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Pascal Praud et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros
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00:00Il est 9h, bonjour, soyez les bienvenus sur CNews et sur Europe 1, nous sommes ensemble jusqu'à 10h.
00:06Permettez-moi, oui, de vous souhaiter une très belle année au nom de toutes les équipes de CNews et d'Europe 1.
00:13Je vous souhaite au moins 2026 bonheur et plus, évidemment.
00:18Je vous présente notre équipe de ce 1er janvier 2026, dans quelques instants.
00:23Ils sont au summum de leur forme, parfois, peut-être, après une nuit courte, on verra ça dans quelques instants,
00:27mais tout de suite, c'est le point sur l'info avec Mathieu Devez, à qui je souhaite également une très bonne année.
00:32Bonjour Mathieu.
00:38Quant année à vous et à tous les téléspectateurs.
00:40Bien sûr, à la une de l'actualité, ce drame en Suisse.
00:43Une explosion a fait plusieurs morts dans la station de ski de Kranz, Montana.
00:47On est dans le sud du pays, les faits se sont déroulés dans un bar.
00:50Une explosion d'origine encore inconnue, nous dit la police.
00:53Il y a donc plusieurs blessés et plusieurs morts.
00:55Une déflagration s'est produite aux alentours de 1h30 du matin dans un bar très fréquenté par les touristes.
01:01À un moment, bien sûr, on l'imagine, où des fêtards célébraient la nouvelle année.
01:04L'heure du bilan pour 2025 et des chantiers pour 2026.
01:08Emmanuel Macron a présenté ses voeux depuis l'Elysée.
01:10Trois voeux, unité, force et espérance.
01:13Alors que le chef de l'État est confronté à une impopularité record et à une instabilité internationale de plus en plus marquée.
01:19Enfin, l'écrivain franco-algérien Boualem Sansal fait partie des personnalités distinguées dans la promotion de la Légion d'honneur du 1er janvier.
01:27Aujourd'hui donc, selon un décret publié au journal officiel.
01:30Au total, cette nouvelle promotion civile récompense 616 personnes incarnant une certaine idée de la méritocratie et de l'exemplarité.
01:38Merci beaucoup Mathieu Devez, à la présentation de notre équipe pour cette heure des pros crue 2026.
01:47Rachel Kahn, bonjour, tous mes voeux ma chère Rachel.
01:49Tout le bonheur du monde pour vous.
01:51Également.
01:52Pour vous tous en plateau et pour les téléspectateurs.
01:54Et c'est important.
01:55Eric Nolo, qu'est-ce que je vous souhaite ? Que 2026 ne soit pas foutu, c'est ça ?
02:01Ça peut attendre encore quelques minutes le foutuisme.
02:03En attendant, bonne année à vous et bonne année à tous.
02:05Merci.
02:06Thomas Bonnet.
02:07Un peu d'optimisme.
02:07Un peu d'optimisme, parce que là, j'hésitais à donner la parole tout de suite à Eric Nolo, vous voyez ?
02:12On va profiter, parce que oui, ça ne va pas durer.
02:13On va reprendre une petite louche.
02:14On va reprendre une petite louche, oui.
02:15Thomas Bonnet.
02:16Bonne année, oui, bonne année à vous.
02:17Bonne année à la bonne chose, évidemment.
02:20Bernard Cohen-Haddad, qu'est-ce que je vous souhaite ?
02:21Bonne année, mon cher Thierry, bonne santé et puis un peu de tranquillité quand même.
02:25Un peu de tranquillité.
02:25Moi, j'aimerais bien.
02:26Gabriel Cluzel, nous nous sommes quittés avec Rachel Kahn hier soir.
02:29Le réveillon s'est bien passé.
02:31Vous avez pu réveillonner quand même ?
02:32Excellent.
02:32Et vous ?
02:33Écoutez, rapide, très rapide, évidemment, puisque comme vous, on s'est levé très
02:38tôt pour être présent et je vous souhaite plein de belles choses en tous les cas et c'est
02:41très sincère.
02:42Je pense, parce que c'est vrai que nous partageons tous cela, je pense qu'il y a une proximité
02:46avec les téléspectateurs de CNews qui nous écrivent parfois sur la réseau.
02:49C'est vrai.
02:50C'est très touchant d'ailleurs.
02:51C'est devenu une espèce de grande famille et certains nous confient leur peine.
02:54Je sais qu'il y en a qui étaient seuls hier soir.
02:56J'ai pensé à eux hier soir.
02:57Oui, moi aussi, également.
02:58Tanguy, je vous souhaite plein de belles choses.
03:00Tout pareil, meilleur vœu à tout le monde et à ceux qui nous regardent, évidemment.
03:03Allez, on va commencer.
03:04Ça y est, nous y sommes.
03:06Nous y sommes.
03:07Nous y sommes.
03:08Nous sommes en 2026.
03:10Mon cher Éric Nolot, nous sommes en 2026.
03:14Je vous propose de commencer.
03:15C'est un motif de résolution.
03:17Je ne sais pas.
03:17J'essaie de vous, j'essaie, j'essaie de, voilà, de positiver.
03:21D'être utile.
03:23Il y a quelqu'un qui doit vraiment se réjouir.
03:25Monsieur Lecornu qui dit que je suis encore Premier ministre en 2026.
03:27C'était pas gagné d'avance.
03:29Bon, si ça ne vous dérange pas, on va parler politique dans quelques instants, mais on
03:31va commencer par un tour du monde.
03:33C'était le premier tacle de 2020.
03:34Oui, ça commence bien.
03:35Ça commence fort, cette émission.
03:359h03, voilà.
03:369h03, ça commence.
03:38Ça commence.
03:38Et ça crache.
03:39Mais rassurez-vous, on a des sujets.
03:42On va commencer par un tour du monde, justement, parce que c'est important.
03:45Il faut commencer par des images positives, positives attitudes, avec Camille Guédon et François
03:50Tiskevitch.
03:55C'est la Nouvelle-Zélande qui a ouvert le bal des festivités.
03:59Suivi de près par l'Australie, à Sydney, une minute de silence a été observée
04:08à 23h pour rendre hommage aux victimes de l'attentat antisémite survenu le 14 décembre
04:13dernier.
04:14avant le célèbre feu d'artifice tiré depuis le pont de Sydney.
04:27Puis c'est au tour de la Thaïlande et de Taïwan de marquer le passage en 2026.
04:33Pour le nouvel an, la Chine a offert un spectacle de son et lumière près de la Grande Muraille,
04:38l'une des sept merveilles du monde.
04:43Au Brésil, plusieurs millions de personnes ont célébré le passage de la nouvelle année
04:47depuis la plage de Copacabana.
04:4912 minutes de feu d'artifice et 1200 drones ont illuminé le ciel de Rio de Janeiro.
05:01A New York, les douze coups de minuit ont retentit devant des milliers de personnes
05:09rassemblées à Times Square sur une chanson de Frank Sinatra.
05:13Bon, ça fait plaisir quand même de voir ces images, c'est ce qu'il faut retenir.
05:23Vous savez, je vais vous interroger d'ailleurs dans quelques instants, en début d'année,
05:26on a toujours plein, plein, plein, plein de résolutions.
05:29On a interrogé les Français.
05:31Quelles sont vos principales résolutions ?
05:32Attention, interrogations orales, juste après, pour vous, pour vous six.
05:36Ok.
05:38Le sport.
05:39Être bien, être heureux, c'est pas mal.
05:40De faire du bien aux autres, surtout, à fond voilà.
05:44Profiter encore plus que ce que je fais déjà, voyager, voilà quoi.
05:48Un changement de gouvernement, probablement.
05:51Voilà, ça serait une bonne résolution pour tous les Français, je crois pas que moi.
05:54Pas pris de bonne résolution et j'ai pas prévu d'en prendre parce qu'on les sient jamais,
05:58donc j'ai arrêté.
05:59Est-ce que je commence par Eric Nolot, ce tour de table là ?
06:02Est-ce que vous avez pris de sages résolutions pour 2026, positives, enjouées ?
06:08Enjouées, c'est pas trop mon registre.
06:09Ça, on avait bien compris, ça ne nous avait pas échappé, mon cher Eric.
06:13Non, non, non, comme d'habitude, chaque début d'année, je me dis, je vais, et je le fais d'ailleurs,
06:17mais petit à petit, je vais rattraper littérairement les classiques que je n'ai pas encore lus.
06:22Il y a encore des grands classiques que je n'ai pas lus.
06:23Donc voilà, il y a une liste et cette année, je compte combler quelques lacunes.
06:27Très bien.
06:28Et d'autres résolutions ? Le sport ?
06:31Non, le sport, je maintiens. Non, non, mais ça fait longtemps que la résolution du sport, voilà, je m'y tiens.
06:36Très important, je me permets de le dire à nos téléspectateurs, c'est très important.
06:39Et auditeurs d'Orancran et de CNews.
06:41Ça change la vie.
06:42Rachel Kahn.
06:43Non, je partage sur le sport, ça change la vie véritablement.
06:46Bonne résolution, ça serait peut-être voir plus ma famille, parce qu'on sait aujourd'hui que...
06:55Mais la famille, le noyau, mais aussi la famille élargie.
