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- #hdpros2
Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.
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00:00Bonsoir à tous, Sabrina Medjaber, Gilles-Willem Golnadel, Geoffroy Lejeum, Joseph Masses-Caron et à vous une nouvelle fois messieurs, dames, bonne année.
00:08Nous allons commencer cette émission par quelque chose avec lequel nous ne parlons, avec lequel nous ne commençons jamais une émission.
00:14Jamais. Mais c'est juste pour vous faire plaisir.
00:16À moi. C'est la météo.
00:18Ah oui, à moi. C'est un très beau geste qui vous honneur. C'est un bon cadeau d'heure en fait.
00:24C'est la météo. Jamais nous ne parlons dans cette émission de la météo.
00:28Parce qu'il y a peu de choses à dire.
00:31Voilà, il neige, il pleut, il fait beau, etc. A priori, on ne parle pas de la météo.
00:35Comme vous l'avez fait, vous avez eu des problèmes.
00:37On ne va pas dire qu'il fait froid.
00:40On ne va pas dire qu'il fait froid.
00:41Et exceptionnellement. D'abord parce qu'il y a 1000 kilomètres de bouchons autour de Paris.
00:46Alors évidemment, 1000 kilomètres de bouchons autour de Paris, c'est quand même très très important, disons-le.
00:50Il y a beaucoup de gens. En fait, ce qui a surpris, c'est qu'il ne neigeait pas ce matin.
00:54Donc il y a beaucoup de gens qui sont peut-être venus à vélo, que sais-je, en voiture, etc.
00:57Et puis qu'ils ne peuvent pas repartir parce qu'il y a beaucoup de neige.
01:00Et quand il y a de la neige dans Paris, effectivement, Paris n'est pas habitué et n'est pas fait pour la neige.
01:05Alors je voulais vous proposer, mais je vous assure, ça va durer deux minutes.
01:08Pas plus.
01:08Oui, mais en même temps, il y a quelque chose de poétique.
01:12Avec Montmartre, par exemple.
01:14Je sais que vous êtes peu sensible à la mélancolie ou à la poésie.
01:18Je suis très sensible à mon chère.
01:19Regardez, vous savez où c'est, ça ?
01:22Ça, c'est la butte de Montmartre, du Sacré-Cœur.
01:26Vous avez vu quand même quelqu'un qui skie.
01:28Là, vous avez quelqu'un qui luge.
01:31On ne sait pas.
01:36Convenons que ce n'est pas si fréquent.
01:38Et que c'est assez beau.
01:40Les photographes sont sortis aujourd'hui de leur appartement et de leur maison
01:46pour photographier Paris sous la neige.
01:48Ce n'est pas si fréquent.
01:49Vous savez, le record, toute catégorie de froidure à Paris.
01:53Moins 22 en 1875.
01:55Non, c'était moins 23.
01:58En 1879.
02:00Et la Seine était gelée sur 15 centimètres.
02:04Vous en fichez complètement.
02:06Non, mais regarde.
02:08Vous n'êtes pas sensible à ça.
02:09Et alors, voilà, il y avait toutes les équipes de CNews qui étaient dehors tout à l'heure
02:12et qui sont rentrées d'ailleurs maintenant.
02:15Et puis, il faut faire quand même un peu attention parce que ça glisse.
02:18Écoutez quelques passants interrogés à Montmartre.
02:22C'était un de mes rêves depuis longtemps.
02:25Et à chaque fois, je n'avais pas le bon timing.
02:27Soit je bossais, soit je n'étais pas là.
02:29Là, j'ai pris mes skis, mes chaussures.
02:30En plus, je reviens du ski là.
02:32Et je me suis dit, c'est maintenant ou jamais.
02:34Franchement, ça glisse hyper bien.
02:35Ça fait même peur.
02:36Du coup, on a peur de se les prendre.
02:39Mais on peut bouger ou on peut s'arrêter avec nos bras.
02:44Je suis hyper heureuse.
02:46Ça fait pas mal d'années que je n'avais pas pu profiter de la neige.
02:50C'est super cool.
02:51On voit tout le monde jouer avec la neige.
02:53On repart en enfance un peu.
02:55Et je trouve ça génial.
02:56Bon, on va parler du Venezuela.
02:59Non, non, parce que la neige, moi, ça me rappelle des poèmes de Malarmé.
03:04La neige, c'est l'innocence.
03:05Excusez-nous.
03:05Bah ouais.
03:06Bah ouais.
03:07Excusez-nous.
03:08Je peux même vous.
03:09Je peux vous les réciter.
03:10Moi, ça me rappelle mon chamois d'or ou ma flèche bidule.
03:13Mais vous, ça vous rappelle les poèmes de Malarmé.
03:17Chacun son domaine.
03:18Le vierge, le vivace et le bel aujourd'hui, bien sûr, vous connaissez.
03:20Mais oh, bah, bien sûr.
03:23Dans la neige, c'est l'innocence.
03:24C'est vrai.
03:24Oui, c'est vrai.
03:25C'est l'innocence.
03:26C'est d'ailleurs été très bien dans ce reportage.
03:28C'est-à-dire, c'est le retour à l'enfance.
03:30C'est quelque chose de virginal qui s'installe, un voile virginal.
03:32Et on a une autre vue, une autre vision du monde.
03:34Et l'espect glorie aussi, en plus de l'innocence.
03:37Quand on fait des batailles de boules de neige.
03:38Eh bien, l'innocence, l'espect glorie, c'est pas exactement ce qui concerne Maduro et le Venezuela.
03:43Il est présumé innocent, monsieur.
03:44Bon, je suis d'accord avec vous.
03:46Alors, c'est des images quand même assez extraordinaires.
03:48Et puis, ce qui est tout à fait sidérant dans la chute de Maduro, ce qui n'est pas si fréquent.
03:53Parfois, les chutes sont longues.
03:55Il y a parfois, effectivement, la roche tarpeyenne est proche du Capitole, comme on disait jadis.
04:00Et effectivement, il y a des gens qui perdent tout en une seconde.
04:03Alors, il y a évidemment, quand tu es tué, tu perds, ou quand tu meurs, tu perds tout en une seconde.
04:07Mais là, c'est pas le cas, c'est autre chose.
04:09C'est-à-dire de tout perdre en une seconde, c'est pas si fréquentant.
04:13Il y avait eu cela avec Dominique Schroszka, où tu bascules en une heure dans un autre monde.
04:19Et monsieur Maduro, c'est Nicolas Maduro, que vous voyez avec son épouse.
04:24D'ailleurs, c'est la première fois qu'on a vu son épouse aujourd'hui.
04:27Et il était à New York tout à l'heure.
04:30Il a plaidé non coupable.
04:32Je vous propose d'écouter Donald Trump dans son avion, qui dit nous sommes aux commandes au Venezuela.
04:39Ne me demandez pas qui est aux commandes, car je vous donnerai une réponse qui sera très controversée.
04:45Qu'est-ce que cela signifie ?
04:46Cela signifie que nous sommes aux commandes.
04:49Bon, donc c'était cet après-midi.
04:52Donald Trump, qui a donc plaidé non coupable.
04:55Je suis innocent, je ne suis pas coupable.
04:57Je suis un honnête homme.
04:59Nicolas Maduro, voilà ce qu'il a dit.
05:02Et voilà comment se prépare, sans doute, sa défense, M. William Golnadel.
05:09Oui.
05:10Écoutez, moi, il est certain que son enlèvement ne correspond pas aux strictes normes du droit international.
05:19Sauf que je ne sais pas ce que c'est que le droit international.
05:21Il n'y a pas de droit international.
05:24Non, monsieur, vous pouvez commencer déjà modéré.
05:28On n'est jamais assez modéré par les temps qui courent.
05:31Mais non, le temple du droit international, c'est aujourd'hui l'ONU.
05:37C'est l'institution la plus corrompue et la plus inhumaine qui soit.
05:42La Cour de justice internationale, elle est remplie de juges qui ne font, c'est le moins qu'on puisse dire, pas leur métier.
05:51Donc, il n'y a pas de droit international.
05:53Donc, effectivement, malheureusement, je serais...
05:55Vous savez, le juriste qui vous parle serait très content qu'il y en ait une.
05:59Donc, dans ces circonstances, je vous avoue que mon stock compassionnel n'est pas assez important pour que je plaigne le dictateur, M. Maduro.
06:07En tout cas, les vénézuéliens sont plutôt satisfaits, on l'a dit.
