Passer au playerPasser au contenu principal
Les Vraies Voix avec Philippe Bilger, Jean Doridot et Samuel Botton

Retrouvez Les Vraies Voix avec Cécile de Ménibus et Philippe David du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio.
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry

———————————————————————

▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/

———————————————————————

🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴

▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————

☀️ Et pour plus de vidéos des Vraies Voix : https://youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDRB7z8JrbG9LyNtTmhxaU-a

##LE_COUP_DE_PROJECTEUR_DES_VRAIES_VOIX-2025-12-22##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Les Vraies Voix Sud Radio, 18h-20h, Cécile Dominibus, Philippe David.
00:06En ces périodes de fêtes que l'on vous souhaite très heureuse, nous sommes ravis d'accueillir aujourd'hui avec Philippe David,
00:12Philippe Bilger qui est avec nous, Jean Dorido, docteur en psychologie, Samuel Bauton, expert en communication chez Step Conseil.
00:20Et n'oubliez pas ce joli cadeau que vous allez pouvoir peut-être remporter.
00:25Le sapin de Noël Sud Radio.
00:27Bah oui, parce qu'on a encore des cadeaux sous le sapin, c'est pas fini, Noël, c'est pas maintenant.
00:32C'est jusqu'au 24.
00:33Bah oui, voilà ! Jusqu'au 24, et aujourd'hui vous allez pouvoir remporter un robot aspirateur E-I-Bot Z5 de la marque EasyClean.
00:42J'ai l'impression de vendre une voiture tellement E-Bot Z5, c'est fou, c'est fou.
00:47En tout cas, c'est une voiture autonome, parce qu'il est canon, moderne, efficace et autonome.
00:53Le futur du ménage, c'est déjà peut-être chez vous.
00:57Et pour ça, il va vous falloir envoyer un SMS en écrivant S-A-P-I-N, sapin.
01:02Vous l'envoyez au 7-20-18 et là, bam !
01:05Le standard explose.
01:08Dague !
01:09Et bah oui, tout le monde appelle, même moi j'envoie des SMS, on ne sait jamais.
01:12Est-ce qu'on peut demander à...
01:14EasyClean ?
01:16EasyClean.
01:18Et ça veut dire quoi, Philippe Bilger ? EasyClean ?
01:20Facilement propre.
01:21Voilà.
01:22Nettoyage facile.
01:26Non, mais c'est bien essayé.
01:27Non, c'est bien, c'est bien.
01:28Vous n'allez pas me chipoter sur l'anglais.
01:31But you are French.
01:33Your English is not good.
01:35Oui, c'est ça.
01:35But better than yours.
01:38Voilà, voilà, voilà.
01:39Chers amis, chers amis.
01:40Ça marche même en anglais.
01:41Une fois qu'on a envoyé ce cadeau, tout de suite, la page s'ouvre sur Philippe David.
01:47Les vraies voix sud radio.
01:49Pas content ! Pas content !
01:51Le coup de gueule de Philippe David.
01:53Pas content !
01:54Comme d'habitude, je vais remettre le clocher au milieu du village et même de deux villages.
01:58Un très grand, Toulouse, et un moins grand, mais bien connu pour son fromage, Coulomiers, dans la Seine-et-Marne.
02:04Pourquoi deux villages si éloignés, qui n'ont pas grand-chose à voir ?
02:08Parce que l'irresponsabilité y est équivalente quand on voit les tristes records dévoilés par la presse ces derniers jours.
02:14Commençons par Coulomiers, où un quinquagénaire a provoqué un accident de voiture début décembre.
02:20Un accident de voiture, heureusement, sans dommage corporel pour qui que ce soit.
02:24Mais un accident de voiture qui aurait pu tourner au drame quand on apprend que le responsable, ou plutôt l'irresponsable,
02:30avait 7,92 grammes d'alcool par litre de sang.
02:34C'est-à-dire près de 16 fois la quantité autorisée.
02:39Une quantité qui ne l'a pourtant pas empêchée de prendre le volant,
02:42même s'il a fait un coma éthylique après avoir été pris en charge par les secours.
