- il y a 3 heures
Lutte contre les déserts médicaux, insécurité, environnement ou encore offre de transport, autant de thèmes qui animent et bousculent la campagne des municipales de mars prochain. Un scrutin qui captive les électeurs puisque, selon un sondage Odoxa réalisé pour Public Sénat, 76% des Français déclarent s’intéresser aux élections municipales 2026. Dans ce nouveau numéro de Dialogue Citoyen, Quentin Calmet invite cinq Français à témoigner. Face aux sénateurs présents sur le plateau, ils échangent sur les limites du périmètre d’action dont disposent les maires pour agir sur le quotidien des Français. Année de Production :
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00:00La sécurité, c'est la première des libertés.
00:12Je recruterai 5 000 policiers municipaux.
00:14La première chose, c'est qu'on va continuer à développer le logement social
00:17parce qu'il n'y a que le logement social qui permet, pour un certain nombre de catégories,
00:21de continuer à habiter à Paris.
00:23Et ne comptez pas sur moi.
00:24Pour engager un projet abracadabrantesque à plusieurs milliards
00:30qui fera les poches des automobilistes la ruine de cette collectivité
00:34et qui ne réduira en rien les émissions de CO2, la pollution et le trafic routier de surface.
00:42Aujourd'hui, j'ai mal à ma ville.
00:46Lyon décroche et Lyon se replie.
00:49Je veux devenir votre prochain maire en 2026.
00:52Voilà, on le voit à Paris et à Lyon, mais aussi dans toute la France.
00:57La campagne bat son plein.
00:59Et vous, qu'attendez-vous de ces élections municipales ?
01:02Qu'est-ce qui va vous décider à voter pour tel ou tel candidat les 15 et 22 mars prochains ?
01:08Dans un sondage Odoxa réalisé pour Public Sénat et la presse quotidienne régionale,
01:13on lit que 76% des Français disent s'intéresser à cette élection.
01:17Parmi les thèmes jugés prioritaires, on retrouve la sécurité, la lutte contre la délinquance,
01:22puis la santé, l'offre de soins à égalité avec le niveau des impôts locaux.
01:28Dans ce nouveau numéro de Dialogue citoyen, 5 Français vont témoigner de ce qu'ils attendent de leur prochain maire ou de leur prochaine maire.
01:35Bonjour à tous les 5, merci à vous d'avoir accepté de participer à cette émission.
01:40Avec vous, nous allons faire un tour de France grâce à vous.
01:44Évoquez différents thèmes, que ce soit les transports, l'environnement.
01:48Nous donnerons également la parole à une jeune électrice dont c'est la première élection.
01:52Pour commencer, nous allons à Nantes à la rencontre de Jean-Luc Landas.
01:55Pour parler de santé, on l'a vu, c'est une préoccupation importante.
01:59Jean-Luc, vous êtes retraité, ancien médecin à l'hôpital,
02:03et vous vous battez depuis deux ans pour implanter un centre de santé dans votre quartier de Nantes.
02:09Avant de vous entendre, on va avoir une courte vidéo que vous avez filmée pour nous.
02:14C'est au cœur de ce quartier populaire du sud de la ville de Nantes, au Clotoraux,
02:22que sera ouvert, dans quelques mois, au rez-de-chaussée d'un de ces bâtiments,
02:31le centre de santé associatif qui permettra aux habitantes de ce quartier
02:42d'avoir accès sur place, à proximité immédiate, de médecins généralistes,
02:51d'une psychologue, d'infirmiers,
02:54dans ce quartier où le dernier médecin généraliste a pris sa retraite depuis deux ans.
03:03Bonjour Jean-Luc, alors racontez-nous, vous vivez dans une grande ville,
03:07mais dans un désert médical, c'est un paradoxe.
03:09Eh bien oui, mais c'est un paradoxe qui existe dans toutes les grandes villes.
03:15En fait, il y a une grande inégalité d'accès aux soins selon les quartiers.
03:19Et dans les quartiers populaires, il y a très peu de médecins, beaucoup moins,
03:23tels que se donnent les chiffres de la direction régionale de l'ARS, eux-mêmes.
03:31Donc quand on s'est retrouvés dans ce quartier,
03:35avec le départ du dernier médecin généraliste,
03:37on a pris le taureau par les cornes avec, pas moi tout seul,
03:42mais avec un collectif de citoyens et puis d'autre part les habitants du quartier,
03:47en agissant sur deux rails.
03:50Le premier rail, c'est de venir en aide immédiatement,
03:54en tenant des permanences pour aider les habitants de ce quartier
03:58à retrouver un médecin généraliste.
03:59Nous avons répertorié les médecins exerçant dans moins d'une demi-heure
04:05en transport en commun, qui est le moyen de transport le plus utilisé
04:09par les habitants du quartier.
04:11Et en fait, nous avons trouvé 42 médecins,
04:14ce qui peut paraître beaucoup,
04:16répartis dans 22 cabinets,
04:17mais seulement deux prenaient des nouveaux patients.
04:19Et donc, premier point.
04:23Puis le deuxième rail sur lequel nous avons réagi,
04:25nous avons dit, il faut retrouver un médecin,
04:28un ou des médecins plus exactement,
04:30dans ce quartier.
04:31Et donc, nous avons,
04:33donc nous sommes battus
04:35auprès des élus
04:37pour obtenir
04:39la création d'un centre de santé
04:41dans ce quartier.
04:43Et Jean-Luc,
04:45comment on fait pour vivre au quotidien
04:47sans médecin généraliste ?
04:48Racontez-nous aujourd'hui, comment ça se passe ?
04:50Eh bien, comment ça se passe ?
04:51C'est-à-dire que,
04:53comment vous faites
04:53quand il n'y a plus de médecins
04:55qui veulent venir faire des visites à domicile,
04:57quand vous avez votre mère de 90 ans
05:00qui ne peut pas se déplacer ?
05:01Ça veut dire que vous posez un arrêt de travail
05:02et puis vous allez l'accompagner
05:04au médecin qui veut bien la recevoir.
05:07Bon, voilà.
05:08Comment vous faites
05:09pour repérer
05:10un autre cabinet
05:14de médecins
05:17quand vous êtes aveugle et sourd ?
05:20Bon, voilà.
05:20Et concrètement,
05:21c'est comme ça que ça se passe.
05:22Comment vous faites
05:23quand vous avez trois enfants
05:24et que vous êtes mère seule
05:25et que vous devez passer
05:26deux ou trois heures
05:28pour pouvoir aller à une consultation ?
05:31Bon, c'est ça la difficulté.
05:33Et donc, c'est la raison
05:34pour laquelle
05:35l'action immédiate,
05:37je l'ai dit,
05:38c'était de tenir ses permanences
05:39à la maison de quartier
05:41qui nous a accueillis.
05:42Voilà.
05:42Et pour les aider
05:45parce que comment vous faites
05:46quand vous possédez mal le français
05:48et que prendre un rendez-vous
05:50sur Internet,
05:51c'est impossible.
05:52Voilà.
05:52Est-ce que ce thème
05:54qui vous tient à cœur,
05:55la mobilisation autour
05:56de cette maison de santé,
05:57ça a influé
05:57sur la campagne municipale ?
05:59Est-ce que vous avez pu rencontrer
05:59des candidats ?
06:00Est-ce qu'ils viennent
06:01dans votre quartier
06:01sur ce thème ?
06:03Alors, pour l'instant,
06:05nous n'avons pas rencontré,
06:08mais ça viendra,
06:08mais nous avons rencontré
06:10les élus auparavant,
06:12car la décision
06:13d'ouvrir ce centre de santé
06:16a été une décision
06:18de la municipalité actuelle
06:19qui a accepté
06:21de budgéter
06:23des sommes
06:27pour ouvrir à terme
06:28ce nouveau centre de santé
06:31qui n'était pas prévu
06:32dans le mandat.
06:34Alors, pour réagir
06:35à votre témoignage,
06:36j'accueille sur ce plateau
06:37trois sénateurs et sénatrices.
06:39Bonjour à tous les trois,
06:40vous allez pouvoir réagir
06:41comme ça aux témoignages
06:42de nos citoyens.
06:44Je vous présente
06:44Karine Daniel,
06:45vous êtes sénatrice socialiste
06:46de la Loire-Atlantique,
06:47vous connaissez très bien Nantes,
06:49vous avez été élu municipal.
06:50Également avec nous,
06:51Ludovic Hay,
06:52sénateur centriste du Haut-Rhin.
06:54Vous avez également été maire
06:55d'une commune
06:56de 15 000 habitants
06:57en Alsace.
06:58Également avec nous,
06:59David Bargray,
06:59bonjour.
07:00Bonjour.
07:00Sénateur LR de la Manche,
07:01vous avez été conseiller
07:02municipal de Cherbourg.
07:04Alors, Karine Daniel,
07:05qu'est-ce que cette mobilisation
07:06vous évoque ?
07:08Est-ce que c'est une préoccupation
07:09des Français,
07:10des électeurs dans la campagne ?
07:11Vous le reconnaissez,
07:12la santé ?
07:13Oui, évidemment,
07:14c'est une des premières
07:15préoccupations des Français.
07:16On ne peut pas se satisfaire
07:17du fait qu'aujourd'hui,
07:18on constate qu'il y a
07:20des différences d'espérance de vie
07:21entre les départements
07:23du fait du développement
07:25de déserts médicaux.
07:26D'abord, moi,
07:27je tiens à féliciter Jean-Luc
07:28et la démarche collective
07:30qui s'est faite
07:32autour de cette mobilisation
07:34au Clotoro.
07:34Moi, j'habite un quartier populaire
07:36à Bellevue
07:37où s'est implantée
07:38une première maison de santé
07:41qui est un projet exemplaire
07:43et il y en a maintenant
07:44qui se développent
07:45dans les quartiers populaires
07:47de Nantes.
07:48Donc, il a fallu
07:49une mobilisation citoyenne
07:50pour que ça bouge
07:51dans son quartier à Nantes ?
07:52Alors, en fait,
07:53ce qui est très important,
07:54c'est qu'il n'y a pas forcément
07:56un modèle unique
07:57des maisons de santé.
07:59Il est important
08:00que la maison de santé
08:01réponde
08:02au profil
08:03de la population,
08:05aux besoins locaux,
08:06à ce qui existe déjà
08:08en termes
08:08de proximité
08:09et de services
08:10et ça,
08:11c'est extrêmement important.
08:13On a, par exemple,
08:14à Bellevue
08:15des actions
08:15très spécifiques
08:16dans un quartier vieillissant
08:18sur la prévention
08:19et la lutte
08:20contre le vieillissement
08:22et les signes
08:23précoces de vieillissement.
08:24Bellevue,
08:24c'est un autre quartier de Nantes.
08:25Voilà.
