- il y a 6 semaines
- #faceaface
Eliot Deval reçoit deux éditorialistes aux idées diamétralement opposées, dans #FaceaFace
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00:00:00Tandis que des médailles
00:00:30d'impérateurs
00:00:31font briller à sa taille
00:00:34le bronze et l'or
00:00:36Et les 19h sur CNews
00:00:38merci d'être avec nous pour
00:00:39cette édition spéciale consacrée à la
00:00:42disparition de l'icône
00:00:44française, la française
00:00:46majuscule. Marianne n'est plus
00:00:47Brigitte Bardot s'est éteinte
00:00:49à l'âge de 91 ans. Merci d'être avec nous
00:00:52cher Éric Nolot
00:00:53Je vous ai entendu dire en écoutant
00:00:55Initial bébé
00:00:57avec Serge Gainsbourg bien sûr
00:00:59imbattable. Jamais
00:01:01Gainsbourg n'a été plus inspiré qu'avec
00:01:04Brigitte Bardot, je trouve que c'est une chanson parfaite
00:01:05Comme quoi l'amour peut provoquer
00:01:08des choses extraordinaires
00:01:09On disait que Bardot tombait amoureuse de ses partenaires
00:01:12Gainsbourg tombait amoureuse de ses
00:01:14chanteuses et l'amour, oui c'est une force
00:01:16c'est un moteur. Nicolas Petit est avec nous
00:01:18vous êtes directeur de l'information
00:01:19de Voici. Merci de poursuivre
00:01:22évidemment
00:01:23la réflexion puisque vous étiez il y a quelques
00:01:25instants avec notre amie
00:01:28Elodie Huchard, vous aussi vous avez dit ça n'a pas pris une ride
00:01:32ce qui est extraordinaire avec Brigitte Bardot
00:01:35c'est que par exemple elle a quitté le cinéma très jeune à l'âge de 39 ans
00:01:40et ça reste 50 ans plus tard une icône absolue dans le monde entier et on le voit
00:01:46et c'est vraiment la France avec un grand F et on voit à quel point les français sont
00:01:53bouleversés par cette disparition
00:01:54Oui c'est vrai que c'est une icône absolue, monstre sacré du cinéma
00:01:58avec tous ses films, le mépris et Dieu créa la femme
00:02:02Le Trou Normand, son tout premier film qui est passé un peu inaperçu avec Bourville
00:02:06où là on voit une Brigitte Bardot déjà qui capte l'écran, la caméra et qui va être une grande actrice
00:02:14et puis une femme en roue libre qui décide de ses choix parce que c'est elle qui décide
00:02:19elle avait 39 ans d'arrêter une carrière de cinéma et puis derrière on fait d'autres choix
00:02:24la chanson et là arrivent encore des succès
00:02:27il y a eu bien sûr la une du magazine Elle qui a permis à Brigitte Bardot d'être révélée
00:02:35déjà en France et puis après au monde entier
00:02:38de voir que cette beauté qui rivalisait avec une Marilyn Monroe à l'époque
00:02:44donc forcément c'était l'image made in France
00:02:47la France avec un grand F comme vous le disiez parce que forcément
00:02:50ça choucroute comme elle l'aimait à le dire
00:02:53sa coiffure légendaire, ses tenues, ses robes vichy
00:02:57il y avait tout un tas de choses pour donner l'image d'une belle femme française
00:03:02Française majuscule c'est la formule
00:03:05il faut rendre à César ce qui est à César de Karl Meus
00:03:08vous savez le directeur du service culture au Figaro
00:03:11et vous pourrez découvrir son édito demain matin
00:03:14mais ça marque tellement finalement le personnage Brigitte Bardot
00:03:20je vous propose d'écouter Pascal Praud
00:03:21vous savez que Pascal Praud par exemple a eu la chance, l'honneur en 2023
00:03:26en plein direct d'avoir eu un appel de Brigitte Bardot
00:03:29et Brigitte Bardot qui lui a dit c'était au moment de son anniversaire
00:03:32fin septembre 2023 de dire je vous regarde à chaque fois
00:03:35mais écoutez parce que Pascal ce matin disait
00:03:38c'est bien plus qu'une icône du cinéma
00:03:41ou une icône de la musique, une icône de la mode
00:03:44c'est une icône française
00:03:47écoutez
00:03:48vous avez dit icône du cinéma
00:03:51moi je dirais icône française
00:03:52ça va bien au-delà du cinéma
00:03:54c'est-à-dire que beaucoup de jeunes femmes se sont appelées Brigitte
00:03:58les femmes se coiffaient comme Brigitte Bardot
00:04:01elles portaient des robes vichy comme Brigitte Bardot
00:04:04et en fait elle incarne un âge d'or français de liberté
00:04:09c'est la femme pieds nus sur le sable et qui danse
00:04:14et qui choisit la vie qu'elle veut
00:04:15c'est-à-dire qu'elle choisit ses amants
00:04:17elle choisit d'être mère
00:04:19elle choisit de divorcer
00:04:21elle fait
00:04:22en cela c'est une héroïne des années 60, 70
00:04:26Eric Nolot, de quoi la France de Brigitte Bardot est-elle le nom ?
00:04:31d'abord en effet la femme française par excellence
00:04:33la France par excellence
00:04:34la beauté, la classe, le courage, l'engagement
00:04:39et puis quelque chose d'extrêmement paradoxal
00:04:41c'est que cette femme qui n'aimait pas les féministes
00:04:44a plus fait pour l'émancipation des femmes
00:04:46que toutes les néo-féministes réunies
00:04:48alors ça c'est quand même un mystère
00:04:49d'ailleurs qu'il y a chez la femme française quand même
00:04:51à la fois ce qu'on attend, ce qu'on admire, la beauté
00:04:55mais aussi un sens de la liberté
00:04:56ça a été une femme libre
00:04:58et en effet le plus grand acte de liberté qu'elle ait accompli
00:05:01c'est quand même d'arrêter cette carrière
00:05:04qui aurait pu continuer encore un bon moment
00:05:05avec Sucé pour se consacrer
00:05:07à la cause animale
00:05:09donc moi ça m'impressionne
00:05:10il y a deux choses qui m'impressionnent
00:05:12c'est évidemment l'actrice
00:05:13parce qu'il y a beaucoup d'acteurs
00:05:15il y a un peu moins de grands acteurs
00:05:16il y a quelques légendes
00:05:17et puis il y a
00:05:18je crois qu'en France il n'y a eu que deux mythes en réalité
00:05:20c'est Delon et Bardot
00:05:21je ne vois pas de troisième
00:05:22il y a des gens très connus
00:05:23mais ce n'est pas à ce niveau-là
00:05:23mais surtout c'est quelqu'un qui à un moment
00:05:26a eu cet acte de courage et de liberté
00:05:28c'est quelqu'un qui appartenait à tout le monde
00:05:30dont les faits et gestes étaient scrutés
00:05:31par des millions de personnes
00:05:32et elle a décidé un jour
00:05:33de n'appartenir plus qu'à elle-même
00:05:35c'est-à-dire de se consacrer à la cause animale
00:05:37qui était vraiment la cause qui le tenait plus à cœur
00:05:39ça me touche particulièrement
00:05:40parce que c'est une cause qui m'est également très chère
00:05:43donc moi j'admire l'actrice
00:05:44j'admire la femme
00:05:46et j'admire cette liberté
00:05:48ce courage
00:05:49en plus du talent d'actrice
00:05:50que des idiots continuent de lui contester
00:05:53qui me paraît incontestable
00:05:54mais on ira sur le terrain du féminisme
00:05:57sur les terrains aussi de l'icône du cinéma
00:05:59dans un instant
00:06:00mais je veux rester aussi
00:06:01sur ce que représente Brigitte Bardot
00:06:04à l'échelle mondiale
00:06:05mais surtout l'esprit français qu'elle incarne
00:06:08on dit parfois que le XXe siècle
00:06:10il y a eu pour la France de Gaulle
00:06:12et que quasiment sur un même pied d'égalité
00:06:16vous mettez Brigitte Bardot
00:06:17est-ce qu'elle se trompe en disant ça ?
00:06:20Ben non parce que pour la notoriété c'est ça
00:06:22vous pouvez demander dans n'importe quel coin du monde
00:06:24on connaît Brigitte Bardot
00:06:25et on l'aime pourquoi ?
00:06:26pour l'élégance, pour la beauté, pour la liberté
00:06:29et les gens continuent
00:06:31à juste raison à mon avis
00:06:32de l'associer à la France
00:06:34la France c'est le pays de la beauté
00:06:36le pays de l'élégance
00:06:38et le pays de la liberté des femmes
00:06:40elle avait réussi à synthétiser tout cela
00:06:42en une seule personne
00:06:43c'est assez miraculeux quand même
00:06:44pour l'homme qui consacre aujourd'hui sa réflexion
00:06:47autour de tout est fichu
00:06:48vous dites on vient de perdre l'une de nos porte-parole ?
00:06:53je vais vous dire pourquoi c'est tout est foutu
00:06:54parce qu'on est passé de Brigitte Bardot à Corinne Mazirot
00:06:57et ça c'est une chute surtout sans parachute
00:07:00c'est très très rude
00:07:01justement et je me tourne vers vous Nicolas Petit
00:07:04de voici
00:07:05pose la même question qu'à Eric Nolot
00:07:08selon vous de quoi la France de Brigitte Bardot est-elle le nom ?
00:07:12elle a lancé Saint-Tropez
00:07:14parce que Saint-Tropez était un petit village de pêcheurs
00:07:17elle est dans le film Les dieux créent à la femme
00:07:19et forcément on s'intéresse à ce petit village
00:07:21on se dit tiens c'est beau
00:07:22et puis Brigitte Bardot s'y plaît
00:07:25elle a envie de s'y installer
00:07:26donc elle va à la Madrague
00:07:27et de là forcément il y a toute une histoire
00:07:30qui est là pour tous les badauds
00:07:34pour tous les fans de l'actrice
00:07:36ils ont envie de voir ce qu'elle fait
00:07:39elle se déplace dans les ruelles de la citadelle
00:07:42de Saint-Tropez
00:07:43forcément il y a plein de gens qui viennent
00:07:44elle n'est pas tranquille
00:07:45après elle dit qu'elle est dans une prison dorée
00:07:47une prison agréable
00:07:48mais quand même ça reste une prison
00:07:50quoi qu'il en soit
00:07:51elle était enfermée dans son domaine de la Madrague
00:07:55et elle allait par la suite
00:07:56se mettre dans sa garrigue
00:07:57pour être encore plus tranquille
00:07:59c'était compliqué par exemple
00:08:00d'échanger avec elle
00:08:03d'avoir un contact
00:08:05même un entretien téléphonique
00:08:07ou une interview
00:08:08elle était disponible
00:08:10elle était disponible
00:08:11c'était une personne disponible
00:08:12et puis si vous aviez un bon feeling
00:08:14un bon contact avec Brigitte Bardot
00:08:15forcément vous le rendez bien
00:08:17elle était au contact permanent
00:08:19de ses fans
00:08:20elle écrivait en permanence
00:08:22il y avait des échanges
00:08:23elle recevait des tonnes de courriers
00:08:25elle répondait de façon manuscrite
00:08:27donc forcément ça lui prenait beaucoup de temps
00:08:30bon après elle faisait aussi
00:08:32selon les réponses à apporter
00:08:34mais comme elle recevait énormément de courriers
00:08:37par rapport à la cause animale
00:08:39ce qui lui tenait à coeur depuis très longtemps
00:08:42donc c'est une personne qui était au plus près de ses fans
00:08:48il est dit quasiment 19h10
00:08:50et on poursuit évidemment notre réflexion
00:08:52et nos échanges autour de l'icône
00:08:55Brigitte Bardot qui nous a quitté à l'âge de 91 ans
00:08:58je vous propose cet échange qu'elle a eu
00:08:59avec nos confrères de l'incorrect
00:09:01Arthur de Vatrigan lui pose cette question
00:09:03comment définiriez-vous l'art d'être français
00:09:06et sa réponse est exceptionnelle
00:09:09elle dit c'est l'élégance
00:09:10c'est l'érudition
00:09:12la souveraineté
00:09:13l'humour
00:09:14le talent
00:09:15le charme
00:09:16le goût et l'amour
00:09:17Eric Nolo
00:09:18est-ce que cette France existe encore ?
