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  • il y a 4 mois
Avec Eric Revel et Philippe David

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##LE_GRAND_DEBRIEF-2025-11-12##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, 7h-10h, Patrick Roger.
00:06Il est 8h35, le grand débrief de l'actualité avant la vérité en face tout à l'heure.
00:10D'ailleurs Jean-François Quilly reviendra aussi, je vous conseille de rester après 9h30,
00:15sur la contre-attaque de Daesh, l'état islamique, prison, mosquée, jeunesse,
00:21avec une enquête, un livre-enquête qui est assez intéressant,
00:24Daesh, la contre-attaque, enquête sur ce nouveau visage de l'étape islamique,
00:30ce sera à 9h30.
00:31Là on va beaucoup parler de la liberté d'expression,
00:34parce qu'on l'a évoqué déjà avec Philippe David tout à l'heure,
00:37de ce qui se passe aussi dans les services publics,
00:40de l'audiovisuel, notamment avec la BBC,
00:43puis un parallèle peut-être avec la France,
00:46et aussi de la réforme des retraites, bien sûr,
00:49puisque aujourd'hui, a priori, il va y avoir la suspension de la réforme des retraites.
00:54Alors est-ce que vous êtes favorable à cette suspension, oui ou non ?
00:580826 300 300, c'est Corinne de Bayonne tout d'abord qui est avec nous.
01:02Bonjour Corinne.
01:04Bonjour Patrick, bonjour tout le monde.
01:07Bonjour.
01:07Est-ce que vous vous êtes pour la suspension de cette réforme des retraites,
01:10ou le maintien en l'état ?
01:13Alors en fait, je suis pour l'abrogation,
01:17mais je trouve que la suspension, à mon avis, c'est un leurre.
01:21Pour moi, c'est un leurre.
01:22En fait, c'était pour donner, pour éviter la chute et la dissolution de le cordu.
01:31Voilà, exactement.
01:32Mais en fait, moi, je n'y crois pas du tout.
01:35Et en plus, je pense que c'est vraiment un leurre.
01:38En fait, moi, je suis plus pour l'abrogation.
01:40Moi, dans mon cas, pour vous, je suis évoquée.
01:42J'ai 53 ans, j'ai arrêté de travailler, comme beaucoup de femmes,
01:46pendant 7 ans à l'époque pour m'occuper de mes enfants.
01:48Donc, j'ai cotisé beaucoup avant d'avoir des enfants.
01:53J'ai travaillé après, mais là, par exemple, j'ai 53 ans.
01:56Ça fait 2 ans que je ne travaille pas.
01:57Je ne trouve pas de travail.
01:58Donc, c'est une catastrophe.
02:00Je suis allée voir sur mon compte retraite,
02:01je dois avoir 900 euros si je pars dans 10 ans.
02:04Donc, en fait, il faut que je travaille là.
02:06Mais je ne trouve pas de travail.
02:08Donc, c'est un peu...
02:08Vous cherchez dans quoi, Corinne ?
02:11Dans tout, en fait, je travaille dans l'immobilier.
02:14Mais bon, l'immobilier, je ne vous en parle rien
02:17pour vous dire à quel point c'est très compliqué.
02:19Mais bon, ce n'est pas mon cas qui est important.
02:21C'était juste pour vous expliquer qu'en fait,
02:22c'est un cas plus vicieux.
02:24C'est vrai, mais à travers votre cas, Corinne,
02:27c'est intéressant.
02:28C'est que, évidemment, on comprend parce que
02:30quand on a une carrière qui est comme ça,
02:32hachée, en fait, avec...
02:34Voilà.
02:35Là, on veut partir plus tôt, quoi.
02:37Bien sûr, quoi.
02:39On se dit, bon, il faut...
02:40Non, moi, je ne suis pas...
02:41Alors, moi, personnellement,
02:42je ne suis pas économiste, donc je ne maîtrise pas.
02:45Je pense qu'on va me dire que ce n'est pas possible.
