06aussi l'ensemble
00:38:06de la société
00:38:07moi ce qui me choque
00:38:09c'est que les valeurs
00:38:11sont aussi effacées
00:38:12c'est que
00:38:12on ne respecte plus
00:38:14ni le feu d'artifice
00:38:15ni le feu rouge
00:38:17aujourd'hui
00:38:17voilà
00:38:17c'est un bon résumé
00:38:19je veux revenir
00:38:21sur le terme d'acceptation
00:38:22parce que justement
00:38:23moi je fais partie
00:38:23de ceux qui n'acceptent pas
00:38:24qu'on s'habitue
00:38:25je pense qu'on est nombreux
00:38:26on est nombreux
00:38:27sur ce plateau
00:38:27je pense qu'il y a
00:38:28un grand nombre de français
00:38:29qui nous regardent
00:38:30qui partagent le même avis
00:38:31vous savez
00:38:31je pense qu'il faut être
00:38:32vigilant et attentif
00:38:33à ce sentiment
00:38:34de non-acceptation
00:38:35justement
00:38:35parce que rappelez-vous aussi
00:38:37que ces émeutes
00:38:38ces violences urbaines
00:38:39elles interviennent
00:38:40quelques semaines
00:38:41quelques jours après
00:38:42cette surprime
00:38:43qu'a voté le CERA
00:38:45sur proposition du gouvernement
00:38:47pour faire payer
00:38:48à vous
00:38:49à nous
00:38:49aux français
00:38:50à ceux qui payent
00:38:50leurs contrats d'insurance
00:38:52les réparations
00:38:53des dégradations
00:38:54donc attention quand même
00:38:55à ne pas en faire un peu trop
00:38:56à un moment
00:38:57ce sera peut-être un peu trop
00:38:58pour nos concitoyens
00:39:00qui nous regardent
00:39:00mais c'est intéressant
00:39:01parce que c'est la même logique
00:39:03alors je pense effectivement
00:39:03les français n'acceptent pas
00:39:05on le voit d'ailleurs
00:39:06à travers les résultats
00:39:07électoraux
00:39:07mais le système politique
00:39:09une partie du système médiatique
00:39:11accepte
00:39:12et la taxe émeute
00:39:12c'est exactement
00:39:13la même logique
00:39:14je comparais ça
00:39:14à la neige en hiver
00:39:15la taxe émeute
00:39:16elle est calquée
00:39:17sur la taxe
00:39:18catastrophe naturelle
00:39:20donc si vous voulez
00:39:21aujourd'hui
00:39:21la violence
00:39:22est une catastrophe naturelle
00:39:24et le rôle de l'État
00:39:24qui devrait être
00:39:25de l'éviter
00:39:26comme il n'en est pas capable
00:39:27il se contente
00:39:28de l'assurer
00:39:29l'année 2025
00:39:30vous le savez
00:39:31a été montée
00:39:32et marquée
00:39:33par la multiplication
00:39:34des actes antisémites
00:39:35et bien écoutez
00:39:36on est en 2026
00:39:38et ça se poursuit
00:39:39avec ce qui s'est passé
00:39:41à l'aéroport
00:39:41voici Charles de Gaulle
00:39:42une dame qui accompagnait
00:39:43tout simplement son fils
00:39:44a été victime de propos
00:39:46antisionnistes
00:39:46tenus par des employés
00:39:47de l'aéroport
00:39:48ça continue
00:39:49Noémie Hardy
00:39:50on en parle juste après
00:39:51Une scène qui a eu lieu
00:40:06en plein milieu
00:40:07d'un restaurant
00:40:07à l'aéroport
00:40:08Charles de Gaulle
00:40:09alors qu'une mère
00:40:10accompagne son fils
00:40:11prendre l'avion
00:40:12elle entend une conversation
00:40:13entre trois employés
00:40:14des propos antisémites
00:40:16sont ouvertement tenus
00:40:17très vite
00:40:18la situation s'envenime
00:40:20Elle est encore
00:40:21aujourd'hui sous le choc
00:40:22de ce qu'elle a pu entendre
00:40:23de la violence des propos
00:40:24de la véhémence
00:40:25et de cette extrême surprise
00:40:27de se dire qu'en allant
00:40:29à l'aéroport
00:40:30amener son petit garçon
00:40:31de 12 ans
00:40:32elle peut en plein coeur
00:40:33de Paris
00:40:34être victime
00:40:36de propos aussi graves
00:40:37aussi véhéments
00:40:39Selon la victime
00:40:40personne n'aurait réagi
00:40:41au moment de l'altercation
00:40:42son avocate
00:40:44parle d'un antisémitisme
00:40:45décomplexé
00:40:46Voilà
00:40:47c'est des collègues
00:40:48qui sont ensemble
00:40:49et leur sujet
00:40:50de conversation
00:40:51c'est d'insulter
00:40:52les juifs
00:40:53c'est d'insulter
00:40:53ceux qu'ils qualifient
00:40:55de sionistes
00:40:55De son côté
00:40:56l'aéroport Charles de Gaulle
00:40:58a ouvert une enquête
00:40:59et a promis
00:40:59qu'aucun compromis
00:41:00ne sera fait
00:41:01sur l'antisémitisme
00:41:02et le racisme
00:41:03Voilà
00:41:04ça continue
00:41:05et là
00:41:06c'est le triste constat
00:41:07je vous propose d'écouter
00:41:07et Elie Korshia
00:41:08donc l'avocat
00:41:09que vous connaissez
00:41:10président du Consistoire
00:41:11de France
00:41:11qui a réagi ce matin
00:41:12dans la matinale
00:41:13Les mesures de sécurité
00:41:15qui sont mises en place
00:41:16par le ministère
00:41:17de l'Intérieur
00:41:18doivent être évidemment
00:41:19maintenues
00:41:19voire même renforcées
00:41:21lorsqu'il y a
00:41:22des offices
00:41:23par exemple le Shabbat
00:41:24on a cette information
00:41:25qui vient de tomber
00:41:26je n'ai pas encore
00:41:27les informations
00:41:27encore recoupées
00:41:29avec le ministère
00:41:29de l'Intérieur
00:41:30mais nous savons bien
00:41:31que nous avons eu
00:41:32à déplorer
00:41:32récemment
00:41:34en 2024
00:41:35vous vous en rappelez
00:41:35un attentat commis
00:41:37contre la synagogue
00:41:38de Rouen
00:41:38trois mois plus tard
00:41:39un autre attentat
00:41:40commis contre la synagogue
00:41:41de la Grande Motte
00:41:42dans le sud-ouest
00:41:43donc on reste évidemment
00:41:44particulièrement attentifs
00:41:46après ce qui s'était passé
00:41:47à Rouen
00:41:47et dans le Languedoc
00:41:48et donc évidemment
00:41:49nous savons très bien
00:41:50que nous restons
00:41:51dans une période
00:41:51avec un antisémitisme
00:41:53important
00:41:54Thomas disait
00:41:56on ne doit pas être
00:41:57dans l'acceptation
00:41:58là on est dans
00:41:59l'antisémitisme
00:41:59complètement décomplexé
00:42:01voilà
00:42:02là aussi
00:42:02et nous sommes en 2026
00:42:04Rachel Kahn
00:42:04mais pourquoi
00:42:06ça s'arrêterait ?
00:42:08en fait
00:42:08moi ce qui me choque
00:42:09c'est qu'on n'est pas
00:42:10seulement dans l'antisémitisme
00:42:12en fait
00:42:13on n'arrive pas
00:42:15à nommer
00:42:16une guerre
00:42:16qui est à l'oeuvre
00:42:17depuis le 7 octobre
00:42:19il y a eu
00:42:19une guerre
00:42:20qui a bouleversé
00:42:21l'ensemble du monde
00:42:22entier
00:42:22et c'est pas simplement
00:42:24de l'antisémitisme
00:42:25c'est de l'islamisme
00:42:27et on parle
00:42:28toujours
00:42:28d'importation du conflit
00:42:29mais c'est pas un hasard
00:42:31si ce qui s'est passé
00:42:32s'est passé dans un aéroport
00:42:33cette haine là
00:42:34elle circule
00:42:35et puis il y a eu des précédents
00:42:36dans les aéroports
00:42:37on en a parlé beaucoup
00:42:38cet été
00:42:38c'est très symbolique
00:42:39l'épisode de Vueling
00:42:41l'épisode de cette contrôleuse
00:42:42tant que nos sociétés
00:42:44n'intégreront pas
00:42:46et que notamment
00:42:46le chef de l'état
00:42:47n'intégrera pas
00:42:48le fait que
00:42:49dans les chartes du Hamas
00:42:51c'est la volonté
00:42:52de détruire Israël
00:42:53mais l'ensemble
00:42:54des juifs du monde
00:42:55et de les intimider
00:42:56et de les calomnier
00:42:57et de les disqualifier
00:42:59et finalement
00:43:00de gommer leur existence
00:43:01à travers la planète
00:43:02qu'on fait
00:43:03s'y né
00:43:04il y a quelques semaines
00:43:05et bien
00:43:05on ne pourra pas
00:43:06s'en sortir
00:43:07on ne peut pas faire
00:43:07seulement comme s'il ne s'agit
00:43:09que
00:43:09c'est que
00:43:10de l'antisémitisme
00:43:11Et vous vous souvenez
00:43:12que notre ami Arnaud Clarsel
00:43:13qui nous regarde peut-être
00:43:14a lancé un nouvel appel
00:43:15a tendu une nouvelle perche
00:43:16à Emmanuel Macron
00:43:17pour qu'il participe
00:43:18à un rassemblement
00:43:19mais la réponse
00:43:20de l'Elysée
00:43:22c'était
00:43:22bon
00:43:23on va regarder
00:43:23c'est un peu ça
00:43:24je n'ai plus les termes exacts
00:43:26je ne veux pas
00:43:26mais voilà
00:43:27c'était voilà
00:43:27Elisabeth Elie
00:43:28Pour redire mon désaccord
00:43:29sur ce point
00:43:30j'en ai assez
00:43:31de cet argument
00:43:32et du fait
00:43:33qu'on essaye d'imaginer
00:43:35que si Emmanuel Macron
00:43:36tout d'un coup
00:43:36allait manifester
