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00:00Donc nous allons mobiliser beaucoup de forces, gendarmes, policiers.
00:0690 000, ils auront une consigne très claire, c'est la fermeté.
00:09On ne tolérera aucun blocage, aucune violence.
00:21Et donc nous sommes à l'aube de cette nouvelle mobilisation qui s'annonce très suivie.
00:27Le ministre de l'Intérieur anticipe la présence entre 5 000 et 10 000 casseurs, Philippe.
00:33Alors parlons vrai à notre question sur Twitter.
00:35Craignez-vous que la violence étouffe l'objet de la mobilisation ?
00:38Vous dites désormais oui à 81%.
00:40Vous voulez réagir ?
00:42Vous pensez que la casse, ça fait oublier les revendications des manifestants ou pas ?
00:47On attend vos avis.
00:48C'est le 0826 300 300 et c'est Aude, avec son sourire et sa voix douce, qui prendra vos appels.
00:53Il va vous apaiser, Aude, ce qui n'est pas le cas demain.
00:55Philippe Bilger, est-ce qu'il faut s'attendre à quelque chose de beaucoup plus mouvementé ?
00:59Sûrement, même si récemment on pensait que la France serait bloquée, elle ne l'a pas été.
01:07Mais c'est sûr que le pronostic du ministre de l'Intérieur fait froid dans le dos civique, si j'ose dire.
01:14En même temps, les négociations que mène le premier ministre, apparemment, avec les oppositions, n'ont pas beaucoup d'effet.
01:25Et donc, on peut craindre d'abord que la lutte syndicale, surtout avec l'ampleur qu'elle aura, d'une certaine manière apparaissent nécessaires.
01:35Mais il est clair qu'elle sera reléguée parce que, comme d'habitude, la manifestation, malgré le service d'ordre syndical qui, en général, est performant,
01:48sera complètement dégradée par des violences et les commerçants, notamment, seront victimes.
01:55Alors moi, je crois qu'il y a une chose quand même dont il faut être conscient, c'est que les lois contre les casseurs ne sont pas assez dures.
02:01Alors, je vais prendre un exemple. Il y avait une loi qui disait que les casseurs condamnés devraient aller signer au poste de police pendant les manifestations.
02:11C'est ce qu'on fait pour les hooligans de football.
02:12Quand ils sont pris pour des bagarres, on leur dit, monsieur, vous ne pouvez plus mettre les pieds au stade.
02:17À l'heure du match, vous êtes au commissariat et vous signez.
02:20Attendez, je termine.
02:21Mais c'est le Conseil constitutionnel qui a dit que ce n'était pas bien parce qu'un stade, c'est un lieu privé et qu'une manifestation, c'est un lieu public.
02:30Et on ne peut pas empêcher les gens de manifester.
02:31Eh bien, on ne peut pas empêcher les gens de manifester, mais on peut empêcher, à mon avis, les casseurs de récidivés n'en déplaise au Conseil constitutionnel.
02:40Alors, moi, je ne suis pas tout à fait d'accord avec vous, mon cher fille, parce que...
02:43C'est que vous vous trompez.
02:44Vous, vous trompez.
02:45Non, si vous n'êtes pas d'accord avec moi, c'est vous qui êtes dans l'erreur.
02:47D'accord.
02:48Ça peut durer mes jours.
02:50Non, pourquoi je vous dis ça ? Parce que les stades et ce qui a été fait pour les hooligans, c'était, je dirais, plus simple.
02:55Puisque un stade, c'est par nature fermé et on peut contrôler.
02:59Manifestation, on ne peut pas contrôler.
03:00Donc, on peut envoyer des mecs signés et tout ce qu'ils veulent, ça ne marchera pas.
03:04Et je pense, encore une fois, qu'il faudrait qu'on réfléchisse à nouveau sur la fameuse loi anti-casseurs.
03:09Bien sûr.
03:09Dans les années 70, ça a été fait.
03:11Mais il y a eu une deuxième en 70.
03:12Qui se sont fait rétoquer par le Conseil constitutionnel.
03:14On change un peu de sujet, là, parce qu'on revient à notre sujet.
03:17Est-ce que, moi, c'est la question que je voulais vous poser, Bruno Pommard,
03:20entre 5 000 et 10 000 casseurs, est-ce que Bruno Rotailleau ne va pas un petit peu fort ?
03:25Est-ce qu'il n'en rajoute pas un peu pour faire peur ?
03:28Est-ce que, là, on peut le croire sur ces chiffres ?
