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  • il y a 6 mois
Aurélien Pradié, député du Lot

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##L_INVITE_POLITIQUE-2025-12-17##

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Transcription
00:00Sud Radio, l'invité politique, Jean-François Aquili.
00:05Et Jean-François Aquili, votre invité politique ce matin, c'est Aurélien Pradier, député non inscrit, je le précise, au passage du lot.
00:13Bonjour Aurélien Pradier.
00:14Bonjour.
00:14Vous êtes un élu d'Occitanie, la coordination rurale, la confédération paysanne appelle à poursuivre la mobilisation contre l'abattage total des troupeaux touchés par la DNC.
00:25Est-ce que vous les soutenez ce matin ?
00:27Oui, je les soutiens.
00:27Je les soutiens pas par facilité politique ou par populisme, mais je les soutiens parce que j'ai honte de ce qu'est devenu mon pays.
00:36J'ai honte de la manière dont cette crise est gérée depuis le début.
00:39J'ai honte qu'on gère avec autant de froideur des sujets absolument essentiels, à la fois humainement pour nos producteurs et nos exploitants agricoles,
00:48mais aussi parce qu'il s'agit de la souveraineté alimentaire de notre pays.
00:51Et puis j'ai honte du fait qu'on a vie à vue depuis des semaines.
00:55Depuis des semaines. Est-ce que je dois vous rappeler le premier cas de cette maladie, nous l'avons eu en juin ?
01:01Qu'est-ce qu'on a foutu depuis juin ?
01:03Pardon d'être vulgaire et brutal, mais qu'est-ce qu'on a foutu depuis juin ?
01:07Là tout le monde se réveille, y compris nos instances d'État, la ministre de l'Agriculture, mais depuis juin on a fait quoi ?
01:13Aurélien Pradié, Annie Gennevard était à votre place hier matin, vous la connaissez, vous étiez chez Les Républicains, vous dites quoi ? Elle n'est pas à la hauteur ?
01:21Mais ce n'est pas parce que j'ai une proximité politique que je me dois de ne pas avoir de lucidité.
01:25Vous en pensez quoi de la gestion de l'État ?
01:26Cette crise a été gérée de manière catastrophique. Voilà, je dis les choses. Et vous savez, dans ce moment politique que nous connaissons, ce qui est le plus grave, c'est que nous nous habituons à des situations insupportables.
01:39Ce qui est insupportable, c'est qu'on ait envoyé des CRS face à nos paysans pour abattre un cheptel, pour abattre un troupeau, pardon, alors qu'on pouvait parfaitement dialoguer et attendre quelques heures.
01:51Ce qui est insupportable, c'est les images auxquelles nous avons assisté.
01:54C'est quoi ? Celles des gendarmes mobiles envoyées en arrière ?
01:56Mais depuis un hélicoptère de gendarmerie, nous avons envoyé du gaz acrymogène.
02:01Ce que je veux vous dire, Jean-François qui dit, c'est que dans cette période-là, nous sommes terriblement en train de nous habituer à la chienlit.
02:08Nous sommes en train de nous habituer au pire.
02:10Ces images-là, si on est très clair, il y a quelques années, elles auraient provoqué la démission du préfet, elles auraient provoqué sûrement la démission du ministre de l'Agriculture, parce que c'est insupportable.
02:20Et on s'habitue à tout ça. Moi, je refuse de m'habituer à des situations inacceptables.
02:24Vous êtes en train de nous demander ce matin, Aurélien Pradié, la démission d'Annie Gennevard.
02:28Mais sûrement pas dans cette période. Il faut qu'elle continue à gérer la crise.
02:32Et puis, pardon, mais ce n'est pas le sujet. C'est presque secondaire, le sort des uns et des autres.
02:37Je vous dis simplement que, et c'est difficile à dire et à entendre peut-être, mais nous sommes comme les grenouilles en train de nous faire ébouillanter par la montée de la température de l'eau, petit à petit, dans la casserole, et on finit par ne plus voir les choses.
02:48Je le redis, ces images-là, aujourd'hui, on les tolère, alors qu'il y a quelques années, dans une démocratie normale, dans un pays qui respecte ses paysans, on n'aurait jamais toléré ces images.
02:58Sébastien Lecornu reprend le dossier. Il y a des annonces, tout de même, Aurélien Pradié, les 750 000 vaccins, les 10 millions d'euros pour les petits éleveurs.