08:26Aux Breilles,
08:26qui est un autre quartier
08:27au nord de Nantes,
08:30il y a des actions
08:30spécifiques
08:31sur le domaine
08:32de la santé mentale
08:33des jeunes
08:34et il y a un dialogue
08:35et c'est ça
08:35qui est intéressant,
08:37très important à Nantes
08:38en tous les cas,
08:39entre les besoins
08:40de la population,
08:41le tissu associatif,
08:43les médecins
08:44dont la demande
08:45et les professionnels
08:46de santé
08:46est vraiment
08:47de travailler
08:48de manière
08:49plus collective
08:50et vraiment,
08:51je salue
08:51les médecins
08:52et les professionnels
08:53de santé
08:53qui s'investissent
08:54dans ces projets
08:55parce qu'ils ont
08:57de nouvelles manières
08:58de travailler
08:59et les maisons
09:00de santé
09:01et les centres
09:01de soins
09:02correspondent aussi
09:03à cette demande
09:04des professionnels
09:04de travailler
09:05de manière
09:05plus collective.
09:06Ludovic,
09:07qu'est-ce que
09:08le témoignage
09:08de Jean-Luc
09:09vous a évoqué
09:09et comment est-ce
09:10qu'on fait en Alsace
09:11pour faire revenir
09:11des médecins traitants ?
09:12On le disait,
09:13il n'y a pas de modèle
09:13unique sur ces maisons
09:14de santé.
09:15On voit la mobilisation
09:15citoyenne autour
09:16de ce quartier de Nantes,
09:17qu'est-ce que ça vous évoque ?
09:18Évidemment,
09:18je retrouve un certain nombre
09:19de similitudes
09:20et je salue encore une fois
09:20l'action de Jean-Luc.
09:22Merci docteur
09:22d'intervenir de la sorte,
09:24je dirais que nous avons aussi
09:25évidemment en Alsace
09:26de nombre d'acteurs
09:27qui luttent
09:28et qui s'investissent
09:30énormément
09:30pour pouvoir justement
09:31pallier à cette absence
09:33ou cette lacune médicale
09:35sur certains territoires.
09:36Alors évidemment...
09:37Le maire,
09:37il a des leviers ?
09:38Le maire a des leviers.
09:39Alors je rappelle quand même
09:40toujours que le médical
09:42n'est pas une compétence communale.
09:43Voilà.
09:44Et malheureusement,
09:44quand un cabinet ferme,
09:45la première personne
09:46qu'on va voir aujourd'hui,
09:47c'est le maire ou ses adjoints.
09:48D'où le paradoxe.
09:48Voilà, d'où le paradoxe.
09:49Et je salue,
09:50et là aussi sans flagornerie aucune,
09:51mais l'action aussi des élus
09:53aux côtés des professionnels de santé
09:54qui se démènent.
09:55Nous, on a carrément des maires
09:56qui vont en Roumanie
09:57recruter des jeunes
09:58en sortie d'université
09:59pour pouvoir justement
10:00pallier non pas des médecins demain,
10:03mais au moins après-demain
10:04parce qu'on sait
10:04que ça prend du temps la formation.
10:06Donc aujourd'hui,
10:06on voit bien que
10:07bon nombre d'acteurs
10:08travaillent main dans la main.
10:13l'agence régional de santé aujourd'hui
10:14effectivement travaille
10:15de plus en plus à nos côtés
10:17pour travailler sur ce maillage
10:18de manière à ce qu'il soit
10:19le plus pertinent possible.
10:20Et puis comme vous le savez,
10:20l'Alsace, c'est un ensemble.
10:22Il y a de la plaine,
10:23mais il y a aussi de la vallée.
10:23Il y a des grandes villes
10:24et des villes rurales
10:25comme pas mal de départements
10:26en France.
10:27Et aujourd'hui,
10:28on doit lutter justement
10:29contre une double fracture,
10:30une fracture géographique.
10:31J'étais hier dans une commune
10:32qui a plus de trois quarts d'heure
10:33du premier centre médical.
10:34Des accouchements qui sont
10:36en grande partie
10:36pour certains dans la voiture.
10:38Ça existe encore en France.
10:39Et donc, il y a cette crainte-là
10:40de se dire
10:41je suis à trois quarts d'heure
10:42d'une maternité.
10:43Et puis, l'autre fracture
10:44dont on parle peu,
10:45c'est la fracture numérique.
10:46Aujourd'hui, tout se passe.
10:47Les prises de rendez-vous
10:48beaucoup par du numérique.
10:49Vous avez des résultats
10:50qui sont envoyés aussi
10:51de manière numérique
10:51avec des personnes
10:52qui n'ont pas été formées pour ça.
10:54Oui.
10:54David Maraguerit,
10:55qu'est-ce que vous pouvez dire
10:56à Jean-Luc ?
10:57On sait qu'il y a eu des textes
10:58qui ont été adoptés au Parlement
10:59l'année dernière.
11:00On pense à la proposition
11:01de loi Mouillet.
11:02On attend toujours
11:03qu'elle soit examinée
11:03à l'Assemblée nationale.
11:04Il y a eu une impasse
11:05autour de ce texte
11:06qui vise à forcer
11:07un peu plus les médecins
11:08à faire des permanences
11:10dans des lieux sous-dotés.
11:11Qu'est-ce qu'on peut dire
11:11à notre citoyen ?
11:12D'abord, moi,
11:12je voudrais dire à Jean-Luc
11:14que bravo
11:14parce qu'on est aujourd'hui
11:16dans une situation
11:17où aucun territoire
11:18n'est épargné.
11:19Il n'y a pas de territoire
11:20quasiment aujourd'hui
11:21dans notre pays
11:22qui est épargné
11:23par l'inégalité
11:24qui est probablement
11:25une des pires des inégalités.
11:27C'est celle de l'accès aux soins.
11:28C'est un parcours du combattant
11:29aujourd'hui pour accéder
11:30à un médecin généraliste
11:31ou pour accéder encore plus
11:33à un spécialiste
11:34ou à un pédiatre.
11:36Et donc,
11:36l'initiative citoyenne
11:37qu'il prend aujourd'hui,
11:38Jean-Luc,
11:39je la prends aussi
11:40un peu comme un signal d'alarme
11:43d'une certaine manière
11:44parce que,
11:45comme le disait le collègue
11:45et je suis parfaitement d'accord
11:46avec lui,
11:47c'est que c'est d'abord
11:48une compétence de l'État
11:48et aujourd'hui,
11:49on paie collectivement
11:50des mauvaises décisions
11:51qui ont été prises
11:52il y a plusieurs années
11:53sur le numerus clausus,
11:54c'est-à-dire
11:54sur le manque de médecins
11:56qui sortaient
11:57de la fac de médecine.
11:58C'est la préoccupation
11:59numéro un
12:00pour l'élection municipale
12:01alors que ce n'est pas
12:01forcément la compétence du maire.
12:03Pourquoi ?
12:03Parce qu'aujourd'hui,
12:04les élus avec les citoyens
12:06sont en première ligne
12:07pour répondre
12:08à cette préoccupation.
12:09Je suis élu
12:09d'un département
12:10très rural
12:11et j'ai présidé
12:13une agglomération,
12:14celle du Cotentin
12:15qui comporte 129 communes
12:17qui est très rural
12:17et on a tout fait
12:18même si ce n'est pas
12:19directement notre responsabilité
12:21pour prendre des mesures.
12:22Alors en effet,
12:22la condition nécessaire
12:24c'est la structure collective
12:25qu'elle soit salariée,
12:26il n'y a pas de modèle
12:26unique ou alors
12:28qu'elle soit libérale
12:29mais elle n'est pas
12:30toujours suffisante
12:31parce qu'avoir
12:31un bel établissement
12:32de santé
12:33c'est très bien
12:34et ça peut rendre
12:35attractif son territoire
12:37mais parfois
12:37il n'y a pas de médecin
12:38et il faut en effet
12:38que des élus
12:39se mobilisent
12:40pour aller les chercher.
12:41On a mis en place
12:42des solutions très concrètes,
12:43on a inauguré
12:44il y a quelques semaines
12:45un médicobus,
12:47c'est un camion
12:48qui va concrètement
12:49dans les villes
12:49et les villages
12:50de mon territoire
12:51pour apporter une solution
12:52qui est parfois
12:53une solution d'urgence,
12:54j'en conviens,
12:54elle n'est pas complètement
12:55satisfaisante
12:55cette solution
12:56mais elle permet
12:57de pallier à l'absence
12:58du médecin
12:58parce que parfois
12:59quand le médecin généraliste
13:00part à la retraite
13:00il n'y a aucune solution
13:02sur un territoire
13:02et les habitants sont démunis
13:04et c'est la raison
13:04pour laquelle
13:05c'est le premier sujet
13:05de préoccupation
13:06de ces élections municipales.
13:07Jean-Luc,
13:08je vous donne la parole,
13:09vous pouvez réagir
13:09à ce qui a été dit en plateau
13:10et ensuite on va aller voir
13:11notre deuxième citoyen,
13:12je vous écoute.
13:13Eh bien,
13:15merci de vos félicitations
13:18mais un,
13:19elle ne s'adresse pas
13:20qu'à moi,
13:20elle s'adresse à toutes
13:21celles et ceux
13:22qui aujourd'hui agissent
13:24et encore aujourd'hui
13:25parce que nous avons
13:26un centre de santé,
13:27vous dites
13:28il faut différents moyens
13:29mais enfin,
13:30juste à proximité
13:32de ce quartier,
13:33un centre de santé privé,
13:36Sommed,
13:37a fermé
13:37comme tous
13:38en France
13:39et donc
13:40nous avons repris
13:42nos permanences
13:42que nous avions abandonnées
13:43et nous avons repris
13:44parce que encore
13:45maintenant,
13:46eh bien,
13:47nous avons à trouver
13:48des médecins
13:49et nous avons eu
13:50aussi une aide,
13:51vous ne l'avez pas mentionné,
13:52mais une aide importante
13:54de la caisse primaire
13:55d'assurance maladie
13:56ou de ses salariés
13:57qui à distance
13:58malheureusement
13:59et non pas sur place
14:00parce que c'est très important
14:01la proximité immédiate
14:04nous a indiqué
14:07quels étaient
14:07les médecins
14:08qui venaient de s'installer
14:09etc.
14:09dans le coin
14:10enfin bon,
14:10nous ont réellement
14:11donné un coup de main.
14:13En revanche,
14:14ce qui me paraît
14:16important,
14:17c'est quand même
14:18que tous les modèles
14:18ne sont pas équivalents
14:20et le centre de santé
14:22avec des médecins
14:23et des personnels salariés
14:24c'est aussi
14:26un des centres
14:27qui pratiquent
14:28le tiers payant
14:28et donc c'est quelque chose
14:30d'extrêmement important
14:31qui pratiquent aussi
14:33un accueil
14:33là,
14:34beaucoup de cabinets
14:35ne fonctionnent
14:36qu'avec des rendez-vous
14:37soit par téléphone
14:38soit par internet
14:42et il y a
14:44y compris dans les villes
14:45y compris dans les villes
14:46c'est des gens
14:48qui ne peuvent pas
14:49utiliser ces moyens
14:50donc la proximité immédiate
14:52est importante.