03:31Non, ce n'est pas le moment de faire peur.
03:32Et le ministre de l'Intérieur n'est pas là pour ça.
03:33Pas plus que Laurent Nunes, qui est quand même très inquiet.
03:36Mais non, encore une fois, je pense que la Direction nationale du renseignement territorial
03:39a fait un gros boulot en amont, effectivement,
03:41pour sentir un petit peu les mouvances et tout ce qui pourrait arriver sur cette manifestation.
03:45Mais on est malheureusement habitué à ça.
03:47La seule différence, c'est par rapport aux 10...
03:49Donc, si on connaît le nombre, à peu près, ça veut dire qu'on peut anticiper et les empêcher de venir ?
03:53Tu ne peux pas anticiper, quoi.
03:55On ne peut pas les mettre en prison.
03:56C'est un avocat du diable.
03:57Il faut une infraction caractérisée, un matériel moral illégal.
04:00Bon, on ne peut pas mettre les mains comme ça en prison.
04:02Ce n'est pas possible.
04:02Dans d'autres pays, on peut le faire.
04:03Souvenez-vous, pendant les gilets jaunes, ils avaient récupéré des marteaux, des boules de pétanque, etc.
04:08Vous savez, les stratégies sont vachement au point.
04:10On planque le matériel avant, on arrive au dernier moment, ils savent très bien faire.
04:15Non, je pense qu'encore une fois, le fait qu'on ait 5 000 casseurs qui soient capables d'être présents,
04:23ça peut être, je dirais, tenu.
04:26Et Philippe l'a dit à l'instant, Philippe Bilger l'a dit à l'instant,
04:28parce que c'est organisé cette fois-ci.
04:30La dernière fois, il faut rappeler qu'il y avait des manifestations organisées
04:33et des mouvements non organisés qui ont foutu le bordel.
04:35Bon, là, on a affaire à des manifestations qui sont structurées, organisées,
04:40avec les syndicats de police.
04:41Ah, les syndicats, pardon, les syndicats de salariés, etc., CGT.
04:45Et ça, dans le cadre de ces organisations, ils ont des services d'ordre qui sont là pour ça.
04:50Donc, on peut penser qu'on va arriver à, je dirais, à amortir, je dirais, les fiches.
04:55Et puis les unités spécialisées qui seront là.
04:57Avec les Black Blocs, vraisemblablement, le ministre de l'Intérieur
05:00mettra en œuvre la même stratégie qui a marché lors de le prétendu blocage total de la France,
05:10en empêchant les rassemblements.
05:12Mais c'est très dur.
05:13Il y aura forcément des dégradations et des violences.
05:17Et d'ailleurs, le plus triste, c'est qu'au fond,
05:20on sait aujourd'hui que n'importe quel événement,
05:24ma chère Fécile, festif, civique ou autre, va être accompagnée par des violences.
05:30Alors, ce qui peut quand même remonter un peu le moral sur les risques de casse,
05:36c'est que ce coup-là, contrairement à mercredi dernier,
05:38il y aura les services d'ordre des syndicats.
05:40Oui, tout à fait.
05:41Et que théoriquement, le service d'ordre de la CGT a quand même,
05:44avait, ça a un peu baissé, une réputation d'être intransigeant
05:48et d'empêcher tous les casseurs de passer.
05:50Ce n'est plus le cas depuis quelques années.
05:51Mais on se dit qu'avec les services d'ordre des syndicats,
05:54ça devrait quand même un peu améliorer les choses.
05:57Pour rappel, moi, j'ai participé avec l'un de sa police,
06:00je me rappelle, il y a très longtemps,
06:01je faisais partie des services d'ordre,
06:02avec tout un tas de copains policiers, etc.
06:05Je peux vous assurer que ça ne bronchait pas.
06:06Dès qu'on voyait quelqu'un qui tentait de rentrer dans la manif
06:09pour mettre le bazar, bim, il prenait sur la couenne.
06:12Et à côté de ça...
06:13C'est une façon de parler, c'est une façon de parler.
06:19Sud Radio, parlons vrai.
06:20Oui, parlons vrai.
06:21Non, mais c'est une façon de parler.
06:23C'est là où c'est important, ces services d'ordre,
06:26parce que les policiers sont là pour maintenir l'ordre,
06:29pas pour le rétablir.
06:30Ce sont les unités spécialisées.
06:31Et le maintien de l'ordre est fait par les policiers
06:33qui protègent évidemment l'ensemble du cortège,
06:35mais après, vous avez un deuxième rideau.
