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Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros2WE à 20h du vendredi au dimanche

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Transcription
00:00Il est quasiment 20h sur CNews, merci d'être avec nous pour l'heure des pros 2.
00:05On est avec Sabrina Medjeber, Joachim Leflochimad, Amine Elbaï et Alain Destex.
00:11Bonsoir à tous les quatre.
00:12Bonsoir.
00:13Vous savez que...
00:13L'unisson.
00:15On va dire joyeux Noël.
00:17On peut dire joyeux Noël, 8 jours, pendant les 8 jours qui suivent le réveillon.
00:24Joyeux Noël alors, on ne s'est pas vu de réveillon.
00:26Des beaux cadeaux ?
00:27Oui, très beaux.
00:28Des beaux livres ?
00:29Et vous ?
00:29Moi, je travaille.
00:32Des beaux livres, mais j'en ai déjà trop à lire.
00:34J'ai eu le plus beau des cadeaux qu'on pouvait avoir, puisque je l'ai déjà dit.
00:37Mais n'écoutez pas CNews le 24 au soir, vous êtes un mauvais élève, vous qui êtes professeur.
00:43Je suis double tonton.
00:45Et donc, le 22 décembre, avant Noël, est né mon petit neveu.
00:51Il s'appelle Noé.
00:55Un beau prénom, Noé.
00:56Absolument.
00:57Et ma nièce est née le lendemain.
00:58Non pas de la même année, mais le lendemain.
01:00Donc, vous imaginez, ça va être technique.
01:03Il va y avoir 22 décembre Noé, 23 décembre Angèle, 24 décembre Noël.
01:07Ça va y aller en cadeau.
01:08Mais je vais demander une augmentation.
01:10Je vais demander une augmentation.
01:12Les plus beaux cadeaux, ce qui ne fait rien.
01:15Le point sur l'information, c'est avec Isabelle Piboulot.
01:17Bonsoir Isabelle.
01:18Bonsoir Elliot, bonsoir à tous.
01:23Plus de 50% des 750 000 bovins ont été vaccinés contre la dermatose dans le sud-ouest de la France, annonce Dani Gennevar sur X, qui souligne une avancée majeure pour l'ensemble des éleveurs.
01:35Des blocages sont néanmoins maintenus, notamment sur l'A75, au nord du viaduc de Mio.
01:40La capitale ukrainienne, sous les bombardements russes, des centaines de drones et des dizaines de missiles ont été lancés sur Kiev, où plus d'un million de foyers ont été privés d'électricité.
01:50Moscou revendique par ailleurs la prise de deux villes dans l'est de l'Ukraine.
01:55Une annonce à la veille de la rencontre prévue en Floride entre Volodymyr Zelensky et Donald Trump.
02:00Et puis, Benyamin Netanyahou se rendra demain aux Etats-Unis.
02:03Le premier ministre israélien sera reçu lundi par son allié Donald Trump au menu des discussions.
02:08La deuxième phase du cessez-le-feu dans la bande de Gaza.
02:12Les deux dirigeants évoqueront aussi le nucléaire iranien, dans un contexte où Téhéran les accuse de mener une guerre totale, soutenue par les Européens contre l'Iran.
02:22Merci beaucoup Isabelle Piboulot pour le point sur l'information.
02:26Commençons cette émission par une information absolument sous-traitée sur les chaînes d'info.
02:32La tartufferie des médias, la tartufferie également de Mediatélé parce qu'il y a eu beaucoup d'articles dessus,
02:37mais des associations qui se présentent comme féministes.
02:40Puisqu'on va parler de Carlos Martens Bilongo.
02:44Vous ne savez peut-être pas qui est cet homme.
02:45Il est député de la France Insoumise, député du Val d'Oise.
02:49Et il fait scandale depuis plusieurs heures puisqu'il est accusé d'avoir tenu des propos sexistes et misogynes contre Rachida Dati.
02:57Il a été contraint de présenter ses excuses et des excuses publiques.
03:02Il observait un entretien aux médias librairies africaines expliquant que Rachida Dati a pu accéder au poste de pouvoir par la promotion canapé.
03:12Ce n'est pas parce qu'elle est talentueuse, ce n'est pas parce qu'elle est courageuse que Rachida Dati est là où elle est.
03:18C'est parce qu'il y a eu ces fameuses promotions canapé.
03:20Canapé. Alors je le dis aux auditeurs et aux téléspectateurs de CNews, on respecte à la seconde près le temps de parole.
03:29Il s'avère que je ne peux pas passer le sonore mais vous avez tout écrit.
03:34Ne vous inquiétez pas, vous allez découvrir les propos de Carlos Martens Bilongo.
03:38Voyez le sujet de Pauline Trevzer.
03:39Les propos misogynes d'un député de la France insoumise font polémique.
03:45Invité mardi sur la plateforme La Librairie africaine, Carlos Martens Bilongo devait débattre de la place des personnalités issues de la communauté afro dans la vie politique française.
03:56Le député LFI a alors affirmé que Rachida Dati avait obtenu son portefeuille de ministres en couchant avec des hommes.
04:03Tu prends des personnes, c'est par promotion canapé ou en couchant avec des hommes qu'elles sont arrivées, ministres de la culture aujourd'hui, et prétendent à la mairie de Paris.
04:12Rachida, elle survit grâce à autre chose, chacun ses moyens.
04:15Ces propos ont bien été tenus par un élu de la République, des propos condamnables par la justice et qui ont suscité l'indignation de toute la classe politique.
04:26A commencer par Aurore Berger, ministre chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes.
04:30Ces propos méritent une condamnation unanime. En 2025, pour ces hommes au rire gras, la réussite des femmes est forcément coupable.
04:38Total soutien à Rachida Dati et à travers elle, à toutes les femmes qui suscitent encore ces attaques indignes.
04:43Et même dans son propre camp, ces propos divises.
04:46Ce rire auto-satisfait d'hommes croyant savoir que Rachida Dati aurait réussi par la promotion canapé est dégueulasse, machiste et parfaitement déplacée.
04:55Ces propos sexistes n'auraient jamais dû être prononcés, a fortiori par un élu insoumis.
05:00Carlos Bilongo s'en excuse auprès de Rachida Dati et de toutes les femmes indirectement visées, en particulier racisées.
05:06Depuis, le député LFI s'est excusé auprès de Rachida Dati et de toutes les personnes qui ont été heurtées.
05:13Et il a dit sur Twitter, je regrette les propos sexistes que j'ai employés, qui ne reflètent absolument pas les principes qui doivent être les nôtres,
05:20ni le respect qui est dû aux femmes engagées en politique, quelle que soit leur sensibilité.
05:24J'ai présenté mes excuses à Madame Dati et les réitérées si publiquement, ainsi qu'à celles et ceux qui ont été légitimement heurtées.
05:30Tout cela en écriture inclusive, bien sûr.
05:32Et là, le dernier paragraphe est très intéressant.
05:34En tant qu'homme socialisé dans une position de domination, je dois prendre la pleine mesure de l'impact de mes paroles.
05:42La déconstruction est un processus permanent qui exige remise en question, écoute et apprends tissage constant.
05:50En tant qu'élu insoumis, j'ai conscience d'avoir un devoir d'exemplarité en la matière.
05:54Je m'y engage.
05:56Sarah Legrin qui dit, nous l'aiderons.
05:58Nous l'aiderons à toi.
05:59Non mais justement, il faut l'aider à le déconstruire.
06:02Ces propos qui sont absolument choquants, je me tourne vers vous, évidemment Sabrina Medjeber.
06:08Que dire de cette tartufferie des associations de féministes qui sont silencieuses ?
06:13Absolument.
06:14Plus largement que le cas Bilongo Dati.
06:16Il y a depuis plusieurs années aujourd'hui, un féminisme qui a mué, un féminisme qui a muté,
06:22un féminisme qui est passé de l'universalisme au différentialisme et qui utilise la stratégie,
06:29la rhétorique, la dialectique de l'opprimer, l'oppresseur, le raciser contre le colon blanc.
06:36Puisque la nouvelle idéologie, entre autres, du féminisme à l'extrême gauche, c'est l'idéologie mélanique.
06:42C'est pour ça qu'on voit souvent dans leurs tweets, dans leurs mots, dans leurs paragraphes,
06:47dans leurs discours politiques, le mot raciser en référence à la race.
06:50Donc ce sont eux et elles, d'ailleurs, qui pratiquent le véritable racialisme politique au nom d'une justice sociale.
06:57Donc plus largement aujourd'hui, les féministes d'extrême gauche ont cette tendance-là à hiérarchiser les violences,
07:04à relativiser les violences qui sont adressées aux femmes, d'où qu'elles viennent,
07:09de quelles origines qu'elles soient, de quelles religions qu'elles soient, de quelles couleurs de peau qu'elles soient,
07:13vis-à-vis, par exemple, de la rhétorique victimes-bourreaux.
07:19C'est-à-dire qu'elles choisissent leurs victimes en fonction de la religion,
07:23et leurs bourreaux également, elles les sélectionnent en fonction de la religion.
07:27Ou de leur position politique.
07:29Ou de leur position politique. Là, c'est la question de la position politique.
07:31Tout à fait.
07:32Les collectifs qui sont si promptes à attaquer les hommes qui malmènent les femmes dans leurs discours ou dans leurs actes
07:40sont bien silencieuses depuis 48 heures.
07:44Et cette vidéo qui circule sur les réseaux sociaux, où on découvre un député de la nation
07:50expliquer qu'on a une ministre de la culture, ancienne ministre de la justice,
07:55qui a souvent raconté ce parcours parce qu'elle s'est faite toute seule, elle s'est battue,
07:58Arachide Haddati, c'est la promotion canapé.
08:01Oui, oui.
08:01Et Mme Pannot, par exemple, Mme Pannot, qui est la présidente de la France insoumise à l'Assemblée nationale,
08:09elle est où pour condamner ces pauvres ?
08:11Mais comme d'autres, par exemple, membres de la France insoumise, Adrien Quatennens,
08:16il y a d'autres membres qui exercent...
08:17La France insoumise, c'est la cour des miracles.
08:19Absolument.