14:53Merci Jean-Luc
14:54pour votre témoignage
14:55dans cette émission
14:56vous restez avec nous
14:57on va prendre nous
14:58la direction de Carpentras
14:59dans le Vaucluse
15:00pour aller à la rencontre
15:01de notre deuxième témoin
15:03c'est un autre grand thème
15:04de la campagne
15:05la question du dynamisme
15:06des centres-villes
15:07on y a même consacré
15:08une émission entière
15:09il y a quelques semaines
15:09bonjour Rémi
15:10merci
15:11vous êtes fromager
15:12à Carpentras
15:13le centre-ville
15:14est miné
15:15par les logements vacants
15:16et l'absence
15:17de grandes enceines
15:18qui pourraient créer
15:18du dynamisme économique
15:20avant d'en parler
15:21avec vous
15:21on va voir
15:22quelques images
15:22de votre boutique
15:23alors bonjour
15:27moi je suis Rémi
15:28merci
15:29je suis à Carpentras
15:31depuis bientôt
15:329 ans
15:33et je suis fromager
15:35donc là
15:37on va voir
15:37ma boutique
15:38on s'est installé
15:41à Carpentras
15:42parce qu'en fait
15:43juste avant
15:45on était à Paris
15:45et puis il faisait
15:46souvent très gris
15:47finalement
15:47on a trouvé
15:48que Carpentras
15:49c'était topissime
15:50il fait pratiquement
15:52beau toute l'année
15:52donc voici ma boutique
15:54donc là
15:54il est un peu tôt
15:55c'est calme
15:56bon c'est quand même
15:57très souvent dynamique
15:58et c'est une très jolie ville
16:01bonjour Rémi
16:03merci d'être avec nous
16:04dans cette émission
16:04racontez-nous
16:05vous aimeriez
16:06que votre prochain maire
16:07fasse du centre-ville
16:08le cœur battant
16:09de votre ville
16:10ce que vous avez dit
16:11en préparant cette émission
16:11oui tout à fait
16:13moi personnellement
16:18je pense que le maire
16:19a vraiment une action
16:20pour la ville
16:21d'abord parce que
16:22c'est le visage de la ville
16:23et en tant que visage
16:26de la ville
16:26il va insuffler
16:28quelque chose
16:29forcément
16:29après
16:30moi j'ai l'impression
16:32en tout cas
16:33depuis quelque temps
16:34qu'on ne considère plus
16:35les centres-villes
16:36comme étant
16:36le centre
16:38vraiment le cœur
16:39de la ville
16:40c'est là où
16:40les choses se passent
16:42tout s'étend
16:44tout va autour
16:46on développe
16:46des zones commerciales
16:48des supermarchés
16:49et
16:50on
16:51on obstrue même
16:53la
16:53la
16:54la
16:54la circulation
16:56c'est-à-dire qu'aujourd'hui
16:56c'est compliqué
16:57de venir dans un centre-ville
16:58alors que
16:59en fonction
17:00de ce qu'on va y faire
17:01il faudrait que
17:02l'offre
17:03de parking
17:04par exemple
17:05la sécurité
17:06bien sûr
17:07les nettoyages
17:08tout ça soit pensé
17:09par rapport
17:10aux usages
17:11des habitants
17:11et j'ai l'impression
17:12que ça a été un peu oublié
17:13et pour moi
17:14je pense quand même
17:16que le maire
17:16a une véritable action
17:18là-dessus
17:18Oui
17:19vous pensez que
17:20la campagne municipale
17:21va se faire autour
17:22de ce sujet
17:23est-ce que ça a déjà
17:23un peu pris
17:24dans votre commune ?
17:26Alors ça ne va pas
17:27être le seul sujet
17:27forcément
17:29il y a d'autres sujets
17:30il y a plein de priorités
17:31vous l'avez dit
17:32sur
17:32en introduction
17:33mais dans le cadre
17:35de Carpentras
17:36ça va être assez important
17:37là aujourd'hui
17:38les candidats
17:39qui ont en tout cas
17:40développé un programme
17:42parlent tous
17:43du centre-ville
17:43il s'agit de créer
17:46de la mixité
17:46au centre-ville
17:47puisqu'aujourd'hui
17:48les gens ont tendance
17:49à ne plus habiter
17:49le centre-ville
17:50et ça fait beaucoup
17:52de logements vacants
17:52il y a beaucoup
17:55de logements
17:56dortoirs
17:57et donc
17:58il faut absolument
17:59gérer ça
17:59il faut faire en sorte
18:00que
18:01ce soit décent
18:02qu'il y ait
18:03une amélioration
18:04des conditions
18:05de logements
18:05il y a
18:07donc
18:08faire habiter
18:09les gens
18:09au centre-ville
18:10ensuite
18:10il y a
18:11le maillage commercial
18:12qui a du mal
18:14tout simplement
18:14parce qu'en ce moment
18:16c'est difficile
18:17je pense que
18:17ce n'est pas que
18:18Carpentras
18:18c'est difficile
18:19partout en France
18:20et
18:21donc là
18:23il y a
18:24dans les différents
18:25candidats
18:26que nous avons rencontrés
18:27il y a
18:28pas mal
18:29de réflexions
18:30autour de ça
18:31c'est comment
18:31rendre la ville
18:32attractive
18:33pour faire revenir
18:34du commerce
18:34à partir du moment
18:35on fait revenir
18:36du commerce
18:36on fait revenir
18:37la circulation
18:37on fait revenir
18:38des gens
18:39et on fait vivre
18:40le centre-ville
18:41parce que
18:41rapidement
18:42là en ce moment
18:42vous diriez
18:43que la situation
18:43c'est plutôt
18:43des commerces
18:44qui ferment
18:45quel est exactement
18:46l'état
18:46du centre-ville
18:48alors
18:50je vais parler
18:51de Carpentras
18:51spécifiquement
18:52mais
18:52si je parle
18:54avec des collègues
18:55fromagers
18:56un peu partout
18:56j'ai l'impression
18:57que c'est un peu
18:57partout pareil
18:58surtout dans les villes
19:00moyennes
19:00Carpentras
19:01c'est autour
19:01de 30 000 habitants
19:02voilà
19:03donc dans le cadre
19:04de Carpentras
19:04depuis la fin
19:07du Covid
19:08petit à petit
19:10il y a
19:12des locomotives
19:13qui ferment
19:13alors
19:14parce que c'est
19:15des anciennes
19:15des enseignes nationales
19:17par exemple
19:18Camailleux
19:19Camailleux
19:19ça faisait venir
19:20beaucoup de monde
19:21ça a fermé
19:21et elles ne sont pas
19:23remplacées
19:23aujourd'hui
19:24les clients
19:27vont dire
19:27ah mais Carpentras
19:28pourquoi est-ce qu'on
19:29irait à Carpentras
19:30parce qu'en fait
19:31c'est compliqué
19:32d'y aller
19:32c'est compliqué
19:33de se garer
19:34pourtant on a une offre
19:34de parking
19:35assez énorme
19:35à Carpentras
19:36mais ça ne suffit pas
19:37en fait
19:37les gens vont
19:37dans leur tête
19:38se disent
19:38c'est compliqué
19:39d'y aller
19:39et en plus
19:42bon il n'y a pas
19:43assez de choses
19:43à y faire
19:44donc il faut
19:44trouver comment
19:46animer la ville
19:47et comment faire
19:49venir des enseignes
19:50qui plaisent
19:52aux gens
19:52qui tout simplement
19:53viennent dans le centre-ville
19:55Alors David Marguerite
19:56que peut faire le maire
19:57sachant que
19:58les rapports parlementaires
19:59s'empilent sur cette question
20:00mais vous avez aussi
20:01des commerçants indépendants
20:03qui peuvent décider
20:03ou non
20:04de monter leur commerce
20:05qu'est-ce que peut faire le maire ?
20:07Alors je pense d'abord
20:07qu'on est au carrefour
20:08des pouvoirs du maire
20:09dans votre témoignage
20:10on a à la fois
20:12l'enjeu de mobilité
20:13d'attractivité
20:14du centre-ville
20:14et l'enjeu
20:15de commerce
20:16Moi je dirais qu'on est
20:17un petit peu
20:17à un tournant historique
20:18dans les années 90
20:19les commerces fermaient
20:20beaucoup dans les centres-villes
20:21à cause de la concurrence
20:22des zones commerciales
20:23Moi je pense aujourd'hui
20:23que le modèle
20:24des grandes zones commerciales
20:25de périphérie
20:26est un modèle
20:27qui a vécu
20:27on voit qu'elles-mêmes
20:28connaissent aujourd'hui
20:29de grandes difficultés
20:30et que parfois
20:31elles deviennent
20:31des friches
20:32qui sont très importantes
20:34aux entrées de ville
20:34et je pense aujourd'hui
20:35que les difficultés commerçantes
20:37elles sont plus liées
20:37à la modernisation
20:38des techniques de vente
20:39à la commercialisation
20:39sur Internet
20:40Le maire
20:41il a des pouvoirs
20:41très importants
20:43pour répondre
20:43à cette préoccupation
20:44Souvent le commerce
20:46il reste fermé longtemps
20:47parce qu'il y a
20:47un problème de rénovation
20:50et le coût
20:51de la location
20:51du local
20:53et pour ça
20:54il y a de nombreuses solutions
20:55sur des foncières
20:56qui existent
20:57où la collectivité
20:58vient acheter le local
20:59le rénover
21:00et le proposer
21:00à des conditions de location
21:01qui soient acceptables
21:02On a des questions
21:04de managers
21:04de centre-ville
21:05qui en effet
21:06viennent animer le centre
21:07et donner envie
21:08aux gens de revenir
21:09et puis il y a la question
21:10du stationnement
21:10de la mobilité
21:11comment faire en sorte
21:12que les gens
21:13plutôt que d'aller
21:13acheter sur Internet
21:16viennent dans les centres-villes
21:17pour pouvoir
21:18alors c'est au-delà
21:19des grandes enseignes
21:20je pense
21:20parce qu'on voit
21:21beaucoup en effet
21:22de fromagers
21:22de boulangers
21:23qui ouvrent aujourd'hui
21:24dans les centres
21:25et qui ont besoin
21:26de ce moteur d'animation
21:27dans les centres-villes
21:28donc pour résumer
21:29moi je crois beaucoup
21:30aux politiques de mobilité
21:31qui sont une réponse
21:32aux politiques
21:33d'acquisition foncière
21:34et puis de modernisation
21:36des centres-villes
21:36Alors on fait réagir
21:37nos abonnés
21:38sur les réseaux sociaux
21:39en leur donnant le thème
21:40à l'avance
21:40et on a lu
21:41ce témoignage de Pierre
21:43au Cré
21:43c'est dans l'Hérault
21:44il dit j'attends une ville
21:45conviviale et solidaire
21:46une ville où il sera possible
21:47de marcher
21:48ou de faire du vélo
21:48en sécurité
21:49Karine Daniel
21:50on voit les commerciants
21:51qui veulent des parkings
21:52le plus possible
21:53gratuit
21:53faire venir des clients
21:54faire leurs emplettes
21:55dans les commerces
21:56et d'autres français
21:57qui témoignent
21:57sur les réseaux sociaux
21:58en nous disant
21:59nous on va pouvoir
21:59se balader
22:00faire du vélo
22:00dans les centres-villes
22:01comment le maire
22:02fait pour trancher ?
22:03c'est tout son travail
22:04d'équilibre
22:05effectivement
22:06il faut qu'il y ait
22:07une offre de mobilité
22:09qui soit diverse
22:10pour que chacun
22:11et chacune
22:11puisse trouver
22:12les moyens
22:13d'accéder au centre-ville
22:15mais du coup
22:15est-ce qu'on continue
22:16à bannir la voiture
22:17des centres-villes ?