06:58Voilà, ça c'est une vraie résolution.
07:00Et faire des choses ensemble.
07:02Thomas.
07:04Écoutez, moi je ne tiendrai jamais mes résolutions, donc je prends la bonne résolution de ne pas en prendre cette année.
07:08Bravo.
07:08Bon.
07:09Gabriel.
07:10Alors moi je vais lutter contre un...
07:12Je vais faire ma cuistre, je vais donner un nouveau mot qui s'appelle le tsundoku.
07:15Vous savez ce que c'est ?
07:16Le tsundoku ?
07:17Non.
07:17C'est qu'on accumule des bouquins sur sa table de nuit qu'on ne lit pas, vous voyez ?
07:20Parce que sur le coup on les achète, on les reçoit un service 13, on se dit ah ouais ça va être génial.
07:25Et puis en fait on ne les lit pas, donc moi j'ai pris la résolution de les lire.
07:29Ah ouais, je pourrais prendre la même.
07:30On a le même problème, nous sommes nombreux à avoir ce problème-là.
07:33C'est vrai, Bernard.
07:34Moi je crois qu'il faut...
07:35Je vais essayer de continuer à défendre les valeurs qui sont les nôtres.
07:39La laïcité pour moi en tout cas, la liberté d'échange, puisqu'on est là ensemble
07:43et qu'on n'est pas tous toujours d'accord.
07:45Et ça c'est extrêmement important.
07:48Et puis aussi de rappeler qu'on ne peut rien s'interdire.
07:51On est dans un pays de liberté, il faut défendre nos libertés de dire, d'agir, d'aller, de venir.
07:56De la liberté du commerce et de l'industrie, parce qu'on est dans un monde qui a tendance à communautariser, cloisonner.
08:02Ce n'est pas notre vision, en tout cas ce n'est pas la mienne.
08:05Donc un peu d'énergie.
08:06Si je peux continuer d'être ce petit grain qui va rajouter un grain,
08:10qui va rajouter un grain pour faire un grand cercle, ça sera déjà positif.
08:14Vous voyez, il y a 20 ans, on n'aurait jamais entendu des vœux comme ça, ou des résolutions comme ça.
08:18C'est la preuve que...
08:19Merci Eric !
08:20Quelque chose s'est dégradé parce que vous éprouvez le besoin de rappeler des choses qui auparavant nous étaient évidentes.
08:26Essentielles.
08:26Essentielles, vous avez raison de le rappeler.
08:28Tanguy, des vœux ?
08:30Du sport et du bon vin.
08:32Et à consommer avec modération, évidemment.
08:34En même temps.
08:35En même temps, les deux ne sont pas très compatibles, ça va-t-il.
08:39Allez, je vais en profiter pour saluer notre ami Pascal Praud qui occupe ce fauteuil habituellement, évidemment,
08:45à qui je souhaite plein de belles choses et qui a un message à délivrer aux téléspectateurs de CNews et aux auditeurs d'Europe.
08:52Bonne année à vous et plein de bonheur et la santé, évidemment, pour tous ceux qui nous écoutent.
09:00Et puis le plaisir d'être ensemble, de travailler ensemble et de passer l'année dans les meilleures conditions.
09:07Voilà, évidemment, on souhaite tous passer l'année dans de meilleures conditions.
09:11Je souhaite plein de belles choses à notre ami Pascal Praud.
09:14On va revenir maintenant aux festivités.
09:18Chaque année, on fait le bilan, Tanguy Hamon.
09:21Alors, il y avait beaucoup de forces de l'ordre, de mobiliser 90 000 sur le territoire français, 10 000 du côté de Paris.
09:28On peut dire que les choses se sont relativement bien passées, mais il y a eu quand même, quand même, des incidents à Strasbourg.
09:34Ça, c'est, je dirais, malheureusement, c'est un marronnier.
09:37Et puis également du côté de Rennes.
09:38On fait un bilan rapide, Tanguy ?
09:39Oui, je vais vous faire le bilan.
09:41Ça s'est bien passé sur les Champs-Elysées.
09:42Il faut dire qu'il y avait énormément de policiers.
09:44Les policiers et les gendarmes, d'ailleurs, à travers la France, ont connu une nuit assez mouvementée.
09:51Beaucoup de véhicules incendiés, beaucoup de tiers de mortiers.
09:56Strasbourg, Mulhouse, où un policier a été blessé.
09:59À Nice, à Lens, à Saint-Étienne, on parle même de cocktails Molotov qui ont été lancés.
10:05À Rosé, c'est le commissariat de police qui a été visé par des tiers de mortiers.
10:09À Rennes, là, une centaine d'individus ont allumé un gigantesque feu.
10:13Place Sainte-Anne, c'est en plein cœur du centre-ville.
10:15Et lorsque les pompiers et les policiers sont arrivés sur place, ils ont été visés par des mortiers d'artifice.
10:22À Nîmes, ça s'est passé de la même façon également.
10:25À Paris, dans les quartiers de Barbès et La Chapelle, là, c'est après le match de Coupe d'Afrique des Nations entre l'Algérie et la Guinée équatoriale,
10:32que les forces de l'ordre ont eu faire usage notamment de tiers de LBD pour disperser des individus.
10:37Et enfin, une dernière information, à Shell, où c'est un jeune de 12 ans qui a eu des doigts arrachés parce que son mortier d'artifice a explosé dans sa main.
10:46Je vous propose, avant de vous faire agir les uns les autres, Axel Ronde, qui était l'invité de la matinée de ce matin, porte-parole CFTC Police.
10:52Des fonctionnaires de police ont été systématiquement attaqués sur plusieurs zones du territoire national,
11:01que ce soit à Paris, à Barbès, que ce soit à Reims, à Nantes, à Strasbourg, à Nîmes.
11:09Et j'en passe, malheureusement, toujours le même scénario.
11:12Des guet-apens contre les forces de l'ordre, avec l'utilisation massive de mortiers d'artifices qui ont aussi blessé des fonctionnaires de police.
11:23Mais il y a eu une très grande réaction des services de police, comme nous a demandé notre ministre Laurent Nunez.
11:30Il y a eu, bien évidemment, beaucoup d'interpellations.
11:33Hier soir, dans cette heure des pros, Gabriel Cluzel, évidemment, merci, merci, encore merci aux forces de l'ordre qui ont été mobilisées
11:42et qui n'ont pas pu réveillonner en famille, évidemment, pour assurer notre sécurité.
11:46Les forces de l'ordre, les soldats de Sentinelle, il faut voir le déploiement nécessaire pour fêter le passage de la nouvelle année.
11:53C'est un truc incroyable. Il faut voir aussi l'évolution.
11:55Il y a encore 15 ans, les forces de l'ordre avaient un nombre divisé par deux.
12:02Enfin, ce n'était pas du tout le même quadrillage.
12:05Et on voit que même quand tout le monde convient de dire que ça s'est bien passé,
12:09il y a des endroits où ça s'est mal passé, comme s'il y avait un niveau incompressible de violence.
12:14Et c'est vrai que c'est quand même extrêmement troublant.
12:20Alors après, je vais vous dire quelque chose que vous allez peut-être trouver baroque, mais qui, moi, me parle.
12:25C'est-à-dire que, vous savez, toutes ces semaines, on se disait, est-ce qu'on doit souhaiter joyeux Noël ?
12:29Vous vous souvenez ? Est-ce qu'il ne faut pas souhaiter joyeux Noël ?
12:31Mais quand vous dites bonne année, c'est aussi un geste civilisationnel.
12:35C'est bonne année, on est en 2026, après quoi ?
12:37Après Jésus-Christ, c'est notre ère.
12:39Donc, si vous voulez, ça en dit long sur l'universalité qui est devenue cette date.
12:45Et finalement, ceux qui, aujourd'hui, n'aiment pas la France, n'aiment pas non plus cette date.
12:50C'est peut-être inconscient parfois, mais finalement, c'est assez logique.
12:54Alors, vous voyez, on a fêté la Saint-Sylvestre, c'est notre civilisation.
12:56Il y en a certains auxquels ça ne plaît pas.
12:58C'est vrai. Et voilà, le message est passé.
13:02Surtout, si on joue au jeu des comparaisons, il y a 15 ans, un pareil bilan, vous auriez titré
13:07« La soirée s'est mal passée », en réalité, parce qu'il y a eu des violences.
13:13Alors maintenant, en plus, ce qui est frappant, c'est que tout est prétexte à débordement.
13:16La nouvelle année, un match de football, n'importe quel...
13:19L'Algérie était déjà qualifiée.
13:22Oui, mais peu importe, que ce soit un match de justice, pas décisif, de toute façon.
13:26Voilà, donc, il y a une dégradation, et je vois qu'on s'adapte, alors par le renforcement de la police,
13:32on double les effectifs, on s'adapte au niveau du vocabulaire,
13:36on trouve que ça s'est plutôt bien passé, ce qui est vrai par rapport à ce qu'on redoutait,
13:40mais c'est quand même le spectacle d'une dégradation continue, d'une dégradation civilisationnelle.
13:45Mais on le disait hier avec Gabriel et Rachel, le problème de fond, c'est qu'on doit s'adapter.
13:49On s'adapte au narcotrafic, on s'adapte à ces incivilités, c'est évident, et on s'habitue,
13:54et c'est ça qui est terrible, en fait.