08:19Vous avez le triple fichesse qui a été d'ailleurs condamné pour violente.
08:22Vous avez celui qui a pris la main dans le sac
08:30en train d'acheter de la drogue à un mineur.
08:34Vous avez donc Carlos Bilongo qui est accusé de propos miségines.
08:40Et je passe tous ceux qui sont aujourd'hui,
08:43où il y a des plaintes concernant ces derniers,
08:47concernant le conflit entre Israël et le Hamas.
08:51Alain Destex.
08:51Oui, mais outre la non-réaction des associations féministes,
08:55moi, ce qui me choque, c'est qu'ils s'excusent,
08:58mais dans le même temps, ils se cherchent des excuses.
09:01En fait, il n'y est pour rien, puisqu'il est victime de la société.
09:06Et ça, c'est absolument intolérat.
09:08L'inversion, c'est une façon de s'excuser et de se faire pardonner.
09:11L'inversion accusatoire.
09:12Ce n'est pas de ma faute, c'est que je ne me suis pas encore déconstruit totalement.
09:18Et c'est ça qui a fait que pendant cet entretien,
09:21et il y avait les rires gras tout autour,
09:23j'ai expliqué que Rachida Dati, c'était Madame Promotion au canapé.
09:26Mais en fait, c'est un scandale.
09:28C'est un scandale.
09:28À la ligne, il aurait dû s'excuser, point barre, et puis c'était terminé.
09:32Mais effectivement, Jean-Luc Mélenchon n'a pas réagi, non.
09:34Ah bah non, mais Jean-Luc Mélenchon, il est sur d'autres projets.
09:37Le problème est que le mal va très largement au-delà de ce seul individu.
09:40On a là un symptôme supplémentaire de la fuite en avant d'une extrême gauche
09:44qui se croit tout permis et qui jouit au nom du privilège rouge
09:47cher à notre ami Gilles-William Golnadel
09:49d'une impunité totale dans la sphère politico-médiatique,
09:52alors même qu'elle est misogyne, on le voit là,
09:54qu'elle est clientéliste, qu'elle est communautariste
09:55et qu'elle frôle le racisme anti-blanc.
09:57Tout ça a été très peu relevé.
09:58Mais M. Bilango a également dit ceci.
10:00On est plus intelligent qu'eux, on est plus endurant,
10:02on fait plus de gosses qu'eux, eh bien tant pis pour eux.
10:04C'est un appel à la submersion migratoire, à la contre-colonisation
10:08et ça aurait dû susciter des réactions beaucoup plus vives.
10:10J'allais en parler dans quelques instants, cher Joachim,
10:12parce que j'invite les téléspectateurs à revoir toutes les séquences.
10:17La partie justement sur ce qu'il lui appelle l'amour,
10:22c'est-à-dire le grand remplacement, peut-être qu'il le dit avec humour,
10:25mais même ils sont interloqués, les deux intervenants,
10:28en lui disant, vous parlez un peu du grand remplacement,
10:30et il dit, mais c'est que de l'amour. Ah bon ? Ah bah tiens, c'est marrant.
10:33Ce serait intéressant de voir si un jour vous avez un homme d'extrême droite
10:37qui dit le grand remplacement et théoriser ça de manière positive,
10:41c'est une forme d'amour.
10:43Je ne suis pas sûr que...
10:45Voilà, exactement.
10:46Mais c'est pour cela, Eliott, vous avez totalement raison
10:48de parler de théorie d'inversion accusatoire,
10:51mais on pourrait même aller plus loin,
10:52puisqu'on est aussi dans une rhétorique de l'autoflagellation permanente,
10:56où s'excuser ne suffit jamais et où il faut promettre aux Français une pénitence sans fin.
11:03Et je trouve que dans les excuses de M. Bilingo, c'est le dernier paragraphe qui est de trop,
11:07avec une négation de l'égalité républicaine,
11:11où il inscrit clairement les Français en faux et dans une logique de domination figée,
11:16où il ne demande pas à être jugé sur la base de ses excuses,
11:19mais il demande à être jugé sur l'identité sociale de celui qui parle.
11:23Et ça, clairement, je pense qu'une bonne partie du peuple de gauche lui-même en a assez.
11:31Carlos Martins Bilingo, député du Val d'Oise,
11:35est revenu également sur...
11:37Alors c'est assez brumeux, il parle du racisme,
11:42il dit qu'il faut aller...
11:44Le combat, il est politique, il faut aller en politique.
11:47J'ai déjà mis un pied sur la porte en disant maintenant je suis député.
11:51Et puis il parle justement, il dit que nos parents ont tenduré,
11:55on ne va pas le laisser comme ça table rase.
11:58Je ne vais pas laisser ces racistes faire leur petite vie avec leurs milliardaires
12:02et insulter les gens à la télé.
12:04Il parle de M. Stérin.
12:05Et puis un peu plus loin, il dit on va leur montrer qu'on est plus nombreux,
12:09ils ont voulu se foutre de nous,
12:10ils ont voulu nous insulter,
12:12nous sommes plus intelligents, plus endurants,
12:14et si on fait plus de gosses qu'eux, comme M. Stérin se plaint de ça,
12:18eh bien tant pis pour eux.
12:19S'ils veulent faire des gosses, ils n'ont qu'à s'aimer.
12:21Faire l'amour et faire des enfants.
12:23S'ils n'arrivent pas à en faire, tant pis pour eux.
12:25En tout cas, nous, on a réussi à le faire.
12:28Et en écoutant Carlos Martin, ce bilon de gauche,
12:30je me suis dit mais imaginez l'inverse.
12:33Le camp radical mais de l'autre côté.
12:37Mais toutes les associations antiracistes
12:39auraient déjà fait un signalement.
12:42Vous auriez des députés qui auraient fait des signalements
12:44en disant mais c'est un scandale.
12:46C'est clair.
12:47En fait, il vient de théoriser
12:49le communautarisme à outrance
12:51en disant tout cela
12:54de manière totalement...
12:55On le savait déjà,
12:58il n'y a pas plus raciste en réalité
12:59que les antiracistes autoproclamés.
13:01Il y a eu un très bon ouvrage de Paul Lyonnais
13:03là-dessus, préfacé par Marcel Gauchet,
13:05Voyage au centre du malaise français.
13:07Et on voit bien à travers cette séquence
13:09que l'EFI a totalement tourné le dos
13:11à la République.
13:12L'idée républicaine,
13:13Sabrina y faisait référence tout à l'heure,
13:15c'était quand même de traiter les individus
13:17avant tout comme des citoyens,
13:19comme des hommes sans étiquette
13:20pour paraphraser Régis Debray.
13:21Là, on voit qu'on a une essentialisation
13:23autoritaire des différences
13:25et je crois que ça contribue
13:27à la dégradation,
13:28à la fracturation du pays.
13:30Sabrina ?
13:31C'est assez démonstratif
13:32de l'objectif affiché
13:35de Jean-Luc Mélenchon
13:37pour les échéances électorales
13:39à venir.
13:40À partir du moment
13:41où l'outil productif
13:43a été arrasé en France,
13:44il ne reste plus que le culturalisme
13:46en réalité comme rente électorale
13:49et la volonté de ramifier
13:51le communautarisme à travers
13:52les futures listes municipales,
13:54à travers les futures listes
13:55à la députation.
13:57Elle est clairement là,
13:58assumée, consacrée, actée
14:00par M. Bélongo.
14:01Mais il n'est pas seul, vous savez.
14:02Ça veut dire quoi ?
14:02Nous sommes plus endurants,
14:03nous sommes plus intelligents,
14:04on va leur montrer
14:06qu'on est plus nombreux.
14:08C'est la volonté de conquête.
14:10J'aimerais lui demander,
14:11M. Bélongo,
14:12c'est qui on ?
14:12Exactement.
14:13Et c'est qui, finalement,
14:15nous ?
14:15Nous sommes plus intelligents,
14:17nous sommes plus endurants,
14:18nous sommes plus nombreux.
14:20Voilà, c'est un différent
14:21divisionniste.
14:22Vous confronter
14:22deux sociétés,
14:25deux communautés ?
14:26Oui.
14:26J'ai cru qu'on prend
14:27Jean-Luc Mélenchon
14:28qu'il souhaitait rassembler
14:29en tant que républicain
14:31tous les Français.
14:32C'est en contradiction complète
14:33par exemple,
14:33avec ce que j'ai pu entendre
14:34de Jean-Luc Mélenchon
14:35en commission parlementaire
14:38face aux sénateurs.
14:40Je ne comprends plus rien.
14:41C'est-à-dire quoi ?
14:42Nous sommes plus intelligents,
14:43plus endurants.
14:44Mais le nous,
14:45c'est la rhétorique
14:46qui a pendant très longtemps
14:47été reprise par des associations
14:48de gauche dans les quartiers,
14:50par des associations aussi
14:51antiracistes,
14:52avec ce fameux
14:53eux et nous.
14:54Le eux et le nous.
14:55Et c'est ça que la France insoumise
14:57a installé dans les quartiers.
14:58On parlait d'ailleurs assez récemment
15:00dans l'actualité
15:01de la rente mémorielle
15:02sur laquelle surfe le gouvernement algérien.
15:05Mais la France insoumise
15:07ne fait pas mieux
15:08en termes de décodage politique.
15:10Elle surfe sur une rente
15:11victimaire dans les quartiers populaires
15:13où elle explique aux enfants
15:15nés dans les quartiers populaires
15:16que s'ils habitent là,
15:19c'est à cause de la France.
15:20Non pas grâce,
15:21mais à cause de la France.
15:22Sans jamais, d'ailleurs,
15:25et comme le fait très bien
15:26d'ailleurs Sabrina,
15:27sans jamais d'ailleurs
15:28confronter les logiques sociales,
15:30les parcours des individus,
15:32les histoires migratoires
15:33puisque chacun apportait
15:34quelque chose,
15:35chacun apportait une plus-value
15:36dans la République,
15:37chacun a sa propre histoire.