00:09:21est-ce que la France élégante
00:09:23souveraine
00:09:24drôle
00:09:24talentueuse
00:09:25la France du goût
00:09:26la France de l'amour
00:09:27est-ce qu'elle existe encore ?
00:09:30ça fait un peu
00:09:30je fais un peu vieux con de poser cette question
00:09:34mais c'est aussi une question qui a le mérite d'être posée
00:09:38puisque c'est un pan de notre histoire
00:09:40et de notre culture qui nous quitte
00:09:42d'abord je trouve qu'elle avait l'art de la synthèse
00:09:44parce qu'il manque pas grand chose au portrait robot de notre pays
00:09:48ensuite moi j'utilise plus l'expression vieux con
00:09:51parce que dans l'émotion qui nous saisit à la disparition de Brigitte Bardot
00:09:54c'est qu'on sent bien que c'est pas seulement une personne qui disparaît
00:09:57il y a quelque chose de la France qui part
00:10:00la fin d'une époque
00:10:01voilà
00:10:01qu'elle incarnait
00:10:02voilà
00:10:02et il y avait
00:10:03moi je crois qu'il y a beaucoup de jeunes gens d'aujourd'hui
00:10:07qui peuvent pas se figurer
00:10:08les époques paradoxalement de liberté qu'on a connues
00:10:12là maintenant on a l'impression que
00:10:13dès que vous dites quelque chose
00:10:15vous avez l'impression de traverser un champ de mine
00:10:18Brigitte Bardot elle s'en foutait
00:10:20elle disait
00:10:21et c'est intéressant ce que vous dites
00:10:22parce que
00:10:23est-ce qu'on parle souvent de l'érudition de la qualité
00:10:26dans les débats
00:10:27la qualité des hommes politiques
00:10:28de l'élite
00:10:29on parle aussi de la souveraineté
00:10:31la perte de souveraineté
00:10:32le fait qu'on ne peut plus rire de tout
00:10:34avec n'importe qui
00:10:35le talent bien sûr
00:10:37c'est quelque chose qui importe
00:10:38et quand on a des gens qui sont moins talentueux
00:10:40souvent ils sont plus méchants
00:10:43le charme
00:10:45le goût
00:10:46l'amour
00:10:46c'est l'amour de l'autre
00:10:47non mais je le disais sous forme de boutade
00:10:49mais quand vous voyez l'élégance
00:10:51de Brigitte Bardot
00:10:54et l'exhibition de Corinne Maziero
00:10:55au César
00:10:57vous ne pouvez pas
00:10:57ne pas penser à une forme de décadence
00:10:59quand vous voyez
00:11:01je suis bien placé pour vous en parler
00:11:02moi j'ai participé à un talk show
00:11:03où on a reçu des centaines
00:11:05et des centaines d'acteurs et d'actrices
00:11:07qui pensent tous
00:11:07la même chose
00:11:08Brigitte Bardot
00:11:10non seulement elle ne pensait pas la même chose
00:11:11mais elle le disait
00:11:12elle avait le courage de le dire
00:11:13parce que parfois
00:11:14les artistes
00:11:15non ils ne pensent pas la même chose
00:11:16je reviens un peu sur ce que j'ai dit
00:11:17mais ils n'osent pas le dire
00:11:18elle
00:11:18elle disait ce qu'elle pensait
00:11:20que ça soit l'élégance morale
00:11:22ou l'élégance physique
00:11:23il me semble que Brigitte Bardot
00:11:25incarnait quelque chose
00:11:26de très particulier
00:11:27et qu'on est en train de perdre
00:11:29c'est pas vieux cons
00:11:30il y a une forme de nostalgie
00:11:31je ne vous interpellez pas
00:11:33en disant
00:11:34Eric Nolo
00:11:34vous êtes un vieux
00:11:36c'est au vieux cons
00:11:36que je m'adresse
00:11:37non pas du tout
00:11:37non mais c'était à vous même
00:11:39que vous vous appréciez
00:11:40c'est à dire que
00:11:40oui parce que je me dis que
00:11:41écoutez dans ma génération
00:11:43il y a l'élégance
00:11:44il y a peut-être un peu moins
00:11:46de souveraineté
00:11:47mais j'imagine que ça peut se retrouver
00:11:49il y a l'érudition
00:11:50il y a l'humour
00:11:51il y a le talent
00:11:51peut-être pas aussi puissamment
00:11:53qu'à l'époque
00:11:54non je crois pas
00:11:55j'ai échangé avec un informateur
00:11:56bien informé
00:11:57qui me disait
00:11:58bah oui c'est la fin d'une époque
00:12:00et pour plaisanter
00:12:01je lui ai dit
00:12:01ah c'était mieux avant
00:12:03et même lui
00:12:04il s'est mis à rire au téléphone
00:12:05parce qu'effectivement
00:12:07on regarde toujours
00:12:08ce qui se passe derrière
00:12:09on regarde pas ce qui se passe après
00:12:10objectivement
00:12:11les deux mythes
00:12:12sont quasiment contemporains
00:12:14Delon et Bardot
00:12:15il y a quelque chose
00:12:16qui se passait
00:12:16pourquoi ces deux personnes
00:12:18rayonnaient à ce point
00:12:20de manière planétaire
00:12:21il y a des acteurs français
00:12:22qui sont connus
00:12:22mais il n'y a personne
00:12:23qui a ce rayonnement
00:12:24il n'y a personne
00:12:25qui est devenu
00:12:26un mythe planétaire
00:12:26moi je regrette
00:12:27quelque chose s'est perdu
00:12:28est-ce que Nicolas Potier
00:12:29aujourd'hui il reste encore
00:12:31des icônes absolues
00:12:32qui arrivent à
00:12:34lorsque par exemple
00:12:36Belmondo
00:12:37j'ai eu la chance un jour
00:12:39d'être dans un restaurant
00:12:41où Belmondo arrive
00:12:42c'était quelques mois avant
00:12:44ou quelques années
00:12:45mais vraiment c'était récent
00:12:47quelques mois avant sa disparition
00:12:48le restaurant qui était plein
00:12:50s'est arrêté
00:12:51vous avez des icônes comme ça
00:12:52où quand quelqu'un rentre
00:12:54bon bah le temps s'arrête
00:12:55est-ce que ça existe encore
00:12:57est-ce que finalement
00:12:58c'est la fin d'une époque
00:13:00c'est la fin de cet art
00:13:02d'être français
00:13:02qu'on perd avec Brigitte Bardot
00:13:04également
00:13:04on va dire que c'est la fin
00:13:05d'une époque
00:13:06mais c'est l'éternel recommandancement
00:13:08aussi c'est vrai que
00:13:08voilà une parole positive
00:13:10voilà
00:13:10voilà une parole d'espérance
00:13:13mais Catherine Deneuve
00:13:15pour l'avoir vue
00:13:16il n'y a pas si longtemps
00:13:17dans un restaurant
00:13:17Catherine Deneuve
00:13:19qui arrive dans le restaurant
00:13:20forcément tout le monde
00:13:21la regarde
00:13:22ça reste
00:13:23alors elle a eu
00:13:23ça reste
00:13:25une icône du cinéma français
00:13:27mais elle a eu
00:13:28moins d'une carrière
00:13:29à l'international
00:13:30comme a eu Brigitte Bardot
00:13:31mais vous avez
00:13:33voilà
00:13:33cette actrice
00:13:34forcément
00:13:35je vais vous retourner
00:13:36la question d'Eliott
00:13:37qui
00:13:38provoque
00:13:40la même stupeur
00:13:41dans un restaurant
00:13:42de New York
00:13:42ou de Moscou
00:13:43là on parle de la France
00:13:43qui
00:13:44quel acteur
00:13:45aujourd'hui
00:13:46non il n'y avait pas cet effet
00:13:48de long il entrait quelque part
00:13:49dans n'importe quel pays du monde
00:13:50la salle s'arrêtait
00:13:51parce qu'il était connu
00:13:52que ça soit dans les pays arabes
00:13:54les pays de l'Est
00:13:55sud
00:13:55nord
00:13:56tout ce que vous voulez
00:13:56Brigitte Bardot
00:13:57c'était même peut-être
00:13:58encore supérieur
00:13:59je ne crois pas
00:14:00qu'il y ait d'équivalent
00:14:01maintenant
00:14:01peut-être que aussi
00:14:02les choses ont changé
00:14:04le cinéma a changé
00:14:05etc
00:14:05c'est pas les mêmes films
00:14:06peut-être qu'il y a des raisons
00:14:07mais je crois qu'il y avait
00:14:08quelque chose autour
00:14:08de ces deux êtres
00:14:09de tout à fait exceptionnels
00:14:11après vous avez quand même
00:14:11Jean Dujardin
00:14:12qui a été
00:14:13oscarisé avec Zéarty
00:14:14je pense qu'aujourd'hui
00:14:15il arrive dans un restaurant
00:14:16aux Etats-Unis
00:14:17à New York
00:14:18il est identifié
00:14:20mais c'est peut-être pas
00:14:20la même hiérarchie
00:14:22on est d'accord
00:14:22bien sûr
00:14:23mais ça reste
00:14:24là aussi
00:14:25si ce n'est le plus grand
00:14:28le plus grand
00:14:29le plus grand
00:14:31d'acteur de sa génération
00:14:32le plus grand artiste
00:14:33de sa génération
00:14:34Jean Dujardin
00:14:34qu'on salue
00:14:35et à qui on souhaite
00:14:36joyeux Noël
00:14:37bien sûr
00:14:37il est 19h14
00:14:38est-ce qu'on en sait
00:14:40un peu plus
00:14:40sur ce qui va se passer
00:14:41du côté de la madrague
00:14:43est-ce qu'on sait
00:14:44si elle avait
00:14:45anticipé
00:14:47je sais qu'elle redoutait
00:14:48elle détestait
00:14:49la mort
00:14:50elle l'avait dit d'ailleurs
00:14:51rien de pire que la mort
00:14:52parce qu'on ne peut rien y faire
00:14:53il y a quelque chose
00:14:55de terrifiant là-dedans
00:14:55et en même temps
00:14:56avec ce qu'on fait
00:14:57de notre vivant
00:14:59peut-être qu'on le mérite
00:15:00un peu
00:15:00elle avait eu
00:15:01peu ou prou
00:15:02cette formule-là
00:15:03mais est-ce qu'elle avait
00:15:04anticipé
00:15:05sa disparition ?