06:37Donc, c'est le travail.
06:39C'est-à-dire que ce n'est pas du tout venant du policier,
06:40c'est du vrai maintien d'ordre de policiers.
06:41Oui, du maintien de l'ordre.
06:43Ensuite, deuxième niveau, c'est le rétablissement de l'ordre
06:45quand on a les Black Blocs qui foutent le bazar.
06:47Et là, depuis l'avènement des Gilets jaunes, etc.,
06:50Caseneuve en premier, Darmanet après,
06:52on a mis en place ces fameuses BRAV,
06:54les brigades de répression d'action violente,
06:56on a mis les compagnies d'intervention de la DOPC,
06:58on a mis les fameuses CRS ultra-rapides,
07:01la 8, 81, 82, 83, 84,
07:04qui sont réparties sur le territoire
07:05et qui sont des unités spécialisées
07:07et qui fonctionnent comme les Black Blocs, en fait.
07:09C'est-à-dire des petits groupes de policiers très mobiles
07:11et qui vont au carton
07:12pour sortir les Black Blocs des manifestations.
07:16Et j'en reviens à ce que je disais tout à l'heure.
07:19Est-ce que, ce qui est étonnant,
07:20et je m'adresse à vous tous,
07:22est-ce que je ne comprends pas
07:23que ceux qui défilent aujourd'hui
07:25ne se montent pas contre ces Black Blocs ?
07:27C'est-à-dire que je n'ai pas l'impression
07:29que ces gens qui ont besoin de se faire entendre,
07:31il n'y a pas de revendication de dire
07:33laissez-nous, laissez-nous manifester, en fait.
07:35Mais vous avez raison, Cécile,
07:37et je crois d'ailleurs que ça révèle l'ambiguïté
07:41de toutes ces manifestations.
07:43Bien sûr, je suis persuadé que les syndicats,
07:46par exemple la CFDT,
07:48est certainement très hostile
07:49à ce qui se passera lors de ces...
07:53Mais en même temps, je me demande
07:55s'il n'y a pas une sorte de plaisir pervers
07:58à avoir détruit ce qu'ils appellent l'État
08:01et l'autorité de l'État.
08:03Tous les syndicats ne sont pas parfaitement purs
08:06dans l'opinion qu'ils ont.
08:08C'est un peu dur, Philippe, là-dessus, quand même.
08:09Non, mais là, je...
08:11Qu'il y ait de volonté des syndicats
08:12de parler sur certains, bien sûr.
08:14Non, mais excusez-moi, pour certains syndicats,
08:16je ne citerai pas de nom,
08:18il y a quand même une chose à regarder en face,
08:20c'est que pour certains,
08:21ils veulent rentrer avec le capitalisme
08:23et que le boulanger qui brûle,
08:25c'est pas grave parce que c'est un capitaliste,
08:27alors qu'on ne va quand même pas les comparer
08:29au patron du cacage.
08:30Sinon, Cécile, vous avez raison,
08:32Cécile, ils protesteraient avec vigueur
08:36parce que ça dénature complètement leur cause
08:39et ils ne le font pas.
08:41Non, je pense que surtout,
08:42il reste un réserve parce qu'on voit
08:43le niveau de violence que sont capables ces gens-là,
08:45c'est ça le problème.
08:46Donc je pense qu'ils sont plus en retrait qu'autre chose.
08:48Allez, vous restez avec nous, 0826 300 300.
08:52Dans un instant, on n'y croit pas, Jean-François-Louis Bourneau
08:55qui est avec nous.
08:56Absolument. Bonjour Cécile.
08:57On n'y croit pas.
08:58Et la question, c'est même, y a-t-il un contrôleur dans la tour de contrôle ?
09:02Visiblement, non, puisqu'un avion est quand même resté
09:04pendant une heure au-dessus de l'aéroport.
09:07Pas de son, pas d'image, mais on vous dit tout dans un instant.
09:09Allez, dans un instant.
09:10En attendant, 0826 300 300,
09:12si vous voulez répondre à cette question,
09:14craignez-vous que la violence étouffe l'objet de la mobilisation, Philippe ?
09:17Et c'est toujours très, très largement majoritaire sur Twitter,
09:21puisque vous êtes encore 81% à dire oui.
09:24Et on revient dans un instant.
09:25A tout de suite.
09:26Sud Radio.
09:27Sud Radio.
09:28Parlons vrai.
09:28Parlons vrai.
09:29Sud Radio.
