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##LE_DEBAT_DE_LA_SEMAINE-2025-12-28##

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News
Transcription
00:00Bon, restez bien avec nous, ça va y aller sec, du sport.
00:07Vous vous souvenez tout à l'heure, on a écouté l'archive avec ce face-à-face entre Sarkozy et Strauss-Kahn en 2002.
00:13Le face-à-face que nous avons dans notre débat à venir est de cet acabit.
00:19Nous partons du principe que vous avez répondu à cette question, vous les auditeurs de Sud Radio.
00:24Sébastien Lecornu va-t-il réussir à faire voter un budget par l'Assemblée Nationale en janvier ?
00:30Pour l'instant, vous dites non à 71%, oui à 19%, je dis ça parce que 10% disent je n'arrive pas à savoir, je ne me prononce pas.
00:42Ça valait bien un débat, vous intervenez au 0826 300 300, vous allez écouter nos deux débatteurs dont je vous ai dit mon zémerveille et je tiendrai mes promesses.
00:52Vous appelez ZAC au 0826 300 300 pour nous donner votre avis.
00:57Mesdames et messieurs, à ma gauche, Nicolas Corato, président fondateur du Sintang Place de la République, bonjour.
01:04Bonjour.
01:05Vous êtes un peu le Strauss-Kahn de ce matin.
01:07Non mais là, vous nous promettez un débat entre repris de justice, je sors complètement de ce cercle.
01:13Ça ne vous a pas échappé, j'ai fait le clin d'œil ce matin.
01:16William Tay est à ma droite, président du Sintang le millénaire, bonjour.
01:20Bonjour.
01:21Bon, vous, si on se réfère à ça, vous avez pu être président de la République, pas vous, messieurs, messieurs.
01:27Et incarcéré.
01:28Oui, oui, oui, bien sûr, on est bien d'accord, c'était le point commun que j'ai rappelé ce matin.
01:33Redevenons sérieux, parce que la situation est compliquée.
01:37Est-ce que Nicolas Corato et William Tay, vous êtes inquiets, nous n'avons toujours pas de budget voté pour 2026,
01:44mais je dirais c'est comme l'année dernière, il avait été voté le 14 février.
01:47Le corps nu est dans les temps, il réussit finalement ce qu'il pouvait au moins essayer de maintenir, Nicolas ?
01:54Écoutez, je ne sais pas, est-ce que la question c'est est-ce qu'on est inquiet, je ne sais pas, je ne suis pas sûr que ce soit très intéressant de savoir si William et moi sommes inquiets ce matin.
02:01Mais vous représentez des courants de pensée qui sont intéressants.
02:04Moi, ce que je trouve intéressant, c'est que je n'ai pas l'impression que les Français soient particulièrement inquiets, ni même intéressés par cette histoire de budget.
02:13Malgré la pression, la tension qu'on a voulu mettre sur l'absence de budget, finalement on s'aperçoit que nos institutions, et vous l'avez bien dit, comme l'année dernière,
02:20ont permis d'amortir, il n'y a pas de shutdown en France, on n'est pas aux Etats-Unis, et l'administration va pouvoir commencer à continuer à travailler,
02:30l'État français va continuer à emprunter sur les marchés financiers, les collectivités locales vont continuer à percevoir des dotations,
02:37mais effectivement, toutes les réformes, tout ce qu'on veut ajouter de plus pour dynamiser la nation, et tant qu'à laminer,
02:44et effectivement, M. Lecornu a encore quelques mois, finalement, quelques semaines, pour essayer de convaincre l'Assemblée nationale de voter un budget.
02:52Moi, ce qui me marque, c'est plus l'indifférence dans laquelle, finalement, tout cela se passe.
02:56Je n'ai pas l'impression que les Français soient très agacés ou très inquiets de ce qui se passe.
03:01Finalement, la société civile a pris le pas et continue à faire fonctionner la machine France.