22:18parce que c'est quand même
22:18le mouvement
22:18qu'on prie des grandes villes
22:19on a un vrai enjeu
22:20quand même
22:21de santé publique
22:22sur le fait
22:22de réguler
22:24la circulation automobile
22:26dans les centres-villes
22:27et donc
22:28le fait d'avoir
22:29des parkings relais
22:30le fait d'avoir
22:31des parkings
22:32généralement
22:33il y a une offre
22:34de parking
22:34qui est assez importante
22:35et M. Rémi le disait
22:39c'est plus l'image
22:41en tant que telle
22:42de ce qu'on se fait
22:44de l'image
22:44de l'accessibilité
22:45de la ville
22:46que la réalité concrète
22:48le signal envoyé
22:49par le maire
22:49voilà
22:50ensuite effectivement
22:51il faut une ville
22:53où on puisse
22:54se balader
22:54se promener
22:55avoir les enfants
22:56en sécurité
22:57et ça c'est extrêmement
22:59important
22:59donc c'est aussi
23:00le développement
23:01des transports en commun
23:02et des mobilités
23:04douces
23:05et puis
23:06ça a été dit aussi
23:08il faut qu'il y ait
23:08une diversité
23:09et une attractivité
23:11globale
23:12de la ville
23:13sur le volet
23:14commercial
23:14mais aussi je pense
23:15sur le volet culturel
23:16et là je pense
23:17que c'est un vrai levier
23:18pour les maires
23:19d'avoir une
23:21attractivité
23:22globale
23:23et créer
23:24l'envie
23:25d'aller se balader
23:26en ville
23:27avec des festivals
23:28avec des offres
23:29culturelles
23:30dans l'espace public
23:31et ça c'est un travail
23:32qui est généralement
23:33mené
23:34on le voit
23:34dans des villes
23:35mais aussi dans des
23:35grandes villes
23:37mais aussi dans des
23:37plus petites villes
23:38entre les associations
23:40de commerçants
23:40qui sont très dynamiques
23:42les élus
23:44et les structures
23:45culturelles
23:46qui peuvent
23:46gérer cette offre
23:48globale
23:48qui est importante
23:50pour le bien vivre
23:50et pour la cohésion sociale
23:52des villes
23:53auxquelles participent
23:54évidemment très fortement
23:55les commerçants
23:55je vous donne la parole
23:56dans un instant
23:57mais Rémi voulait réagir
23:58sur la question
23:59des parkings
23:59dans le centre-ville
24:00on vous écoute Rémi
24:01Oui
24:03en fait
24:04c'est pas tant
24:04la question
24:05de l'offre de parking
24:07c'est qu'elle soit
24:08mieux ciblée
24:09par rapport
24:09aux besoins des gens
24:10là aujourd'hui
24:11Carpentras
24:12je pense que
24:13dans le Vaucluse
24:13on est une des villes
24:14où on a le plus
24:15de parking par habitant
24:16pourtant
24:17les clients
24:18en permanence
24:19vont nous dire
24:20on a du mal à se garer
24:21donc
24:22la question du maire
24:23et c'est là vraiment
24:24que moi j'attends le maire
24:25et c'est très important
24:27le maire
24:28effectivement
24:28peut faire de la communication
24:29sur comment
24:30où est-ce que vous allez
24:31trouver des places de parking
24:32il peut aussi écouter
24:34et tout à l'heure
24:35quelqu'un disait
24:35sur le premier sujet
24:36le dialogue
24:37en fait le maire
24:38il est aussi là
24:39pour écouter
24:39pour dialoguer
24:40pour comprendre
24:41parce que si les gens
24:42le disent tout le temps
24:43c'est que probablement
24:45il n'y a pas de fumée
24:46sans feu
24:46et à partir de là
24:48il faut juste
24:49arrêter de
24:50ne pas se cacher
24:51en tout cas
24:51derrière le juste des faits
24:53de dire bah oui
24:54en fait on a une offre
24:55de parking
24:55c'est bon
24:55c'est réglé
24:56parce que dans notre cas
24:58et c'est vraiment
24:58très très flagrant
25:00je suis le premier
25:00à penser qu'il y a
25:01beaucoup de parking
25:01et pourtant
25:02c'est vraiment quelque chose
25:04qu'on entend tout le temps
25:05tout le temps
25:05tout le temps
25:05tout le temps
25:06on va vous dire
25:07on ne peut pas venir
25:07à Carpentras
25:08parce qu'il n'y a pas de parking
25:09et à partir de là
25:11le maire
25:11a vraiment un sujet
25:12à gérer
25:14on le voit
25:14cette question
25:15de mobilité
25:15centrale
25:16dans la campagne
25:18et le maire
25:18qui doit faire comme ça
25:19du cousu humain
25:20on en vient à cette expression
25:21allez-y
25:22on est réellement
25:22sur du cousu humain
25:23et là je crois
25:23qu'effectivement
25:24mon collègue parlait
25:24de carrefour
25:25d'intervention
25:26du maire
25:27je crois que c'est
25:27extrêmement important
25:28aujourd'hui
25:29il faut avoir
25:30un dialogue constant
25:31avec les commerçants
25:32quand on est élu
25:33aujourd'hui
25:33c'est le coeur battant
25:34des centres-villes
25:35il faut travailler
25:36évidemment
25:36sur la mixité
25:37des commerces
25:38on ne le dit pas assez
25:39moi je suis maire
25:40d'une ville
25:40où il y a beaucoup
25:40d'agences bancaires
25:41beaucoup d'agences immobilières
25:42ça ne crée pas
25:43la même effervescence
25:44que lorsque vous avez
25:44des cafés-terrasses
25:45ou des métiers de bouche
25:46comme monsieur
25:46et ça c'est extrêmement important
25:48de travailler
25:48cette mixité-là
25:49même si le maire
25:49n'est pas encore une fois
25:50lorsqu'un bail commercial
25:52est à céder
25:52il n'a pas forcément
25:53légitimité
25:54à dire
25:55je veux telle ou telle activité
25:56mais pour autant
25:57je pense qu'il peut
25:58en discutant justement
25:59que les commerçants voisins
26:01peut-être influer
26:02sur une implantation ou autre
26:03moi je crois que surtout
26:05on a parlé des villes apaisées
26:06les villes apaisées
26:07ne doivent pas être synonymes
26:08de villes endormies
26:09voilà
26:09mais je crois pour autant
26:10quand vous parliez
26:11de monsieur
26:11de stationnement
26:12l'offre de stationnement
26:13peut effectivement avoir lieu
26:14si vous avez demain
26:15un stationnement 30 minutes
26:17je peux vous dire
26:18que vous avez un procès verbal
26:19à la 31ème minute
26:20parce qu'on vous demande aussi
26:21d'être efficace
26:22en matière de sécurité
26:22et bien le café en terrasse
26:24n'a pas la même saveur
26:25et ça je crois
26:26que c'est extrêmement important
26:27non mais d'être libre
26:28aussi d'avoir une certaine
26:29de donner envie
26:30d'aller en centre-ville
26:30et aujourd'hui
26:31l'impression que
26:33nos concitoyens ont
26:34c'est qu'il y a plus
26:34d'inconvénients
26:35à aller en centre-ville
26:35que de ne pas y aller
26:37donc là je rejoins mon collègue
26:38sur le fait que
26:39les grands môles
26:40qui sont en périphérie
26:41de grandes villes
26:42ont vécu
26:43mais pour autant
26:43aujourd'hui
26:43il y a quand même
26:44une facilité d'accès
26:45qui reste indéniable
26:46bien merci Rémi
26:47pour votre témoignage
26:48on avance dans cette émission
26:50on va aller en Indre
26:51pour parler
26:52à notre troisième invité
26:54notre troisième citoyen
26:56on va parler de transport
26:56nous allons à Argenton
26:58sur Creuse
26:59on va rencontrer
27:00Sophie Suberber
27:01bonjour Sophie
27:01faites partie
27:02d'un comité de défense
27:04de la gare SNCF
27:05d'Argenton sur Creuse
27:06et encore une fois
27:07avant de vous écouter
27:08on va voir quelques images
27:09que vous avez tournées pour nous
27:09bonjour je suis Sophie
27:16d'Argenton sur Creuse
27:17une petite ville
27:19où il fait bon vivre
27:20et je suis à la gare
27:22c'est une petite ville
27:23de presque 5000 habitants
27:25où nous avons la chance
27:26d'avoir une gare
27:27sauf que
27:28l'on a voulu nous supprimer
27:31ou réduire
27:32ces desserts
27:33cette gare est essentielle
27:35elle fait partie
27:36de nos services
27:37publics
27:39indispensables
27:40aux habitants
27:41de notre territoire
27:42et les gares
27:43et les trains
27:44font partie
27:45des services
27:45indispensables
27:46des citoyens
27:47nous avons besoin
27:48c'est essentiel
27:49de nous déplacer
27:50c'est aussi
27:52un moyen de transport
27:53écologique
27:54et à l'heure
27:55de la crise
27:56écologique
27:57énorme
27:58c'est indispensable
27:59que les trains
28:00soient
28:00valorisés
28:02merci de nous avoir
28:04rejoint
28:05Sophie
28:05est-ce qu'aujourd'hui
28:06votre gare
28:07est hors de danger ?
28:10alors non
28:10il faut toujours
28:10veiller
28:11et surveiller
28:12c'est pour ça
28:13que le comité
28:14de défense
28:14de la gare
28:15d'Argenton
28:15sur Creuse
28:16qui existe depuis
28:17déjà 8 ans
28:18est toujours
28:19vigilant
28:20et toujours
28:21en veille active
28:22pourquoi est-ce que
28:24la défense
28:24de cette gare
28:25c'est une préoccupation
28:26majeure selon vous ?