02:47Continuons avec Toulouse, où le record d'excès de vitesse de l'année a été battu début octobre sur la 64,
02:54à proximité du périphérique toulousain.
02:56Dans une zone limitée à 90 km heure, un homme de 23 ans a été arrêté par les forces de l'ordre
03:01alors qu'il circulait à 252 km heure, ce qui fait un excès de 162 km heure.
03:10Il n'avait pris ni alcool ni le stupéfiant, mais le véhicule de location a été envoyé en fourrière directement
03:15et son permis retiré sur le champ.
03:18Pourtant, un point commun relie ces criminels de la route.
03:21Les deux ont été contrôlés par les forces de l'ordre,
03:24dont un après avoir causé un accident.
03:26Et quand on voit à quel niveau de dangerosité sont certains sur les routes,
03:31je pense que plutôt que les bandits manchots qui vous flashent dans des zones non dangereuses,
03:35mais très lucratives, il faudrait remettre du bleu partout sur les routes de France et de Navarre.
03:41Cela permettrait de mettre hors de nuire ce type de chauffard cité dans ce coup de gueule.
03:47Mais j'oubliais, en matière de sécurité routière,
03:50on pense beaucoup plus rentabilité que sécurité.
03:53Cherchez l'erreur.
03:56Le taux d'alcoolémie de Coulomiers,
03:59je n'ai jamais connu ça dans ma vie.
04:02Et ce n'est pas le record.
04:03On disait qu'à 5,5, le gars ne l'a jamais eu du 12.
04:0812 ?
04:09Oui, il me semble qu'il y a déjà eu du 12.
04:11À Marseille, à Marseille, peut-être.
04:12Oui, c'est comme la Sardin qui bouge le 12, je ne sais pas.
04:157 et quelques, c'est le 92.
04:17Là, c'est quand même très très costaud.
04:19Vous vous rendez compte quand même qu'on a failli vivre le pire.
04:25Mais comment des gens peuvent oser prendre leur voiture ?
04:28Enfin, pardon.
04:29On a vu, hélas, des drames.
04:32Mais comment est-ce qu'ils vont comprendre ?
04:34À quel moment ils vont comprendre ?
04:35Non, mais je vais vous prendre un exemple.
04:37Moi, je ne suis pas loin de 2 millions de kilomètres.
04:41J'ai soufflé trois fois, trois fois, au contrôle d'alcoolémie.
04:45Les trois fois, j'étais négatif.
04:47Mais comment expliquer qu'on fasse si peu de contrôle,
04:49notamment de l'alcool et de la drogue, au volant ?
04:52Parce que rappelons que le nombre d'accidents et de morts
04:55dus à l'alcool et à la drogue sont les premiers facteurs.
04:58Pourquoi est-ce qu'il n'y a jamais un contrôle là-dessus ?
05:00Alors que je peux vous dire que quand vous voyez certains radars,
05:03comment ils sont planqués, le but, c'est de faire de l'argent.
05:06Ce n'est pas autre chose.
05:07Surtout qu'on teste les chauffeurs de car,
05:11mais vous êtes aussi dangereux, ivre-mort sur l'autoroute
05:14qu'un chauffeur de car avec des enfants d'intérêt.
05:16Les chauffeurs de car, il y a des combines.
05:18Souvent, ils laissent le moteur tourner
05:20pour ne pas avoir à resouffler
05:22quand vous passez des cars de touristes
05:25avec le moteur qui tourne.
05:26Ce n'est pas pour la clim,
05:27c'est pour ne pas être obligé de souffler
05:28pour repartir.
05:30C'est un chauffeur de deux cars qui m'a expliqué ça.
05:34Parce qu'en fait, ils ont des contrôles d'alcoolémie,
05:35ils doivent souffler dans le car
05:37pour pouvoir démarrer.
05:38Non, ça ne démarre pas.
05:39Et donc, comme il y en a quand même dans la profession
05:41qui boivent pas mal,
05:43ils se débrouillent pour être à peu près agent
05:45quand ils démarrent.
05:46Et puis après, toute la journée,
05:47ils le laissent allumer.
05:48Il ne faut pas jeter le propre sur tous les...