13:56Oui, et une forme de mitridatisation de la société, c'est-à-dire qu'à force, on se dit « ouais, ben là, c'était bien, hein ? »
14:00Finalement, oui, il y a des forces de l'ordre et...
14:03Non, mais il y a ça, il y a les juifs français qui s'adaptent en partant.
14:06Bien sûr.
14:07Il y a les femmes qui vous disent « moi, je ne sors pas le 31 », ou même d'autres soirs,
14:10ou alors « je ne sors pas dans certains quartiers », voilà.
14:12Donc tout le monde s'adapte à la délinquance, que ce soit la délinquance comme ça de rue ou celle des dealers.
14:18Écoutez, moi je trouve que c'est préoccupant, ce serait plutôt aux délinquants de devoir répondre et s'adapter que nous.
14:24Ça nous dit beaucoup de l'état de la France aujourd'hui.
14:25Oui, bien sûr.
14:26Thomas, Thomas Bonnet.
14:27Il y a quand même une évolution, parce qu'Éric disait qu'il y a 15 ans, on aurait dit « bonne année »,
14:29on aurait dit que c'était une soirée tranquille.
14:32Il y a 15 ans, il y avait aussi des médias qui choisissaient de ne pas en parler.
14:36Et je trouve que c'est ça l'évolution qu'on doit souligner,
14:38c'est-à-dire que vous avez quand même une réticence d'une partie de l'espace médiatique depuis longtemps
14:42à parler de ce qui se passe la nuit du 31 décembre.
14:45Je constate que depuis les réseaux sociaux, depuis l'arrivée de CNews aussi, il faut le dire,
14:50on met la réalité, on montre la réalité telle qu'elle est perçue, telle qu'elle est vécue par les Français.
14:57Ces incidents, ils existent depuis très longtemps.
14:59Simplement, ils ont été aussi un peu mis sous le tapis, rangés dans la catégorie fait divers de la presse locale.
15:04C'est important aussi de les mettre en lumière parce que c'est ça la réalité de la France.
15:08Donc il ne s'agit pas simplement de dire « ça s'est bien passé, ça s'est mal passé ».
15:11Il s'agit d'ailleurs de compter.
15:13Et moi, je ne suis pas encore à ce stade de dire « ça, la nuit, c'est bien passé ».
15:15Parce que comme le rappelait Tanguy ce matin, souvent on apprend au cours de la journée
15:19les événements qui se sont déroulés et on va vite dire que ça ne s'est pas si bien passé que ça en fait.
15:23Et on reviendra dans quelques instants sur Rachel et Gabriel était à mes côtés hier soir sur l'intervention d'Emmanuel Macron.
15:31Et c'est vrai qu'on s'est fait cette réflexion.
15:33Quand il a fait cette liste de la prévention, on s'est dit « mais il a regardé avec attention ces news
15:38parce qu'il a évoqué les thématiques que nous évoquons très régulièrement et qu'il n'évoquait jamais ».
15:42C'était même étonnant.
15:43Il y a une espèce de catalogue.
15:44Alors évidemment, on y reviendra.
15:46Je ne vais pas m'étendre parce que je ne vais pas ouvrir le débat là-dessus.
15:48Mais on va y revenir dans quelques instants.
15:50Rachel, vous vouliez rajouter quelque chose ? Parce que je voyais qu'on parle de ce qui s'est passé également en Suisse.
15:54Oui, je voulais rebondir sur les propos de Gabriel.
15:57Et c'est très juste parce qu'en réalité, c'est une culture de l'ultra-violence qui s'installe.
16:03C'est-à-dire que quel que soit l'événement, c'est ce que ça veut dire.
16:07C'est-à-dire qu'on s'habitue malheureusement.
16:09Et donc, la violence, elle impacte l'ensemble de notre calendrier et de l'ensemble de nos vies.
16:16Et elle n'est pas simplement physique, elle est aussi psychologique, elle est numérique, elle est à tous les étages, elle concerne toutes les générations.
16:24Et ce que ça produit à la fin, ça produit un cloisonnement, ça produit nos solitudes pour rebondir avec les vœux que vous partagez sur l'unité de la République.
16:33Voilà, ça désagrège notre société.
16:34Oui, la société s'adapte, mais les victimes ne s'adapteront pas.
16:38Elles vont porter les séquelles de ce qui s'est passé ce 31, que ce soit dans leur bien, dans leur chair, dans leur famille,
16:45quand il y a des disparitions et des violences tout au long de cette vie qu'ils vont avoir ensemble.
16:51Donc, la société compense par un effet de complément, donc une surreprésentation des forces de police, de gendarmerie dans certains endroits.
16:59Et quand vous êtes victime, Thierry, vous allez prendre perpète quand vous êtes encore vivant, dans votre chair, dans votre environnement, dans votre budget.
17:08Parce que les véhicules qui sont incendiés là, souvent ils sont assurés au tiers, vous savez.
17:13Donc, les personnes auront du mal demain ou après-demain à aller travailler, à aller faire des courses, à aller amener des encolons.
17:19Hier, on avait un témoignage hier soir à Strasbourg du frère d'une personne.
17:23On est dans une double peine pour ces familles-là qui étaient tout simplement là, que leurs véhicules, parce qu'elles n'ont pas les moyens d'avoir un parking souterrain ou tout ça.
17:31Tout simplement, c'est extrêmement grave.
17:34Et bien entendu, on le disait, des bonnes résolutions, mais des bonnes résolutions aussi pour les victimes,
17:39qui restent souvent les dindons de la farce, d'une certaine volonté de montrer que tout s'est bien passé, ce qui n'a pas été vraiment le cas.
17:45Je voudrais qu'on parle de ce qui s'est passé en Suisse, un drame, une explosion survenue dans un bar cette nuit,
17:52qui a fait plusieurs morts et blessés à Cranst-Montana, c'est une station de ski très connue du canton du Valais.
18:00Il y a eu une explosion d'origine inconnue, a déclaré à l'AFP le porte-parole de la police nationale.
18:05Il y a plusieurs blessés et plusieurs morts, a-t-il ajouté.
18:07La déclaration s'est produite, vous voyez cela sur ces images, vers 1h30,
18:12dans un bar appelé la Constellation, très fréquenté par les touristes.
18:17Un moment où les fêtards, évidemment, célébraient la nouvelle année, c'est un véritable drame.
18:21L'intervention d'ailleurs est toujours en cours, nous y reviendrons longuement tout au long de cette journée sur l'antenne de CNews.
18:28Véritable drame avec donc plusieurs morts et des blessés à Cranst-Montana.
18:34Voilà ce qu'on pouvait en dire pour le moment, on n'aie pas d'autres informations pour le moment, Tanguy Amon, sur ce drame.
18:39Non mais c'est vrai que quand on voit des images comme ça, ça fait penser aussi, ça rappelle plein de choses parfois dramatiques.
18:44Moi je dis, on nous espérait que c'est juste un accident, un incident et que ce n'est pas autre chose.
18:50Mais on pense à tous ces jeunes, moins jeunes d'ailleurs, qui étaient en train de fêter la nouvelle année.
18:55L'année qui commence comme ça, c'est sûr que c'est dramatique.
18:57Et on va suivre ça avec attention sur l'antenne de CNews.
19:00Allez, parlons politique maintenant.
19:02Il a parlé, 9 minutes 55 secondes très précisément, vous avez pu suivre son intervention.
19:09Je parle évidemment des vœux d'Emmanuel Macron hier soir à partir de 20h avec 3 vœux, unité, force et espérance.
19:17On voit tout ça, la synthèse avec Camille Guédon.
19:19Et puis on va décrypter avec quelques heures de recul évidemment.
19:23Puis on verra les réactions politiques.
19:25D'abord Camille Guédon.
19:25Cette année doit donc être et sera une année utile.
19:31Une année utile.
19:33C'est ce qu'a annoncé Emmanuel Macron lors de ses traditionnels vœux du Nouvel An.
19:39Instabilité politique, guerre en Ukraine, c'est dans ce contexte que le président de la République a profité de ses vœux pour faire plusieurs annonces.
19:47Dès le 6 janvier prochain à Paris, de nombreux États européens et alliés prendront des engagements concrets pour protéger l'Ukraine et assurer une paix juste et durable sur notre continent européen.
20:00Pour 2026, Emmanuel Macron s'est fixé trois priorités.
20:04L'instauration d'un service militaire volontaire, la régulation des réseaux sociaux et une loi sur la fin de vie.
20:11Le chef de l'État a aussi appelé le Premier ministre et le Parlement à bâtir un budget pour la nation au plus vite.
20:19Cela supposera aussi la mobilisation de chacun et les efforts de tous.
20:25Dès les premières semaines de l'année qui s'ouvre, le gouvernement et le Parlement auront à bâtir des accords pour doter la nation d'un budget.
20:33C'est indispensable.
20:34Emmanuel Macron a également évoqué son soutien aux agriculteurs, sa persévérance face à l'insécurité et une lutte sans relâche contre le narcotrafic.
20:45Bon, Thomas, que faut-il retenir ?
20:49Désolé pour cette question, 9 minutes 55 avec une liste, je le disais, à la prévère.