02:47Mais moi, je serais plus pour le nombre de trimestres
02:50plutôt que l'âge.
02:51C'est-à-dire qu'on définit même 50 trimestres.
02:54Je vous dis une bêtise.
02:5550 trimestres.
02:56À partir de 50 trimestres, quel que soit votre âge,
02:59vous pouvez partir.
03:01Oui.
03:0150 trimestres, ce n'est pas beaucoup, quand même.
03:04Parce que là, on est à 170,5.
03:06Non, mais je comprends ce que...
03:08Parfois, je me suis trompée.
03:09Oui, oui.
03:10Non, mais je comprends ce que vous voulez dire, quoi.
03:11Vous avez compris ce que je voulais dire ?
03:12Oui, oui, oui.
03:13Je pense que ce serait pas mal.
03:15Oui, oui, oui.
03:16Non, mais c'est vrai, je connais beaucoup de personnes comme ça
03:18qui sont en difficulté à partir de la cinquantaine
03:20et qui se disent...
03:21Non, mais je vais...
03:22Voilà, parce qu'ils ont du mal à retrouver du travail,
03:25quelque chose de sûr.
03:26Je ne pensais pas...
03:27Pour ces personnes-là, se dire qu'il faut encore repousser la retraite.
03:31L'âge de la retraite, c'est difficile.
03:33Éric Revelle.
03:34C'est intéressant, le cas de Corinne.
03:35Bien sûr, les cas particuliers sont toujours intéressants
03:38et ils parlent vrai.
03:40Mais si vous voulez, sur le fond, quand même,
03:41sur le fond, on peut partager un point,
03:43c'est que le système par répartition
03:45qui a été mis en place au lendemain de la Seconde Guerre mondiale,
03:48il est plus adapté à notre démographie,
03:51il est plus adapté au niveau des pensions.
03:54Tout à l'heure, votre intervenant le disait,
03:56Patrick, Roger, d'ici quelques années,
03:59je crois qu'on est à 2060, 2050,
04:02il y aura un actif pour un retraité.
04:04Donc, en fait, c'est plus finançable.
04:06Le système par répartition n'est plus finançable.
04:08Alors, il y a, par exemple, l'idée d'une retraite à points.
04:14Ça, c'est intéressant, parce que,
04:15dès le moment où vous travaillez même une heure,
04:18même une journée, même une semaine,
04:19vous auriez des points retraite, quel que soit votre âge.
04:22Il y a une autre mesure que je trouve intéressante,
04:25c'est ce qu'a proposé Gabriel Attal.
04:27Je trouve ça intéressant,
04:28c'est-à-dire d'abonder pour chaque naissance
04:301000 euros payés par l'État.
04:33Alors, vous allez me dire, c'est pas beaucoup.
04:34Oui, mais attendez.
04:34Parce que 60 ans après, ça fait des 1000 euros.
04:36Oui, mais avec la possibilité,
04:38pour ceux qui le peuvent,
04:39d'abonder des parents ou des grands-parents
04:41le compte retraite d'un nouvel-né,
04:44ce qui a, à mon avis, deux avantages.
04:46Un, ça donne l'idée, quand même, pédagogique,
04:51que la capitalisation, c'est un débat
04:53qu'il faudra avoir, de toute façon,
04:55et que, deux, ça peut avoir une incidence
04:58sur la démographie,
05:00non pas parce que les gens vont se dire
05:01j'ai 1000 euros, je fais des enfants,
05:02mais parce qu'en fait,
05:04on réenclenche une politique de natalité.
05:06Maintenant, je vais vous dire, sur le fond,
05:08où je ne crois pas tellement à ce genre de mesures miracles.
05:10Pourquoi ? Parce que ça a déjà existé.
05:12Ça s'appelle le fonds de réserve des retraites.
05:14Il a été créé par Lionel Jospin.
05:16Lorsqu'il était Premier ministre,
05:18on devait mettre 150 milliards d'euros dedans
05:20pour soulager le système de répartition.
