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Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.
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00:00Bonjour à tous, avec Elisabeth Lévy ce soir, j'ai Louis-Diam Golnadel, Joseph Massescaron, André Valigny et Johan Ouzahi.
00:08Nous sommes le mercredi 17 décembre et figurez-vous qu'il y a 45 ans, jour pour jour, sortez la boum et on en terminera l'émission précisément avec ce film qui traverse les générations.
00:23Oui, qui touche toutes les générations, figurez-vous, et c'est ça qui est assez étonnant. C'était un mercredi également, le 17 décembre 1980.
00:30Les auditions se poursuivent à l'Assemblée nationale dans le cadre de la commission d'enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel public.
00:37On va écouter Madame Cybille Veil, qui vous le savez est la présidente de Radio France, elle est intervenue sur les deux ou trois sujets les plus importants qui la concernaient,
00:45et notamment sur M. Cohen, dont l'intégrité parfois est remise en cause, en tout cas l'honnêteté intellectuelle ou le militantisme, je ne sais comment qualifier cela.
00:56Donc écoutez ce qu'a dit Madame Veil sur M. Cohen.
01:01Pour M. Patrick Cohen, et vous avez raison M. le rapporteur de me poser la question.
01:06Pour M. Patrick Cohen, il y a un principe du droit civil qui dit le silence ne vaut pas acceptation.
01:12Dans cette vidéo, M. Patrick Cohen ne dit rien.
01:17M. Patrick Cohen ne souscrit pas aux propos de Thomas Legrand.
01:21Il est silencieux.
01:23Donc il n'y a pas de raison de tirer de cette vidéo autre chose que ce silence.
01:29Mais néanmoins, nous avons examiné l'ensemble des chroniques de Patrick Cohen depuis janvier 2025.
01:37Nous avons vu d'abord un équilibre dans les thématiques, dans les différents courants politiques qui sont traités dans ces chroniques.
01:48Et nous n'avons vu absolument aucune chronique qui pourrait attester que M. Patrick Cohen essaierait, dans la campagne des municipales,
01:58ou à l'égard de Mme Dati, d'avoir une démarche nocive quelconque.
02:07En tout cas, l'ensemble de ces chroniques ont été regardées une à une et sont impeccables.
02:12On référence évidemment à la fameuse vidéo.
02:15Et c'est vrai que dans cette vidéo, Patrick Cohen d'ailleurs ne parlait pas.
02:18Après, l'intégrité, je ne sais pas si c'est le mot juste, mais il n'empêche qu'il y a...
02:24L'impartialité ?
02:25L'objectivité, ça n'existe pas.
02:26L'impartialité ?
02:27Il n'y a pas de journaliste objectif.
02:28L'impartialité, je trouve que c'est plus intéressant.
02:31Mais il y a des partis pris chez Patrick Cohen.
02:33Alors, ce n'est pas gênant qu'il y ait des partis pris.
02:35C'est un éditorialiste qui a le droit.
02:36Le problème, c'est que c'est le service public.
02:38Le parti pris, c'est quoi ?
02:39C'est un anti-RN convaincu.
02:41Voilà.
02:41C'est quelqu'un qui est contre l'arrivée du RN au pouvoir.
02:44Il a le droit.
02:45Ben oui, il a le droit.
02:46Mais ça, c'est un parti pris.
02:48Ça s'appelle un parti pris.
02:49Oui.
02:50D'abord, dans la vidéo, vous l'avez reconnue.
02:53À l'instant, Pascal, Mme Sybille Veil, raison.
02:56Cohen ne dit rien dans la vidéo.
02:57Thomas Legrand, c'est beaucoup plus contestable.
02:58Mais qui ne dit mot consent ?
03:00Non, non.
03:00On sent qu'il se met...
03:01Parce qu'il est là quand même.
03:02Ils sont là dans une réunion tous les quatre.
03:04Il se met un peu en retrait.
03:05Oui, mais il ne dit rien.
03:06Parce que Thomas Legrand, pardon, le prend un témoin.
03:09Et il ne dit rien.
03:10Il ne proteste pas.
03:11Il ne proteste pas.
03:12Enfin, il ne se dément pas.
03:13Il ne dément pas.
03:13Il dit, écoutez, moi, je suis journaliste.
03:15Je ne suis pas là pour donner des conseils aux partis socialistes.
03:18On devine qu'ils sont là, tous les quatre.
03:22Et c'est pour ça que ça fait tant de mal, d'ailleurs, à France Inter et à Patrick Cohen
03:25et également à Thomas Legrand.
03:26On devine qu'ils sont, et ça se sent, ça se voit, ça s'entend,
03:31qu'ils partagent une vision commune de ce que doit être la présidentielle
03:35ou les municipales prochaines, c'est-à-dire de soutenir le candidat,
03:39en l'occurrence Bluxman ou le candidat du PS.
03:40En fait, c'est une bagarre interne dans le PS.
03:44Mais en réalité, on n'avait pas besoin de cette vidéo pour savoir
03:49que Patrick Cohen était plutôt de gauche, centre-gauche, macroniste de gauche.
03:52Centre-gauche, ils sont macronistes, voilà.
03:54On le savait très bien.
03:54C'est le camp du bien.
03:55Je ne dis pas qu'il est extrême-gauche.
03:57Le seul problème là-dedans, c'est qu'il n'y ait à cette heure-là,
04:01d'ailleurs ça a été relevé pendant la commission la semaine dernière,
04:03que s'il y avait à côté de Patrick Cohen quelqu'un d'autre,
04:06je n'en sais rien, des éditorialistes qu'on voit ici,
04:09par exemple sur une autre ligne,
04:10qui puisse traiter et donner un autre point de vue aux téléspectateurs,
04:14ce serait très bien.
04:16Oui, je pense que Patrick Cohen est un grand professionnel.
04:19Je pense que Thomas Legrand est beaucoup plus orienté dans ses éditoriaux.
04:22Il est clairement orienté, d'ailleurs il l'assume.
04:24Patrick Cohen, à mon avis, il n'a pas besoin de moi pour le défendre,
04:27est un grand professionnel qui fait preuve quand même...
04:29Il n'y a pas des grands professionnels.
04:30Non, non, pas tout le monde.
04:31Et la deuxième chose que je voulais vous dire,
04:32parce que vous savez pourquoi...
04:34Si vous êtes à CNews et qu'il n'y a que des grands professionnels sur cette chaîne,
04:37comment vous ne le seriez pas ?
04:38Vous savez pourquoi ce rendez-vous avait été monté ?
04:41Ce rendez-vous a été monté à la demande des socialistes,
04:44parce qu'il voulait se plaindre de la façon dont France Inter traitait Olivier Faure.
04:48Donc c'est pour vous dire s'il n'y avait pas de connivence.
04:50Ah oui, c'est très convaincant.
04:51Ah bah oui, s'il n'y avait pas de connivence, là-dedans.
04:55Compte tenu de ce qui s'y est dit entre le grand et les deux socialistes
04:59pour abattre Dati, je vous avoue que c'est...
05:02Mais moi je dis simplement une chose.
05:04Non, non, non, pas bon.
05:06Ah pas bon.
05:08Une seule chose.
05:09Quand Mme Sibylle Veil m'a dit simplement Patrick Cohen, il n'a rien dit.
05:14Et M. Jean-Michel Apathy, qui s'est fait lourder,
05:17il n'a pas parlé non plus,
05:19il s'est fait lourder parce qu'il a croisé deux fois...
05:21Jean-François Aquili.
05:22Jean-François Aquili.
05:23Jean-François, oui.
05:23Pardon, oui.
05:24Jean-François Aquili.
05:25Mon Dieu, qu'est-ce qu'il m'a dit ?
05:26Je ne comprenais plus du tout.
05:27Jean-François Aquili.
05:28Jean-François Aquili.
05:29Il aurait travaillé avec Jean-François Aquili.
05:31C'était sur une rumeur.
05:31Il a croisé deux fois Bardella,
05:36il s'est fait lourder du jour au lendemain.
05:37Il n'avait pas causé beaucoup non plus, M. Aquili.
05:39Deuxième passage, cette fois sur la vidéo de M. Legrand.
05:45On demande à Mme Veil,
05:47qu'est-ce que vous avez pensé de cela ?
05:49Qu'est-ce que j'ai pensé des propos qui ont été tenus dans cette vidéo ?
05:54C'est très simple.
05:55Les propos qui ont été tenus au sujet de la ministre de la Culture
05:57m'apparaissent problématiques.
06:00Voilà.
06:00Et c'est l'un des éléments.
06:04Également, ça m'apparaît être une maladresse.
06:06Mais pour moi, c'est quelque chose qui sera traité par ailleurs
06:10puisque ça n'a pas été dit au nom de Radio France
06:13ni de France Inter.
06:14C'est toujours une maladresse à gauche.
06:16C'est toujours les mots qui sont employés.
06:18C'est une maladresse.
06:20À droite, c'est un scandale, on les vire,
06:21mais à gauche, c'est une maladresse.
06:23Ils ne pensaient pas vraiment ça.
06:25Là aussi, il faut qu'on corrige,
06:29puisque je me rappelle très bien que Thomas Legrand
06:31a parlé quand même au nom.
06:33Il a dit que Radio France,
06:35il apportait dans sa corbeille de mariage
06:38avec M. Glucksmann
06:39ou un certain nombre de personnes du PS,
06:42il apportait en tout cas les auditeurs de Radio France.
06:46Ça, alors là, pardonnez-moi, de France Inter.
06:47Donc cet élément, c'est quand même un élément à charge.
06:51Bon, et puis vous savez qu'il y a une nouvelle affaire
06:53peut-être qui est sortie,
06:54puisque Mme Bloch,
06:55qui est l'ancienne directrice de France Inter,
06:57a rencontré M. Legrand dans un café.
06:59Oui, mais en fait, tous ces espionnages de café, franchement...
07:01Enfin, il v'aurait mieux d'arrêter les cafés,
07:03ils n'ont pas de bureau ces gens.
07:05Alors, là, vous avez raison.
07:07Vous avez raison sur quelque chose.
07:09Attendez.
07:09C'est la même chose qui est arrivée à Brigitte Macron.
07:11On vole des images et après on fait du buzz avec ça.
07:13Je vais vous dire quelque chose.
07:14Vous avez à la fois raison,
07:15ce n'est pas le Watergate.
07:16Vous avez parfaitement raison.
07:18Je remarque quand même que les gens de quotidien,
07:21etc., passent leur temps à faire ça,
07:23à leur choper une petite phrase.