00:43:37contre l'antisémitisme
00:43:38ça changerait quoi que ce soit
00:43:39à mon avis
00:43:40ça ne changerait rien
00:43:41donc
00:43:42il devrait peut-être
00:43:43le faire par ailleurs
00:43:43mais
00:43:44je ne crois pas
00:43:45que serait-il allé
00:43:46à cette fameuse manifestation
00:43:48contre l'antisémitisme
00:43:49il n'y aurait pas eu
00:43:49un acte antisémite
00:43:51de moins
00:43:51il faut arrêter
00:43:51si vous croyez
00:43:52que les gens
00:43:53qui cassent la gueule
00:43:54c'est mon point de vue
00:43:55vous pouvez être d'accord
00:43:56oui très bien
00:43:58mais si vous voulez
00:43:58ça fait deux ans
00:43:59qu'à chaque fois
00:44:00qu'on parle de l'antisémitisme
00:44:01on ressort cette histoire
00:44:02de manif
00:44:02j'en ai marre
00:44:03comme si
00:44:04l'antisémitisme
00:44:05venait d'Emmanuel Macron
00:44:06qu'il faille le nommer
00:44:08c'est pas seulement
00:44:09Emmanuel Macron
00:44:10c'est toute la gauche
00:44:11qui a eu
00:44:12évidemment
00:44:1225 ans
00:44:13de retard à l'allumage
00:44:14entre les territoires
00:44:15perdus de la république
00:44:16et aujourd'hui
00:44:18mais
00:44:18j'ajoute que
00:44:19c'est pas seulement
00:44:20décomplexé
00:44:21dans son livre
00:44:22Samuel Fitoussi
00:44:23qu'on avait reçu
00:44:24ici
00:44:24explique en fait
00:44:25que les idées
00:44:26qui marchent
00:44:27c'est pas forcément
00:44:29évidemment
00:44:29c'est pas la vérité
00:44:31le seul critère
00:44:32les idées qui marchent
00:44:33dans le monde intellectuel
00:44:34ou dans les gens
00:44:35qui prétendent
00:44:36de réfléchir
00:44:36ce sont les idées
00:44:38socialement valorisantes
00:44:40les idées qui ont du poids
00:44:41dans votre milieu
00:44:42si ces gens
00:44:43parlent
00:44:44de façon aussi
00:44:46je veux dire
00:44:47sans se cacher
00:44:48si vous voulez
00:44:49sans plus
00:44:50sans se cacher
00:44:51ils disent des horreurs
00:44:52exactement comme
00:44:54dans les cours d'école
00:44:55exactement comme
00:44:55dans des cours d'école
00:44:57comme dans certaines facs
00:44:58c'est tout simplement
00:44:59parce que
00:45:00c'est à la mode
00:45:01parce que
00:45:02dire
00:45:03des horreurs
00:45:04sur les juifs
00:45:04en passant par le truc
00:45:05du sionisme
00:45:06c'est
00:45:07se montrer
00:45:08du bon côté
00:45:09du côté des opprimés
00:45:11du côté contre
00:45:12la méchante armée
00:45:13donc si vous voulez
00:45:13cet imaginaire
00:45:14s'est installé
00:45:16dans beaucoup
00:45:16beaucoup d'esprits
00:45:17au-delà d'ailleurs
00:45:18du monde
00:45:19islamiste
00:45:20et islamique
00:45:21et
00:45:22je pense que
00:45:24non mais
00:45:25ça fait partie
00:45:25de la stratégie
00:45:26il faut prendre
00:45:27cette réalité
00:45:27ça fait partie
00:45:27d'une stratégie globale
00:45:28c'est ça le truc
00:45:29l'histoire des facs
00:45:31etc
00:45:31ça fait partie
00:45:31d'une vraie
00:45:32le truc
00:45:33c'est qu'on combat
00:45:33en fait
00:45:34on n'arrache pas
00:45:35les mauvaises idées
00:45:36de la tête des gens
00:45:37en faisant des manifestations
00:45:38arrêtez
00:45:39j'en ai
00:45:39je voudrais vous dire
00:45:41Arnaud Klasferl
00:45:42que je salue
00:45:42qui nous regarde
00:45:43m'envoie justement
00:45:44une petite communication
00:45:45de sa part
00:45:46c'est au président de la république
00:45:47je vous le dis
00:45:47je le dis aux téléspectateurs
00:45:49aux éditeurs d'Europe 1
00:45:50c'est au président de la république
00:45:51de prendre la tête
00:45:52de la lutte contre l'antisémitisme
00:45:54qui sévit en France
00:45:55portée par une partie minoritaire
00:45:57mais active de la population
00:45:58les islamistes
00:45:59ceux qui les soutiennent
00:46:00et l'extrême gauche
00:46:00maladivement
00:46:01électoralement hostile à Israël
00:46:02heureusement
00:46:03les braves gens
00:46:04comprennent que les français juifs
00:46:05sont un élément positif
00:46:07pour notre nation
00:46:07il est temps de réagir
00:46:08et c'est au président
00:46:09de s'engager
00:46:10d'être un véritable acteur
00:46:11et de cesser d'être un spectateur
00:46:13c'est ce que déclare
00:46:14Arnaud Klasferl
00:46:14qui suit notre émission
00:46:17je ne suis pas sûr
00:46:17que ça changera grand chose
00:46:18moi je suis davantage convaincu
00:46:21par la deuxième partie
00:46:21de l'analyse d'Elisabeth
00:46:23que de la première
00:46:23parce que non seulement
00:46:24il n'a pas pris la tête
00:46:25de cette manifestation
00:46:26mais enfin
00:46:26les indiscrétions
00:46:27qui nous sont remontées
00:46:28c'est qu'il a pris
00:46:29la température
00:46:31c'est pas le moment
00:46:32ça va enflammer les bruits
00:46:33moi je trouve ça gravissime
00:46:34si la décision
00:46:35d'un président de la république
00:46:36c'est bien de rappeler l'histoire
00:46:40c'est de consulter
00:46:40des influenceurs
00:46:41que je qualifie répudiquement
00:46:43de douteux
00:46:44parce que j'ai eu affaire
00:46:45à ce personnage
00:46:45et je peux vous dire
00:46:46que ça va bien au-delà
00:46:47dans le cas de monsieur
00:46:48vous êtes très opémiste
00:46:49absolument
00:46:50mais d'un autre côté
00:46:54là où je suis convaincu
00:46:54c'est que je ne crois pas
00:46:55qu'il y ait une recrudescence
00:46:56de l'antisémitisme
00:46:57en tant que tel
00:46:58mais il y ait une recrudescence
00:46:59de l'antisémitisme déclaré
00:47:00c'est-à-dire que c'est devenu tendance
00:47:02oui
00:47:02quand on était jeunes
00:47:03les gens se cachaient
00:47:04pour être disait
00:47:05non on n'est pas antisémite
00:47:06maintenant
00:47:06ils prennent un mégaphone
00:47:08pour dire qu'ils sont antisémites
00:47:09absolument
00:47:10je ne pense pas que c'est augmenté
00:47:11il n'y a pas plus d'antisémites
00:47:12seulement
00:47:12ils ont pignon sur rue
00:47:14et moi j'entends
00:47:15on en a emporté beaucoup
00:47:16quand même
00:47:16on en a emporté beaucoup
00:47:18mais sur les réseaux sociaux
00:47:19c'est une bonne mesure
00:47:20un bon instrument de mesure
00:47:21vous voyez un antisémitisme
00:47:23décontracté
00:47:23comme on n'a
00:47:24jamais vu
00:47:25on en arrive
00:47:26à des expressions
00:47:28qui ne sont pas loin
00:47:29de ce que c'était
00:47:29autant nazi
00:47:30des gens très très décontractés
00:47:32avec des appels à la Shoah
00:47:33à l'extermination des juifs
00:47:35etc
00:47:35donc je pense que
00:47:36c'est là où les symboles
00:47:38peuvent un peu calmer
00:47:39les choses quand même
00:47:39même si ça ne résoudra rien
00:47:41en profondeur
00:47:42je suis d'accord avec vous
00:47:42je ne dis pas la gravité
00:47:43de la politique d'Emmanuel Macron
00:47:45je dis juste
00:47:45qu'au bout de deux ans
00:47:47ça ne me paraît plus être
00:47:49c'est un argument
00:47:50qu'on ne peut pas
00:47:50brandir pendant dix ans
00:47:52comme mono-explication
00:47:54si vous voulez
00:47:55j'en ai parlé de l'entendre
00:47:55Alexandre
00:47:56Alexandre et Rachel Ken
00:47:57je vais te prendre la parole aussi
00:47:58à nouveau
00:47:58c'est vrai qu'il y a aujourd'hui
00:47:59un antisémitisme
00:48:01progressiste
00:48:02entre guillemets
00:48:02voire mondain
00:48:03de gens
00:48:04qui sont antisémites
00:48:06en toute bonne conscience
00:48:06en pensant
00:48:07faire le bien
00:48:08être dans le camp du bien
00:48:09être même dans l'antiracisme
00:48:11donc on est dans un paradoxe
00:48:12absolu
00:48:13après je pense
00:48:14que ça
00:48:14ça touche
00:48:15une partie de la gauche
00:48:18intellectuelle
00:48:20mais ça ne touche pas
00:48:21les français
00:48:21en profondeur
00:48:23d'ailleurs on le voit
00:48:24c'est un indicateur
00:48:25comme un autre
00:48:26mais à l'Eurovision
00:48:27il vote pour la chanteuse
00:48:29juive
00:48:31aussi bien je pense
00:48:31par son talent
00:48:32que par justement
00:48:33le refus
00:48:34de cet antisémitisme
00:48:37
00:48:37c'est un peu un vote militant
00:48:38aussi
00:48:38c'est peut-être un vote militant
00:48:40mais je crois que les français
00:48:41si on fait des sondages
00:48:42rejettent
00:48:43cet antisémitisme
00:48:45
00:48:45dans les facs
00:48:47ceux qui agressent
00:48:47des juifs
00:48:48c'est pas des français
00:48:49c'est quoi ?