03:05Moi, je note quand même les excellents chiffres économiques, notamment de croissance, c'est-à-dire que, finalement, plus notre système politique s'enfonce,
03:14plus les Français prennent le relais et font tourner la France et le pays, ce qui n'est pas nouveau, d'ailleurs.
03:19Phrase choc. Nicolas Corato dit « Le budget, ça n'inquiète pas les Français ». William Thay dit « Non ».
03:25Je ne sais pas dans quel monde Nicolas vit. Moi, je suis très inquiet.
03:28De toute façon, pour Nicolas, ce n'est pas très grave. À chaque fois qu'il y a un problème économique, c'est l'État qui paie, qu'il y a de l'argent magique et que l'argent s'applode du ciel.
03:37Pourquoi est-ce que les acteurs économiques sont inquiets ? Parce que l'absence de budget crée de l'incertitude.
03:41C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on ne sait pas à quelle sauce on va être mangé.
03:43Une partie des crédits d'impôt qui devaient être votés ne le sont pas.
03:46Une partie des dotations qui devaient être dotées aux collectivités territoriales pour permettre d'investir ne le sont pas également.
03:51C'est-à-dire qu'aujourd'hui, une grande partie des acteurs économiques, parce que l'État, quand même en France, a un poids prédominant dans la situation économique,
03:57fait qu'une partie des acteurs économiques sont dans l'incertitude.
04:00La France est paralysée ?
04:01Une partie de la France est paralysée. Une partie des acteurs économiques attendent leur situation.
04:05Une partie des acteurs sociaux également attendent leur situation.
04:08Et aujourd'hui, on ne sait pas à quelle sauce on va être mangé.
04:10Ensuite, après, il y a deux choses. Est-ce que le cornu va être en capacité de faire adopter un budget ?
04:15Est-ce que le cornu va être en capacité de faire adopter un mauvais budget ?
04:18Parce que quand on regarde les situations, oui, effectivement, vous l'avez rappelé, François Bayrou a fait adopter une loi spéciale, plus un budget.
04:23Mais ça a conduit la France à s'appauvrir.
04:25Ça a conduit la France à aggraver son déficit public.
04:28Ça a conduit la France à aggraver sa dette publique.
04:30Il faut quand même le rappeler que la France a atteint 118% de dette publique.
04:33Et donc, il faut quand même rappeler quand même que le but d'un budget, c'est d'améliorer la situation économique.
04:37C'est pas uniquement doter un budget pour faire plaisir à certains parlementaires.
04:40C'est de faire en sorte que la situation à la fin de l'année 2026 soit meilleure que la situation à la fin de l'année 2025.
04:46Et actuellement, malheureusement, ça ne semble pas le cas à cause des désiratats de chacun.
04:49C'est le premier point de votre désaccord.
04:51Nicolas Corato et William Tay, vous pensez que les Français sont plus ou moins, selon votre point de vue, concernés par ce budget ?
04:59Ils nous répondront dans un instant.
05:00Vous nous appelez au 0826 300 300.
05:03Zach vous donne la parole.
05:05Intervenez dans ce débat.
05:06Vous êtes plus William, vous êtes plus Nicolas.
05:08Allez dans ce sens-là.
05:09Alors, au-delà de ça, Nicolas et William, c'est quand même un sacré tour de force qu'il est en train de réussir, Sébastien Lecornu.
05:17Politiquement, il tient la route, ce Premier ministre, Nicolas ?
05:20Oui, ce n'est pas la première fois que je le dis.
05:22C'est un Premier ministre habile et malin.
05:25Peut-être la bonne personnalité au bon moment a la bonne fonction.
05:28D'abord parce qu'il a réussi un tour de force en rentrant dans l'histoire de la Ve République, en renonçant au 49-3, c'est-à-dire en redonnant la main et la responsabilité à l'Assemblée nationale.