07:25L'autre jour, c'était dans la soirée
07:27qu'organisait le journal.
07:30Non, mais les journalistes politiques de quotidien
07:32passent leur temps à faire ça.
07:33C'est leur unique méthode.
07:34Je suis d'accord, ce n'est pas le Watergate.
07:36Vous avez parfaitement raison.
07:38Il n'empêche que c'est l'argent public.
07:40Et c'est 4 milliards.
07:41Donc, on est en droit de savoir comment ça se passe.
07:45Donc, c'est à la fois dérisoire,
07:47je peux entendre ce que vous dites,
07:48mais en même temps,
07:49ça dit quelque chose sur cet argent public.
07:52Si ce n'était pas de l'argent public,
07:53on n'en parlerait pas.
07:54Donc là, il se trouve que c'est
07:56Mme Bloch, ancienne directrice
07:58de France Inter,
08:00qui va parler à M. Legrand
08:02et qui lui dit
08:03démissionne avant la commission d'enquête
08:05pour sauver la maison.
08:06Alors, vous pouvez trouver que c'est dérisoire.
08:08Un conseil d'amis.
08:09Elle lui a donné un conseil d'amis.
08:10Oui, bien sûr.
08:10C'est toujours des conseils d'amis
08:11ou des maladresses.
08:12Non, mais elle est ancienne directrice.
08:13Bien sûr.
08:13Elle est ancienne directrice.
08:14C'est toujours des conseils d'amis
08:16ou des maladresses.
08:17C'est toujours comme ça.
08:18Alors, écoutons le passage,
08:20puisque nous ne l'avons pas écouté.
08:23C'est quoi ?
08:23Ce que dit Mme Veil.
08:25Écoutons ce que dit Mme Veil
08:27sur précisément cette entrevue
08:28entre M. Legrand et Mme Bloch.
08:30Qu'est-ce qu'elle a dit ?
08:32Je ne sais pas ce que Laurence Bloch
08:34et Thomas Legrand se sont dit.
08:35Je n'étais pas à la terrasse du café.
08:36D'ailleurs, je conseillerais volontiers à M. Legrand
08:40puisque, suffisamment, il doit être enregistré.
08:43N'ayant pas assisté à cette discussion,
08:47ça m'est difficile de savoir
08:48quelle portée lui donner.
08:50Il y a la discussion entre Mme Bloch
08:51et M. Legrand.
08:52Et pour cause, je trouve que c'est normal
08:55que des anciens collègues puissent discuter entre eux
08:59dans des conversations qui sont privées.
09:02Ces anciens collègues, je remarque juste une chose,
09:05parce qu'aussi ça en dit beaucoup,
09:06c'est qu'elle lâche un peu M. Cohen, Mme Veil.
09:09Et je n'aimerais pas que mon patron
09:11parle comme cela de moi
09:12en disant qu'il n'aille pas dans un café.
09:14Le Grand, M. Le Grand, M. Le Grand.
09:16Oui, j'ai dit ?
09:18Oui, elle lâche M. Le Grand.
09:19Et ça en dit aussi beaucoup sur ces gens-là.
09:22Parce que ce n'est pas une parole de patron
09:24qu'elle dit là.
09:25Parce que, je vous le répète,
09:27je n'ai pas envie d'être sous les ordres
09:30d'une dame qui me lâcherait comme ça
09:31publiquement alors que j'ai travaillé avec elle.
09:33Si elle le lâche, vous la blâmez.
09:35Et si elle le soutient Mordicus,
09:37vous la blâmez aussi.
09:38Qu'est-ce qu'il faut qu'elle fasse alors ?
09:39Que publiquement, elle ne dise rien sur quelqu'un.
09:42Pas qu'elle ironise sur quelqu'un
09:44qu'elle a fait travailler comme ça.
09:45Je vous dis, moi, je n'aimerais pas.
09:46Je trouve que ça en dit beaucoup de Mme Veil.
09:48C'est tout maintenant.
09:49Ce n'est que mon humble avis.
09:50Elle sacrifie le soldat Le Grand
09:51qui a été sacrifié.
09:53C'est tout.
09:53C'est tout ce que ça explique.
09:56Dernier passage sur le coût de Radio France.
09:59Alors cette fois, c'est peut-être plus
10:00effectivement important.
10:02Ça coûte beaucoup d'argent.
10:03Ça coûte 2 milliards et demi.
10:04Vous savez que le budget de Radio France
10:07et de France Inter
10:08est égal au budget de toutes les autres radios.
10:12Ben oui.
10:12Une fois qu'on a dit ça,
10:13c'est vous qui payez.
10:14Est-ce que vous avez envie de payer
10:15pour entendre M. Cohen ?
10:16C'est une bonne question.
10:17Pour entendre Cohen, oui.
10:18Je suis d'accord.
10:18Mais la gestion...
10:19Moi, je n'en ai pas pour mon argent.
10:23La gestion mérite d'être revue.
10:25C'est vrai.
10:26Radio France est mal gérée.
10:27Tout le monde le sait.
10:28Les parlementaires l'ont dit.
10:29Ça n'empêche que M. Cohen
10:30est un bon professionnel.
10:31Mais oui, mais sûrement.
10:33Mais tout le monde est des bons professionnels.
10:34J'assure, moi, je connais plein de bons professionnels.
10:35Mais pourquoi il pense que c'est la même chose,
10:36ces bons professionnels ?
10:38Je parle de Cohen, je ne parle pas des autres.
10:39Écoutons...
10:40Moi, il ne m'éblouit pas intellectuellement.
10:46Personne ne m'éblouit intellectuellement.
10:47Je le dis.
10:49M. Gilles William, quand même.
10:50Peut-être un peu Gilles Nadel.
10:51C'est une réaction normale.
10:53Écoutez, Mme Veil,
10:55sur le coût du service public.
10:56Parce que je le répète,
10:57ça coûte 4 milliards.
10:584 milliards, les amis.
10:59C'est beaucoup.
11:00Ben oui, c'est beaucoup.
11:01Écoutons.
11:01Nous coûterions trop cher.
11:05S'agissant d'argent public,
11:06cela restera toujours une question légitime
11:09pour les citoyens.
11:11Mais pour objectiver ce sujet,
11:13devant vous, aujourd'hui,
11:15nous avons fait le calcul.
11:17Radio France coûte 80 centimes.
11:2180 centimes par mois et par français.
11:25Pour 80 centimes,
11:26nous proposons des milliers d'heures d'informations.
11:29Pas des reprises,
11:30pas du copier-coller des pêches,
11:32mais de l'information que nos journalistes vont chercher en temps réel.
11:36C'est ce qui nous permet de nous intéresser,
11:38y compris à ce dont personne d'autre ne parle.
11:41Pour 80 centimes,
11:42nous produisons aussi plus de 500 heures de savoirs par semaine et de connaissances.
11:48de l'histoire,
11:49de la littérature,
11:51des sciences accessibles à tous
11:52dans cette véritable encyclopédie populaire sans équivalent en France
11:57qu'est notre plateforme Radio France
12:00avec ses 3,5 millions de podcasts.
12:02Pour 80 centimes,
12:05nous proposons 44 radios locales.
12:08Et en tant qu'élus,
12:08vous savez combien
12:10les médias locaux contribuent à l'animation des territoires,
12:14au recul du sentiment d'invisibilisation
12:16et plus largement à la cohésion sociale.
12:19Ce maillage du territoire demande des moyens et des équipes.
12:23Mais nous arrivons à le faire dans l'équation budgétaire
12:26que je suis en train de vous présenter.
12:27Et s'il y avait le pluralisme,
12:29il n'y aurait pas de soucis.
12:30Mais le problème,
12:31c'est que les radios locales,
12:32si vous saviez dans l'État où elles sont,
12:35elles sont évidemment aussi très engagées sur le terrain politique.
12:40Hélas !
12:40Moi, je ne veux pas payer un rond,
12:42pas qu'à toi,
12:42je ne veux pas payer un rond en ce qui me concerne.
12:45Ça ne regarde que moi
12:46pour une propagande.
12:48Pardon,
12:49le député Aloncle a posé une très bonne question,
12:52à Sibyl Veil.
12:53Je n'ai pas entendu la réponse.
12:55Lorsqu'il se plaint
12:56que Nora Hamadi
12:58l'a chargée
12:59en revue de presse
13:00à féliciter
13:03deux jours après,
13:05le 7 octobre,
13:07Mme Rima Hassan,
13:08il lui demande
13:09« Mais après ça,
13:11elle peut faire une revue de presse normale
13:13en sélectionnant les bons articles ? »
13:15Je n'ai pas entendu la réponse.
13:16Je ne veux pas payer un centime là-dessus.
13:18Là où vous avez raison,
13:19c'est que moi j'ai écouté toute la séquence.
13:23Celui qui est interrogé s'en sort toujours bien.
13:25Il n'y a même pas de discussion
13:26parce qu'il répond ce qu'il veut,
13:28il répond à droite,
13:28il répond à gauche.
13:29Personne n'est dupe.
13:31Mais ce qui n'est vraiment pas normal non plus,
13:32c'est que Mme Braun-Pivet
13:34se soit mise dans ce débat.
13:36Mme Braun-Pivet,
13:37qu'on n'avait pas entendue sur Saint-Houle d'ailleurs.
13:39Quand nous,
13:40on est passé interrogé par Saint-Houle,
13:42alors M. Saint-Houle
13:43qui tweetait en direct,
13:44là, il n'y a pas eu un mot.
13:46C'est peut-être le premier légère,
13:47je ne sais pas.
13:47Mais le problème de Mme Braun-Pivet
13:51qu'on va entendre,
13:52c'est qu'elle,
13:52elle accrédite l'idée de la collusion
13:54qu'il y a entre elle
13:55et les médias de service public.
13:56Et elle a dit ça où ?
13:57À France Inter.
13:58Et elle dit ça pourquoi ?
13:58Pour être mieux reçue.
14:00Parce qu'effectivement,
14:01quand tu défends France Inter,
14:03quand tu défends service public,
14:04les gens vont dire
14:04bravo Mme Braun-Pivet,
14:06c'est bien,
14:06vous avez défendu le service public,
14:08on va bien vous traiter.
14:09Donc elle pense à elle.
14:10On l'a invité.
14:11La question,
14:12elle a été posée
14:12par le journaliste de France Inter.
14:14Oui, alors c'est Benjamin Duhamel
14:15qui lui a posé la question.