15:39Je viens d'un quartier
15:40à Roubaix
15:41où il y a plus de 100 nationalités,
15:43où nos parents
15:43qui, il y a 60 ans,
15:45vivaient dans des bidonvilles
15:46sont très fiers
15:47d'avoir pu partager
15:48ce grand melting pot
15:49dans les quartiers populaires,
15:50de pouvoir partager
15:51une immigration du travail
15:53qui n'existe plus d'ailleurs.
15:54Et d'ailleurs,
15:55dans les quartiers,
15:55ce sont même les enfants d'immigrés
15:57qui aujourd'hui
15:57se plaignent
15:58de l'immigration incontrôlée.
16:00Souvent, on dit
16:01mais c'est le discours
16:02qui plaît à l'électorat
16:03de Marine Le Pen
16:04dans les campagnes.
16:05Mais pas que,
16:05ça plaît aussi
16:06à des enfants
16:07issus de l'immigration
16:08et qui constatent
16:09que les politiques migratoires
16:10d'aujourd'hui
16:11ont totalement échoué
16:12et ne représentent en rien
16:15l'histoire
16:16et les trajectoires
16:16de leurs parents,
16:17de leurs grands-parents
16:17qui se sont installés.
16:19Ça a été difficile,
16:19il y avait des discriminations.
16:21Ce que j'ai du mal
16:21à comprendre
16:22chez M. Carlos Martins-Bilongo,
16:23c'est que c'est un député
16:26qui a une trentaine d'années.
16:27Il est donc né
16:28dans les années 90
16:29ou en 90.
16:31C'est une génération
16:32dans laquelle
16:33il y avait ce droit
16:35évidemment à la différence
16:36où vous avez grandi
16:37avec,
16:39à vos côtés,
16:41toute religion,
16:42toute couleur de pauvre.
16:42personne,
16:43c'était l'indifférence totale.
16:44C'était le plaisir
16:45justement
16:46de se retrouver
16:46tous ensemble
16:47et d'aller
16:48justement devant les médias
16:49et de créer
16:50ce communautarisme,
16:52cette confrontation
16:52avec un discours
16:55quand même
16:55qui est,
16:57je ne sais pas
16:58si c'est...
16:59Différencié.
17:00Bah oui,
17:00mais ces phrases-là,
17:02je me demande
17:03si elles ne tombent pas
17:05sous le coup de la loi.
17:05C'est vraiment une question
17:06que je me pose.
17:08On va leur montrer
17:08qu'on est plus nombreux.
17:10Ils ont voulu
17:10se foutre de nous.
17:11Ils ont voulu nous insulter.
17:13Nous sommes plus intelligents,
17:14plus endurants.
17:15Ça veut dire quoi tout ça ?
17:16C'est quoi ce discours ?
17:17Bien entendu que ça...
17:18Ça tombe sous le coup de la loi.
17:20Évidemment,
17:21c'est de la discrimination
17:21sur une base raciale,
17:23ethnique ou nationale.
17:24Alors,
17:25ils ne le précisent pas.
17:26Donc,
17:26ils disent un nous
17:27majestif comme ça.
17:29Mais en réalité,
17:30ça tombe sous le coup de la loi.
17:31Et donc,
17:32je pense que si quelqu'un
17:33portait plainte,
17:34le procureur de la République
17:35pourrait s'en saisir
17:37et instruire le dossier.
17:39Non,
17:40mais ce qu'il faut,
17:40je pense,
17:41ça c'est un exemple
17:42parcellaire parmi d'autres.
17:43Mais il y a par exemple
17:44Mme Sabrina Ouaz
17:45qui est membre
17:46d'un collectif décolonial
17:47parce qu'en fait,
17:48il faut savoir aussi
17:48que l'idéologie décoloniale
17:50a complètement phagocyté
17:51l'extrême-gauche.
17:52Donc,
17:52vous avez Mme Sabrina Ouaz
17:54qui estime que LFI
17:54est le parti des Arabes.
17:56Vous avez Mme Rima Hassan
17:57qui lors d'un meeting
17:58devant Mathilde Panot
17:59lui a dit
17:59que l'OTAN
18:00du porte-parole à blanc
18:01était terminé
18:02et qu'il fallait prendre
18:02en chose les mains.
18:03Donc,
18:04tout ça fait partie,
18:05c'est un maillon
18:06de la chaîne
18:06de production idéologique
18:07qui va amener
18:08à labourer les consciences
18:09pour les prochaines
18:10échéances électorales
18:11en faisant comprendre
18:12à leur électorat
18:13que la représentativité
18:15doit passer
18:15par la religion
18:16ou bien la couleur de peau
18:18et le discours
18:18de Carlos Bongo
18:19et Yves Villon-Gos
18:20est extrêmement important.
18:21de présenter
18:22le vivre-ensemble,
18:23c'est un vivre-ensemble
18:24qui peut
18:24pour bon nombre
18:26de personnes
18:28être un peu préoccupant.
18:30C'est un appel
18:30à la confrontation
18:31déguisé.
18:33Et encore une fois,
18:34ça entre
18:34en contradiction
18:35avec le nouveau
18:38Jean-Luc Mélenchon
18:38qu'on avait vu
18:39beaucoup plus modéré.
18:41Et ça doit être compliqué
18:42pour Jean-Luc Mélenchon
18:43entre M. Coquerel
18:45qui dit
18:45joyeuses fêtes
18:46et qui refuse
18:46de dire joyeux Noël
18:47et puis le lendemain
18:48il vous dit
18:48ça a été repris
18:50par l'extrême droite
18:51et puis ensuite
18:51vous avez M. Bilingo
18:52qui tient des propos
18:53misogynes
18:54sans compter
18:55tous ceux
18:56qui aujourd'hui
18:57sur les réseaux sociaux
18:58mettent des cibles
18:58dans le dos.
19:00En termes d'apaisement,
19:01on a connu
19:02partie plus apaisée.
19:04Mais les Français
19:05peut-être
19:05ne sont pas dupes.
19:08Paris
19:08et maintenant
19:10on en vient
19:11à cette triple
19:12attaque
19:13au couteau
19:14dans les rues de Paris.
19:15C'était il y a 24 heures.
19:17Plus on avance,
19:18plus on découvre
19:19des éléments
19:20sur notamment
19:21le profil
19:22du suspect
19:22qui reste présumé
19:24innocent
19:24donc on va rester
19:25très prudent.
19:27Mais il y a
19:28évidemment
19:28à travers
19:28ce qui s'est passé
19:29des faillites.
19:31Faillite migratoire,
19:32faillite sécuritaire
19:33et faillite diplomatique.
19:35Il y a une multiplicité
19:36de faillites.
19:37Bon nombre
19:38de responsables politiques
19:39ont réagi.
19:40Ça fait 24 heures
19:42et c'est une auditrice
19:43d'Europe 1
19:44que je salue
19:44qui a dit
19:45mais est-ce que
19:46la maire de Paris
19:47a apporté son soutien
19:49aux victimes ?
19:50Et donc j'ai cherché.
19:51Je n'ai pas trouvé
19:52de réaction officielle
19:54de la mairie de Paris
19:56alors que hier
19:57vous avez trois femmes,
19:58trois innocentes
19:59qui ont été poignardées
20:01par un individu
20:02qui n'avait rien à faire
20:03de le silence
20:04de Mme Hidalgo
20:06et c'est saisissant
20:07de voir ça là aussi.