20:54Des constats ? Pas de solution ? Des interrogations ?
21:00Utiles ? C'est-à-dire que 2025 n'était pas une naine utile et que 2026 sera plus utile ?
21:05On en parle avec Gabriel et avec Rachel hier soir.
21:09Des cryptages ?
21:10Moi, j'ai l'impression, en ayant écouté le Président de la République, qu'il a compris, en tout cas qu'il a acté le fait hier que c'était fini, qu'il n'y a plus rien à attendre.
21:18Il restera jusqu'au bout ?
21:19Oui, ça d'accord, mais il y a 18 mois, il ne va rien se passer. Alors ici, il va se passer une chose, c'est la loi sur l'euthanasie, merci.
21:25C'est le seul horizon qu'on nous promet, et le budget, franchement, ce n'est pas très emballant.
21:30Même sur la forme, moi, je pense que la forme est très importante. Déjà, le Président en marche est désormais assis, devant un sapin.
21:37Bon, ce n'est quand même pas glorieux. Je trouve qu'il y a un côté lugubre dans la mise en scène de l'éducation, la voie très grave,
21:43qui s'enfrontait, qui avait l'air presque acculé par les problèmes que rencontre le monde, etc.
21:47Alors, après, je vais me faire l'avocat d'Emmanuel Macron, s'il avait été d'un optimisme acharné hier, on lui serait tombé dessus aussi.
21:53On ne l'aurait pas cru non plus.
21:54De toute manière, il n'y avait pas de bonne solution. Mais là, il y a vraiment un côté, ça y est, il a compris qu'il n'y aurait plus grand-chose à attendre.
21:59Le seul objectif, c'est nous tenons, tenir. Voilà, tenir, c'est donc désormais le leitmotiv du Président.
22:05C'est quand même assez déprimant de voir ça de la part de la fonction suprême de notre Ve République.
22:10Il se dit aussi qu'il sera le garant de l'élection présidentielle. On n'a pas besoin d'un super huissier pour l'élection.
22:14Et puis surtout, avec potentiellement une ingérence étrangère.
22:17Oui, alors là, ça nous rappelle la Roumanie, l'élection annulée, etc.
22:22Bon, voilà, là, on entre dans quelque chose qu'on ne maîtrise plus vraiment.
22:25Mon cher Éric, qu'avez-vous retenu ?
22:28J'ai trouvé que ça sentait le sapin au sens figuré, au sens littéral, dans ce studio mal éclairé.
22:34Oui, je crois qu'il s'est mis à regarder ces news au Président de la République.
22:37Il y a certains éléments de la réalité.
22:39On s'est regardé avec Rachel Gawain, on s'est dit, mais on le notait ?
22:41Puis je me demande si je ne l'ai pas converti au foutuisme.
22:45Non, ce qui m'a beaucoup frappé, c'est qu'il a parlé du, en quelque sorte, du début de la vie.
22:51Quelque chose d'ailleurs qui me paraît important, la lutte contre les réseaux sociaux, l'interdiction.
22:55Parce que je pense que c'est une arme de destruction massive de la jeunesse.
22:57Et de la fin de la vie, donc justement avec la loi sur la fin de vie.
23:01Mais il n'y avait pas grand-chose au milieu.
23:02Et au milieu, on vit.
23:04Et on voudrait entendre parler de la lutte contre la délinquance.
23:08Il en a parlé, mais très vaguement.
23:09On voudrait parler de la lutte contre l'immigration incontrôlée.
23:12On voudrait parler de la lutte pour un pouvoir d'achat accru.
23:15Et ça, il n'en était pas question.
23:16Donc c'était un service minimal.
23:20Moi, j'aimerais bien voir la courbe.
23:21Je pense que beaucoup de gens ont décroché parce que...
23:23On n'a pas les chiffres encore, là.
23:25Je surveille avec attention, mais on n'a pas les chiffres.
23:27De toute façon, on sait que...
23:28Pas seulement les chiffres, mais la courbe.
23:29Parce que ce n'était pas enthousiasmant.
23:30On s'est dit, mais pourquoi il parle ?
23:32Il n'a rien à dire.
23:32Vous avez vu la fin ?
23:33Les propos, la voix, on se regardait avec Gawiel et avec Rachel.
23:36On se demandait, on avait moitié envie de sortir les mouchoirs.
23:39Mais sincèrement, je suis...
23:40Mais c'est vrai.
23:41La voix était...
23:42C'était totalement lunaire quand même.
23:45Bernard.
23:45Oui, je suis d'accord avec ce que vient de dire Éric.
23:48On a eu l'impression que le président a évité de parler des grands problèmes qu'attendent les Français.
23:56C'est-à-dire qu'il a martelé l'expression utile.
24:00Il a mis en avant des sujets sociétaux.
24:02Mais les grands sujets qui sont importants, y compris politiques et économiques, l'immigration, la sécurité, bien entendu le pouvoir d'achat, le problème de la dette, il les a totalement driblés.
24:16C'est-à-dire qu'il est passé un peu à travers de tout cela.
24:18Peut-être parce que, ça a été dit par Thomas Bonnet, il s'est aperçu qu'il n'a plus la main.
24:24Il n'a plus la main sur la politique et qu'il lui reste uniquement les grands enjeux qui sont importants, mais non pas essentiels à la vie des Français.
24:35Alors, c'est sûr que la fin de vie, pour certains, c'est important.
24:38Mais on peut s'en passer tout de suite, en tous les cas.
24:39Tandis que le pouvoir d'achat, la sécurité et l'immigration, ça reste une attente récurrente des Français depuis un certain nombre d'années.
24:46Et donc, moi, j'ai eu vraiment l'impression que c'était un peu un aveu d'impuissance avec aussi, in fine, je resterai jusqu'à la dernière seconde.
24:56Et quand on affirme qu'on est encore là et qu'on va rester, ça prouve qu'on se pose des questions.
25:03Alors, Gawiel Kuzel, Rachel Kahn, Gawiel, la nuit porte en conseil, puisqu'on a vécu ensemble et en direct cette intervention.
25:10Est-ce que vous avez d'autres éléments également de décryptage en vertu de ce qu'on a pu vivre ensemble ?
25:15C'est vrai que vous parlez d'inventaire à l'après-verre.
25:18Néanmoins, il y a des grands absents.
25:20Il n'y a pas parlé de l'islamisme, d'entrisme islamiste dans notre pays.
25:23C'est quand même un sujet d'inquiétude majeure qui va de pair avec le terrorisme, parfois.
25:30Pas toujours, parce que les frères musulmans ont des techniques beaucoup plus malines pour faire de l'entrisme.
25:35Il n'a pas parlé de Christophe Gleiz.
25:40Il aurait pu.
25:43Gageons que s'il y avait eu un journaliste dans les geôles russes, il en aurait parlé, à raison du reste.
25:48Là, visiblement, en Algérie, c'est des sujets que l'on n'aborde pas.
25:53Il n'a pas parlé de la dette.
25:54C'est un peu l'éléphant au milieu du couloir.
25:56On a nous expliqué que cette dette, c'était un horizon indépassable et qu'il fallait résoudre ce sujet.
26:01Il n'en a pas parlé.
26:04C'est vrai qu'il y avait quand même de grands absents.
26:06Moi, j'ai trouvé que c'était des vieux pieux.
26:08Ils disaient qu'il faut cultiver l'espérance, la solidarité, la force.
26:12Mais qui dirait le contraire ?
26:14Oui, bien sûr, c'est un peu Miss France.
26:16Je suis contre la guerre et le cancer.
26:19Rachel, vous avez entendu les petites musiques.
26:21Je vous donne la parole juste après.
26:22C'est moi qui étais trop loin.
26:22Non, je vous en prie.
26:25C'est la première émission cru 2026 de l'heure des pros.
26:29On se retrouve, je vous donne la parole juste après.
26:30Et on verra les réactions politiques aussi avec vous, Thomas Bonnet.
26:33Pas tendre, la réaction politique.
26:35Mais il faut les s'y attendre aussi.
26:37A tout de suite sur l'heure des pros.
26:43Bienvenue sur CNews et sur Europe.
26:44C'est votre heure des pros jusqu'à 10h.
26:47Et c'est Sommel Abili pour un tour d'informations.
26:49Sommel Abili, je ne vous ai pas encore vu ce matin.
26:51Je vous souhaite une très belle année à vous.
26:56Bonjour Thierry et bonjour à tous.
26:58On commence par ce drame en Suisse.
27:00Un établissement fréquenté par de nombreux touristes en proie aux flammes.
27:04Suite à une explosion qui a fait plusieurs morts dans la station de ski de Grand Montana.
27:08Explosion survenue cette nuit vers 1h30 du matin dans ce bar du canton de Vallée.
27:13L'origine de la déflagration reste pour l'heure inconnue.
27:16Plus d'informations à venir à 10h avec un point presse des autorités.
27:20Retour en France avec ces incidents qui ont éclaté cette nuit dans le centre-ville de Rennes, place Saint-Anne.
27:27Une centaine d'individus ont allumé un feu sur la voie publique et se sont livrés à des violences jetant de nombreux projectiles et tirant des mortiers d'artifices en direction des policiers.