14:16Il a fait son job,
14:17Benjamin Duhamel.
14:18Non ?
14:19Oui, enfin,
14:19il a fait son job.
14:20Écoutons,
14:21écoutons en tout cas sa réponse.
14:22Sa réponse vis-à-vis de Charles Aloncle
14:24est tout à fait déplaisante
14:25et même scandaleuse.
14:26Parce que,
14:27ben oui,
14:28c'est scandaleux.
14:29Charles Aloncle,
14:29il est en train de faire
14:30cette commission.
14:32Et elle,
14:32elle vient,
14:33en tant que présidente
14:34de l'Assemblée nationale,
14:35contredire celui
14:36qui est en train de mener
14:37les auditions.
14:38Enfin,
14:38c'est du jamais vu.
14:40Écoutez.
14:40C'est pire que ça.
14:41Parfois,
14:42les commissions d'enquête
14:43peuvent être dévoyées
14:45ou utilisées
14:46à des fins politiques.
14:47Il faut faire attention
14:48parce que c'est un formidable
14:49outil de contrôle
14:50du Parlement
14:51sur l'action
14:52des pouvoirs publics.
14:54Et donc,
14:54il faut veiller
14:56au respect des règles
14:57et les rapporteurs
14:57sont dévoyés
14:58pour des raisons politiques.
14:58les présidents
14:59doivent le faire.
15:00Donc,
15:01effectivement,
15:01les live tweets,
15:02le fait que
15:03des personnes auditionnées
15:04ou qui vont l'être
15:05soient la prenne
15:07par voix de presse
15:08interposées
15:08avant même de recevoir
15:09une convocation
15:10on voit bien
15:11que parfois
15:11les auditions
15:12sont compliquées.
15:14Donc,
15:14moi,
15:15j'appelle en tout cas
15:16chacun,
15:17le président
15:17et le rapporteur
15:18à essayer
15:19de garder
15:20le maximum
15:21de dignité
15:22à cette commission
15:23d'enquête.
15:23Il en va
15:24de la crédibilité
15:25des travaux
15:25du Parlement.
15:26Je suis en train
15:27effectivement
15:27de rappeler à l'ordre
15:29le rapporteur
15:30pour lui demander
15:30effectivement
15:31de revenir
15:32à un respect
15:33de nos règles
15:34et de nos usages
15:35de telle sorte
15:35que la crédibilité
15:36de la commission
15:37d'enquête
15:37ne soit pas
15:38remise en cause.
15:40Il y a des sanctions
15:40possibles évidemment
15:41mais en tout cas
15:42on n'en est pas là
15:43donc là c'est un simple
15:44rappel à l'ordre
15:45mais je suis
15:47l'ensemble des travaux
15:48de l'Assemblée nationale
15:49comme vous le dites
15:49j'en suis la garante
15:51et à nouveau
15:52c'est la crédibilité
15:53c'est la respectabilité
15:54de ce que nous faisons
15:55et donc
15:55il est important
15:56de se conformer
15:57à nos règles
15:57et à nos usages.
15:59Bon
15:59qu'est-ce qu'elle dit là ?
16:00Elle dénonce
16:01ce qu'elle dit
16:02elle dit ce qu'elle dénonce
16:03plus exactement
16:04puisqu'elle est en train
16:04d'apprendre en direct
16:05à monsieur Aloncle
16:06ce que monsieur Aloncle
16:08elle lui reproche de faire
16:08pardonnez-moi
16:09alors Charles Aloncle
16:11a réagi
16:11d'ailleurs une présidente
16:12de l'Assemblée nationale
16:13ne devrait pas dire ça
16:14malgré les pressions
16:15de Calvian
16:15y compris de ceux
16:16qui ont pour responsabilité
16:18de protéger
16:18nos institutions
16:19et de garantir
16:20l'indépendance
16:20et les pouvoirs
16:21de contrôle
16:21des commissions
16:22dans lesquelles
16:22je mènerai ma mission
16:23jusqu'au bout
16:24sans faillir
16:24et sans céder
16:25à la moindre intimidation
16:26il est remarquable
16:26Charles Aloncle
16:27mais simplement
16:28mais oui il est remarquable
16:29vous l'écoutez ?
16:31moi j'écoute
16:31toutes les auditions
16:32de précision
16:33simplement
16:34il a un tort
16:35à ses yeux
16:36c'est qu'il est
16:37asiatiste
16:38mais oui
16:39c'est la seule chose
16:39c'est la seule chose
16:40qu'elle lui reproche
16:41il est asiatiste
16:42et asiatiste
16:43est affilié
16:43au Rassemblement National
16:44donc pour tous ces gens
16:45c'est toujours
16:47la même chose
16:48donc pardonnez-moi
16:49madame Brond-Pivet
16:50alors mieux faites se taire
16:51et ce qu'elle fait
16:53ça s'appelle
16:53de la pression
16:54et effectivement
16:55elle est présidente
16:55de l'Assemblée Nationale
16:56moi je pense à Philippe Seguin
16:58je pense à Jacques Chabernelma
16:59je pense à Edgar Ford
17:00je pense aux gens
17:00qui ont été présents
17:01de la Chamblée Nationale
17:02c'était d'un autre niveau
17:04c'était d'un autre niveau
17:06ce matin j'apprends
17:07à dit Charles Aloncle
17:08par la radio
17:09que madame Brond-Pivet
17:10entend me viser
17:10d'un rappel au règlement
17:11avant même de m'avoir adressé
17:12le moins de courriel
17:13c'est une honte
17:14ce qu'elle fait en fait
17:15c'est vraiment
17:16moi je trouve ça scandaleux
17:17qu'elle lui envoie un courriel
17:19oui
17:19en fait c'est toujours pareil
17:23pour se faire mousser
17:25elle fait à la télévision
17:26un numéro
17:27et elle va à France Inter
17:29pour dire ça
17:29tout ça pour effectivement
17:30dans l'espace médiatique
17:32dans l'espace médiatique
17:33qui est le sien
17:34qu'on lui dise ce soir
17:35dans les dîners en ville
17:35bravo
17:36bravo madame Brond-Pivet
17:38vous avez résisté
17:39à la bâtiment
17:40mais c'est dangereux
17:42c'est dangereux pour elle
17:42parce que
17:43ce qui peut lui revenir
17:44en boomerang
17:44c'est la manière
17:46dont elle a vu
17:47quand elle présidait
17:48la commission d'enquête
17:49parlementaire
17:50sur l'affaire Benalla
17:51qu'elle a torpillée
17:52exactement
17:53voilà
17:54alors donc
17:55donner des leçons
17:55ensuite
17:56sur comment se fait
17:57ou comment se déroule
17:58une commission parlementaire
17:59excusez-moi
17:59c'est vraiment baroque
18:00mais elle est en mission
18:01pour sauver
18:02Radio France
18:03et pour la télé
18:04et pourquoi ?
18:05parce qu'en plus
18:06comme ils ont campé
18:07un spectacle
18:08où l'audiovisuel public
18:10et notre adversaire
18:11et donc combat
18:13comme l'a dit Pascal
18:14la bête immonde
18:15si vous voulez
18:15ils y voient
18:16avec bonne conscience
18:17maintenant je trouve
18:18on ne l'a pas entendu
18:19quand M. Saint-Houle
18:20nous interrogeait
18:21absolument
18:21mais je trouve néanmoins
18:22je suis désolé de vous le dire
18:23il faut une grave erreur
18:24tous les
18:24y compris le rapporteur
18:26je pense
18:26il pose tellement de questions
18:28et ça c'est parce que
18:29chaque député
18:30veut quand même
18:30montrer qu'il a bossé
18:31etc
18:32que du coup
18:33la personne auditionnée
18:34peut se défiler
18:35en disant
18:35je réponds à ces deux-là
18:36le reste je répondrai par exemple
18:37elle ne veut pas répondre
18:38alors pourquoi
18:39non si
18:39si tu lui poses une question
18:40il tire bien
18:41si si
18:42M. Aloncle a d'ailleurs dit
18:43que me reproche Mme Broun-Pivet
18:45d'avoir évoqué dans la presse
18:46des pistes d'audition
18:47pourtant évidentes
18:47concernant les dirigeants
18:48de l'audiovisuel public
18:49plus grave encore
18:50ce désavé public
18:51de mon travail parlementaire
18:53est exprimé sur France Inter
18:54médias du service public
18:56objet de cette commission d'enquête
18:59le jour même de l'audition
19:00de Siby Veil
19:01présidente de Radio France
19:02cette sortie n'est qu'une énième
19:04tentative de déstabilisation
19:06c'est une atteinte grave
19:07au principe déontologique
19:08attaché à la fonction
19:09de présidente de l'Assemblée Nationale
19:10laquelle est précisément
19:11garante de l'indépendance
19:12et du pouvoir
19:12des contrôles de commissions
19:13vous n'êtes pas d'accord avec ça ?
19:15je peux dire deux choses
19:15non mais est-ce que vous êtes d'accord ?