28:29c'est majeure
28:30parce que
28:31comme j'ai essayé
28:32de l'expliquer
28:33un petit peu
28:33c'est indispensable
28:35pour notre territoire
28:36d'être connecté
28:37à d'autres territoires
28:39et d'être connecté
28:41aussi
28:41à la capitale
28:43à Paris
28:43pour des allers-retours
28:45liés à des raisons
28:46professionnelles
28:47et aussi
28:48des raisons médicales
28:49puisque l'Indre
28:51fait partie aussi
28:52de ces déserts médicaux
28:53donc sans train
28:55il serait difficile
28:57pour certains habitants
28:58de rejoindre Paris
28:59ou même Limoges
29:00qui est un grand centre
29:02médical
29:03avec un grand hôpital
29:04et donc
29:05on en revient
29:05à toujours
29:06à cette même question
29:06Sophie
29:07ça n'est pas
29:07une compétence du maire
29:09et pourtant
29:09vous en faites
29:10une demande
29:11et quelque chose
29:11de fort
29:12de la campagne
29:12des municipales
29:13exactement
29:15d'ailleurs
29:16la municipalité
29:18actuelle
29:19a soutenu
29:20le comité
29:20de défense
29:21depuis sa création
29:23des élus
29:24participent
29:25activement
29:26à l'élaboration
29:29des plans
29:32et des communications
29:33que nous faisons
29:33avec certaines entités
29:35administratives
29:36politiques
29:37des contacts
29:38avec par exemple
29:38la préfecture
29:39avec les autorités
29:41organisatrices
29:42de la SNCF
29:43donc c'est indispensable
29:45pour nous
29:46d'être accompagnés
29:46d'être suivis
29:47et soutenus
29:48par des élus
29:49et alors en amont
29:49de cette émission
29:50vous avez préparé
29:51une question
29:51pour nos sénateurs
29:52en plateau
29:52est-ce que vous pouvez
29:53leur poser
29:54s'il vous plaît
29:55oui alors je voulais
29:56savoir
29:57comment des sénateurs
29:59peuvent envisager
30:00de soutenir
30:02l'engagement
30:03des citoyens
30:05vis-à-vis
30:06du ferroviaire
30:06et comment soutenir
30:09aussi l'engagement
30:10de l'État
30:10parce qu'on a plutôt
30:12l'impression
30:12d'un désengagement
30:13de l'État
30:14pour le ferroviaire
30:16que ce n'est pas
30:17la priorité
30:18alors qu'il y a
30:20plein de
30:21on peut s'apercevoir
30:23qu'il y a plein
30:23partout en France
30:25il y a plein
30:25de comités
30:26d'associations
30:27qui se créent
30:28pour défendre
30:29des gares
30:29pour réhabiliter
30:31des lignes ferroviaires
30:32il y a pas très longtemps
30:34à Limoges
30:35ce samedi dernier
30:36un grand rassemblement
30:38qui a été mis en place
30:39par un collectif
30:40qui s'appelle
30:42la colère des centrains
30:43où de nombreuses
30:46associations
30:46de nombreux collectifs
30:47sont venus manifester
30:48et j'ai trouvé ça
30:50assez génial
30:51parce qu'on sent
30:53qu'il y a des choses
30:54qui sont en train
30:55de se mettre en place
30:56pour manifester
30:58de façon globale
30:59sur tout le territoire
31:01le fait
31:03que c'est indispensable
31:04d'avoir des lignes de train
31:05David Marguerite
31:06vous m'avez demandé la parole
31:07vous vouliez répondre
31:07directement à Sophie
31:09Oui bonjour Sophie
31:09moi je veux bien vous répondre
31:10alors non pas en tant que sénateur
31:11mais en tant que conseiller régional
31:13parce que là on est au coeur
31:14de la compétence
31:14de la région
31:15j'entends parfaitement
31:18votre combat
31:18derrière une gare
31:19il y a un enjeu
31:20de service public
31:21de proximité
31:21de mobilité
31:22de travail
31:24d'attractivité
31:24de désenclavement
31:25et que parfois
31:27en effet la fermeture
31:27de la gare
31:28peut signifier
31:29d'une certaine manière
31:30la mort progressive
31:31d'une ville
31:32ou d'un bourg
31:34je suis élu
31:36d'une région
31:36la région Normandie
31:37qui a massivement investi
31:38dans les trains
31:39depuis 2015
31:40on avait beaucoup de retard
31:41y compris dans les gares
31:42en développant des pôles
31:43d'échange
31:44des pôles d'échange multimodaux
31:46qui permettent
31:47de connecter
31:48à d'autres moyens
31:48de transport
31:49je comprends votre combat
31:51et je ne parle pas du tout
31:52de la gare
31:53qui est la vôtre
31:53parfois on est aussi soumis
31:54en tant qu'élu
31:55à des aspirations contradictoires
31:57je veux parler
31:58de nos concitoyens
31:59qui disent
31:59il faut que ça aille plus vite
32:00il ne faut pas qu'on s'arrête
32:01à toutes les gares
32:02pour pouvoir relier
32:02les principales villes
32:03Dimoges et Paris
32:04et donc ces attentes contradictoires
32:07il faut les trancher
32:08au regard d'un certain nombre
32:09de critères
32:09c'est-à-dire est-ce qu'on a investi
32:10massivement sur cette gare
32:11est-ce qu'elle est fréquentée
32:12parce qu'il faut aussi regarder
32:13les chiffres de la fréquentation
32:14il est arrivé
32:15qu'on ferme des gares
32:16en région Normandie
32:17parce que parfois
32:17elle n'est plus du tout fréquentée
32:18que vous avez des agents au guichet
32:20qui voient une, deux, trois personnes par jour
32:22et qu'il faut faire des choix
32:23et que pour autant
32:24ces choix-là
32:25ils ne doivent pas se faire
32:26dans une logique comptable
32:27et ils doivent se faire toujours
32:29avec une logique de substitution
32:30je pense au transport à la demande
32:31à la façon de connecter
32:33des villes
32:34avec d'autres moyens de transport
32:35donc pour répondre
32:36à votre sollicitation
32:37oui je crois qu'on peut
32:38considérer que le service public
32:40est adaptable
32:41tout n'est pas figé
32:42il y a des gares
32:43qu'on ne peut pas garder aujourd'hui
32:44il y a d'autres
32:45qu'il faut consolider
32:46et il y a même des lignes
32:47qu'on peut ouvrir aujourd'hui
32:49c'est le cas
32:49dans ce que nous faisons
32:50on ouvre des lignes
32:51là où il y a une attente
32:52de la population
32:52Karine Daniel
32:53on le voit
32:54le maire est au cœur
32:54de cette bataille
32:55des services publics
32:56et on en parle depuis
32:57le début de cette émission
32:57que vous avez envie de dire
32:58à Sophie sur ce sujet
32:59d'abord
33:00on a dans beaucoup de territoires
33:02cette mobilisation conjointe
33:04des citoyens
33:05des élus
33:06moi-même
33:06j'étais à une manifestation
33:08à Bouey
33:09ou à Cuéron
33:10récemment
33:11pour le maintien
33:13de la gare
33:14et surtout
33:15de la fréquence
33:16des trains
33:16avec des vrais enjeux
33:18des vrais enjeux
33:19d'entretien
33:20des voies
33:22de lutter
33:23contre les retards
33:24qui pénalisent
33:25les travailleurs
33:26les jeunes
33:27qui se retrouvent
33:28en étant
33:28à être en retard
33:30au lycée par exemple
33:31et donc
33:31il y a un vrai enjeu
33:33d'égalité des chances
33:34pour celles et ceux
33:35qui sont les plus éloignés
33:37des pôles d'enseignement
33:38de leur emploi
33:39et donc ça
33:40ça doit être
33:41une vraie priorité
33:42avec un enjeu
33:43de transition
33:44écologique
33:45qui est évidemment
33:46important
33:46parce que
33:47si on n'investit pas
33:49massivement
33:49sur le développement
33:50du transport
33:52ferroviaire
33:53on le voit
33:53dans mon département
33:54en Loire-Atlantique
33:55et bien on déporte
33:56des voyageurs
33:58sur la route
33:59et on crée
33:59de nouveaux embouteillages
34:01et on crée
34:02évidemment
34:03des pollutions
34:04et donc
34:05l'enjeu
34:06il est vraiment
34:06de la mobilisation
34:08et on sait
34:09que les collègues
34:10qui habitent
34:10le centre
34:11de la France
34:12sont particulièrement
34:13mobilisés
34:14sur ces lignes
34:15sur lesquelles
34:16il y a un investissement
34:17des investissements
34:18à opérer
34:19mais c'est
34:19un vrai enjeu
34:20d'égalité des chances
34:22et de présence
34:22des services publics
34:23sur lesquels
34:24les maires sont mobilisés
34:25Monsieur Hay
34:25est-ce que vous pouvez répondre
34:26à la question
34:27qui était assez précise
34:28sur ce que peuvent faire
34:28les sénateurs
34:29est-ce que vous
34:29aussi dans votre mandat
34:30de sénateur
34:30vous pouvez aider
34:31ce genre de cas de figure
34:32à tout mon collègue
34:33ça va être la dualité
34:34sénateur-conseiller régional
34:35qui fait que ça devient
34:36extrêmement important
34:37qui a la compétence
34:38sur le cumul des mandats
34:41mais en tout cas
34:41c'est là où ça nous donne
34:42toute légitimité
34:43parce que derrière
34:44on peut décliner
34:45de manière territoriale
34:46les décisions
34:47qui peuvent se prendre
34:48au niveau national
34:48et je ne connais pas
34:49aujourd'hui
34:49un sénateur
34:50un parlementaire
34:51qui ne se bat pas
34:53pour la desserte
34:54de trains dans sa
34:54alors ce qui est peut-être
34:55intéressant
34:55c'est que je suis
34:57sénateur
34:58d'un territoire frontalier
35:00et donc
35:00c'est pas l'histoire
35:01de dire
35:01est-ce que ça fonctionne
35:02mieux ailleurs
35:02mais surtout la Suisse
35:03avec un système
35:04qui est totalement différent
35:05et c'est peut-être
35:06quelque chose
35:06qu'on ne dit pas assez
35:07parce que souvent
35:07ici en France
35:08on a des comités
35:09d'usagers
35:10qui essayent de se battre
35:11pour maintenir leurs lignes
35:12alors qu'en Suisse
35:13c'est un peu l'inverse
35:14ce sont les usagers
35:15qui sont force de proposition
35:16ils prennent le train
35:17tellement souvent
35:18que finalement
35:18c'est devenu une habitude
35:19et ils sont inclus
35:20très fréquemment
35:22dans les discussions
35:22après ce qui peut peut-être
35:24aussi favoriser
35:25et simplifier la chose
35:26c'est qu'on le disait
35:27tout à l'heure
35:27il y a l'État
35:28il y a les régions
35:29il y a SNCF
35:30il y a SNCF Réseau
35:31ça fait quand même
35:32beaucoup d'interlocuteurs
35:33en Suisse
35:34vous avez la CFF
35:34point barre
35:35c'est elle qui gère
35:36les horaires
35:37les lignes
35:37la maintenance des lignes
35:38etc
35:38donc ça joue énormément
35:39et puis peut-être
35:40une dernière chose
35:41qui est très importante
35:41en France
35:42sans être trop long
35:43il ne faut pas penser
35:44les lignes fines
35:45ce qu'on appelle
35:45les dessertes fines
35:46le dernier kilomètre
35:47comme des lignes isolées
35:48et qu'on cherche à tout prix
35:49de manière à ce qu'elles soient rentables
35:51il faut aujourd'hui
35:52les intégrer
35:53dans un système
35:54de petites lignes
35:54qui alimente
35:55une ligne plus importante
35:56et c'est dans l'ensemble
35:57qu'il faut juger
35:57de la rentabilité
35:58ou pas de la ligne
35:59je voulais remercier Sophie
36:01en tout cas
36:01pour son témoignage
36:02on suivra son combat
36:03pour la défense
36:05de la gare d'Argenton
36:06sur Creuse
36:07et on va maintenant
36:08passer à notre
36:08quatrième témoignage
36:10pour aller à la rencontre
36:12de Anne-Véronique Osey
36:14bonjour Anne-Véronique
36:16on a parfois l'impression
36:17qu'on parle moins
36:18d'écologie
36:18dans ce débat public
36:19on va voir avec vous
36:20que c'est l'un des thèmes
36:22de campagne de municipal
36:23qui vous tient à cœur
36:24la question de la mélange
36:25du cadre de vie
36:26la qualité de l'air
36:27mais aussi la dépollution
36:29des anciens bâtiments
36:30industriels
36:31Anne-Véronique
36:32on est en train de voir
36:33des images
36:33que vous avez tournées
36:34pour nous
36:34de votre quartier
36:35j'explique
36:36vous habitez à Strasbourg
36:37le quartier
36:38c'est le port du Rhin
36:39et bien vous
36:41ce qui vous inquiète
36:42ce sont les friches
36:43industrielles
36:44qui sont en cours
36:45de réhabilitation
36:46pouvez-nous expliquer
36:47ce qui se joue
36:48dans votre quartier ?