09:30Parlons vrai.
09:31Les Vraies Voix Sud Radio.
09:3318h-20h.
09:34Cécile Dominibus.
09:35Philippe David.
09:37Sari Khan dans le studio.
09:380826 300 300.
09:40Si vous voulez assister à cette émission, en tout cas,
09:42ou débattre avec nos Vraies Voix du jour,
09:45Philippe David, bien entendu, comme d'habitude.
09:46Philippe Bilger aussi et Bruno Pommard.
09:49Bruno Pommard qui, maintenant, est une star,
09:51puisqu'on l'embrasse dans la rue.
09:53J'ai envie de dire.
09:54On vous demande des photos, des fois.
09:55On me peut d'être.
09:55Oh là là, on vous demande des photos.
09:57C'est le problème de l'ego surdimensionnel.
09:59On vous demande des photos de qui, en fait ?
10:00De moi.
10:04Et personne ne vous demande de vous mettre des menottes ?
10:07Allez, soyez les bienvenus.
10:08On est ravis de vous accueillir avec cette question.
10:10Craignez-vous que la violence étouffe l'objet de la mobilisation ?
10:14Vous dites oui, en majorité.
10:15Sophie est avec nous au 0826-300-300.
10:19De baiser.
10:19Béziers.
10:20Pardon.
10:21Oui, pardon.
10:22Excusez-moi.
10:22Il faut un peu attendre, ma chère Sophie.
10:26Je sais que c'est à côté du Cam d'Agnon.
10:30Ça fait longtemps.
10:32Là, épuisez-moi.
10:33Je ne pouvais pas la laisser passer.
10:36Pardon, Sophie.
10:37Excusez-moi.
10:38C'est vrai.
10:39Très peu de plaisanterie.
10:40Je ne suis pas de Béziers.
10:42Bien qu'on ne s'y fasse Béziers là-bas aussi.
10:44Mais je suis de Saint-Pos de Taumière.
10:47D'accord.
10:48Donc tout était faux.
10:49Voilà.
10:50Sophie, vous nous appelez sur cette mobilisation de demain.
10:56D'abord, est-ce que vous allez y aller ?
10:58Oui.
10:58D'accord.
10:59Je vais y aller.
10:59Je vais y aller comme la semaine dernière.
11:01Donc voilà, je tenais à intervenir parce que je trouve des propos un petit peu qui me choquent autour de votre table.
11:12Parce qu'on a l'impression que les gens qui manifestent...
11:14Alors vous allez me dire, non, non, c'est pas de ça qu'on parle.
11:16Mais sur le sujet, vous ne parlez que des gens qui cassent.
11:19Donc là, il faut aussi dire que les gens qui vont manifester, et ça depuis quand même 2017, moi je suis des manifestations pour les retraites.
11:30Bon, chez nous, personne ne casse.
11:31D'ailleurs, la semaine dernière, je vais même vous dire, on a été à la botte des ordres de M. Rotaillot.
11:37C'est-à-dire que la gendarmerie de Saint-Ponce de Taumière n'a pas voulu qu'on défile dans les rues comme nous avions l'habitude de faire.
11:44Mais nous avons eu le droit de tourner, de traverser les passages cloutés.
11:50Bon, ça frisait le ridicule.
11:51Je vais vous dire, moi je n'ai pas traversé.
11:52On comprend.
11:53Parce que là, bonjour la manipulation.
11:55Voilà.
11:56Sophie, pardon, c'était l'objet de notre question.
12:00C'est pour ça qu'on pose la question, est-ce que vous craignez que la violence est où finalement l'objet de la mobilisation ?
12:04C'est toujours le cas.
12:04Écoutez, ça me fait penser comme les reportages quand les journalistes arrivent à aller parler avec les narcotrafiquants en les filmant et que la police ne les trouve jamais.
12:15Donc écoutez, depuis le temps quand même, ils doivent avoir des fichiers qui sont assez précis pour savoir qui cassent.
12:21Demain, dans les rues, ils seront des gens qui ont des problèmes pour finir la fin du mois, des entreprises qui n'arrivent plus à payer les salariés.
12:31Mais vous vous rendez compte de ce qui se passe dans ce pays ?
12:34Ah bah oui, on le vit comme vous, Sophie.
12:36Oui, c'est ça.
12:37Voilà.
12:37Alors il y a une chose aussi que je tenais à dire, c'est que dans ce pays, on a l'impression que si on n'a pas une idée politique,
12:44on n'a même plus le droit de respirer ni d'afficher notre mécontentement.