06:12C'est toujours le sujet, en tout cas, l'opposition qui peut exister entre la légalité et la légitimité.
06:18C'est-à-dire que c'était sans doute légitime d'intervenir à Caracas.
06:24Et effectivement, on peut considérer qu'il y avait une forme d'illégalité.
06:28Mais la légitimité, a priori, est plus forte.
06:30Et c'est quoi la différence entre la légitimité et la légalité ?
06:33Ça peut être la morale.
06:34C'est ce qu'il a défini, ou le bon sens.
06:36Ou l'humanité.
06:36C'est ça comme vous voulez.
06:37Il y a un élément, en fait, qui se trouve aujourd'hui en exercice.
06:43C'est l'extraterritorialité du droit américain.
06:46On l'a oublié.
06:47Mais ce n'est pas simplement au Venezuela.
06:48C'est partout.
06:49C'est partout.
06:50Ça vise aussi, parfois, des chefs d'entreprise français et tout.
06:52Et on a l'air de le découvrir aujourd'hui.
06:54Donc, ce qui se passe, c'est qu'un juge, à New York, a décidé également,
06:58avec l'accord de l'exécutif américain,
07:00que Nicolas Maduro devait être jugé.
07:02Et c'est ainsi que ça se passe.
07:03Ça, c'est le premier point.
07:04Et ce n'est pas ça, c'est dit.
07:07Alors, beaucoup en France ont fait le rapprochement entre l'intervention à Caracas
07:12et la volonté de contrôler le Venezuela par le pétrole.
07:14Et ce matin, on était avec un chef d'entreprise qui s'appelle Bernard Duroc Daner.
07:19C'est un homme...
07:20C'était intéressant.
07:21Formidable.
07:22Mais oui, parce que ce n'est pas n'importe quel chef d'entreprise.
07:24C'est quelqu'un qui a fait fortune, comme on fait parfois fortune aux États-Unis, dans le pétrole,
07:28qui a eu de nombreuses entreprises, qui habitent aujourd'hui à Houston et au Texas,
07:32et qui sait, entre guillemets, de quoi il parle.
07:34Et qui a dit des choses très intéressantes.
07:36Il a dit, le pétrole, ce n'est pas le problème des États-Unis.
07:39Il y en a trop de pétrole.
07:40Le pétrole, les États-Unis en vendent.
07:42Et ils ne vont évidemment pas au Venezuela pour prendre le pétrole.
07:47Écoutez-le, c'était ce matin.
07:48L'infrastructure du pétrole est absolument détruite.
07:52Détruite par une non-maintenance remarquable.
07:55Pour arriver à détruire son industrie à ce point-là, il faut vraiment essayer.
07:59La seule chose qui fonctionne encore un peu, c'est une partie qui est dirigée par Chevron, encore aujourd'hui.
08:05Alors, la seule chance pour le Venezuela de redémarrer, j'en ai trois ans à venir,
08:12c'est d'essayer d'aider l'industrie pétrolière.
08:14Point.
08:14Les États-Unis n'ont pas besoin du pétrole vénézuéen, qui n'est d'ailleurs pas de bonne qualité, en simple.
08:20Nous avons, les États-Unis, on est suffisants, on a plus qu'indépendants en pétrole et en gaz.
08:25Je m'arrête là.
08:26Bernard Duroc-Danel, il sera tout à l'heure d'ailleurs chez Gauthier de Brès.
08:29C'était passionnant.
08:30Il y a des tas de choses extrêmement intéressantes sur la qualité, par exemple du pétrole, qui n'avait pas été dit.
08:35C'est-à-dire, il y a eu cette belle image, c'est-à-dire que le Venezuela, c'est comme du miel, enfin le pétrole,
08:40et pour l'Arabie solide, ce serait du jus de pomme.
08:43C'est-à-dire qu'il y a la nécessité de raffinage, de raffinage important.
08:48Et ça, c'est un coût.
08:49Et comme il vient de le rappeler, comme l'industrie pétrolière est totalement à bas au Venezuela,
08:54c'est pour des années, des années, des années.
08:56Non mais c'est intéressant de le dire parce que c'était comme, beaucoup de gens parlent et au fond disent à peu près n'importe quoi,
09:02parce qu'ils ne savent rien.
09:03Ils sont autour de ceux et des plateaux, mais ils savent que c'est des experts en bois, comme on dit parfois.
09:08C'est intéressant d'avoir un vrai professionnel qui connaît très bien ces domaines-là, mieux que vous, cher ami.
09:15Je ne dis pas le contraire.
09:16Oui.
09:16Et la barre n'est pas très haute.
09:18Bon, parce que vous semblez contester ce qu'il peut dire.
09:21Il sera là d'ailleurs ce soir, avec Gautier Lebrette de nouveau.
09:24Je pense que les intentions de M. Trump ne sont pas d'une pureté exceptionnelle.
09:31Et en ce qui concerne le pétrole, d'après ce que je crois comprendre, c'est aussi indirect.
09:39C'est-à-dire que ça priverait la Chine, qui justement prend son pétrole principalement du Venezuela à pas cher,
09:47de ne plus pouvoir le prendre.
09:49Et donc, le rapport de force entre les États-Unis et la Chine serait modifié.
09:54Oui, il y a plusieurs éléments.
09:56Ça peut s'entendre.
09:57On parle aussi également, on ne parle pas de la Chine, mais immédiatement, on parle également du Cuba.
10:02Puisque Cuba, évidemment, on envoie les personnels de santé contre du pétrole.
10:07C'est ce qui se passe là-bas.
10:08Et qu'évidemment, l'électorat cubain, ça a un poids aux États-Unis, parce qu'au moment des midtermes.
10:14On l'écoutera de nouveau tout à l'heure.
10:15Je vous ai dit, il sera chez Gautier-le-Brette, et puis il a également parlé du problème important pour les États-Unis, c'est les minerais.
10:20Et d'où le Groenland.
10:21Le pétrole, ce n'est pas un problème pour les États-Unis, disait-il.
10:24En revanche, les minerais s'en errent.
10:26D'où les minerais.
10:28Alors, ce qui nous intéresse aussi, c'est les réactions en France.
10:31Et Emmanuel Macron, alors, on le félicitait ce matin, parce qu'on trouvait qu'il était formidable.
10:36Il avait eu les mots justes.
10:37Mais il ne peut pas s'empêcher de faire ou du en même temps ou du en deux temps, comme les moteurs à pétrole parfois.
10:45Mais il a, comment dire, il a nuancé ce qu'il avait dit avant-hier.
10:50Ce qui est assez étrange, parce que voilà ce qu'il avait dit d'ailleurs.
10:54Le peuple vénézuélien a aujourd'hui débarrassé de la dictature.
10:56C'était sans ambiguïté.
10:57D'ailleurs, ça avait été retweeté par Donald Trump.
11:00Et puis, alors curieusement, en Conseil des ministres, ce matin, la nuance est venue.
11:05Et c'est Maud Bréjean qui nous l'a dit, la porte-parole du gouvernement.
11:09Pour rappeler la position de la France, qui est claire.
11:13D'une part, nous défendons le droit international et la liberté des peuples.
11:18La méthode employée n'est ni soutenue, ni approuvée.
11:23Deuxièmement, le départ de Maduro est une bonne nouvelle pour le peuple vénézuélien.
11:28C'est un dictateur qui a confisqué sa liberté au peuple vénézuélien et qui a volé les élections de 2024.
11:36On peut ajouter qu'il y a 8 millions de Vénézuéliens quand même qui sont partis.
11:38On entendra tout à l'heure une archive de Jean-Luc Mélenchon qui défend en 2017.
11:44Ce passage sur les réseaux sociaux est formidable et c'est avec Léa Salamé.
11:48Bon, 8 millions d'exilés vénézuéens.
11:52Alors, pourquoi a-t-il changé ?
11:53Pas changé d'avis d'ailleurs, mais pourquoi éprouve-t-il le besoin de nuancer
11:57? C'est ce qu'il a dit la veille.
11:58D'abord, il lui arrive, sans voir être mauvaise langue, de changer d'avis.
12:01C'est ce qu'il caractérise notamment.
12:04D'autre part...
12:05Mais pas au bout de 24 heures.
12:07Non, pas au bout de 24 heures.
12:09En politique étrangère, pas au bout de 24 heures.
12:11Parfois dans la même phrase, si vous me permettez.
12:12Oui, oui.
12:13Si je voulais être...
12:14En politique étrangère.
