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  • il y a 8 mois
La problématique des remplacements des professeurs dans l'Education Nationale interpelle : entre difficultés de recrutement, congés maladies et manque de moyens, comment aujourd'hui valoriser le public face au privé, moins en proie à ces problématiques ? Comment mieux organiser ces remplacements, alors que les absences ont augmenté depuis 2018 de 17,4% dans le premier degré et 15,6 % dans le second degré ?

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Transcription
00:00Moi, ma fille est scolarisée dans le 93, et en face du collège, il y a un collage,
00:03comme on voit des collages féministes sur différents sujets,
00:05c'est un collage qui concerne l'éducation nationale,
00:07et qui reprend un chiffre que j'ai vérifié par ailleurs et qui est tout à fait vrai,
00:10c'est qu'un élève qui fait l'ensemble de sa scolarité dans le public dans le 93
00:15aura perdu un an de scolarité au total.
00:18Et je vois, pour avoir moins fait ma scolarité dans d'autres circonstances,
00:21que la célérité, la capacité à remplacer des profs qui sont malades, qui sont fatigués,
00:27et je trouve que quand on dit qu'il faut que l'éducation nationale se remette en cause,
00:29en creux, le discours qu'on entend, c'est aux profs de se remettre en cause.
00:32Mais encore une fois, c'est quand même ce qu'on entend dans le débat public assez souvent,
00:35en disant qu'il y aurait des profs du public qui se laisseraient un peu vivre
00:38et qui auraient lâché l'affaire, et des profs du privé qui garderaient
00:41une forme de conception un peu plus exigeante.
00:43Je pense que ça pose la question d'une société,
00:45qui n'est pas qu'une question de moyens, mais vous le rappeliez,
00:47la valorisation dans notre société, dans la hiérarchie des salaires,
00:50dans la hiérarchie des reconnaissances, des considérations,
00:53il y a un vrai sujet, et on le voit par rapport à beaucoup d'autres pays européens,
00:55le temps scolaire, la capacité à avoir un recrutement de qualité.
00:59Si les gens sont dans l'évitement à l'égard du métier de prof,
01:02tout en disant que c'est l'un des plus beaux métiers du monde,
01:04honnêtement, ça doit interroger une société au-delà des simples questions budgétaires.
01:07Je reste sur la question très prosaïque des remplacements des profs malades
01:12et de la capacité de l'école publique à les remplacer.
01:16C'est une question de nombre de profs ou c'est une question d'organisation ?
01:19Je pense qu'il y a les deux.
01:22Après, dans l'enseignement privé, les consignes des rectorats actuellement,
01:27c'est aussi de moins remplacer les consignes de ces derniers mois.
01:31Il y a plusieurs chefs d'établissement qui ont eu pour consigne de plus…
01:35Même s'ils ont trouvé un remplaçant, le rectorat leur dit non,
01:39on ne l'embauche pas.
01:41Dans le privé ?
01:42Dans le privé.
01:42Pourquoi ? Parce qu'il le pique au public ?
01:44Voir même, comme il manque de remplaçants dans le public,
01:48il propose à l'enseignant qui a été démarché par le privé
01:53d'aller remplacer dans le public.
01:55Il y a eu des consignes de l'Académie de Créteil,
01:57notamment pour des remplacements de courte durée
02:01et pour des remplacements de professeurs
02:04qui ne sont pas des matières à examen l'année de l'examen.
02:07Par exemple, un prof de français peut être remplacé en troisième
02:09parce que c'est l'année du brevet,
02:11mais il ne sera pas remplacé pour ses heures en cinquième, en sixième.
02:14Donc ça, c'est un vrai sujet, oui.
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