05:50Bien sûr, c'est une infime minorité.
05:53Est-ce qu'on connaît la marque de la voiture
05:55qui est la 250 ?
05:56Ça ne change pas grand-chose.
05:57Oui, j'ai le nom de la marque, je l'ai dit.
05:59C'est français, c'est immense.
06:00Volkswagen.
06:01A priori, ce serait une Golf R
06:03qui est hyper puissante.
06:05Si j'utilise ça pour les gofastes en général.
06:07Donc, allez-je vous dire...
06:09Oui, Philippe, vous nous prenez deux cas
06:11qui sont exceptionnels.
06:12Après, je vais me faire l'avocat du diable.
06:13Des contrôles, il y en a.
06:15À des endroits stratégiques,
06:16à des moments opportuns.
06:17Je pense que vous faites
06:18les sorties de boîtes de nuit.
06:20Vous n'avez pas une seule boîte de nuit populaire
06:22où il n'y a pas un contrôle
06:23à 200 ou 300 mètres de la boîte
06:26pour justement voir ce qui s'y passe.
06:27Et là, pour le coup,
06:28on est face à des gens qui sortent,
06:30qui ont bu, qui ont fumé,
06:31qui ont fait tout ce que vous voulez.
06:32Donc, on est sur deux cas
06:33qui sont assez exceptionnels
06:35de par la situation.
06:37mais la réalité, c'est qu'aujourd'hui,
06:40en termes de prévention,
06:41de sécurité routière,
06:43il y a des pas immenses
06:43qui ont été faits.
06:44C'est-à-dire, on a bien progressé.
06:45Après, si vous me posez la question,
06:47l'interdiction d'alcool au volant,
06:48elle serait pure et simple.
06:49C'est-à-dire, c'est même pas 0,2 grammes
06:50ou ce que vous voulez.
06:51C'est zéro.
06:52C'est zéro.
06:53Vous avez bu, vous ne conduisez pas.
06:53Vous avez fumé.
06:54Vous avez fumé de la drogue,
06:58vous ne conduisez pas.
06:59Et après,
07:01on veut dire, ça bosse,
07:02les forces de l'ordre,
07:02elles sont là, elles le font,
07:03mais on ne peut pas contrôler les gens
07:04non plus à 8h du matin
07:05quand ils déposent leurs enfants à l'école.
07:06C'est drôle,
07:07je vais prendre un peu de temps
07:08parce que pour vous endormir,
07:10vous regardez les enquêtes
07:11sur les chaînes de télé
07:12et les gens disent,
07:14quand ils ont pris du cannabis,
07:15ils disent,
07:16j'ai fumé ce week-end.
07:18Le gendarme lui dit,
07:21mais c'est quand même interdit, monsieur.
07:22En fait, les types se justifient
07:24en disant,
07:24mais j'ai fumé de la drogue
07:26ce week-end.
07:27Et en fait,
07:27c'est alors que c'est interdit
07:28que ce soit le week-end,
07:30la semaine,
07:31en voiture,
07:31par mois,
07:31c'est interdit.
07:33Et je ne sais pas
07:34ce qu'ils ne comprennent pas
07:34dans cette...
07:35La drogue est interdite,
07:36point final.
07:37Voilà, c'est ça.
07:37Mais à force de ne pas réprimer,
07:39les gens constèrent
07:40que la transgression
07:42chez soi
07:43n'est plus grave.
07:44Deuxièmement,
07:44vous posez la question différemment.
07:45Mais ok,
07:46la situation
07:47dans la campagne de 2002.
07:49Ah oui ?
07:49Bon, écoutez,
07:50voilà,
07:51voilà ce que j'en pense,
07:53tout le monde s'en fout.
07:54Mais non,
07:54non, non,
07:55mais je comprends rarement.
07:57On vous a dit
07:58que vous aviez raison.
07:59Non, non,
07:59mais je ne parle pas de vous.
08:00Je ne donne jamais
08:02mon avis,
08:02mais là,
08:02je trouve ça dingue.
08:04Puisque là,
08:05on va être dans des fêtes
08:06de fin d'année
08:06et qu'on va sortir forcément
08:08de la belle famille,
08:09de machin,
08:10ça va être
08:11des drames.