03:06Vous avez les dermatologues de l'armée qui sont convoqués. Des choses sont engagées.
03:10Vous avez ce comité scientifique annoncé par Annie Gennevard hier matin, ici même.
03:13« Rapidement, dit-elle, ça ne suffit pas ? »
03:16Et vous avez l'impression que c'est à la hauteur de la situation ?
03:18Enfin, pardon, mais on a une crise sanitaire et une crise agricole, une crise morale absolument majeure.
03:25La réponse, ça ne va pas pouvoir être un comité théodule, un bidule, un préfet coordinateur ou je ne sais quoi.
03:30Et je sais que mon discours peut paraître un peu dur, mais en fait, je refuse de m'habituer à ce que notre pays soit aussi déclassé.
03:37On a l'impression d'être devenu un tout petit pays.
03:41Pendant des décennies, lorsqu'il s'agissait de nos agriculteurs, notre pays était capable de mobiliser des moyens gigantesques.
03:46Qu'est-ce qu'il faut faire pour être concret ?
03:48Moi, je n'ai pas la science infuse et je ne donne pas de leçons.
03:50Ce que je sais simplement, c'est que sur la question de l'abattage total ou partiel,
03:54il faut que nous soyons capables d'avoir une religion peut-être un peu moins dure que celle que nous avons aujourd'hui.
03:59Moi, je pense qu'il faut qu'on reteste de l'abattage partiel.
04:02Je pense qu'il faut qu'on ait une ou deux zones de test pour voir si, en effet, l'abattage partiel fonctionne ou on ne fonctionne pas.
04:08On ne peut pas attendre l'avis du comité scientifique, mais tout de suite isoler les bêtes malades et mettre en quarantaine les autres.
04:14La vérité, Jean-François, qui dit, c'est que nous avons des inconnus majeurs sur cette maladie.
04:19Et que même les plus grands experts vétérinaires ne savent pas exactement comment la maladie va évoluer.
04:24Donc, je pense en effet qu'il faut tester à nouveau l'abattage partiel.
04:28Et puis, par ailleurs, sur la vaccination, c'est la clé, la vaccination.
04:31Mais pourquoi est-ce que depuis le début, on hésite sur la vaccination ?
04:34Pourquoi est-ce qu'on nous explique que si on vaccine trop, on ne pourra plus exporter,
04:37alors qu'on peut parfaitement rediscuter avec nos partenaires européens pour continuer à exporter malgré la vaccination ?
04:42Tout simplement parce qu'on n'avait pas les doses.
04:45Et d'ailleurs, aujourd'hui encore, il n'y a pas de plan massif de vaccination.
04:48On a plusieurs millions de bêtes.
04:50Ça rappelle autre chose ?
04:51Mais bien sûr que ça rappelle autre chose.
04:52Et vous voyez, au fond, le cœur du sujet, c'est ça.
04:54C'est qu'on nous refait la même histoire que la gestion de la misère au moment du Covid.
04:59Au moment où on n'avait pas les moyens de faire, on nous expliquait un jour qu'il ne fallait pas, un jour qu'il fallait.
05:05Et au fond, ce qu'on est en train de payer, c'est la faillite totale de la parole de l'État, de la parole politique.
05:12Nos concitoyens n'ont plus confiance parce qu'ils ont une mémoire.
05:15Et aujourd'hui, sur la vaccination, c'est la clé fondamentale.
05:18Nous devons vacciner, non pas quelques dizaines de milliers, non pas quelques centaines de milliers.
05:23Nous devons vacciner 80-75% du cheptel parce que c'est la seule manière de contenir la maladie.
05:30Auréen Pradié, vous parlez de la parole politique.
05:32Emmanuel Macron dit, le contenir pas pour la France au sujet du Mercosur, l'accord, la signature.
05:37C'est samedi, là.
05:38Les décisions, elles arrivent là, d'ici là.
05:40Que dites-vous ce matin ?
05:42Je dis que gagner du temps ne servira à rien.
05:44C'est non.
05:45Le Mercosur, c'est non.
05:47Et je vais en deux mots vous dire pourquoi.
05:49D'abord, parce que cet accord-là est un accord de notre temps.
05:53Et qu'au moment même où l'on est en train d'affaiblir le cheptel français en matière de viande bovine,
05:58vous imaginez qu'on va laisser rentrer des produits dont on sait qu'ils sont fabriqués,
06:03produits dans des conditions sanitaires que nous n'acceptons pas dans notre propre vie.
