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Retrouvez Les Vraies Voix avec Cécile de Ménibus et Philippe David du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio.
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##LE_COUP_DE_PROJECTEUR_DES_VRAIES_VOIX-2025-09-01##

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Transcription
00:00Est-ce que vous, vous pensez que l'éducation nationale va dans le mur ?
00:05On va en parler avec nos invités. Philippe, David, tiens.
00:08De toute façon, ce n'est pas avec des réformettes qu'on va changer quoi que ce soit.
00:11On a besoin de tout revoir, du sol au plafond.
00:14Quand on voit qu'aujourd'hui, les gamins ne savent pas lire pour nombre d'entre eux en arrivant en sixième,
00:18ça ne peut pas fonctionner, ça ne peut plus continuer comme ça.
00:21Ça, c'est quand même une réalité.
00:22Alors, on fait des réformettes.
00:24Là, j'adore, dans les nouvelles réformes annoncées, il y aura l'apprentissage des langues aux primaires.
00:27Moi, j'avais une prof d'anglais, qui était une prof d'anglais vraiment à la dure.
00:31Je peux vous dire, vous aviez une version, trois fautes d'orthographe en français, vous n'aviez pas la moyenne, vous étiez à neuf.
00:37Et elle vous répondait, quand vous ralliez, mais comment voulez-vous apprendre l'anglais, sachant que vous ne parlez pas le français ?
00:42Oui, c'est ça.
00:42Et donc, moi, je crois qu'il faut vraiment revenir aux fondamentaux, d'accord ?
00:45J'ai même entendu certains qui nous disent que c'est vachement important, le latin.
00:49Mais, enfin, commençons à apprendre à parler français, moi, cher Philippe, tu le sais.
00:54Comptez, c'est la base même.
00:56Il faut être quand même clair, parce que, moi, j'entends bien la DGESCO et compagnie,
01:01tous ces gens de l'Inspection Générale d'Éducation Nationale, qui sont des mecs qui ont plein de cellules brillantes dans la tête,
01:06qui nous expliquent ce qu'il faut faire.
01:07Mais en attendant, on a de plus en plus de gamins qui ne savent pas lire et écrire.
01:11C'est un vrai problème.
01:12Alors, maintenant, à un moment donné, on avait enlevé les notes pour ne pas les perturber, on a mis des couleurs.
01:16Et maintenant, je crois qu'on va faire des... ça, ça va vous plaire, Philippe Bilger, des... comment dire...
01:20On va faire parler des jeunes vis-à-vis d'un comité qui vont... voilà, on va voir s'ils sont capables de faire une phrase avec un verbe, un sujet, un complément.
01:29Ça va vous plaire, ça ?
01:30Mais c'est hallucinant.
01:31Évidemment, l'éducation nationale va mal bien avant Emmanuel Macron.
01:35Mais il l'a dégradé.
01:37Comment voulez-vous qu'une éducation nationale puisse réussir à partir du moment où on a eu six ministres de l'État ?
01:45Et notamment, pardon, s'y revenir, un espoir pendant quelques mois avec Gabriel Attal.
01:53Attention dans le micro.
01:54Mais pour le reste, Elisabeth Borne, je pense que réellement, c'est une catastrophe pour une raison simple.
02:02C'est qu'elle se détourne de l'essentiel pour aller vers des choses totalement périphériques.
02:09La polémique qu'elle lance et au fronton du Panthéon, c'est ridicule.
02:14On ne peut pas espérer.
02:16Il y a un maire qu'on en courçoit assez souvent ici qui racontait que dans un conseil municipal,
02:20il avait fait venir la police, il avait fait venir l'éducation nationale,
02:24il avait fait venir tout le monde, toutes les forces en présence en disant
02:26qu'est-ce qui ne va pas dans l'éducation nationale ?
02:29Et donc la personne référente lui dit maintenant tout va bien.
02:31Et le commissaire de police local lui dit
02:33« Ben non, vous ne pouvez pas dire ça parce que moi, ils viennent porter plainte,
02:36les professeurs viennent porter plainte chez moi. »
02:40Donc il dit « C'est exactement l'exemple du pas de vague. »
02:45Donc ça continue en fait.
02:46Oui, dans la hiérarchie du recteur jusqu'à un décembre.
02:48Évidemment, à la fin de l'année, il y a des notes et il y a des mutations.
02:50Donc la victime en bas, c'est le prof qui se fait chuter, etc.
02:54Donc pas de vague, on met la poussière sous le tapis et on n'apprend plus.
02:57Mais c'est pire que ça.
02:58Et à la victime, c'est le prof.
02:59Parce que notamment avec l'abandon de la discipline, etc.
03:03Parce que, désolé, mais quand vous êtes prof dans un collège des quartiers nord de Marseille
03:07ou à Paris 6e, c'est pas tout à fait la même chose.
03:11On est bien d'accord.
03:12Mais Philippe Bilger a dit une chose très juste.
03:15Sans forfanterie.
03:17Sur la succession des ministres de l'éducation.
03:20Mais il y a pire.
03:20C'est de mettre un ministre de l'éducation alpha et un oméga.