00:15:07elle ne voulait pas
00:15:08elle l'a dit
00:15:08elle ne voulait pas
00:15:09qu'il y ait des connards
00:15:10à ses obsèques
00:15:11bon
00:15:12voilà
00:15:12le message est passé
00:15:14mais quoi qu'il en soit
00:15:16Brigitte Bardot
00:15:18en fait
00:15:18elle a
00:15:19ses dernières heures
00:15:21elle a vu avec son compagnon
00:15:23Bernard
00:15:23et aussi ses avocats
00:15:24donc elle a pu gérer
00:15:26l'après
00:15:26parce qu'elle se sentait
00:15:28faible partir
00:15:29quoi qu'il en soit
00:15:30son souhait
00:15:31c'est d'être enterré
00:15:33sur le domaine
00:15:34de la Madraille
00:15:35d'accord
00:15:35on verra par la suite
00:15:36si ça sera accepté
00:15:38comme Alain Delon
00:15:39a voulu être enterré
00:15:40avec ses chiens
00:15:40sur
00:15:41le domaine
00:15:44donc
00:15:45voilà
00:15:46donc il va falloir
00:15:47maintenant
00:15:48décider
00:15:49si
00:15:49c'est autorisé
00:15:51je pense que la municipalité
00:15:52aussi de Saint-Tropez
00:15:53va faire
00:15:54une grande cérémonie
00:15:55il y a beaucoup de gens
00:15:55qui se sont présentés
00:15:57aujourd'hui
00:15:57autour de la Madraille
00:15:58devant les barrières
00:15:59pour déposer des fleurs
00:16:00on peut imaginer
00:16:01un hommage populaire
00:16:03comme pour
00:16:04Johnny Hallyday
00:16:05bien sûr
00:16:05c'est à dire
00:16:06quelque chose
00:16:07qui avait été organisé
00:16:08d'ailleurs
00:16:09là aussi
00:16:10je pense
00:16:11c'était en décembre
00:16:122017
00:16:13début décembre
00:16:15il faisait extrêmement froid
00:16:16et c'était à Paris
00:16:17hommage populaire
00:16:18il avait refusé
00:16:19Johnny Hallyday
00:16:19l'hommage national
00:16:20mais
00:16:21l'État avait organisé
00:16:24un hommage
00:16:24enfin en tous les cas
00:16:25c'est une grande mobilisation
00:16:26pour l'hommage populaire
00:16:28avec des centaines
00:16:29de milliers de Français
00:16:30venus de tout le pays
00:16:32pour rendre
00:16:33un dernier hommage
00:16:34à Johnny Hallyday
00:16:36avançons
00:16:37et parlons toujours
00:16:38de Brigitte Bardot
00:16:38vous l'avez
00:16:39quelque peu
00:16:40abordé
00:16:41Eric Nolot
00:16:42puisque je veux
00:16:42qu'on parle du féminisme
00:16:44est-ce que c'est
00:16:44Brigitte Bardot
00:16:45finalement
00:16:45le féminisme
00:16:46le vrai
00:16:47elle a bouleversé
00:16:49les codes
00:16:49elle est libre
00:16:50insoumise
00:16:51profondément
00:16:52femme
00:16:52on est en
00:16:53en 56
00:16:54vous avez dit
00:16:56Dieu créait la femme
00:16:57Roger Vannis
00:16:57mais cette scène iconique
00:16:58où elle danse
00:16:59pieds nus
00:17:00et elle bouleverse
00:17:01je le répète
00:17:02tous les codes
00:17:02regardons ensemble
00:17:03et elle a bouleversé
00:17:04elle a bouleversé
00:17:05la femme
00:17:05elle a bouleversé
00:17:06elle a bouleversé
00:17:07Sous-titrage MFP.
00:17:37Sous-titrage MFP.
00:18:07Sous-titrage MFP.
00:18:37Sous-titrage MFP.
00:19:07Voilà comment elle le dit.
00:19:08Ce qu'elle a fait dans sa carrière cinématographique, mais musicale également,
00:19:14l'icône qu'elle représente a été un vecteur d'émancipation pour les femmes dans les années 60.
00:19:21Extraordinaire.
00:19:21Les associations féministes aujourd'hui n'ont pas encore fait la racine carrée et n'ont pas encore eu le dixième de l'exposition d'une femme comme Brigitte Bardot, Nicolas Petit.
00:19:35Oui, mais c'est vrai aussi qu'elle était assez fantaisiste dans plein de choses en fait, Brigitte Bardot.
00:19:41Elle était en roue libre.
00:19:42Donc personne ne pouvait un peu lui demander quoi faire parce que c'est elle qui avait décidé au moment voulu ce qu'elle voulait faire.
00:19:49Fantaisiste avec ses histoires d'amour, ses histoires passionnelles, ses mariages, fantaisiste dans ses choix de décider à 39 ans d'arrêter une carrière de cinéma quand on est à son apogée.
00:20:00Je pense qu'il n'y a personne qui a décidé de faire la même chose avec un tel succès.
00:20:07Et puis ses combats aussi, toujours une militante incarnée, des combats, mais elle se dit qu'elle n'était pas féministe.
00:20:16Mais bien sûr que c'est une féministe.
00:20:18Alors les clans féministes d'un côté et de l'autre vont se renvoyer la balle, mais Brigitte Bardot était une grande féministe.
00:20:24Eric Nolot, parlons à présent de ce duo, Bardot-Gainsbourg, et à travers une chanson, on aurait pu en citer d'autres parce qu'effectivement Serge Gainsbourg a écrit pour Brigitte Bardot, mais il y a évidemment Bonnie & Clyde.
00:20:41Regardons.
00:20:45On va voir cette séquence.
00:20:54Je ne reconnais plus personne en Harley Davidson
00:20:59Et si je meurs demain
00:21:05C'est que tel était mon destin
00:21:09Je tiens bien moins à la vie qu'à mon terrible encha
00:21:14Chaque fois qu'un policeman se fait puter
00:21:18Qu'un garage ou qu'une banque se fait braquer
00:21:24Pour la police, ça ne fait pas de mystère
00:21:28C'est signé
00:21:31Clyde Barrow
00:21:32Bunny Parker
00:21:33Bunny & Clyde
00:21:36Bunny & Clyde
00:21:41Vous avez entendu Harley Davidson bien sûr, et ensuite Bunny & Clyde. Nicolas Petit, vous souhaitiez réagir ?
00:21:47C'est surtout une rebelle, en fait, au Gide Bardot, quand on regarde bien.
00:21:50Parce qu'elle a vécu dans une famille catholique très stricte, elle a subi la cravache, comme elle le disait elle-même, par son père à l'industriel.
00:22:00Sa mère qui lui a bien un peu sillonné le chemin parce que sa mère voulait être danseuse et actrice, donc Brigitte Bardot a été d'abord danseuse, très très jeune pour finir actrice.
00:22:13Et ensuite, dans la rébellion de cette éducation stricte qu'elle a eue, forcément elle s'est lâchée par la suite.
00:22:22C'est pour ça qu'elle a eue toute cette vie, ses choix, sans qu'on lui impose quoi que ce soit.
00:22:28Nicolas Petit, on va vous remercier, directeur de l'information de Voici.
00:22:31Merci.
00:22:33Alexandre Devecchio va nous rejoindre dans un instant.
00:22:36Bunny & Clyde.
00:22:37Le prochain numéro de Voici, avec Brigitte Bardot, vendredi prochain.
00:22:40Vendredi prochain ?
00:22:41Bravo.
00:22:41Spécial, Brigitte Bardot.
00:22:42Spécial.
00:22:43Eh bien écoutez, ce sera à découvrir, évidemment, vendredi prochain dans tous les cas.
00:22:47Merci beaucoup Nicolas Petit, Eric Nolot, Bunny & Clyde, et on parlait du féminisme, le vrai, mais là c'était aussi l'aspect musical.
00:22:55Et au-delà de l'aspect musical, c'est tout un art, encore une fois, c'est toute une histoire.
00:23:00Bien sûr.
00:23:01Elle a enregistré plus de 80 chansons, ce n'est pas quelque chose de marginal dans sa carrière.
00:23:05Moi j'aime particulièrement la période Gainsbourg, et puis c'est quand même curieux, parce que l'un et l'autre,
00:23:12je parle de la deuxième période de Gainsbourg, pratiquait une sorte de chanson un peu étrange,
00:23:19qui tenait un peu du slam, quoi.
00:23:20En fait, elle ne chante pas vraiment, elle est comme dans une forme de rap ou de slam,
00:23:26ce que faisait un peu Gainsbourg.
00:23:28Je trouve qu'il a réussi à trouver en Bardot l'interprète parfaite.
00:23:32Il y a eu évidemment Gene Birkin, mais je trouve qu'il a donné le meilleur de Brigitte Bardot.
00:23:36Moi j'aime beaucoup cette période.
00:23:37Alexandre Devecchio nous a rejoint du Figaro.
00:23:40On a connu des retards dans cette émission, le face-à-face, mais je pense que 19h23,
00:23:45même Julien Drey, salut et qu'on embrasse, n'avait pas fait mieux que vous.
00:23:51Même Julien Drey.
00:23:52Même Julien Drey.
00:23:52Non mais parce que c'était, si vous voulez, le retard de Julien Drey fut un temps, c'était sa signature.
00:23:58Mais alors 19h23, celle-là, on va remercier évidemment, mais ce n'est pas de votre faute,
00:24:05la circulation parisienne qui était très difficile ce dimanche soir.
00:24:10On a l'esprit d'escalier.
00:24:12J'ai posé une question tout à l'heure.
00:24:14C'est de quoi la France de Brigitte Bardot est-elle le nom, selon vous, Alexandre Devecchio ?
00:24:19De la liberté.
00:24:21Je pense qu'on circulait mieux à Paris à son époque.
00:24:25C'est vous, Brigitte Bardot ?
00:24:26Non, oui, je pense qu'effectivement, c'est la parenthèse enchantée aussi.
00:24:31C'est une époque bénie où la France est prospère, où la France est créative, c'est une nébulation créative,
00:24:39et où la France n'est pas dans la crise et n'est pas dans le politiquement correct.
00:24:43Puisque quand je parle de liberté, c'est à la fois la liberté sexuelle et c'est à la fois la franchise du personnage,
00:24:50qui n'est pas du tout un personnage aseptisé.
00:24:53D'ailleurs, je lisais une interview dans le taxi, j'ai eu le temps d'elle,
00:24:56qui expliquait qu'elle adorait CNews parce que ce n'était pas une chaîne politiquement correcte et aseptisée.
00:25:02Vous savez que tous les vendredis soirs, elle regardait face à Philippe de Villiers,
00:25:11et tous les soirs, elle regardait Pascal Praud.
00:25:14On a une séquence qu'on vous montrera dans l'heure des pros tout à l'heure,
00:25:18où Pascal, en 2023, l'appelle en direct pour son anniversaire,
00:25:21et elle dit effectivement qu'elle nous regardait.
00:25:25C'est une liberté de ton, peut-être qu'elle retrouvait aussi sur ses plateaux.
00:25:29– Exactement, c'est ce qu'elle explique, que c'est une chaîne pas aseptisée et pas politiquement correcte.
00:25:34Puis là, elle a été la liberté et d'une certaine manière, elle s'est auto-cancelée avant l'heure.
00:25:40Quand elle a senti que l'époque devenait sans doute trop chiante pour elle, d'une certaine manière,
00:25:46elle a choisi de se retirer et je trouve que c'est une preuve d'élégance et de classe incroyable.