20:09A l'instar
20:10de ce qui s'était passé
20:12concernant Philippines
20:13lorsqu'il y a eu
20:14des affiches
20:15de cette jeune femme
20:17et bien elle avait dit
20:18que ça lui glaçait le sang
20:19de voir autant d'affiches
20:20de Philippines
20:21dans la mairie de Paris
20:22mais ça rejoint
20:22le propos priminaire
20:24tout à l'heure
20:25concernant le féminisme
20:26et la mutation
20:27du féminisme
20:28qui à l'aune
20:29de la couleur de peau
20:30à l'aune
20:31de la religion
20:32et bien a un droit
20:33ou pas
20:33à l'indignation
20:35comment dire
20:37générale
20:38ou variable
20:39c'est malheureusement
20:40aujourd'hui
20:41l'antiracisme
20:41a pris le dessus
20:42sur la dynamique
20:44du féminisme
20:44il l'a tribalisé
20:45il l'a fracturé
20:46il l'a segmenté
20:47il a créé
20:48des contingences
20:48et c'est parce que
20:49c'est un étranger
20:50que Mme Hidalgo
20:51n'a pas à mon sens
20:52je ne sais pas
20:54c'est le fait
20:55que ça soit
20:56un étranger ou non
20:57en tous les cas
20:57la mairie de Paris
20:59communique
21:00et notamment hier
21:01elle presse l'état
21:02afin de déclencher
21:03le plan grand froid
21:04qui est évidemment
21:05une préoccupation majeure
21:07puisque
21:07et on en parlera
21:08dans cette émission
21:09vous avez une promesse
21:10encore une
21:11d'Emmanuel Macron
21:12qui n'a pas été tenue
21:12c'est à dire que
21:13vous avez des gens
21:14qui sont dans la rue
21:15des sans-abri
21:16et vous avez des gens
21:17qui aujourd'hui
21:17meurent de froid
21:18faut-il déclencher ou non
21:20le plan grand froid
21:20ça c'est un autre sujet
21:21mais ce que je voulais
21:23vous dire
21:23c'est que
21:24quand la mairie de Paris
21:25veut communiquer
21:26et notamment auprès
21:27de l'agence France Presse
21:29là par exemple
21:29je tape
21:30madame Hidalgo
21:31mairie de Paris
21:31boum
21:32j'ai la dépêche
21:33sur cette attaque au couteau
21:35mais normalement
21:36un maire
21:36qu'est-ce qu'il fait
21:37il y a une attaque comme ça
21:38elle se rend sur place
21:39elle communique tout de suite
21:41elle se met à la disposition
21:42des médias
21:43pour présenter un communiqué
21:45elle l'envoie aux rédactions
21:47vous voyez ce que je veux dire
21:47évidemment
21:48c'est exactement
21:49la même logique
21:50qui fait qu'à Nantes
21:51la maire
21:51madame Johanna Rolland
21:52c'est un orgueil d'avoir féminisé
21:53les noms de rues
21:54et parallèlement
21:55abandonne les femmes
21:56les jeunes femmes en particulier
21:57face à l'expression de la violence
21:58je pense qu'il y a deux raisons
21:59qui expliquent le silence
22:00d'Anne Hidalgo
22:01c'est d'abord le fait
22:02la déconnexion
22:04le mépris des parisiens
22:05le fait que ce ne sont pas
22:06ceux qui font les politiques publiques
22:07en France
22:07qui en subissent
22:08les conséquences concrètes
22:09au quotidien
22:10et deuxièmement
22:11il y a un bilan
22:12tout simplement
22:12dont elle est comptable
22:13et elle est sans doute
22:14extrêmement gênée de celui-ci
22:15j'ai relevé quelques statistiques
22:16avant de venir
22:17plus 117%
22:18de violences sexuelles
22:19en 7 ans
22:19plus 42%
22:20de trafic de stupéfiants
22:21et 10 fois plus d'agressions
22:23dans certains arrondissements
22:24de Paris
22:24que dans la moyenne nationale
22:26donc voilà
22:27on a un bilan
22:27qui est totalement
22:28c'est la faillite de l'Etat
22:29elle ne peut pas tout faire
22:30sur les questions de sécurité
22:31au moins apporter son soutien
22:34au moins apporter son soutien
22:36aux victimes
22:38c'est ça qui est surprenant
22:39Valérie Pécresse
22:41a réagi
22:42la présidente de la région
22:43et là on en va
22:43sur le fond du sujet
22:44elle dit
22:45les OQTF
22:45doivent être expulsés
22:46ou placés
22:47en centre de rétention
22:48ils n'ont rien à faire
22:49dans les transports
22:50l'Etat
22:51est clairement défaillant
22:52face au nombre
22:54d'OQTF
22:54qui zonent
22:55en Île-de-France
22:55c'est sa responsabilité
22:57première
22:57politique migratoire
22:58et sécurité
22:58tous les moyens supplémentaires
23:00que mettent la région
23:01et Île-de-France
23:02mobilité
23:03vidéo
23:04présence humaine
23:05ne peuvent pas lier
23:06cette défaillance
23:07elle parle de défaillance
23:08je vous propose
23:08qu'on voit le sujet
23:09parce que
23:10à travers le profil
23:12du suspect
23:12qui reste
23:13je le précise
23:13présumé innocent
23:15même si Rédé Bélage
23:16cet après-midi
23:16nous disait
23:17lorsqu'il y a eu
23:18perquisition ou intervention
23:20à son domicile
23:21on a retrouvé
23:21des armes blanches
23:22on a retrouvé
23:23le téléphone qui a borné
23:24voilà
23:26il y a
23:26il y a des éléments
23:27évidents
23:28pour les forces de l'ordre
23:30qui sont intervenues
23:31restons toujours prudents
23:33mais ce profil là
23:34la seule question
23:35qu'on se pose
23:35c'est que faisait-il dehors
23:37voyez le sujet
23:38de Charlotte Dierry
23:38c'est un récidiviste
23:41l'homme
23:42qui a poignardé
23:43trois femmes
23:43dans le métro parisien
23:44hier
23:45n'en est pas
23:45à son coup d'essai
23:46défavorablement
23:48connu des services
23:49de police
23:49il avait déjà été condamné
23:51à plusieurs reprises
23:53il est connu
23:54pour des affaires
23:54de vols violents
23:55de vols à l'arrache
23:56et d'agressions sexuelles
23:58aussi dans les transports
23:59donc on a un individu
24:01qui a un profil
24:02violent
24:03et pouvant s'en prendre
24:05aux femmes
24:06de façon extrêmement
24:07violente
24:09car une agression sexuelle
24:10en effet
24:11comme vous le savez
24:12c'est un acte
24:13immonde
24:15et
24:16inqualifiable
24:17âgé de 25 ans
24:18l'individu
24:19de nationalité malienne
24:21était également
24:22sous mandat de recherche
24:23au moment des faits
24:24libéré en juillet 2025
24:26eu égard à sa situation
24:28administrative
24:28il a fait l'objet
24:30d'une obligation
24:31de quitter le territoire
24:32français
24:32et a été placé
24:33en centre de rétention
24:35administrative
24:35l'éloignement
24:37n'ayant pu aboutir
24:38dans le délai légal
24:39des 90 jours
24:40faute d'obtention
24:41d'un laissé-passer consulaire
24:42en l'absence
24:43de titre d'identité valide
24:44il a été libéré
24:45avec assignation
24:46à résidence
24:47après cette nouvelle
24:48attaque au couteau
24:49le ministre de l'intérieur
24:51a assuré
24:51via un communiqué
24:52que sa priorité
24:53restait d'éloigner
24:54les étrangers
24:55en situation irrégulière
24:56auteur de troubles
24:58à l'ordre public
24:59je souris
25:00parce que je suis attentif
25:02au tweet
25:02des téléspectateurs
25:04un téléspectateur
25:05qui dit
25:05Elliot Deval devrait porter
25:06une casquette
25:07et un t-shirt
25:07avec écrit
25:08Arcom
25:08bah oui
25:09je veille
25:11je suis attentif
25:12évidemment
25:13ça Arcom
25:14qui nous écoute
25:15attentivement
25:16même pendant les vacances
25:17bien sûr que je suis
25:18attentif
25:19à ce qui est dit
25:20sur le plateau
25:21et à juste titre
25:22et c'est bien normal
25:23revenons sur cette situation
25:24je disais
25:25il y a tout
25:25dans ce sujet
25:26absolument
25:27et il y a surtout
25:28une responsabilité
25:30énorme
25:30du conseil constitutionnel
25:32on y vient dans un instant
25:33le conseil constitutionnel
25:35a refusé
25:36d'allonger
25:36la période de retention
25:38administrative possible
25:39de 90 jours
25:40à 180 jours
25:41sous l'initiative
25:42de Bruno Rotalieu
25:43il faut savoir
25:43qu'en Belgique
25:44c'est 8 mois
25:45en Allemagne
25:46ça peut aller
25:47jusqu'à 18 mois
25:48et en France
25:49c'est 90 jours
25:50donc est-ce qu'on est
25:51moins libre
25:52en Belgique
25:52et en Allemagne
25:53qu'en France
25:54et pourquoi avoir censuré
25:57une loi
25:57vraiment de bon sens
25:58moi je crois Elliot
26:00que le général de Gaulle
26:01et Michel Debré
26:02les auteurs
26:02de la constitution
26:04de la 5ème république
26:05ils doivent se retourner
26:06dans leur tombe
26:07en voyant
26:08ce que le conseil constitutionnel
26:10a fait
26:11de leur constitution
26:12et ils portent
26:13une responsabilité
26:14énorme
26:15dans l'incident d'hier
26:17puisque
26:17je parlais avec un député
26:20très averti
26:21concernant
26:21sur la situation
26:22le conseil d'état
26:23plaide
26:24non pas
26:24le fond
26:25de la loi
26:26qui avait été présentée
26:27mais la forme
26:28absolument
26:29et
26:29moi j'invite
26:31Richard Ferrand
26:32il est le bienvenu ici
26:32pour nous expliquer
26:34en quoi
26:34la loi qui avait été proposée
26:36n'était pas bonne
26:37et est-ce que
26:38moi la première question
26:39que je lui poserai
26:40c'est
26:41monsieur le président
26:41est-ce que
26:42si
26:43cette loi
26:44avait été votée
26:45donc
26:46à l'été dernier
26:47est-ce que
26:49cet homme
26:49aurait pu
26:51rester derrière les barreaux
26:52oui ou non
26:53et pourquoi on ne le fait pas
26:54en urgence aujourd'hui
26:55vous savez qu'il y a un nouveau projet
26:56de loi qui va être présenté
26:58à l'initiative notamment
26:59de Michel Barnier
27:00et Charles Rodouel
27:01qui reprennent la proposition
27:02de loi
27:02du regretté
27:04Olivier Marlex
27:05vous parlez du conseil constitutionnel
27:07de ces fameux centres
27:07de rétention administratif
27:09voyez le sujet
27:10de la rédaction
27:11en France
27:14la durée de rétention maximale
27:15en centre de rétention
27:16administrative
27:17est de 90 jours
27:19début juillet
27:20le parlement
27:21a adopté
27:22l'allongement
27:22de ce délai
27:23à 210 jours
27:24un texte
27:25porté par la sénatrice
27:26LR du Val d'Oise
27:27Jacqueline Stache-Brignot
27:28est soutenu
27:29par le Rassemblement National
27:30et le Bloc Central
27:31la mesure
27:32concernait
27:33les étrangers
27:34condamnés