19:17non mais sérieusement
19:17je vais vous répondre
19:18oui bah répondez moi
19:19Charles Aloncle fait un travail
19:22tout à fait professionnel
19:24entre guillemets
19:25il travaille son dossier
19:27on sent qu'il
19:28un grand professionnel
19:28il maîtrise bien
19:29il maîtrise bien son sujet
19:30cela dit
19:32ce que Mme Broun-Pivet lui reproche
19:33c'est de faire des tweets live
19:34d'utiliser beaucoup TikTok
19:36et d'annoncer des auditions
19:38avant même que la personne
19:39qui sera auditionnée
19:40ne soit prévenue
19:40qu'elle sera auditionnée
19:41bon
19:42elle aurait pu
19:43je pense que Mme Broun-Pivet
19:44était dans son rôle
19:45mais pas sur France Inter
19:46il fallait qu'elle fasse
19:47qu'elle fasse venir
19:49monsieur Aloncle
19:50et qu'elle lui dise en direct
19:51ce qu'elle a à lui dire
19:51mais nous sommes d'accord
19:52j'ai vécu ça
19:54elle fait son numéro
19:55oui
19:55elle aurait pu faire ça
19:56en direct avec lui
19:57mais assez d'hypocrisie
19:59elle le fait pour elle
20:01voilà
20:01elle aurait pas fait
20:02assez d'hypocrisie
20:03si elle fait ça
20:04c'est parce qu'elle pense
20:05prendre un ticket d'entrée
20:06tout simplement
20:07parce qu'elle espère
20:08être candidate
20:09à la présidentielle
20:10c'est tout
20:11et c'est vrai
20:12assez d'hypocrisie
20:14je le confirme
20:15elle a une écurie déjà
20:16elle s'y croit
20:17vous vous rendez compte
20:18vous vous rendez compte
20:19vous vous rendez compte
20:21elle peut penser
20:23qu'elle peut être
20:24présidente de la République
20:24il y en a plein
20:25qui se voient pris
20:25mon dieu
20:26elle peut penser ça
20:30mais oui bien sûr
20:30elle a une équipe
20:31elle a une équipe
20:32déjà
20:32et bien dites donc
20:33vraiment
20:34d'où cette sortie
20:35d'où cette sortie
20:35c'est tout
20:36on marque une pause
20:37c'est la pause
20:38dès l'instant
20:39on marque une pause
20:40j'ai remarqué
20:40dès l'instant
20:41où je veux ouvrir la bouche
20:43il y a une pause
20:44il y a une pause
20:44parce que c'est la pause
20:45mais quand tu remontsera
20:46ton salaire
20:47il n'y en aura plus
20:47en tout cas
20:49elle peut venir
20:50si je le souhaite
20:50évidemment demain matin
20:51ou demain soir
20:52nous répondre
20:53on invite tous les gens
20:54qui veulent nous répondre
20:55on la met en cause
20:56elle vient demain soir
20:57il n'y a pas de soucis
20:57elle vient
20:58elle ne viendra pas
20:59elle préfère être sur France Inter
21:01à tout de suite
21:02alors c'est toujours intéressant
21:06de voir les réactions
21:06des uns et des autres
21:07parce que Charles Aloncle
21:08est évidemment visé
21:09parce que
21:10je l'ai dit tout à l'heure
21:10il est sciotiste
21:11donc c'est dans ce monde là
21:13un crime de lèse-majesté
21:16Jean-Michel Apathy
21:16c'est toujours intéressant
21:17de voir les réactions
21:18des uns et des autres
21:18attendez je termine
21:19je termine
21:20le rapporteur Charles Aloncle
21:22dit Jean-Michel Apathy
21:23ne veut pas comprendre
21:23que l'image qu'il donne
21:24de son institution
21:25et de son comportement
21:26dans l'institution
21:26sont négatives
21:27une forme de neutralité
21:28pendant les auditions
21:29il vaut mieux
21:30que cet activisme permanent
21:31d'abord il ne fait pas
21:32de l'activisme permanent
21:33et il est beaucoup moins
21:34militant que ne l'était
21:35M. Saint-Houle
21:36je le répète
21:37mais M. Saint-Houle
21:38à l'époque
21:38personne ne disait rien
21:39je l'ai vu
21:40nous y étions
21:41c'est pour ça
21:42que je voudrais dire
21:43qu'il ne faut pas
21:44accepter quelque chose
21:45comme ça
21:46il y a un vrai problème
21:47de déontologie
21:48un vrai problème éthique
21:50pratiquement à la lisière
21:52de la prise illégale
21:53d'intérêt
21:53quand une partie prenante
21:56France Inter
21:56est partie prenante
21:58c'est le jour
21:59où elle va être opérée
22:00à l'Assemblée Nationale
22:02c'est vrai
22:02et la présidente
22:04de l'Assemblée Nationale
22:05sur l'invitation pressante
22:08du journaliste
22:08de France Inter
22:09lui demande
22:11de dire ce qu'elle pense
22:12du rapporteur
22:13elle dit pique-prendre
22:15en utilisant
22:16des arguments
22:16que vous avez vus
22:17à savoir lui reprocher
22:18reprocher de ne pas avoir
22:20prévenu
22:21les gens
22:22qui allaient être convoqués
22:23alors qu'elle ne lui a pas
22:25averti qu'il allait
22:26prendre un rappel
22:27à l'ordre
22:27sur le plan
22:28strictement éthique
22:30on ne doit pas
22:31s'habituer à ça
22:32mais pardonnez-moi
22:33on ne pourra pas s'habituer à ça
22:34pardonnez-moi
22:34c'est pire que ça
22:35c'est-à-dire
22:37c'est quelque chose
22:37qui est organisé
22:38depuis des journées
22:39c'est-à-dire qu'on dit
22:41à Mme Braun-Pivet
22:41est-ce que vous pouvez
22:42être là le matin
22:43sans doute
22:44est-ce que vous pouvez
22:45être le matin
22:45de l'audition
22:46comme tu ne peux pas
22:47voir le président
22:47de la République
22:48parce qu'il est pris
22:49ce jour-là
22:49comme tu ne peux pas
22:50voir le président
22:50du Sénat
22:51parce qu'il s'appelle
22:52Larcher
22:53il est plutôt à droite
22:53tu prends un personnage
22:54important de l'État
22:55et tu prends Mme Braun-Pivet
22:56et le but
22:57c'est de décrédibiliser
22:59Charles à l'oncle
23:00et de sauver France Inter
23:01et Mme Braun-Pivet
23:02qui n'est pas très maligne
23:04là-dessus
23:05disons-le comme cela
23:06sur cette affaire
23:07elle plonge
23:07parce qu'elle croit
23:08que ça ne va pas se voir
23:09c'est un scandale
23:11je suis désolé de vous le dire
23:12c'est un scandale
23:14c'est un scandale politique
23:15et moral
23:16mais bien sûr
23:17on va exagérer
23:17mais si
23:18mais vous rigolez
23:21mais vous rigolez
23:23ils sont partis
23:24mais vous rigolez
23:25mais attention
23:28vous avez des gens
23:29vous avez des gens
23:30en face de vous
23:31qui veulent fermer
23:32ces news
23:32attention
23:34c'est la bataille culturelle
23:36jusqu'en 2027
23:37ça va être rude
23:39il y en a qui veulent
23:40privatiser le service public
23:41de l'audiovisuel
23:42mais je vous répète
23:43ça va être rude
23:44il ne faut pas fermer
23:45ces news
23:46il ne faut pas privatiser
23:47Radio France
23:47quand on voit les coups
23:48comment ça
23:48je vois bien
23:49il ne faut pas
23:50vous prendre les gens
23:50pour des imbéciles
23:52pourquoi elle est là
23:54ce matin
23:54sur France Inter
23:55vous trouvez que c'est sa place
23:56présidente de l'Assemblée Nationale
23:58ce matin-là
23:59il y a une commission d'enquête
24:01à l'Assemblée Nationale
24:02sur un sujet
24:03elle vient en parler
24:04à France Inter
24:05elle vient en parler
24:05au sujet
24:06vous voyez le mal partout
24:07vous voyez le mal partout
24:08mais même vous voyez
24:10même vous vous êtes mort de rire
24:12mais en vérité
24:13la ficelle elle est énorme
24:15elle vient en parler
24:15sur France Inter
24:16elle vient en parler
24:17elle est parti en présence
24:18en l'occurrence
24:19la moindre
24:22mais il se croit tout permis
24:23elle aurait pu éviter
24:25de venir au jour
24:26mais même vous
24:29ça vous fait sourire
24:31même vous
24:32c'est en vérité
24:33c'est comme complément d'enquête
24:34c'est contre-productif
24:36c'est l'arroseur à arroser
24:37bon
24:37quotidien
24:39restez avec nous
24:44parce que le chapitre quotidien
24:45ça va être quelque chose
24:46on va pas s'ennuyer
24:46d'abord Emmanuel Macron
24:47ce qu'il a dit hier
24:48sur le ras-le-bol
24:49que les consommateurs
24:52ne soient pas visés
24:53écoutez
24:54bah oui il a raison
24:54parce que ça c'est pas
24:55le temps que je le dis
24:55il vous a écouté
24:57écoutez monsieur Macron
24:59et après on verra
25:00la réaction lunaire
25:01de nos amis de quotidien
25:03qui expliquent que
25:03c'est pas grave
25:04de fumer un joint
25:04et moi j'en ai ras-le-bol
25:08d'avoir des jeunes
25:10qu'on pleure
25:11et dans des quartiers
25:12d'avoir d'autres gens
25:13qui considèrent
25:14que c'est festif
25:15d'aller acheter de la drogue
25:16et qui sont généralement
25:18pas des mêmes milieux sociaux
25:19alors il y a quelques années
25:22on disait
25:22il faut qu'il y ait
25:23une poursuite pénale
25:23comme on n'arrivait pas
25:24à faire une poursuite pénale
25:25ça prenait un temps fou
25:27parce qu'il fallait
25:27ramener au poste etc
25:28on a mis en place
25:29c'est une innovation
25:30des dernières années
25:31une amende forfaitaire délictuelle
25:33tout de suite
25:34on peut vous mettre l'amende
25:34ça a permis de commencer
25:36à avancer les choses
25:37mais maintenant
25:38on va changer drastiquement
25:39sur deux trucs
25:40un
25:40les procédures de recouvrement
25:42on va mettre
25:42les commissaires de la république
25:43pour aider
25:44les finances publiques
25:45la justice
25:45à les recouvrer
25:46parce qu'on a des taux de recouvrement
25:47qui sont pas satisfaisants
25:48deux
25:49on va le passer
25:50à 500 euros l'amende
25:51500 euros
25:53parce qu'il faut taper
25:54au portefeuille
25:54ce qu'on attrape
25:55avec de la drogue
25:56en vie
25:57parce que ça n'est pas
25:58festif de se droguer
26:00c'est pas la même chose
26:01que des choses
26:02qui sont licites
26:03il y a ce qui est licite
26:04et illicite
26:05dans une démocratie
26:06il faut juste
26:07que toute personne
26:08qui consomme de la drogue
26:09se dise bien
26:09qu'elle alimente
26:11aujourd'hui
26:11le narcotrafic
26:13qui fout nos villes
26:14et nos quartiers
26:14en l'air
26:15bon et là
26:16alors on en a parlé hier soir
26:17on va pas rouvrir le débat dessus
26:19mais je voulais simplement