06:06Vous dites comme Marine Le Pen.
06:07Elle dit pas de report, mais non tout de suite.
06:09Je le dis depuis le début.
06:10Et je dis d'ailleurs qu'il y a une autre raison à cela.
06:13Comme pour Maastricht à l'époque.
06:15Ceux qui ont connu le traité de Maastricht se s'en souviennent.
06:19Le traité de Maastricht, c'était pas un accord technique.
06:21Et d'ailleurs, le sujet technique, pardon, mais n'est pas le plus important.
06:24C'est un accord politique.
06:26À partir du moment où on signe le Mercosur, alors que nos concitoyens y sont défavorables,
06:30ça veut dire que nous mettons le dernier clou sur le cercueil de notre souveraineté alimentaire.
06:35Et c'est la raison pour laquelle il n'y a pas à renégocier le Mercosur.
06:38Il y a à dire non, clairement et nettement, aujourd'hui.
06:42Pas gagner du temps.
06:43Pas gagner du temps.
06:44Parce que ce serait une faute.
06:46Et en plus, ce serait une tromperie à l'égard de nos agriculteurs.
06:48Non, au Mercosur, vous dites ce matin, Aurélien Pradié.
06:50Évoquant le narcotrafic, vous publiez une tribune.
06:53Nous allons l'évoquer dans l'hebdomadaire Le Point.
06:56Mais tout de suite, l'amende forfaitaire pour les consommateurs
06:58qui passera de 200 à 500 euros, annoncée par Emmanuel Macron à Marseille.
07:02Vous êtes pour, vous êtes contre.
07:03Oui, c'est une mesure.
07:06Mais, pardon, c'est une bricole.
07:09Bricole ?
07:09Bien sûr, c'est une bricole.
07:11D'abord parce que ça ne dissuèdera pas le consommateur.
07:13Ensuite, parce qu'une bonne part de ceux qui sont sanctionnés par une amende ne la paient pas.
07:17Et que c'est le cœur du sujet.
07:19Vous pouvez augmenter l'amende.
07:20Ceux qui ne la paient pas ne la paieront toujours pas.
07:22Et puis ensuite, parce que je pense, c'est l'objet de la tribune que j'ai signée hier,
07:27que nous ne mesurons pas la guerre qui est en train de nous mener le narcotrafic.
07:31Le sujet, il va très au-delà de tout ça.
07:32Vous dites bataille existentielle.
07:34Le président doit être prêt à mener une bataille existentielle contre les narcotrafiquants.
07:40Traduction.
07:41Traduction, nous sommes en danger de mort.
07:43Traduction, l'État français est aujourd'hui gangréné,
07:47notamment par une partie de corruption dont on ne veut pas parler
07:50et qui touche beaucoup de la haute fonction publique,
07:54beaucoup de nos magistrats, certaines de nos magistrats, je ne devrais pas dire beaucoup,
07:57mais il ne se passe pas une semaine sans que nous ayons une affaire de corruption.
08:01Alors attendez, arrêtons-nous là-dessus, je vous laisse vous racler la gorge.
08:04Vous avez des choses importantes à nous dire, Aurélien Pradié.
08:07Vous dites corruption au sein des administrations et de l'appareil de l'État,
08:10gangrène corruptif qui ronge nos institutions judiciaires, policières,
08:14nos administrations, ce sont vos mots.
08:17De quoi, de qui vous parlez-vous exactement ?
08:19Vous avez des informations là-dessus ?
08:20Mais il vous suffit de lire la presse toutes les semaines ?
08:23Et je sais que ce sujet de la corruption, c'est un sujet très difficile
08:25parce qu'il nous renvoie à notre propre échec.
08:27Vous avez l'impression que c'est abordé publiquement ?
08:29Mais bien sûr que non, ce n'est pas abordé publiquement.
08:30Il n'y a pas de cas en fait ?
08:32Non, mais il y a des cas évidemment.
08:33Vous avez des magistrats, vous avez des hauts fonctionnaires,
08:36et chaque mois vous avez une affaire qui éclate.
08:39Ce que je veux vous dire par là, je ne suis pas en train d'agiter un chiffon rouge,
08:43je suis juste en train de dire que nous devons regarder la réalité en face.
08:46Le chiffre d'affaires, si je puis dire, du narcotrafic pèse plusieurs milliards d'euros.
08:51Ces milliards y servent notamment à corrompre.