27:34pour des faits graves
27:35regroupés
27:36en 16 catégories
27:37comme le meurtre
27:38le viol
27:38la torture
27:39ou encore le trafic
27:40de stupéfiants
27:41Jusqu'alors
27:42seuls des étrangers
27:43condamnés
27:43pour des faits
27:44à caractère terroriste
27:45pouvaient être maintenus
27:46en cra
27:46pendant 210 jours
27:47Des députés
27:48du nouveau Front Populaire
27:49et de la France Insoumise
27:50saisissent alors
27:51le conseil constitutionnel
27:52qui un mois plus tard
27:54le 7 août dernier
27:55retoque la loi
27:55L'élargissement
27:57auquel procède la loi
27:58du champ des personnes
27:59pouvant être maintenu
28:00en rétention
28:01pour une durée
28:01particulièrement longue
28:02n'est pas proportionné
28:04à l'objectif de lutte
28:05contre l'immigration
28:05irrégulière poursuivie
28:06Bruno Retailleau
28:07alors ministre de l'Intérieur
28:09n'en reste pas là
28:09et promet une nouvelle version
28:11de la loi
28:11soutenue mi-novembre
28:12par son successeur
28:13Laurent Nunez
28:14Marion Maréchal
28:16qui a réagi
28:16en refusant la loi
28:17philippine
28:18c'est-à-dire l'extension
28:19de la rétention
28:19à 210 jours prévues
28:20durant la loi
28:21immigration
28:21le conseil constitutionnel
28:23a donc légalement
28:24permis à un clandestin
28:25malien sous OQTF
28:26de poignarder
28:27hier trois femmes
28:28dans le métro de Paris
28:29les sages
28:30sont coupables
28:31et évidemment
28:33à travers cette attaque
28:36qui se perlique le criminel
28:37vous allez avoir
28:39un silence radio
28:40personne ne va prendre
28:42ces responsabilités
28:43personne
28:43personne
28:44ni sur l'inexécution
28:45des OQTF
28:46ni sur cette loi
28:48qui a été détricotée
28:49comme la loi immigration
28:50comme la loi
28:51sur la délinquance
28:52des mineurs
28:53comme la loi
28:54sur le narcotrafic
28:56c'est qui dirige
28:57aujourd'hui
28:58on est totalement d'accord
28:59sur le principe
29:00chère Elliot
29:01évidemment qu'il faut
29:02allonger la durée légale
29:03de rétention
29:03peut-être mieux repréciser
29:05le texte pour cibler
29:06les OQTF prises
29:07pour la menace grave
29:08à l'ordre public
29:08c'est ce qu'avait reproché
29:09le conseil constitutionnel
29:11au premier texte
29:12mais la deuxième question
29:14cette fois-ci
29:14elle n'est plus législative
29:15mais elle est matérielle
29:16il n'y a plus de place
29:17en CRA
29:17il n'y a plus de place
29:18j'ai fait le CRA
29:19de Vincennes
29:19le CRA de Lille-Léquin
29:21il n'y a plus de place
29:21aujourd'hui
29:22ce que font les préfets
29:23c'est qu'ils doivent
29:25mandater
29:25des agents
29:26des préfectures
29:27pour regarder
29:28qui est
29:29l'OQTF
29:30le plus ancien
29:31qui est-ce qu'on libère
29:32est-ce qu'on libère
29:33la personne
29:34qui a été condamnée
29:35pour viol
29:35ou est-ce qu'on libère
29:36la personne
29:36qui a été condamnée
29:37pour cambriolage
29:37pour accueillir
29:38une nouvelle personne
29:39sortant de prison
29:40en réalité aujourd'hui
29:41parce qu'il n'y a plus de place
29:42dans les CRA
29:42on ne met principalement
29:44et prioritairement
29:45que les sortants de prison
29:46autrement dit
29:47ceux qui ont été interpellés
29:48à l'issue d'une garde à vue
29:49qui représentent tout aussi
29:50une menace
29:50pour l'ordre public
29:51ne sont pas mis
29:53en CRA
29:54et la deuxième difficulté
29:56dans ce dossier
29:56c'est que
29:57après ces 92 jours
29:58vous l'avez vu
29:58cher Eliott
29:59dans le communiqué
30:00il a fait l'objet
30:00d'une assignation à résidence
30:02qui n'était pas respectée
30:03qui n'était pas respectée
30:04parce que
30:05le ministère
30:06ne va pas toujours
30:07aussi loin
30:08on a des obligations
30:09de pointage
30:09quand ces obligations
30:10de pointage
30:11ne sont pas respectées
30:11c'est une infraction pénale
30:12et surtout
30:13on peut pour les personnes
30:16sortant de CRA
30:17les plus dangereuses
30:18leur poser un bracelet électronique
30:20et ça
30:21on n'a pas besoin
30:23de texte
30:23pardonnez-moi
30:24les français
30:25ils demandent autre chose
30:26ils disent
30:26en attendant leur expulsion
30:28c'est la question
30:29qu'on leur avait posée
30:29faut-il emprisonner
30:30systématiquement
30:31tous les étrangers
30:32sous OQTF
30:33auteurs de crimes
30:34et délits
30:35la réponse
30:35c'est 86%
30:37des français
30:38qui répondent
30:38oui
30:39c'est un sondage
30:40CSA pour CNews
30:41Europe 1 LGDD
30:41réalisé en septembre
30:44ça s'appelle
30:44du bon sens
30:45que vous soyez
30:45sympathisant de gauche
30:47comme de droite
30:47vous réclamez
30:49vous réclamez
30:50à ce qu'il y ait
30:51cette mesure
30:52qui soit mise en place
30:53ils peuvent le comprendre
30:54ça le conseil d'état
30:55les élus de gauche
30:56qui refusent même
30:57d'écouter leurs électeurs
30:59et leurs sympathisants
31:00ils peuvent le comprendre
31:01ça
31:02c'est possible
31:02que là en janvier
31:04pour éviter
31:05des nouveaux drames
31:06il y ait en urgence
31:08la mise en place
31:09de cette proposition
31:10de loi
31:11Barnier
31:12Charles Rodwell
31:14parce que
31:14ça va être
31:15voté en février
31:16mais qu'est-ce qui peut
31:18se passer en janvier
31:18on va continuer
31:19il n'y a plus de place
31:20les places
31:21c'est exactement
31:22le même argument
31:23sur les prisons
31:24on a un stock
31:26de QTF
31:26que le député
31:27un macroniste
31:28Jean-Carles Grelier
31:29évaluait à 700 000
31:31il y a quelques années
31:31et on a 2000 places
31:33en centre de rétention
31:34administrative
31:34donc évidemment
31:34qu'il faut construire
31:35des places
31:36mais le plus simple
31:37de traiter les conséquences
31:38c'est de s'attaquer
31:38aux causes
31:39et il faut évidemment
31:40stopper le robinet
31:41de l'immigration massive
31:43le principe
31:44le principe de précaution
31:45vaut sur tous les sujets
31:46en France
31:47sauf sur celui
31:48de l'immigration
31:49et là vous avez
31:49un consensus
31:50au sein de la population française
31:52qui ne demande pas
31:53des compromis
31:53avec lesquels
31:54on nous bassine
31:54matin, midi et soir
31:55mais qui demande
31:56des politiques de rupture
31:57politiques de rupture
31:58qui ne seront possibles
31:59que si on en finit
32:00avec ce coup d'état
32:01qui n'est pas
32:02un coup d'état profond
32:03David Lissnard
32:05qui lui aussi a réagi
32:06et c'est très intéressant
32:07parce qu'il va sur le terrain
32:08des responsabilités
32:09comme tout le monde
32:10dans la vraie vie
32:11gouvernants et magistrats
32:13doivent rendre des comptes
32:14commençons par ce cas
32:15quels magistrats
32:17ont pu libérer
32:18un agresseur sexuel
32:19quelques mois
32:20après sa condamnation
32:21on a besoin de savoir
32:22qui est l'homme
32:23qui après quelques mois
32:24a dit
32:25cet individu
32:26qui est condamné
32:27pour agression sexuelle
32:28et vol aggravé
32:30écroué en janvier 2024
32:33libéré en juillet 2025
32:35qui s'est dit
32:36on va le libérer
32:37est-ce qu'il peut
32:38expliquer ce qui se passe ?
32:40effectivement
32:40les juges doivent pouvoir
32:42rendre des comptes
32:43Elliot
32:43et en plus
32:44et là vous touchez
32:45à l'indépendance
32:45de la justice
32:46oui mais enfin
32:46mais vous êtes un dangereux
32:49personnage
32:49Alain Destec
32:50sans doute
32:50l'état de droit
32:52la séparation des pouvoirs
32:54vous savez pas ce que c'est
32:54la séparation des pouvoirs
32:55veut dire ce qu'elle veut dire
32:56c'est-à-dire chaque pouvoir
32:57doit pouvoir rendre des comptes
32:59de ce qu'il fait
33:00et il ne s'agit pas
33:01qu'un pouvoir
33:02demande des comptes
33:02à l'autre
33:03chaque pouvoir est responsable
33:04mais une dernière chose
33:06vous savez que le taux
33:06d'exécution des OQTF
33:08en France est seulement
33:10de 14 à 15%
33:11la moyenne dans l'Union Européenne
33:13c'est 25%
33:14c'est même moins
33:14sur les 9 derniers mois
33:16sur les 9 premiers mois
33:17de 2025 Alain
33:19c'est 10,9%
33:20oui
33:21on monte avec les exécutions
33:23volontaires
33:24je pense qu'on monte un peu
33:25mais pourquoi est-ce qu'il y a
33:2610 points de moins
33:27en France
33:28que la moyenne
33:29de l'Union Européenne
33:30moi je n'ai pas d'explication
33:31moi je n'ai pas d'explication
33:32mais j'aimerais bien poser la question
33:33au Président de la République
33:34vous savez pourquoi ?
33:35parce que en 2017
33:37en 2017
33:38octobre 2017
33:40il est tout franchement
33:42élu Président de la République
33:44il est depuis quelques mois
33:45seulement à l'Elysée
33:46il est face à Gilles Boulot
33:47il va dire quoi ?
33:49toutes celles et ceux
33:50ça y est ça commence déjà
33:51étant étrangers
33:52en situation irrégulière
33:54qui commettent un acte délictueux
33:56quels qu'ils soient
33:57seront expulsés
33:58Emmanuel Macron 2017
34:00je vais reprendre cette phrase
34:01toutes celles et ceux
34:02étant étrangers
34:03en situation irrégulière
34:04qui commettent un acte délictueux
34:05quels qu'ils soient
34:06seront expulsés
34:07et deux ans plus tard
34:09il est interrogé
34:10par nos confrères
34:11de Valeurs Actuelles
34:13et là il va parler
34:14justement de l'exécution
34:15des OQTF
34:16parce qu'on le met face
34:17à ces chiffres
34:17et vraiment mon objectif
34:19c'est de sortir tous les gens
34:20qui n'ont rien à faire là
34:20combien ?
34:21100%
34:22ça montre que les effets d'annonce
34:24ne font pas une politique
34:25la parole macronienne
34:26les effets d'annonce
34:27ne font pas une politique
34:28oui c'est ça effectivement
34:29difficilement plus
34:30abîmer la parole
34:31l'autorité de la parole présidentielle
34:33que ce qu'Emmanuel Macron a fait
34:34ces dernières années
34:35en fait la parole macronienne
34:36ne vaut plus rien
34:37il faut être...