08:13Et c'est ça
08:13qui me rend dingue.
08:14Alors que ça devrait
08:15être des moments heureux.
08:16Allez,
08:16vous restez avec nous
08:17dans un instant.
08:18En France,
08:19un meurtre
08:19ou un assassinat
08:20se produit en moyenne
08:21toutes les huit heures.
08:22La violence pour Suisse
08:24a monté en 2025.
08:25Les homicides ont bondi
08:26de 8% en un an.
08:27Et on vous pose
08:28cette question.
08:29En huit ans,
08:29plus 43% d'homicides,
08:31la France est-elle
08:32devenue un coup de gorge ?
08:33Eh bien,
08:33vous dites oui
08:34à 89%.
08:35Vous voulez réagir
08:36le 0826 300 300
08:38et moi,
08:39je le dis oui,
08:39la France est devenue
08:40malheureusement
08:41un coup de gorge.
08:42On en parle dans un instant.
08:43Soyez les bienvenus.
08:43Soyez les bienvenus
08:55ici sur cette radio.
08:57Vous êtes tous
08:57les bienvenus bien entendu.
08:59Il y a marqué
09:00Parlons Vrai,
09:00donc il nous arrive
09:01bien entendu.
09:03A Philippe et à moi
09:04de donner notre avis
09:06et vous aussi.
09:07Ce numéro de téléphone
09:08qui est pour vous,
09:090826 300 300,
09:10quel que soit le moment
09:11vous pouvez débarquer
09:13à n'importe quel moment
09:17justement,
09:17comme quoi
09:18je m'emballe les pinceaux.
09:20Allez,
09:20tout de suite,
09:21la question du soir.
09:22La France a peur.
09:24Vous avez demandé
09:25la police,
09:26ne quittez pas.
09:28Il y a de la violence
09:29dans la société.
09:30La France et les Français
09:30ne sont plus en sécurité.
09:33Vous avez assez
09:33de cette vente de racailles.
09:35On va vous en débarrasser.
09:37Les zones de long droit
09:38n'ont pas leur place
09:39dans une république
09:39et dans un état de droit.
09:40Appelez la police !
09:41Appelez la police !
09:42Les choses se sont durcies
09:43ces dernières années.
09:43Et des mesures d'urgence
09:44s'imposent.
09:45Quand on arrive en ville,
09:47tout le monde change
09:48de trottoir.
09:49On n'a pas la vie.
09:50Avec cette question,
09:51sachez que 43% d'homicide
09:54en 8 ans,
09:54la France est devenue
09:55pour la plupart d'entre vous
09:57un coupe-gorge
09:58et ça monte
09:59depuis sur 8 ans,
10:0143%,
10:02augmentation de 43%
10:04depuis 2017,
10:06Philippe Bilger.
10:06l'évolution est tout à fait préoccupante
10:14plus que ça
10:15entre les homicides
10:16et les tentatives d'homicides
10:18parce qu'on a totalement raison
10:20de relier ces deux processus criminels
10:23puisque ça fait une différence
10:25pour la victime, bien sûr,
10:27mais l'intention homicide
10:28est rigoureusement la même.
10:30Et donc,
10:30c'est très préoccupant
10:32et c'est pas le lieu,
10:34me semble-t-il,
10:35pour développer les raisons
10:36qui font que de plus en plus,
10:39lorsqu'on est confronté
10:40à un conflit,
10:41à une contradiction,
10:43à un aléa,
10:44eh bien,
10:44de plus en plus,
10:45on utilise les moyens extrêmes
10:48que, à juste titre,
10:49on dénonce.
10:50Deuxième élément,
10:52si je m'en tiens
10:53à ma conception
10:54du terme coupe-gorge,
10:56je ne dirais pas
10:57que la France
10:58est un coupe-gorge.
11:00Elle est victime
11:01trop souvent
11:01de transversions criminelles,
11:04mais on peut encore vivre
11:05et sortir
11:07sans avoir
11:08la certitude
11:09accablante
11:10d'être victime
11:12de quelque chose.
11:14Alors,
11:15le chiffre est effrayant.