12:15Il est capable de dire dans la même émission, parfois, quelque chose et d'apporter une nuance
12:20ou de dire le contraire.
12:21Mais bon, mais pourquoi là, en l'espèce ?
12:22D'abord, je n'étais pas très admiratif lorsqu'il ne disait rien parce que je pensais,
12:28en mon fort, c'est purement intuitif, qu'il ne voulait surtout pas blesser M. Donald
12:34au moment où il pouvait espérer presque être dans un tête-à-tête avec lui sur l'Ukraine.
12:39Ce qui était... Il n'est pas insensible à ça.
12:41Et puis ensuite, il faut reconnaître qu'il a tellement été, justement, critiqué le lendemain.
12:50Non, mais il fallait écouter France Inter.
12:52Il n'y avait pas dix minutes où il n'était pas critiqué par quelqu'un.
12:56Mais qu'il s'est évoquée.
12:57Mais de vous à moi.
12:58Mais il n'aime pas être critiqué non plus.
13:00Mais le pire...
13:02Dès qu'il a écouté l'éditorialiste de France Inter qui a parlé de la faute vénézuélienne de M. Macron.
13:07Mais l'éditorial de Pierre Aski, dont je l'ai mis au défi de me sortir sur les 24 derniers mois,
13:14un éditorial contre Maduro, je n'ai pas eu de réponse là-dessus.
13:19Rien. Personne ne critiquait Maduro.
13:21Mais ce que je veux dire surtout, c'est qu'il y a des déclarations, personne n'en parle,
13:26merveilleuses de Mitterrand, François Mitterrand,
13:29lorsque Noriega a été recherché pareil,
13:34c'est le même, Noriega de Panama a été recherché pareil
13:37par les Etats-Unis pour trafic,
13:40parce que c'est un dictateur et tout.
13:42Et M. Mitterrand dit, oui, bon, effectivement,
13:44ce n'est pas terrible.
13:45Mais enfin, il faut reconnaître,
13:46M. Maduro était un dictateur, etc.
13:49Il a très bien dit et personne n'a rien dit.
13:52Oui, mais le problème numéro un, c'est Trump.
13:56C'est-à-dire que si c'est Obama qui va chercher...
13:59Il n'y a plus d'indulgence.
14:00Si c'est Obama qui va chercher Maduro,
14:02il n'y a même pas de sujet dans la presse française.
14:04Vous le savez comme moi.
14:05Le problème, c'est Trump.
14:06C'est pour ça d'ailleurs que les gens se détournent de cette presse anti-Trump primaire.
14:12Évidemment, il ne s'agit pas de louanger Trump matin, midi et soir.
14:16Mais lorsqu'il y a un parti pris anti-Trump primaire,
14:21les gens ont bien compris que si c'était un autre qui avait pris Maduro,
14:25et j'ai cité Obama, il n'y aurait pas eu de soucis.
14:26Mais, et c'est là que je vais vous faire plaisir sans doute,
14:29c'est que comme tous les journalistes se trompent finalement,
14:33ils diront dans 30 ans que c'était sans doute une bonne chose
14:37d'être allé chercher M. Maduro.
14:38Pourquoi je vous dis ça ?
14:40Parce que ce matin, je vais vous montrer la une de l'humanité
14:43et la une de l'libération.
14:45La une de l'humanité.
14:46La une de l'humanité, c'était Trump preneur d'otages.
14:49C'est pas mal ça.
14:50J'aime bien.
14:50Voilà.
14:51Alors, l'humanité se trompe toujours et tout le temps.
14:53Moi, j'ai ressorti la une de l'humanité quand Staline est morte.
14:57Quand Staline, bon.
14:58Deuil pour tous les peuples, le grand Staline.
15:00Bon.
15:00Il n'y a pas de raison.
15:01Alors, qui écrit aujourd'hui, Edard, l'humanité ?
15:03C'est les petits-enfants de ceux qui écrivaient
15:05deuil pour tous les peuples, le grand Staline.
15:07C'est les petits-enfants.
15:08Pour Libération, c'était la une ce matin.
15:11Trump, empire.
15:12Bon.
15:12Bien évidemment.
15:14Chacun comprend le jeune mot.
15:15Donc, je suis allé voir la une de Libération
15:17lorsque les Khmer Rouges ont débarqué à Khenom Pen.
15:21Libération s'est trompée.
15:22Donc, ceux qui se trompent, est-ce qu'on l'a la une de Libération ?
15:26Ah, ben si, elle y était ce matin.
15:28C'est dommage qu'on ne l'ait pas parce que je voulais vous la montrer.
15:30Bon, je pense que Benjamin Noe va la retrouver, elle était...
15:34Oui, le jour de joie.
15:36La joie d'Opnum Pen.
15:38Exactement.
15:39Mais là, il va nous la montrer dans une seconde.
15:42Bon.
15:42Donc, comme ces gens se trompent toujours et tout le temps,
15:45toujours, en fait, ce qui est sidérant,
15:48c'est que le communisme appauvrit.
15:51Les opposants ne peuvent pas s'exprimer.
15:54Ils finissent en prison.
15:55Il y a des gens qui sont exilés et ce sont toujours les mêmes,
16:00en l'occurrence l'extrême-gauche, qui défendent ces régimes-là.
16:03C'est extraordinaire.
16:04On peut rajouter le nouveau totalitarisme qui est l'islamisme
16:08qui s'associe au communisme et au socialisme
16:11qui ne s'impose qu'en oblitérant les libertés individuelles et collectives.
16:16Et moi, je me souviens, et je vous en ai parlé tout à l'heure sur Europe 1,
16:19de la une de Libération lorsque Roménier est arrivée au pouvoir
16:22qui parlait de grand soir et d'énergie libératrice pour les femmes iraniennes.
16:28C'était l'édito de M. Sergi Allé.
16:31Alors, je sais bien que tout le monde se trompe,
16:33mais il y a quand même des gens qui se trompent moins que d'autres.
16:35C'est-à-dire que Jean-François Revelle ou Raymond Aron,
16:37ils se sont peut-être moins trompés que d'autres.
16:38Oui, bien évidemment.
16:39Regardez Libération, le drapeau de la résistance flotte sur Phnom Penh,
16:427 jours de fête pour une Libération.
16:44Eh bien, comme Libération s'est trompé il y a 50 ans,
16:47on peut imaginer qu'ils se trompent encore aujourd'hui.
16:49Mais ce n'est pas grave, parce qu'ils se trompent toujours et tout le temps.
16:51C'est leur vie.
16:52Ils rappellent souvent aux partis,
16:55souvent les partis ont une histoire.
16:56Les journaux aussi ont une histoire.
16:57Les journaux ont une histoire.
16:59Et c'est important de leur rappeler de temps en temps.
17:01Le pire, c'est qu'ils ne reviennent jamais sur le R.
17:03Ah si, si, sur Phnom Penh, ils sont revenus.
17:05Ils ont fait un...
17:06Là, ils ont fait vraiment un...
17:08Sur la pédophilie aussi, ils sont revenus.
17:10Ils sont revenus, au contraire.
17:12Ils sont revenus, ils disent qu'on s'est trompé.
17:13Tant mieux d'ailleurs.
17:14Mais je vous dis, ils diront dans 30 ans qu'ils se sont trompés aujourd'hui.
17:17Ce n'est pas grave.
17:18En revanche, je vous propose peut-être d'écouter M. Bompard,
17:21qui réagissait à la déclaration d'Emmanuel Macron via le tweet.
17:26Mais c'était avant, évidemment, la nuance d'aujourd'hui.
17:30La déclaration du président de la République est honteuse.
17:35Elle est en violation absolue avec tout ce qu'ont été les positions traditionnelles de la France.
17:40Et on se rappelle, par exemple, de la position qu'avait prise la diplomatie française
17:44au moment de la guerre en Irak.
17:46Et on ne peut pas dire qu'on avait beaucoup de sympathie à l'époque pour le régime irakien.
17:50Donc vous voyez que la question n'est pas celle-là.
17:52Le président de la République devrait condamner l'opération militaire américaine contre le Venezuela.
17:59Vous pensez que ça freinerait Donald Trump ?
18:00Je pense que le président de la République devrait, par exemple,
18:03rejoindre le front du refus de Trump,
18:07qu'ont commencé à constituer, vous l'avez peut-être vu,
18:09cinq présidents latino-américains,
18:11rejoints par le gouvernement espagnol,
18:13qui disent qu'on s'opposera et on doit s'opposer
18:15à toute prise de contrôle du Venezuela par les Etats-Unis d'Amérique.