34:38au-delà de la parole macronienne
34:40il y a aussi le juge administratif
34:41aujourd'hui
34:42un juge administratif
34:43une fois que vous avez une OQTF
34:45il faut savoir Elliot
34:45que quand vous faites l'objet
34:46d'une OQTF
34:47vous avez droit au recours
34:49le recours est suspensif
34:50et d'ailleurs
34:52le conseil constitutionnel
34:54bien avant l'allongement
34:55de la durée légale de rétention
34:56est venu dire
34:57que vous ne pouvez pas repartir
34:58une deuxième fois en CRA
34:59sur la base de la même OQTF
35:01donc du coup
35:01qu'est-ce qu'il faut faire ?
35:02il faut reprendre une nouvelle OQTF
35:03donc si vous reprenez
35:05une nouvelle OQTF
35:06c'est une nouvelle contestation
35:07qui vaut nouvelle suspension
35:08et donc impossibilité
35:09d'expulser
35:10et puis derrière
35:11il y a aussi
35:11toute la palette
35:13que notre droit offre
35:14c'est-à-dire le Mali
35:14de potentielles répercussions
35:18notamment l'asile
35:19puisque certains individus
35:21n'hésitent pas à demander l'asile
35:22et tant qu'il n'a pas été statué
35:24sur leur demande d'asile
35:25notamment le risque de persécution
35:27le terrorisme
35:29et bien
35:29ces individus-là
35:30ne peuvent pas être
35:32en bruit
35:32Eric Nolo
35:33c'est intéressant
35:35il dit
35:36c'est un cercle sans fin
35:37et on est face à une administration
35:40qui produit des drames
35:42puisque ça se répète
35:43et on est incapable
35:44de les résoudre
35:45regardez
35:45c'est pour tous ceux
35:48qui vont essayer
35:49de nous expliquer
35:49que ça relève
35:50du fait divers
35:50et non pas du fait de société
35:51quand ça se répète
35:53aussi régulièrement
35:54dans les mêmes conditions
35:55c'est-à-dire
35:55quand on a appris
35:57l'agression
35:58on a eu en tête
36:00moi je me suis dit
36:01on va découvrir
36:02qu'il est sous OQTF
36:03en situation irrégulière
36:05il y a une sorte de récit
36:06qui se répète
36:07donc on est très loin
36:08du fait divers
36:08on est dans le fait de société
36:09et puis vous avez résumé
36:11tout à l'heure
36:11la machine administrative
36:12et la machine administrative
36:14française
36:14que ça soit envers les étrangers
36:16ou envers la délinquance
36:17à Marseille et ailleurs
36:17c'est une machine
36:18à produire des drames
36:19en fait
36:19c'est une machine
36:21qui ne se remet jamais
36:23en cause
36:24et qui produit
36:25ce genre d'individu
36:27à la chaîne
36:28Bruno Retailleau
36:29le ministre de l'Intérieur
36:30vient à peine de réagir
36:31l'ancien ministre
36:32de l'Intérieur
36:33qui était
36:34à chaque fois
36:35qu'il prenait la parole
36:36sur les questions
36:37régaliennes
36:38était plébiscité
36:39par les français
36:40détesté
36:40dans les rangs
36:41de la Macronie
36:42et même dans le gouvernement
36:43certains
36:44qui n'avaient rien à voir
36:45avec les questions
36:46de sécurité
36:46se permettaient
36:47de faire des leçons
36:48je ne vise personne
36:49pensez juste
36:49à l'ancien ministre
36:50de la transition écologique
36:51voilà ce qu'il dit
36:53quand l'idéologie
36:53des sages
36:54prime sur la sécurité
36:55ce sont les innocents
36:57qui payent le prix
36:57sans rétention
36:58ni expulsion
36:59l'état abdique
37:00j'avais alerté
37:01sur la nécessité
37:02de prolonger
37:03la rétention
37:03des OQTF dangereux
37:04mais le texte
37:05que j'avais proposé
37:06et qui avait été voté
37:07a été censuré
37:08parce qu'en plus
37:08il avait été voté
37:09à l'Assemblée Nationale
37:10une certaine conception
37:11de l'état de droit
37:13ne peut plus être
37:14un prétexte
37:15à l'impuissance
37:17on est face
37:18à ceux qui refusent
37:20par manque de courage
37:21ou par trop d'idéologie
37:22voir ce que tout le monde voit
37:25et avancer
37:26renverser cette table
37:27parce que
37:28et là
37:29ils sortent le tantème
37:30de l'état de droit
37:31les libertés individuelles
37:32la conséquence
37:33c'est que vous avez
37:34des innocents
37:34ou des innocentes
37:35qui sont poignardés
37:36dans le métro parisien
37:37hier
37:37on est totalement d'accord
37:38et là
37:39pour le coup
37:40on est totalement d'accord
37:41attendez Amine
37:42allez-y
37:44juste parce que
37:45vous avez raison
37:46sur la dilution
37:47de responsabilités
37:48sur les mauvais arbitrages
37:50qui ont été opérés
37:50par l'état
37:51le manque de place
37:51en crâle
37:52le manque de construction
37:53de place de prison
37:53les promesses
37:54non tenues
37:55d'Emmanuel Macron
37:56etc
37:56mais il faut observer
37:58ce phénomène
37:58à l'échelle occidentale
38:00voir ce qui se passe
38:01en Allemagne
38:01voir ce qui se passe
38:03en Belgique
38:03voir ce qui se passe
38:04en Espagne
38:05voir ce qui se passe
38:06en Italie
38:07là où il y a
38:08une immigration masculine
38:10très forte
38:11dans les pays
38:11il y a
38:12inéluctablement
38:13une surreprésentation
38:15des violences sexuelles
38:16en France par exemple
38:17c'est 63%
38:18dans les transports
38:19franciliens
38:20c'est quand même
38:20un chiffre
38:21qui devrait nous interroger
38:22sur la manière
38:23dont on accueille
38:25les étrangers
38:26sur notre sol
38:26on sait
38:27qu'ils portent en eux
38:29des loyautés communautaires
38:30on sait
38:30qu'ils portent en eux
38:31une représentation
38:33du rapport
38:33homme-femme
38:34on sait qu'ils portent
38:35des allégeances
38:36idéologiques
38:37mais malgré tout
38:37dans cette Europe
38:38sans frontières
38:39cette espèce de passoire
38:41où les gens arrivent
38:42sans filtre
38:45finalement
38:45ou sans examen
38:46de filtre
38:47on en arrive
38:48malheureusement
38:48à ce type de chiffres
38:49et ce type de drame
38:50qui ne cessera de se répéter
38:51quand vous dites
38:53ils portent
38:54là encore une fois
38:55la question
38:56n'est pas décent
38:56merci
38:57c'est important
38:58de ne pas essentialiser
38:59on reproche
39:00l'essentialisation
39:01au début d'émission
39:01on ne va pas nous
39:02le faire
39:03en revanche
39:04là vous avez pointé
39:05quelque chose
39:05de très important
39:06c'est la preuve
39:08par les chiffres
39:08c'est à dire
39:09qu'il y a une surreprésentation
39:11d'une partie
39:11de l'immigration
39:12une surreprésentation
39:14d'une partie
39:14de l'immigration
39:15dans la délinquance
39:16dans les transports
39:17en commun
39:17et notamment
39:18dans les violences sexuelles
39:19et la tartufferie
39:20des tartufferies
39:21c'est que ça
39:22les associations
39:23par exemple
39:23dites féministes
39:24encore une fois
39:25sont extrêmement silencieuses
39:27lorsqu'il est question
39:28d'essayer de poser
39:30le débat
39:31et de comprendre
39:32pourquoi il y a
39:33une surreprésentation
39:34dans la délinquance
39:36dans les violences sexuelles
39:37notamment dans les transports
39:38en commun
39:3862%
39:39vous avez donné
39:39le chiffre
39:41pas seulement
39:42dans les transports
39:43en commun
39:43dans toute la délinquance
39:45donc dans les prisons
39:46donc il y a 8%
39:48d'étrangers en France
39:4925%
39:50d'étrangers dans les prisons
39:51responsables
39:52de 20%
39:53des homicides
39:5315%
39:54des violences sexuelles
39:5525%
39:56des vols de véhicules
39:5735%
39:58des cambriolages
39:59donc c'est une surreprésentation
40:01dans tous les domaines
40:02et pas seulement
40:03dans les transports parisiens
40:05autre promesse
40:05non tenue
40:06par Emmanuel Macron
40:08voilà ce qu'on pouvait dire
40:09ce soir
40:09ayons évidemment
40:11une pensée
40:11pour les trois femmes
40:12qui ont été le vivant
40:13bien sûr
40:13il y a un mot
40:15qui m'a insupporté
40:16ces 24 dernières heures
40:18c'est
40:18blessé légèrement
40:20blessé légèrement
40:22vous êtes
40:22dans le métro
40:23vous êtes poignardé
40:25dans le dos
40:25et vous êtes blessé légèrement
40:27alors c'est un
40:27il parle de la blessure
40:29peut-être physique
40:30la blessure morale
40:30c'est un miracle
40:32qu'elle ne soit
40:33que blessée
40:34que légèrement
40:35comme disent certains
40:36mais la blessure
40:37psychologique
40:38morale
40:39on en parle de ça ?