00:48:50c'est des français
00:48:51mais celui-là
00:48:52c'est quand même
00:48:52une minorité
00:48:54progressiste
00:48:55des élites
00:48:56entre guillemets
00:48:57parce que je ne suis pas sûr
00:48:57que ce soit des rarres
00:48:58dans les cours de récré
00:48:59ça existe aujourd'hui
00:49:00moi je connais des gamins
00:49:01de 10 ans
00:49:02qui cachent
00:49:02qu'ils sont juifs
00:49:03spontanément
00:49:04donc c'est bien quand même
00:49:06qu'il y a un climat
00:49:07qui va au-delà
00:49:08de certaines élites
00:49:11et en plus
00:49:14ça revient à droite
00:49:15en Amérique
00:49:15donc il faut aussi
00:49:16se méfier de ça
00:49:17bien sûr
00:49:18il faut se méfier
00:49:19et ensuite
00:49:20quand même là
00:49:21c'est dans un aéroport
00:49:22je ne sais pas
00:49:22quelle était la confession
00:49:24ou l'origine
00:49:24des gens qui tiennent
00:49:25ces propos
00:49:26mais un aéroport
00:49:27et le personnel
00:49:28de l'aéroport
00:49:28donc c'est quand même
00:49:29un peu inquiétant
00:49:30il y a eu les livres
00:49:31sur les mosquées de Watsi
00:49:32on sait qu'il y avait
00:49:33des islamistes
00:49:34dans les aéroports
00:49:35donc
00:49:36les propos antisionistes
00:49:39vont parfois
00:49:40vont souvent quand même
00:49:41de pair
00:49:41avec l'islamisme
00:49:43donc même en termes
00:49:44de sécurité
00:49:44je trouve ça
00:49:46très inquiétant
00:49:47et donc j'espère
00:49:48que l'enquête
00:49:49ira au bout
00:49:49que ce n'est pas
00:49:50simplement
00:49:50un communiqué
00:49:51pour faire plaisir
00:49:52et qu'il y aura
00:49:53des sanctions
00:49:54et il y a eu
00:49:55des précédents
00:49:56dans les aéroports
00:49:56et le ministre
00:49:57M. Tabarro
00:49:58avait tapé du poing
00:49:59sur la table
00:49:59il faut le rappeler
00:50:00et le souligner
00:50:01au moment des faits
00:50:02Rachel Kahn
00:50:03on ne peut pas parler
00:50:04d'une guerre hybride
00:50:06d'un côté
00:50:06et ne pas prendre
00:50:08à bras le corps
00:50:09ce qu'est cette guerre
00:50:10hybride
00:50:11c'est une guerre
00:50:12menée
00:50:13une stratégie
00:50:14plutôt menée
00:50:15d'infiltration
00:50:16de la société
00:50:17où on a imbibé
00:50:19notre jeunesse
00:50:20par la propagande
00:50:21par le progressisme
00:50:22par le racialisme
00:50:23par le wokisme
00:50:25pour fracturer
00:50:26la société
00:50:26c'est ce que
00:50:27André Taguieff
00:50:28appelle
00:50:28le palestinisme
00:50:29et qui justement
00:50:31effectivement
00:50:32il y a le clientélisme
00:50:33derrière
00:50:33il y a le fait
00:50:34de se sentir valorisé
00:50:35au sein de sa communauté
00:50:36lorsque l'on reprend
00:50:38des éléments
00:50:38de propagande
00:50:39des terroristes
00:50:41donc en fait
00:50:41c'est ça aujourd'hui
00:50:42ce qui se passe en France
00:50:43et malheureusement
00:50:44on n'a pas
00:50:45des leaders politiques
00:50:46qui nous parlent
00:50:47effectivement
00:50:47d'antisémitisme
00:50:48mais qui ne vont pas
00:50:49assez loin
00:50:50dans la démarche
00:50:51qui est extrêmement grave
00:50:52pour l'ensemble
00:50:53de notre pays
00:50:53parce que la France
00:50:54n'est pas antisémite
00:50:55Rachel dans un certain nombre
00:50:56du Maghreb
00:50:58ou du pays
00:50:59du monde arabo-musulman
00:51:01l'antisémitisme
00:51:02va bien au-delà
00:51:03des terroristes
00:51:04c'est-à-dire
00:51:04qu'il y a
00:51:06un antisémitisme
00:51:07d'atmosphère
00:51:08dans un certain nombre
00:51:09d'endroits
00:51:10qui est absolument normal
00:51:11la question c'est de savoir
00:51:12moi ce que je crois
00:51:14en réalité
00:51:14c'est que dans quelques générations
00:51:16il restera des gens
00:51:17d'origine juive
00:51:19en France
00:51:19mais des gens
00:51:20qui se pensent
00:51:21comme juifs
00:51:21et bien je pense
00:51:22qu'il y en aura
00:51:23de moins en moins
00:51:23parce que ce que vous oubliez
00:51:25dans l'affaire
00:51:26où vous dites
00:51:27qu'il y a une stratégie
00:51:29c'est que cette stratégie
00:51:30nous l'alimentons
00:51:31en ouvrant nos frontières
00:51:32sans jamais
00:51:34demander
00:51:34quoi que ce soit
00:51:35allez on marque une pause
00:51:36et vous allez voir
00:51:37vous avez des sujets marrants
00:51:39c'est pas vraiment
00:51:41le cas
00:51:42j'aimerais
00:51:42ça sera bon
00:51:43j'aimerais
00:51:43mais Juliette Sadat
00:51:44est avec nous
00:51:45vous allez voir
00:51:45ça va vous faire agir
00:51:46c'est l'histoire
00:51:47d'un mineur géorgien
00:51:48muni de deux couteaux
00:51:49qui est interpellé
00:51:50à la rentrée d'une synagogue
00:51:51devinez ce qu'il s'est passé
00:51:52il a été remis en liberté
00:51:54voilà
00:51:55voilà où on en est
00:51:56donc évidemment
00:51:56je pense que
00:51:57il est urgent d'agir
00:51:59on marque une pause
00:51:59on se retrouve
00:52:00dans quelques instants
00:52:02sur CNews
00:52:03et on salue
00:52:03les auditeurs d'Europe
00:52:04merci de nous accueillir
00:52:09il est 10h
00:52:10c'est l'heure des pros
00:52:10sur CNews
00:52:11jusqu'à 10h30
00:52:12et c'est le moment
00:52:13de faire un nouveau tour
00:52:14de l'information avec vous
00:52:15Sommayel Abidi
00:52:16c'est la principale information
00:52:21de ce vendredi
00:52:22l'enquête et l'identification
00:52:23des victimes
00:52:24se poursuivent après l'incendie
00:52:25dans un bar de la station
00:52:27de ski suisse de Cran-Montana
00:52:28pendant la nuit du Nouvel An
00:52:30un drame qui a fait
00:52:31une quarantaine de morts
00:52:32et une centaine de blessés
00:52:33et selon le dernier bilan
00:52:35communiqué par le Quai d'Orsay
00:52:379 Français ont été blessés
00:52:388 autres ne sont pas encore localisés
00:52:40à ce stade
00:52:41on ne peut exclure
00:52:42que des ressortissants
00:52:43figurent parmi les victimes
00:52:44de l'incendie
00:52:45dont l'identification
00:52:46est encore en cours
00:52:47comme je vous le disais
00:52:48a ajouté le ministère
00:52:50des affaires étrangères
00:52:51et puis au cinquième jour
00:52:53de manifestation
00:52:54contre la vie chère
00:52:556 morts hier
00:52:56dans des affrontements
00:52:57entre manifestants
00:52:58et forces de l'ordre
00:52:59dans l'ouest de l'Iran
00:53:00parmi les victimes
00:53:01un membre d'une milice
00:53:03affiliée au gardien
00:53:03de la révolution
00:53:04l'armée idéologique
00:53:05de la république islamique
00:53:07et 30 personnes
00:53:08ont été arrêtées
00:53:09à Téhéran
00:53:10pour troubles
00:53:10à l'ordre public
00:53:11Merci beaucoup Sommaya
00:53:13Au revoir
00:53:14On est avec Juliette Sadat
00:53:15on va évoquer une affaire
00:53:17une nouvelle affaire
00:53:18qui va faire agir
00:53:19j'en suis intimement
00:53:20persuadé
00:53:22nos invités du jour
00:53:24tellement c'est révoltant
00:53:26mais on parlait
00:53:27d'acceptation tout à l'heure
00:53:28je ne sais plus quel terme
00:53:29on a utilisé aussi
00:53:30enfin bon voilà
00:53:31là il s'agit
00:53:32d'un mineur géorgien
00:53:34donc je le disais
00:53:34muni de deux couteaux
00:53:36qui a été interpellé
00:53:37à l'entrée de la synagogue
00:53:38dans les bouches du Rhône
00:53:39ça s'est passé à Aix-en-Provence
00:53:41alors je pense qu'il tremble
00:53:42parce qu'il a été libéré
00:53:44au terme de sa garde à vue
00:53:45et devrait faire l'objet
00:53:48d'un avertissement
00:53:49c'est bien cela Juliette
00:53:50racontez-nous cette histoire
00:53:51alors en fait les policiers
00:53:52les policiers d'Aix-en-Provence
00:53:53avaient trouvé son attitude
00:53:54un petit peu curieuse
00:53:55il était posté
00:53:56à l'entrée de la synagogue
00:53:57dans le centre-ville
00:53:59d'Aix-en-Provence
00:54:00donc ils ont procédé
00:54:01à son contrôle
00:54:02et en effet
00:54:03les fouilles
00:54:03ont révélé
00:54:04qu'il portait
00:54:05deux couteaux sur lui
00:54:07alors il a été immédiatement
00:54:08placé en garde à vue
00:54:10ce qu'on sait en effet
00:54:11sur le suspect
00:54:12c'est qu'il est mineur
00:54:14il est de nationalité géorgienne
00:54:15il habite Marseille
00:54:17il est inconnu
00:54:18des services de police
00:54:19inconnu de la justice
00:54:21les enquêteurs
00:54:22n'ont pas réussi
00:54:23à révéler un mobile
00:54:25donc sa garde à vue
00:54:27de couteau quand même
00:54:28de couteau
00:54:29mais pas de mobile
00:54:30le parquet nous a indiqué
00:54:32qu'il ignorait
00:54:33qu'il se trouvait
00:54:34aux abords d'une synagogue
00:54:35donc sa garde à vue
00:54:36a été levé
00:54:37au bout de 24 heures
00:54:39il va être présenté
00:54:40devant le délégué
00:54:42du procureur
00:54:43et il devrait recevoir
00:54:44un avertissement pénal
00:54:46probatoire
00:54:47c'est une mesure
00:54:48d'avertissement
00:54:49qui depuis 3 ans
00:54:50remplace les fameux
00:54:51rappels à la loi
00:54:52voilà
00:54:52j'étais sûr
00:54:53que ça va vous faire agir
00:54:54je pense qu'il en tremble
00:54:55déjà
00:54:55alors deux couteaux
00:54:56le synagogue
00:54:57j'étais là par hasard
00:55:00voilà où on en est
00:55:01en fait
00:55:01quels sont les signaux
00:55:02qu'on envoie
00:55:02avec de telles décisions