26:19vous faire écouter
26:20ce que dit
26:20combien de gens ont fait
26:24l'expérience du joint
26:26qui circule dans une soirée
26:27du cannabis
26:29qu'on fume
26:29entre copains
26:30combien de gens
26:31ont fait cet expérience
26:32il faut pas le dire
26:32il faut pas le dire
26:34c'est à dire
26:35c'est une réalité
26:36que vivent des millions
26:37de français
26:37et le président
26:38de la république
26:39dit
26:39ce qui est faux
26:40ce n'est pas festif
26:41de se droguer
26:42alors la cocaïne
26:43et l'héroïne
26:44c'est autre chose
26:44et puis le problème
26:46du cannabis
26:46bien sûr
26:46il y a le problème
26:47de l'addiction
26:47mais ça
26:48le cannabis
26:50c'est comme l'alcool
26:51l'alcool
26:51on en boit entre copains
26:52on en boit pour faire la fête
26:54quand on fait la fête
26:55on boit un coup
26:55c'est pas de la drogue
26:57l'alcool
26:57ceux qui pensent
26:58que l'alcool
26:59n'est pas de la drogue
26:59devraient réfléchir
27:00à ce qu'un barrage policier
27:01ou un barrage de gendarmes
27:03quand on fait un contrôle
27:04d'alcoolémie
27:04on regarde aussi
27:05les stupéfiants
27:06voilà
27:06mais on regarde
27:07si il y a de l'alcool
27:07alcool, cannabis
27:09c'est la même chose
27:10c'est la même consommation
27:11c'est le même état d'esprit
27:13mais
27:14voilà
27:14nous en restons
27:15à des clichés
27:16à des contre-vérités
27:19qui nous empêchent
27:20de percevoir
27:21la réalité
27:22telle qu'elle est
27:22et quand on ne perçoit
27:24pas la réalité
27:24on ne peut pas mener
27:27le combat
27:28qu'on doit mener
27:28et si on ne peut pas
27:30mener ce combat là
27:31on n'est pas prêt
27:32de le gagner
27:32je rappelle que le cannabis
27:33est interdit en France
27:34le vin ou l'alcool
27:36non que je sache
27:37je rappelle que les ravages
27:39du cannabis
27:40notamment sur la jeune génération
27:41parce qu'aujourd'hui
27:42c'est extrêmement dangereux
27:43en fait ce discours là
27:45je ne suis pas d'accord avec vous
27:46moi non plus
27:47c'est la première fois
27:48de ma vie
27:48l'instant est historique
27:51c'est la première fois
27:52de ma vie
27:53pardonnez-moi
27:53mais l'alcool
27:54l'alcool n'alimente pas
27:55des tueurs
27:56attendez
27:56l'alcool n'alimente pas
27:57des tueurs
27:58moi je veux bien
27:58que vous défendiez
27:59le cannabis
27:59si vous fumez du cannabis
28:01vous avez du sang sur les mains
28:02je suis désolé
28:03de vous dire comme ça
28:03c'est pas le sujet
28:04c'est le sujet
28:05c'est pas ce qu'il dit
28:06non monsieur
28:07et puis ça suffit
28:09ce rapport au cannabis
28:11ou à la drogue
28:11je vous le dis
28:12mais c'est pas le sujet
28:14oui oui d'accord
28:14la discussion est ouverte
28:17j'ai sorti ma caractère
28:18sneak up
28:19et vous pouvez parler
28:19la discussion est ouverte
28:21c'est pas du tout le sujet
28:22le sujet n'est pas
28:23un sujet juridique
28:25il compare
28:26le danger du cannabis
28:29avec le danger de l'alcool
28:30je me permets de vous rappeler
28:32que les américains
28:33avaient fait la prohibition
28:35de l'alcool
28:35parce que c'était dangereux
28:36il se trouve qu'en France
28:38il y a un produit
28:38qui est licite
28:39et un produit
28:40qui n'est pas licite
28:41mais je pense
28:43qu'il a raison
28:43pour la première fois
28:44c'est un miracle total
28:46je pense que l'alcool
28:47est aussi dangereux
28:49que le cannabis
28:49non mais pas aussi
28:50simplement
28:52moi ce qui me gêne
28:52ce qui me gêne en fait
28:53c'est que vous avez
28:54quand on parle de ça
28:55il y a tout de suite
28:55un point de vue moral
28:56donc on n'arrête pas
28:57à en parler
28:58je ne dis pas
28:58qu'il n'y a pas une question
28:59morale qui se pose
29:00mais si on ne peut pas
29:01on ne peut pas
29:02juste discuter de ça
29:04en disant
29:04c'est mal
29:05vous avez du sang
29:05sur les mains
29:06et terminez
29:06non mais
29:07quand il y a des millions
29:10de gens
29:10qui fument
29:11vous ne pouvez pas
29:12faire comme si
29:12c'était simplement
29:13le traiter
29:15simplement
29:15sous l'angle moral
29:16il faut le traiter
29:18sous l'angle
29:18de la réalité
29:19c'est illégal
29:20et l'alcool
29:20ça tue pas
29:21sur l'alcool
29:21c'est illégal
29:22il y a beaucoup de mecs
29:23qui tabassent leur
29:24excusez-moi
29:25pardon de l'expression
29:26on devient violent
29:27avec l'alcool
29:27il y a beaucoup de gens
29:28qui deviennent violents
29:29avec l'alcool
29:29bah si
29:30il y a deux choses
29:32me semble-t-il
29:33ça me fait penser
29:34à la célèbre phrase
29:35de Lionel Jospin
29:35Lionel Jospin avait dit
29:36en 2002
29:37c'est moins grave
29:38de fumer un joint
29:39chez soi
29:39que de prendre
29:40des verres d'alcool
29:42avant de conduire
29:43de ce point de vue-là
29:44il a raison
29:44c'est un peu ce que dit
29:45Jean-Michel Apathy
29:46c'est moins grave
29:47moins en danger les autres
29:49de fumer un joint
29:50chez soi
29:50que de boire
29:51plusieurs verres d'alcool
29:52avant de conduire
29:53mais la deuxième chose
29:54et c'est ce qu'oublie
29:54de dire monsieur Apathy
29:55et c'est le plus important
29:56c'est quand on achète
29:57de la drogue
29:57effectivement on participe
29:59à un trafic
30:00qui est en train
30:01de faire de la France
30:02un narco-état
30:03et on a aussi quelque part
30:04du sang sur les mains
30:05donc c'est ça le plus important
30:07et c'est ce qu'omet
30:07de dire Jean-Michel Apathy
30:09dans son analyse
30:09dans sa logique
30:11ça peut être rendu licite
30:12vous avez parlé
30:13la parole tourne
30:14on peut être
30:14on peut être en désaccord
30:16avec ce qu'il allait dit
30:17parce que quand même
30:18pardon
30:18je suis désolé
30:19mais le cannabis
30:20les ravages
30:21que produit le cannabis
30:22et non seulement les ravages
30:25mais le fait que
30:26dans l'addiction
30:26il est rare quand même
30:28que les personnes
30:29savent le cannabis
30:29et ensuite après
30:30vous passez à la coke
30:31ensuite après
30:31vous passez
30:32à d'autres types de drogues
30:33mais bien sûr que si
30:34pourquoi dire l'inverse
30:36mais toutes les recherches
30:38le montent
30:38toutes les recherches
30:39le montent
30:40quel est le ravage
30:41que provoque le cannabis
30:42c'est la mise en cause
30:46de la relation
30:46entre les neurones
30:47ce qui est catastrophique
30:49voilà
30:49moi je veux bien
30:50mais à ce moment là
30:51parlons scientifique
30:52chez les jeunes
30:53ça crée des cas
30:53de schizophrénie
30:54je pense que chez les jeunes
30:55c'est très très grave
30:56parler à monsieur Lovenstein
31:01qu'on reçoit régulièrement
31:02c'est infiniment grave
31:06ce qui se passe dans la jeunesse
31:07et je trouve que ce que dit
31:08monsieur Apathy
31:08est de ce point de vue là
31:09choquant
31:10totalement d'accord avec vous
31:12je suis contre toute
31:15l'égalisation du cannabis
31:16et oui parce qu'en fait
31:18vous êtes habitué
31:19mais vous savez qu'il me semble
31:20que les drogues les plus dangereuses
31:21pour les jeunes
31:22c'est quand même
31:22vous avez des drogues de synthèse
31:24aujourd'hui
31:24ils prennent tout
31:24il faut tout interpris
31:26vous parlez beaucoup
31:27et il commence par le cannabis
31:29c'est ma dernière de l'année
31:31non mais
31:32vous êtes d'une indulgence
31:34pour la drogue
31:35qui n'est pas convenable
31:36non vous n'écoutez pas ce que je dis
31:38mais si
31:38je vous parle de réalité
31:40mais c'est pas vrai
31:40vous êtes d'une indulgente
31:42non je vous parle de la réalité
31:44je vous dis simplement
31:45vous êtes indulgents vers l'alcool
31:46quand vous avez des millions
31:47de gens qui fument
31:48vous êtes indulgents vers l'alcool
31:49vous êtes indulgents vers l'alcool
31:51c'est pas vrai non plus
31:53je vais défendre Pascal
31:54il n'est pas du long
31:55vous ne pouvez pas comparer
31:57effectivement
31:57je ne vous laisserai pas comparer
32:00deux verres de vin
32:01trois verres de vin
32:02avec un joint
32:03aujourd'hui
32:04ce n'est pas comparable
32:05pour dire que l'alcool
32:06l'alcool fait des ravages
32:07sur la route
32:08comme vous le savez bien
32:10je suis désolé
32:11je voudrais quand même expliquer
32:13parce que vous dites
32:14que ce n'est pas du tout
32:15que je trouve ça normal
32:16ou bien
32:16je parle du réel
32:17le réel
32:19vous avez parlé
32:21avec monsieur Levenstein
32:22oui c'était là
32:23quand il est venu
32:24demandez lui
32:26ce qu'il pense
32:26du ravage du cannabis
32:28chez les gosses
32:28de 12 ans ou 15 ans
32:29ce n'est pas l'alcool
32:30mais Apathy a fait tellement pire
32:32le même jour
32:33bon alors justement
32:34ah bah
32:34vous voulez voir
32:35c'est vous qui en avez parlé hier
32:36donc j'ai allé ressortir
32:38cette séquence
32:39parce qu'une nouvelle fois
32:40vous nous avez alerté
32:42sur une séquence
32:42que je n'avais pas vue
32:43un lanceur d'alerte alerte
32:44voilà
32:44visiblement
32:46il y a eu une séquence
32:47un témoignage à Sydney
32:49cet homme parle un anglais
32:52qui n'est approximatif
32:54et vous avez tout le plateau
32:55de quotidien
32:56alors ça en revanche
32:56ça fait le tour des réseaux sociaux
32:57et ça a été buzzé
32:59parce qu'il y a aussi
32:59une très grande indécence
33:01dans cette séquence
33:02puisque ça c'est obscène
33:03c'est obscène
33:04vous avez raison
33:04voyez cette séquence
33:05voyez cette séquence
33:06Bandai Beach
33:08est rempli de touristes
33:09de toutes les nationalités
33:10saurez-vous trouver
33:11le témoignage
33:12qui a mis du baume au coeur
33:13I am in Australia
33:14since two days
33:16est-il espagnol ?