11:17Ça me rappelle,
11:17cela dit,
11:18ce que disait
11:18un vieux professeur de médecine
11:20à ses étudiants.
11:20Il disait,
11:21c'est des statistiques,
11:21c'est comme les bikinis.
11:23Ce que ça montre
11:23est intéressant,
11:24mais ça cache l'essentiel.
11:25Et j'aimerais
11:27quand même
11:28mieux comprendre
11:29d'où vient
11:30cette progression
11:31inouïe
11:32des homicides.
11:33Il y a quand même
11:34en France
11:34un problème majeur
11:36depuis plusieurs années
11:37qui est le narcotrafic.
11:38Et on sait bien
11:39que le trafic de drogue,
11:41ça fait énormément
11:42de morts
11:43qui sont des homicides
11:44nouveaux
11:44qui n'avaient pas lieu.
11:46Je ne serais pas étonné
11:51qu'un rapport
11:51de cause et effet.
11:52Parce que je rejoins
11:53Philippe Bilger.
11:56Ça dépend
11:56des endroits
11:57toujours pareils,
11:58mais il y a quand même
11:58plein de centres-villes
11:59qui sont quand même
12:00très très sécures,
12:00me semble-t-il,
12:01en France.
12:02Direction Saint-Gaudens
12:03avec David
12:04qui est avec nous.
12:04Bonsoir David.
12:060826 300 300.
12:07Bienvenue sur Sud Radio.
12:09Oui, bonsoir Cécile,
12:10bonsoir Philippe
12:10et bonsoir à vos invités.
12:13Merci de vous donner
12:13la parole.
12:14Avant de répondre
12:15à votre question
12:15au sens propre
12:16de la France
12:17et d'un coupe-gorge,
12:18je voudrais répondre
12:19au sens figuré
12:20en ayant une pensée
12:22pour les éleveurs
12:23et agriculteurs
12:24du Cominge
12:24car ce soir,
12:25on apprend
12:25un nouveau troupeau touché
12:28et donc l'abattage
12:29de plus de 60 bêtes
12:31prévus dans la semaine.
12:32Donc voilà,
12:33coupe-gorge,
12:34on a aussi un coupe-gorge
12:34agricole si je puis dire.
12:37On va en parler
12:37entre 19h30 et 20h.
12:40C'est l'agriculteur.
12:41Je salue mes amis éleveurs
12:42du Cominge.
12:43Donc voilà.
12:44Pour en revenir au sujet,
12:45effectivement,
12:45pour moi,
12:46alors coupe-gorge,
12:47c'est peut-être excessif
12:48mais comme le soulignait
12:50votre intervenant
12:52juste avant moi,
12:54effectivement,
12:54il faut se pencher
12:55sur les facteurs.
12:57Donc il y a le narcotrafic
12:58effectivement
12:58qui est un gros sujet
13:01avec lequel
13:03on a encore eu
13:04récemment à Toulouse
13:05encore une tentative
13:06ou je crois même
13:06un assassinat encore
13:07sur Toulouse
13:08hier ou avant-hier.
13:10Et ensuite,
13:11en fonction des centres-villes,
13:12on va aussi avoir
13:13affaire à une population,
13:15je vais dire,
13:16qui arrive de pays
13:18qui n'a pas le même rapport
13:19à la vie et à la mort
13:20que nous.
13:21C'est vrai.
13:21Et pour qui ?
13:23Et pour qui ?
13:24Donner l'amour à quelqu'un,
13:25alors je ne vais pas dire
13:26que c'est un geste simple,
13:27mais c'est quelque chose
13:28qui porte moins,
13:29en fait.
13:30C'est un réflexe
13:31qui peut avoir
13:33des conséquences graves,
13:34une tentative de meurtre
13:35ou autre,
13:35mais on est face
13:36à des populations
13:36qui n'ont pas
13:37la même inhibition
13:38que nous
13:38dans certaines situations,
13:40que ce soit
13:41une simple altercation
13:41ou ce genre de choses.
13:43Et puis,
13:44je rappelle quand même
13:45qu'aujourd'hui,
13:45on tue pour 5 000 euros
13:47quand même.