08:54Et cette corruption-là, elle nous pose aujourd'hui des problèmes tout à fait considérables.
08:58Nos forces de l'ordre, nos fonctionnaires font un travail absolument remarquable.
09:01Et évidemment que l'extrême majorité d'entre eux sont d'une rigueur absolue.
09:05Mais il y a aussi, ici ou là, des formes de corruption.
09:08Et nous devons le dire.
09:09Pardonnez-moi Aurélien Pradier, c'est très intéressant ce que vous nous dites.
09:11Vous parlez même des élus de la République.
09:14Est-ce que vous avez vent vous-même d'exemples précis ?
09:17Parce que vous savez que c'est susceptible d'une saisine d'un article 40,
09:20d'une saisine du procureur, ces histoires-là.
09:22Ces affaires-là sont des affaires publiques.
09:25Vous avez aujourd'hui des maires qui ont pour certains d'entre eux été condamnés
09:28parce qu'ils ont trempé dans des affaires de corruption liées au narcotrafic.
09:33En fait, ce que je veux vous dire, c'est que nous sommes dans une situation équivalente
09:35à ce que l'Italie a pu connaître avec les mafias il y a quelques décennies.
09:39Et que la manière dont l'Italie a pu mener cette bataille
09:42était de regarder lucidement la situation du pays,
09:46de lancer une grande opération même propre à l'époque qui était très dérangeante
09:49parce qu'elle l'obligeait à ouvrir le capot de la voiture
09:52et à voir des choses que nous ne voulions pas voir.
09:54Et je tire la sonnette d'alarme parce que sur la question de la corruption,
09:58sur la question identitaire, puisque les narcotrafiquants mènent aussi
10:01une bataille identitaire d'apologie de la violence face à laquelle
10:04nous ne savons pas répondre aujourd'hui.
10:06Et puis il y a un troisième sujet qui est le trafic d'armes.
10:08Le trafic d'armes n'a jamais été aussi important en volume dans notre pays.
10:12Du tout à la hauteur des défis ?
10:14Non, parce que c'est une...
10:15Quand le président dit des choses fortes, pas assez à votre goût ?
10:18Non, ce n'est pas suffisant.
10:19Et c'est pour ça que j'ai interpellé directement le président de la République.
10:22Parmi les guerres, puisqu'on en parle beaucoup en ce moment,
10:24ici ou là que nous avons à mener,
10:26il y a une guerre intérieure qui est celle à mener contre le narcotrafic
10:29qui contamine à la fois les esprits,
10:32qui contamine parce qu'elle propage cette idée que la violence
10:35est un outil de vie au quotidien,
10:38et qui par le trafic d'armes et par la corruption
10:41est en train de saboter ce que sont les fondements de la République et de la Nation.
10:45Encore un mot, il nous reste peu de temps, Aurélien Pradié,
10:4727,8 milliards d'euros de dépenses directes en 2023
10:51concernant la santé mentale.
10:55Vous dites, vous, que c'est une...
10:57Je sais bien que c'est un de vos combats,
11:00que ces sommes dépensées sont mal dépensées,
11:03au fond, mal engagées aujourd'hui.
11:05Je vais vous donner un exemple,
11:06pas directement en lien avec la santé mentale,
11:08mais qui est un indicateur de la situation de notre pays.
11:12Ce sujet, c'est la question de la mortalité infantile.
11:14Parce qu'on est en plein budget, là, il y a un vote final qui arrive,
11:16ou pas d'ailleurs.
11:16Bien sûr.
11:17La mortalité infantile, c'est la mortalité des bébés de moins de noms.
11:20Notre pays était un des premiers pays
11:21en termes de lutte contre la mortalité infantile pendant des décennies.
11:24Nous sommes devenus le 23ème pays sur 27.
11:26Je parle de la mort des bébés de moins de noms.
11:29Pourquoi est-ce que je vous dis tout ça,
11:30de la question de notre souveraineté agricole, alimentaire,
11:33en passant par la lutte contre le narcotrafic jusqu'à la mortalité infantile ?
11:37Je vous dis ça parce que je ne supporte plus
11:39de voir aujourd'hui qu'on ne traite pas les vrais sujets.
11:42Et dans ce que je vous dis, il y a plus d'espoir que de désespoir.
11:46Je suis convaincu qu'il faut que cette époque de cinéma
11:49se termine pour qu'une autre époque commence
11:51et qu'enfin, on s'attelle à rebâtir ce qui est fondamental dans notre pays.