05:24C'est un Premier ministre socialiste.
05:26Et je vous rappelle que le fonds de réserve des retraites,
05:28qui a servi à tout,
05:30sauf à venir en aide au système par répartition,
05:33il est géré comme un fonds de capitalisation,
05:36puisque les placements du fonds de réserve des retraites...
05:37Mais on ne l'utilise pas pour les retraites.
05:39Non, on l'utilise pour rembourser
05:40ce qu'on appelle la CADES, les finances sociales.
05:42Mais en réalité, il est géré comme un fonds de pension.
05:47Le capitalisation, c'est un ancien Premier ministre socialiste
05:50qu'il avait mis en place.
05:51Le peu d'argent qu'il y a encore dans ce fonds de réserve des retraites
05:54qui est utilisé pour tout,
05:55sauf pour venir au secours du système de répartition,
05:59il est placé en action, en obligation.
06:02Vous voyez ?
06:03Donc, il faut y aller.
06:04Il faut avoir ce débat national sur la capitalisation.
06:07Moi, je trouve que Corinne met le doigt sur deux choses qui font mal
06:11et dont on ne parle pas en France.
06:13Le premier point,
06:15elle a eu des enfants,
06:16elle s'est arrêtée pour les élever,
06:17c'est la politique familiale.
06:19Une politique familiale qui, rappelons-le,
06:22a été cassée sans autre forme de procès
06:24par un président qui s'appelait François Hollande.
06:27Pourquoi il a cassé ?
06:28Il a fait notamment les allocations familiales
06:30sur les conditions de ressources, etc.
06:32Ça s'appelle casser la politique familiale,
06:34ni plus ni moins.
06:35D'ailleurs, remarquez bien une chose,
06:36depuis la politique de Hollande,
06:38la natalité baisse en France.
06:39– Enfin, baissez-moi.
06:40– C'est pas Hollande qui empêche de faire des bébés.
06:44– Je n'ai pas dit que Hollande empêche de faire des bébés.
06:50Soit dit en passant, je ne me permettrai pas de faire ça.
06:53Mais la politique familiale,
06:55c'était quand même un des fondements
06:56qui faisait que la France avait une meilleure natalité
06:58que les autres pays européens,
07:00on l'a cassé.
07:01Ça, il faudrait mettre pour les femmes qui élèvent leurs enfants
07:03ou les hommes qui élèvent leurs enfants
07:04des bonus pour avoir une cotisation minimale
07:07pour avoir une retraite.
07:08Deuxième chose, et elle le dit très bien Corinne,
07:10c'est l'emploi des seniors.
07:12On a fait X plan pour l'emploi des jeunes,
07:13mais l'emploi des seniors en France, c'est tabou.
07:16Par contre, chose importante,
07:20le système par répartition n'est plus viable.
07:23Vous savez comment il est né le système par répartition ?
07:24Je ne parle pas en France, je parle au niveau mondial.
07:26C'est Bismarck qu'il a mis au point en Allemagne
07:28dans les années 1870.
07:30Vous savez ce qu'il a demandé comme question à ses conseillers ?
07:32Il a dit à quel âge meurt-on ?
07:34On lui disait à 65 ans.
07:35Il a dit très bien, la retraite sera à 65 ans.
07:38C'est-à-dire que tout le monde cotisait,
07:39mais les trois quarts des gens mourraient avant.
07:40Donc c'est sûr que vu comme ça,
07:42la retraite par répartition, ça marchait.
07:44Aujourd'hui, on vit 80, 82, 84, 90 ans.
07:47Donc ce n'est plus viable.
07:49Et moi, ce qui me fait très peur,
07:51c'est quand je vois ce reniement sur les retraites,
07:54ça me rappelle une citation de James Primark-Clark,
07:57le ministre américain, qui disait
07:59« Un homme politique pense à la prochaine élection,
08:02un homme d'État pense à la prochaine génération. »
08:04Parce que la dette, c'est nos enfants et nos petits-enfants
08:06qui vont la payer.