00:55:04ça ne m'étonne pas
00:55:04qu'on arrive à des
00:55:05je suis un grand fan
00:55:06de l'inspecteur Colombo
00:55:07et vraiment
00:55:08j'ai suivi des enquêtes
00:55:09plus difficiles
00:55:10deux couteaux
00:55:11près d'une synagogue
00:55:12qu'est-ce que ça peut être
00:55:13le lien
00:55:14écoutez moi
00:55:14j'avais proposé
00:55:15c'est sûr que ça va vous faire agir
00:55:17mais c'est tellement
00:55:18oui non mais
00:55:19moi je préfère même en rire
00:55:20alors qu'il n'y a vraiment
00:55:21pas de quoi rire
00:55:21il n'y a pas de quoi rire
00:55:22j'avais proposé quelque chose
00:55:23qu'on passe tous à la bouillée
00:55:25et qu'il n'y ait plus de couteaux
00:55:26non mais
00:55:26ça avait été mal reçu
00:55:28puis je vois que l'idée gagne
00:55:29moi je pense
00:55:30que toute personne
00:55:31prise en possession
00:55:32d'un couteau
00:55:32doit aller en prison directement
00:55:33parce qu'il n'y a aucune raison
00:55:35il y en a deux en plus
00:55:35qui doit aller doublement en prison
00:55:37qui se promène
00:55:38fortiori avec deux couteaux
00:55:39qui par exemple
00:55:40prend le métro avec un couteau
00:55:41est-ce que sur ce plateau
00:55:42quelqu'un a un couteau
00:55:43dans sa poche
00:55:44non
00:55:44personne ne se balade
00:55:46il y a plein de gens
00:55:47qui se baladent avec des couteaux
00:55:48les gens qui bossent
00:55:49sur les chantiers
00:55:50il y a plein de gens
00:55:52qui bossent dehors
00:55:52évidemment qu'on peut toujours
00:55:53trouver l'exception à la règle
00:55:55et par exemple
00:55:55quelle est la motivation
00:55:56de cet homme
00:55:57pour se balader
00:55:57un mineur avec deux couteaux
00:56:00synagogue ou pas
00:56:01au-delà des couteaux
00:56:02le problème
00:56:02il y a
00:56:04je pense que c'est
00:56:05dans la convention européenne
00:56:06des droits de l'homme
00:56:07cette clause
00:56:08qui dit
00:56:09qu'un mineur
00:56:10a le droit d'entrer
00:56:11dans toute l'Europe
00:56:12sans le moindre visa
00:56:14sans la moindre autorisation
00:56:15c'est une espèce
00:56:17de porte ouverte
00:56:18vers le suicide
00:56:18parce qu'en plus
00:56:19comme on n'a pas le droit
00:56:20de vérifier s'ils sont mineurs
00:56:21ou pas
00:56:21mais même
00:56:22même
00:56:22imaginez
00:56:23des mineurs
00:56:24ça va jusqu'à 18 ans
00:56:25donc
00:56:26on n'en voit pas
00:56:27les familles
00:56:28elles n'en voient pas
00:56:28ceux qui ont 8 ans
00:56:29évidemment
00:56:30les mineurs qu'on a
00:56:31c'est entre 15 et 18 ans
00:56:34et donc
00:56:34on a des milliers
00:56:35des dizaines de milliers
00:56:38de jeunes
00:56:38comme ça
00:56:39qui sont évidemment
00:56:40paumés
00:56:41par rapport au code
00:56:42de la société
00:56:42où ils débarcent
00:56:43et
00:56:44qui sont en plus
00:56:46qui ont le droit
00:56:46d'être là
00:56:47si vous voulez
00:56:48puisqu'ils sont mineurs
00:56:49ces deux là
00:56:50j'ai raconté ça
00:56:52à un ami israélien
00:56:53de gauche
00:56:54le type était
00:56:55il ne me croyait pas
00:56:57tant que je lui envoyais
00:56:58l'article
00:56:58il m'a dit
00:56:59mais vous êtes
00:57:00non mais le problème
00:57:01des couteaux
00:57:01ça dépasse les étrangers
00:57:03on voit bien que maintenant
00:57:03le couteau est devenu
00:57:04une sorte d'épidémie
00:57:05c'est devenu l'arme principale
00:57:07moi je trouve qu'il faut
00:57:08sévir contre le port du couteau
00:57:09après ce que vous soulignez
00:57:11évidemment ça aggrave
00:57:12la situation
00:57:12mais
00:57:13Alexandre
00:57:13oui il faut sévir
00:57:15sur le port du couteau
00:57:17mais vous l'avez dit
00:57:17c'est une épidémie
00:57:19et les prisons sont pleines
00:57:20et on n'a pas construit
00:57:21de prison
00:57:21donc je pense
00:57:22c'est pour ça aussi
00:57:23qu'on a un rappel à la loi
00:57:24parce qu'on est face
00:57:25à un mineur
00:57:26il n'est pas passé à l'acte
00:57:28et comme la solution
00:57:29la plus simple
00:57:29ce serait de le renvoyer
00:57:30chez lui
00:57:30on est d'accord
00:57:33mais comme
00:57:33effectivement
00:57:34il est protégé
00:57:35par le droit
00:57:36on ne s'en sort pas
00:57:37donc c'est le droit
00:57:38qu'il faut revoir
00:57:40de fond en comble
00:57:41comme pour le moment
00:57:43on n'a pas de prison
00:57:44le plus simple
00:57:44est quand même
00:57:45d'éviter
00:57:46d'ajouter du chaos
00:57:47au chaos
00:57:48et effectivement
00:57:49de contrôler
00:57:50les frontières
00:57:51de ne pas les laisser rentrer
00:57:52plutôt que de ne pas les renvoyer
00:57:54Rachel
00:57:55on va parler de votre prochain livre
00:57:57parce qu'en fait
00:57:58ça sort bientôt
00:57:59ça sort en février
00:58:00me semble-t-il
00:58:01chez Fayard
00:58:02le 4 février
00:58:03le 4 février
00:58:05ça s'appelle
00:58:06la culture de l'ultra-violence
00:58:07c'est bien informé
00:58:08écoutez
00:58:09j'essaie de faire mon travail
00:58:10ma chère Rachel
00:58:11j'essaie de faire mon travail
00:58:13de journaliste
00:58:14mais ça nourrit
00:58:16votre livre
00:58:17tout ce qu'on raconte
00:58:18la culture de l'ultra-violence
00:58:20oui oui
00:58:21et puis ce grignotage
00:58:22de toutes les générations
00:58:23par ailleurs
00:58:23là moi ce qui me choque
00:58:24c'est vraiment le fait
00:58:25qu'ils soient mineurs
00:58:26et qu'on parle souvent
00:58:27de développement durable
00:58:29pour les générations futures
00:58:31mais qu'est-ce qu'on fait
00:58:32pour les générations futures
00:58:33quelles qu'elles soient
00:58:34par ailleurs
00:58:35et effectivement
00:58:35je suis d'accord avec vous
00:58:36Elisabeth
00:58:36mais là
00:58:37et puis le fait que
00:58:38cette violence-là
00:58:39elle soit aussi
00:58:41sur les réseaux sociaux
00:58:42sur TikTok
00:58:43que cette violence
00:58:44avec la promotion
00:58:45finalement
00:58:45des couteaux aussi
00:58:46se fasse sur les réseaux
00:58:48sociaux
00:58:48et bien
00:58:49on voit à quel point
00:58:50ça devient
00:58:51une violence
00:58:52qui se démocratise
00:58:53allez on va prendre
00:58:54on a terminé sur le sujet
00:58:55il y aurait beaucoup
00:58:57de choses à dire
00:58:57évidemment
00:58:58mais on a encore
00:58:59quelques sujets
00:59:00à commenter
00:59:01à déclipter
00:59:02ensemble
00:59:03si vous le voulez bien
00:59:03on va prendre
00:59:04la destination
00:59:06des Etats-Unis
00:59:07on va parler
00:59:07du nouveau maire
00:59:08de New York
00:59:10avec cette séquence
00:59:12c'est Zoran Mandani
00:59:14qui a donc
00:59:14prêté serment
00:59:15c'était avant
00:59:16hier soir
00:59:17me semble-t-il
00:59:18dans une ancienne
00:59:19station de métro
00:59:20vous le voyez
00:59:21sur cette image
00:59:22donc ancienne
00:59:24station de métro
00:59:25historique
00:59:26de Manhattan
00:59:26effet étonnant
00:59:28et on en a un peu
00:59:29parlé hier soir
00:59:30dans l'heure des pros
00:59:31et j'ai hâte
00:59:33de vous entendre
00:59:34il a décidé
00:59:35de prêter serment
00:59:36en posant la main
00:59:36sur le Coran
00:59:38et c'est le premier
00:59:39maire musulman
00:59:39de la ville
00:59:40de New York
00:59:41quel symbole
00:59:43voyez-vous
00:59:44quel regard
00:59:45portez-vous
00:59:46sur cet acte
00:59:47qui commence
00:59:49et Eric ?
00:59:50d'abord vive
00:59:50la laïcité
00:59:51à la française
00:59:51parce que moi
00:59:52ça me choque
00:59:53on prête serment
00:59:54sur un livre
00:59:54religieux
00:59:56la première chose
00:59:56et puis
00:59:57ça entre dans les faits
00:59:59il y a deux Amériques
01:00:00il y a celle
01:00:00des villes
01:00:01où il y a une union
01:00:02des musulmans
01:00:04et des milieux
01:00:04progressistes
01:00:05et puis
01:00:06l'Amérique des champs
01:00:07qui elle
01:00:07est de plus en plus
01:00:08Trumpiste
01:00:09et ces deux Amériques
01:00:11ne peuvent pas vivre ensemble
01:00:12donc là il y a une lutte
01:00:13à fond
01:00:14à mort
01:00:14qui est engagée
01:00:15Trump l'organise
01:00:17d'ailleurs
01:00:17et c'est assez terrible
01:00:19je pense
01:00:20pour la gauche américaine
01:00:21parce que la gauche américaine
01:00:22est en train
01:00:22de se rétrécir
01:00:25de ne plus parler
01:00:26qu'en effet
01:00:27aux musulmans
01:00:28et à une frange
01:00:29progressiste
01:00:30pendant que
01:00:30le reste des Etats-Unis
01:00:31est en train
01:00:32de basculer
01:00:33donc je pense
01:00:34que c'est une très très
01:00:34mauvaise nouvelle
01:00:35pour la gauche
01:00:36d'être à ce point
01:00:37communautarisée
01:00:38Thomas Bonnet
01:00:38votre regard m'intéresse
01:00:39parce que
01:00:40vous avez vécu
01:00:41aux Etats-Unis
01:00:42vous connaissez
01:00:42parfaitement bien
01:00:43le pays
01:00:44vous connaissez
01:00:44parfaitement bien
01:00:45New York aussi
01:00:45ce qu'il faut préciser
01:00:47quand même
01:00:48c'est qu'il y a
01:00:48beaucoup de musulmans
01:00:48qui ont voté
01:00:49pour Donald Trump
01:00:49aussi
01:00:50dans le Michigan
01:00:51notamment
01:00:51vous avez des communautés
01:00:52entières qui ont voté
01:00:53notamment par rapport
01:00:54à la situation internationale
01:00:56et c'est comme ça
01:00:57que Donald Trump