27:37Un fonctionnaire a été légèrement blessé et une vingtaine de véhicules ont été incendies à Strasbourg.
27:42Trois mineurs ont été interpellés.
27:44Et puis 2006 apporte son lot de changements, notamment pour les automobilistes avec entre autres des contrôles techniques renforcés.
27:52Le durcissement du malus écologique et beaucoup moins de places de stationnement puisque toutes celles situées à moins de 5 mètres des passages piétons sont supprimées.
28:02Toutes les grandes agglomérations françaises sont concernées par cette transformation du paysage urbain.
28:07Merci beaucoup Somaya Labidi.
28:10On poursuit nos échanges et notre débat sur les voeux d'Emmanuel Macron.
28:15Rachel Kahn, je ne vous ai pas donné la parole.
28:17La nuit porte conseil, évidemment, avec le recul et une courte nuit de sommeil.
28:22Quels sont les enseignements que vous retirez de cette intervention ?
28:25Vous êtes en mode Étienne Dao, la nuit porte conseil.
28:28Je sais, le mal que l'on nous fait, le mal qu'on nous fait.
28:30Je vois qu'on a à peu près la même culture.
28:31Le mal que l'on nous fait, c'est un interprète.
28:33J'ai bien aimé la forme, j'ai bien aimé le sapin, je suis désolée.
28:39J'ai bien aimé les bougies, j'ai bien aimé ce cadre-là, la cheminée.
28:44Après, c'est les goûts et les couleurs, voilà.
28:46Ensuite, en revanche, je n'ai pas compris la cohérence entre ce qui a été posté sur le tweet d'Emmanuel Macron avec les lunettes
28:56et cette ligne-là de communication, c'est-à-dire qu'on est aux antipodes.
29:02Donc, c'est un en même temps de communication, en fait, avec ce timbre de voix, etc.
29:07Après, effectivement, je ne vais pas revenir sur tout ce qui a été dit.
29:10Il m'a manqué énormément de choses.
29:12Le 7 octobre 2023, le monde a basculé.
29:15Et ce 7 octobre 2023, l'Europe et la France ont été impactées, puisqu'il parle en européen.
29:22Il a quand même dit en européen, parce que c'est un mot qu'il aime bien dire.
29:27Il a dit aussi, on va trouver un chemin.
29:30Après, on a perdu aussi un Français dans l'attentat de Sydney, ça m'a manqué aussi.
29:36Daniel Kayyam.
29:37Exactement.
29:38Et puis, il n'a cessé de nous répéter, il ne faut pas renoncer, il faut tenir, effectivement.
29:44Mais nous, on tient.
29:45C'est juste qu'on est fatigué.
29:47On est fatigué du manque de cohérence.
29:48Il n'y a absolument pas de ligne et pas de vision politique dans ce discours.
29:53Et on est juste fatigué, mais on tient.
29:55Et c'est vrai, vous faisiez référence à cette séquence totalement lunaire avec ce masque.
29:59Et la musique, vous avez bien aimé.
30:01Vous avez vu vous dérancher sur la musique.
30:03Et quand on voit l'ambiance de cette séquence, et puis le ton des vœux hier soir, c'est vrai.
30:11Il y a un décalage, mais...
30:13C'est un peu la gueule de bois après la fête dans la réalité virtuelle.
30:16Là, c'était un peu la gueule de bois devant la cheminée.
30:18La réalité, elle pique un peu.
30:19Oui, ça pique un peu, on est d'accord.
30:21Mais je vous assure, quand on a passé la séquence avec Gabriel hier soir, Rachel, on la voyait en train de se dérancher sur la musique.
30:26Mais oui, parce que c'était rythmé.
30:28C'était rythmé.
30:28Mais enfin, hier soir, c'était moins rythmé à 20h.
30:31Ce n'était pas vraiment la réalité, mais c'était rythmé.
30:33Mais on s'est posé la question, est-ce qu'il vit vraiment dans un monde réel ou virtuel ?
30:36Simplement parce que vous avez dit, à juste raison, qu'on a l'impression que Emmanuel Macron a écouté ses news et qu'il a coché des casses.
30:41Parce qu'il a parlé des sujets de préoccupation des Français, mais juste pour cocher des casses.
30:45J'ai l'impression qu'il y a un tiercé dans l'ordre.
30:47C'est un bingo.
30:47C'est-à-dire, ok, on était un peu surpris.
30:50Tant mieux, mais il n'y avait pas d'annonce.
30:51Donc ça, c'est quand même un problème.
30:52Et puis surtout, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais à un moment, il parle de l'insécurité.
30:55Il reprend l'expression encore de faits divers.
30:58On est encore là, quand même, à l'église.
30:59On n'analyse plus les faits de sécurité comme un fait de société, comme un mouvement de fond systémique qui gangrène notre pays.
31:07Ce sont encore catégorisés comme des faits divers par le chef de l'État.
31:10Moi, ça m'a un peu fait tiquer quand j'ai entendu ça.
31:12Et puis, il aurait pu parler de ce qui se passe en Iran aussi.
31:15Aussi.
31:15De ces femmes.
31:16Il y avait raison, dans la liste, il y a un certain nombre d'oublis quand même.
31:19Beaucoup d'oublis, oui.
31:20Un certain nombre d'oublis.
31:21Allez, on passe aux réactions politiques et on va décrypter aussi.
31:24Elles sont nombreuses.
31:25On en a eu un certain nombre hier soir en direct sur ce plateau.
31:28Et c'est Valentin Rouillon qui résume tout cela.
31:32Chaque année en politique, on souhaite le meilleur.
31:35On remercie.
31:36Mais surtout, on fait le point sur l'année écoulée.
31:39Pour Marine Le Pen, le passage en 2026 n'a pas changé son objectif.
31:44Chacun a conscience que la solution réside dans le retour au peuple pour une vraie alternance.
31:48Cette alternance nationale à laquelle nous travaillons depuis tant d'années
31:51et dont le pays a l'image d'un nombre croissant de nations dans le monde
31:54a désormais impérativement besoin.
31:57Vous sentez d'ailleurs que le basculement est proche.
32:00C'est pourquoi il ne faut rien lâcher.
32:02Jordan Bardella s'ajoute au vœu de Marine Le Pen, très optimiste.
32:062026 sera une année d'engagement, de travail et de conquête.
32:11Un vent de liberté, de fierté nationale s'est levé
32:13et il doit plus que jamais continuer de souffler.
32:16De son côté, Bruno Retailleau espère mieux pour la France.
32:20Souhaitons que la France en 2026 soit plus forte, plus juste et plus fidèle à ce qu'elle est.
32:25Que 2026 soit l'année du courage et de l'espérance retrouvée.
32:28Gérald Darmanin, le ministre de la Justice, lui, a choisi de remercier
32:32tous ceux qui ont assuré la continuité du service public de la justice.
32:36Dans nos juridictions, nos établissements pénitentiaires,
32:39nos foyers, nos services administratifs et techniques,
32:43votre présence et votre sens du devoir
32:45permettent à la justice de remplir ses missions
32:47jusque dans les derniers instants de l'année.
32:49A gauche, long message d'Olivier Faure
32:52pour rappeler son engagement.
32:54En 2025, après avoir renversé
32:56le gouvernement de François Bayrou,
32:58nous avons choisi la voie du dialogue
32:59pour être utile aux Françaises et aux Français.
33:02En 2026, on ne lâche rien.
33:04Des réactions variées
33:05mais avec toujours une même idée chaque année.
33:08Tous espèrent le meilleur pour les Français.
33:11Thomas Bonnet, hier,
33:12on a eu un certain nombre de réactions politiques.
33:14On a eu Louis Alliot, Geoffroy Didier,
33:15Philippe Vigier, Arthur Delaporte,
33:17et Arthur Delaporte a dit que c'était crépusculaire.
33:19Je reprends ces termes.
33:20C'est le terme que j'ai employé aussi ce matin.
33:23C'est un terme qui revient beaucoup
33:23parce que c'est vrai qu'il y avait littéralement,
33:26à l'image, même si Rachel a aimé le cadre,
33:28moi aussi j'aime bien l'idée de la cheminée,
33:30mais il a fallu l'allumer, il fallait un peu de vie.
33:32Là, ça manquait un peu de vigueur quand même.
33:34Il y avait le côté crépusculaire.
33:36Après, moi, ce que j'ai remarqué aussi,
33:37qu'on n'a pas encore dit,
33:38c'est quand même Emmanuel Macron a lancé hier soir
33:40l'élection, enfin la campagne pour la présidentielle de 2027.
33:43En parler si tôt, c'est-à-dire 18 mois avant,
33:47en parler quand on est le président de la République,
33:48parce qu'il en a pas mal parlé.
33:49Il a dit, voilà, vous allez vous choisir un chef,
33:52ce sera la première à laquelle je ne participerai pas
33:53depuis 10 ans.
33:54Ça, on a bien noté la phrase.
33:55Je vais m'assurer que tout se passe bien, etc.
33:56C'est-à-dire qu'il nous place déjà dans l'optique de 2027.
34:00En fait, c'est juste pour détourner un peu l'attention sur lui
34:02et puis qu'on arrête de dire qu'il va démissionner,
34:04il ne va pas démissionner.
34:05On a bien compris.