00:25:53– Il y a quand même une question à se poser sur le parallèle entre les deux mythes français,
00:25:57Delon et Bardot quand même.
00:25:59– Voilà deux personnes à la liberté incroyable, à la liberté de ton incroyable,
00:26:03politiquement un peu sur les mêmes brisés, amoureux des animaux l'un et l'autre,
00:26:08Delon qui veut se faire enterrer aux côtés de ses chers, ça dit quelque chose.
00:26:11C'est des gens qui ont connu une certaine France et qui avaient beaucoup de mal dans la France
00:26:15où ils passaient leur vieillesse, il s'est passé quelque chose.
00:26:19Cette liberté, ils en ont eu un usage un peu immodéré,
00:26:23et tout d'un coup on leur a fait comprendre que c'était terminé,
00:26:25que la liberté était un peu rationnée, ils ont eu un peu la même réaction l'un et l'autre.
00:26:29– Et qu'est-ce qui a fait que 50 ans plus tard, 60 ans plus tard,
00:26:34certains se disent « mais cette France-là, on ne la connaîtra plus,
00:26:39cette France dans laquelle nous avons grandi, libre, prospère, souveraine, drôle, ouverte,
00:26:45parfois cache, pour ne pas dire vulgaire, parce que si elle avait envie de vous dire merde,
00:26:52elle vous disait merde, insolente, insolente, insolente. »
00:26:56– Je trouve qu'elle n'est pas vulgaire, elle est insolente.
00:26:59– Oui, c'est vrai.
00:26:59– Qu'est-ce qui s'est passé ? J'aurais tendance à dire que c'est la France,
00:27:03d'avant la mondialisation heureuse, qui en fait était une mondialisation malheureuse,
00:27:08l'ouverture des frontières, finalement qui devait signifier plus de liberté pour tout le monde,
00:27:13en a signifié moins, et puis en plus elle s'est accompagnée effectivement
00:27:17du retour d'une idéologie puritaine, quelque part peut-être venue des Etats-Unis.
00:27:22Je lisais aussi la presse étrangère, ils ont fondé tonne sur la Brigitte Bardot,
00:27:26entre guillemets, d'extrême droite.
00:27:28– On le verra dans un instant.
00:27:29– Ah pardon, j'ai tisé, j'ai été un peu plus tôt.
00:27:32– On verra sur l'indécence des médias de gauche, quelques heures seulement après la disparition.
00:27:40– Je ne parlais même pas des médias de gauche, je parlais des médias étrangers,
00:27:42et peut-être d'une influence finalement américaine,
00:27:45qui aurait pu être plus de liberté, mais qui a été plus de puritanisme aussi.
00:27:49– C'est sûr, mais enfin on pourrait retourner votre argument,
00:27:51c'est que quand même Brigitte Bardot c'est une star de la mondialisation.
00:27:54Voilà quelqu'un qui a été mondialisée, ce n'est pas une star franco-françois.
00:27:57– Elle est universelle, je dirais, elle n'est pas mondialisée.
00:28:00La mondialisation, c'est l'uniformisation, et elle était à la fois universelle et singulièrement française.
00:28:06– Eh bien justement, Brigitte Bardot, les réactions dans le monde entier,
00:28:10je vous propose de voir le sujet de Juliette Sade.
00:28:12– Icône du cinéma français, visage de la nouvelle vague,
00:28:19ou encore mythe éternel du glamour à la française,
00:28:22la disparition de Brigitte Bardot se raconte partout dans le monde.
00:28:27Images d'archives, extraits de films cultes,
00:28:30outre-manche, on rappelle son influence majeure sur le cinéma,
00:28:34jusqu'à saluer la légende du 7e art.
00:28:37– Symboles du glamour et de la pop culture pour les Américains,
00:28:43minettes sexy pour CNN, sex-symboles pour The Wall Street Journal.
00:28:47– Muses du cinéma français, femmes fatales et indépendantes,
00:28:52les rédactions italiennes et espagnoles évoquent un modèle d'influence
00:28:56dans l'émancipation des femmes dans les sixties.
00:28:58La presse internationale n'oublie pas de rappeler ses prises de position controversées
00:29:04et son engagement radical pour la cause animale.
00:29:07Un traitement médiatique mondial qui illustre la place unique
00:29:10occupée par bébé dans l'imaginaire collectif,
00:29:13celle d'un mythe français devenu universel.
00:29:15– Très belle formule de Juliette, mythe français devenu universel.
00:29:21Et c'est vrai que…
00:29:22Mais ça reste encore, pardonnez-moi, le luxe par exemple.
00:29:26C'est le luxe français et pionnier aujourd'hui dans le monde entier.
00:29:32– Vous connaissez la formule de l'écrivain portugais Miguel Torga,
00:29:35l'universel c'est le local moins les murs.
00:29:37– Oui.
00:29:38– Voilà.
00:29:38– Non mais parce que j'essaie de vous dire que tout n'est pas foutu.
00:29:41C'est ça que je veux vous dire.
00:29:42Parfois on peut avoir une réussite française qui va inonder le monde.
00:29:48– Il reste quelques villages gaulois, je suis d'accord.
00:29:50– Ce qui n'empêche qu'ils sont cernés quand même.
00:29:55Non, et puis vous avez l'impression quand même que c'est une France qui ne s'aime pas.
00:29:58Regardez, je sais que vous allez y venir dans quelques instants,
00:30:01regardez les réactions qu'il y a eu aujourd'hui à la mort de Brésil Bardot.
00:30:04Écoutez, quand on a eu quelqu'un qui a fait à ce point rayonner la France
00:30:08dans ce qu'elle avait de meilleur, la beauté, la classe, l'art,
00:30:12et que vous voyez les réactions, on va y venir dans quelques instants,
00:30:16moi je trouve que c'est vraiment triste, c'est une France qui ne s'aime pas.
00:30:19Ce n'est pas une France qu'on a envie d'aimer non plus.
00:30:21– Alexandre Devecchio, sur cette France qui fait rêver finalement le monde entier,
00:30:26ça existe encore, même à travers la disparition de Brigitte Bardot.
00:30:30– Oui mais le problème c'est que la France fait de plus en plus rêver,
00:30:34soit à travers ses footballeurs, ça qu'on a des grands footballeurs,
00:30:37soit à travers ses mythes du passé.
00:30:39En fait, la France brille par la nostalgie qu'elle suscite
00:30:44par une France que les Français peut-être ne connaissent plus eux-mêmes.
00:30:49Donc je ne voudrais pas dire comme Eric Nolot que tout est foutu,
00:30:52mais je ne suis pas sûr qu'il y ait de grandes stars aujourd'hui
00:30:55du niveau de Brigitte Bardot.
00:30:57Il y a des grandes actrices, de plus grandes actrices qu'elle,
00:30:59mais pas des personnages aussi larges.
00:31:02Il y avait aussi chez elle une largesse d'esprit,
00:31:07un côté plus grand que la vie, une démesure qui a plu.
00:31:11On est de plus en plus étriqués, on croit de moins en moins en nous.
00:31:14Et justement, vous vous disiez, le pessimisme a peut-être gagné
00:31:18même les figures populaires.
00:31:19Et il a gagné même ce plateau, pardonnez-moi.
00:31:22À ma gauche, il nous explique que tout est foutu.
00:31:25Vous vouliez revenir justement sur le traitement médiatique.
00:31:30C'est très intéressant de voir jusqu'au bout l'indécence,
00:31:35côté libération.
00:31:37À peine était-elle décédée,
00:31:40Brigitte Bardot est donc qualifiée,
00:31:43je vois ce titre, Brigitte Bardot,
00:31:45la dérive vers la haine raciale.
00:31:47Icône du cinéma français, Brigitte Bardot, c'est le chapeau,
00:31:50morte ce 28 décembre à 91 ans.
00:31:53C'était aussi muet au fil des décennies,
00:31:55en figure d'une droite identitaire
00:31:58qu'elle nourrissait de diatribes xénophobes
00:32:01et d'attaques contre l'islam.
00:32:03Voilà ce que dit Libération.
00:32:05Je pense qu'on va voir l'image.
00:32:07Et pareil, Bardot, l'icône à trois faces,
00:32:11idole lumineuse, amie des bêtes,
00:32:13furie d'extrême droite.
00:32:15Voilà comment elle est présentée.
00:32:16Est-ce qu'on peut voir les images, s'il vous plaît ?
00:32:18L'actrice aura autant fascinée que déçue,
00:32:21mêlant son aura quasi mythique
00:32:22à ses combats et ses dérives.
00:32:26Furie d'extrême droite.
00:32:27Voilà comment est présentée,
00:32:29Madame Brigitte Bardot,
00:32:31par les journalistes de Libération.
00:32:33Moi, je propose de faire un sondage
00:32:36parmi les Français,
00:32:37de demander à votre...
00:32:39Quel est le mot qui vous vient le plus spontanément
00:32:41quand on évoque Brigitte Bardot ?
00:32:43Je suis sûr que furie d'extrême droite
00:32:45sera très, très minoritaire.
00:32:47Non, mais c'est des gens qui sont enfermés
00:32:48dans une forme de pavlovisme.
00:32:50Brigitte Bardot, furie d'extrême droite,
00:32:52donc c'est des mots-clés qui ne veulent rien dire,
00:32:54qui veulent réduire quelqu'un
00:32:56à quelques déclarations.
00:32:59Ils ont du mal avec la complexité.
00:33:00C'était un personnage complexe,
00:33:02Brigitte Bardot.
00:33:03Maintenant, moi, j'ai envie de retenir
00:33:05tout ce qu'on a dit depuis le début de cette émission,
00:33:07c'est-à-dire le côté extrêmement positif du personnage,
00:33:10le talent, la classe, la liberté,
00:33:13le rayonnement de la France.
00:33:14Je trouve que mettre en avant
00:33:16des expressions aussi démesurées
00:33:18est vraiment indécent.
00:33:19Furie d'extrême droite, Alexandre Devecchio.
00:33:21C'est grotesque,
00:33:22mais le faire le jour de sa mort,
00:33:24c'est aussi une grande inélégance.
00:33:26Ça montre aussi ce que c'est aujourd'hui
00:33:28une certaine gauche qui vient cracher
00:33:31jusque sur votre tombe.
00:33:33Je me permets de vous couper, Alexandre Devecchio,
00:33:35parce que j'attendais le feu vert.
00:33:37Vous savez qu'il y a eu une rencontre
00:33:38très importante en Floride
00:33:39et on fait juste une parenthèse là-dessus
00:33:42puisque Donald Trump reçoit actuellement
00:33:44Volodymyr Zelensky.
00:33:45On va découvrir cette image
00:33:47qui nous parvient en direct.
00:33:50Je pense qu'on peut travailler,
00:33:52on peut avancer assez vite.
00:33:55Steve Witkoff et Jerry ont fait
00:33:58un travail remarquable.
00:34:00On a beaucoup avancé.
00:34:01Je crois que tout le groupe,
00:34:03notre équipe a été excellente.
00:34:07et notre travail a été apprécié de part et d'autre,
00:34:11du côté ukrainien aussi bien que du côté russe.
00:34:12En tout cas, merci, merci à toutes et à tous.
00:34:15On se retrouve après ça, je crois.
00:34:18On se retrouvera tout à l'heure.
00:34:19Merci.