01:00:58a réussi à séduire
01:00:58cet électorat
01:00:59pour tout vous dire
01:01:00cette image là
01:01:01le fait de prêter serment
01:01:02par définition
01:01:03vous prêtez serment
01:01:04sur un livre
01:01:05auquel vous croyez
01:01:06et il se trouve
01:01:07qu'il est musulman
01:01:07donc il prête serment
01:01:09sur le Coran
01:01:09moi ce qui m'intéresse plus
01:01:11si vous voulez
01:01:11que simplement
01:01:12cette image
01:01:12c'est quelle politique
01:01:13il va mener
01:01:13la division
01:01:15qu'il va semer
01:01:15ou non
01:01:16dans la ville de New York
01:01:17une ville qui a beaucoup changé
01:01:19une ville qui est
01:01:19en constante évolution
01:01:20et en effet
01:01:21cette opposition aussi
01:01:22entre la ville de New York
01:01:23et le reste des Etats-Unis
01:01:25ça a toujours été
01:01:25la Californie
01:01:27New York
01:01:27la côte Est
01:01:28sont des endroits
01:01:29à part aux Etats-Unis
01:01:30très différents
01:01:31de ce qu'on voit
01:01:32dans le reste du pays
01:01:32moi ce qui m'intéresse
01:01:34c'est de voir
01:01:34comment il va
01:01:35exercer le pouvoir
01:01:36il donne déjà des gages
01:01:38à certaines franges
01:01:39de son électorat
01:01:39en mettant des minorités
01:01:41parce que vous savez
01:01:42ça fonctionne comme ça
01:01:43aux Etats-Unis
01:01:43vous mettez telle minorité
01:01:44à tel poste
01:01:45pour essayer d'avoir
01:01:46un équilibre
01:01:46et il sert de modèle
01:01:48on le sait
01:01:48à la gauche
01:01:49à une partie de la gauche
01:01:50en France
01:01:50en tout cas
01:01:50à la France insoumise
01:01:51particulièrement
01:01:51donc je pense
01:01:52que ce sera intéressant
01:01:53de voir comment il exerce
01:01:54le pouvoir
01:01:54parce que ça donnera
01:01:54un avant-goût peut-être
01:01:56de ce que voudra faire
01:01:57ensuite la France insoumise
01:01:58s'ils ont des villes
01:01:59lors des prochaines municipales
01:02:00des réponses
01:02:01aux prochaines municipales
01:02:02je fais tourner la parole
01:02:04Elisabeth
01:02:05moi je vais prendre
01:02:07un petit bout de Thomas
01:02:08et un petit bout
01:02:08de Nolo
01:02:10si je puis faire
01:02:12c'est-à-dire
01:02:13vous allez faire un mix
01:02:14de tout ça
01:02:14moi aussi
01:02:15moi aussi
01:02:16cette affaire
01:02:18de jurer
01:02:18sur un texte sacré
01:02:20pour les uns
01:02:23pour les autres
01:02:24même si c'est
01:02:25civilisationnel aussi
01:02:27non mais la Bible
01:02:28c'est un livre aussi
01:02:29civilisationnel
01:02:29d'ailleurs
01:02:30donc moi
01:02:32j'aime
01:02:33enfin tous les cas
01:02:33je suis très heureuse
01:02:35qu'en France
01:02:36ça ne se passe pas comme ça
01:02:37mais par ailleurs
01:02:38la société américaine
01:02:39est quand même
01:02:39une société
01:02:40où le multiculturalisme
01:02:41existe
01:02:43et le multiculturalisme
01:02:44je rappelle que c'est juste
01:02:45que toutes les cultures
01:02:47sont à égalité
01:02:48c'est pas la présence
01:02:49de plusieurs cultures
01:02:49parce que nous aussi
01:02:50il y a chez nous
01:02:51la présence de plusieurs cultures
01:02:53mais normalement
01:02:54dans notre modèle
01:02:55assimilationniste
01:02:56toutes les cultures
01:02:57disons arrivées
01:02:58un peu après
01:02:59accueillis
01:03:01les accueillis
01:03:02s'adaptent
01:03:03si vous voulez
01:03:03à la société d'accueil
01:03:04c'est pas le cas
01:03:04aux Etats-Unis
01:03:05donc c'est pas le Coran
01:03:06qui est choquant
01:03:07maintenant
01:03:07moi je me dis
01:03:08que peut-être
01:03:09les réalités
01:03:10vont le rattraper
01:03:12et que
01:03:13toutes ces grandes
01:03:14promesses radicales
01:03:15à New York
01:03:15New York
01:03:16c'est quand même
01:03:16pas seulement
01:03:18une ville
01:03:18de gauche
01:03:19je dirais
01:03:20donc
01:03:20on verra
01:03:21mais
01:03:22vous avez raison
01:03:23c'est inquiétant
01:03:24pour la gauche
01:03:25Alexandre
01:03:25j'ai essayé
01:03:27de faire
01:03:27la synthèse
01:03:28aussi
01:03:28si chacun
01:03:30fait la synthèse
01:03:30de la synthèse
01:03:31c'est vrai
01:03:32qu'aux Etats-Unis
01:03:34Rachel
01:03:35vous prenez
01:03:35une synthèse
01:03:36c'est Rachel
01:03:36qui doit faire
01:03:37la synthèse
01:03:37c'est la synthèse
01:03:38les sujets
01:03:39si vous voulez
01:03:39rajouter une petite
01:03:40synthèse
01:03:41allez-y
01:03:41aux Etats-Unis
01:03:42ils prêtent serment
01:03:43sur la Bible
01:03:44mais quel est
01:03:46le symbole
01:03:46est-ce que c'est
01:03:46vraiment
01:03:47un symbole religieux
01:03:49ou est-ce que
01:03:49la Bible
01:03:50représente une forme
01:03:51d'unité nationale
01:03:53la constitution
01:03:54américaine
01:03:55donc là
01:03:56l'ambiguïté
01:03:56c'est que
01:03:57est-ce qu'il est
01:03:58fidèle
01:03:59aux valeurs
01:04:00de l'Amérique
01:04:00ou aux valeurs
01:04:01du Coran
01:04:01qui ne sont peut-être
01:04:02pas les mêmes
01:04:03et qui ne sont
01:04:04peut-être pas
01:04:04toujours compatibles
01:04:05donc c'est la question
01:04:07que ça pose
01:04:08par ailleurs
01:04:09il y a un côté
01:04:11hyper progressiste
01:04:12quasiment woke
01:04:13et on sait
01:04:14qu'il a des liens
01:04:14avérés
01:04:15avec les frères musulmans
01:04:16donc voyons
01:04:18s'il a un agenda
01:04:19politique caché
01:04:20qui veut promouvoir
01:04:21une forme
01:04:22d'islamiste
01:04:24ou si c'est
01:04:25simplement
01:04:26un progressiste
01:04:27multiculturaliste
01:04:28qui n'est pas
01:04:28est-ce qu'il veut faire
01:04:29de New York
01:04:30un laboratoire
01:04:30pour faire passer
01:04:31ses idées
01:04:32et sa politique
01:04:33à mon sens
01:04:34c'est une idéologie
01:04:36qui ne fonctionne pas
01:04:37qui accroît
01:04:37les violences
01:04:38mais c'est quand même
01:04:39préférable
01:04:40à l'antrisme
01:04:42islamiste
01:04:43on va voir
01:04:43on peut avoir
01:04:45un concert
01:04:45un bureau de tabac
01:04:46on peut avoir
01:04:47là et l'autre
01:04:47je ne crois pas
01:04:49qu'il soit lui
01:04:50on verra
01:04:50à l'exercice du pouvoir
01:04:52je ne crois pas
01:04:52qu'il soit lui-même
01:04:53un fondamentaliste religieux
01:04:55en revanche
01:04:55là où c'est inquiétant
01:04:56il va peut-être
01:04:57devoir donner des gages
01:04:57parce qu'il a été soutenu
01:04:58par le très radical
01:05:00de l'islam politique
01:05:01c'était l'objet
01:05:02du débat
01:05:02évidemment
01:05:03il n'a pas été soutenu
01:05:05par Hollywood aussi
01:05:05il va devoir faire cohabiter
01:05:07ça c'est la supercherie
01:05:08du 21ème siècle
01:05:09l'agenda woke
01:05:09et l'agenda islamiste
01:05:11ça c'est la supercherie
01:05:12du 21ème siècle
01:05:12d'avoir fait cohabiter
01:05:14ces deux franges-là
01:05:15c'est en train de craquer
01:05:16en France
01:05:16c'est en train de craquer
01:05:17en France
01:05:17et en Etats-Unis
01:05:18Rachel Kahn
01:05:19Rachel Kahn
01:05:23a l'immense mission
01:05:24de faire
01:05:25quatre synthèses
01:05:26mais comme elle est
01:05:27très scolaire
01:05:27qu'elle prend beaucoup
01:05:28de petites notes
01:05:29je pense qu'elle a surligné
01:05:30un certain nombre de choses
01:05:31est-ce que vous pouvez nous faire
01:05:32les quatre synthèses
01:05:34ma chère Rachel ?
01:05:34Déjà les Etats-Unis
01:05:35se sont construits
01:05:36sur la colonisation
01:05:38et sur les fractures
01:05:38sur la ségrégation
01:05:40et c'est tout l'enjeu
01:05:41des Etats-Unis
01:05:42avec l'ensemble
01:05:43de ces Etats
01:05:43avec toutes ces divisions
01:05:45historiques
01:05:46de pouvoir faire vivre
01:05:48quelque chose
01:05:49de commun
01:05:50au sein d'une ville
01:05:51après
01:05:51effectivement
01:05:52le positionnement
01:05:53de ce maire
01:05:54a été un choc
01:05:55notamment pour
01:05:56les communautés juives
01:05:58américaines
01:05:58parce qu'il a eu
01:06:00justement
01:06:01cet entrisme
01:06:03dans sa campagne
01:06:04il a joué
01:06:05avec les frères musulmans
01:06:06pour pouvoir
01:06:07être élu
01:06:08moi ce qui me choque
01:06:09c'est pas l'histoire
01:06:10du Coran
01:06:11forcément
01:06:12mais c'est cette image
01:06:13de pourquoi
01:06:14le tunnel du métro
01:06:15en fait
01:06:16en espérant
01:06:17que les lumières
01:06:18restent sur New York
01:06:19c'est rigolo
01:06:20parce que
01:06:21vous attachez
01:06:23beaucoup au détail
01:06:23c'est une station
01:06:24qui est dans un quartier
01:06:25c'est une espèce
01:06:27de travailleur
01:06:29c'est la working class
01:06:29c'est la
01:06:30merci Thomas
01:06:31c'est ça
01:06:32je remarque un peu
01:06:33vous avez raison
01:06:34c'est un peu bizarre
01:06:34Rachel
01:06:35était là
01:06:37Rachel était à nos côtés
01:06:39au moment des vœux
01:06:40d'Emmanuel Macron
01:06:40donc elle s'est attachée
01:06:41beaucoup au décorum
01:06:42des vœux
01:06:43là je constate
01:06:44rassurez-moi
01:06:45il n'était pas
01:06:45dans une station de métro
01:06:46non mais
01:06:47c'est vrai qu'elle a évoqué
01:06:48le sapin de Noël
01:06:50là elle évoque
01:06:50la station de métro
01:06:52au moment où nous
01:06:53on retire les voitures