18:19Donc par principe.
18:21Je salue André Valini qui nous écoute et à qui on souhaite bonne année.
18:25Et qui dit que Maduro est un dictateur corrompu
18:26qui a signé son pays et martyrisé son peuple.
18:29mais la méthode Trump est une violation du droit international.
18:32Si je peux me permettre, je pense que c'est ça le vrai enjeu.
18:35Alors l'antitrumpisme français est très rigolo à observer, comme vous le faites là.
18:38Mais la question du droit international dont parle André Valini et dont parlait William tout à l'heure,
18:42à mon avis c'est ça qui est essentiel et qui embête le plus Emmanuel Macron.
18:44Il faut comprendre que dans les années 90, ces gens ont cru à un nouveau monde
18:48qu'ils ont façonné après la chute du mur, etc.
18:50qui était la mondialisation, les grandes entités, l'ONU, l'OTAN, l'OMC, etc.
18:55qui allaient réjonter le monde et on allait pouvoir toucher les dividendes de la paix dont parlait Fabius.
19:00Aujourd'hui, c'est pas Trump uniquement, d'ailleurs c'est aussi la Chine, c'est aussi la Russie évidemment.
19:05Il y a des grandes puissances qui sont en train de se comporter à nouveau comme des grandes puissances
19:08et qui envoient valser le monde d'avant.
19:10Et le monde d'avant est en train de s'effondrer sous les yeux d'Emmanuel Macron, de Van der Leyen, etc.
19:14Et ça leur est insupportable.
19:16Et c'était la une du journal du dimanche hier, on va marquer une pause.
19:20C'était la une du journal du dimanche hier, un nouvel ordre mondial.
19:23Il est 20h26, on est déjà un peu en retard.
19:25A tout de suite.
19:30Et nous parlons évidemment de Maduro.
19:32« Je suis innocent, je ne suis pas coupable, je suis un homme honnête », c'est ce qu'il a dit au juge.
19:37Le juge a 92 ans, vous avez vu ça ?
19:40Le juge a 92 ans.
19:41Alors, il n'y a pas d'image.
19:43Je voudrais quand même dire un mot.
19:46Je n'accepte pas de prendre des leçons de droit de M. Bompard.
19:51Ça, c'est pas possible.
19:52Vous voyez, c'est les limites de mes possibilités.
19:55Un parti qui n'accepte pas le droit des Français, le droit des Français d'avoir des frontières,
20:04et qui accepte que les gens peuvent arriver en fraudant totalement la loi française.
20:10Je n'accepte pas.
20:11Un parti qui considère qu'une organisation terroriste est une organisation de résistance.
20:16Je n'accepte pas.
20:17Ce parti-là, c'est le parti qui prend le parti des voyous contre les policiers.
20:26Et c'est ces gens-là qui nous donnent des leçons de droit.
20:29Mais vous savez bien qu'il y a beaucoup de cynisme là-dedans.
20:32C'est-à-dire que tu chauffes à blanc un électorat pour qu'il vote pour toi.
20:38Je ne suis même pas, je ne sais pas, la part de sincérité.
20:41Je vois beaucoup de cynisme.
20:43Allez, je vous l'accorde.
20:48Mais vous chauffez à blanc toute une clientèle, notamment issue de l'immigration,
20:55en lui disant la polistue, la France est raciste,
20:58pour que cette population soit encline à voter pour vous.
21:02Eh bien, mais qu'il ne me donne pas de leçons de droit.
21:04Mais j'entends bien.
21:05Mais c'est une stratégie électorale.
21:08Pas seulement qu'ils sont sincères.
21:09Qui est payante.
21:11Oui.
21:11Qui est payante.
21:12Et qui est de plus en plus décomplexée.
21:13Qui est payante.
21:14Et de plus en plus décomplexée.
21:16Sabrina a parfaitement raison.
21:19Alors, écoutons Pierre Devilliers, qui avait annoncé tout cela.
21:23Oui, il y a longtemps.
21:23Il y a longtemps.
21:24Écoutez-le.
21:25C'est un mélange d'America First et de la doctrine de Monroe.
21:30Je règne autour, dans ma zone.
21:33Il va en être ainsi, à mon avis, de beaucoup de puissances régionales,
21:37de ces états puissances dont je parle déjà depuis dix ans, 2015.
21:43Et c'est la matérialisation concrète de sa stratégie.
21:46Vous voyez, il y a une différence entre les états puissances et nos démocraties singulièrement européennes.
21:52C'est que nous, nous parlons.
21:55Eux, ils parlent et ils agissent.
21:57Et ils agissent en cohérence entre ce qu'ils disent et ce qu'ils font.
22:01C'est la loi du plus fort.
22:02C'est la loi du plus fort.
22:04C'est vieux comme le monde.
22:05Et, si vous voulez, le faible attire le fort.
22:09Le faible attire le fort.
22:10Et nous sommes, en Europe, aujourd'hui, dans le monde, les faibles.
22:15C'est le retour des empires.
22:17Et qu'on ne pense pas que les empires, c'est simplement la Chine, la Russie, etc.
22:22Mais d'autres états-nations se considèrent comme des empires.
22:25Vous prenez, par exemple, la Turquie, aujourd'hui.
22:27Dans toute l'Asie centrale, ce qu'ils font en Azerbaïdjan ou autre,
22:31ils se considèrent comme un empire.
22:33Et nous, on se considère comme quoi en Europe ?
22:36Madame Bréjean a pris la parole ce matin.
22:40On lui a demandé soumission de l'Europe.
22:42Écoutez-la.
22:44En temps de parler de soumission, pardonnez-moi, mais c'était Farhan.
22:48Le président de la République, depuis des années, s'est mobilisé et s'est battu contre vents et marées
22:53pour organiser la souveraineté française et européenne face à toutes les puissances étrangères,
23:00quelles qu'elles soient.
23:01Ça fait huit ans que le président de la République travaille à consolider cette force
23:06que doit être l'Union européenne en matière de défense, en matière économique,
23:11avec des résultats qui portent ses fruits.
23:14Et il a été entendu, je pense pouvoir dire, qu'il a été sur ces sujets, encore une fois,
23:18d'indépendance et de souveraineté vis-à-vis des États-Unis, mais pas que, la locomotive de l'Union européenne.
23:25Et ensuite, personne ne dit que ce qui s'est passé est conforme au droit international.
23:31Bon, on va ouvrir le dossier Mélenchon avec une première intervention de leader de la France insoumise.
23:37C'était Place de la République ces dernières heures.
23:39– C'est une fois de plus le pétrole qui est la cause réelle de cette intervention,
23:48la lutte contre le narcotrafic n'étant qu'un prétexte.
23:52Il faut, sans barguigner, exiger la libération et le retour immédiat de Nicolas Maduro,
24:01libre au Venezuela.
24:02Ainsi, bien sûr, que son épouse, qui dans cette histoire est une sorte de capture
24:07que fait l'Empire pour impressionner ses adversaires.
24:12– Je rappelle tout à l'heure qu'on avait un chef d'entreprise de qualité
24:16et qui connaît ces sujets-là, qui expliquait précisément que le pétrole n'est pas le centre du jeu
24:22ou le renjeu, plus exactement, de l'intervention de Donald Trump.
24:27– Mais je voulais vous faire écouter une archive qui date de 2017.
24:31Et il est interrogé par une jeune femme qui est vénézuélienne, Jean-Luc Mélenchon.
24:37Il est d'abord très discourtois, on voit son tempérament.
24:42– Une fleurie, mais alors…
24:43– On voit son tempérament, c'est-à-dire qu'il ne souhaite pas la laisser parler.
24:47Cette femme sait là aussi de quoi elle parle.
24:49– Historienne.
24:50– Et vous avez un homme, elle est historienne,
24:52et vous avez un homme qui est parfaitement désagréable
24:54et qui défend un régime aujourd'hui dont on voit le résultat.
25:00Ça fait 28 ans, c'est-à-dire une population appauvrie,
25:038 millions de personnes qui ont quitté le Venezuela,
25:06des opposants en prison et des gens qui font la fête.
25:09Les gens font la fête aujourd'hui au Venezuela.
25:11Bon, écoutez, Jean-Luc Mélenchon, c'était il y a quasiment 10 ans.
25:15– La Terre entière se met contre Venezuela
25:19et différentes personnes bien intentionnées et bien payées
25:23vont d'un plateau à l'autre pour expliquer que le Venezuela, c'est l'enfer.