05:39Et en pouvant dire ensuite, écoutez, ce n'est pas moi, ce sont les députés qui ont choisi de ne pas voter le budget, ce sont les députés qui choisiront demain de voter ce budget.
05:47Ce qui déresponsabilise énormément et qui protège le chef du gouvernement et peut-être même le Président de la République.
05:54Donc c'est un Premier ministre habile.
05:56La question, c'est très bien d'être habile politiquement et on peut lui en rendre grâce.
06:01Est-ce qu'on a besoin de ça ?
06:03Est-ce qu'on a besoin d'un Premier ministre habile et malin aujourd'hui ?
06:06Est-ce qu'on n'a pas besoin aussi d'hommes d'État et d'hommes politiques qui soient en capacité, je veux dire, de créer des conditions d'un consensus ?
06:16Est-ce qu'on a besoin de ça ?
06:17Alors Nicolas, William répond.
06:19Est-ce qu'on a besoin de ça ?
06:21D'une certaine manière, il faut quand même que l'État fonctionne.
06:24Oui, mais en fait, le corps nu fait du mieux qu'il peut avec la situation qu'il a.
06:27C'est-à-dire qu'il n'a pas de majorité à l'Assemblée nationale et il fait face à une Assemblée nationale qui est fractionnée en trois blocs irréconciliables.
06:34Ensuite, après, est-ce qu'il arrivera à faire adopter un budget ?
06:36Il a réussi avec le projet de loi de finances et de sécurité sociale.
06:38Je pense qu'il arrivera avec le budget 2026.
06:40Le problème, ce n'est pas ça.
06:42Vous êtes unanime sur le fait que le corps nu, bon, il tient la route.
06:45Justement, c'est là où moi j'ai un problème.
06:47C'est-à-dire que moi, je pense que le corps nu arrive dans une bonne situation.
06:50Il est le meilleur dans la situation politique actuelle, mais il n'est pas dans la bonne situation dans laquelle le pays a besoin actuellement.
06:56Pourquoi ? Parce que les chiffres économiques sont mauvais.
06:59La dette publique est importante quasiment à 120 points de PIB, donc on est à 120 points du % du PIB.
07:04Les dépenses publiques n'ont jamais été aussi importantes.
07:06Les prélèvements obligatoires n'ont jamais été aussi importants.
07:08Et pour autant, il manque des services publics de qualité.
07:11Il manque des services publics dans les territoires ruraux, c'est pour ça que les agriculteurs se révoltent.
07:16Il manque des services publics dans les territoires périphériques et c'est pour ça qu'il y a eu les gilets jaunes.
07:20Donc, ça veut dire que le pays a besoin d'un grand réformateur, d'un grand visionnaire pour faire un choc pour le pays.
07:25Or, le cornu...
07:26Oui, mais ça, est-ce que ça vient d'un président, d'un...
07:29Lapsus, est-ce que ça vient d'un Premier ministre ou ça doit venir d'un président ?
07:32Pour faire la révolution sociale que William Thay appelle de ses voeux, et je note avec beaucoup de joie et de bonheur ce matin,
07:39L'hommage au service public de William n'est pas si courant que ça, donc je suis content de l'entendre.
07:43Pour faire cette révolution, il faut d'abord un Premier ministre qui corresponde au scrutin et au résultat du scrutin.
07:50Monsieur le cornu est un Premier ministre habile et malin, je le disais, mais il a un grand défaut.
07:55C'est un Premier ministre qui appartient au camp, qui a perdu les élections législatives, perdu les élections européennes.
08:01Donc, comment peut-il être légitime, je ne dis pas politiquement, je ne dis pas institutionnellement,
08:05mais politiquement, aux yeux des Français, pour mener les réformes qu'appelle William de ses voeux ?
08:09Qui est aujourd'hui légitime et correspond au résultat du scrutin ?
08:13Certainement pas, monsieur le cornu.