01:06:54avec chauffeur en France
01:06:55il prend l'exemple
01:06:56il prend le métro
01:06:56c'est ça le symbole aussi
01:06:58vous faites la transition
01:06:59je savais qu'il y avait
01:07:00le sujet qui est arrivé
01:07:00mais pas tout de suite
01:07:01on va d'abord
01:07:02oui mais ça aurait pu marcher
01:07:03évidemment
01:07:04mais on va parler de monsieur
01:07:05vous avez autre chose
01:07:07à dire sur le thème
01:07:08mais Thomas disait
01:07:08il y a toujours
01:07:08ce qui est vrai
01:07:09une opposition entre les deux côtes
01:07:10et l'intérieur des Etats-Unis
01:07:11mais là ce qu'il y a de nouveau
01:07:12c'est que ça devient
01:07:13un repoussoir
01:07:14moi la ville que je connais le mieux
01:07:15pour des raisons personnelles
01:07:16c'est Minneapolis
01:07:17Minneapolis et la communauté somalienne
01:07:19c'est devenu un sujet national
01:07:20c'est à dire
01:07:21Donald Trump dit
01:07:22mais qu'est-ce que c'est
01:07:23que ces gens qui viennent
01:07:24de pays merdiques
01:07:25je le cite
01:07:26et donc pourquoi vous voulez
01:07:28élire un maire
01:07:29qui viendrait d'une communauté merdique
01:07:30ça devient vraiment
01:07:31une opposition très très forte
01:07:32c'est pas seulement
01:07:33ils ne sont pas tout à fait
01:07:34comme nous les Californiens
01:07:35ou les New Yorkais
01:07:35c'est on ne veut pas de ce modèle
01:07:37c'est en train de se tendre
01:07:38il y a nos marques
01:07:39une représentante politique
01:07:41de Minnesota
01:07:42qui est voilée
01:07:43et là il y a une affaire
01:07:44de fraude aussi
01:07:44enfin bref
01:07:45oui c'est vrai
01:07:45qu'il y a une grosse opposition
01:07:46avec cette partie-là du pays
01:07:47allez avant de parler
01:07:49de l'ancien ministre
01:07:51monsieur Vaillant
01:07:53et de ses problématiques
01:07:54on va parler de monsieur Bilingo
01:07:57suite du feuilleton
01:07:59du député LFI
01:08:00et là il s'attaque
01:08:01aux habitants du nord
01:08:03en des termes
01:08:04pour le moins
01:08:05injurieux
01:08:06loin d'être très sympathique
01:08:08et bon voilà
01:08:09que dire sur monsieur Bilingo
01:08:11terme dégueulasse
01:08:11abject
01:08:12c'est la même interview
01:08:14c'est toujours la même interview
01:08:15c'est-à-dire que là
01:08:16on la découpe en fait
01:08:17le problème c'est que
01:08:18quand on en parle
01:08:18on lui fait écho quoi
01:08:19oui alors sachez quand même
01:08:20que la vidéo a été retirée
01:08:21de la plateforme
01:08:22où elle a été diffusée
01:08:23c'est la librairie africaine
01:08:24mais alors les attaques sexistes
01:08:26contre Rachida Dati
01:08:27le fait que les noirs
01:08:29font plus d'enfants
01:08:30que les blancs
01:08:30et donc maintenant
01:08:31les attaques contre
01:08:32les gens du nord
01:08:33tout ça dans la même interview
01:08:34il a fait vraiment là
01:08:34un carton plein
01:08:36et ce qu'il faut dire aussi
01:08:37et c'est important
01:08:37juste avant d'entrer
01:08:38dans le vif du sujet
01:08:39il pense s'adresser
01:08:40quand il parle
01:08:40à une sphère très militante
01:08:42il pense pas que ces propos-là
01:08:43vont se retrouver
01:08:44dans l'espace public
01:08:45et ça veut se dire
01:08:46qu'en fait là
01:08:46on est dans la pensée réelle
01:08:47de certains
01:08:48de la France insoumise
01:08:49donc c'est très intéressant
01:08:49bon là il dit qu'en gros
01:08:51les racistes en France
01:08:52sont le fruit
01:08:54de la pauvreté intellectuelle
01:08:55il parle des livres
01:08:56qui auraient été écrits
01:08:57dans le sujet
01:08:57notamment les gens
01:08:59du nord de la France
01:09:00donc c'est dégueulasse
01:09:01le président de la région
01:09:03Hauts-de-France
01:09:04Xavier Bertrand a réagi
01:09:05Sébastien Chenu a réagi
01:09:06Mathieu Vallet
01:09:07le candidat du RN à Lille
01:09:08a également réagi ce matin
01:09:10on va l'écouter tout à l'heure
01:09:11en main des arbres
01:09:11mais voilà
01:09:12c'est simplement dégueulasse
01:09:13et ça correspond
01:09:14vous savez à l'évolution
01:09:15de cette gauche
01:09:16une partie de la gauche
01:09:17qui autrefois
01:09:18régnait en maître
01:09:19dans le nord de la France
01:09:20c'était le bastion socialiste
01:09:22aujourd'hui
01:09:22il les regarde de haut
01:09:23la France des Tours
01:09:24a remplacé la France des Bours
01:09:25ils ont un mépris évident
01:09:27pour ceux qui ne pensent pas
01:09:29à leur agenda
01:09:30et à leur lubie
01:09:31woke
01:09:32et leurs obsessions
01:09:33racialistes et décoloniales
01:09:34donc voilà le résultat
01:09:36cette gauche
01:09:36nouveau visage de la gauche
01:09:37ils devaient trouver le système
01:09:39en plus
01:09:40parce qu'en fait
01:09:40nous on en parle
01:09:41donc évidemment
01:09:42le fait d'en parler
01:09:42c'est le balaoué
01:09:43il faut en parler
01:09:44parce que pour moi
01:09:46cette interview
01:09:46de monsieur Bilongo
01:09:47c'est l'événement politique
01:09:49majeur de ces derniers temps
01:09:50parce que ça a été
01:09:51il a trouvé un écho
01:09:52avec d'autres déclarations
01:09:53d'autres élus LFI
01:09:55il y a un basculement total
01:09:56assez soudain
01:09:57qu'on voyait venir
01:09:58mais qui s'est accéléré
01:09:59dans un discours
01:10:00mais séparatiste
01:10:02raciste
01:10:03séparatiste
01:10:04sexiste
01:10:05et en effet
01:10:05ce sont des gens
01:10:06qui ne parlent plus
01:10:06qu'à un tout petit segment
01:10:08de la population
01:10:09ils ne représentent pas
01:10:10toute la France
01:10:11ils l'assument
01:10:11le pari
01:10:13c'est de trouver
01:10:14assez de gens
01:10:15pour les envoyer
01:10:15au deuxième tour
01:10:16mais sur une base
01:10:16assez restreinte
01:10:17mais moi
01:10:18je trouve
01:10:19qu'il devrait y avoir
01:10:20des sanctions immédiates
01:10:21que monsieur Bilongo
01:10:22n'a plus sa place
01:10:23à l'Assemblée nationale
01:10:24ses propos
01:10:25le discrédit
01:10:26et des autres
01:10:27élus LFI également
01:10:29si vous commencez
01:10:30à dire qu'il faut
01:10:30virer de l'Assemblée nationale
01:10:32tous les gens
01:10:33dont on trouve
01:10:34discrédités
01:10:35par leurs propos
01:10:36ça va sacrément
01:10:38la dépeupler
01:10:38et surtout
01:10:39ça fait un peu perdre
01:10:40son intérêt à l'élection
01:10:41on a vu des rappels
01:10:42à l'ordre pour moins que ça
01:10:42non mais des rappels
01:10:43de la part de la présidente
01:10:45de l'Assemblée nationale
01:10:46malheureusement
01:10:46ces gens sont élus
01:10:48et on ne peut pas l'oublier
01:10:49ces gens sont élus
01:10:50avec très peu de droit
01:10:51donc je ne crois pas
01:10:52il faut être très prudent
01:10:53avec ce genre de choses
01:10:54il faut exclure
01:10:55quand les français
01:10:56élisent quelqu'un
01:10:57ils l'élisent
01:10:58on s'est assez gendarmé
01:11:00contre un certain nombre
01:11:01de choses là-dessus
01:11:02donc moi je ne suis pas
01:11:03d'accord avec ça
01:11:04pour le
01:11:05non mais vraiment
01:11:06pour le reste
01:11:06donc il n'y a aucune limite
01:11:07pour le reste
01:11:08mais je n'ai pas dit
01:11:09impunité
01:11:09entre l'impunité
01:11:10et l'exclusion
01:11:11vous achetez de la drogue
01:11:12dans le métro
01:11:13à un dealer mineur
01:11:14il n'y a pas de problème
01:11:15vous dites que
01:11:15les français sont des cons arriérés
01:11:17il n'y a pas de problème
01:11:18Eric
01:11:18non mais je n'aime pas
01:11:19qu'on caricature
01:11:20je n'ai pas dit
01:11:21qu'il n'y avait pas de problème
01:11:22je dis
01:11:23d'accord
01:11:24ça n'est pas exactement
01:11:25la même chose
01:11:25je dis que
01:11:26exclure un député
01:11:27qui a été élu
01:11:28et qui est représentant
01:11:29du peuple
01:11:30qui est détenteur
01:11:31représentant
01:11:32de la souveraineté populaire
01:11:33il faut qu'il en reste
01:11:34c'est pas si ça
01:11:35maintenant
01:11:35je ne sais pas
01:11:36si ce sont
01:11:37des populations
01:11:38aussi microscopiques
01:11:40que ce que vous dites
01:11:41mais c'est effectivement
01:11:42ça fait quand même
01:11:43à peu près 30 ans
01:11:44que la gauche a théorisé
01:11:46que la classe ouvrière
01:11:47sentait mauvais
01:11:47et qu'elle votait mal
01:11:49et qu'il fallait donc
01:11:51que c'était des petits
01:11:52ploucs blancs
01:11:53ce qu'ils appelaient
01:11:54des petits blancs
01:11:55d'ailleurs
01:11:55qu'il fallait
01:11:56condamner moralement
01:11:58et regarder de haut
01:12:00ça n'a pas
01:12:02ça n'a évidemment pas changé
01:12:04ce qui est quand même marrant
01:12:05c'est que
01:12:05dans le parti de monsieur
01:12:07Bilingo
01:12:08je ne sache pas
01:12:09qu'on ait eu
01:12:09comment dire
01:12:11la révélation
01:12:12je veux dire
01:12:14de cadors intellectuels
01:12:15je dois avouer que
01:12:18plutôt inverse
01:12:18plutôt l'inverse
01:12:19voilà
01:12:19moi aussi
01:12:21je sais manier l'euphémisme
01:12:22où sont les élus
01:12:26insoumis du nord
01:12:27de la France
01:12:27Hugo Bernalicis
01:12:29David Guiraud
01:12:30Aurélien Lecoq
01:12:31élus dans le nord
01:12:32ils ont alors collègues
01:12:33qui insultent leur population
01:12:35où sont-ils ?