25:26Le Venezuela est plein d'erreurs, comme toute société humaine,
25:30mais on a voulu favoriser les pauvres,
25:31et c'est pourquoi les très riches agressent Venezuela.
25:34– C'est pour ça qu'aujourd'hui, il y a 83% de pauvreté.
25:35– Les États-Unis d'Amérique essayent de truquer l'élection au Honduras,
25:38mais on n'en parlera pas, et ainsi de suite.
25:40– Vous répondez.
25:41– Les États-Unis d'Amérique sont l'ennemi de toute l'Amérique latine
25:44et essayent de dominer, madame.
25:46– Vous pourriez me laisser parler ?
25:48– On n'est pas au Venezuela, ici.
25:52– Ah bah, justement.
25:52– L'opposition a le droit de parler ici.
25:53– Allez-y, Laurence Debray, deuxième interpellation.
25:56– Justement, ma femme sur le Venezuela, parce que c'est mon pays.
25:59– C'est son pays.
26:01– J'y ai vécu, j'y ai toute ma famille,
26:04et d'ailleurs, on m'interdit d'y aller, c'est bizarre, non ?
26:06– Vous êtes une opposante, vous avez le droit,
26:08mais n'essayez pas de vous mettre les avis.
26:09– Mais pourquoi le dialogue n'est pas possible avec vous ?
26:11– Oui, non, madame, on ne peut pas,
26:12parce que je suis d'essence dictatoriale,
26:14c'est bien connu, comme mon ami Hugo de Chavelle,
26:16et ainsi de suite.
26:17– Vous le prouvez ?
26:17– Madame, oui, je le prouve, je suis d'accord.
26:20Je suis d'accord avec votre attaque.
26:21Continuez à lire les papiers que vous avez reçus,
26:23parce que, comme ça…
26:24– Vous pensez sérieusement que je suis incapable
26:27de vous expliquer ce qui se passe dans le pays aujourd'hui ?
26:29– Je pense que vous êtes capable de répéter des éléments de langage
26:31qui sont organisés par l'opposition.
26:33– C'est méprisant ce que vous dites.
26:35– Oui, c'est méprisant.
26:36– C'est méprisant à l'égard de l'opposition.
26:36– Oui, madame, j'en ai par-dessus la tête de ce genre de numéros.
26:39Chaque fois que je vais quelque part, je me tape Venezuela.
26:42On va faire une boîte, vous savez, comme les vaches qui font meut, là.
26:44Meut !
26:45– Mais c'était pour ça dans votre programme ?
26:47– Vive les Etats-Unis, abat Venezuela, le chavisme !
26:50– Non mais je ne parle pas des Etats-Unis,
26:51les Américains n'ont rien, nos Vénézuélas.
26:53– L'indulgence dont bénéficie Jean-Luc Mélenchon
26:56dans l'espace médiatique.
26:59Ça, parce qu'il fait peur, bien souvent, aux journalistes
27:02qui ont tout simplement peur d'être mis en difficulté.
27:05Alors, je précise quand même que c'est Laurence Debray,
27:07vous l'avez peut-être reconnue,
27:08qui est la fille de Régis Debray.
27:11Elle a des racines vénézuéliennes par sa mère
27:14que son père, Régis Debray, avait rencontré à Caracas
27:17au début des années 60.
27:18Elle est spécialiste notamment de la monarchie espagnole.
27:20Et elle était donc sur le plateau de l'émission politique en 2017.
27:25Et on voit tout le tempérament, tout le caractère.
27:29– Mais je veux défendre Mélenchon, moi.
27:30– Ah, moi, je veux le défendre, Mélenchon.
27:33– Il est fidèle, Mélenchon, c'est le cas de le dire.
27:35Il faut l'avoir entendu pour prononcer l'oraison funèbre
27:40du dictateur épouvantable Fidel Castro, l'épée de fidèle.
27:44C'était un poème.
27:46Ensuite, il était pour Chavez, il a un point commun avec Chavez.
27:49Les deux ont traité le peuple juif de déicide.
27:53C'était son dieu, Chavez.
27:54Et Maduro est l'héritier total.
27:57Donc il est cohérent, M. Mélenchon, est cohérent dans son amour des dictateurs.
28:04– On va écouter ce qu'il disait sur Chavez.
28:05Mais comment ce second couteau que méprisait François Mitterrand
28:09est-il devenu aujourd'hui la personnalité incontournable de la gauche,
28:13au point où la gauche votera peut-être pour lui une nouvelle fois
28:16dans un deuxième tour de la présidentielle, si tant est qu'il soit présent ?
28:21– Voilà une question qui peut être intéressante.
28:23En tout cas, je vous propose d'écouter ce qu'il disait sur M. Chavez en 2013
28:27au moment de la mort de Chavez.
28:28– Ce qu'est Chavez ne meurt jamais.
28:33C'est l'idéal inépuisable de l'espérance humaniste de la révolution.
28:43Tous les peuples de l'Amérique latine ressentent la douleur de cette perte.
28:47Et j'ai honte, pour nous tous en Europe, du niveau lamentable des commentaires que j'ai vus.
28:57Oui, j'ai honte.
28:59Comment pouvez-vous être aussi infâme et aussi bas ?
29:02Hugo Chavez n'a pas seulement fait progresser la condition humaine des Vénézuéliens.
29:09Il a fait progresser d'une manière considérable la démocratie.
29:12Et c'est sans doute sa contribution majeure à la lutte socialiste de notre siècle.
29:18– C'est sidérant.
29:20– C'est la une de l'humanité.
29:22Staline, le petit père des peuples.
29:23C'est l'équivalent.
29:25– C'est sidérant.
29:25– C'est tout, j'ai dit.
29:26– C'est absolument sidérant.
29:28– Ce qu'il dit là, c'est l'éloge funèbre qu'il aimerait entendre de lui-même.
29:33Aussi bien sur la démocratie que sur le reste.
29:35– Un petit problème de définition du réel, si vous voulez.
29:37C'est quand vous parlez d'un pays dont les gens se sont virés ou s'enfuient
29:41avec un taux de pauvreté qui explose et une répression féroce.
29:44– 93%.
29:44– Vous ne pouvez pas dire ce qu'il vient de dire.
29:46– Mais vous savez, ce spectacle,
29:47– Sabrina Medjeber.
29:48– Ce spectacle, la commune, là, traduit le paradigme,
29:53le substrat de toute sa politique, c'est-à-dire, en fond,
29:57la haine de l'Occident, qui se traduit à travers la haine
30:01de l'impérialisme américain, l'impérialisme anti-occidental,
30:05l'antisionisme qui cache, en fait, qui est l'antisémitisme
30:09parce que c'est l'émanation politique de l'Occident.
30:12Tout ce qu'il vient de dire, là, c'est la base sémantique,
30:15idéologique de son combat culturel.
30:18– Mais depuis deux jours, on écoute tous toutes les radios,
30:20toutes les… et on lit toutes les… comment dire, toute la presse.
30:24On est les seuls à être sur cette position-là
30:26qui me paraît simplement témoigner de la réalité.
30:29Ce n'est pas un choix politique que je fais, là.
30:32Je décris la réalité, la réalité du Venezuela.
30:35Je la décris.
30:36Mais c'est sidéant, en fait, d'écouter parfois les autres radios,
30:40les éditorialistes et même les hommes politiques
30:42qui sont parfois à front renversé.
30:44Le Rassemblement National, la droite, à front renversé.
30:47Celui qui avait été parfait, c'était Emmanuel Macron,
30:49jusqu'à aujourd'hui.
30:51Bon, et Georgia Meloni.
30:52– Le Rassemblement National ne fait pas l'apologie de M. Maduro.
30:57– Non, non.
30:57– Ah, il ne fait pas l'apologie de M. Maduro,
31:01mais il y a beaucoup de nuances sur l'intervention de Dénat-Trump.
31:05Ils sont sur la position d'André Valigny que j'ai cité tout à l'heure.
31:08– Ou de Chirac sur l'Irak.
31:10– Oui.
31:11– Ils sont sur la position de M. Macron.
31:15– Trump demain.
31:17Et ça, c'est intéressant, Trump demain.
31:18Groenland.
31:19Alors ça, c'est en revanche, là, c'était légitime d'intervenir au Venezuela.
31:25Ce ne serait pas légitime d'intervenir au Groenland.
31:27Ce n'est pas exactement la même chose.
31:29– Réparez-vous quand même.