00:34:19Voilà pour ces échanges avant la réunion.
00:34:27Je rappelle aux téléspectateurs
00:34:29que Donald Trump a pu,
00:34:31avant de recevoir Volodymyr Zelensky,
00:34:33il a eu par téléphone Vladimir Poutine.
00:34:37Et dans ce bref échange que vous venez d'entendre,
00:34:41Donald Trump assure que Zelensky et Poutine
00:34:44sont tous les deux sérieux sur un plan de paix.
00:34:49Mais il le dit publiquement.
00:34:51Encore une fois, là, on est sur peut-être
00:34:54une nouvelle étape, disons-le.
00:34:57Une nouvelle étape.
00:34:58Le seul sujet d'entente possible entre M. Trump,
00:35:00Poutine et Zelensky, c'est Brigitte Bardot
00:35:02qu'ils doivent y admirer tous les trois.
00:35:05C'est le seul point commun.
00:35:06Après, écoutez, c'est la vingtième fois
00:35:07que j'entends Trump me dire
00:35:08qu'on n'a jamais été aussi près d'un accord.
00:35:10Il peut discuter avec M. Zelensky.
00:35:11Mais vous, vous êtes négatif jusqu'au bout.
00:35:14Que ce soit pour la France comme pour la paix,
00:35:18vous êtes toujours négatif.
00:35:19Il y a quelqu'un qui se bat pour tenter
00:35:21de régler la situation, mais non.
00:35:24Je vous dis simplement que, malheureusement,
00:35:26M. Zelensky a peu de voix au chapitre,
00:35:28que le seul qui peut décider de la paix,
00:35:29c'est M. Poutine.
00:35:30Donc M. Trump et M. Zelensky
00:35:32peuvent discuter pendant des heures.
00:35:33Je ne dis pas que c'est inutile.
00:35:34Mais tant que M. Poutine dira niète à tout,
00:35:36il ne se passera rien.
00:35:37Ce qui est rigolo à commenter
00:35:39avant de commenter la géopolitique,
00:35:41c'est l'image.
00:35:42C'est-à-dire...
00:35:43Ah ben, sachant que de février 1925,
00:35:45dans le bureau Oval,
00:35:46c'était très tendu.
00:35:47On voit quand même un Zelensky
00:35:48qui n'est pas tout à fait souriant.
00:35:50Et je note une évolution dans le costume.
00:35:53Alors, il n'a pas encore un costume cravate,
00:35:55mais il a mis une chemise et une veste.
00:35:59Il a fait un compromis vestimentaire
00:36:02avec Donald Trump, Zelensky.
00:36:04Sinon, malheureusement,
00:36:05je suis assez d'accord
00:36:06avec ce qu'a dit Eric Nono.
00:36:08Pas du tout que je conteste
00:36:10le volontariste de Trump.
00:36:11Il fait quand même bouger beaucoup de lignes
00:36:12dans beaucoup de domaines.
00:36:14Mais là, Poutine a la main.
00:36:16Et tant qu'il estime que son intérêt,
00:36:18c'est plutôt que de faire la guerre
00:36:19que de faire la paix,
00:36:21ce sera difficile de trouver une issue.
00:36:22Et parce qu'on a évidemment
00:36:25un lien très fort avec les téléspectateurs,
00:36:27mais je le dis à chaque fois,
00:36:28on n'est pas dans le secret
00:36:30de cette réunion en Floride.
00:36:31et vous venez de voir l'image,
00:36:33je ne vais pas vous inventer
00:36:35ce qui va être dit
00:36:35puisque personne ne le sait,
00:36:37nous ne sommes pas dans le secret des dieux
00:36:39et on ne va pas faire du commentaire
00:36:40sur des spéculations
00:36:41de qu'est-ce qui pourrait se passer.
00:36:43D'autant que, effectivement,
00:36:44vous avez raison, Eric Nolo,
00:36:46il y a eu de multiples réunions,
00:36:48de multiples rencontres
00:36:49et ça avance de manière extrêmement lente.
00:36:53Mais gageons que cette fois-ci,
00:36:56ça soit la réunion de la paix.
00:36:58Tout le temps, on l'espère.
00:36:58Espérons, bien sûr.
00:36:59Revenons donc à l'actualité française,
00:37:03s'il y a la moindre information,
00:37:04je vous la donne bien évidemment
00:37:05concernant cette réunion
00:37:06entre Donald Trump et Vaudolimire Zélinski.
00:37:09Revenons donc à l'actualité majeure,
00:37:12à savoir la disparition
00:37:13de Brigitte Bardot
00:37:15à l'âge de 91 ans.
00:37:19Brigitte Bardot,
00:37:20française majuscule.
00:37:21Je disais tout à l'heure,
00:37:23on a parfois l'impression
00:37:24que dans le XXe siècle,
00:37:25il y a le général de Gaulle
00:37:27et Brigitte Bardot.
00:37:29C'est drôle que vous disiez ça.
00:37:30J'ai eu Pierre Brochand,
00:37:31l'ancien patron de la DGSE,
00:37:33qui m'a envoyé un texto tout à l'heure.
00:37:34Je ne le dis pas pour...
00:37:35Juste parce que j'aime bien citer mes sources.
00:37:37Il disait exactement
00:37:38la même chose que vous.
00:37:41Il y avait une continuité
00:37:42entre les deux,
00:37:43que les deux
00:37:44incarnaient finalement
00:37:45justement une forme de liberté,
00:37:47une forme de grandeur,
00:37:48mais une forme de tradition aussi,
00:37:49une forme de continuité
00:37:50de la France.
00:37:51Et une parenthèse enchantée,
00:37:52puisque de Gaulle,
00:37:53après la guerre,
00:37:54c'est la parenthèse enchantée.
00:37:55Donc Brigitte Bardot,
00:37:56Bardot de Gaulle,
00:37:58non pas même combat,
00:37:59mais même aura.
00:38:00Exactement.
00:38:00Ah c'est pas mal ça.
00:38:02Bardot de Gaulle,
00:38:02même aura.
00:38:03Pourquoi pas ?
00:38:04Non mais c'est pas mal,
00:38:04mais on peut pousser le parallèle.
00:38:05Il y a un qui libère la France,
00:38:06l'autre qui libère la femme.
00:38:07On peut pousser très très loin le parallèle.
00:38:10Évidemment,
00:38:10il y a un personnage historique considérable
00:38:12et puis quelqu'un qui est quand même
00:38:13une actrice
00:38:15et une activiste de la cause animale.
00:38:17Mais écoutez,
00:38:17je ne sais pas
00:38:18si les jeunes générations
00:38:19peuvent se rendre compte
00:38:20de l'importance
00:38:20qu'a eue Brigitte Bardot
00:38:22pour des millions et des millions
00:38:23de femmes françaises.
00:38:25Ça a été quelque chose
00:38:25d'une libération incroyable.
00:38:27C'est-à-dire que c'était
00:38:28la boussole.
00:38:29On s'habillait comme elle,
00:38:31on parlait comme elle.
00:38:32J'avais un auditeur
00:38:33ce midi sur Europe 1
00:38:34qui me disait
00:38:34mais ma sœur,
00:38:36elle s'appelle Brigitte
00:38:37parce que Brigitte Bardot.
00:38:38Voilà.
00:38:40La sœur d'un de vos confrères,
00:38:42M. Zénou,
00:38:44du Figaro ce midi
00:38:45me disait
00:38:45ma sœur aussi s'appelle Brigitte
00:38:47parce que Brigitte Bardot.
00:38:48Toute une génération.
00:38:50Vueur génération.
00:38:51Mais effectivement,
00:38:51et on parlait de De Gaulle
00:38:53dans le...
00:38:53Enfin, la France à l'étranger,
00:38:55c'est le général De Gaulle
00:38:56et sur le plan artistique,
00:38:58culturel,
00:38:59c'est Brigitte Bardot.
00:39:00Donc la comparaison,
00:39:02effectivement,
00:39:02sur le plan politique
00:39:03est ridicule
00:39:04mais sur l'impact...
00:39:05Iconique.
00:39:06Sur le côté iconique
00:39:08est assez juste.
00:39:10Et je rebondis
00:39:11sur ce que disait Eric
00:39:12sur la libération
00:39:14de la femme
00:39:15et pour rebondir
00:39:16sur nos amis de gauche
00:39:18qui la traitent
00:39:19de furie d'extrême droite.
00:39:20Par certains côtés,
00:39:22Brigitte Bardot
00:39:23a été la modernité.
00:39:25Dans sa jeunesse,
00:39:26elle était la rupture,
00:39:28la transgression
00:39:28et en cela,
00:39:30on pouvait plus la qualifier
00:39:31d'icône de gauche
00:39:32que d'icône de droite
00:39:34à l'époque,
00:39:34même si elle faisait
00:39:35la révérence
00:39:35au général De Gaulle.
00:39:37Elle était gaulliste,
00:39:38Brigitte Bardot.
00:39:39D'autant qu'elle s'était révoltée
00:39:40contre une famille
00:39:41très rigide.
00:39:42Donc c'était vraiment
00:39:42une forme de libération,
00:39:43même personnelle d'abord.
00:39:45Et c'est une situation
00:39:45que connaissaient beaucoup de femmes.
00:39:46Et ensuite,
00:39:47la manière dont elle danse,
00:39:49on l'a passé l'extrait tout à l'heure,
00:39:50dont elle s'habille,
00:39:51ça a été vraiment
00:39:52un signal donné
00:39:54à des millions de jeunes femmes
00:39:55d'emprunter ce chemin.
00:39:57On ne peut pas sous-estimer
00:39:58après le parallèle
00:39:59avec le général De Gaulle
00:40:00et ses limites, évidemment.
00:40:01Vous dites la liberté.
00:40:03Plus on a avancé
00:40:04dans le temps,
00:40:05plus, par exemple,
00:40:06sa liberté d'expression
00:40:08a été malmenée
00:40:10à tel point
00:40:11qu'elle a été condamnée
00:40:13à plusieurs reprises
00:40:14par la justice.
00:40:16Et ça,
00:40:18certains responsables de gauche
00:40:20ont voulu
00:40:21le mettre en avant
00:40:22plutôt que de rendre
00:40:23hommage
00:40:24à l'icône mondiale.
00:40:26Il fallait expliquer
00:40:27que, finalement,
00:40:28c'était une femme
00:40:31qui avait basculé
00:40:32dans la haine raciale.
00:40:34C'est le titre de libération
00:40:35que je vous ai cité
00:40:36tout à l'heure.
00:40:38Jordan Bardella a réagi
00:40:39en disant même
00:40:39quand tout le pays
00:40:40lève le pied
00:40:40à l'occasion
00:40:41de la trêve de Noël,
00:40:42la presse de gauche
00:40:43poursuit son entreprise
00:40:44de méchanceté,
00:40:46incapable de produire
00:40:47autre chose
00:40:47que la haine recyclée.
00:40:49Elle passe ses journées
00:40:49à déshumaniser
00:40:50ceux qui osent
00:40:52penser autrement,
00:40:53à les réduire
00:40:53à des caricatures,
00:40:55à les piétiner
00:40:56avec un insondable mépris.
00:40:59Il n'y a plus grand-chose
00:41:01de moralement digne
00:41:02dans tout cela.
00:41:03Et bien sûr,
00:41:04le service public
00:41:04ferme la marche.
00:41:05Aucune remise en question,
00:41:06aucune honte.