03:24Quand on voit que Blanquer et Papendiaï...
03:27Enfin, Papendiaï a succédé à Blanquer...
03:28Un peu l'opposé.
03:29Excusez-moi, il y a quelque chose de génial.
03:31Mais surtout, ce que j'adore, c'est que c'est ces gens-là qui vous disent
03:34« École publique, c'est fabuleux, c'est merveilleux. »
03:37Je constate un truc, oui, Papendiaï, il était même dans le privé du privé du privé
03:41puisqu'il a mis ses gosses à l'école alsacienne où il n'y a pas un gamin de prolo.
03:45Donc je trouve ça quand même extraordinaire que ces gens qui vantent le service public
03:49en étant ministre de l'éducation nationale ne mettent même pas leurs gosses dans le privé,
03:53on va dire standard, mais les mettent à l'école alsacienne.
03:55Ça ne manque pas de sel quand même.
03:57Est-ce qu'il ne faudrait pas tout recommencer, repartir d'une page blanche,
04:03plutôt que d'assurer des nouvelles mesurettes sur l'éducation sexuelle par exemple,
04:07sur des choses alors qu'on n'a pas même pas les fondamentaux finalement ?
04:10Mais vous avez raison Cécile, on sent que les ministres fuient l'essentiel
04:15pour se consacrer à des choses qui, je veux être gentil, ont un faible intérêt.
04:22Et précisément parce qu'aujourd'hui, pour se consacrer à l'essentiel,
04:28les tâches fondamentales de la culture et de l'éducation, ça exige du courage.
04:34Et c'est tout.
04:35Et malheureusement, on n'a pas...
04:38Je pense que les professeurs ou les maîtresses d'école sont courageuses,
04:43sauf qu'elles ne sont pas soutenues même dans leur éducation
04:46et même dans la façon de travailler.
04:47Il y a des assistants sociaux qui viennent aider les profs,
04:50c'est important, des ATSEM, etc.
04:52Mais bon, ce n'est pas encore suffisant.
04:54Non, moi ce que je crois qu'il faut revenir, c'est aux basiques,
04:57c'est-à-dire ce qu'on disait tout à l'heure.
04:58Et là, ils y reviennent un peu sur les primaires.
04:59Tout à l'heure, quand il y avait la dame qui parlait sur le programme maternel,
05:03lire, écrire, compter.
05:04Ensuite, pour ceux qui ne sont pas faits pour faire de grandes études...
05:07Mais moi, ça fait 30 ans que je le dis,
05:08et je me rappelle Serge Dassault qui m'avait dit un truc intéressant sur l'apprentissage.
05:13Quand vous n'êtes pas doué pour faire des superbes études...
05:14Philippe Bégère est devenu procureur général.
05:18Bon, il a fait des études, etc.
05:20Moi, je n'étais pas doué pour les études.
05:21On m'a mis sur une voie technique qui était un BEP de comptable.
05:24Et ça a fait dégrader.
05:28Elle n'est pas dans la faute.
05:30Vous tendez le bâton.
05:32Non, non, mais c'est vrai.
05:33Mais les parents ne veulent pas...
05:35Mais oui, parce qu'on croit qu'on a tous les champions des HPI, là, comme on dit.
05:38Ils sont sur boîtes à bouffer d'avoine, mais ils sont HPI.
05:41Et moi, je crois que c'est important de faire ça.
05:43Moi, je suis parti en technique.
05:45C'est-à-dire que j'étais content d'aller en technique.
05:47J'ai appris.
05:47Je sais lire un bilan.
05:48Je sais faire plein de choses.
05:49Je suis devenu spique, certes, à fait.
05:50Mais on pense qu'on va avoir des gosses qui vont tous devenir avocats, ingénieurs, je ne sais quoi.
05:54Non, ce n'est pas ça.
05:56Le problème, c'est que l'éducation nationale, ce sont des gens perchés là-bas en haut, à la DGESCO, etc.
06:00Tous ces gens brillantissimes qui sont persuadés qu'ils vont faire une société avec des gosses super brillants,
06:05avec un bac à 14 de moyenne ou 15.
06:07Surtout, Philippe David, c'est que chaque rentrée, il y a une nouveauté.
06:09C'est-à-dire qu'on n'a pas eu le temps d'appliquer celle d'avant.
06:12Vous savez ce que disait Coluche ?
06:13Il y a eu la réforme à billes, il y aura la réforme à poil.
06:16René Avis, c'était un ministre de l'éducation nationale au début du carré, du septennage.
06:21Si, si, Coluche avait dit ça dans un de ses sketchs.
06:25Et c'est vrai qu'on fait les réformes pour les réformes.
06:27Mais je crois que le pire, le pire de tout, c'est l'idéologie.
06:30Parce que l'idéologie, moi, je fais partie de l'année, moi, je suis né en 1966,
06:35où on s'est pris toutes les réformes.
06:36On s'est pris la réforme de la sixième, la réforme de la seconde, etc.
06:39Et le but, c'était que tout le monde ait un diplôme.
06:42Mais si tout le monde a le même diplôme, le diplôme n'a plus aucune valeur.
06:44En économie, ça s'appelle l'inflation.
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