08:07Oui, mais alors c'est vrai qu'il y a beaucoup de gens,
08:09comme Corinne, je ne sais pas,
08:10vous pouvez continuer de réagir au 0, 826, 300, 300,
08:13et nous appeler,
08:14qui se disent « Oui, mais en attendant,
08:16nous, c'est difficile aujourd'hui.
08:18Notre système, il est tel que… »
08:21Pour des gens qui ont la cinquantaine
08:23et donc qui n'en peuvent plus.
08:24Mais je suis entièrement d'accord.
08:25J'attends la retraite.
08:26Patrick, mais je suis entièrement d'accord.
08:28Pourquoi ?
08:29Parce qu'aujourd'hui, les seniors n'arrivent plus
08:31à trouver de job.
08:31Vous perdez votre job à 50 ans,
08:33c'est une quasi-peine de mort sociale.
08:35Et là, il faudrait rendre beaucoup plus incitatif
08:38l'embauche des seniors.
08:40Premier point, je suis d'accord avec Corinne
08:42sur les trimestres.
08:43Ça devrait être la valeur cardinale.
08:44Si on commence à bosser à 14 ans,
08:46ce n'est pas la même chose que si on commence à bosser à 24.
08:48On est entièrement d'accord.
08:50Mais surtout, et je vais lever un tabou,
08:52il faudrait mettre un peu plus d'égalité
08:54dans les régimes de retraite,
08:56entre les fonctionnaires, les régimes spéciaux, le privé,
08:59le privé étant toujours le dindon de la face.
09:01Oui, c'est vrai.
09:01On s'est attaqué un peu au régime public.
09:06Mais beaucoup moins qu'au privé.
09:08Bon, Corinne, je ne sais pas si on a répondu.
09:10En tout cas, votre réflexion était intéressante.
09:12Très intéressante.
09:14Corinne, vous êtes toujours en ligne
09:15avec nous.
09:16Ah ben non, Corinne n'est plus avec nous.
09:18Bon, ben voilà, elle vient à l'instant.
09:20Elle n'est pas toute travailler.
09:20Parce qu'il y a d'autres appels.
09:22Ben non, mais on lui souhaite
09:24de trouver quelque chose.
09:25D'ailleurs, si vous êtes dans le coin de Bayonne
09:28et que vous avez besoin de quelqu'un,
09:30vous avez vu, Corinne,
09:31elle est disposée quand même à travailler.
09:33Vous nous appelez.
09:34Tiens, on mettra en relation.
09:35Allez, dans un instant,
09:36on continue avec vous,
09:37Philippe David et Eric Revelle.
09:39Je m'appelle l'agence pour l'emploi.
09:41Avec John et...
09:45Après France Travail,
09:47Sud Radio Travail.
09:48On va parler dans un instant
09:57avec Philippe David et Eric Revelle
09:59ainsi que Benjamin Glaze
10:01et vous au 0826-300-300
10:03de la liberté d'expression.
10:05Est-ce que l'on peut dire ou pas
10:07et jusqu'où on peut comparer ?
10:08Certaines choses avancent là.
10:10Les retraites, toujours...
10:12Ah, il y avait des appels,
10:15évidemment,
10:15mais ça a raccroché, en fait.
10:17Bah, justement.
10:17Bon, bah, on va y revenir dans un instant.
10:200826-300-300.
10:21Continuez d'appeler sur la réforme des retraites.
10:23Est-ce que vous voulez...
10:24Est-ce que vous êtes favorable
10:25à ce qu'il y ait la suspension,
10:27l'abrogation qu'on porte
10:28pour gagner, allez,
10:30six mois, un an,
10:31tel que c'est prévu aujourd'hui ?
10:33Ou est-ce que vous dites que,
10:34bah, de toute manière,
10:35il faudra faire un effort,
10:35mais il faudrait peut-être mettre
10:37d'autres réformes
10:38sur le chantier auparavant ?
