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  • il y a 7 semaines

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Transcription
00:00Malheureusement, je n'ai pas le physique de Claudia Cardinal, mais j'ai une poitrine extraordinaire.
00:05J'ai un sein plus grand que l'autre, mon chéri.
00:07Mon premier mari avait l'habitude de s'endormir en le prenant dans sa main.
00:11Il dormait dans l'autre chambre au bout du couloir.
00:14Alice Saprich.
00:16Grâce à des téléfilms tirés de romans classiques, comme Vipère au point,
00:20elle est considérée par la critique comme une grande tragédienne.
00:24Succès oblige, elle devient un personnage du tout Paris,
00:28dont Thierry ne va pas manquer de s'emparer à sa façon.
00:32Bonsoir.
00:34Bonsoir, chéri, chéri.
00:36Bonsoir, ma chère Alice.
00:38Bonsoir, chéri, chéri.
00:40Mon Michelounet, Druckerounet, mon chéri, chéri.
00:43Alice Saprich était une caricature, elle, toute seule.
00:45Vous vous paraissez détendu ?
00:46Oui, je suis détendu, mon chéri, chéri, oui.
00:49Enfin, moralement, parce que physiquement, je suis plutôt retendu, disons.
00:53Dans ma carrière, j'ai eu plus de lifting que de rappel, mon chéri, chéri.
00:58Tiens, regarde, par exemple, là, quand je serre les fesses, j'ai les paupières qui se ferment.
01:03C'est extraordinaire, non, mon chéri.
01:06Avec ce qu'ils m'ont tiré, je me suis fait un sac à main, d'ailleurs.
01:09Je me disais alors, mon Druckerounet, mon chéri, chéri.
01:11Tu es rentré tard, il y a mon chéri, mon Druckerounet.
01:15Tu n'as plus tes érections d'antan.
01:17Moi, je commençais à devenir vert.
01:20Ma chère Alice.
01:21Oui, mon Michelounet.
01:22Lorsque vous êtes venu dans Chantizé, il n'y a pas très longtemps,
01:24vous m'avez dit que vous étiez très branché avec les jeunes, que tout allait bien.
01:29Et que certains jeunes, vous trouvez non seulement beaucoup de charme, mais un certain sex-apile.
01:33Oui, j'ai du succès avec les antiquaires, les brocanteurs, mais aussi avec les jeunes, oui.
01:38J'ai du sex-apile, un sex-apile, oui.
01:40Enfin, ne citons pas de marque à la télévision, mon Druckerounet, mon chéri, chéri.
01:44Alice, la télé, le théâtre vous doit beaucoup.
01:46Vous êtes une espèce de monstre que ça crée, ça, ça vous fait plaisir, ça ?
01:49Oui, je suis un monstre, ça, tu fais bien de le dire, mon chéri, chéri.
01:52Mais c'est vrai, les directeurs de théâtre me doivent beaucoup,
01:56car avec moi, ils font des économies de chauffage, d'électricité,
02:00puisqu'ils ferment à l'entracte, généralement.
02:02Sauf quand je sers les grands auteurs, comme...
02:05Comment s'appelle-t-il ?
02:07Cet anglais, là, qui meurt tout le temps, je clapote.
02:10J'expire, oui.
02:12Non, j'expire.
02:12William J'expire, oui.
02:14Lui, il allait dans l'outrance, parfois même jusqu'à se fâcher, je crois,
02:17plus ou moins, avec ses propres amis,
02:19qui étaient partagés entre l'admiration qui lui portait,
02:22et parfois, je pense que ses pics faisaient mal.
02:24C'est pas quelqu'un qui se réjouissait de faire de la peine,
02:29non, parce que c'est pas dans sa nature,
02:31parce que quelques secondes après, il avait oublié,
02:33mais sur le moment, quand même, ça lui faisait bien plaisir.
02:37Ma chère Alice, comme toutes les grandes tragédiennes, vous respectez le texte.
02:40Oui, oui, on peut dire, mon chéri,
02:42qu'Ava Gardner, Lee Stélor, chéri, chéri,
02:46compose.
02:47Moi, je me décompose, mon chéri.
02:49J'ai tout fait dans ma carrière.
02:51J'ai fait du doublage de dessin animé.
02:53Maintenant, j'ai dessin à réanimer, plutôt, mais...
02:56Enfin, les enfants sont fous de moi.
02:58En France, souvent, ils me jettent des pierres dans la rue,
03:01quand je passe, et aux Etats-Unis,
03:03ils crient après moi,
03:04« E.T. ! E.T. ! »
03:06Moi, chéri...
03:08Je me souviens de Sapritch,
03:09qui vient me voir dans ma loge au Théâtre Marignée,
03:11et qui me dit,
03:11« Bernard, c'est honteux, ce qu'il fait dire de moi,
03:15le sketch sur moi est dégueulasse, et tout.
03:18Demande-lui de le virer. »
03:20Alors, j'en parle après à Thierry,
03:21il me dit, « Qu'est-ce qu'elle a, la vieille ? »
03:22Je dis, « Elle veut plus que tu l'imites,
03:24elle est vexée, tout ça. »
03:27Je ne suis pas fâchée,
03:28je n'ai pas fait de procès,
03:30mais les derniers temps,
03:31il a un peu dépassé la mesure,
03:33et quand on dépasse la mesure,
03:36je dis, « Halte ! »
03:37Ah bon, c'est pas grave,
03:39on supprime Sapritch, et tout.
03:40Et quatre jours après,
03:42la même loge, au même endroit,
03:43la Sapritch qui arrive en disant,
03:45« Dis-lui de le remettre,
03:45plus personne parle de moi dans Paris ! »
03:48Je pense qu'elle lui en voulait,
03:49comme ça,
03:51dans les soirées mondaines,
03:52en disant, « Mais arrête, sale gamin !
03:54Et puis, finalement,
03:57trop intelligente
03:58pour ne pas se rendre compte
04:00qu'elle existait grâce à Thierry. »
04:01Ma chère Ali,
04:02pour réussir,
04:03dans une vie de comédienne,
04:06il faut une silhouette,
04:08un certain galbe,
04:09en plus de son talent d'acteur.
04:10Moi, malheureusement,
04:11je n'ai pas le physique
04:12de Claudia Cardinal,
04:14mais j'ai une poitrine extraordinaire.
04:16J'ai un sein plus grand que l'autre,
04:18mon chéri.
04:18Mon premier mari avait l'habitude
04:20de s'endormir
04:21en le prenant dans sa main.
04:23Il dormait dans l'autre chambre
04:24au bout du couloir.
04:25Donc, la France défigurée.
04:28Allez, ça prie, Thierry de Lyon.
04:30Nous nous reverrons
04:35un jour ou l'autre.
04:36Sous-titrage Société Radio-Canada
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