08:15Bon, tous les deux, nous buvons vos paroles, mais ça c'est une habitude, qu'on soit de gauche, qu'on soit de droite,
08:19on vous aime, on vous aime pas, mais au bout du compte, on vous aime.
08:21Mais vous avez parlé en lieu et place des Français.
08:24Alors, ils répondent au 0800 26 300 300, Paul, qui nous appelle de Damazan, c'est ça Paul ?
08:31Oui, bonjour Frédéric, bonjour William, bonjour Nicolas et bonjour à Jacques.
08:35Je suis à côté de Damazan, c'est un petit village qui s'appelle Razimé.
08:38Oui, à côté de quelle ville, où exactement, rappelez-nous où se trouve Damazan ?
08:44Damazan, mais vous connaissez Marmande avec monsieur Frédéric Gros.
08:47Ah oui, alors si vous me parlez cycliste, alors écoutez, là vous êtes terrible.
08:50Bon, donc vous avez entendu William et Nicolas, ils ont dit, les Français ne s'inquiètent pas du budget.
08:57Vous, ça vous inquiète cette question du budget ou pas ?
09:00Les Français s'inquiètent du budget. Le problème, c'est que les Français ont compris, c'est que Macron, c'est l'impuissance aujourd'hui et qu'il n'atteint plus rien,
09:06ni de Macron, ni de le Cornu. La page est déjà tournée, c'est ce que personne ne comprend.
09:10Aujourd'hui, les Français, ils n'y croient plus à ces gens-là.
09:13Tous ceux qui sont passés dans ces deux gouvernements successifs, dans ces deux quinquennats successifs,
09:18ils n'ont fait que des décluses. Moi, j'aurais dit des conneries parce que c'était... Voilà.
09:22Aujourd'hui, on fait plus de social, on taxe toujours plus de travail.
09:25Aujourd'hui, les entreprises ferment. On a un grand plan social qui se cache dans l'agriculture.
09:31On voit qu'il y a des fermes, tous les jours, qui s'arrêtent.
09:34On détruit des filières d'excellence pour importer de la merde, excusez-moi, c'est ce terme qui vient du monde.
09:40Et c'est pareil partout. On met toutes nos entreprises en concurrence avec le monde entier.
09:45On détruit des milliers d'emplois et tout ça, on le cache, on le cache, on n'en parle pas.
09:49Mais ça, Paul, est-ce que c'est une conséquence aussi d'un immobilisme, ce que William Ted disait ?
09:56William dit, lui, oui, les Français, ils s'inquiètent de ce budget parce que ce que vous appelez de votre souhait, Paul, ne se fait pas.
10:04Ça part du budget, vous le sentez, vous, que c'est le budget qui est un problème crucial ou pas ?
10:09Le problème, c'est que quand on vient au-dessus de ces moyens, à un moment donné, il faut réduire la voilure.
10:14Et ça, ils sont incapables. Mais ce n'est pas réduire la voilure, enlever les soignants, enlever les forces de l'ordre,
10:19et autres, enlever les soignants. Aujourd'hui, c'est adapté.
10:22C'est-à-dire qu'on a une sur-administration, on a trop d'emplois dans la fonction publique,
10:27qui ne sert à rien, qui est improductif, qui sert à contrôler les autres.
10:30Et ça, ça ne marche pas. On le voit pour l'hôpital. Dans l'hôpital, il y a 40% de gens qui sont mal administratifs
10:35et on manque de soignants. Donc, à un moment donné, il faut équilibrer les choses.
10:38Il faut remettre du bon sens paysan partout, il faut remettre, revoir les pieds sur terre.
10:43On le voit, nous, dans l'agriculture, il y a moins d'agriculteurs et il y a plus de fonctionnaires pour contrôler les agriculteurs.
10:48C'est complètement aberrant. À un moment donné, on n'y arrive plus.
10:51Très, très, très intéressant.