10:40Juste avant cela,
10:41hashtag, on en parle avec vous,
10:42Benjamin Glaze,
10:43sur cette déclaration
10:46du militant écologiste
10:48Cyril Dion
10:48qui a fait couler
10:50beaucoup d'angles
10:51parce qu'il compare
10:52les morts
10:54du terrorisme islamiste
10:56puisque, évidemment,
10:57en ce moment,
10:58on en parle beaucoup,
11:00c'est demain, le 13 novembre,
11:01il les compare avec les morts
11:02de la pollution atmosphérique,
11:04la pollution de l'air.
11:05Oui, effectivement,
11:06cette mise en perspective
11:07elle choque
11:08alors que nous commémorons
11:09demain
11:10ces dix ans
11:11des attentats de Paris.
11:12Cyril Dion, c'est un réalisateur,
11:13un écrivain,
11:14grand défenseur
11:15de la cause environnementale
11:16et il a fait cette comparaison
11:17sur France 5
11:18dans l'émission
11:19C'est dans l'air lundi.
11:20Écoutez, il répondait
11:20à la journaliste Caroline Rouz.
11:22Celle-ci lui demandait
11:23pourquoi l'écologie,
11:24aujourd'hui,
11:24n'est plus porteur
11:25dans le débat public.
11:26Ça n'est pas porteur
11:27dans la façon dont c'est abordé
11:28mais ça pourrait être
11:29tellement porteur.
11:30C'est-à-dire que si on déplaçait
11:31le sujet de la sécurité
11:33en disant
11:33en fait, est-ce qu'être en sécurité,
11:35c'est pas faire en sorte
11:35que quand on boit de l'eau
11:42et de maladies cardiovasculaires,
11:43je vous donne juste un chiffre
11:44pour étayer le propos.
11:45Le terrorisme islamiste,
11:47entre 2012 et 2023,
11:48ça fait 273 morts en France.
11:50La pollution de l'air,
11:51ça a fait entre 500 000
11:52et 1 million de morts
11:53sur la même période.
11:55Qu'est-ce qui nous rend
11:55le plus en insécurité ?
11:57Et nous sommes à la veille
11:58de l'anniversaire,
11:59malgré tout,
11:59des attentats du Bataclan
12:01qui a heurté naturellement le pays.
12:04Mais vous dites
12:04qu'il faut mener ce combat
12:05pour la sécurité alimentaire
12:06et la sécurité au quotidien.
12:08On sent tout le malaise,
12:09la gêne de cette journaliste,
12:11en tout cas sur les réseaux sociaux,
12:12cette comparaison ne passe pas.
12:14Certains contestent
12:15les chiffres avancés
12:16par Cyril Lyon
12:17et d'autres,
12:17assez nombreux,
12:18s'indignent de cette comparaison
12:20qui plus est cette semaine.
12:21En fait, voilà,
12:22c'est surtout sur la comparaison,
12:24la manière d'amener le débat.
12:25Parce qu'il était interrogé
12:26sur la COP qui a lieu au Brésil,
12:29bien sûr,
12:30Éric Revelle.
12:31Moi, je suis outré,
12:32je veux dire,
12:32je suis doublement outré
12:33de cette comparaison.
12:35Là, on pourrait dire
12:36que les accidents de la route
12:38font plus de morts
12:38que les attentats
12:41islamistes,
12:42on pourrait dire
12:42que Hiroshima
12:44fait plus de morts.
12:45Enfin, c'est lamentable
12:46comme comparaison.
12:47Donc, je suis outré
12:48par la comparaison.
12:49Mais je vais vous dire,
12:50moi, je ne donne pas
12:51de leçons au journalisme
12:52à personne.
12:53Bon.
12:54Mais quand même,
12:55quand Caroline Roux dit
12:56la France a été heurtée
12:57par les attentats,
12:58pardonnez-moi,
12:59on est traumatisés
13:01par ces attentats
13:01qui n'ont jamais fait
13:04autant de morts
13:05dans notre pays
13:05et au Bataclan
13:06et sur les terrasses de café
13:07et autour du Stade de France
13:09à l'époque,
13:09on n'est pas heurtés.