01:12:36ils n'ont plus de batterie
01:12:37il n'y a rien
01:12:37ça ne marche pas
01:12:38où sont les médias
01:12:40pour relayer les propos
01:12:41de Carlos Bilingo
01:12:41vous parliez des élections
01:12:42écoutez ce que disait
01:12:43Mathieu Vallée
01:12:44ce matin
01:12:44chez Romain Desartes
01:12:45vous y faisiez référence
01:12:46d'ailleurs mon cher Thomas
01:12:47écoutez Mathieu Vallée
01:12:48quand on voit ses propos
01:12:50sur la France
01:12:52qui a accueilli sa famille
01:12:53vous savez les propos
01:12:53où il disait
01:12:54on va faire plus de gosses
01:12:55qu'eux
01:12:55on va avoir notre revanche
01:12:57honnêtement
01:12:58il faut qu'il se regarde
01:12:59il ne sait pas
01:13:00lier une phrase
01:13:00sans bégayer trois mots
01:13:01puis pardon
01:13:02mais au lieu de regarder le nord
01:13:03il ferait mieux
01:13:04de regarder son parti
01:13:04son pote
01:13:05monsieur Delogu
01:13:07Sébastien Delogu
01:13:07qu'on pourrait appeler
01:13:08Sébastien Ducobu
01:13:08enfin voilà
01:13:09je veux dire
01:13:09avec toutes les dingueries
01:13:10qui nous sortent
01:13:11ils n'ont aucune leçon
01:13:12à nous donner
01:13:12donc leur mépris social
01:13:13mais le même
01:13:13dont fait preuve monsieur Bertrand
01:13:15à l'endroit de Jordan Bardella
01:13:16c'est visiblement
01:13:17l'ossature
01:13:19de leur parti politique
01:13:20voilà
01:13:20j'espère que les gens du nord
01:13:22s'en souviendront
01:13:22lors des prochaines élections municipales
01:13:23ils ont des élus
01:13:24d'un parti
01:13:25qui soi-disant
01:13:26veut représenter le peuple
01:13:26qui
01:13:27bah monsieur Delogu
01:13:28les méprise
01:13:29voilà ce que dit Mathieu Vallée
01:13:30au moment des élections
01:13:32voilà
01:13:32il est très bon
01:13:34il a raison de s'en remettre
01:13:35aux élections
01:13:36moi je suis assez d'accord
01:13:37avec Elisabeth
01:13:38on ne peut pas
01:13:39l'interdiction
01:13:41est une mauvaise solution
01:13:42parce que malheureusement
01:13:43même s'ils ont été élus
01:13:44avec peu de voix
01:13:44ils sont représentatifs
01:13:46d'une partie du peuple français
01:13:47et ce genre d'armes
01:13:48risque toujours
01:13:49de se retourner
01:13:50contre ceux
01:13:51qui l'utilisent
01:13:51demain
01:13:52celui qui critiquera
01:13:54l'immigration
01:13:55pourra être jugé raciste
01:13:56par une partie de la gauche
01:13:57et elle réclamera
01:13:59une exclusion
01:13:59donc je pense qu'il faut
01:14:00les combattre
01:14:00sur le plan
01:14:02du débat politique
01:14:03et sur le plan intellectuel
01:14:04et moi je ne crois même pas
01:14:05qu'il y ait une radicalisation
01:14:06de LFI
01:14:07ça a été dit par Thomas Bonnet
01:14:09c'est juste que là
01:14:10il s'adressait à sa base
01:14:11en pensant ne pas être
01:14:12écouté
01:14:13on avait eu le même problème
01:14:14avec Sandrine Rousseau
01:14:15dès que c'est enregistré
01:14:16oui mais ils n'ont pas compris
01:14:18on avait eu le même problème
01:14:19avec Sandrine Rousseau
01:14:20souvenez-vous
01:14:21lorsqu'elle avait insulté
01:14:23les agriculteurs
01:14:23on a la commenté
01:14:25longuement
01:14:25exactement
01:14:26et du reste
01:14:28quand on lit le livre
01:14:29de François Ruffin
01:14:30sur Mélenchon
01:14:31lui-même
01:14:31le mépris
01:14:33pour les gens du Nord
01:14:35il dit la même chose
01:14:36c'est des alcooliques
01:14:37ils sentent mauvais
01:14:38ils sentent mauvais
01:14:39il n'y a rien à attendre d'eux
01:14:40donc c'est
01:14:41c'est vraiment une idéologie
01:14:43du grand remplacement
01:14:44pour le coup
01:14:45sauf qu'elle est assumée
01:14:47de manière moins feutrée
01:14:48par Bilongo
01:14:49et de manière moins
01:14:50intellectualisée
01:14:51alors Jean-Luc Mélenchon
01:14:52parle de créolisation
01:14:53c'est un concept sympathique
01:14:55mais en réalité
01:14:56le projet est le même
01:14:57non mais
01:14:57insulter les agriculteurs
01:14:58évidemment c'est répréhensible
01:14:59mais c'est pas la même chose
01:15:00que de proclamer
01:15:01à longueur de journée
01:15:02moi je ne représente pas
01:15:04tout le peuple français
01:15:04mais seulement les gens
01:15:05qui ont la même couleur de peau
01:15:06que moi
01:15:07ça vous pose pas un problème
01:15:08on n'a pas la même solution que toi
01:15:12ça me pose un problème
01:15:14de légalité
01:15:14quelqu'un qui me dit
01:15:15moi je ne suis pas français
01:15:17je représente seulement les noirs
01:15:18parce que c'est ça que dit
01:15:19monsieur Bilongo
01:15:20et que disent ses copains
01:15:21je dis qu'il n'a plus sa place
01:15:22à l'Assemblée nationale
01:15:22est-ce que tu peux
01:15:23non mais
01:15:23c'est pas la même chose
01:15:24que de tenir des propos
01:15:25mais l'argument d'Alexandre
01:15:27l'argument d'Alexandre
01:15:28est quand même important
01:15:29c'est à dire que
01:15:30toujours
01:15:31mais non mais
01:15:31pendant des années
01:15:32les gens ont fait ça
01:15:33avec l'EFN
01:15:35c'est à dire l'idée que
01:15:36la condamnation morale
01:15:38c'est pas légal
01:15:39c'est pas moral
01:15:39en réalité
01:15:41il faut mener un combat
01:15:43contre eux
01:15:44argument contre argument
01:15:45il faut les mettre
01:15:46comme on vient de le faire là
01:15:48c'est la stratégie de Dracula
01:15:49tu les mets à la lumière
01:15:50et
01:15:51rachal
01:15:52oui c'est bien
01:15:53d'ailleurs qu'on voit
01:15:54cette interview
01:15:54très bien
01:15:55on voit la vraie nature
01:15:56on voit la vraie nature
01:15:57le LFisme
01:15:58ce qui est étonnant
01:15:59c'est que c'est pas
01:16:00un strike
01:16:00par la gauche au retour
01:16:01ils font semblant
01:16:02de ne pas voir
01:16:03regarde d'ailleurs
01:16:04on a des amis racistes
01:16:05et antisémites
01:16:06mais c'est pas très grave
01:16:08c'est ce que dit Thomas
01:16:08c'est que ses collègues
01:16:10élus du Nord
01:16:10qui ne réagissent
01:16:11même pas
01:16:12et les médias
01:16:13qui ne relaient pas non plus
01:16:14c'est pourquoi là
01:16:14et moi j'aime les gens du Nord
01:16:16je le dis
01:16:16mais c'est important
01:16:17non mais c'est vrai
01:16:18ben oui
01:16:18moi aussi je dis
01:16:19c'est vraiment des gens
01:16:20exceptionnels
01:16:20et on les salue d'ailleurs
01:16:21c'est quelque chose
01:16:22de très particulier
01:16:22les gens sont exceptionnels
01:16:23dans le Nord
01:16:24ils sont d'une chaleur absolue
01:16:25et c'est profondément choquant
01:16:27rapidement
01:16:28ma chère Rachel
01:16:29parce que je sais que
01:16:30ce thème
01:16:30c'est raciste
01:16:31vous tenez à coeur
01:16:33alors déjà
01:16:34c'est vrai que
01:16:35les gens du Nord
01:16:36ont dans le ciel
01:16:38et ont dans les yeux
01:16:39le bleu qui manque
01:16:40à leur décor
01:16:41les gens du Nord
01:16:42voilà
01:16:43après franchement
01:16:49il y a peut-être
01:16:49un seul truc
01:16:50à répondre à ça
01:16:52même si le racisme
01:16:53et le racialisme
01:16:54ne nécessitent pas
01:16:55de réponse
01:16:56le racisme
01:16:57et le racialisme
01:16:58n'ont pas de couleur de peau
01:16:59le racisme
01:17:00et le racialisme
01:17:01n'ont rien à voir
01:17:02avec l'intelligence
01:17:03ou la bêtise
01:17:04on a vu dans l'histoire
01:17:05des gens très intelligents
01:17:06qui étaient racistes
01:17:07et des gens profondément débiles
01:17:08qui sont racistes
01:17:10le racisme
01:17:11et le racialisme
01:17:12c'est une question
01:17:13de choix
01:17:14et c'est ce que fait
01:17:15ce député de la République
01:17:16donc c'est un vrai problème
01:17:18et par ailleurs
01:17:19il maintient
01:17:20à faire une hiérarchie
01:17:21entre les personnes
01:17:23comme si finalement
01:17:23ses propos
01:17:24victimocrates
01:17:26de se gargariser
01:17:27de cette couleur de peau
01:17:28clientélisme
01:17:29au regard d'une couleur de peau
01:17:30pour scinder notre société
01:17:31finalement
01:17:32et bien
01:17:34il en fait un trophée
01:17:36pour
01:17:37pour humilier
01:17:38une partie de la population
01:17:40pour la diviser
01:17:40et c'est un vrai problème
01:17:42moi ce qui me pose
01:17:42un problème
01:17:43c'est de faire comme si
01:17:44les gens du Nord
01:17:45ne comprenaient pas
01:17:46ses propos
01:17:46parce que lui
01:17:47en tant que Noir
01:17:48il a le droit
01:17:49de parler du racisme
01:17:50mais les gens du Nord
01:17:50n'ont pas le droit
01:17:51d'en parler
01:17:51par ailleurs
01:17:52et alors même
01:17:53que lui fait du racialisme
01:17:54et moi
01:17:55ce que je ne comprends pas
01:17:57c'est comment
01:17:58certains élus
01:17:59de la République
01:18:00même s'ils ont été
01:18:01élus démocratiquement
01:18:02ne sont pas sanctionnés
01:18:04pour violation
01:18:04de notre loi fondamentale
01:18:06voilà
01:18:06ça sera le mot
01:18:07de la fin
01:18:08sur le sujet
01:18:08on va terminer
01:18:09avec une thématique
01:18:10vous savez
01:18:11on parle souvent
01:18:11de la déconnexion
01:18:12de nos hommes politiques
01:18:13avec la réalité du terrain
01:18:14là on va parler
01:18:15d'un ancien ministre
01:18:16de l'Intérieur
01:18:17je ne sais pas si on sort
01:18:18dans la rue
01:18:19à la sortie de CNews
01:18:21et qu'on interroge
01:18:22un certain nombre
01:18:23de français
01:18:23je ne sais pas si
01:18:24ils se souviendront
01:18:26ou s'ils se souviennent
01:18:27de ce ministre
01:18:28de l'Intérieur
01:18:29c'est Daniel Vaillant
01:18:30je pense qu'il peut
01:18:32descendre et remonter
01:18:33les Champs-Elysées
01:18:33sans être trop embêté
01:18:35on est d'accord
01:18:35pour répondre à votre question
01:18:36voilà on est d'accord
01:18:37on est d'accord
01:18:38non mais j'ai essayé
01:18:41d'y mettre les formes
01:18:42j'ai essayé d'y mettre les formes
01:18:43mais il n'est pas très connu
01:18:44c'est vrai
01:18:44il était connu à l'époque
01:18:45il n'est pas
01:18:46de notre génération
01:18:47enfin de la mienne
01:18:48moi je suis quand même
01:18:49gêné
01:18:50attendez
01:18:51est-ce qu'on pose
01:18:51le décor quand même
01:18:52parce que pourquoi
01:18:52je veux qu'on aborde
01:18:53ce thème
01:18:54mon cher Thomas
01:18:54c'est qu'il n'est pas content
01:18:56parce qu'il n'a plus de voiture
01:18:57vous savez Sébastien Lecornu
01:18:58a décidé de supprimer
01:19:00les chauffeurs
01:19:00les voitures avec chauffeur
01:19:01les avantages
01:19:02pour beaucoup de ministres
01:19:04enfin d'anciens ministres
01:19:04et d'anciens premiers ministres
01:19:06et parmi eux
01:19:06donc il y a Daniel Vaillant
01:19:07qui a été ministre de l'intérieur
01:19:08de 2000 à 2002
01:19:09dans le gouvernement
01:19:10de Donel Jospin
01:19:11un an et huit mois précisément
01:19:13et donc depuis 23 ans
01:19:14vous payez
01:19:15nous payons
01:19:16sa voiture avec chauffeur
01:19:17moi je ne le savais pas
01:19:19personnellement
01:19:19mais voilà
01:19:19on le découvre
01:19:20et là c'est fini
01:19:21alors il est
01:19:22il est désemparé
01:19:23ce monsieur Vaillant
01:19:25parce qu'il dit
01:19:25je ne peux pas conduire
01:19:26j'ai des soucis de santé
01:19:27donc ça c'est
01:19:28problématique pour de vrai
01:19:30mais il dit
01:19:30j'ai des problèmes de santé
01:19:31donc je ne peux pas conduire
01:19:32je ne sais pas comment je vais faire
01:19:33et donc effectivement
01:19:35là on peut se poser la question
01:19:36il pourrait payer
01:19:37alors il était élu à Paris
01:19:38il est ancien maire
01:19:39du 18ème arrondissement de Paris
01:19:40donc il y a des transports
01:19:41en commun
01:19:41il habite au milieu de la pampa
01:19:42c'est plus compliqué
01:19:43il est parisien
01:19:44il est élu en région parisienne
01:19:46Paris même précisément
01:19:47et donc la question
01:19:48maintenant qui se pose
01:19:49c'est pourquoi
01:19:49il ne peut pas payer lui-même
01:19:50par exemple un chauffeur
01:19:52des taxis etc
01:19:53et surtout ça montre
01:19:54en effet plus largement
01:19:54la déconnexion
01:19:55note que parmi tous les anciens ministres
01:19:57qui sont concernés
01:19:58par ces mesures
01:19:59c'est le seul pour l'instant
01:20:00qui s'en est ému
01:20:00il est socialiste
01:20:03donc ce sont les mêmes
01:20:03qui nous disent
01:20:04qu'il faut arrêter
01:20:04de prendre la voiture
01:20:05d'ailleurs
01:20:05mais justement
01:20:06moi je suis un peu gêné là
01:20:08on ne va pas en plus
01:20:09se mettre à lyncher
01:20:11ou à faire une meute
01:20:14contre un ministre
01:20:17que tout le monde a dit
01:20:17il ne s'agit pas de lyncher
01:20:18qui a dit évidemment
01:20:20une énormité
01:20:21mais moi je n'ai pas envie
01:20:22d'être dans une...