33:17italien ?
33:18ou peut-être français ?
33:20me
33:21I am very shocked
33:22ok
33:23il est français
33:24alors oui
33:25ce qu'il raconte
33:26n'est pas vraiment drôle
33:27mais la manière
33:28qu'il a eu
33:28de le raconter
33:29de raconter cet événement
33:31voici son histoire
33:33alors on a eu un problème
33:39de traduction
33:40car comment traduire
33:41Rias
33:41en anglais
33:42ou en français ?
33:43alors si vous n'avez pas compris
33:48je traduis
33:49son ami lui a conseillé
33:50d'aller à Bandai Beach
33:51il est témoin de l'attaque
33:52et pour celles et ceux
33:53qui ne comprennent pas l'anglais
33:55sachez que
33:56me
33:56veut dire moi
33:57sachez également
34:11que le verbe
34:12caché
34:12ne se conjugue pas
34:14en anglais
34:14caché
34:20caché
34:20cachède
34:21cachède
34:22alors on adore Rias
34:23il leur a même mis
34:24un peu d'espagnol
34:25ce à quoi je rajoute
34:31wesh
34:32alors on a essayé
34:43de se projeter
34:44d'essayer de comprendre
34:45ce que les australiens
34:46avaient compris
34:47dans ce témoignage
34:48français un peu mignon
34:50mettons-nous
34:50à leur place
34:51deux minutes
34:51ce qu'il veut dire
34:53c'est ça
34:53il veut dire
34:54c'est la première fois
34:55que je vois ça
34:56de ma vie
34:56et voici ce qu'il a dit
34:58en anglais
34:58c'est une pure saloperie
35:06c'est l'obscénité
35:07mais j'arrive même pas
35:09à comprendre
35:10c'est un attentat antisémite
35:12il y a 16 morts
35:13des enfants
35:14des femmes
35:15des hommes
35:15ils ont le coeur
35:17à rigoler
35:18sur un truc
35:19qui me fait même pas rire
35:21parce que le type
35:22il parle l'anglais
35:23comme une vache espagnole
35:24comment ?
35:2548 heures
35:26ça se fait peut-être
35:276 mois après
35:2848 heures
35:30après ce drame
35:31comment ils ont
35:32le coeur à rigoler
35:33dans le public
35:34ils ont tous
35:35le sourire
35:35etc
35:35j'ai déjà vu
35:37de belles saloperies
35:37dans mon existence
35:38mais celle-là
35:39très sincèrement
35:40si l'arcom ne fait rien
35:41il faut fermer la boutique
35:42très sincèrement
35:43est-ce qu'on peut envisager
35:44qu'il se fige
35:45de l'attentat antisémite
35:46moi j'en sais rien
35:46mais effectivement
35:47cette séquence
35:48interroge
35:49la question que je pose
35:50me semble légitime
35:52mais il y a aussi
35:52une forme de mépris de classe
35:53pardon
35:54je vais vous dire
35:54si c'était un attentat
35:56qui n'était pas
35:58bien sûr
35:58dirigé contre des juifs
35:59oui oui
36:00bien sûr
36:00je ne suis pas sûr
36:02que cette séquence
36:03aurait été passée
36:04je vous le dis
36:04mais c'est bien pour ça
36:05et vous le savez bien d'ailleurs
36:06et tout le monde le sait
36:08alors si c'était un attentat
36:10dirigé
36:10contre
36:11contre d'autres
36:13mais
36:13Mersad
36:14ils ne feraient pas ça
36:15ils auraient trop peur
36:17bien sûr
36:18et vous le savez
36:19et nous le savons
36:20et tous ceux qui nous écoutent le savent
36:21mais c'est bien pour ça
36:22que je pose la question
36:23et il y a en plus
36:24un peu de mépris de classe
36:25parce que pour M. Barthez
36:26et ses chroniqueurs
36:27si vous ne parlez pas correctement anglais
36:29vous êtes soit un plouk
36:30soit un analfabète
36:31c'est vrai qu'il y a aussi un
36:34c'est vrai
36:34c'est vrai
36:35oui
36:35l'anglais de classe
36:36c'est les flagrants
36:37bien sûr
36:37bon
36:38François Fillon
36:39alors c'est très intéressant
36:40François Fillon
36:41François Fillon a fait une interview
36:42dans le Figaro
36:43ça sera dans le Figaro
36:44demain matin
36:45elle est terrible
36:46cette
36:46comment dire
36:48cette interview
36:50en 2007
36:50j'ai appelé à voter Emmanuel Macron
36:51jamais je n'aurais pu imaginer
36:53que 8 ans après le pays
36:54soit dans une telle situation
36:55Emmanuel Macron
36:56c'est 1 milliard de dettes
36:57supplémentaires
36:58par jour ouvrable
36:59c'est extraordinaire
37:01certes
37:02depuis François Mitterrand
37:03tous les présidents de la République
37:03ont accru le déficit
37:04et accumulé la dette
37:05le gouvernement
37:06que j'ai dirigé
37:06n'a pas échappé à ce travers
37:07tous nous avons été amenés
37:09à gérer des crises
37:10comme les pompiers
37:11éteignent les incendies
37:12tous nous avons cru
37:13que la croissance
37:13permettrait de réduire
37:14l'endettement
37:15Emmanuel Macron
37:16doit-il démissionner ?
37:17je ne réclame rien
37:18et suis respectueux
37:18des institutions
37:19Emmanuel Macron
37:20a été élu président de la République
37:21ce choix lui appartient
37:22mais s'il veut une clarification
37:24il n'y a que deux solutions
37:25soit il choisit de dissoudre
37:26soit il remet son mandat en jeu
37:28alors il parle également
37:30du RN
37:32et puis il parle également
37:33des Républicains
37:34et c'est ça qui m'a intéressé
37:37comment analysez-vous
37:38le vote du groupe LR
37:40à l'Assemblée
37:41présenté par Laurent Wauquiez
37:42je suis atterré
37:44une partie de la droite
37:45donne le sentiment
37:46de vouloir chercher
37:46un compromis à tout prix
37:48pour survivre au sein
37:49d'un bloc central
37:50que les Français rejettent
37:51plus cette situation durera
37:53plus les Français
37:54se tourneront vers
37:54la seule alternative
37:56qu'il leur reste
37:56celle des extrêmes
37:58il est urgent
37:58que la droite présente
37:59un projet de sursaut national
38:00pour rétablir
38:01l'autorité de l'Etat
38:02protéger l'identité française
38:04et libérer l'économie
38:05Bruno Retailleau
38:06ou David Lissnard
38:07sont bien seuls
38:08à tenir cette position
38:10vous avez été proche
38:13de François Fillon
38:14je suis toujours proche
38:14et je m'en honore
38:15parce que la différence
38:17c'est que moi
38:17je n'ai pas voté
38:18Emmanuel Macron
38:18jamais
38:20des deux fois
38:21jamais
38:22sans doute
38:23parce que je savais
38:24parce que j'ai eu le malheur
38:25de lire le programme
38:26d'Emmanuel Macron
38:27vous n'avez pas voté peut-être
38:28vous êtes abstenu peut-être
38:30pardon ?