36:50En fait
36:50comme on a besoin
36:52de logement
36:53on manque terriblement
36:54de logement
36:55il y a un pari
36:56qui a été fait
36:57d'utiliser
36:58les friches industrielles
36:59qui étaient à l'abandon
37:00pour faire
37:01de l'habitation
37:03pour créer du logement
37:03moi je souscris
37:05complètement cette idée
37:06ça ne me pose
37:06aucun problème
37:07mais pour moi
37:09il y a une condition
37:10c'est qu'il faut
37:11améliorer
37:12la protection
37:13améliorer le contrôle
37:15déjà
37:15et améliorer
37:18la protection
37:18c'est-à-dire
37:19il y a deux choses
37:20il y a
37:20la diffusion
37:21des polluants
37:22qui elle
37:23peut être
37:23un peu
37:25continue
37:26dans le temps
37:26et pas forcément
37:27visible
37:28mais il y a aussi
37:29les accidents
37:30les explosions
37:31les incendies
37:33etc
37:34il y en a eu
37:34quand même
37:35un nombre
37:35assez conséquent
37:36dans le quartier
37:36et on n'a
37:38pas du tout
37:39été informé
37:40on l'a appris
37:40par la presse
37:41après
37:41en préparant
37:43cette émission
37:43vous nous avez
37:44parlé
37:44de vos craintes
37:45sur la qualité
37:46de l'air
37:46il y a eu
37:47un article
37:48diffusé
37:48dans la presse
37:49régionale
37:49en 2025
37:50qui a révélé
37:52des analyses
37:52problématiques
37:53de la qualité
37:54de l'air
37:54et ça
37:55aujourd'hui
37:55ça vous inquiète
37:55évidemment
37:58c'est quand même
37:59la qualité
38:01de l'air
38:02c'est une chose
38:03de très très
38:03important
38:03et en fait
38:04l'article
38:05mettait en lumière
38:06le dépassement
38:07de certains soils
38:08dans les émissions
38:09d'un inspirateur
38:10mais il n'est pas
38:12le seul
38:12il y a
38:14cette dépassion
38:15du seuil
38:16alors
38:16quand ça s'est produit
38:19disons
38:19ce qui est bien
38:20c'est qu'on a vu
38:22que quand même
38:22l'adréal
38:23au service de l'État
38:24faisait des contrôles
38:26mais
38:26nous
38:28on a besoin
38:29qu'il y ait
38:30davantage de contrôles
38:31un peu plus globaux
38:32par exemple
38:33quand un incinérateur
38:35émet des polluants
38:37si un autre
38:38incinérateur
38:39à côté
38:39qu'il y ait des polluants
38:41s'il y a une autre
38:41entreprise
38:42qui pollue
38:44finalement
38:45globalement
38:46même si on fait
38:47des mesures
38:47à chaque incinérateur
38:49quel est le mélange
38:51que nous on respire
38:52quelle est la qualité
38:55de ce qu'on respire
38:56j'ai une dernière question
38:57et après
38:57il y a un deuxième
38:58qui n'est pas
38:59la pollution chronique
39:00c'est l'aspect risque
39:01c'est
39:01quand il y a un accident
39:03un incendie grave
39:04une explosion
39:05etc
39:06comment
39:07on apprend
39:08aux gens
39:09à se comporter
39:11je crois qu'on
39:13n'apprend pas ça
39:13pour le moment
39:14et la deuxième chose
39:15c'est comment
39:16on informe
39:17donc j'ai une dernière
39:19question pour vous
39:19est-ce que vous avez
39:20l'impression
39:20qu'on parle moins
39:21de ce sujet
39:22de l'écologie
39:22lors de ces élections
39:24municipales de 2026
39:25même par rapport
39:25juste à 2020
39:26non je pense que
39:28non
39:28je pense qu'on n'en
39:29en parlait pas
39:30en 2020
39:31alors on va parler
39:32avec le local
39:34de l'étape
39:35Ludovic Hay
39:36qu'est-ce que vous pensez
39:37de l'inquiétude
39:37d'Anne Véronique
39:38et de son discours
39:39effectivement aussi
39:40sur la gestion du risque
39:41lorsqu'il y a une information
39:42qui tombe
39:43mais aussi
39:43quand on n'est pas préparé
39:45bon effectivement
39:46bonjour madame
39:47effectivement comme
39:47madame le disait
39:48on est une terre
39:49nous en Alsace
39:50évidemment
39:50de grands groupes industriels
39:52passés et actuels
39:54et puis aussi futurs
39:55je l'espère
39:56et ça je crois qu'on a quand même
39:57sans vouloir vous contredire
39:58on a aussi quand même
39:59une certaine culture
40:00du risque
40:01je pense encore à Fessenheim
40:02qui était une des centrales
40:04dont on a beaucoup parlé
40:05ces dernières années
40:06avec des plans d'évacuation
40:08des distributions d'iode
40:09etc.
40:09qui sont eux totalement
40:10bien maîtrisés
40:11nous avons avec les préfectures
40:12des exercices
40:13il y a encore eu
40:14alors je vous parle plus du Haut-Rhin
40:15parce que c'est ma circonscription
40:15mais il y a encore eu
40:16des exercices récemment
40:17à l'horaire porte
40:18de grande ampleur
40:19avec des évacuations
40:20après lorsqu'on est dans
40:21le domaine urbain
40:22pur et dur
40:23là je pense qu'il faut
40:24effectivement que
40:24l'information puisse bien
40:26aller jusqu'à l'habitant
40:28au moins pour le rassurer
40:29et de suivre un plan
40:30qui est extrêmement simple
40:31c'est important
40:32ce que j'aimerais peut-être dire
40:33c'est que par rapport aussi
40:34aux besoins de fonciers
40:36aujourd'hui je salue en tout cas
40:38toutes les personnes
40:39élues, services de l'État
40:40qui se penchent vers
40:42la réhabilitation
40:43et la réutilisation
40:45de friches industrielles
40:46parce que rien n'est simple
40:47il faut dépolluer
40:48c'est toujours plus facile
40:49de construire
40:50de nouvelles infrastructures
40:51que de les réhabiliter
40:52et puis on était quand même
40:54à 24 000 hectares
40:55de consommation foncière par an
40:57avant la loi Zannes
40:58et la loi Atrace
40:59mais en tout cas
40:59je pense que c'est
41:00les fameuses voix
41:00sur l'artificialisation
41:02si on ne le fait pas pour nous
41:03on le fait pour nos enfants
41:04David Marguerite
41:05est-ce qu'on parle
41:05autant d'écologie qu'avant
41:07qu'est-ce que vous en pensez
41:08de ce débat ?
41:09Je pense en effet
41:10pour répondre à Véronique
41:11que probablement
41:13que cette campagne municipale
41:14met à l'honneur
41:16des sujets
41:17qui ne sont pas exactement
41:18ceux de 2020
41:18en tout cas
41:18que peut-être
41:19les sujets environnementaux
41:21à proprement en parler
41:21sont moins à l'agenda
41:23des candidats
41:23et qu'on est peut-être
41:24C'est moins un sujet
41:25qui revient en Normandie
41:25À mon sens
41:26ça accroche moins les campagnes
41:29mais la campagne
41:30fait commencer
41:31d'une certaine manière
41:32on est plus sur les sujets
41:33de santé
41:34plus sur les sujets
41:35de sécurité
41:36ce qui ne veut pas dire
41:36d'ailleurs
41:37que les candidats
41:38ne font pas des propositions
41:39sur le cadre de vie
41:40Pour répondre à votre témoignage
41:42Anne-Véronique
41:43moi j'ai deux choses
41:44parce que je pense
41:44qu'il y a deux sujets différents
41:45il y a d'abord
41:45la question de la dépollution
41:46je pense en effet
41:47qu'aujourd'hui
41:48les friches sont un gisement
41:49on doit réduire
41:50l'artificialisation
41:51on le sait
41:52on ne sera pas tous d'accord
41:52sur la façon de le réduire
41:53mais qu'en tout cas
41:54les friches
41:55c'est une solution
41:56pour le réduire
41:56moi je n'ai pas le sentiment
41:57pour tout vous dire
41:58quand je parle
41:59comme mes collègues sénateurs
42:00aux élus tous les jours
42:01qu'il y ait peu de contraintes
42:03pour dépolluer les sols
42:04j'ai plutôt le sentiment
42:05que là aussi
42:06parfois c'est le parcours
42:07du combattant
42:07avec
42:08il faut être très motivé
42:10pour s'engager
42:11dans un chantier
42:12de dépollution
42:13on le fait
42:14je pourrais citer
42:15dans mon département
42:16à 40 ans
42:16le site Gloria
42:17qui était un grand site industriel
42:19qui est devenu un quartier
42:20avec des espaces de loisirs
42:21c'est très réussi
42:21mais il a fallu répondre
42:22à un certain nombre de contraintes
42:23et il y a la question
42:24de la gestion du risque
42:25moi je suis d'accord
42:25avec mon collègue
42:25je suis issu d'un territoire
42:27où il y a beaucoup de nucléaire
42:28Orano, EDF
42:30on est habitué aux exercices
42:31donc tout va bien
42:32je ne dis pas que tout va bien
42:32mais je pense en tout cas
42:33que l'information de la population
42:35elle est importante
42:36Karine Daniel
42:37alors comment est-ce que vous répondez
42:39après on ira écouter
42:40à ce que dit Anne-Véronique
42:41d'abord
42:42amoindrir le coût
42:44des dépollutions de demain
42:46c'est limiter
42:47les pollutions d'aujourd'hui
42:48et ce qu'on voit aujourd'hui
42:50en termes d'investissement
42:51à faire
42:52c'est sans doute
42:53un manque de réglementation
42:55et trop de laisser faire
42:57sur des pollutions passées
42:58donc manque de réglementation
42:59trop de réglementation
43:00on voit que vous n'êtes pas d'accord
43:01sur ce plateau
43:01bien sûr
43:02et on a aujourd'hui
43:03des sujets pifas
43:04sur lesquels nous
43:05la pollution
43:06des polluants éternels
43:07sur lesquels nous
43:08on est très proactifs
43:10justement pour éviter
43:11les nécessités
43:12de dépollution de demain
43:14et des futurs scandales sanitaires
43:15bien sûr
43:16et il y a des contentieux
43:17en cours
43:17qui vont tomber
43:19notamment au sud de Lyon
43:21et moi je suis très fière
43:22de faire partie
43:22des sénateurs
43:23qui vraiment
43:24alertent sur ce sujet
43:26on n'est pas d'accord
43:27sur la question
43:28des pesticides
43:29nous on combat
43:30les lois du plomb
43:32celles qui sont passées
43:33et celles qui sont