10:53Les collectivités font le même chemin. Les collectivités font le même chemin.
10:56Merci, Paul. Merci, Paul.
10:59Oui, c'était très, très, très intéressant. Vous nous relancez le débat, justement.
11:03Bon, William T., vous entendez ce que dit Paul.
11:06Qu'est-ce qu'on peut attendre ? Parce qu'il faut un budget, ça va faire quoi ?
11:11Ça va faire sur les coups du mois de février, ça passe en force ?
11:14Est-ce qu'il peut y avoir un retournement de situation ?
11:17Moi, je pense que d'un point de vue politique, concrètement, soit il arrive à faire adopter un budget
11:21parce que des députés font une abstention, en tout cas votent pour le budget,
11:24soit il va passer par 49-3, il n'aura pas d'autre choix,
11:26ou soit il reconduit la loi spéciale, c'est à peu près les trois grandes options qu'on a.
11:29Mais je pense qu'on aura un budget en février, un peu comme ce qui s'est passé la dernière fois avec François Bayrou,
11:36parce qu'au bout d'un moment, les acteurs économiques vont mettre une pression sur le parti socialiste,
11:40vont mettre un acteur sur le camp présidentiel et sur les républicains pour qu'ils votent le budget.
11:44Donc ça, ça arrivera.
11:44Vous dites aucune possibilité de dissolution de l'Assemblée nationale, par exemple,
11:49parce qu'il n'y aurait pas d'entente sur...
11:51C'est pas possible pour vous.
11:52On va le dire très concrètement, ils ont tellement les chocottes de retourner devant les urnes
11:54qu'ils vont faire adopter le budget plutôt que de retourner devant les urnes.
11:57Confirmation Nicolas, vous êtes enfin d'accord tous les deux ou pas là-dessus ?
12:00Sur l'absence de dissolution, moi, je ne fais plus de pronostics,
12:03parce que je laisse le magicien de l'Elysée avec sa boule de cristal.
12:08Moi, je ne veux pas prendre la responsabilité de quoi que ce soit dans cette histoire.
12:12En revanche, il y a un vrai sujet, c'est qu'on ait un budget ou pas de budget,
12:16ça ne résoudra pas les problèmes que mentionnait votre auditeur.
12:21La solution politique des problèmes que mentionne votre auditeur,
12:25elle peut avoir lieu éventuellement lors du débat en 2027.
12:28C'est des choix de société à faire.
12:29Est-ce qu'on accepte finalement d'abandonner la mondialisation
12:33pour reprendre en main ceux qui sont restés dans notre pays
12:37ou est-ce qu'on continue à gagner des parts de marché à l'international,
12:41ce que fait la France et ce que font les entreprises françaises,
12:43et puis à laisser ceux qui ne peuvent pas bouger,
12:45ceux qui sont collés au territoire national, s'appauvrir, déprimer et s'enfoncer dans le marasme ?
12:51Alors qu'on va se souhaiter la bonne année dans quelques heures,
12:53vous nous dites que 2026 ne servira à rien politiquement, au niveau national.
12:58Non mais 2026, il y aura une actualité politique en 2026 bien entendu,
13:01mais elle ne réglera pas les problèmes des Français tels qu'ils sont présentés par vos auditeurs.
13:040826 300 300 justement, vous réagissez, je vous rappelle la question,
13:08Sébastien Lecornu va-t-il réussir à faire voter un budget par l'Assemblée nationale en janvier ?
13:14Dominique qui est à Roussillon dans le Var, 84 je vois, c'est bien ça Dominique ?
13:20Non c'est le Vaucluse.
13:21C'est le Vaucluse, bah oui c'est 83 le Var, 83 le Var, 84 Vaucluse, 85 Vendée, bravo moi qui embête mes enfants avec ça.
13:29Bon, bien vu Dominique, vous vous dites quoi sur le budget, il va être bouclé ou pas ?