31:29– Oui, mais ce n'est pas la même chose.
31:31– C'est une promesse de campagne quand même.
31:32– Oui, mais je vous répète, ce n'est pas la même chose.
31:35– C'est le nouveau monde dans lequel on va vivre.
31:36– Oui, mais je vous répète, je ne vais pas vous le répéter,
31:41ce n'est pas exactement la même chose.
31:43– Mais ce sont les empires, c'est ça.
31:45– Non, mais on a le droit de faire de la morale aussi.
31:49Il n'est pas interdit de faire de la morale.
31:51– Non, mais ça ne sert pas à grand-chose.
31:52– Il est important d'avoir une ligne.
31:58– Oui, je dirais juste qu'il y a, se tient aujourd'hui et demain,
32:02la conférence des ambassadeurs.
32:04Emmanuel Macron, apparemment, qui ne devait pas parler.
32:07Pour la première fois, parce que sa conférence des ambassadeurs existe depuis 1993,
32:12chaque président de la République a parlé à cette conférence des ambassadeurs.
32:14Il n'avait pas prévu de parler.
32:15Donc il y a eu pression pour qu'à la fin, il parle.
32:19Parce que imaginez-vous que les ambassadeurs étaient venus
32:21pour être ensemble dans des ateliers.
32:23C'est-à-dire, l'ambassadeur d'Irak se serait retrouvé avec l'ambassadeur du Vanuatu
32:26dans des ateliers.
32:27Donc on est vraiment, pardonnez-moi, mais on est tellement déconnectés de la réalité.
32:32Et là, on est d'accord.
32:33Lorsqu'on parle d'empire, on est tellement déconnectés, c'est vraiment frappant.
32:36– Bon, Trump a affirmé que Cuba a été prête à tomber.
32:39La Premier ministre du Groenland a dit,
32:41ça suffit maintenant, le Groenland est notre maison et notre territoire.
32:45Et c'est comme ça que ça doit continuer.
32:47C'est 56 000 habitants au Groenland.
32:49Et là, ce matin, M. Durock Daner, qui connaît particulièrement bien les Etats-Unis,
32:54et pour ceux qui n'étaient ni là ce matin, ni là tout à l'heure,
32:56je précise que c'est un chef d'entreprise de très haut niveau aux Etats-Unis
33:00qui a fait fortune, comme on peut faire parfois fortune aux Etats-Unis,
33:03via Houston et au Texas, dans le pétrole.
33:06Et il a expliqué combien le pétrole finalement est assez peu important pour les Etats-Unis.
33:11En revanche, les minerais sont un enjeu crucial.
33:15Écoutez, c'était ce matin.
33:16Pour le Groenland, c'est vrai qu'il y a énormément de richesses en minerais.
33:25Il y a aussi l'emplacement, bien sûr, géopolitique.
33:27Ça, vous avez le mieux placé que moi pour en parler.
33:30Mais il y a énormément de richesses de minerais, etc.
33:34qui sont en fait, aujourd'hui, pour les Etats-Unis, un sujet aussi, sinon plus important,
33:40je dirais même plus important pour nous, que le pétrole, qui est en fait un sujet d'autrefois.
33:46Donc cette analyse-là a été vraiment passionnante.
33:49Et je le répète, il sera avec Gauthier Lebrecht tout à l'heure.
33:51Bon, on referme le dossier pour le moment vénézuélien.
33:54Et on enchaîne avec les autres sujets du jour, et notamment Brigitte Macron.
33:57puisque, Mme Macron, des peines de prison ont été prononcées à Paris
34:00pour sanctionner la diffusion en ligne de propos haineux
34:03concernant le genre et la vie privée de l'épouse du chef de l'État du ferme
34:06a été prononcée à l'égard d'un des prévenus.
34:08Alors, votre avis d'avocat m'intéresse, parce que c'est parfaitement scandaleux,
34:13la campagne dont a été victime Brigitte Macron.
34:16Et effectivement, on ne peut pas tout dire.
34:19On ne peut pas...
34:20Je veux dire, la liberté d'expression s'arrête là où la loi commence, si j'ose dire.
34:24J'ai entendu une énormité encore sur France Inter le matin, en parlant de cette affaire.
34:32Ils ont interviewé les responsables, ceux qui ont été punis.
34:38Et ils disaient, mais on a le droit de tout dire, c'est la liberté d'expression.
34:42Si on était aux États-Unis, on ne serait pas condamnés.
34:46C'est une stupidité complète.
34:48Aux États-Unis, il y a le premier amendement où vous pouvez donner toutes les idées que vous voulez.
34:54Mais par contre, vous ne pouvez pas.
34:55Si vous vous en prenez à M. Pierre ou à M. Georges, je peux vous dire que vous êtes beaucoup plus condamnés qu'en France.
35:01Ça n'a strictement rien à voir.
35:03Donc, c'était une énormité.
35:04Et ensuite, effectivement, sur le fond, bon, les six mois, c'est parce que le type n'est pas venu.
35:11Les peines sont quand même moins sévères que la peine maximale, enfin, que la peine qui a été prononcée.
35:17Mais ça me paraît tellement juste.
35:19C'est tellement infâme ce qui a été dit sur Macron qu'effectivement, ça me paraît.
35:23Alors, écoutez l'avocat, précisément.
35:26Oui.
35:26C'est une situation qui est logique, un jugement qui est logique, puisque le cyberharcèlement a été reconnu et que l'ensemble des prévenus ont été déclarés coupables.
35:36Ce qui est important aussi, c'est...
35:38Ce qui est important également, c'est le fait qu'il y a exécution provisoire sur les stages de sensibilisation.
35:45Et pour certains des prévenus, l'interdiction d'utiliser leur compte en ligne.
35:49Bon, et il y a deux personnes qui ont réagi.
35:53L'une est la soutien de l'accusé Delphine, qui a été condamnée.
35:59Et puis l'autre est une personne qui s'appelle Bertrand Scholler, qui est un galeriste et qui a été condamnée.
36:04Écoutez.
36:05Utiliser les petits-enfants pour faire valoir qu'elle a été impactée dans sa vie de tous les jours, alors qu'elle a eu 35 rendez-vous officiels par jour.
36:15Enfin, voilà quoi.
36:17Donc, c'est se moquer du monde, c'est de nous imposer une terreur, en fait, parce que tous ces gens-là ont pris six mois avec sursis.
36:23Ça veut dire que pendant cinq ans, ils vont devoir fermer leur gueule.
36:26La loi SCAPA, puisque c'est la loi dont on parle, a été conçue pour empêcher qu'aucun prévenu ne puisse s'en tirer.
36:35C'est-à-dire même quelqu'un qui retweeterait des photos en disant « j'adore Brigitte Macron », même quelqu'un qui ferait quoi que ce soit de positif pour Brigitte Macron,
36:46si Brigitte Macron ou la police décident que ça fait partie sur les millions de personnes d'une personne à incriminer, il ne pourra pas s'en sortir.
36:54Bon, écoutez, franchement, c'est du n'importe quoi et la justice est passée.
37:00Bon, et dans le même temps, Brigitte Macron était l'invité sur le plateau de TF1 ce dimanche soir.
37:04Elle est revenue sur la polémique suscitée par les propos jugés insultants à l'encontre des militantes féministes.
37:09Et elle s'était déjà excusée, et elle s'est excusée une deuxième fois.
37:12Donc, je vous propose de l'écouter, là aussi.
37:14Je suis vraiment désolée, je sais tout ce que je ne voulais pas, parce que je suis à côté des femmes dans tous leurs combats.
37:19Et je pense qu'elles le savent. Quand elles nous demandent de les aider, nous sommes toujours là pour elles.
37:26Donc, je ne voulais pas. Je ne voulais pas. Bon, c'est sorti. J'ai aussi un naturel.
37:31Il y a des moments où j'oublie. Et là, je ne devrais pas.
37:35Mais je ne suis pas épouse de président à longueur de temps.
37:38Il y a des moments où Brigitte reprend le dessus. Et Brigitte n'est pas une femme mesurée.
37:42Cette phrase est incroyable. Brigitte n'est pas une femme mesurée.
37:47J'adore ce passage.
37:49Moi aussi, je trouve qu'il y a une sincérité. Je suis comme vous. J'aime bien les moments de sincérité.
37:55Oui, c'est ce qui apparaît.
37:56Voilà quelqu'un qui est à l'Élysée depuis huit ans et qui a une image parfaite, plutôt lisse et sympathique et bienveillante, etc.