43:34probablement à venir
43:36parce qu'on sait
43:36que limiter
43:38les pesticides
43:39aujourd'hui
43:39c'est avoir
43:40un effet bénéfique
43:42en termes de santé publique
43:43de tous les consommateurs
43:45et y compris
43:46des agriculteurs
43:47donc il faut être
43:48très ferme
43:49sur ces enjeux
43:50de pollution
43:51et de lutte
43:52contre les pollutions
43:53à venir
43:54parce qu'on a
43:54des vrais enjeux
43:55de santé publique
43:56pour les consommateurs
43:58et aussi pour les producteurs
43:59Oui
44:00et bien
44:00un petit mot
44:01de conclusion
44:03on va vous donner
44:03le mot de la fin
44:04qu'est-ce que vous voulez
44:05nous dire
44:05Anne Véronique
44:06Moi ce que je voulais dire
44:09c'est que
44:09je suis d'accord
44:10qu'il y a une culture
44:11du risque
44:12en particulier
44:12dans les centrales nucléaires
44:14dans les ports au pétrole
44:15et ces choses-là
44:16dans ce qu'on appelle
44:17les CEDESO
44:18donc celles qui sont
44:19peut-être le risque maximum
44:21s'il arrive un accident
44:22mais la culture du risque
44:25dans ce qu'on appelle
44:27les ICPE
44:27je suis désolée
44:29je pense qu'elle est loin
44:31loin loin
44:32d'être optimale
44:33et je pense que le risque
44:36d'ailleurs
44:36le plus important
44:38il provient probablement
44:40de ces industries
44:41où la culture du risque
44:43n'est pas si importante
44:44que ça
44:44et bien merci
44:45merci pour votre témoignage
44:47dans cette émission
44:47et maintenant
44:48on va donner la parole
44:49à une électrice
44:50dont c'est la première fois
44:52qu'elle vote
44:53la première fois
44:53qu'elle va déposer
44:54un bulletin dans l'urne
44:55bonjour
44:56Alban Géli
44:57Public Sénat
44:58vous a suivi
44:59un après-midi pluvieux
45:00en sortie de vos cours
45:02avec ce reportage
45:03de Céline Schmitt
45:04on regarde
45:05dans le sixième arrondissement
45:09c'est à l'université catholique
45:11de Paris
45:11qu'Alban étudie
45:12en première année
45:13le droit
45:14à la philosophie
45:15et les sciences politiques
45:16un choix d'orientation
45:18qui était pour elle
45:19une évidence
45:19la politique
45:20c'est vraiment un sujet
45:21qui m'a toujours intéressée
45:22puisqu'on vit quand même
45:23en société
45:23il y a beaucoup de questions
45:24politiques
45:25qui vont s'imposer
45:25un peu à nous
45:26et j'ai eu la chance
45:28de par mes études
45:29aussi d'y être un peu confrontée
45:31j'ai effectivement aussi
45:32la chance
45:32d'avoir des parents
45:33qui sont une famille
45:34qui est un peu politisée
45:35et donc on a beaucoup
45:36de débats aussi à la maison
45:37je pense que c'est ça aussi
45:38qui m'a beaucoup encouragée
45:39à aller vers là
45:40ses 18 ans
45:41fraîchement célébrés
45:42elle votera pour la première fois
45:44en mars prochain
45:45lors des élections municipales
45:46un droit citoyen
45:48qu'elle a hâte d'exercer
45:49pour moi
45:50on ne peut pas prétendre
45:51vivre en démocratie
45:52ou critiquer
45:53la politique
45:54et la vie politique
45:55qu'on a actuellement
45:55si on ne s'y intéresse pas
45:57si on n'y participe pas
45:58et justement
45:59autour d'elle
46:00Alban sait que
46:01tous ses amis
46:01ne partagent pas
46:02son intérêt
46:03pour la politique
46:03alors pour convaincre
46:05ses anciens camarades
46:06de lycée
46:06elle a sa méthode
46:08c'est un peu
46:08mon petit combat
46:09du quotidien
46:10je vais vraiment
46:11essayer de sensibiliser
46:11certains de mes copains
46:12à du coup
46:13aller se renseigner
46:15aller lire les programmes
46:16pour pouvoir justement
46:17après aller voter
46:18à vérifier qu'ils sont bien
46:19inscrits sur les cartes électorales
46:20quand tu as une amie
46:21qui t'explique
46:22avec des termes
46:23que tu comprends
46:23avec des expressions
46:24que tu comprends
46:25en donnant la chose
46:25un peu plus attriante
46:27je pense que ça peut
46:28les aider justement
46:29d'eux-mêmes
46:29après à aller se renseigner
46:30et creuser certains sujets
46:32avec ses camarades
46:33de promotion par contre
46:34les discussions
46:35tournent très vite
46:36autour de la politique
46:37du coup vous êtes inscrit
46:38sur les lycées
46:38électorales
46:39c'est bon vous avez vérifié
46:40je pense que je vais essayer
46:44de m'inscrire ce moment
46:45pour pouvoir voter à Paris
46:45ça me consomme un petit peu
46:47plus que dans la ville
46:48où j'ai pu habiter avant
46:49j'ai un petit peu la sensation
46:50que les politiques
46:51c'est un petit peu élitiste
46:53et donc presque déconnecté
46:54en fait de la vie
46:55qu'on peut avoir
46:56en tant que population
46:57Aux élections municipales
46:59de 2020
47:0070% des 18-24 ans
47:02n'avaient pas voté
47:04au premier tour
47:04Et bonjour Alban
47:06merci de témoigner
47:07dans cette émission
47:08alors est-ce que vous parleriez
47:10de paresse démocratique
47:11de votre génération ?
47:14Alors je parlerais pas forcément
47:15de paresse démocratique
47:16parce que quand même
47:17il faut prendre en compte
47:18que nos générations
47:19on est nés dans l'ère du numérique
47:21ce qui pourrait
47:22ça va paraître
47:23comme quelque chose
47:23de plus simple
47:24justement pour se renseigner
47:25et aussi plus difficile
47:26parce qu'on doit faire le tri
47:28avec beaucoup de fake news
47:29avec l'IA sur les réseaux
47:31maintenant c'est un enfer
47:33et je sais que beaucoup
47:34beaucoup de mes camarades
47:36vont aller se renseigner
47:37uniquement sur les réseaux sociaux
47:38parce que faire l'effort
47:39de se renseigner sur des médias
47:40on peut dire ce qu'on veut
47:42ce qu'on veut
47:43mais c'est plus l'habitude
47:44qu'on va avoir naturellement
47:45donc ça complique en fait
47:48c'est un peu la chose
47:48Et alors vous parlez
47:50avec vos camarades de cours
47:52on l'a vu dans le reportage
47:53vous essayez de les motiver aussi
47:54à s'intéresser à la politique
47:57qu'est-ce que vous diriez
47:58que ces élections municipales
48:00elles changent ?
48:01Pourquoi est-ce qu'elles sont
48:01particulièrement intéressantes
48:03pour commencer à voter ?
48:05Pour commencer à voter
48:07je trouve ça vraiment intéressant
48:08car on va se concentrer
48:09sur une échelle locale
48:10c'est plus facile de se projeter
48:11de se rendre compte
48:13des enjeux divers et variés
48:14qu'à une échelle nationale
48:16où tout de suite
48:16déjà l'échelle est beaucoup plus grande
48:18la question internationale
48:20se pose aussi
48:21et donc je pense que
48:22c'est plus facile
48:23de se sentir légitime
48:24pour voter au municipal
48:25que légitime pour voter au national
48:27et au présidentiel
48:28parce que tout simplement
48:29encore une fois
48:30on est confronté tous les jours
48:31à la vie dans la ville
48:33On peut aussi dire que
48:34les étiquettes politiques
48:35comptent moins
48:36par rapport aux projets locaux
48:38les projets les plus concrets aussi
48:39pour nos concitoyens
48:40même les plus jeunes
48:41Oui bien sûr
48:43je pense que je m'en rends compte
48:46un peu autour de moi
48:46beaucoup de mes copains
48:48qui ne votent pas justement
48:49soit vont se dire apolitique
48:51soit vont aussi ressentir
48:52cette non-légitimité
48:54vis-à-vis de ça justement
48:55donc je trouve ça intéressant
48:57de pousser un peu au vote
48:59pour les municipales
49:00parce que c'est aussi
49:01se réapproprier le droit de vote
49:02Karine Daniel
49:03ça fait du bien
49:04Sylvain
49:04cette jeunesse
49:05qui s'engage
49:06qui s'intéresse à la politique
49:08qu'est-ce que vous avez envie
49:08de dire vous Albane ?
49:10Alors moi j'ai toujours
49:11une attention particulière
49:12à répondre positivement
49:13par exemple
49:14au moment de remise
49:15de carte d'électeur
49:16aux jeunes des communes
49:18je trouve que c'est
49:19un moment symbolique
49:20important
49:21on parle de l'action des maires
49:22cette action de sensibilisation
49:24des maires
49:25j'étais encore
49:25dans une commune
49:26de mon département
49:27cette semaine
49:27pour faire ça
49:28et c'est très important
49:29dire aux jeunes aussi
49:30qu'au-delà
49:31de l'intérêt
49:32qu'ils peuvent porter
49:33aux campagnes
49:34et à la politique
49:34ils ont l'opportunité
49:36de se présenter
49:37aux élections municipales
49:39et l'élection
49:40mais aussi éligible
49:42à 18 ans
49:42Bien sûr
49:43l'élection municipale
49:44c'est sans doute
49:45l'élection la plus accessible
49:46alors peut-être moins à Paris
49:48que dans une commune rurale
49:50quoique
49:50mais en tous les cas
49:52c'est aussi ce qu'il faut dire
49:53aux jeunes
49:54ils ont non seulement
49:55leur place
49:56en tant qu'électeurs
49:57et électrices
49:58et aussi en tant que candidates
49:59ou candidats
50:00parce que souvent
50:01ils apportent beaucoup
50:02aux projets municipaux
50:04et à leur mise en œuvre
50:06en tous les cas
50:06c'est un mouvement
50:07qu'il faut souligner
50:08et encourager
50:09Et alors Alban
50:09parmi les thèmes de campagne
50:10qui vous intéressent particulièrement
50:12et aussi beaucoup de français
50:13il y a la sécurité
50:14que ce soit le sentiment
50:16d'insécurité
50:17ou la sécurité réelle
50:18dans les rues de Boulogne
50:19où vous habitez
50:20pourquoi est-ce que c'est
50:21un enjeu crucial pour vous ?