40:40des années après
40:41c'est le médecin
40:42et là c'est le médecin
40:44qui parle
40:44justement
40:45Saracnafo
40:46disait hier
40:46métro
40:47c'est plutôt ici
40:50métro
40:51boulot
40:51hosto
40:52c'est ça la réalité
40:54parlons à ce présent
40:56encore une fois
40:57des promesses
40:57non tenues
40:58du président
40:58à Emmanuel Macron
40:59non mais
41:00c'est pas
41:01malheureusement
41:02très drôle
41:03puisque là
41:03on va parler
41:04de personnes
41:04qui meurent
41:06dans la rue
41:07ça c'est
41:08il enchaîne
41:09les promesses
41:09tenues
41:10deux sans-abri
41:12ont été retrouvés
41:13morts dans le froid
41:14dans les rues de Nantes
41:15en moins d'une semaine
41:17et c'est une situation
41:18qui est gravissime
41:19c'est une situation
41:21qui est gravissime
41:22et en 2017
41:23en juillet 2017
41:25Emmanuel Macron
41:25va prendre la parole
41:26et il va expliquer
41:27qu'il ne faut
41:28plus aucun sans-abri
41:30dans les rues
41:31avant la fin de l'année
41:32on a un souci technique
41:33pour le passer
41:34l'Elysée après
41:35va tenter
41:36de s'expliquer
41:37en disant
41:37c'est pas forcément
41:38tous les sans-abri
41:40on parlait
41:41des sans-abri
41:41sans-papiers
41:42bref
41:43vous allez entendre
41:44le président de la République
41:45dans quelques instants
41:46mais là aussi
41:46c'est une promesse
41:48non tenue
41:49par Emmanuel Macron
41:50j'ai dit
41:50c'est exactement
41:51la même réalité
41:53que celle qu'on traitait
41:53tout à l'heure
41:54au sujet
41:54des OQTF
41:55c'est le gouffre
41:56entre les promesses
41:57entre la communication
41:58entre les effets d'annonce
41:59et entre la réalité
42:01vécue par les Français
42:02Emmanuel Macron
42:03en effet en 2017
42:04avait promis
42:05qu'il ne devrait plus
42:06y avoir un seul SDF
42:07avant la fin de l'année
42:08le fait est qu'aujourd'hui
42:09on est à 350 000 personnes
42:11qui dorment dans la rue
42:12il y a tout dedans
42:14l'échec de la politique
42:15d'hébergement d'urgence
42:16qui là aussi
42:17est saturée par l'immigration
42:18Didier Leschi a écrit
42:19des choses extrêmement
42:20intéressantes dessus
42:21il y a le problème
42:23du logement en France
42:24il y a l'augmentation
42:25de la pauvreté
42:26à un taux très largement
42:27supérieur à tous
42:28nos voisins européens
42:29donc voilà
42:30on a là un scandale
42:31d'état absolu
42:32et une illustration
42:35de plus
42:35encore une fois
42:36de l'effondrement
42:36de la crédibilité
42:37de la parole présidentielle
42:38Emmanuel Macron
42:39juillet 2017
42:40La première bataille
42:43c'est de loger
42:46tout le monde dignement
42:47je ne veux plus
42:49d'ici la fin de l'année
42:50avoir des femmes
42:52et des hommes
42:52dans les rues
42:54dans les bois
42:57ou perdus
42:58c'est une question
43:01de dignité
43:02c'est une question
43:03d'humanité
43:04et d'efficacité
43:05là aussi
43:05mais je veux que
43:07partout où sont construits
43:08ces hébergements d'urgence
43:09qui permettent
43:10de les accueillir
43:10il y ait
43:11les dispositions
43:13administratives
43:13qui permettent
43:14de traiter leur dossier
43:15c'est une question
43:16de dignité
43:17d'une humanité
43:18imaginez
43:18je ne veux plus
43:19un homme
43:19une femme
43:20dehors
43:21dans la rue
43:21dans les bois
43:22etc
43:22donc
43:24Elliot
43:24vous savez
43:25j'ai eu la chance
43:26durant mes études
43:27de pouvoir travailler
43:28financer mes études
43:29et je l'ai fait
43:30dans les DETS
43:30c'est les directions départementales
43:32de l'état
43:32chargées du déploiement
43:33de la politique
43:34d'hébergement d'urgence
43:35j'ai travaillé
43:36je l'ai fait avec humanité
43:37j'ai découvert
43:37des situations
43:38très difficiles
43:39et humainement
43:40très fortes
43:41mais aujourd'hui
43:42le dispositif
43:43d'hébergement d'urgence
43:44est saturé
43:44évidemment
43:45par l'immigration
43:45incontrôlée
43:46vous connaissez peut-être
43:47le DAO
43:47c'est le droit
43:48au logement opposable
43:48peut-être connaissez-vous
43:50également le DAO
43:50c'est le droit
43:51à l'hébergement opposable
43:52une personne sous OQTF
43:53en France
43:53peut demander
43:55à une commission
43:55de reconnaître
43:56sa situation urgente
43:57et si l'état
43:58ne le fait pas
43:59dans un délai de six semaines
44:00l'état peut être condamné
44:01par le tribunal administratif
44:03et l'état peut également
44:04être condamné
44:04à lui verser de l'argent
44:05et à verser
44:06une astreinte journalière
44:07à un fonds national
44:08pour l'héberger
44:09donc vous voyez
44:10aujourd'hui notre pays
44:14qui est un plan ambitieux
44:16dans le fond
44:16ce plan ne parvient pas
44:18à trouver le bout du chemin
44:19parce que
44:20nous n'avons tout simplement
44:21plus de moyens
44:21et en cette période
44:22de grand froid
44:23évidemment c'est important
44:24de trouver des dispositifs
44:25pour protéger
44:27celles et ceux
44:28tiens
44:29ça y est je m'y mets
44:29c'est la rcomme
44:32autre sujet à présent
44:34on va parler d'éducation
44:36la nomination d'un député
44:38LFI au conseil supérieur
44:39des programmes
44:39qui crée la polémique
44:41rapidement
44:41on a besoin de comprendre
44:42ce que c'est
44:43le conseil d'abord
44:44avant d'aller plus loin
44:45le conseil supérieur
44:47des programmes
44:47qu'est-ce que c'est
44:48Joachim Lefloch-Imad ?
44:49Alors c'est une instance
44:50qui ne prend pas
44:51des décisions directement
44:52mais qui est chargée
44:52d'émettre des avis
44:53à vie publique
44:54au ministre de l'éducation
44:56nationale
44:57sur ce que doivent être
44:59les...
44:59Une autorité
45:00une commission
45:01un conseil indépendant
45:02Oui c'est un conseil
45:04c'est rattaché
45:04c'est au sein du ministère
45:05de l'éducation nationale
45:06et donc il y a un président
45:08du conseil supérieur
45:10des programmes
45:11donc Marc Scheringham
45:12et dans ce conseil
45:13c'est un certain nombre
45:14d'universitaires
45:15mais aussi
45:15des députés
45:17des chercheurs
45:19des spécialistes
45:20issus de la société civile
45:21Est-ce que c'est ce conseil supérieur
45:23des programmes
45:23qui avait proposé
45:24par exemple
45:24de supprimer
45:25vous savez
45:26les fêtes de...
45:27le nom
45:27fête de la Toussaint
45:28etc.
45:28Non ça c'était le conseil
45:30Il y avait un autre conseil
45:31Il y en a des conseils
45:31Alors pourquoi on en parle ?
45:33C'est parce que le conseil supérieur
45:34des programmes
45:35regroupe donc
45:35je vous le disiez
45:36des universitaires
45:37chercheurs
45:38et il crée la polémique
45:39puisqu'il y a une nouvelle nomination
45:42le député insoumis
45:43Rodrigo Arenas
45:45qui vient d'être nommé
45:46et ça suscite
45:47les inquiétudes
45:47en cause
45:48certaines controverses
45:49ayant jalonné son parcours
45:51les précisions
45:51elles sont signées
45:52François Tiskevitch
45:54Le 23 décembre dernier
45:57Rodrigo Arenas
45:59député
45:59la France insoumise
46:00de Paris
46:01se dit honoré
46:02d'être nommé
46:02au conseil supérieur
46:03des programmes
46:04Heureux de pouvoir
46:05contribuer aux réflexions
46:06sur l'avenir
46:07de notre système éducatif
46:08au service
46:09de l'intérêt des enfants
46:10et de la réussite
46:11de chaque élève
46:11Une nomination
46:12qui a rapidement
46:14fait réagir
46:14la députée
46:15Rassemblement national
46:16et vice-présidente
46:17de l'Assemblée nationale
46:18Hélène Laporte
46:19Programme islamique
46:20quand un partisan
46:21de la Baïa
46:22à l'école
46:22comme Rodrigo Arenas
46:23s'est nommé
46:24au conseil supérieur
46:25des programmes
46:25la question se pose
46:26En juillet 2024
46:28Rodrigo Arenas
46:30alors réélu député
46:31dès le premier tour
46:32des élections législatives
46:33avait manifesté
46:34son intention
46:35de supprimer
46:36une circulaire administrative
46:37prise par Gabriel Attal
46:39interdisant le port
46:40de la Baïa
46:41à l'école
46:41Autre polémique
46:43lorsqu'il a présidé
46:44pendant 4 ans
46:45la principale fédération
46:46des parents d'élèves
46:47la FCPE
46:48sous son mandat
46:50cette affiche
46:50de campagne
46:51représentant une femme
46:52voilée
46:53lors d'une sortie scolaire
46:54avait déclenché
46:55une controverse
46:56le ministre de l'éducation
46:58nationale de l'époque
46:59Jean-Michel Blanquer
47:00avait dénoncé
47:01cette initiative
47:02estimant
47:03qu'elle flattait
47:04le communautarisme
47:05Alors précision avec vous
47:08Joachim
47:08Il y a le cas spécifique
47:10de Rodrigo Arenas
47:12dont le profil
47:12est assez trouble
47:13en effet
47:13on sait qu'il s'était opposé
47:15à la Baïa
47:15qu'il est résolument
47:17hostile à la laïcité
47:18à la française
47:19et qu'il promeut
47:19une grille de lecture
47:20beaucoup plus anglo-saxonne
47:21sur le sujet
47:22il y avait eu la FCPE
47:24évidemment
47:24qui avait suggéré
47:25de porter plainte
47:26au père
47:27contre Samuel Paty
47:28au cours des 11 jours
47:30qui ont pris sa décapitation
47:31mais il y a un sujet
47:32beaucoup plus vaste
47:33qui est celui
47:34de la main basse
47:35sur l'école française
47:35d'un certain nombre
47:37de forces
47:38de forces hostiles
47:39aussi bien
47:40dans le monde syndical
