00:00Et on va commencer avec vous au standard 0826 300 300, mais avant tout les réactions politiques,
00:07puisque vous allez les entendre durant toute cette matinée avec ceux qui ont regardé le Président de la République.
00:12Tous les partis prendront la parole et vous réagissez auditeurs 0828 0826 300 300,
00:18le site sudradio.fr, l'application ainsi que les réseaux sociaux.
00:22Commençons par le Parti Socialiste. Bonjour Chloé Rydel.
00:27Bonjour et Meilleur Vœu.
00:28Eh bien Meilleur Vœu du succès, bien sûr, dans vos entreprises électorales et dans vos différentes activités.
00:34Mais pour commencer, quelques heures avant ces Meilleur Vœu, il y avait le Président de la République qui s'exprimait, Chloé Rydel.
00:40Est-ce que vous avez trouvé le Président de la République à sa place ? Certains l'ont dit spectateur.
00:47Oui, moi j'ai trouvé que c'était un exercice assez raté par-dessus la jambe. Je l'ai trouvé effacé.
00:53Vous n'avez pas été convaincu du tout ?
00:54Non, comme vous l'avez dit, c'était les vœux les plus courts de ses mandats successifs.
01:01Il a débité un texte par endroits où on aurait pu croire que cela avait été rédigé avec l'intelligence artificielle.
01:08Et beaucoup de vœux pieux. J'ai entendu ces vœux pour le pays, que je partage sur le fond.
01:17Vœux d'unité, a-t-il dit, vœux de solidarité, vœux de force et d'indépendance.
01:22Mais il dit cela alors même que toute la politique qu'il a menée plaide contre, précisément, ces vœux-là.
01:32Parce que si on veut que la France soit unie et qu'elle cesse d'être fracturée, d'être polarisée entre les territoires, entre les classes sociales,
01:39il faut des politiques de justice et il n'a pas fait cette politique-là.
01:43Mais est-ce qu'il pouvait faire autrement entre nous, Chloé Riedel ?
01:46Vous êtes la porte-parole du Parti Socialiste.
01:48Est-ce qu'il pouvait faire autre chose que se mettre en retrait, d'une certaine manière,
01:52laisser faire le Premier ministre pour les mains dans le cambouis
01:56et puis lui avoir une vision un peu plus générale ? C'est tout.
02:01Mais on a connu le Président quand même plus combatif.
02:03Le Président préserve des prérogatives, notamment en matière de politique étrangère.
02:05Oui, mais déjà quand il était combatif, vous disiez qu'il n'allait pas dans la bonne direction.
02:08Donc est-ce que là, pour cette année qui était une singulière, il pouvait faire autrement ?
02:12Moi, je reconnais quand même au Président de la République,
02:14dans son domaine réservé qui est celui des aires étrangères,
02:18une capacité à prendre des initiatives.
02:21Et il l'a montré notamment vis-à-vis de la reconnaissance de l'État de Palestine
02:26ou récemment vis-à-vis de l'Ukraine,
02:29quand il s'agissait d'empêcher que les États-Unis d'un côté et la Russie de l'autre
02:33ne se mettent d'accord contre l'Ukraine et contre l'Europe.
02:36Il prend des initiatives diplomatiques, ce Président.
02:39Et donc, moi, j'aurais attendu qu'il nous parle davantage de cela,
02:43de l'État du monde qui est aujourd'hui particulièrement inquiétant.
02:462025 a été une année de bascule à tant de vue sur le plan géopolitique.
02:50C'était une année marquée par le retour de la brutalité et de la force...
02:55Vous l'évoquiez, le fameux retour des empires.
02:58On l'a constaté depuis quelques mois déjà.
03:00Et donc, moi, j'aurais attendu qu'il développe quand même là-dessus.
03:03Et en fait, il ne dit quasiment rien sur le sujet.
03:08Et évoque simplement la question de la menace des ingérences étrangères
03:11pendant la présidentielle de 2027, qui est tout à fait réelle,
03:15mais qui ne développe absolument pas.
03:17Et il y a aussi une question.
03:19Chloridelle, à un moment, il a quand même dit
03:21l'idée de bâtir les compromis du côté du Parlement.
03:24Je laisse mon Premier ministre, naturellement Sébastien Lecornu,
03:27faire, et il a toute ma confiance.
03:28Est-ce que le Parti Socialiste va, on va dire, aider le président de la République
03:33et le Premier ministre dans cette entreprise,
03:35tout simplement, de bâtir des compromis ?
03:39Le Parti Socialiste veut aider les Français, surtout,
03:42et a montré que nous étions un des seuls partis politiques
03:45prêts à le faire en entrant dans une logique de dialogue
03:49à l'Assemblée nationale, en constatant qu'aucun parti politique
03:52n'avait de majorité claire et que, dans ces conditions,
03:55il fallait pouvoir discuter et s'entendre pour d'autres...
03:58Et donc, cela va se poursuivre, puisqu'il n'y aura toujours
04:03pas de majorité parlementaire en 2026, pas plus qu'en 2025.
04:06Et donc, au Parti Socialiste, nous allons essayer
04:08de tenir compte le mieux de cette situation
04:11et de faire avancer les choses pour les Français
04:13dans cette situation politique difficile depuis la dissolution.
04:16Et qu'est-ce qu'on vous souhaite à vous, Chloé Rydel,
04:18ainsi qu'à votre Parti Socialiste, pour cette année 2026 ?
04:21On nous souhaite beaucoup de vigueur dans nos combats.
04:252026, pour le Parti Socialiste, ça va être un moment où on va présenter
04:30notre nouveau projet pour la France, dont je suis chargée.