13:10On est heurtés
13:11par une déclaration,
13:13mais pas pour un massacre
13:14de masse
13:15comme celui-ci.
13:16Bon, voilà,
13:16je suis doublement choqué.
13:17C'est vrai que ce n'est pas
13:18évidemment l'expression
13:20qui correspondait.
13:22Mais tout est dans le relativisme
13:25dans l'époque
13:25dans laquelle on vit.
13:26Après tout,
13:27on peut le dire,
13:28le tabac tue beaucoup plus.
13:30C'est 70 000 morts par an,
13:31je crois,
13:32l'alcool 50 000.
13:33Mais là,
13:34on est vraiment
13:34dans le relativisme
13:35et je suis bien d'accord
13:36qu'on n'est pas heurtés,
13:38on est meurtrés,
13:39on est saignés à blanc
13:41par ce qui s'est passé
13:42le 13 novembre 2015.
13:43C'est ce que vous disiez
13:43en fait tout à l'heure.
13:45On allait un petit peu
13:46sur ce terrain finalement
13:47de la comparaison.
13:48Quand vous parliez
13:49de Guillaume Casparian
13:51qui a fait voter
13:52une loi anti-squat,
13:54notamment parce que...
13:55Une bonne loi
13:56qui ne va pas assez loin
13:57à mon avis.
13:58Je ne suis pas là
13:58pour juger en fait totalement.
14:00C'est vrai qu'il y a
14:01des abus évidemment
14:02avec les squattes.
14:03On l'a vu dans le reportage
14:04à 8h tout à l'heure
14:05avec cette infirmière
14:07en pleurs
14:08parce qu'elle dit
14:08moi j'ai jamais fait
14:10des économies, etc.
14:11Et justement,
14:12ça nous ramène
14:12au sujet des retraites.
14:14Je sais que j'ai
14:14une petite retraite
14:15donc j'ai mis 90 000 euros
14:17dans un appartement
14:18pour ensuite avoir
14:19un petit loyer
14:20et elle contribue
14:21à faire tourner la machine.
14:22Et aujourd'hui,
14:23c'est squattée,
14:24elle ne peut plus rien faire.
14:25Elle voulait même
14:26reprendre son appart
14:27pour y habiter.
14:27Elle ne peut pas.
14:28Elle est à la rue.
14:29Mais on est chez les fous.
14:31Mais on est chez les fous.
14:32Et le pire,
14:33c'est que c'est Casbarian
14:34qui est donc menacé de mort
14:36sur les réseaux sociaux.
14:38Ce sont des délinquants,
14:39ce sont des voyous.
14:40Il faut appeler
14:41un chat un chat.
14:41Ce n'est pas le propriétaire
14:42qui est un voyou
14:43sauf à vouloir
14:44faire de la force
14:45la Corée du Nord
14:45où il n'y a plus de propriétaires.
14:47Les marchands de sommeil,
14:48ça existe,
14:49c'est des voyous aussi,
14:49il n'y a aucun problème.
14:50Mais là,
14:51dans le cas de cette femme
14:51ou dans le cas
14:52de plein d'autres,
14:53on ne peut pas défendre
14:55les squatteurs.
14:55Il faut être quand même
14:56un peu sérieux.
14:57Bon,
14:58sur les retraites,
14:58justement,
14:59c'est Patrick de Montrouge
15:00en région parisienne
15:01qui est avec nous
15:02et qui voulait réagir
15:03quand il nous a entendus
15:04en fait à l'instant
15:05comme beaucoup d'autres auditeurs.
15:06Bonjour Patrick.
15:08Oui,
15:08bonjour M. Roger.
15:09Je me permets
15:09de vous téléphoner
15:10parce que j'entends
15:12effectivement le débat
15:13sur les retraites,
15:14suspension,
15:15abrogation,
15:16etc.