38:05Et je trouve qu'elle a raison. Dans ce qu'elle dit, je ne suis pas sûr qu'elle ait raison de s'excuser.
38:09Ah, elle a raison de ce que j'allais dire.
38:11Voilà. Elle n'aurait pas dû s'excuser. Mais bon, elle fait ce qu'elle veut.
38:14Mais en revanche, cette phrase, la dernière, c'est là que je trouve qu'elle a...
38:17Brigitte n'est pas une femme mesurée. Je trouve que c'est tout à fait étonnant.
38:22Je ne sais pas si vous diriez ça de vous-même. Vous diriez ça de vous-même ?
38:25Oui, bien sûr.
38:26Vous diriez que vous n'êtes pas une femme mesurée ?
38:28Oui, bien évidemment. On n'est pas tout le temps ultra rigoureux.
38:31Ah non, mais ça, ce n'est pas la même chose. Rigoureux, ce n'est pas la même chose.
38:34On n'est pas tout le temps ultra rigoureux. Parfois, on peut avoir un petit grain de folie naturel, comme ça, un tropisme naturel.
38:41Quelque chose qui vous échappe ?
38:43Non, mais je trouve que ce serait très triste de dire de soi-même qu'on est mesuré. Pardonnez-moi.
38:48Ah bon ?
38:48Je suis extrêmement mesuré.
38:49Oui, c'est pas... Oui, oui.
38:51Oui, je vous préfère...
38:52Et vous vous êtes extrêmement mesuré ?
38:53Par exemple, vous n'êtes pas extrêmement mesuré.
38:55Et vous, Pascal ?
38:56Et heureusement.
38:58C'est surmesuré.
38:59Qu'est-ce qui fait votre charme, votre talent ?
39:01Bon, attention.
39:02C'est pas sûr.
39:03Non, mais c'est une femme...
39:03Non, mais je parlais des...
39:05Ah, d'accord.
39:06Moi, je trouve que c'est une femme intelligente.
39:08Oui.
39:09Elle pourrait se présenter.
39:12Je voterais davantage pour madame que pour monsieur.
39:15Oui.
39:15Mais elle me déçoit un peu de s'être excusée.
39:20Oui.
39:20Ne serait-ce que vis-à-vis d'Harry Habitant.
39:23Parce que, effectivement, quand on parle entre nous, qu'on n'est pas filmé, on dit
39:28celui-là c'est un con, celui-là c'est un sale con.
39:30Bon, donc, je ne vois pas pourquoi elle s'excuse, d'autant plus qu'elle avait raison.
39:34Et de venir troubler Harry Habitant alors que celui-ci a été blanchi par la justice,
39:41effectivement, l'expression sale con n'est pas totalement extravagante.
39:45Et puis, c'est pas comme si nous toutes défendions toutes les femmes non plus.
39:47Je ne vais pas m'étaler sur le sujet.
39:48Alors, Elisabeth Lévy disait ce matin, non, on ne défend pas tous les combats de toutes
39:53les femmes.
39:53C'est ce qu'elle disait.
39:54Brigitte Macron dit, moi, je suis toujours avec tous les combats de toutes les femmes.
39:57Elisabeth Lévy dit, non, il y a des combats que je ne défends pas.
40:00Oui, bien sûr.
40:01Non, mais c'est la manière dont elle le dit.
40:03C'est étonnant quand même.
40:04C'est la manière dont elle le dit.
40:05Enfin, franchement, c'est quelque chose de sincère.
40:08Et on n'est pas toujours habitué, pas venant d'elle, mais en règle générale,
40:12à ses accents de sincérité.
40:13Évidemment.
40:15Oui, il y a quelque chose, je trouve, de sincère.
40:16Très fort.
40:18Ça ne fait pas, on ne dirait pas, des excuses qui ont été travailler avec une équipe
40:21de communication.
40:22Voilà.
40:22Et ça, c'est frais.
40:24Et elle était avec Didier Deschamps hier, à qui on souhaite bonne année également.
40:29Et pourquoi pas une Coupe du Monde pour terminer son parcours tout à fait exceptionnel
40:34à la tête des Bleus, puisque comme vous le savez, ou plus exactement, comme vous
40:38ne le savez pas, Didier Deschamps est sélectionneur de l'équipe de France depuis...
40:42Mais il l'est encore ?
40:43Oui.
40:43Ah ben, on ne me dit rien, moi.
40:45Il est un peu à vie.
40:47Il pourrait l'être à vie, en tout cas.
40:48Et il arrête en juillet.
40:49Et il arrête en juillet avec...
40:52Il se présentera peut-être un jour quelque part.
40:54Bien sûr.
40:55Et le président de la Fédération française de...
40:56Parfois, j'ai eu raison de venir.
40:58Et le président de la Fédération française de football est un garçon tout à fait remarquable.
41:01Il est très bien, M. Diallo.
41:02Exactement.
41:03Et il est né, comme vous le savez, à Nantes.
41:05Et il est président de la Fédération française de foot.
41:08Bon, un mot, et ce mot, il est d'une tristesse inouïe, c'est évidemment Cran-Montana qui a tellement marqué les uns et les autres depuis quelques jours.
41:19Il y a beaucoup de témoignages, bien sûr, et notamment celui de David Vauca, que vous avez peut-être d'ailleurs entendu, qui est le commandant du centre de secours.
41:28Écoutez-le.
41:29J'ai amené une fille au bar 1900.
41:32J'ai l'émassé sur un siège.
41:34Au bout d'un moment, un sanitaire m'a dit, maintenant, viens, on doit sortir, on doit aller s'occuper des autres personnes.
41:38Malheureusement, cette fille, c'est déjà trop tard pour elle.
41:42Et ça, c'est dur.
41:43Je peux vous dire, c'est vraiment très, très dur.
41:44Mais jamais on n'a été préparé à ça et il n'y a personne qui est prêt pour voir ça.
41:48Je pense que là, vraiment, en plus, c'est des gens qui sont jeunes.
41:51C'est une soirée festive, normalement.
41:53Et là, vous voyez des gens qui courent dans tous les sens.
41:54Vous avez des filles qui sont moitié mortes par terre.
41:57Ce qu'ils ont vu et ce que tous les jeunes ont vu, c'est quelque chose qu'ils n'auraient jamais dû voir dans leur vie.
42:01Et même pour nous, pour les forces d'intervention, nous, on n'est pas préparés à ça.
42:04Tout le monde a besoin de parler.
42:05On a des psychologues qui viennent du SIS de Genève qui nous aident et qui sont là pour nous aider.
42:11Ça fait deux jours qu'ils étaient avec nous.
42:13Tous les secours, chaque fois qu'on se voit, on se prend dans les bras.
42:16On essaye d'être fort parce qu'ensemble, on est plus fort.
42:18Je ne sais pas combien de temps je vais tenir le coup.
42:20Je tiens le coup pour eux, pour tout le monde des secours qui ont fait un boulot extrêmement bien.
42:25Chaque fois que je repasserai là, devant ce bar, j'aurai chaque fois le cœur qui souffrira.
42:31En Montana, 20, 25, ça ne sera plus jamais la même chose.
42:34On a vécu un 31 horrible et on espère qu'on pourra garder la lumière des montagnes et ces magnifiques paysages.
42:41Parce que là, on va penser, chaque année, on pensera à tous ces jeunes qui sont morts.
42:45Et ça, c'est compliqué.
42:46Il y a eu sur CNews le témoignage de Gianni, qui est un jeune homme, et de son père qui se sont portés naturellement, sans rien, pour les secours.
43:01Le témoignage était absolument bouleversant.
43:03Quand on a demandé à ce père quelle était la première chose qu'il disait aux jeunes filles qui étaient dans un état,
43:09il se penche sur elle et lui disait « Tu es belle ! »
43:14Parce que, évidemment, la crainte d'avoir été défigurée, etc.
43:18J'ai trouvé que ces deux témoignages étaient d'une force incroyable.
43:22Et ce qu'il racontait aussi, avec de vraies questions, sans aucune polémique,
43:26c'est comment tant de gens ont pu rester pendant tant d'heures à moins 11 degrés sans rien.
43:32Sans rien.
43:34Vraiment.
43:37On dit qu'il n'y avait pas de sortie de secours.
43:39S'il y avait une sortie de secours.
43:40Bref.
43:41Mais je dis qu'il y a eu beaucoup de témoignages aussi de volontaires, et qui sont des héros.