00:41:07seulement la certitude obscène
00:41:09d'avoir tous les droits
00:41:11tant que la facture
00:41:12est payée par les autres.
00:41:13Voilà pour le coup de gueule
00:41:15de Jordan Bardella.
00:41:16Le système gauche
00:41:17est vraiment impayable.
00:41:18Il s'acharne sur Brigitte Bardot
00:41:19après avoir soutenu
00:41:20pendant des années
00:41:21César et Baptisti
00:41:22qui tuaient des gens
00:41:22de sang-froid.
00:41:24Non mais franchement,
00:41:25s'il y a une personnalité
00:41:28qu'il aurait fallu condamner,
00:41:29c'est César et Baptisti
00:41:29plutôt que Brigitte Bardot.
00:41:30Non mais ces gens-là
00:41:31sont indécrotables.
00:41:33Eh bien écoutez,
00:41:34voilà ce qu'on peut dire.
00:41:35On ne va pas passer
00:41:36beaucoup de temps sur
00:41:37je vais vous dire
00:41:38les médias de gauche
00:41:39qui se font un malin plaisir
00:41:41à attaquer Brigitte Bardot
00:41:44alors qu'elle vient de décéder.
00:41:48On ne va pas s'amuser à cela.
00:41:49En revanche,
00:41:50l'idée au contraire
00:41:51c'est de parler d'une époque.
00:41:52La fin d'une époque.
00:41:54Bardot, Delon, Johnny.
00:41:56C'est Laetitia Hallyday
00:41:58qui a publié
00:41:58cette photo absolument magnifique
00:42:01de Johnny Hallyday
00:42:03et de Brigitte Bardot.
00:42:04et elle dit
00:42:05il y a des êtres
00:42:06qui ne meurent jamais vraiment.
00:42:08Brigitte Bardot
00:42:08était de cela.
00:42:10Ses images avec Johnny
00:42:11racontent une époque iconique.
00:42:13La vie, la liberté,
00:42:14la jeunesse sans compromis.
00:42:16Avec toi disparaît une icône
00:42:17mais demeure à jamais
00:42:18une femme libre
00:42:19qui a marqué le monde
00:42:21de son audace
00:42:22et de sa lumière.
00:42:23Repose en paix Brigitte.
00:42:25Tu es éternelle.
00:42:27Elle est tellement belle
00:42:27cette photo.
00:42:29Et puis il y a un mot
00:42:29très important
00:42:30qui a été prononcé.
00:42:31C'est le mot de jeunesse
00:42:31parce que cette époque
00:42:33Johnny Hallyday,
00:42:34Brigitte Bardot,
00:42:34Delon,
00:42:35c'est la prise de pouvoir
00:42:36par la jeunesse.
00:42:38En réalité,
00:42:38la jeunesse va devenir
00:42:39la tête de gondole,
00:42:41la tête d'affiche
00:42:42qui n'était pas le cas
00:42:42juste avant eux.
00:42:43C'est la première génération.
00:42:44Les yéyés,
00:42:45c'est eux qui vont prendre
00:42:45le pouvoir.
00:42:46Alexandre Devecchio.
00:42:48Oui, génération géniale aussi
00:42:51sur le plan culturel
00:42:53qui d'ailleurs sur le plan politique,
00:42:55je ne parle pas de Bardot,
00:42:56mais aura engendré finalement en 68
00:42:58peut-être la gauche déconstructrice
00:43:01dont on parlait tout à l'heure
00:43:02mais qui aura été culturellement
00:43:04assez supérieure.
00:43:06Et on peut se demander,
00:43:06oui,
00:43:07quelles sont les icônes
00:43:08aujourd'hui de notre époque ?
00:43:11On a le sentiment
00:43:12qu'il n'y en a plus beaucoup
00:43:13en France,
00:43:14dans le cinéma,
00:43:16dans la musique,
00:43:16des gens capables
00:43:17de rassembler.
00:43:18Mais au-delà de la France,
00:43:20ça va aussi avec un monde
00:43:21qui est,
00:43:22je parlais tout à l'heure
00:43:22de mondialisation,
00:43:23mais qui est aussi
00:43:24de plus en plus archipélisé.
00:43:26Il n'y a plus vraiment
00:43:27de personnalité universelle
00:43:30parce que chacun
00:43:30a sa propre communauté,
00:43:33même sur le plan artistique
00:43:35ou musical.
00:43:37On voit bien que
00:43:38la télévision,
00:43:39c'est aussi une génération
00:43:41qui a été faite
00:43:41par la télévision aujourd'hui.
00:43:44il y a Netflix,
00:43:47il y a une multiplicité
00:43:48de chaînes.
00:43:49Et donc,
00:43:50il y a moins
00:43:50ce côté fédérateur
00:43:53qu'a pu avoir
00:43:54cette télévision
00:43:55qui finalement
00:43:56rassemblait aussi
00:43:57les Français.
00:43:57C'est important
00:43:58ce que vous dites
00:43:58parce que quand il n'y avait
00:43:59qu'une chaîne
00:43:59ou deux ou trois,
00:44:01en effet,
00:44:01toutes les générations
00:44:02regardaient le même film.
00:44:02Encore que certains films
00:44:03avec Brigitte Bardot
00:44:04avaient le rectangle blanc
00:44:05et le centre,
00:44:06donc on ne pouvait pas
00:44:06le regarder.
00:44:07Mais quand même,
00:44:08il y avait une culture commune,
00:44:09un socle commun,
00:44:10si j'ose dire.
00:44:11En effet,
00:44:11on regardait tous
00:44:12les mêmes programmes,
00:44:13les mêmes programmes populaires.
00:44:14Ça, c'est vrai.
00:44:16Ce que je vous propose,
00:44:18puisqu'on parle
00:44:18de Brigitte Bardot,
00:44:19de Johnny,
00:44:20de Delon,
00:44:21qu'on revienne 2017.
00:44:23Hommage populaire
00:44:24pour Johnny Hallyday.
00:44:26On va peut-être
00:44:26se poser la question.
00:44:27Est-ce qu'il faut
00:44:28la même chose
00:44:29pour Brigitte Bardot ?
00:44:32On va revenir en plateau.
00:44:44Revenons en plateau
00:44:45parce que ce n'est absolument
00:44:46pas la bonne séquence.
00:44:47Là, on est à Saint-Barth-et-Lémy.
00:44:49On peut la faire
00:44:50des chanseliers,
00:44:51des motards.
00:44:52Vous étiez ?
00:44:53Non, je n'y étais pas,
00:44:54mais j'allais faire
00:44:54un beau papier
00:44:55sur le Figaro
00:44:56qui rendait hommage
00:44:57à cette France-là,
00:44:59à cette France populaire
00:44:59qui s'est élevée pour Johnny.
00:45:00Maintenant,
00:45:01pour répondre
00:45:01à la question que vous posiez,
00:45:03est-ce qu'il faut faire
00:45:03la même chose ?
00:45:04Je crois que ça s'est fait
00:45:05de manière assez spontanée,
00:45:06que c'était la volonté
00:45:07aussi de Johnny Hallyday
00:45:08lui-même.
00:45:09Je ne vois pas
00:45:10la même volonté,
00:45:12je pense,
00:45:12d'organiser un show,
00:45:14un grand spectacle,
00:45:15puisque Johnny Hallyday,
00:45:16jusqu'à la fin,
00:45:16était un homme de spectacle
00:45:18chez Brigitte Bardot
00:45:19qui a plutôt continué sa vie
00:45:21dans la discrétion,
00:45:23qui n'aimait pas tellement,
00:45:24qui souffrait parfois
00:45:24de la célébrité.
00:45:26Donc, je pense qu'on peut
00:45:27faire les choses différemment
00:45:29tout en lui rendant
00:45:30un bel hommage.
00:45:30C'est la grande différence.
00:45:32C'était jusqu'au bout,
00:45:33il a chanté jusqu'au bout
00:45:34de Johnny Hallyday.
00:45:35Je ne vois pas quelque chose
00:45:36à Paris, par exemple.
00:45:37Ce sera à la Madrague.
00:45:38Je pense qu'elle s'était retirée.
00:45:40Ce serait très étrange
00:45:41de vouloir la recentrer à Paris
00:45:42alors qu'elle avait tourné
00:45:43le dos à Paris,
00:45:44d'une certaine manière.
00:45:44Elle était réfugiée
00:45:45à la Madrague.
00:45:46Oui, mais c'est la possibilité
00:45:47aussi de rassembler
00:45:48des centaines de milliers
00:45:49de Français.
00:45:49Non, mais moi,
00:45:50tout me va.
00:45:52Mais je ne le sens pas
00:45:52comme ça.
00:45:53En tous les cas,
00:45:55Johnny, par exemple,
00:45:56avait refusé
00:45:56l'hommage national.
00:46:00Il ne voulait pas
00:46:00d'hommage national.
00:46:01Tout comme, d'ailleurs,
00:46:02la famille d'Alain Delon.
00:46:05Oui, mais je pense
00:46:05que c'est logique.
00:46:06Ce sont des sales timbancs
00:46:07et je dis ça
00:46:08dans le sens noble du terme.
00:46:11Et donc,
00:46:12ils savaient
00:46:12où était aussi
00:46:13leur place.
00:46:16Et chez Johnny,
00:46:17il a eu mieux finalement
00:46:18qu'un hommage national
00:46:19puisqu'il y a une partie
00:46:21de la France populaire
00:46:22qui s'est levée
00:46:24pour lui rendre l'hommage.
00:46:26Donc là,
00:46:26on verra
00:46:26quelle forme ça prend.
00:46:28Je suis comme Eric Nolo.
00:46:28Moi, je pense
00:46:29que ce ne sera pas
00:46:30de la même manière
00:46:32que Johnny.
00:46:33C'était moins
00:46:33une femme de spectacle.
00:46:35Mais il y a déjà
00:46:36des gens
00:46:36qui se sont rassemblés
00:46:37justement devant la Madrague.
00:46:39que ça se fait
00:46:39spontanément.
00:46:43Donc,
00:46:43on verra.
00:46:45Mais ce qui est
00:46:46peut-être encore plus triste
00:46:47que Johnny,
00:46:48c'est qu'après Johnny,
00:46:49après Belmondo,
00:46:50après Delon,
00:46:52Brigitte Bardot
00:46:53est peut-être
00:46:53la dernière
00:46:55comme ça
00:46:55figure
00:46:56aussi rassembleuse
00:46:58malgré les quelques critiques
00:46:59de la presse.
00:47:00Cela dit,
00:47:00malgré l'objection recevable
00:47:02de Saltimbanque,
00:47:02moi, je trouve
00:47:03que ça aurait de l'allure.
00:47:04Un hommage national
00:47:04à Brigitte Bardot,
00:47:05moi, je trouve
00:47:05que ça aurait de l'allure.
00:47:06On écoute
00:47:07quelques réactions
00:47:08de touristes
00:47:08qui étaient interrogées
00:47:10au micro de CNews.
00:47:11Pas des touristes étrangers,
00:47:13justement.
00:47:14C'est ça l'idée.
00:47:14C'est de voir
00:47:15à quel point
00:47:15cette icône française,
00:47:18cette française majuscule,
00:47:20j'ai repris la formule
00:47:21de Karl May.
00:47:22La française majuscule.
00:47:24Ah oui,
00:47:24c'est bien dit.