13:34Alors je vais vous dire ce qui va être difficile à boucler,
13:37le plus difficile des budgets à boucler c'est le budget des ménages aujourd'hui,
13:39c'est pas tellement le budget de la France, c'est vraiment le budget des ménages,
13:42et c'est ça qui concerne tous les Français,
13:43et c'est ça qui aujourd'hui fait peur à tout le monde,
13:47c'est que le budget des ménages est de plus en plus difficile à boucler,
13:50et moi in fine je me dis, oui bien sûr il va boucler un pseudo-budget,
13:55mais ça sera pas le budget de la France,
13:57ça sera le budget des partis politiques qui aujourd'hui,
14:00comme vous l'avez très bien dit, ont très très peur de se retrouver devant les urnes,
14:04et c'est quelque chose qui est complètement immatériel pour les Français,
14:07ce qui est matériel c'est la fin du mois qui commence le 15,
14:11et qui est de plus en plus difficile.
14:13Moi je vois autour de moi, il y a une suite des jeunes qui s'en vont,
14:18rien que dans mon petit amour,
14:20j'ai trois couples qui sont déjà partis, mais qui ont quitté la France,
14:23et qui il y a quelques semaines nous disaient,
14:25ben moi je pars, je pars en Amérique du Sud,
14:27il y en a un autre qui est parti au Maroc,
14:29un autre couple qui est parti au Maroc,
14:30et les gens aujourd'hui quittent le pays,
14:32parce qu'ils n'y voient plus d'avenir,
14:33alors le budget de la France c'est vraiment le cadet de leurs soucis.
14:36Ah oui, c'est vrai que vu comme ça effectivement, c'est très intéressant.
14:40Dominique, quel regard vous portez sur les députés,
14:43et puis je solliciterai nos deux débatteurs là-dessus,
14:45parce qu'ils ont beaucoup travaillé, ils donnent beaucoup,
14:48mais finalement ils jouent leur carte,
14:50vous dites oui, allez-y les députés,
14:53ou non, vous êtes dans une démarche qui est totalement improductive ?
14:57C'est totalement improductive.
14:59Aujourd'hui je dirais que la politique est démonétisée,
15:03elle n'est monétisée finalement que pour animer une actualité médiatique,
15:08mais auprès du citoyen lambda,
15:11qui est finalement le donneur d'ordre de ces gens,
15:14il n'y a plus de respect de la fonction du député.
15:18Et ce n'est pas parce qu'ils portent le costume et qu'ils sont payés,
15:22moi je vais vous dire,
15:23à contrario de ce que je pourrais appeler une forme de démagogie,
15:27je serais pour extrêmement bien payé des députés,
15:30mais un seul député par députement,
15:33et vraiment faire en sorte que ces gens soient extrêmement bien payés,
15:36mais qu'ils soient au service du système et au service de leur fonction.
15:39Voilà une proposition, voilà une proposition intéressante,
15:42au moment où ça décroche un petit peu Dominique,
15:44mais merci beaucoup à 8h49 depuis le Vaucluse,
15:48à Roussillon précisément,
15:50de nous avoir éclairé là-dessus.
15:53William Thé, je dis éclairé parce qu'on avait besoin de cette vision,
15:56nos députés aujourd'hui, quel jeu y joue ?
15:59C'est possible avec une assemblée comme ça d'avancer ?
16:01Moi je pense que ça va être compliqué,
16:02mais il l'a très bien rappelé,
16:03la question qu'il pose c'est est-ce que le budget est fait pour le budget des Français
16:06ou est-ce que c'est un budget pour les partis politiques ?
16:09Or, il a parfaitement raison, c'est que c'est plutôt un budget de compromis
16:12avec le Parti Socialiste pour éviter une dissolution,
16:14plutôt qu'un budget pour la France.