01:20:23Non mais Elisabeth a raison
01:20:24il faut être objectif
01:20:25je vais faire un geste
01:20:27je vais laisser mon passe-navigo
01:20:28à l'accueil
01:20:29monsieur Vaillant
01:20:31monsieur Vaillant
01:20:32pourra le retirer
01:20:33ton bon lui semblant
01:20:34mais j'ai perdu le mien
01:20:35je peux le prendre
01:20:36non parce que toi
01:20:37non
01:20:37mais lui
01:20:38parce que toi tu connais le métro
01:20:39mais monsieur Vaillant
01:20:40va découvrir
01:20:41c'est une nouvelle vie
01:20:42qui va s'ouvrir à lui peut-être
01:20:44il y avait un film formidable
01:20:45de Pierre Tchernia
01:20:46où il y avait un ministre
01:20:47des transports
01:20:47qui prenait pour la première fois
01:20:48le métro de sa vie
01:20:49il y avait une crise
01:20:50donc il descend dans le métro
01:20:51et il voit le métro arriver
01:20:52le ministre des transports
01:20:53fait
01:20:53HEP METRO
01:20:54c'est ça qui va arriver
01:20:55monsieur Vaillant
01:20:56il va aider le métro
01:20:58pour qu'il s'arrête
01:21:00non ça va élargir sa vie
01:21:01non mais vraiment
01:21:02il va découvrir des choses
01:21:03et en plus
01:21:03votre générosité me touche
01:21:05moi pour aider monsieur Vaillant
01:21:07qui a l'air bien désembarré
01:21:08c'est drôle
01:21:09F METRO
01:21:10alors c'est à vérifier
01:21:11mais il a été ministre
01:21:12de l'intérieur
01:21:12je me souvenais
01:21:14qu'il a été ministre
01:21:15des transports avant
01:21:16mais peut-être que
01:21:17il a succédé à Chevenement
01:21:26ça je me rappelle
01:21:27je ne sais pas ce qu'il faisait
01:21:28dans le gouvernement
01:21:28j'ose pas avant
01:21:29en relation avec le Parlement
01:21:30je ne crois pas qu'il était ministre
01:21:32autant pour moi
01:21:35non oui
01:21:35il pourrait le devenir
01:21:38ça démontre un décalage
01:21:39la loi est rétroactive
01:21:41c'est-à-dire qu'elle
01:21:41c'est pas les futurs anciens ministres
01:21:46ça s'applique à tout le monde
01:21:46ça s'applique à
01:21:47en fait il y a eu des études
01:21:49oui
01:21:49elle n'est pas vraiment rétroactive
01:21:51elle n'est pas vraiment rétroactive
01:21:51elle n'est pas vraiment rétroactive
01:21:52elle n'est pas vraiment rétroactive
01:21:53mais alors il y a des exceptions
01:21:55quand même
01:21:55par exemple
01:21:56Bernard Cazeneuve
01:21:57Manuel Valls
01:21:57qui ont été ministres de l'intérieur
01:21:58et premier ministre
01:21:59pendant la vague d'attentats
01:22:00de 2015
01:22:01ayant été confrontés
01:22:02à une menace particulière
01:22:03eux conservent pour l'instant
01:22:05les officiers de sécurité
01:22:06qui les accompagnent
01:22:07en fait il y a aussi
01:22:08du discernement
01:22:09on ne dit pas
01:22:10allez on raye tout
01:22:10d'un trait
01:22:11il a été ministre
01:22:12deux ans
01:22:13il a été ministre
01:22:14un peu moins de deux ans
01:22:15après je vais vous dire
01:22:16moi je pense que
01:22:17les ministres
01:22:17n'ont pas forcément besoin
01:22:19de chauffeurs
01:22:19toute leur vie
01:22:20mais d'un autre côté
01:22:21ce type de loi
01:22:22est un peu de la démagogie
01:22:23si tout allait bien
01:22:24dans le pays
01:22:24s'ils étaient efficaces
01:22:25personne ne leur reprocherait
01:22:27leur chauffeur
01:22:27c'est vrai
01:22:28allez
01:22:28je suis d'accord
01:22:29il est 10h30
01:22:30c'est Sommeil David
01:22:31pour un tour de l'info
01:22:32Sommeil A
01:22:33à la une évidemment
01:22:37l'émotion en Suisse
01:22:38au lendemain
01:22:38de l'incendie mortel
01:22:40dans la station de ski
01:22:41de Cran-Montana
01:22:42des dizaines de personnes
01:22:43affluent sur le site
01:22:44bouquet de fleurs à la main
01:22:45pour rendre hommage
01:22:46à la quarantaine de victimes
01:22:47et centaines de blessés
01:22:48lors de la nuit
01:22:49de la Saint-Sylvestre
01:22:50une nuit de fête
01:22:51et de célébration
01:22:52qui a littéralement
01:22:53viré au cauchemar
01:22:54pendant ce temps
01:22:56l'enquête
01:22:56et l'identification
01:22:57des victimes
01:22:58se poursuivent
01:22:599 Français
01:22:59figurent parmi les victimes
01:23:01dont 8 sont toujours
01:23:02portées disparues
01:23:03selon un communiqué
01:23:04publié par le Quai d'Orsay
01:23:06et puis un habitant
01:23:07de Boubelaire
01:23:08au profil inquiétant
01:23:10jugé aujourd'hui
01:23:10devant le tribunal
01:23:11correctionnel d'Aix
01:23:12en Provence
01:23:13pour l'achat sur internet
01:23:14d'une poupée sexuelle
01:23:15à l'effigie enfantine
01:23:17fabriquée en Chine
01:23:18l'homme de 56 ans
01:23:20en cours 5 ans de prison
01:23:21pour détention
01:23:22et acquisition
01:23:22de représentations
01:23:23de mineurs
01:23:24à caractère pédopornographique
01:23:26Merci beaucoup
01:23:28Sommaya
01:23:28nous sommes vendredi
01:23:29donc demain
01:23:30nous sommes samedi
01:23:31c'est logique
01:23:32on est d'accord
01:23:33vous me suivez
01:23:33et demain à 10h30
01:23:35vous retrouverez
01:23:36bonjour docteur Millot
01:23:37et Boujid Millot
01:23:38nous parlera
01:23:39du dry January
01:23:40vous le savez
01:23:41c'est le mois
01:23:42sans alcool
01:23:43qui se dit
01:23:44de plus en plus
01:23:44de français
01:23:45notamment
01:23:45après les excès
01:23:46des fêtes
01:23:47on voit un extrait
01:23:48et c'est quand même
01:23:49très calorique
01:23:50l'alcool
01:23:50on va dire
01:23:51qu'un verre
01:23:52de vin
01:23:52en moyenne
01:23:53c'est 70-80 calories
01:23:55vin
01:23:55champagne
01:23:56tout ça
01:23:56très calorique
01:23:57donc ça fait grossir
01:23:58mais surtout
01:23:58on mange plus
01:23:59quand on boit
01:24:00et on mange plus
01:24:01et on mange plus vite
01:24:02moins bien
01:24:02plus mal
01:24:03qu'est-ce qu'on fait
01:24:04quand on a bu
01:24:05comme on est un peu désinhibé
01:24:06ce que disait tout à l'heure
01:24:08le lobe frontal
01:24:09il fonctionne plus bien
01:24:10normalement
01:24:11on fait attention
01:24:11à ce qu'on mange
01:24:12là on se jette
01:24:13sur quoi
01:24:13sur on va grignoter
01:24:15des chips
01:24:15des cacahuètes
01:24:17de la charcuterie
01:24:18du fromage
01:24:19tout ça
01:24:19c'est à cause
01:24:20de la désémission
01:24:21mais pas que
01:24:22ça va aussi
01:24:22faire sécréter
01:24:23ce qu'on appelle
01:24:24la gréline
01:24:25c'est l'hormone
01:24:26de la faim
01:24:27voilà
01:24:28donc vous allez faire
01:24:29la trêve de café
01:24:30ouais ouais
01:24:31en tous les cas
01:24:32je voudrais réduire
01:24:33voilà ça devient grave
01:24:34merci les amis
01:24:35de nous avoir accompagné
01:24:35durant 7h30
01:24:37c'est un bonheur
01:24:37de vous avoir
01:24:38merci qui m'a entouré
01:24:39Déborah
01:24:39Smaja
01:24:40Oili Lucano
01:24:40Nathalie Le Pelletier
01:24:41Loïsse Tartres
01:24:42Maia Vidi pour l'information
01:24:43Nicolas Nissim à la programmation
01:24:44et les équipes en régie
01:24:45Thibaut Pâle Froilarisation
01:24:47Ludovic Liebar à la vision
01:24:49et Titon au son
01:24:50tout de suite
01:24:50Julien Pasquet
01:24:5192 minutes
01:24:5290 minutes info
01:24:53et moi j'aurais le plaisir
01:24:54de vous retrouver
01:24:54ce soir à partir de 19h
01:24:56pour l'heure des Pro 2
01:24:57à tout à l'heure
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