00:47:26Eh bien,
00:47:26la française majuscule,
00:47:28qu'en pensent les touristes
00:47:29qui étaient présents à Paris ?
00:47:30On les écoute.
00:47:31Ils étaient au micro
00:47:31de Kylian Salé.
00:47:34Il y a une plage au Brésil
00:47:37appelée Búzios
00:47:38où il y a une statue d'elle
00:47:39assise sur un banc.
00:47:42Elle y était connue,
00:47:43très connue.
00:47:46Elle était une icône
00:47:47de beauté,
00:47:49mais elle était plus au-delà.
00:47:52Elle a une résistance
00:47:54à l'immunité
00:47:55et elle a préféré
00:47:57d'être solitude
00:47:59parce qu'elle était
00:48:02une femme très forte.
00:48:04C'était une légende
00:48:05du cinéma en France
00:48:08et dans le monde.
00:48:09Tout le monde la connaît.
00:48:13Elle était très connue
00:48:14en Grèce.
00:48:15Elle y a inspiré
00:48:16beaucoup de jeunes acteurs
00:48:17et actrices.
00:48:20Alors ça,
00:48:21c'est pour les touristes.
00:48:22On écoute à présent,
00:48:23parce que nos équipes
00:48:24sont présentes
00:48:24à la Madrague.
00:48:26Cette fois-ci,
00:48:27peut-être même
00:48:27quasiment des voisins
00:48:29ou des badauds
00:48:31qui ont voulu rendre hommage
00:48:33à Brigitte Bardot.
00:48:34C'est l'icône de la ville
00:48:37aussi,
00:48:37c'est ça qui est important.
00:48:38C'est pour ça que les gens
00:48:39sont là d'ailleurs.
00:48:41Je pense que Saint-Tropez
00:48:43se souviendra d'elle,
00:48:44c'est sûr.
00:48:45Une femme qui a aidé
00:48:46beaucoup les animaux.
00:48:48J'ai travaillé
00:48:49au Platane,
00:48:50à la maison de retraite.
00:48:51Ça a fait des dons.
00:48:53Et ça,
00:48:53je reviens ici
00:48:55pour la remercier pour ça.
00:48:56Aussi.
00:48:57J'admire ce qu'elle a fait
00:48:58pour les animaux
00:48:59depuis toujours.
00:49:00J'ai toujours été touchée
00:49:01par ses actions.
00:49:03Et je tenais à être là.
00:49:05Voilà.
00:49:05J'ai appris son décès
00:49:07comme tout le monde.
00:49:08Et je trouvais important
00:49:10de venir la saluer
00:49:13une dernière fois
00:49:14comme on le pouvait.
00:49:16Voilà.
00:49:16Je l'admire.
00:49:17Vraiment.
00:49:18Je l'admire,
00:49:19dit-elle.
00:49:20Moi, je retiens
00:49:20à ce qu'a dit
00:49:20une des touristes,
00:49:22la beauté est au-delà.
00:49:23Moi, je trouve
00:49:23que c'est un très beau résumé.
00:49:24C'était la beauté
00:49:26et bien au-delà.
00:49:27Et bien, c'est finalement
00:49:28l'art d'être français.
00:49:29C'est ce qu'elle a dit
00:49:29dans les colonnes
00:49:30de l'Incorrect.
00:49:32Quand on lui pose la question
00:49:33comment définiriez-vous
00:49:35l'art d'être français ?
00:49:36Elle répond
00:49:37l'élégance,
00:49:38l'érudition,
00:49:39la souveraineté,
00:49:39l'humour,
00:49:40le talent,
00:49:41le charme,
00:49:42le goût
00:49:42et l'amour.
00:49:43Alexandre Devecchio.
00:49:45Voilà ce que c'est
00:49:45sa définition d'être français.
00:49:47Mais peut-être que la beauté
00:49:48regroupe tous les adjectifs
00:49:49d'ailleurs que vous avez donnés.
00:49:52Donc oui,
00:49:53la beauté est au-delà.
00:49:55En tout cas,
00:49:55on voit bien
00:49:56que je sais aussi bien
00:49:57chez les touristes
00:49:57que chez les Français.
00:49:58Il n'y a pas
00:49:59un mot négatif.
00:50:01Au contraire,
00:50:02il y a, je crois,
00:50:03beaucoup de souvenirs
00:50:04collectifs,
00:50:05beaucoup de nostalgie,
00:50:06de tendresse
00:50:07et d'admiration.
00:50:09On peut aussi parler
00:50:10de l'actrice
00:50:11qu'elle était
00:50:12parce que finalement,
00:50:12le mythe fait oublier
00:50:14l'actrice.
00:50:15Mais Brigitte Bardot
00:50:16a eu des rôles
00:50:17importants et forts.
00:50:19Alors,
00:50:19on cite toujours
00:50:20le mépris de Godard.
00:50:21mais par exemple,
00:50:22dans la vérité
00:50:23de Clouseau,
00:50:25c'est un très très grand rôle
00:50:26et là encore,
00:50:27c'est un film passionnant
00:50:28justement.
00:50:29Femme qui a tué son amant,
00:50:32personnage transgressif
00:50:34dont on fait le procès
00:50:36dans une société
00:50:36corsetée
00:50:37et conservatrice
00:50:38qui,
00:50:40donc à l'époque,
00:50:41icône encore une fois
00:50:42plutôt de gauche
00:50:44et de la transgression.
00:50:45La vérité,
00:50:461960,
00:50:47M. Clouseau
00:50:47à la réalisation
00:50:48et l'icognique
00:50:50Brigitte Bardot.
00:50:51Vous me parlez,
00:50:52je vous réponds
00:50:52en images.
00:50:53Je vous en dirai plus
00:50:54sur ce film après.
00:50:55C'est un très très bon film.
00:50:58Mais elle était votre amant.
00:50:59Oui.
00:51:00Il habitait bien
00:51:01l'hôtel Boileau.
00:51:02Oui.
00:51:02Et vous vous installez
00:51:03hôtel Boileau,
00:51:05donc vous allez le rejoindre.
00:51:06Oui non,
00:51:06j'habitais dans la chambre
00:51:07de Daisy.
00:51:08On partageait le loyer
00:51:0915 000 francs chacune.
00:51:11Puis d'abord,
00:51:12avec Michel,
00:51:12c'était fini depuis longtemps.
00:51:14Depuis longtemps ?
00:51:15C'était sa maîtresse
00:51:15depuis huit jours.
00:51:17Oui,
00:51:17quelque chose comme ça.
00:51:19Et vous aviez déjà rompu.
00:51:23Qu'est-ce que vous avez
00:51:23été passé ?
00:51:24Rien.
00:51:26C'était fini,
00:51:26voilà tout.
00:51:27Pourtant,
00:51:27vous continuez à le voir.
00:51:29Je le voyais avant,
00:51:29je l'ai vu après,
00:51:30ça ne faisait pas de différence.
00:51:32En silence !
00:51:34Les gens n'ont
00:51:35ça qu'on prend.
00:51:37Pourquoi vous riez,
00:51:38Eric Nolo ?
00:51:38J'adore !
00:51:39C'est un très bon extrait.
00:51:42Elle est en face
00:51:43de gens qui représentent
00:51:44la loi,
00:51:44une forme de rigidité.
00:51:45Elle dit,
00:51:46mais cet homme,
00:51:46je le voyais avant,
00:51:47je le voyais après,
00:51:48ça ne fait pas de différence.
00:51:49C'est la seule femme,
00:51:50bien sûr.
00:51:51Il n'y a que Devecchio
00:51:52qui peut avoir des...
00:51:53Moi, je ne peux pas avoir
00:51:53en cas de malheur, par exemple.
00:51:55En cas de malheur.
00:51:56Vous voulez en cas de malheur ?
00:51:57C'était prévu.
00:51:58Regardez en cas de malheur.
00:52:00Et ensuite,
00:52:00peut-être,
00:52:01Alexandre Devecchio
00:52:02nous proposera
00:52:03un autre film.
00:52:04Vous voulez vraiment
00:52:05en cas de malheur ?
00:52:05Ah oui, je...
00:52:06Ah voilà, regardez,
00:52:06aussitôt lui,
00:52:07aussitôt fait.
00:52:08Vous n'apprenez mon affaire ?
00:52:11Aucune idée.
00:52:12Ah ?
00:52:14C'est parce que
00:52:14je n'ai pas d'argent.
00:52:16Ah, parce qu'en plus,
00:52:17vous n'avez pas d'argent.
00:52:19Si vous croyez
00:52:19que ça se trouve comme ça,
00:52:20de l'argent ?
00:52:21Si j'en avais eu,
00:52:21je n'aurais pas...
00:52:22Oui,
00:52:23elle a sommé une bonne femme.
00:52:24Oh, elle n'est pas morte !
00:52:26Malheureusement.
00:52:28Vous avez vos parents ?
00:52:29Ah non, je n'ai personne.
00:52:31Mais on dit quelquefois
00:52:32quand vous voulez bien.
00:52:34C'est gratuit.
00:52:59Autant que vous en profitiez
00:53:00avant qu'il me mette en prison.
00:53:04Non.
00:53:05Ça ne vous dit rien.
00:53:07Et ça vous dit quoi,
00:53:08Éric Nolot ?
00:53:09Ça vous dit qu'il y a eu
00:53:09un grand silence sur le plateau,
00:53:11vous voyez ?
00:53:11Donc, ça marche encore.
00:53:13Ça marche encore.
00:53:14Et si je me souviens bien,
00:53:16il y a une scène, certes,
00:53:17suggérée de triolisme
00:53:18dans le même film.
00:53:19Ce qui, quand même,
00:53:19à l'époque,
00:53:20ne devait pas être si courant.
00:53:21Non, mais il y a quelque chose
00:53:22qui se passe autour de...
00:53:23Cette scène,
00:53:24ça remue un peu quand même.
00:53:26Vous avez parlé de...
00:53:27Tout à l'heure,
00:53:28Alexandre Devecchio,
00:53:30du mépris.
00:53:31Parce que c'est vrai
00:53:31que le mépris,
00:53:32c'est un film
00:53:33qu'on cite souvent
00:53:33lorsqu'on parle de...
00:53:35Oui, parce que c'est Godard.
00:53:36Donc, c'est sa conversion
00:53:37au cinéma un peu intellectuelle.
00:53:39Alors que ça,
00:53:40à mon avis,
00:53:41moi, je suis plus
00:53:41tradition française.
00:53:43Et à mon avis,
00:53:43la vérité de Clouseau
00:53:44ou En cas de malheur,
00:53:45ce sont des films plus forts.
00:53:47Mais Godard fait partie.
00:53:48C'est une rupture
00:53:49dans sa carrière.
00:53:50Et c'est la preuve
00:53:52aussi inattendue
00:53:53qu'elle peut travailler
00:53:54avec un cinéma
00:53:56réputé festival de cas.
00:53:58cannes...
00:53:59Vous imaginez,
00:54:00ça a quasiment,
00:54:01en cas de malheur,
00:54:02si je ne dis pas de bêtises,
00:54:03ça a quasiment 70 ans.
00:54:05C'est quand même
00:54:06incroyable de se dire ça.
00:54:06C'était la modernité aussi.
00:54:09Elle ne peut pas être
00:54:10réductible
00:54:10à une rupture réactionnaire.
00:54:12Donc, c'était il y a 70 ans.