12:49Donc ça aussi, il va falloir peut-être trouver... Il y a des mouvements qui se créent, des familles qui ont besoin qu'on soit soutenus par les journalistes et pas enfoncés par les journalistes.
13:05Eh bien, vous avez bien raison. Sophie, j'ai juste une question à vous poser sur vous, pardon Philippe Bilger.
13:10Est-ce que vous êtes commerçante ?
13:12Je suis artisan.
13:14Ah, vous êtes artisan, d'accord.
13:15Vous êtes artisan, d'accord.
13:16Ok, très bien.
13:17Philippe Bilger, vous y avez posé une question.
13:18Sophie, comment voyez-vous en permanence cette dégradation des causes syndicales par des voyous, des violents qui dénaturent complètement votre combat ?
13:31C'est tout de même un souci, non ?
13:33Mais monsieur Bilger, nous, on va qualifier des gens d'extrême-gauche parce qu'ils sont affiliés à LFI.
13:43Alors, on n'entend parler que de Jacques, des ex-gauches, je sais.
13:47Mais nous, on a des gens qui sont... Ils ont le droit d'être à LFI, ça leur fait plaisir.
13:52Bien sûr.
13:53Je vais marcher à côté d'eux, ça ne me gêne pas.
13:56C'est des gens qui ont des fois une vraie sensibilité aux problèmes des autres et notamment pour nommer personne.
14:04Il faut que vous alliez voir à Saint-Pont-de-Thomière.
14:07C'est un résistant, monsieur Pierre Blondeau.
14:10Voilà. Lui, il lutte. C'est un LFI, mais il lutte.
14:14C'est chez lui qu'on va chercher le secours populaire.
14:16Il est écrivain public.
14:20Sophie, vous êtes là ? On vous a perdu. Sophie ?
14:22Sophie, est-ce que vous êtes là ?
14:25En général, quand vous allumez la télé, c'est que du noir.
14:28Donc, il y a déjà extrêmement bien dans ce pays.
14:32Et demain, ils seront dans la rue parce qu'ils en ont marre.
14:35Voilà.
14:35Ça, on comprend. On peut comprendre la colère de Sophie et surtout des artisans.
14:39Mais est-ce que vous espérez quelque chose des manifestations de demain ?
14:43Vous pensez que... Parce que déjà, il n'y a pas de gouvernement.
14:45Donc, c'est difficile que le gouvernement fasse quelque chose.
14:47En 20 secondes.
14:49La casse, ce n'est pas le peuple qui a fait la casse.
14:52C'est 40 ans de ces gouvernements successifs.
14:55Tout le monde le sait.
14:57On dit stop. Là, aujourd'hui, on vient de nous sortir que les ministres allaient perdre leurs avantages.
15:02Mais comment ce n'est pas fait depuis plus longtemps ?
15:05Ça, pour le coup, vous avez raison.
15:06Ça, c'est clair.
15:07C'est sûr que c'est dingue.
15:10Sophie, merci beaucoup, en tout cas, de votre témoignage.
15:13Si vous êtes toujours là, parce que je ne sais pas si vous nous entendez, Sophie.
15:16Oui, oui.
15:16Sophie, vous êtes là.
15:17Je vous entends.
15:17On vous remercie, en tout cas, de nous avoir appelés.
15:19Parce que c'est important pour nous de vous donner la parole.
15:22Parce que nous, on parle entre nous.
15:23Mais l'intérêt, c'est d'avoir aussi les territoires, ceux qui travaillent et ceux qui vivent aussi la même chose.
15:28qui seront là demain.
15:31Alors, soyez sympa avec les manifestants.
15:33Nous, on est très sympa avec les manifestants.
15:35Vous avez vu, on vous a laissé beaucoup de temps.
15:38Il n'y a aucun problème.
15:39J'espère qu'autour de cette table, vous vous rappelez qu'en 1936,
15:43et si vous avez des vacances, chacun d'entre vous,
15:45il y a des gens qui ont saigné pour les avoir.
15:47Et les acquis sociaux, avant nous, il y a des gens qui ont cassé.
15:51Alors, on ne veut pas en arriver là,
15:53mais que maintenant, les choses soient posées pour avoir une vie décente pour tous.
15:57Merci beaucoup, Sophie, en tout cas, de nous avoir appelé au 0826-300-300.
16:02Comme Sophie, bien entendu, vous êtes là, chez vous, 0826-300-300.
16:07On est ensemble jusqu'à 20h.
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