13:48Oui,
13:48pour les contrats.
13:49Pour les contrats.
13:50Et parfois,
13:50on tue,
13:51excusez-moi,
13:52on peut même tuer
13:52pour une cigarette
13:53qu'on n'a pas donnée
13:54ou pour un regard.
13:54Oui,
13:55un vol de 20 euros.
13:56J'étais sur le narco,
13:57c'est pour ça.
13:58C'est pour ça.
13:59Samuel Beaufort.
14:00Justement,
14:00j'ai attaqué
14:01la lecture de Cartel Nord
14:02ce week-end
14:02et ils ouvrent le livre
14:04avec une citation
14:06de Hayam,
14:06petit frère,
14:07et tant je connais
14:08la chanson par cœur,
14:09tant de le voir relire
14:10et poser sur papier.
14:10Ça m'a mis en choc
14:11parce que deux jours avant,
14:12on avait eu le débat
14:13avec Philippe,
14:14justement,
14:14comme vous le disiez,
14:14sur les meurtres
14:15à 5 000 euros
14:15et tout était là
14:17sous nos yeux
14:17depuis les années 90.
14:19C'est-à-dire,
14:19en lisant ces quelques lignes,
14:20je me suis dit finalement,
14:21rien n'a changé.
14:22On est face à une jeunesse
14:23qui veut faire de l'argent,
14:25qui est prêt à aller
14:25dans l'hyperviolence.
14:27Je rejoins le propos de Jean
14:28où effectivement,
14:28les causes sont
14:29dans le narcotrafic
14:29et il y a eu
14:30un regain de rivalité
14:31entre gangs
14:33à partir de 2017.
14:34Je parle notamment
14:35sur Marseille
14:36et ça peut aussi
14:37s'appliquer
14:38sur Saint-Denis
14:38et d'autres.
14:39Donc,
14:40c'est aller chercher
14:41dans les causes.
14:41Après,
14:42comment est-ce qu'on explique
14:44la violence
14:44et surtout,
14:45comment on peut faire,
14:46alors c'est horrible
14:47de le dire comme ça
14:48mais c'est aussi une réalité,
14:49la distinction
14:49entre les morts.
14:50C'est-à-dire,
14:51si vous me posez la question
14:51d'un règlement de compte,
14:53je n'ai aucune peine,
14:54je n'ai aucune pitié.
14:55Si vous me parlez
14:55d'un règlement de compte
14:56où il y a un dommage collatéral,
14:58là tout de suite,
14:58c'est plus la même chose.
14:59Alors,
14:59si vous me parlez
15:00d'un innocent
15:00qui n'a rien demandé
15:01à personne
15:02et qui se retrouve tué,
15:04là on est dans le dramatique.
15:05Donc,
15:06je pense que la France
15:07reste quand même
15:07un pays
15:08où la sécurité
15:09et l'ordre règnent
15:10parce qu'on a passé
15:11notre temps
15:11à vanter les mérites
15:12de l'action
15:13de Gérald Darmanin,
15:14même si elle est
15:15très contestable.
15:16Les chiffres sont...
15:17Et des JO,
15:18je rappelle.
15:18Et des JO,
15:19mais pour les JO,
15:20on avait les polices
15:21du monde entier
15:21qui sont venues
15:22nous donner du renfort.
15:23Et surtout,
15:23tous les Parisiens
15:24étaient partis.
15:24Il y avait des autres
15:24mauvais augures à l'époque
15:25qui prédisaient vraiment
15:26alors le pire.
15:27Ils avaient
15:28quelle horreur,
15:29tu restes à Paris,
15:30ça n'était pas effrayant.
15:31C'était magnifique.
15:34Donc voilà,
15:35toute la question,
15:35c'est essayer
15:36de comprendre
15:37cette violence
15:37et surtout
15:38de faire la part
15:39des choses
15:39entre finalement
15:40des voyous
15:41qui se tuent
15:42les uns les autres
15:42et l'honnête citoyen,
15:44lui qui est...
15:45Il y a eu le cas
15:46à Marseille.
15:46Il y a eu le cas
15:47à Marseille
15:47avec une jeune femme
15:48qui avait une balle de la rue.