38:30je dis vous vous êtes abstenu
38:31peut-être
38:32oui je me suis abstenu
38:33mais vous avez raison
38:35de me corriger
38:35non
38:36je ne corrige pas
38:37simplement
38:37je ne peux pas t'avoir
38:38simplement
38:39vous prenez
38:39simplement
38:40pourquoi la parole
38:42je ne corrige pas
38:43pourquoi la parole
38:44je ne corrige personne
38:46je ne corrige pas
38:48je ne corrige pas
38:49vous prenez
38:49vous prenez simplement
38:51moi ce qui me frappe
38:52c'est
38:53François Fillon
38:54vous reprenez son livre
38:55un livre qu'il avait fait
38:56qui s'appelait Faire
38:57oui
38:57vous le reprenez
38:58objectivement
38:59c'est le programme
39:00présidentiel
39:01oui c'est le programme
39:02libéral
39:03mais bon il se trouve
39:03qu'il n'a pas été élu
39:04conservateur libéral
39:05c'est le meilleur programme
39:08oui mais il se trouve
39:08qu'il n'a pas été élu
39:09oui c'est une option
39:10mais il n'a pas été élu
39:11c'est la meilleure option
39:12oui mais il n'a pas été
39:13d'accord avec vous
39:14mais il n'a pas été élu
39:15non mais c'est vrai
39:15non mais
39:16monsieur Pro
39:17je ne veux pas défendre
39:17monsieur Pro
39:18mais sur ce coup-là
39:19il n'a pas tort
39:20il se trouve qu'il n'a pas été
39:21les gens
39:21n'ont pas voulu
39:22qu'est-ce que vous voulez
39:23c'est pour ça que
39:24et c'est pour ça
39:24que les idées
39:25ne sont pas bonnes
39:25non
39:26il y a eu
39:27une telle décélébration
39:30des esprits
39:31par les médias
39:33que combien
39:34c'est pas les médias
39:35c'est les français
39:36quand vous allez dire
39:37aux gens
39:37qu'il faut bosser plus
39:38mais les français
39:39sont décérébrés
39:40à cause d'une propagande
39:41à cause de 200 ans
39:42à cause de 1000 ans
39:43je veux dire par là
39:45que s'il n'avait pas été
39:46flingué par le parquet
39:48national financier
39:49je suis persuadé
39:51qu'il aurait été battu
39:52compte tenu justement
39:53du caractère trop rigoureux
39:55de son programme
39:55je suis d'accord
39:56avec William
39:57je pense que
39:58ah là
39:58non
39:59parce que dans un deuxième
40:00pardonnez-moi
40:01s'il était au deuxième tour
40:03face à Marine Le Pen
40:04il gagnait
40:05il gagnait
40:06oui mais quand même
40:07il faut rappeler son score
40:08comme 20%
40:08rappelez-vous
40:09sur les fonctionnaires
40:10ça a créé
40:11rappelez-vous
40:12ce qu'il a proposé
40:13et moi malheureusement
40:14je suis d'accord avec William
40:15je pense que les français
40:16ne sont pas prêts
40:18à mener la politique
40:19qu'il faudrait mener
40:20ça c'est sûr
40:21je pense que
40:22l'état social
40:23ça fait partie
40:23de notre identité
40:24alors Elisabeth
40:24si vous dites ça
40:25vous considérez déjà
40:27que c'est perdu
40:30pour la présidentielle
40:31bon
40:31parce que je suis persuadé
40:32que la question sociale
40:33ou la sécurité sociale
40:34va devenir
40:35un premier sujet
40:36sur la présidentielle
40:37autant que celui
40:38sur l'immigration
40:39et à ce moment-là
40:40vous verrez
40:41qu'une personne de gauche
40:42François Hollande
40:42la posture du RN
40:43c'est justement
40:44je n'entends pas
40:45je n'entends pas
40:46monsieur Valini
40:47ce soir
40:48ou peu
40:49je vous écoute
40:51parler de la droite
40:52moi c'est pas
40:52c'est pas tout à fait
40:53mon camp
40:53donc j'observe
40:55que
40:55j'observe
40:56pourquoi il s'immiscerait
40:57que le groupe
40:58il n'y a pas raison
40:59pourquoi je me mène
41:01c'est vrai
41:02non mais c'est juste
41:03vous avez le droit
41:06d'avoir un avis
41:07oui moi j'ai un avis
41:08sur Fillon
41:08c'est vrai qu'il y avait
41:09un programme très à droite
41:10mais je pense quand même
41:12que face à Marine Le Pen
41:13c'est un excellent programme
41:14face à Marine Le Pen
41:15il aurait été élu
41:15je pense quand même
41:16oui mais
41:16ce qui est intéressant
41:17c'est que
41:18Marine Le Pen
41:19c'est sans doute
41:20un parti fourre-tout
41:21c'est très difficile
41:23de savoir la ligne
41:25ou la cohérence
41:26économique
41:27sociétale
41:27parce que
41:28ça va piocher
41:29à droite à gauche
41:29partout
41:30François Fillon
41:31c'est comme
41:32d'ailleurs il a cité
41:33Retailleau ou Lysnard
41:33c'est assez clair
41:34ce sont des gens
41:35qui sont des conservateurs
41:37et des libéraux
41:38sur le plan économique
41:38libéraux et conservateurs
41:40sur le plan société
41:40exactement
41:41donc ça ça nous intéresse
41:42votre avis nous intéresse
41:43est-ce que vous pensez
41:44qu'aujourd'hui
41:45la France a besoin
41:46d'une ligne libérale
41:48c'est à dire que
41:49c'est pas être de droite
41:49ou être de gauche
41:50c'est de penser à la France
41:51que de dire ça
41:52est-ce qu'il faut
41:53favoriser les entreprises
41:54est-ce qu'il faut
41:55alléger le coût du travail
41:56est-ce qu'il faut alléger
41:57les charges des entreprises
41:58est-ce qu'il faut
41:59peut-être redistribuer moins
42:01je disais l'autre jour
42:02pour un
42:03pour un état
42:04c'est toujours
42:04il n'y a que deux
42:05il n'y a que deux options
42:07soit tu prends beaucoup
42:08et tu redistribues beaucoup
42:10soit tu prends peu
42:12et tu redistribues peu
42:13c'est aussi bête que ça
42:14donc j'ai l'impression
42:16aujourd'hui
42:17qu'on prend trop
42:17et qu'on redistribue trop
42:19et je vous pose la question
42:20ma position elle est simple
42:22c'est la social-démocratie
42:24il faut prendre autant
42:24qu'il est nécessaire
42:25avec de la justice fiscale
42:27et il faut redistribuer
42:28autant que nécessaire
42:29avec de la justice sociale
42:30ça ne veut rien dire
42:31mais si
42:32le libéralisme pur et dur
42:36vous savez très bien
42:36mais personne ne dit ça
42:38je ne veux pas voter ma ligne
42:39mais personne ne dit
42:42personne ne dit
42:43le libéralisme pur et dur
42:45c'est bien beau de dire
42:45on va diminuer les charges
42:46les impôts
42:47qu'est-ce qu'on supprime
42:48comme prestations
42:49parce que moi j'entends
42:50tout le monde
42:50enfin beaucoup de gens dire
42:51on paye trop d'impôts
42:52il y a trop de charges
42:53ok on diminue tout ça
42:54mais qu'est-ce qu'on supprime
42:55on travaille plus longtemps déjà
42:56André
42:56on travaille plus longtemps peut-être
42:58quand on peut en tout cas
42:59dans des métiers pas difficiles
43:00et on supprime des prestations
43:02on réduit un certain nombre
43:05de prestations
43:06vous vous souvenez
43:06de ce que François Fillon avait dit
43:08le remboursement
43:09des petits médicaments
43:09ça s'est retourné contre lui
43:11il a commencé à dégringoler
43:13je crois que les Français
43:13sont plus à l'aise
43:14de l'accepter aujourd'hui
43:15donc finalement on ne fait rien
43:16si
43:17mais on fait quoi ?
43:18on fait des choses
43:19avec de la justice fiscale
43:20c'est pour ça qu'il faut absolument
43:22oui mais il y a de la justice fiscale
43:24pardonnez-moi
43:24il y en a beaucoup
43:25les Français sont prêts
43:26à faire des efforts
43:26y compris sur le plan fiscal
43:28et social
43:28avec moins de prestations
43:29peut-être
43:30un peu plus d'impôts
43:30peut-être
43:31à condition que les plus riches
43:32les plus hauts revenus
43:34contribuent
43:35la justice
43:35ils ne contribuent pas
43:37à proportion de ce qu'ils gagnent
43:38vous êtes sérieux
43:39mais oui
43:39vous êtes sérieux
43:41vous connaissez les chiffres
43:43vous connaissez les chiffres
43:44des plus grandes fortunes françaises
43:45depuis 15 ans
43:46mais c'est pas le sujet
43:47de 100%
43:48mais c'est pas le sujet
43:49des plus grandes fortunes françaises
43:50il y en a combien
43:52des plus grandes fortunes françaises ?
43:54c'est ça qui va changer
43:55le budget de l'Etat
43:56il y en a combien ?
43:57ça permet de dire au peuple
43:58tout le monde contribue
43:59oui bon
43:59et à ce moment-là
44:00le peuple peut faire un effort
44:01la politique ça n'est plus que ça
44:04ça n'est plus que du symbole
44:05on n'a pas besoin de symbole
44:06je vous assure
44:06là c'est pas sérieux
44:08mais non c'est pas sérieux
44:09parce qu'il y en a combien
44:11de ce que vous appelez
44:12je n'allais pas demander aux français
44:13de faire des efforts
44:13si les plus riches
44:14ne font pas des efforts
44:15je suis d'accord avec vous
44:16mais moi quand j'apprends
44:17qu'on conseille
44:18ils possédaient leur entreprise
44:21on va parler de la boum
44:26il reste 7 minutes
44:27bon et vous savez
44:28alors vous savez ce que j'ai appris
44:29alors les plus grandes fortunes
44:30peut-être
44:31mais alors j'ai appris
44:32à ma grande surprise
44:32au conseil constitutionnel
44:34vous savez combien ils gagnent ?
44:35je ne veux même pas le savoir
44:3617 000 euros
44:36vous pensez qu'ils devraient
44:37faire un petit effort ?
44:3817 000 euros
44:39ils ont une réunion
44:42tous les combien ?
44:43chaque semaine avec la QPC
44:44maintenant ils travaillent beaucoup
44:46la question prioritaire constitutionnelle
44:48il est où ?
44:49beaucoup plus qu'avant
44:50beaucoup complètement changé
44:51le conseil constitutionnel
44:52c'est une très bonne réforme
44:53qu'a faite Nicolas Sarkozy
44:55mais j'avais dit
44:56à la commission des lois
44:57ce soir-là
44:57Mitterrand en a rêvé
44:59Sarkozy le fait
44:59il a fait la QPC
45:00c'est peut-être la seule chose
45:02c'est l'administration
45:03moi j'ai proposé
45:05que le conseil constitutionnel
45:06les gens soient bénévoles
45:07vous voyez
45:07c'est audacieux
45:09au moins indemnisé
45:10bénévole
45:11je crois que monsieur Juppé
45:13le chiffre a été donné
45:15de sa rémunération
45:17il a 36
45:18je crois
45:19oui 36 retraites
45:21tu pourrais imaginer
45:22que par exemple
45:23les retraites soient plafonnées
45:24bien sûr
45:24mais je suis d'accord
45:26et vous m'autorisez
45:27une fois dans vous
45:28je suis d'accord
45:28mais ça ne veut pas dire grand-chose
45:30moi vous me décevez un peu
45:31parce que je pensais
45:31que vous aviez quelques billes
45:32pour
45:33je suis pour continuer
45:34les charges et les impôts
45:36à condition
45:36oui mais bon
45:37c'est trop fort
45:37allez
45:38autorisez pas
45:39non pas
45:40non non non
45:40vous avez beaucoup parlé
45:41sociale et fiscale
45:42hop
45:43mais oui
45:43il faut que
45:44le seul pays où le communisme
45:47a réussi
45:47c'est trop fiscal
45:48qui a vu la boum
45:51tout le monde
45:52il y a longtemps
45:54comment vous expliquez
45:57on va entendre la musique
45:58d'ailleurs
45:58la musique de Richard Sanderson
46:00on était avec Brigitte Fosset
46:01tout à l'heure
46:02sur Europe 1
46:02et d'ailleurs Gauthier Lebrecht
46:04va venir
46:04c'est un film qui a 45 ans
46:06bon
46:06il est sorti le mercredi 17 décembre 1980
46:09il a 45 ans
46:11personne ne dit que c'est le plus grand film
46:14de l'histoire du cinéma
46:15personne ne dit ça
46:16bon
46:16et il n'empêche que
46:18chaque génération qui passe
46:20les gosses de 13 ans
46:21de 12 ans
46:22regardent ce film
46:23et non seulement
46:24rient
46:24mais pleure
46:25et s'identifient
46:27Françoise Berreton
46:29et son mari
46:30François de Berreton
46:31c'est Brigitte Fosset
46:32et son mari
46:33qui est joué par Claude Brasseur
46:35qui est formidable
46:35et Vic Berreton
46:37qui commençait
46:39et Sophie Marceau
46:39c'est étonnant
46:41chaque génération
46:43et les gens regardent ça
46:44et voient
46:44il y a une permanence thématique
46:46je ne sais pas
46:47comment ça vous intéresse
46:48c'est bien fait
46:48quand on est jeune
46:50on s'identifie
46:50et quand on vieillit
46:51on repense à ses souvenirs
46:52d'adolescence
46:53oui mais il y a des films
46:54de jeunesse
46:55qui ne traversent pas
46:56par exemple
46:56West Side Story
46:57ça touchait une génération
46:58mais ça ne touchait pas
46:59forcément la génération suivante
47:00on parlait d'hier
47:01d'Harry rencontre Sally
47:02j'ai regardé ça hier soir
47:04ça n'a pas vieilli
47:05c'est que c'est plus
47:05c'est quoi ?