15:17Et j'ai tiqué
15:18un petit peu tout à l'heure.
15:19Alors moi,
15:20vous savez,
15:20je fais partie
15:21des affreux boomers
15:22qui ont ruiné.
15:24Voilà.
15:24Bon, moi je suis né
15:25en 1951
15:28pour les gens
15:29de ma génération.
15:30Oui,
15:30parce qu'il faut parler
15:31de génération.
15:32C'est vrai.
15:32Il fallait cotiser
15:33pour avoir une retraite
15:34à taux plein
15:35autant au niveau de l'âge
15:36qu'au niveau du nombre
15:37de trimestres.
15:38Il fallait cotiser
15:38163 trimestres.
15:40Aujourd'hui,
15:41on parle de 170.
15:43Moi,
15:43je suis partenaire
15:44retraite en 2013
15:46et j'ai déjà validé
15:47170 trimestres
15:50en 2013.
15:52Donc je pense
15:52qu'aujourd'hui,
15:53malheureusement,
15:53s'accrocher
15:55comme l'huître
15:56au rocher,
15:57non,
15:57ce n'est pas possible.
15:59Je lisais encore
15:59un article
16:00dans le journal Le Poix.
16:01Je crois que malheureusement,
16:03il faudra
16:03effectivement travailler plus.
16:05Alors il y a quelque temps,
16:06j'ai entendu un jour
16:07un débat
16:07qui n'a pas fait
16:09beaucoup de...
16:10Enfin bon,
16:11c'était quelqu'un,
16:11je crois,
16:11du patronat.
16:12Je crois qu'aujourd'hui,
16:14il faut,
16:14comment dire,
16:16distinguer
16:16entre les salariés
16:17qui ont un métier pénible,
16:19alors,
16:20et puis des gens
16:21comme moi
16:21qui ont travaillé
16:22dans les bureaux,
16:24bien au chaud l'hiver,
16:26bien climatisé l'hiver.
16:27Moi,
16:28je crois qu'il faudrait
16:29qu'effectivement,
16:29qu'il y ait deux catégories
16:31de personnes.
16:31On estime les gens
16:32qui ont fait
16:33des métiers pénibles
16:34à peu près à 30%
16:35des travailleurs,
16:36que ces gens-là
16:37puissent partir
16:38à 62 ans,
16:39peut-être même
16:40un petit peu avant,
16:41mais des gens comme moi
16:42qui ont travaillé
16:43dans le secteur tertiaire,
16:45travaillé jusqu'à 66 ans,
16:4767 ans,
16:47il faut faire comme ça,
16:48mais moi,
16:49je ne suis pas économiste,
16:50mais ce n'est pas possible
16:51d'essayer de...
16:52Alors,
16:54quand on est...
16:54C'est vrai,
16:56Patrick,
16:56quand on est gardé
16:57dans son emploi,
16:58parce qu'y compris
16:59dans le secteur tertiaire,
17:01il y a eu,
17:01dans les banques,
17:02dans les assurances,
17:02il y a eu quand même
17:03beaucoup de plans
17:04ces derniers temps,
17:06et à 57 ans,
17:0758 ans,
17:08on vous poussait
17:09vers la sortie.
17:10Alors,
17:11il y a eu des plans
17:11d'accompagnement
17:12qui ont été très gros,
17:13d'ailleurs,
17:13on a dépensé énormément
17:14d'argent.
17:14C'est vrai que
17:16quand on est au chaud,
17:17entre guillemets,
17:17ça va,
17:17on peut travailler longtemps,
17:18mais quand on ne l'est pas,
17:20plus difficile quand même,
17:21Patrick,
17:21non ?
17:21Mais c'est ce que je vous dis,
17:23Patrick,
17:24effectivement,
17:25il y a des gens,
17:25les couvreurs,
17:26enfin,
17:26les gens qui font la nuit,
17:28etc.,
17:28tous ces gens-là
17:29qui ont des métiers pénis,
17:30il faudrait une fois pour toutes
17:31les identifier,
17:33leur dire cela,
17:34bon,
17:34ces 30%,
17:35les conditions de départ
17:37à la retraite
17:37seront différentes
17:38des 70% de gens
17:39comme moi
17:39qui ont travaillé
17:40dans le secteur tertiaire,
17:42etc.,
17:42etc.,
17:43non,
17:43ce n'est pas possible,
17:44non ?