15:48J'avais même
15:49trois réponses
15:49dans les nuits.
15:51Le paradoxe,
15:52c'est que sur le narcotrafic,
15:53c'est un article
15:54du Figaro
15:55que j'ai lu juste
15:56avant de venir.
15:57Il explique
15:58et c'est assez...
15:59Ça montre
16:00à quel point
16:00il y a une perversion
16:02même dans la diminution
16:04des crimes
16:04parce qu'il y avait
16:05deux bandes
16:07qui sévissaient
16:08dans le narcotrafic.
16:10Une a été éliminée
16:12par l'autre
16:12et donc naturellement
16:14les crimes ont été
16:15moins nombreux.
16:16C'est toujours pareil.
16:17Là aussi,
16:17ça dépend de la période
16:18de la durée
16:19sur la caméra.
16:20Il peut y avoir
16:20au niveau microscopique
16:21une baisse.
16:22Quand on regarde
16:23plusieurs années...
16:24Il y a une chose
16:25qui est terrible
16:25parce qu'on parle
16:26de ce nombre de morts
16:27toutes les huit heures.
16:29Mais le pire,
16:30c'est quand on regarde
16:31les tentatives d'homicides.
16:32Là,
16:33ce n'est pas plus 43%
16:34en huit ans,
16:35c'est plus 89%.
16:37C'est-à-dire quasiment
16:38un doublement.
16:39Mais il faut quand même
16:40rappeler une chose.
16:41Les chiffres seraient
16:42bien pires,
16:44et ça,
16:44j'en ai parlé
16:45avec des médecins urgentistes,
16:46si la médecine d'urgence
16:47n'avait pas fait
16:48des progrès colossaux,
16:50notamment pour stopper
16:51les hémorragies,
16:52etc.
16:53Donc aujourd'hui,
16:55on peut dire
16:56que la France
16:57est un coup de gorge.
16:58Quand dans un pays,
16:58une personne peut mourir
17:00toutes les huit heures,
17:01parce que c'est quand même
17:02la réalité,
17:03c'est terrifiant.
17:04Et je le disais,
17:05ce n'est pas que des règlements
17:06de comptes entre narcos,
17:07ce n'est pas des drames
17:09terribles comme
17:09Soukaina à Marseille
17:10qui prend une balle perdue
17:11parce qu'un type
17:12tirait la balle.
17:14Elle bachotait chez elle
17:15une étudiante brillante
17:16ses cours,
17:17un type rafale
17:17un point de deal,
17:18manque de peau
17:19à la calage,
17:20manque de peau,
17:20elle est au-dessus,
17:21une balle perdue,
17:22terminée.
17:23Là,
17:24je prends l'exemple
17:25qui s'est passé,
17:26heureusement la personne
17:26n'est pas morte,
17:27place de la nation,
17:28le gars de la RATP
17:29à qui on demande
17:30une cigarette,
17:31il ne veut pas donner
17:32de cigarette,
17:32je comprends,
17:33il n'est pas marchand de tabac,
17:35s'il veut des cigarettes,
17:36il va se les acheter,
17:37le type sort un couteau,
17:38le plante,
17:39et il se retrouve
17:39en urgence absolue
17:40à l'hôpital.
17:41Mais où est,
17:42on y revient toujours,
17:43où est le surmoi ?
17:45Le surmoi
17:45qui en psychanalyse,
17:47vous êtes psychologue
17:48et pas psychanalyste,
17:49empêche de faire des choses,
17:50merci,
17:51qui vont apprécier
17:52que la morale réprouve.
17:53Où en est-on
17:54pour être tombé si bas ?
17:55Encore une fois,
17:57vous pouvez réagir
17:58quand vous voulez,
17:59vous êtes à l'antenne.
18:00Tellement de situations
18:00différentes,
18:01il faut distinguer
18:01les féminicides,
18:02il faut distinguer
18:03les crimes du narcotrafic,
18:05il faut distinguer
18:05on a des enfants
18:06qui meurent
18:07de mauvais traitements
18:08de leurs parents,
18:09le crime crapuleux
18:11d'une personne
18:12complètement désinhibée,
18:15justement,
18:16comme vous dites,
18:16peut-être sous l'emprise
18:17de toxiques.