47:06Harry rencontre Sally
47:07c'est ça
47:08ça n'a pas vieilli
47:11est-ce que vous voulez voir
47:12Sophie Marceau ?
47:13ah oui
47:13Sophie Marceau
47:14elle était avec
47:15Evry Djiri
47:16le jour de la sortie
47:19c'est en 1980
47:20c'est une archive
47:21qu'on a retrouvée
47:21et il y a Claude Brasseur
47:23qui est sur le plateau également
47:24qui est un formidable comédien
47:25Claude Brasseur
47:25s'il a le souvenir
47:28de ses
47:29de ses premiers amours
47:31et bien non
47:34non
47:34non parce que
47:35j'ai été élevé
47:38en pension
47:39parce que
47:40mes parents
47:41c'est le métier
47:43que vous savez
47:44et j'ai été
47:45donc en pension
47:46et finalement
47:46c'est vrai
47:47je n'ai absolument pas connu
47:48ni les boums
47:49ni les sur-booms
47:50mais on fait le mur
47:51en pension
47:52bah oui mais enfin
47:53ça ne se faisait plus
47:54ça ne se faisait déjà pas
47:55non
47:56non
47:56et j'ai connu ça
47:58bien après
47:58je ne sais pas
47:58bon alors je vais demander
48:00à Sophie
48:00j'aurais peut-être plus de chance
48:02avec Sophie
48:02si elle a l'impression
48:03que le film de Claude Pinotto
48:06écrit par une femme
48:07d'ailleurs c'est intéressant
48:08Daniel Thompson
48:09traite bien
48:11de ce qui se passe
48:11dans la réalité
48:12oh oui
48:13Daniel Thompson
48:14ne s'est pas du tout trompé
48:15c'est vraiment un dialogue
48:16très juste
48:17on entend c'est génial
48:18oui oui
48:19et d'ailleurs
48:20pour dire nos textes
48:21on n'avait aucun problème
48:22parce que vraiment
48:23c'est ce qu'on dit actuellement
48:24alors qu'est-ce qui se passe
48:26cette petite jeune personne
48:29que vous représentez
48:30a envie de sortir
48:31d'aller dans les boules
48:32oui mais elle a un peu le trac
48:34parce que c'est la première fois
48:35qu'elle y va
48:35alors elle ne sait pas
48:37comment il faut s'habiller
48:38en fin de compte
48:40elle y va
48:40elle trouve ça formidable
48:42il était formidable Brasseur
48:43et son père
48:44alors oui
48:46et son père
48:47oui Pierre Brasseur
48:48et son père
48:49bon on a reçu plusieurs fois
48:52Vladimir Cosma
48:53ah oui
48:53Vladimir Cosma
48:54il n'avait jamais écrit
48:56une chanson
48:56et il a écrit celle-là
48:58pour Richard Sanderson
48:59il faisait des musiques de film
49:01il a écrit cette chanson
49:02et Richard Sanderson
49:03il n'a qu'une chanson
49:05c'est celle-là
49:06mais c'est un titre extraordinaire
49:07donc il va dans les galas
49:09il ne chante que sa chanson
49:10depuis 45 ans
49:11toujours la même
49:11mais bon ça marche
49:12donc c'est fort
49:14mais il faut bien voir une chanson
49:16pas du tout
49:16donc peut-être que ce soir
49:19il doit chanter quelque part
49:20Richard Sanderson
49:20il arrive pour en voir
49:21depuis 45 ans
49:22il n'a pas d'autre chanson
49:23on va changer l'ambiance
49:27oui alors effectivement
49:29comme c'est un peu la période de Noël
49:31on a envie d'apporter
49:33fin d'émission
49:35des notes un peu plus légères
49:36mais vous
49:37vous allez être sur un documentaire
49:38non pas de documentaire
49:39une grande soirée spéciale
49:41comme ce qu'on a fait
49:42sur l'insécurité
49:43et l'extrême gauche
49:43la semaine dernière
49:44avec des témoignages
49:45énormément de témoignages en plateau
49:47une grande soirée effectivement
49:47consacrée à l'antisémitisme
49:49pendant 3 heures
49:50on sera dans un instant
49:51avec la maman de Sacha
49:52Sacha
49:52un jeune garçon juif de 13 ans
49:54agressé dans son quartier
49:55on lui a jeté un pot de fleurs dessus
49:56crâne ouvert
49:57la maman demande
49:58à changer de quartier
49:59elle appelle le préfet
50:00le maire
50:01on ne lui répond pas
50:02elle livrera son témoignage
50:03dans un instant
50:03comme le rabbin Elie Lemel
50:04qui a été agressé deux fois
50:06en une semaine
50:06donc on va chapitrer
50:08cette émission
50:09on parlera
50:09de l'absence
50:11d'Emmanuel Macron
50:11à cette fameuse marche
50:12contre l'antisémitisme
50:13Serge Tarsfeld
50:14lui laisse une seconde chance
50:15en organisant une grande marche
50:16fin janvier
50:17oui mais quand vous avez
50:18une émission comme quotidienne
50:19tout à l'heure
50:19qui s'en lave les mains
50:21qui est en train de rire
50:25sur un attentat antisémite
50:28effectivement
50:28c'est l'émission
50:29qui rit dans les cimetières
50:30cette indifférence est terrible
50:32c'est plus que de l'indifférence
50:33c'est plus que de l'indifférence
50:36effectivement
50:37ça crée un certain climat
50:39je crois que vous allez rester
50:40Géloignan
50:40la première demi-heure
50:41bon
50:42gracieusement
50:42ça on en parlera
50:45c'est pas acté
50:47pas tout à fait acté
50:48faut qu'on discute
50:49vous voyez comment ça commence
50:53vous voyez comment ça commence
50:54ces réflexions
50:54il y a un mauvais climat
50:55il y a un mauvais climat
50:57ça commence par une réflexion
50:58s'il vous plaît
50:58soyez sérieux
50:59le sujet est grave
51:00je salue Daniel Thompson
51:03vous écoute peut-être ce soir
51:04et puis
51:05voilà
51:06c'est un film que vous pouvez revoir
51:08c'est un film de Pinotto
51:09et Pinotto
51:10c'est un réalisateur merveilleux
51:12qui avait fait également
51:13la gifle
51:14qui était l'assistant
51:16d'Abel Gans
51:17non
51:18à ses débuts
51:19ah bon
51:19c'est qu'Abel Gans
51:20il n'est en tiré
51:21avec un tricorne
51:22non c'est Albert Dieudonné
51:23celui qui jouait Napoléon
51:24qui était devenu fou
51:25et qui se promenait
51:26à l'asile tous les jours
51:27avec la main ici
51:28c'était Albert Dieudonné
51:30ah oui
51:31celui qui jouait Napoléon
51:32vous pouviez éviter
51:32de contredire monsieur
51:33non mais Abel Gans
51:34il avait fait Napoléon
51:34mais je crois qu'il n'était pas clair
51:35non plus sur Napoléon
51:36il se prenait à la fin
51:37donc c'est Dieudonné
51:38bon c'est Dieudonné
51:39je vous fais confiance
51:40Arnold Cara était à la réalisation
51:41David Tonneli était à la vision
51:43Raphaël Lissac était au son
51:44Benjamin No
51:44Lucas Consalves
51:45Astrid Yannick
51:46vous avez dit que c'était
51:47votre dernière aujourd'hui
51:49vous partez en vacances ?
51:50ah bah non mais
51:51c'est la dernière de la semaine
51:52après c'est les semaines de vacances
51:54je pense
51:54ah oui
51:54d'accord
51:54et j'imagine que vous aussi
51:56je ne pars pas l'hiver
51:58non
51:58non pas tout de suite
51:59ah oui
52:00bon alors non
52:01c'est pas ma dernière avec vous
52:02alors
52:02je voulais simplement vous dire
52:03qu'il n'y a pas de pub
52:04entre vous et moi
52:04et que c'est directement
52:05le générique de l'émission
52:08justement c'est ce sommaire
52:10et cette soirée
52:11extrêmement importante
52:13que vous allez mener
52:14avec ce sujet dramatique
52:16bonne soirée
52:17et rendez-vous demain matin
52:18c'était il y a seulement
52:22quelques jours
52:23à Sydney
52:28en pleine fête juive
52:29de Hanouka
52:30deux terroristes
52:31tirent sur la foule
52:32sur la célèbre plage
52:33de Bondy Beach
52:34le bilan est tragique
52:3516 morts
52:36et 40 blessés
52:37parmi ceux qui ont perdu la vie
52:39le français Dan Elkayam
52:4127 ans
52:41ce nouveau drame
52:42illustre la terrible montée
52:44de l'antisémitisme
52:45aux quatre coins du monde
52:46et notamment en France
52:47entre janvier et octobre 2025
52:491163 actes antisémites
52:52ont été recensés
52:53dans l'hexagone
52:53le juif
52:54ça le rase
52:55on est délacé
52:57on est fiers
52:57derrière ce chiffre
52:59une haine
52:59qui frappe chaque jour davantage
53:01pendant des années
53:02on n'aurait jamais pu imaginer
53:03que l'on se retrouve
53:05en tant que juif
53:06en danger
53:07dans la république
53:08au programme ce soir
53:09des témoignages bouleversants
53:11à l'image de Sacha
53:1213 ans
53:13tabassé violemment
53:14dans le hall de son immeuble
53:15par des mineurs
53:16qui l'ont traité
53:17de sale juif
53:17on dit ça comme si
53:19c'était une maladie
53:20d'être juif
53:20ou comme si
53:21on n'avait pas le droit
53:22d'être juif
53:23et d'être en France
53:24enquête sur les nouveaux
53:25qui l'ont fait
53:26la vie
53:27de son immeuble
53:28c'est un peu
53:28que l'on n'a pas
53:29d'avoir dit
53:29que l'on n'a pas
53:30d'avoir dit
53:31que l'on n'a pas
53:31de l'oublier
53:32où je l'aise
53:33de son immeuble