34:05Il restera jusqu'au bout et on va donc devoir se choisir
34:08un nouveau président, une nouvelle présidente.
34:10Moi, je trouve qu'il a bien fait de le rappeler de son point de vue
34:12parce que dans les réactions, on voit bien que plus personne
34:14ne tient compte d'Emmanuel Macron.
34:16En fait, c'est une page qui est déjà tournée.
34:17On se projette donc que c'est de bonne politique
34:20ou de bonne guerre d'essayer de se rappeler à l'attention des Français.
34:23Hé, je suis encore là.
34:25Et jusqu'au bout.
34:26Moi, je trouve que ça rendit long sur son affaiblissement quand même.
34:28Oui, c'est très clair, très limpide en tous les cas.
34:31Gabriel Clouzel.
34:31Non, en fait, c'était une façon de dire, je vais partir,
34:34tout en précisant qu'il allait rester, si vous voulez.
34:37Non, parce que tout le monde aurait regardé,
34:38si on nous avait dit, on nous prépare une annonce
34:40et qu'il avait annoncé, écoutez, je prends acte du blocage de la situation,
34:43je vais décider de partir.
34:45Je vous garantis que l'audience aurait été incroyable.
34:48Mais donc, c'est une façon de dire, de toute façon,
34:51il faut tenir, c'est son mot, il faut tenir.
34:54Mais je crois qu'on ne s'est pas arrêté assez sur ce mot.
34:56Tenir, ça veut dire quoi ?
34:58Tenir dans un incendie, par exemple,
35:00si vous êtes contre la porte, vous avez mis une serviette mouillée,
35:02vous attendez les pompiers.
35:03Mais c'est une notion de danger imminent qui est dramatique de sa part.
35:10Vous voyez l'expression ?
35:11Oui, bien sûr, je comprends ce que vous voulez dire.
35:13Moi, d'une certaine façon, ça me choque.
35:15Même si la France tient, parce que la France est un canard sans tête,
35:17avec des gens merveilleux qui font avancer la France,
35:19même s'il n'y a plus rien au-dessus.
35:22Chacun fait son boulot et pour le moment, ça tient.
35:25Mais le mot a une signification profonde que je trouve tragique.
35:28Je ferai du mieux que je peux, il a dit aussi.
35:31C'est pas rassurant pour les Français qui a gardé.
35:34J'espère qu'il est pleinement mobilisé.
35:37Et je partage vos colères.
35:39Mais pardon, mais c'est lui qui agit.
35:41Je suis à côté de vous, je partage vos colères.
35:43Non, non.
35:43Trouve des solutions.
35:45Trouve des solutions.
35:45C'est dommage qu'il n'utilise jamais le verbe tenir
35:48dans l'expression tenir ses promesses, par exemple.
35:50Par exemple, oui.
35:51Ce serait déjà beaucoup plus intéressant.
35:53Mais les Français attendent ça.
35:54Oui, il me semble.
35:55D'ailleurs, le référendum a disparu de la...
35:57Oui, c'est fini, ça.
35:58On l'a oublié.
36:00Ou bien tenir la ligne, c'est oui.
36:03Mais tenir un cap.
36:04Un cap.
36:05Ou un cap.
36:07Tenir, moi, ça m'a quand même fait penser en sous-texte.
36:09Alors peut-être que c'est mon prisme par rapport à l'Alia, en fait.
36:14Il y a des Français qui ne tiennent plus.
36:17Évidemment, je partage avec vous, on est de nombreux citoyens
36:19à aimer cette France et à avoir des projets
36:21et à s'exprimer pour pouvoir rappeler nos fondamentaux.
36:25Mais il y a aussi, voilà, ces chiffres de Français,
36:29de l'Alia, mais aussi d'autres Français
36:31qui ne veulent plus vivre en France.
36:33Allez, l'année 2025 est terminée, mon cher Eric.
36:38Mais 2026, on souffre des mêmes maux, visiblement,
36:43puisqu'on va prendre la direction de Nice
36:45avec un refus d'obtempérer, un nouveau refus d'obtempérer.
36:48Là, c'est un automobiliste qui a percuté une voiture de police
36:51en tentant d'échapper à un contrôle routier.
36:52C'est Franck Trivio avec le récit de Camille Guedon qui nous raconte tout cela.
36:56Un refus d'obtempérer qui aurait pu virer au drame.
37:00À Nice, un chauffard a percuté une voiture de police
37:03en tentant d'échapper à un contrôle routier.
37:06Il refuse le contrôle, il a franchi plusieurs feux rouges,
37:09il refuse le contrôle, il accélère, il prend la fuite,
37:12il percute un véhicule instantanément.
37:14Ensuite, quand les collègues se portent à hauteur du véhicule,
37:16ils bloquent la route, ils percutent le véhicule de police.
37:18Après, il abandonne son véhicule, il prend la fuite
37:22et nos collègues l'ont rattrapé et ont pu l'interpeller.
37:25Alcoolisé, le conducteur de la voiture a immédiatement été arrêté.
37:30Déjà connu pour des faits similaires,
37:32la mairie de Nice appelle à une plus grande fermeté
37:34envers les récidivistes.
37:36Il s'agit la plupart du temps de récidivistes.
37:39En l'occurrence, en septembre, il s'agirait d'un équipage
37:42de police municipale auprès duquel il ne s'était déjà pas arrêté.
37:45Et j'estime que quand on est en état de récidive,
37:48il faut des sanctions les plus lourdes, les plus fermes qui soient.
37:51Il est temps d'agir avec fermeté face à ces délinquants de la route
37:54qui ont un sentiment d'impunité si puissant
37:57qu'ils ne se rendent même plus compte
37:59qu'ils mettent en danger la vie d'hommes et de femmes
38:02qui pourtant sont là pour nous protéger.
38:04C'est la raison pour laquelle j'appelle à la plus grande fermeté.
38:06Toutes les 20 minutes en France,
38:08la police fait face à un refus d'obtempéré.
38:10Et Tanguy, ça continue évidemment.
38:14Un autre refus d'obtempéré.
38:16Exactement, c'est le même à Nîmes.
38:18On reprend les mêmes choses et ça revient sans cesse à Nîmes.
38:21Donc, hier soir, tout ça simplement parce qu'une personne
38:25circulait sur une voie de bus.
38:26Les policiers ont voulu l'arrêter.
38:28Il a refusé.
38:29Percussion du véhicule.
38:31Et un policier qui est blessé
38:32pour des choses aussi banales
38:34que rouler sur une voie de bus.
38:36C'est vrai qu'on pourrait s'arrêter au moindre signe des policiers.
38:39Pour ça, on ne risque quand même pas grand-chose.
38:41Là, non, on préfère refus d'obtempérer.
38:43Mais pourquoi voulez-vous que ça change en 2026
38:46puisqu'on n'a déjà pas trouvé les solutions en 2025 ?
38:48Nous, on s'arrête tous là,
38:49tant que nous sommes sur le plateau.
38:50Je pense qu'on va tous s'arrêter
38:51si on nous intime l'ordre de le faire.
38:54Il y a une petite partie,
38:55une toute petite partie de la population
38:56qui ne veut pas, en revanche,
38:58respecter ces injonctions.
38:59Toujours les mêmes.
39:00Les mêmes qui, parfois,
39:01se rendent coupables de violences le soir d'une terre.
39:03Bien sûr, mais cette petite partie,
39:04il est assez facile de la dissuader.
39:06Si vous faites passer le message
39:07qu'un refus d'obtempérer,
39:08c'est 5 ans en prison ferme
39:10et que si vous touchez un policier,
39:12c'est 10 ans,
39:12je vous assure que le message va passer
39:14et que le type préférera.
39:15Parce que souvent, les délits de fuite,
39:16c'est parce que le type a quelque chose à se reprocher.
39:18Soit il y a de la drogue dans la bagnole,
39:20soit le type a déjà un casier, etc.
39:21Mais même là, il fera le calcul,
39:23il dira, il vaut mieux quand même que je m'arrête.
39:24Mais si vous ne changez rien,
39:25les mêmes causes ont les mêmes effets.
39:28Et dans la série,
39:29rien ne change,
39:30et encore un rodéo urbain.
39:32Donc là, ça s'est passé à l'Oise.
39:33Le maire de l'Oise a condamné pour violence
39:35après avoir tenté de mettre fin seul à un rodéo urbain.
39:37Il avait saisi un pistolet de détresse
39:39en voulant empêcher un motard
39:40de mener un rodéo urbain sur sa commune.
39:43Voilà.
39:43Et c'est lui qui trinque,
39:44Astrid Ayallig.
39:49On aura le sujet dans quelques instants.
39:52Je vais qu'on vienne également
39:53sur cette information que je vous donnais.
39:57Donc une explosion qui est intervenue
39:59dans un bar dans la nuit,
40:01cette nuit du côté de Cran-Montana,
40:04une station de ski donc très célèbre,
40:05évidemment, très fréquentée.
40:07Il y a eu une explosion d'origine inconnue.
40:08On voit ces images terribles.
40:12Donc explosion d'origine inconnue.
40:14C'est ce qu'a déclaré le porte-parole
40:15de la police cantonale.
40:17Il y a plusieurs blessés et plusieurs morts.