04:33J'étais chargée de coordonner ce travail-là.
04:37Et donc, pour nous, ça va être aussi un nouveau départ
04:40et beaucoup de combats pour la solidarité, la liberté, la justice
04:46qu'on va remettre sur la planche.
04:50C'est donc un beau programme pour une année qui commence.
04:52Merci beaucoup, Chloé Rydel, d'avoir été avec nous ce matin
04:55et, en effet, mes meilleurs voeux dans ce combat
04:57concernant la justice, la liberté et de la vigueur et de la coordination.
05:000826-300-300, vous avez regardé le Président de la République,
05:05vous avez interprété ses voeux d'une certaine manière,
05:07on le répète, les plus courts depuis 2017,
05:10et un Président qui a visiblement décidé de prendre
05:13la poudre de perlimpinpin, d'être un peu en retrait.
05:15Est-ce que vous avez été convaincu ?
05:16Est-ce que vous pensez que le Président va réussir
05:18à se mettre rentré jusqu'à 10h ?
05:21Vous, vous avez la parole, 0826-300-300.
05:23Bonjour Denis.
05:25Bonjour, et tous mes voeux à tous.
05:28Mais tous mes voeux, mon cher Denis.
05:29Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
05:31Oui, et surtout une très bonne santé,
05:32parce que sans ça, on ne peut rien faire.
05:34Mais une très, très belle santé.
05:36Oui, merci à Sud Radio pour la chronique de Piccarlier ce matin,
05:40qui était magnifique et qui a tout dit.
05:42C'est vraiment, c'était superbe.
05:43C'est notre poète à nous.
05:45Oui, mais là, lui, ce matin, il s'est surpassé.
05:47C'était vraiment très, très beau.
05:49Et le passage du film de Claude Lelouch aussi,
05:52avec ses dialogues de Lino Ventura
05:55et puis de François Fabian, qui était magnifique.
05:58C'est vraiment des moments très agréables.
06:01C'est ça qui nous font penser qu'il y a encore une belle France
06:04et qu'il y a encore de l'avenir.
06:06Merci beaucoup pour vos mots, Denis.
06:08Je fais passer vos félicitations, naturellement, à Guy Carlier.
06:11Est-ce que vous avez regardé le président de la République hier ?
06:14C'est moins poétique, mais c'est plus pragmatique.
06:16Non, non, le président de la République, ça fait longtemps que je ne le regarde pas.
06:20Moi, quand je vois Macron à la télé, je ne le regarde pas.
06:26Il a tellement déçu, il a tellement vendu la France à la découpe.
06:30Il a fait son métier de banquier d'affaires.
06:32C'est-à-dire qu'avec Alstom, on a bien vu ce qu'il a fait.
06:34Il a vendu une affaire à la découpe et qui a offi beaucoup de monde.
06:37Donc, c'est un homme qui, depuis dix ans, détruit la France.
06:40Il n'a cessé de le faire.
06:41Il continue de le faire.
06:42Vous, c'est vraiment l'image que vous avez du président.
06:45C'est-à-dire que, quand vous l'écoutez, il n'a plus aucune crédibilité.
06:48Mais même quand il se met en retrait, Denis,
06:50parce que vous avez peut-être entendu Arlette Chabot tout à l'heure,
06:53qui disait, oui, c'est vrai qu'il s'est mis en retrait,
06:55peut-être même trop en retrait, même de ça.
06:57Vous n'en êtes pas convaincu, mon cher Denis ?
06:59Écoutez, il s'est mis en retrait, ben non.
07:02Parce que si c'était vraiment mis en retrait,
07:04et si c'était vraiment mis en retrait,
07:05il aurait écouté le résultat des élections qu'il y a eu,
07:09européennes et législatives,
07:11où il a été désavoué chaque fois.
07:12Donc, la moindre des choses, c'était de démissionner
07:14et de quitter son poste.
07:16Là, il aurait vraiment été ça.
07:17Ça, pour vous, c'était la véritable écoute ?
07:18C'était la démission du poste ?
07:19Ben, écoutez, c'est la moindre des choses.
07:22Alors, ils se réfèrent tous à De Gaulle,
07:24tout en piscine.
07:24Enfin, je signale que De Gaulle, en 69, a été désavoué.
07:27Le lendemain, le lundi, il était parti.
07:29Enfin, c'est tout.
07:30Et c'est ça, la démocratie.
07:33Et puis, il y a une chose que je trouve assez importante,
07:36quand on dit la fin de règne de M. Macron.
07:39Mais M. Macron n'est pas un roi.
07:41Il n'a pas régné.
07:42Il a eu un mandat.
07:43Et il devrait respecter ce mandat.
07:45Et il ne le respecte pas.
07:47Voilà.
07:48On avait vu, lors de son investiture,
07:50à la première élection,
07:51quand il se faisait arriver au Louvre,
07:53comme un prince, comme un roi.
07:55Voilà, tout était dit à ce moment-là.
07:57Non, non.
07:59Et s'il avait vraiment écouté la situation,
08:00c'est ce que vous nous dites ce matin,
08:02Denis, il aurait démissionné.
08:03Merci beaucoup de nous avoir appelé
08:05sur Sud Radio 0826 300 300.
08:07Et surtout, Denis, merci pour vos mots
08:09que j'adresse à toute l'équipe.
08:10Et j'ai déjà fait un petit mot à Guy Carlier,
08:12en effet, pour le remercier de sa chronique
08:14que vous retrouvez tous les jours avant 9h.
08:16Dans un instant, 0826 300 300.
08:18La discussion se poursuit.
08:20On aura aussi la réaction de tous les partis politiques
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