17:44Non mais c'est vrai,
17:48il faut revoir les choses
17:49et probablement aussi
17:49faire des efforts,
17:51Eric Revelle,
17:51ce qu'on a vu en fait.
17:52Oui,
17:53c'est un autre témoignage
17:53très intéressant,
17:54très intéressant,
17:55mais vous avez raison,
17:56Patrick,
17:57et c'est l'une des raisons
17:57pour lesquelles
17:58les nouvelles générations
17:59ont une conception du travail
18:02qui est différente
18:03de la nôtre,
18:03c'est qu'ils ont vu
18:04leurs aînés,
18:05leurs parents
18:05se faire virer des boîtes
18:07à 50 ans
18:08ou à 55 ans,
18:09et c'est sans doute
18:10pour cela
18:11qu'au-delà du fait
18:12de donner un sens
18:13à leur travail,
18:14les jeunes générations
18:15en fait,
18:16papillonnent,
18:17changent facilement
18:19d'entreprise
18:19parce que précisément,
18:21ils ont en mémoire
18:21la façon dont leurs aînés
18:22se sont fait virer des boîtes.
18:24Et puis ils se disent
18:26qu'est-ce qui se passera
18:27dans 40 ans
18:28ces jeunes générations.
18:30C'est vrai,
18:31c'est difficile
18:31parce que
18:31je pense qu'il n'y aura
18:33pas le même système.
18:34Et quand vous voyez
18:35qu'aujourd'hui,
18:36les jeunes,
18:37ils vont de plus en plus longtemps
18:39aussi,
18:39effectivement,
18:40dans leurs études
18:41pour ne pas forcément
18:42avoir de meilleur boulot
18:43qu'auparavant,
18:43mais ils ont du mal
18:45à trouver des débouchés
18:46dans certains secteurs.
18:47Donc ils multiplient
18:48jusqu'à 22,
18:49jusqu'à 23,
18:50jusqu'à 24 ans,
18:51jusqu'à 25 ans
18:52des études.
18:53Et pendant ce temps-là,
18:54ils ne cotisent pas.
18:55Là, on devrait se pencher
18:56en fait sur la question
18:57parce que ça veut dire
18:58que si vous commencez
19:00à travailler à 25 ans,
19:02vous voulez...
19:03Eh oui.
19:04Bon, on a compris,
19:05Philippe David.
19:06Merci.
19:07Très bonne journée
19:08à l'intervention.
19:09Celle-là,
19:10elle est bonne.
19:10Tout le fluide
19:11est passé dans le micro.
19:12Elle fait ma journée.
19:13Je ne me rappelle à l'ordre
19:16dans un instant.
19:17Donc Jean-François
19:18qui lit la vérité en face
19:19et les auditeurs
19:19qui vont continuer
19:20d'appeler et de réagir.
19:21Bien sûr.
19:21Vous pouvez rester
19:22si vous voulez,
19:22ne finissez pas.
19:23On vous retrouve
19:23dans les vraies voix aussi.
19:24Merci.
19:24Avec Cécile de Bébuse.
19:26N'abusez pas.
19:27N'abusez pas.
19:28Merci, chers amis.
19:29Cécile.
19:29Ah oui.
19:30Vous lui avez amené
19:32une choucroute
19:32de l'Alsace ou pas ?
19:33Non, parce que
19:34c'est un pas assez régime
19:35pour elle.
19:35Et puis moi,
19:36il faut qu'elle soit copieuse
19:37la choucroute.
19:38C'est maintenant
19:39dans les portes
19:40que vous passez
19:40du profil
19:41ni le face.
19:41On va se voir.
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