40:19Tanguillon, est-ce qu'on a des informations
40:20supplémentaires sur ce drame ?
40:22On parle de dizaines de morts ?
40:23De dizaines de morts, oui.
40:24Donc le bilan s'alourdit dramatiquement.
40:28Les médias locaux aussi,
40:29qui indiqueraient que la piste criminelle
40:31ne serait pas privilégiée à ce stade.
40:34Peut-être un accident,
40:35une explosion du haut gaz,
40:36je ne sais quoi.
40:37Ce seraient les dernières infos
40:38des médias suisses.
40:40Les images sont terribles.
40:41Celles que l'on découvre à l'antenne
40:44au moment où on se parle.
40:45Petite réaction peut-être,
40:46Bernard Cohen-Haddad ?
40:48Non, mais ça fait partie
40:49des sortes de drame
40:50qui ne sont pas prévus.
40:52Heureusement,
40:53on pense que ce n'est pas
40:54un attentat
40:56ou un acte d'un déséquilibré.
40:58Mais quand vous allez
40:59dans une boîte de nuit
41:00ou dans un bar,
41:01ce n'est pas pour y mourir
41:02ni pour être victime.
41:04Donc on pense à nos amis suisses
41:06qui, contrairement à d'autres pays,
41:07sont souvent très rigoureux
41:09sur les normes sanitaires,
41:12réglementaires, incendies.
41:14Donc il va falloir qu'on en sache
41:15un peu plus.
41:16Mais on n'est pas à l'abri
41:17d'une fuite de gaz.
41:19Moi qui suis assureur,
41:20vous le savez,
41:20c'est mon métier.
41:21Ou tout simplement
41:22d'un problème électrique
41:23qui aurait entraîné
41:24une explosion.
41:26Ça fait partie du risque,
41:27malheureusement,
41:29qui n'est pas prévu.
41:31Et on pense, bien entendu,
41:32à celles et ceux
41:33qui étaient là ce soir-là
41:34pour passer un bon moment
41:35et qui terminent cela
41:37à l'hôpital.
41:38C'est vraiment triste.
41:39Moi, je trouve que c'est
41:39extrêmement triste
41:40et on attend d'en savoir plus.
41:42Eric Dolo,
41:44petite réaction sur
41:45ce qui vient de se passer.
41:46Soit c'est la fatalité,
41:48c'est un drame quand même,
41:49mais effectivement,
41:50l'ampleur de l'explosion,
41:51il y a quand même un doute,
41:52même si les médias suisses
41:53ont donné des premières informations,
41:54il y a quand même un doute.
41:57Voilà.
41:57J'espère que c'est pas ça.
41:58C'est une piste
41:58qui semble écarter pour l'instant.
42:00En tout cas,
42:00la piste, en effet,
42:02on va voir,
42:02l'enquête ne fait que démarrer.
42:04Je crois que les secours
42:05sont encore en train d'intervenir
42:06au moment où on se parle.
42:07L'explosion,
42:08la déflagration a eu lieu
42:09à une heure et demie du matin.
42:11Ils sont encore
42:11en cours d'intervention.
42:12Donc déjà,
42:12ça montre l'ampleur
42:13de la catastrophe
42:15qui vient de se dérouler.
42:16L'enquête ne fait que démarrer,
42:18donc on va évidemment
42:18faire preuve de prudence.
42:20Il semblerait quand même
42:21que la piste criminelle
42:22soit pour l'instant écartée.
42:24L'enquête d'Odira,
42:25il y aura une communication
42:26dans les prochaines minutes
42:26des autorités locales
42:29dans le canton du Valais
42:30pour nous faire un point
42:32sur l'évolution de l'enquête.
42:33Mais on parle quand même
42:34d'un bilan provisoire.
42:35Provisoire.
42:36Et on serait à une dizaine de morts déjà,
42:38c'est ça.
42:39Très très lourd.
42:39Très très lourd.
42:40On aura Valentin Rouillon
42:41qui suit cette affaire
42:43qui va venir sur notre période
42:44dans quelques instants.
42:45Gabriel Cluzel,
42:46il y a un peu votre réaction.
42:48Évidemment,
42:49il faut être très prudent
42:50dans la mesure
42:51où l'intervention
42:52est toujours en cours.
42:53On ne connaît pas précisément
42:54les causes,
42:55mais le bilan est là.
42:56Sans toutes les causes,
42:57il y a une vraie sidération
42:59et tristesse
42:59parce que déjà,
43:00la Suisse,
43:01c'est un pays
43:01dans l'imaginaire collectif
43:02du fait des respects
43:05des normes,
43:05de leur neutralité légendaire,
43:07de la paix qui y règne
43:08et de la prospérité.
43:09On n'imagine pas
43:10ce genre d'événement.
43:10Ça rajoute une dimension,
43:12je trouve, particulière.
43:13Et puis,
43:13c'est vrai que le Valais,
43:15c'est la Suisse francophone.
43:16C'est peut-être celle
43:18qui nous est la plus proche.
43:20Nous sommes dans la peine
43:21pour eux.
43:23C'est un peu nous tous
43:25qui sommes touchés
43:27par cet événement.
43:28On imagine
43:29qu'il y a eu beaucoup de jeunes
43:29parce que c'est souvent
43:31des jeunes
43:32qui ont l'apprécié
43:33dans ce genre de cadre.
43:35Donc,
43:35nous allons suivre.
43:36C'est une station de ski
43:38très prisée,
43:39très fréquentée
43:40au moment des fêtes
43:41de fin d'année
43:42et pour le Nouvel An
43:42particulièrement
43:43dans ce lieu.
43:44Alors,
43:44je ne sais pas
43:45combien de personnes
43:45étaient présentes
43:46au moment de la déflagration
43:47mais visiblement
43:48sur les images
43:49qui nous sont parvenues,
43:50vous voyez qu'il y a quand même
43:50beaucoup de monde
43:51autour des flammes
43:52et donc,
43:52on imagine à l'intérieur,
43:54ça ne nous laisse présager
43:55rien de bon,
43:55ça ne nous laisse présager
43:56de bon pour le bilan.
43:57Oui,
43:57mais sur ce type de sinistre,
43:59je voulais dire
44:00que ça peut très vite
44:02avoir un effet collatéral,
44:04c'est-à-dire qu'en fonction
44:05des matières
44:05qui sont sur les sièges,
44:08sur les murs,
44:09en fonction de ce qu'il peut y avoir
44:11comme bonbonne de gaz
44:12tout simplement
44:13pour faire fonctionner
44:14le bar ou le restaurant,
44:15en fonction aussi
44:16de ce qu'il peut y avoir
44:17à côté
44:18comme tuyaux
44:20qui peuvent être
44:21des récepteurs
44:22de telle ou telle chose,
44:23des frigos,
44:23tout ça peut être
44:24des sources d'explosion
44:25et il faut être extrêmement vigilant.
44:28Nous,
44:28on le voit
44:28sur les sinistres importants,
44:30on mesure mal parfois
44:31sur les locaux professionnels
44:32comment un certain nombre
44:34d'actes anodins,
44:36une étincelle
44:37sur une ampoule
44:39ou tout simplement
44:40sur un appareil électrique
44:41peut avoir une conséquence
44:42néfaste,
44:43surtout quand il y a
44:44des matières
44:44qui sont inflammables
44:45et qui peuvent se conduire
44:47à l'ensemble
44:48de l'écosystème du lieu.
44:49Et on sait
44:50qu'il y a déjà eu
44:51des drames,
44:51ce genre de choses aussi,
44:53on s'en souvient,
44:54évidemment,
44:55généralement,
44:56quand ça se produit
44:57dans une boîte de nuit,
44:58c'est terrible.
44:59Parmi les thèses
44:59qu'on peut envisager,
45:01il peut y avoir
45:02des objets pyrotechniques,
45:03soit du Nouvel An,
45:04ça veut dire feu d'artifice
45:04parfois,
45:05on ne sait pas,
45:06peut-être que ça peut aussi
45:07expliquer,
45:07ça peut partir de là,
45:08on verra,
45:09là encore,
45:09l'enquête le dira,
45:10mais ça peut faire partie
45:10des pistes,
45:11en tout cas,
45:12à envisager au moment
45:13de commenter ce drame.
45:15Rachel,
45:16je ne vous ai pas donné
45:17la parole
45:17sur ce drame terrible
45:18et on voit les images
45:20ensemble
45:21au moment
45:22où nous abordons
45:24cette émission.
45:25Mais je pense que
45:26comme beaucoup,
45:27on pense,
45:28parce que c'était un bar
45:29ce 31 décembre
45:31à nos enfants,
45:32évidemment,
45:33à chaque fois
45:33qu'il y a ce genre
45:35de catastrophe,
45:37c'est...
45:39Et pardon,
45:40parce qu'en fait,
45:41quand on doit commenter
45:42ce genre de choses,
45:43en plus,
45:43on n'a pas la finalité
45:45de l'enquête,
45:45mais on ne peut que se dire
45:48au moment où on doit
45:49se souhaiter
45:50des choses,
45:51à quel point
45:52notre vie est précieuse.
45:54voilà.