18:18Donc c'est-à-dire
18:18que le chiffre,
18:19certes,
18:19il était effrayant
18:21et ça ne donne pas
18:23une question,
18:24ça pose plein de questions
18:25parce qu'il y a quand même
18:26plein de tentatives
18:27différentes.
18:27Mais ce qui est fou,
18:28c'est l'âge,
18:29c'est-à-dire qu'ils ont
18:30entre 12 et 19,
18:3220 ans,
18:32c'est-à-dire qu'on a
18:33une tranche d'âge.
18:34Vous savez,
18:35je vois ce que disait Samuel
18:36tout à l'heure.
18:37David, on vous écoute.
18:38Non, non,
18:38mais la problématique,
18:39elle est là.
18:40C'est Philippe qui disait
18:41où est le surmoi.
18:43Mais aujourd'hui,
18:43on a des gens
18:44qui ont dépassé
18:45ce surmoi,
18:46entre guillemets,
18:47ils n'ont plus
18:47cette inhibition.
18:49Pour certains,
18:50on est dans la violence
18:50permanente.
18:52Et pour d'autres,
18:53alors,
18:53on m'a toujours dit
18:54qu'à la culture urbaine,
18:55c'est la violence augmente.
18:56Donc on a aussi ça,
18:58en fait.
18:59C'est vrai.
18:59Leur seul moyen d'expression,
19:01c'est la violence.
19:01Notre auditeur a complètement raison.
19:03Le langage,
19:04l'absence de langage,
19:05ça empêche de développer
19:06sa pensée
19:07et ça crée une violence
19:08absolument terrible.
19:09Et c'est un fait
19:09que ce n'est quand même
19:10pas nouveau.
19:11Il y a un film à revoir,
19:12Assassin de Mathieu Kassovitz.
19:14C'est un film
19:14qui doit avoir 30 ans
19:15et le film,
19:17qui est d'une violence inouïe,
19:18se terminait sur un gamin,
19:20un pré-ado,
19:21qui jouait
19:22avec une console
19:23de jeux vidéo
19:24à tout shooter
19:25comme ça sur un écran
19:26et on comprenait
19:28dans le film
19:28que c'était de la graine
19:29d'assassin.
19:30précisément.
19:32C'est bien de nous raconter
19:33la fin,
19:33je ne l'avais pas vu.
19:35On connaît le coupable.
19:37On connaît dès le début.
19:40David,
19:41qu'est-ce qu'on peut vous souhaiter
19:41pour 2025 ?
19:426 ?
19:43Parce que 5,
19:43c'est un peu tard.
19:45Alors,
19:4525,
19:46c'est un peu tard
19:47et puis de toute façon,
19:47j'ai eu pas mal
19:48de choses intéressantes.
19:50Et 26,
19:51alors,
19:52si c'est que pour moi,
19:53un nouveau bouclier
19:55pour le stade toulousain.
19:56D'ailleurs,
19:56je vous rappelle
19:56qu'on doit se faire
19:57un apéro
19:57tous les deux,
19:58Cécile,
19:58par rapport à ça.
20:00Comme ça,
20:00on le sort,
20:01comme ça,
20:01c'est joliment glissé.
20:03Dites-donc,
20:04c'est quoi,
20:04c'est une demande en mariage ?
20:05Les David sont des gens
20:06qui ont beaucoup de charme,
20:07que ce soit leur prénom
20:07ou leur patronisme.
20:08C'est Cécile qui a ses promesses.
20:11Avec plaisir,
20:12avec plaisir.
20:13Écoutez,
20:14je serais ravie.
20:16Je vais vous donner
20:16mon numéro à l'antenne,
20:1806.
20:19Ne vous inquiétez pas,
20:20je l'ai déjà flippé,
20:21madame.
20:21Sous-titrage Société Radio-Canada
20:23a l'antenne.
20:23Sous-titrage Société Radio-Canada
20:24a l'antenne.
20:24Sous-titrage Société Radio-Canada
20:25a l'antenne.
Commentaires

Recommandations