11:56Et à prendre ce sujet à bras-le-corps, Aurélien Pradier,
11:58j'entends votre parole qui est forte ce matin.
12:00Vous ne retournerez pas chez Les Républicains.
12:02Qu'est-ce que vous dites de la gestion de votre ancienne famille LR par Bruno Retailleau ?
12:07Vous ne seriez pas susceptible de retourner à la maison ?
12:10Vous me donnez une seule raison, d'avoir envie de participer à tout ce spectacle ?
12:15Franchement, comme député non inscrit, ce n'est pas toujours facile,
12:18mais aujourd'hui, ça me donne une liberté de parole.
12:20Et je suis convaincu que dans ce moment-là,
12:22la meilleure manière de préparer la suite,
12:25c'est de ne pas participer à tout ce bousin.
12:28Bousin, vous dites ?
12:29Oui, tout ce bousin.
12:30Bousin, il fait de la boue.
12:32Tout ce barrasme, tout ça.
12:34Vous n'avez pas l'impression qu'il reprend en main de la famille ?
12:36Ça a pu la fin de la Quatrième République.
12:39Et moi, je n'ai aucune affection pour la fin de la Quatrième République.
12:41Je suis un gaulliste.
12:42Ce qui m'intéresse, c'est de sortir de tout ce spectacle consternant
12:46et d'en venir enfin à ce qui a toujours fait l'honneur et la fierté de la politique,
12:50c'est-à-dire mener des grandes batailles
12:51et relever notre pays.
12:53On commence à dire, les éleveurs, nous finissons avec le bousin.
12:55Avec qui, quand même ?
12:56C'est la grande question aujourd'hui.
12:59David Lysnard, David Lysnard ou d'autres ?
13:01Vous voyez qu'ici ou là, il y a des voix originales qui s'élèvent.
13:06Il y en a beaucoup, vous en avez cité, il y en a d'autres,
13:08qui sont des personnages indépendants, différents,
13:13de ce qu'on peut connaître habituellement.
13:16Sûrement qu'il faudra à un moment donné que tous ces pirates
13:19qui aujourd'hui ont une parole parfois détonnante se mettent à se parler ensemble.
13:23Vous voyez, vous parlez de Villepin que nous évoquons régulièrement le matin,
13:25ça peut être une parole forte ça par exemple ?
13:27Je ne vous donnerai pas de nom parce que chacun d'entre nous voit bien aujourd'hui
13:30qu'en dehors des marchandages politiciens,
13:33il y a ici ou là des femmes et des hommes qui paraissent un peu bizarres à première vue
13:37et qui peut-être à seconde vue, s'ils unissent leurs forces,
13:40peuvent reconstruire ce pays.
13:41Mais Villepin, oui, c'est...
13:43Oui ?
13:43Mais je vous dis ni oui ni non, ce n'est pas le sujet.
13:45Il y en a d'autres, vous pouvez citer Jean-Louis Borloo,
13:47vous pouvez citer Robert Ménard,
13:49et tout ça pas pour vous dire qu'il y a une équipe qui va se former.
13:51Mais ces gens-là, évidemment, ils doivent travailler ensemble, c'est ce que vous dites.
13:54C'est le moment que des femmes et des hommes,
13:56qui ont quelque chose qui les brûle au fond d'eux,
13:59qui ne sont pas seulement des marchands de tapis,
14:02puissent sûrement contribuer à rebâtir un avenir.
14:05Borloo, Ménard, Villepin, Pradier et d'autres.
14:08Donc voilà, c'est une nouvelle et grande famille.
14:09Dans un instant, on va aborder...
14:11Tiens, d'ailleurs, juste un dernier mot.
14:13Est-ce que le maire de Chessy a eu raison de démissionner avec son conseil municipal
14:16pour ne pas marier une personne sous un critère ?
14:18Oui, il a eu raison.
14:19Il a eu raison parce que lorsqu'on considère que les valeurs fondamentales ne sont pas respectées,
14:24c'est courageux de prendre ses responsabilités et de démissionner.
14:27Dans un instant, vous réagissez à ce sujet.
14:290,826, 300, 300, 500 balles d'amende pour les consommateurs de drogue.
14:35Est-ce que vous trouvez que finalement c'est une bonne idée ?
14:37Bien sûr.
14:38Et puis les agriculteurs, est-ce que vous les soutenez ?
14:40Toujours mobilisés.
14:410,826, 300, 300 sur Sud Radio.
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