45:54Et à chaque fois,
45:55évidemment,
45:56ce sont des scènes
45:57de panique,
45:59on l'imagine,
46:00dans ces lieux
46:00fermés,
46:01confirmés,
46:02même s'il y a
46:03des issues de secours,
46:04enfin,
46:04c'est terrible,
46:05et ce n'est pas la première fois,
46:06je le disais,
46:07que ce type de drame
46:07se produit.
46:09On va retrouver
46:10Valentin Rouillon
46:11qui nous rejoint,
46:12Valentin,
46:14Valentin Rouillon
46:15qui doit arriver,
46:16normalement,
46:17pour nous donner
46:18les toutes dernières informations
46:19qui sont à votre disposition,
46:21mon cher Valentin,
46:22sur ce drame
46:23et ces images terribles
46:25que nous découvrons
46:26à l'antenne.
46:27Quelles sont
46:27les dernières informations
46:28à votre possession ?
46:29Valentin Rouillon,
46:30bonjour.
46:30Pardonne,
46:30j'ai un petit peu essoufflé.
46:31Je vous en prie,
46:32je vous en prie,
46:32reprenez votre souffle.
46:33C'est pour l'instant
46:35très difficile
46:35de tout confirmer
46:36puisqu'il va y avoir
46:37cette conférence de presse
46:38à 10 heures
46:40par la police cantonale.
46:44Donc,
46:44ce qu'on peut vous dire,
46:46c'est que déjà,
46:47ce qu'on nous a confirmé,
46:47c'est qu'il y a
46:48plusieurs morts,
46:50plusieurs blessés.
46:52Certains médias locaux
46:53parlent de plusieurs dizaines,
46:54certains montent
46:54à une cinquantaine.
46:56Donc,
46:57c'est un carnage,
46:59il faut le dire.
47:00Et en fait,
47:00il s'agit d'une boîte de nuit,
47:03pardonnez-moi,
47:04j'ai un petit peu essoufflé.
47:05Une boîte de nuit
47:06sur plusieurs étages
47:07et en fait,
47:09voilà,
47:09capacité d'accueil
47:10de 400 personnes.
47:12On imagine que le soir
47:12du réveillon,
47:14c'était plein à craquer.
47:16Donc,
47:17voilà,
47:17difficile pour l'instant
47:18de tout confirmer.
47:19On a réussi quand même
47:20à joindre
47:21plusieurs hôtels
47:22autour de la station
47:25et dans la station
47:26qui nous disent
47:27effectivement
47:27que tout le monde
47:27parle d'une explosion.
47:29pour l'instant
47:30la piste criminelle
47:31mais va être confirmée
47:32en tout cas
47:32par la police,
47:33pas de piste criminelle.
47:35Pas de piste criminelle.
47:36On parle plus d'un accident,
47:37en tout cas,
47:38c'est ce que nous disent
47:38les locaux
47:39qu'on a pu contacter.
47:41Même si tout le monde
47:41est assez perdu
47:42et assez choqué
47:43d'apprendre cette nouvelle.
47:46C'est,
47:46voilà.
47:47Donc,
47:47pour l'instant...
47:48Et on me dit
47:48que le survol
47:49de la station
47:50est totalement interdit
47:53et le secteur
47:55totalement ultra protégé,
47:57évidemment,
47:58et on l'imagine.
47:58mais le survol
47:59totalement interdit
47:59de la station.
48:00Oui,
48:00ce que l'on sait,
48:01c'est aussi
48:01qu'il y a beaucoup
48:02d'évacuations
48:04parce qu'il y a
48:05une centaine
48:06de blessés
48:07et beaucoup
48:08d'évacuations
48:09qui sont dirigées.
48:11En tout cas,
48:11et ça reste encore
48:12à confirmer,
48:13tout ça à prendre
48:13avec de la prudence,
48:14encore,
48:15on le saura
48:15encore une fois
48:16à 10 heures.
48:17mais beaucoup
48:19de personnes
48:19ont été transportées
48:20à l'hôpital
48:21autour de Genève
48:22et puis on imagine
48:23aussi évidemment
48:23que ce soir
48:25du réveillon
48:25les effectifs
48:26sont réduits
48:27donc ça doit être
48:28difficile.
48:28Donc beaucoup,
48:29en tout cas,
48:29beaucoup d'hôpitaux
48:32ont été mobilisés
48:33pour accueillir
48:34ces centaines de...
48:35Sept centaines
48:36pour l'instant
48:36de blessés.
48:38Voilà,
48:39donc encore une fois,
48:40c'est toujours
48:41difficile
48:42de confirmer
48:44parce qu'on est censé
48:47nous rappeler,
48:47nous informer.
48:49Le point presse,
48:50vous nous dites,
48:50est prévu
48:51à quel moment ?
48:52À 10 heures,
48:52là normalement,
48:54on attend
48:55d'avoir encore une fois
48:56plus d'informations
48:57mais nous,
48:58la police cantonnelle
48:58nous l'a confirmé,
48:59il y a bien un point presse
49:00qui est effectué à 10 heures.
49:01Ils ont même communiqué
49:02dans la matinée
49:03pour indiquer
49:05qu'il n'y aurait pas
49:07d'autres communications
49:08avant 10 heures.
49:09Thomas ?
49:10Non,
49:10je regardais les médias locaux,
49:11vous avez par exemple
49:12la RTS,
49:12la radio-télévision suisse,
49:14qui parle d'un incendie
49:15qui s'est déclaré à 1h30
49:16depuis le sous-sol
49:18de l'établissement
49:19et ça accrédite plutôt
49:20la thèse de Bernard
49:21tout à l'heure
49:22avec peut-être,
49:22pourquoi pas,
49:23des fuites de gaz,
49:24des bonbonnes
49:24qui peuvent être stockées aussi
49:26donc on verra là aussi
49:27ce que dit la police
49:27tout à l'heure
49:28mais ça semble aller
49:30dans ce sens-là
49:31et en effet,
49:31le bilan
49:32qui n'est que très provisoire
49:34pour l'instant,
49:34on parle là aussi
49:35de dizaines de...
49:36Je parle encore
49:36selon la télévision suivante.
49:37Bien sûr.
49:38Plusieurs dizaines de morts
49:40et sans doute
49:40davantage encore de blessés
49:42donc c'est un drame immense
49:44qui est en train
49:45de se dérouler en Suisse.
49:48Bernard ?
49:48Thierry, oui,
49:49pourquoi l'espace aérien
49:50est protégé ?
49:51C'est parce qu'on est
49:52en zone de montagne
49:52et il ne nous a pas échappé
49:54qu'une ambulance
49:56met du temps
49:57à monter et à descendre
49:58et que le seul moyen
49:59pour aller le plus vite
50:01s'il y a des blessés encore
50:03qui peuvent être sauvés,
50:05c'est la voie des airs
50:06et qu'il faut protéger
50:07et limiter l'espace aérien
50:09pour que les hélicoptères
50:10fassent un balai
50:11afin d'aller plus vite
50:13parce qu'il faut déjà
50:14arriver sur la station,
50:15il faut pouvoir protéger
50:17un espace
50:18parce qu'un hélicoptère
50:19ça déplace beaucoup d'air
50:20et donc aussi
50:21ça peut créer des nuisances
50:22et en tout cas des dégâts
50:23et puis après
50:24aller très vite
50:25sur la zone d'hôpital
50:28qui, ça a été bien dit
50:29à l'instant,
50:30ne va pas sur un seul endroit
50:32il faut atomiser
50:34les malades
50:35parce qu'on est en période
50:36de fête
50:36et même en Suisse
50:37et dans nos hôpitaux
50:40il y a moins de personnel
50:41ces jours-là.
50:42Valentin,
50:43on va refaire
50:43les toutes dernières informations
50:45toutes dernières ?
50:45On parlait justement
50:46des différents hôpitaux,
50:48on parle de Lausanne,
50:48de Genève,
50:50avec des...
50:51Sion aussi.
50:52Voilà,
50:52beaucoup de...
50:53tout le monde est mobilisé
50:54évidemment,
50:55vous l'avez très bien dit,
50:56période de fête
50:57compliquée,
50:59moins d'équipes
50:59donc en tout cas
51:01ils font le nécessaire
51:02et les médias locaux
51:03nous disent également
51:05que le nombre de victimes
51:07augmente
51:07et le bilan
51:09est toujours provisoire.
51:10Il y a quatre hélicoptères
51:11au moins
51:11qui ont été mobilisés
51:12pour permettre
51:12les évacuations
51:13justement vers les hôpitaux
51:14dont vous venez de parler
51:15avec un nombre d'ambulances
51:16qu'on voit sur les images
51:17aussi très très important
51:18des dizaines d'ambulances.
51:20Ainsi se termine
51:20cette heure des pros,
51:21je vous préfère terminer
51:22sur une note un petit peu
51:22plus positive
51:23mais c'est un véritable drame
51:25et on va y revenir
51:25tout au long de cette journée.
51:27Merci de m'avoir accompagné
51:27pour cette première édition
51:29de l'heure des pros.
51:30Dans quelques instants,
51:32la messe pour la paix
51:32depuis la basique Saint-Pierre
51:34avec Véronique Jacquet
51:36au commentaire
51:37et moi je vous donne
51:37rendez-vous ce soir
51:39à partir de 20h
51:40pour l'heure des pros 2.
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