50:23Alors j'ai conscience
50:24d'avoir beaucoup de chance
50:25et d'être plutôt privilégiée
50:26par rapport à ça
50:26j'ai été protégée
50:28pendant toute mon enfance
50:29mais c'est un enjeu majeur
50:31dans la commune
50:32notamment de Boulogne
50:33parce que je m'en rends bien compte
50:36l'insécurité est vécue
50:38et maintenant depuis plusieurs mois
50:40j'ai eu de nombreuses
50:41mauvaises expériences
50:42même pour faire 200 mètres
50:44je vais aller demander
50:44à des amis de me ramener
50:45parce que sincèrement
50:46je préfère ne pas prendre le risque
50:48parce qu'il y a de plus en plus
50:50de personnes
50:50on va dire
50:51assez étranges
50:52je me suis fait suivre
50:52plusieurs fois récemment
50:53alors que depuis le plus jeune âge
50:55je rentre seule
50:56et je n'ai jamais eu de soucis
50:57avant ça
50:57il y a de plus en plus
50:59de personnes
51:00qui n'habitent pas
51:00dans la ville
51:01qui viennent
51:02se poser
51:03pour boire
51:04de 8h à 18h
51:06donc à 8h
51:06forcément ils ne sont pas très agressifs
51:08mais bon
51:09fin de journée
51:09après avoir passé 12h à picoler
51:11ce n'est plus le même enjeu
51:14David Marguerite
51:15vous aussi
51:15vous l'entendez
51:16comme Alban
51:17cette question de la sécurité
51:18on l'a dit
51:18premier enjeu
51:19oui je pense
51:20que ce soit d'ailleurs
51:21dans les pôles urbains
51:22ou à la campagne
51:24c'est un sujet
51:24qui revient beaucoup
51:25et je ne fais pas partie
51:26de ceux qui considèrent
51:27que l'insécurité
51:27est un sentiment
51:28je pense que c'est bien
51:28une réalité
51:29et le témoignage d'Alban
51:30le démontre un peu plus
51:32moi je voulais lui dire
51:34à Alban
51:35ça va être son premier vote
51:36c'est pas rien
51:36on se rappelle tous
51:37de notre premier vote
51:38vous avez la chance
51:39en plus de le faire
51:39sur une élection municipale
51:40qui est vraiment
51:41l'élection du quotidien
51:42et c'est aussi peut-être
51:43le message qu'il faut porter
51:44aux jeunes
51:45c'est de dire
51:45que la volonté politique
51:46elle est souvent critiquée
51:47on a souvent le sentiment
51:48qu'un élu ne sert plus à rien
51:50et bien moi je crois
51:51que la volonté politique
51:52ça sert encore beaucoup
51:53et ça sert notamment
51:54aux élections municipales
51:56sur un enjeu aussi important
51:57que la sécurité
51:58c'est l'occasion d'en parler
51:59d'ailleurs
52:00le débat municipal
52:01on a nombreux candidats
52:02qui font des propositions
52:03sur la vidéoprotection
52:04sur le renforcement
52:05des effectifs
52:06de la police municipale
52:07et qu'une jeune
52:08nous en parle aujourd'hui
52:09ça démontre bien
52:10aussi parce que
52:11c'est pas forcément
52:12traditionnel
52:13que c'est un sujet
52:15de préoccupation
52:16qui dépasse les générations
52:17qui dépasse les territoires
52:18et que c'est peut-être
52:19aussi dans le cadre local
52:21qu'on peut agir
52:22et apporter des réponses concrètes
52:23Oui
52:24ça va être un peu
52:24la conclusion
52:25la conclusion de cette émission
52:27est-ce qu'on peut dire aussi
52:28qu'il y a maintenant
52:29un élargissement des pouvoirs
52:31des polices municipales
52:32c'est un enjeu aussi
52:32de cette campagne
52:33Olivier
52:34Oui totalement
52:35il faut que les jeunes
52:36se sentent sûrs dans leur ville
52:36à la fois à leur ville
52:37de naissance
52:39mais aussi les villes
52:39où ils étudient
52:40et ça je crois que c'est important
52:41parce que cette politique-là
52:42aujourd'hui
52:43c'est aux jeunes aussi
52:44de s'approprier
52:45disons qu'il y a une double action
52:46les jeunes doivent faire
52:47cette démarche-là
52:48comme Alban l'a dit
52:48de s'intéresser à la politique
52:50et puis il y a aussi
52:51un rôle qui nous incombe
52:52à nous
52:53d'effectivement donner envie
52:54et de se mettre aussi
52:56sur les réseaux
52:56qui vont bien
52:57je crois qu'aujourd'hui
52:58la base peut-être même
53:00de nos engagements
53:00je parle aussi au nom
53:01de mes collègues
53:01mais c'est d'agir
53:02plutôt que subir
53:03et aujourd'hui
53:04je pense que les jeunes
53:04s'ils veulent justement
53:05encore une fois
53:06pouvoir s'investir
53:07dans la ville
53:08leur ville associative
53:09leur ville culturelle
53:10leur ville aussi de logement
53:11de points de restauration
53:12et bien c'est bien
53:13aux élections municipales
53:14que ça se traduit
53:15C'est la fin de cette émission
53:16un petit mot de conclusion
53:17Karine Danel
53:18on voit il y a beaucoup
53:19de préoccupations
53:19beaucoup d'attentes
53:20aussi envers les candidats
53:22municipales
53:22comment est-ce qu'on peut
53:23répondre à ces attentes ?
53:25Bien
53:25moi ce que je souhaitais dire
53:26c'est que d'abord
53:27on avait des craintes
53:28sur l'engagement
53:29des citoyennes
53:30et des citoyens
53:30pour composer des listes
53:32pour ces élections municipales
53:33on voit que
53:34ces craintes
53:35elles semblent
53:36s'amoindrir
53:37parce que
53:38partout
53:39on voit des équipes
53:40se mobiliser
53:40travailler sur des projets
53:42en commun
53:42vraiment créer
53:43de la cohésion
53:44proposer des projets
53:45alternatifs
53:46et ça ça doit être souligné
53:48et la place des jeunes
53:49je le redis
53:49est très importante
53:50dans ce mouvement
53:51on voit aussi
53:52que les sujets
53:54que vous avez traités
53:56qu'on a traités
53:57sont ceux qui sont
53:58sur l'agenda politique
54:00et moi je suis
54:01je soutiens
54:02des candidats
54:03plutôt de gauche
54:03et je vois que
54:05par exemple
54:05la sécurité
54:06est devenue
54:07aussi une vraie préoccupation
54:09et un vrai enjeu
54:10y compris pour les candidats
54:11de gauche
54:12c'est très important
54:12parce que
54:14la sécurité
54:15c'est la première
54:16des libertés
54:17et ça concerne
54:18singulièrement
54:18celles et ceux
54:19qui sont les plus vulnérables
54:20et c'est aussi
54:21une préoccupation
54:22pour nous
54:22extrêmement importante
54:23un petit mot de conclusion
54:24je partage le constat
54:26sur lequel il y a
54:26de nombreux citoyens
54:28qui s'engagent
54:28à ces élections
54:29on a souvent
54:29et d'ailleurs
54:30c'est assez récurrent
54:30à chaque élection
54:31on a l'appréhension
54:33qui n'est pas de candidat
54:34qui est un peu
54:34de découragement
54:36et de résignation
54:36il y en a bien sûr
54:37mais je constate
54:38qu'en effet
54:39même dans les petites communes
54:40il y a des listes
54:41qui se forment
54:41il y a des projets
54:42qui sont discutés
54:43et que cette élection
54:44en effet
54:44c'est celle du quotidien
54:45et elle intéresse encore
54:46nos concitoyens
54:47et c'est tant mieux
54:48le mot de la fin
54:48oui je crois qu'à l'ère
54:49de l'intelligence artificielle
54:50et Alban l'a dit
54:51j'invite vraiment
54:51tous les jeunes
54:52à vraiment essayer
54:53de trouver la vraie véracité
54:54la véracité de l'information
54:56et de se rapprocher
54:57d'hommes et de femmes politiques
54:59qui peuvent effectivement
55:00leur donner
55:01de vraies propositions
55:02plutôt que de parfois
55:03lire des choses
55:04qui ne sont pas
55:04tout à fait vérifiées
55:05sur les réseaux sociaux
55:06parce que ça peut aussi
55:07influer sur le vote
55:08et je crois que c'est
55:08extrêmement important
55:09avec un mandat
55:09très proche des gens
55:10on le dit
55:10pas parce que vous êtes sénateur
55:12donc le relais des maires
55:13mais le mandat de maire
55:15et vraiment particulièrement
55:16le mandat du quotidien
55:17c'est là où on est le plus proche
55:18alors de toutes les générations
55:19pas que des étudiants
55:20mais je crois que c'est là
55:20où on est le plus proche
55:21on est vraiment à leur portée
55:23et les échanges quotidiens
55:24font que ça donne
55:25une vraie confiance
55:25on dit que la plus grande
55:26confiance est effectivement
55:28dans cette élection communale
55:30et je crois qu'il faut
55:30que ça le reste
55:31il faut par contre
55:32que les jeunes aillent voter
55:33parce qu'il y avait
55:34un jeune sur trois seulement
55:35qui était allé voter en 2020
55:36certes nous étions en crise Covid
55:37mais là je les invite
55:38à se rattraper
55:39voilà et on rappelle les dates
55:4015 et 22 mars
55:42pour le premier
55:43et le second tour des élections
55:44avant de clore ce numéro
55:45de directeur
55:46en début d'émission
55:47on a vu des visages
55:48de l'élection à Paris
55:50et à Lyon
55:51d'autres candidats
55:52sont présents
55:53à ces élections
55:53et on va voir les noms
55:54de tous les candidats
55:55déclarés à date
55:56à l'élection municipale
55:57de Paris
55:58et à celle de Lyon
55:59c'est la fin de cette émission
56:00je voudrais remercier
56:01les Françaises et Français
56:03qui ont participé
56:04à ce débat
56:05merci à tous les trois
56:06aussi en plateau
56:07d'avoir accepté
56:08de jouer le jeu
56:09de ce dialogue
56:10un grand merci
56:11aux équipes techniques
56:12et éditorielles
56:13qui ont permis de réaliser
56:14ce dialogue
56:14notre émission
56:15qui est à retrouver aussi
56:16sur les plateformes
56:17de podcast
56:18et sur publicsena.fr
56:20n'hésitez pas
56:21à nous suivre
56:21sur les réseaux sociaux
56:22Instagram X
56:23ou encore
56:25d'autres plateformes
56:26on vous donnera
56:27le prochain numéro
56:28de Dialogue Citoyen
56:29à très vite
56:30sur Public SENA
56:30J'ai trouvé que c'était
56:32très dense
56:33et très intense
56:34et qu'il y avait
56:37une variété
56:37de témoignages
56:38et de citoyens
56:40qui étaient bien
56:42représentatifs
56:43de la société civile
56:44C'était très intéressant
56:45il y avait
56:45des sujets très variés
56:48et je pense que
56:49c'est une élection
56:50qui est particulière
56:51puisqu'en fait
56:52il y a énormément
56:53de sujets
56:53en fait
56:54puisque la mairie
56:55correspond vraiment
56:57au maillage
56:57le plus proche de nous
56:58C'est très intéressant
56:59d'avoir des échanges
57:00comme ça
57:01sur plein de sujets
57:01différents
57:02avec des personnes
57:02qui viennent
57:03d'un peu partout
57:03en France
57:04et d'avoir aussi
57:06l'échange
57:07avec les sénateurs
57:07qui peuvent essayer
57:08de répondre
57:09un peu
57:10aux questions
57:11et aux interrogations
57:12citoyennes
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