00:54:15Elle arrête,
00:54:16vous l'avez dit,
00:54:16sa carrière extrêmement jeune
00:54:18puisque à 39 ans,
00:54:19elle tira le bol.
00:54:20C'est bon,
00:54:20j'arrête.
00:54:22Et finalement,
00:54:2450 ans plus tard,
00:54:27les chaînes du...
00:54:28Il y a des chaînes internationales
00:54:29qui,
00:54:30je crois que c'est la BBC,
00:54:31par exemple,
00:54:32qui a breaké,
00:54:33qui a fait un breaking news
00:54:34au moment de la disparition
00:54:36de Brigitte Bardot.
00:54:36Alors que Brigitte Bardot,
00:54:39ces dernières années,
00:54:42même plus que ces dernières années,
00:54:43elle a été très jeune,
00:54:45sa carrière.
00:54:45Son objectif,
00:54:46c'était la cause animale,
00:54:48bien sûr.
00:54:48Il y a un film
00:54:49qui explique cette rupture
00:54:51à moins qu'il faille arriver en retard
00:54:52pour avoir le droit
00:54:52à deux extrêmes
00:54:53et je vais tenter.
00:54:54Allez-y,
00:54:55attendez,
00:54:55je ne peux pas tout faire.
00:54:57Vous voulez vie privée ?
00:54:58Non, mais j'explique
00:54:58ce que c'est.
00:54:59Vous êtes dur avec moi, là.
00:55:01La priorité de Brigitte Bardot
00:55:02et ce que ça peut provoquer.
00:55:03Est-ce qu'on a vie privée ?
00:55:04Vie privée,
00:55:05je ne l'ai pas en stock.
00:55:06Vie privée,
00:55:07je ne l'ai pas.
00:55:08Je vous présente mes excuses.
00:55:09Vie privée,
00:55:10je ne l'ai pas en stock.
00:55:11Il y a aussi,
00:55:12je pense qu'il y a eu une...
00:55:13Alors maintenant,
00:55:14il y a eu une énorme rupture
00:55:15dans le monde du cinéma
00:55:16mais le monde du cinéma de Bardot
00:55:18n'était pas le monde du cinéma d'après
00:55:20ni encore moins d'aujourd'hui.
00:55:23On a vu les extraits de La Vérité.
00:55:26La relation avec Clouseau
00:55:27était une relation tyrannique.
00:55:30Elle le dit,
00:55:30elle me...
00:55:31Je crois que même
00:55:32il lui a mis une gifle
00:55:33sur le tournage
00:55:34et elle lui a rendu.
00:55:35C'est une actrice qui a rendu
00:55:37une claque à Clouseau
00:55:39qui était effectivement tyrannique.
00:55:40Tout à fait,
00:55:41tout à fait
00:55:41et elle ne lui en voulait pas.
00:55:42Donc ça s'est réglé
00:55:43de manière,
00:55:44j'ose dise,
00:55:45amicale
00:55:46avec une claque contre une claque
00:55:47et surtout,
00:55:47elle a dit
00:55:48à propos de Clouseau,
00:55:51ce tournage était épuisant,
00:55:52il était tyrannique
00:55:53mais quand je vois
00:55:54ma performance dans ce film,
00:55:55j'en viens à me demander
00:55:56si j'ai bien fait
00:55:57d'arrêter ma carrière d'actrice
00:55:58et donc elle reconnaissait
00:55:59qu'il avait tiré d'elle.
00:56:00Alors je ne dis pas du tout
00:56:01qu'il faut claquer ses actrices
00:56:02à claquer les actrices
00:56:03pour en tirer quelque chose
00:56:04mais en tout cas,
00:56:05on était encore une fois
00:56:06dans un monde
00:56:07beaucoup moins aseptisé
00:56:09qu'aujourd'hui.
00:56:10C'est impossible.
00:56:11Et tant mieux
00:56:12qu'il n'y ait plus de violences
00:56:13et des réalisateurs
00:56:14sur les acteurs.
00:56:15Ce n'est pas ce que j'ai dit,
00:56:16je ne vais pas dire ce que j'ai dit.
00:56:17Non mais attendez,
00:56:18quand même,
00:56:19là vous m'inquiétez.
00:56:20Je dis que même elle
00:56:21trouvait qu'il avait tiré d'elle
00:56:23le meilleur d'elle-même.
00:56:24Il aurait pu le faire autrement,
00:56:25je pense.
00:56:26Il aurait dû le faire autrement.
00:56:27Il y a un contexte
00:56:28et que là c'était
00:56:29un homme et une femme
00:56:29mais même entre hommes,
00:56:30entre acteurs et réalisateurs,
00:56:32il y avait des révélations
00:56:33parfois très très violentes.
00:56:34Le Mondo avec Melville,
00:56:35c'était assez violent quand même.
00:56:37Il est 19h56,
00:56:39chers amis,
00:56:40c'était un plaisir
00:56:41de passer cette première heure
00:56:42avec vous.
00:56:43Un plaisir de parler
00:56:43de Brigitte Bardot.
00:56:45Mais je vais vous dire,
00:56:46évidemment que c'est toujours triste
00:56:48quand une icône s'éteint,
00:56:50qu'en plus c'est une icône française.
00:56:52Elle décède à l'âge de 91 ans,
00:56:55elle a eu 1000 vies,
00:56:56Brigitte Bardot.
00:56:57Mais il y a dans cette journée
00:56:59quelque chose aussi de positif
00:57:04puisqu'on parle de ce qui est
00:57:05profondément français.
00:57:07On parle de ce qui correspond
00:57:09à notre culture,
00:57:10à notre histoire,
00:57:12à cette liberté de ton,
00:57:14à cette liberté aussi
00:57:15que nous avons.
00:57:17Il y a une vie pleine.
00:57:17Et puis il y a l'art,
00:57:18la beauté,
00:57:19l'élégance,
00:57:20la musique,
00:57:21le cinéma.
00:57:22Vous imaginez,
00:57:23en soi,
00:57:24c'est une journée
00:57:24qui permet de mettre
00:57:26les projecteurs
00:57:27sur ce qui a été fait
00:57:28de plus fort
00:57:29et de plus beau.
00:57:31en soi,
00:57:32c'est tant mieux
00:57:32et rendons hommage
00:57:35à Brigitte Bardot.
00:57:35C'est triste quand quelqu'un
00:57:36disparaît.
00:57:36Elle a eu une vie pleine,
00:57:38riche,
00:57:39faite de succès incroyables,
00:57:41un peu de simplicité.
00:57:42Elle aimait la France
00:57:42et la France l'aime.
00:57:43Moi, j'aime bien
00:57:43les histoires simples.
00:57:44Elle aimait ?
00:57:46Elle aimait la France
00:57:47et la France l'aime.
00:57:48Moi, je trouve que c'est pas mal.
00:57:49Elle était profondément
00:57:50patriote, en fait.
00:57:51C'est ça qu'il faut retenir.
00:57:53Avant que ça devienne
00:57:53un gros mot.
00:57:54Il y a un auditeur
00:57:56cet après-midi
00:57:57qui me disait
00:57:57Brigitte Bardot,
00:57:59c'est la belle France.
00:58:00Là aussi,
00:58:01c'est une formule agréable.
00:58:02C'est la belle France.
00:58:04C'est bien de parler
00:58:04de la belle France
00:58:05un dimanche soir
00:58:06à 19h57 ?
00:58:07Effectivement.
00:58:08Nous ne sommes pas
00:58:09qu'un pays raciste,
00:58:12colonialiste,
00:58:13je ne sais quoi.
00:58:14Nous ne sommes pas
00:58:14qu'un pays
00:58:15en déclin aussi.
00:58:17Nous avons fait
00:58:18de grandes choses
00:58:19dans tous les domaines,
00:58:20y compris le domaine artistique.
00:58:21Et je pense que,
00:58:22contrairement à Éric,
00:58:24tout n'est pas foutu.
00:58:25Appuyons-nous
00:58:27sur les trésors
00:58:28de Combardo
00:58:29que nous avons
00:58:30dans notre histoire
00:58:31pour justement
00:58:31continuer à avoir
00:58:33une grande histoire.
00:58:33Ce qu'elle a déclaré
00:58:34à l'incorrect.
00:58:35Regardez ce qu'elle cite
00:58:36comme étant particulièrement français
00:58:37et regardez comme tous ces mots
00:58:38sont devenus suspects.
00:58:39C'est ça qui peut être
00:58:40effectivement un suspect
00:58:42ou en train de s'épondrer.
00:58:43L'érudition c'est suspect,
00:58:45c'est élitiste,
00:58:45l'élégance c'est suspect.
00:58:46Non mais je ne vous dis pas
00:58:47la soudaineté,
00:58:48ça n'existe plus,
00:58:49l'humour,
00:58:50ça n'existe plus,
00:58:51le talent,
00:58:52c'est difficile à trouver,
00:58:54le charme,
00:58:54il y en a encore,
00:58:55le goût,
00:58:56il y en a encore,
00:58:57l'amour,
00:58:58il y en a bien évidemment.
00:58:59L'élégance,
00:59:01c'est difficile,
00:59:02je vous ai dit,
00:59:03l'érudition...
00:59:04C'est sûr,
00:59:05mais la période
00:59:06n'est pas enchantée,
00:59:07mais quand on voit Bardot,
00:59:09on se dit qu'on a les ressources
00:59:10pour rebondir.
00:59:11Voilà,
00:59:11voilà une belle parole
00:59:12d'un homme qui a eu
00:59:1320 minutes de retard,
00:59:14je le précise.
00:59:16J'ai fait ce que...
00:59:16Dans un instant,
00:59:17ça va être...
00:59:18Dans un instant,
00:59:19c'est du génie.
00:59:20Même Gilles-William-Golnadel
00:59:21n'avait jamais fait ça
00:59:23pour un face à face.
00:59:24C'est vrai.
00:59:25Je vais vous proposer
00:59:26une séquence incroyable
00:59:27et là aussi quand même,
00:59:28c'est une époque
00:59:29qui est peut-être révolue.
00:59:32Vous avez
00:59:33Jean-Pierre Elkabach
00:59:35qui va interroger
00:59:37Brigitte Bardot.
00:59:38On est en 1977,
00:59:40émission exceptionnelle.
00:59:43C'est l'ORTF
00:59:44qui casse ses programmes
00:59:45et c'est émission
00:59:47spéciale Brigitte Bardot.
00:59:50Mais il y a tout
00:59:51dans la séquence
00:59:52que vous allez voir,
00:59:53c'est-à-dire
00:59:53la plume de
00:59:56Jean-Pierre Elkabach,
00:59:57la classe de Jean-Pierre Elkabach,
00:59:59la première question
01:00:00qui est posée
01:00:01par, je crois,
01:00:02un journaliste du Point,
01:00:03la réponse de Brigitte Bardot.
01:00:06Et c'est vrai
01:00:06que c'était il y a
01:00:07donc 50 ans
01:00:08et on a l'impression
01:00:09que c'était il y a
01:00:0910 siècles.
01:00:11Et on espère
01:00:11que demain,
01:00:12on puisse retrouver
01:00:13ce genre de séquence
01:00:14et on poursuit
01:00:15notre édition spéciale
01:00:16dans un instant.
01:00:17C'est l'heure des pros.
01:00:18Regardez vraiment,
01:00:19c'est une séquence
01:00:20bouleversante.
01:00:23Mesdames, Messieurs,
01:00:24bonsoir.
01:00:25C'est finalement une heureuse...
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