16:16Mais lorsqu'il dit, votre auditeur, que le budget n'a pas d'impact sur la France,
16:20c'est pas totalement exact,
16:21parce que depuis 1980, et on le sait,
16:25les politiques ont des choix qui sont néfastes pour le pays.
16:27Moi je prends un chiffre que je cite souvent devant Nicolas,
16:30parce qu'à chaque fois il tape une crise quand je cite ça.
16:31En 1980, le PIB par habitant,
16:35c'est-à-dire que ce que se gagnait à peu près en moyenne chaque habitant
16:37en France, en Allemagne et aux Etats-Unis était le même.
16:40Un Français gagnait autant qu'un Allemand et un Américain.
16:42Depuis l'élection de François Mitterrand,
16:43la France s'est appauvrie durablement,
16:45et en fait un Français aujourd'hui gagne plus que 46 000 dollars par tête,
16:48un Allemand 54 000,
16:50et un Américain 80 000,
16:51c'est-à-dire qu'un Américain gagne deux fois plus.
16:53Le salaire moyen en France est de 1800 euros par mois,
16:55le salaire moyen aux Etats-Unis est de 4000 euros par mois.
16:58Donc, quand vous regardez la différence,
16:59on comprend pourquoi est-ce que les politiques ont un choix qui est important en France,
17:02c'est-à-dire qu'alors que les acteurs économiques font tout pour arriver à une certaine prospérité,
17:07les acteurs politiques font tout pour couler le pays,
17:10et je pense que ça repose sur les choix et les idées néfastes de Nicolas.
17:13Avec le pic qui va bien, c'est-à-dire depuis Mitterrand,
17:15vous n'avez pas dit depuis Giscard,
17:17alors qu'il y avait quand même une crise économique.
17:18Réaction Nicolas, vous avez été invectivé violemment en public.
17:21Je ne serais pas violent, aussi violent que William,
17:24surtout pas un dimanche matin.
17:27Jamais William, William est le garçon le plus gentil.
17:30Une des grandes différences entre nous deux,
17:31je pense qu'on l'a compris, c'est que moi, l'Amérique,
17:33les Etats-Unis n'est pas mon modèle, ni social, ni économique,
17:36et encore moins les Etats-Unis d'aujourd'hui que d'hier.
17:39C'est l'URSS de Vragneuf, non ?
17:40Donc je ne ferai pas cette comparaison.
17:41Et d'ailleurs, je ne suis pas sûr que les auditeurs que nous avons entendus,
17:45ni que votre ode au service public,
17:46correspondent complètement à la politique sociale qui a lieu aux Etats-Unis.
17:50Moi, je pense que les Français attendent beaucoup plus de collectif que d'individualisme.
17:54L'individualisme, c'est votre modèle de développement,
17:56il faut l'assumer et vous l'assumez très bien.
17:58Moi, je pense qu'effectivement, on gagne plus à jouer collectif qu'à jouer seul.
18:01Et c'est pour ça que je pense que la France s'est plutôt enrichie de collectif depuis 1981,
18:06plutôt qu'elle s'est appauvrie d'individualisme.
18:08Et que ce qui nous manque aujourd'hui, c'est un peu plus de collectif
18:11et un petit peu moins d'individualisme,
18:13ça permettrait par exemple d'être un peu plus solidaire avec nos agriculteurs
18:16qui nous écoutent ce matin.
18:17Vous savez quoi ?
18:17Tout à l'heure, vers 9h50, vous écouterez Nicolas Corato et William Thé,
18:21on repassera l'archive de 2002 avec le face-à-face Sarkozy-Stroscal.
18:25Vous verrez, il y a des petits points comparables.
18:29Merci à vous deux, merci aux auditeurs de Sud Radio d'avoir réagi sur ce thème.
18:34Il est 8h52, dans un instant, on va voir ce qui se passe sur les réseaux sociaux.
18:37Jules Boscherini est allé encore chercher un sujet coton.
18:42A tout de suite, bon réveil.
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