43:46Parce que pour aller se jeter dans la fournaise, comme ces gens l'ont fait,
43:50très franchement, ces gens méritent la légende d'honneur.
43:53Et c'est le cas notamment d'un footballeur du Football Code de Monde.
43:55Oui, absolument.
43:56Qui est allé retourner pour sauver sa fiancée, et lui-même est brûlé.
44:00Qui est brûlé, alors que son avenir sportif, évidemment, il n'a pas du tout pensé à ça.
44:06J'ai entendu beaucoup de paroles de réconfort pour les parents.
44:12Mais on voit les limites des mots.
44:13Les mots sont impuissants.
44:15C'est ce que je pense.
44:19Un événement chasse l'autre.
44:21Et moi j'ai le sentiment qu'on est souvent dans une lessiveuse.
44:24Et cet événement-là, justement, est marquant.
44:28C'est-à-dire que les gens ne l'oublient pas.
44:29Alors que sur une saison, sur une année complète,
44:34tu es même parfois surpris aujourd'hui
44:36combien tous les événements passent les plus improbables, les plus incroyables.
44:41Mais celui-là a marqué les gens, parce que les gens s'identifient,
44:45parce qu'ils se disent ça peut être ma fille, ça peut être mon fils,
44:49et que ça renvoie sur ce qui est la fragilité humaine
44:52et ce que dit Gilles-Louisien, mais juste.
44:55Il n'y a absolument rien à dire.
44:57À 20h56, je voulais également, ce soir, rendre hommage à Michel Giuliani,
45:04qui est une figure de la télévision et qui nous a quittés.
45:09Et Michel Giuliani, je l'avais connu dans une autre ville,
45:13dans une autre ville à TF1.
45:15Il avait fondé une société qui s'appelait Nice Canal 40.
45:18Quand il l'avait fondée, il avait travaillé dans une société Nice Canal 40.
45:21Il faisait beaucoup de production, notamment dans le domaine du football, du sport.
45:26Et il faisait partie de ces gens que tout le monde aimait.
45:29Michel Giuliani.
45:31Et je sais que ce soir, du côté de Nice, mais également du côté de sa Corse natale,
45:36beaucoup nous regardent et beaucoup le pleurent,
45:39que ce soit son fils Antoine, que ce soit sa femme Isabelle,
45:44et puis beaucoup de gens à qui je pense, qui ont travaillé avec lui,
45:47Hervé Matou, qui a travaillé longtemps à TF1 avec lui,
45:51mais aussi Sylvain de Mignogna, mais aussi François-Charles Bidot,
45:56tous ces gens qui formaient l'équipe de TF1 dans les années 80.
46:00Je pourrais parler de Frédéric Jailland également.
46:03Donc on pense à lui, c'est un homme de bien, comme on dit,
46:06et il est parti ces derniers jours.
46:10Et c'est à lui vraiment que je pense et comme je peux penser à sa famille.
46:15Gautier Lebret, à 20h57, va nous rejoindre et on va lui souhaiter le meilleur pour cette année.
46:23Je vous remercie, et vous de même.
46:25J'ai vu d'ailleurs que vous aviez demandé, vous avez eu bien raison,
46:29à celui qui était ce matin sur notre plateau,
46:33M. Bernard Duroc-Daner, de vous accompagner ce soir,
46:37parce que son expertise sur le pétrole et le Venezuela est vraiment passionnante.
46:41Il dit le contraire de tous les autres, donc c'est intéressant de toujours écouter celui qui dit le contraire de tous les autres.
46:46Il dit même le contraire du président américain.
46:48Le président américain Trump a dit qu'il y était allé notamment pour le pétrole,
46:52et lui dit que ça n'a aucun intérêt le pétrole du Venezuela,
46:55puisque les puits ne sont plus en fonction, etc.
46:57Donc on va pouvoir l'écouter, on va faire venir d'autres experts ce soir,
47:00pour continuer à décrypter cette bonne opération qui a permis la capture du dictateur vénézuélien.
47:07Et on va vraiment aussi s'arrêter sur cette extrême gauche qui fait le jeu du régime des Mollahs en Iran,
47:12qui fait le jeu des dictateurs d'Amérique latine,
47:14parce que ça va être très intéressant quand même,
47:16que ce soit sur l'Iran ou sur le Venezuela, de voir la position de la France insoumise.
47:19Sur l'Algérie.
47:21Il dit aussi que son président ne lui rend pas toujours service en disant n'importe quoi,
47:30parce qu'il dit des choses parfois Trump qui lui passent par la tête, si j'ose dire,
47:33mais ce n'est pas forcément effectif, quand il a parlé du pétrole.
47:37Mais bon, je ne sais pas s'il vous redira cela tout à l'heure.
47:40On va saluer Service littéraire, comme chaque début de mois,
47:43avec un sujet sur Paul Verlaine, l'homme des jours anciens, Bernard Morlino.
47:47Vous avez parlé de Malarmé tout à l'heure,
47:49qui est un poète assez abscon, ou assez abstrait.
47:53Comme vous y allez.
47:54Oui, la poésie de Malarmé, ce n'est pas la poésie de Victor Hugo, chers camarades.
47:58Malheureusement.
48:00Quel mépris.
48:01Non mais écoutez, mais franchement, mais vraiment, mais quel mépris.
48:05Ah, je préfère Malarmé, pardon.
48:06Non mais ça, ça, alors ça, c'est...
48:09Mais comment vous pouvez...
48:10Je m'endors en lisant...
48:12Elle avait pris ce pli dans son âge enfantin de venir dans ma chambre un peu chaque matin.
48:16Je l'attendais ainsi qu'un rayon qu'on espère.
48:18Elle entrait et disait bonjour mon petit père, demain des loupes, tout ça, ça vous en fichait.
48:21C'est amusant parce que vous récitez ça comme si vous étiez à la comédie française.
48:25Et ça, c'est intéressant.
48:26Je n'ai pas vocation à parler de lui.
48:27Non mais c'est sublime parce que c'est une...
48:29D'accord, enfin, toutes les poésies...
48:31Cette poésie, elle est compréhensible.
48:33Ce qui est quand même intéressant.
48:35Mais aussi.
48:35Moi, ça fait longtemps que je n'ai pas lu Malarmé.
48:38Oui.
48:38Mais allez, c'est sûrement très remarquable.
48:40Mais convenez que c'est plus difficile d'accès.
48:43Est-ce que vous considérez que c'est...
48:45Bien sûr que c'est difficile d'accès.
48:46Vous aimez Verlaine ?
48:48J'adore Verlaine.
48:49Alors évidemment, il y a ce...
48:50Les sanglots longs des violons de l'automne blessaient mon cœur d'une langueur monotone.
48:54C'est sublime, ça.
48:55On va le redire, tiens.
48:56Les sanglots longs des violons de l'automne blessaient mon cœur d'une langueur monotone.
49:01C'était le message de la résistance.
49:03Bien évidemment.
49:04C'est pourquoi...
49:05Et puis vous lirez Vive la Nation de François Cérésa,
49:08qui a fait un coup de gueule notamment contre les médecins.
49:11Donc il ne va pas se faire que des amis.
49:13Ses services littéraires, Bernard Morolino, Cérésa.
49:15Il y a un papier sur nourricier également.
49:18Je vous invite à le lire.
49:21Il est 21h et je dois vous dire que c'est le Noël des Arméniens ce soir.
49:27Alors là, il y a beaucoup d'Arméniens qui nous écoutent.
49:29Donc nous allons à Strig, qui est d'habitude avec nous à cette heure-là.
49:34Monsieur Barsikian qui doit nous écouter.
49:36Monsieur Derzakarian peut-être.
49:38Beaucoup d'Arméniens nous entendent, nous écoutent.
49:41Franck Papazian.
49:41Franck Papazian.
49:42Et donc, on salue toute la communauté arménienne et on leur souhaite joyeux Noël.
49:48À 21h01, je dois vous dire qui était avec nous ce soir.
49:53Laurent Capra était à la réalisation.
49:55David Tonnelier était à la vision.
49:57Merci à Jean-François Couvlard.
49:58On participait à cette émission.
49:59Benjamin Naud, André Mallet et Tess Lafaitère.
50:04Merci Lafaitère.
50:06Passez une excellente soirée avec notre ami Gauthier Lebray.
50:08Ce t'irra pas.
50:10À trois jours.
50:13Passez une excellente soirée.
50:16Passez une excellente soirée avec notre ami Gauthier Lebray.
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