47:42que dans le monde associatif
47:43mais aussi
47:44au sein même
47:45de la bureaucratie
47:46il faut bien voir
47:47qu'on donne
47:47130 millions d'euros
47:49d'argent public par an
47:50des associations
47:50qui bien souvent
47:51sont hostiles
47:52à la loi de 2004
47:53et qui donnent
47:54un certain nombre
47:55de gages
47:56aux islamistes
47:56je pourrais multiplier
47:57les exemples
47:58si vous voulez
47:59Rodrigo Arenas
48:00idéologiquement
48:01et sur la même ligne
48:03que Papendia
48:05l'ancien ministre
48:06de l'éducation nationale
48:07main basse
48:08sur l'école
48:09ce sont sans doute
48:10les idiots utiles
48:11d'un islamisme
48:13qui montent
48:13dans l'éducation nationale
48:14main basse
48:14sur l'éducation nationale
48:16c'est l'enquête
48:16sur un suicide assisté
48:18et je rappelle
48:18votre ouvrage
48:19cher Joachim
48:20le floc
48:20Imad
48:22partons en Italie
48:23à présent
48:24puisqu'il nous reste
48:24encore quelques minutes
48:25et je veux vraiment
48:26qu'on traite ce sujet
48:26parce que
48:27l'Italie a démantelé
48:29un réseau de financement
48:30du Hamas
48:30et vous savez
48:31vous avez des millions
48:32d'euros qui sont parfois
48:33donnés à des associations
48:35des ONG
48:36il y a un détournement
48:37de cet argent
48:38ça a été une opération
48:40d'ampleur menée
48:41en Italie
48:42plus de 7 millions
48:43d'euros auraient été
48:44détournés afin de financer
48:45directement ou moins
48:46directement le groupe
48:46terroriste
48:47on vous explique tout
48:48avec Godric Bay
48:49l'opération domino
48:52a porté ses fruits
48:53après l'attaque du 7 octobre
48:552023
48:56menée par le Hamas
48:57l'Italie a lancé une enquête
48:58afin d'identifier
48:59plusieurs transactions
49:00financières suspectes
49:02des organisations caritatives
49:03à Gênes et Milan
49:04collectaient des dons
49:05pour la population
49:06civile de Gaza
49:07mais selon la police italienne
49:0971% de ces fonds
49:11étaient détournés
49:12vers les caisses
49:13du Hamas
49:13afin de financer
49:15sa branche armée
49:15et de soutenir
49:16les familles de kamikazes
49:18ou des personnes détenues
49:19pour des faits de terrorisme
49:21avec l'aide des Pays-Bas
49:22et d'autres pays
49:23de l'Union Européenne
49:24la police financière
49:25de Gênes a détecté
49:26des opérations triangulaires
49:28des virements bancaires
49:29étaient effectués
49:30vers des associations
49:31basées à l'étranger
49:32qui servaient
49:33d'intermédiaires
49:34pour le transfert
49:35d'argent vers Gaza
49:35le montant détourné
49:37est estimé
49:37à 7 millions d'euros
49:39au total
49:409 personnes
49:41ont été arrêtées
49:42par les services
49:43de police italien
49:43et 3 associations
49:45sont impliquées
49:46dans l'enquête
49:46parmi les individus
49:47interpellés
49:48figure Mohamed Hanoun
49:49président de l'association
49:51des palestiniens
49:52en Italie
49:53déjà identifié
49:54par les Etats-Unis
49:54comme financeur
49:55du terrorisme
49:56le militant
49:57a toujours nié
49:58les accusations
49:58l'enquête a également
50:00révélé l'existence
50:01de documents
50:01liés au recrutement
50:02de nouveaux militants
50:04dans le milieu étudiant
50:05et là c'est l'ancien
50:07secrétaire général
50:07de médecins sans frontières
50:09que vous avez été
50:10cher Alain Destex
50:12qui peut nous expliquer
50:13aussi ça
50:14vous avez pour le moment
50:15des dizaines
50:16voire des centaines
50:18d'organisations
50:19de solidarité
50:20avec le peuple
50:20palestinien
50:21et la réalité
50:22c'est qu'on n'a
50:24aucune transparence
50:25on ne sait absolument
50:26pas
50:27où vont les fonds
50:28de ces ONG
50:28est-ce qu'ils vont
50:29vraiment aux populations
50:31palestiniennes
50:31ou est-ce qu'ils renforcent
50:33le Hamas
50:33si vous allez sur Youtube
50:34vous ne pouvez plus
50:36ouvrir pour le moment
50:37une vidéo Youtube
50:38sans avoir une fois
50:39sur deux
50:39une vidéo d'appel
50:41à la solidarité
50:41avec le peuple
50:42palestinien
50:43où va cet argent
50:44mais au-delà
50:45de la solidarité
50:46disons des associations
50:47il y a quand même
50:48le scandale aussi
50:49des dons gouvernementaux
50:51où va l'argent
50:52de la France
50:53où va l'argent
50:54de l'Union Européenne
50:55qui finance à hauteur
50:56de dizaines
50:57voire de centaines
50:58de millions de dollars
50:58plutôt dizaines
50:59de millions de dollars
51:00l'autorité palestinienne
51:03et des projets
51:04au sein
51:05de Gaza
51:06mais on sait
51:07aujourd'hui qu'à Gaza
51:08on ne peut rien faire
51:09sans passer par le Hamas
51:11puisque c'est le Hamas
51:12que la communauté internationale
51:14se mobilise
51:15pour par exemple
51:16les enfants
51:17pour la reconstruction
51:19après ces mois
51:21de conflits
51:22entre Israël
51:23et le groupe terroriste
51:25très bien
51:26vous avez entièrement raison
51:27et l'un des secrétaires
51:29général
51:30le secrétaire général
51:31Belgique
51:32Médecins sans frontières
51:33Belgique
51:33que vous avez été
51:34non
51:34international
51:35international
51:36excusez-moi
51:38excusez-moi
51:39attendez
51:41c'est ne pas faire
51:42des honneurs
51:43à la Belgique
51:43non mais ça veut dire
51:44que voilà
51:44vous avez été
51:45secrétaire général
51:46pendant combien de temps
51:47pendant 4 ans
51:48j'étais le premier
51:49à occuper ce poste
51:50puisqu'avant
51:50il y avait différentes
51:51sections nationales
51:51et vous avez été
51:52également
51:53vous êtes beaucoup
51:54mobilisé
51:54notamment au Rwanda
51:55oui
51:56mais si vous le permettez
51:57à Gaza
51:58il faut absolument
51:59faire la transparence
52:00sur les dons
52:01et il faut absolument
52:02pouvoir dissocier
52:03ce qui va
52:04aux populations
52:05directement
52:05et ce qui va
52:06aux Hamas
52:06or aujourd'hui
52:07cette transparence
52:08n'existe pas
52:08alors je reste avec vous
52:10parce que j'ai vu
52:11cette carte
52:12vous savez c'est
52:13l'ONG Portes Ouvertes
52:15qui est une ONG chrétienne
52:16qui défend les chrétiens
52:17persécutés pour leur foi
52:18en Jésus-Christ
52:18dans le monde
52:19il y a cet article
52:20qui a été publié
52:21en 2025
52:22plus de 380 millions
52:23de chrétiens
52:24sont exposés
52:25à des persécutions
52:26et des discriminations
52:28fortes
52:28en raison de leur foi
52:30et on va découvrir
52:31la carte
52:32l'index mondial
52:33il présente
52:34donc cet index
52:35en jaune
52:37c'est les très fortes
52:38persécutions
52:38et en rouge
52:40les persécutions
52:40extrêmes
52:41et ils disent
52:42pour la 12ème année
52:43consécutive
52:44cet index 2025
52:45dresse le constat
52:46de l'augmentation
52:46de la persécution
52:47portée par la violence
52:49en Afrique subsaharienne
52:50et un durcissement
52:51du contrôle des églises
52:52en Asie centrale
52:54dans un silence
52:55médiatique et politique
52:56absolu
52:57et ce chiffre
53:00de 385 millions
53:01devrait quand même
53:02nous faire peur
53:03et nous alerter
53:04et en fait
53:04où les chrétiens
53:05sont-ils persécutés ?
53:07En Corée du Nord
53:08en Chine
53:08et puis pour le reste
53:10dans la majorité
53:11des persécutions
53:12sont dans les pays musulmans
53:13il faut bien le dire
53:14c'est un fait
53:15et quand vous voyez
53:16l'évolution des chrétiens
53:17au Moyen-Orient
53:18mais c'est dramatique
53:19il y avait 10%
53:20de chrétiens en Irak
53:21il en reste 1%
53:22il y avait 10%
53:23de chrétiens
53:24dans les territoires palestiniens
53:25il en reste 1%
53:26au Liban
53:27les chrétiens
53:28étaient largement majoritaires
53:30ils sont moins de 40%
53:31aujourd'hui
53:31donc il faut vraiment
53:33se préoccuper
53:34de la persécution
53:35des chrétiens
53:36et c'est pour ça
53:36que Donald Trump
53:38on peut lui reprocher
53:39beaucoup de choses
53:39mais là au moins
53:40même si on peut contester
53:42qu'on en parle
53:42de l'intervention militaire
53:44et les frappes au Nigeria
53:45au moins
53:45on a un président
53:46des Etats-Unis
53:47qui se préoccupe
53:48du sort des chrétiens
53:49il faut se préoccuper
53:50du sort des chrétiens
53:51en Afrique et en Asie
53:52mais en Europe également
53:53où certes
53:53on n'a pas des statistiques
53:54d'une telle ampleur
53:55mais la France
53:56est tout de même
53:56le pays européen
53:58où les actes anti-chrétiens
53:59sont le plus élevés
54:00ça devrait nous alerter
54:01ça en dit long
54:02sur la manière
54:02dont on a tourné le dos
54:03à nos racines
54:03Merci à tous les 4
54:04merci aux équipes
54:05qui ont préparé cette émission
54:06vous êtes nombreux aussi
54:07puisque vous parlez
54:08des violences
54:08contre les chrétiens
54:09à m'avoir alerté
54:11sur ce sacristain
54:12violemment agressé
54:13en l'église de la Madeleine
54:15nous nous renseignons
54:17je n'ai pas voulu
54:17en parler maintenant
54:18mais nous nous renseignons
54:20pour avoir
54:20toutes les informations
54:21concernant
54:22cette potentielle agression
54:24et évidemment
54:25dès que nous avons
54:26les informations
54:27nous en parlerons
54:28bien sûr
54:29merci à tous les 4
54:30l'info se poursuit
54:31dans un instant
54:31c'est Michel Onfray
54:32avec Laurence Ferrari
54:33Merci
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