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Jean-Marc Morandini et ses chroniqueurs décryptent l'actualité des médias dans #MorandiniLive

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00:00:00Jeudi 17 novembre 2025 pour Andini, l'admure 1773 sur CNews, première chaîne Info de France.
00:00:08Bonjour et bienvenue en direct à la une. On part tout de suite à Bruxelles avec ces images que vous allez découvrir.
00:00:15Images des incidents qui se déroulent en ce moment même devant le Parlement européen
00:00:19puisque des milliers d'agriculteurs européens sont en train de converger avec des centaines de tracteurs vers Bruxelles
00:00:25pour protester contre la politique agricole de l'Union européenne, ciblant notamment l'accord de libre-échange avec le Mercosur.
00:00:33Un accord accusé de mettre en danger de nombreuses filières.
00:00:37Près de 10 000 agriculteurs de toute l'Europe sont attendus ainsi que 500 tracteurs qui sont annoncés dans la capitale.
00:00:44Nous serons sur place avec nos équipes. Nous sommes en train de suivre également des agriculteurs
00:00:48qui sont en train, en convoi, de se rendre à Bruxelles où vous découvrez ces images en ce moment.
00:00:54Écoutez un des agriculteurs ce matin qui sur ces news racontait et expliquait les raisons de la colère.
00:01:01On va subir une concurrence déloyale et faire manger à nos enfants des produits qu'on ne produit plus en France
00:01:08depuis pour certains 40 ans, avec des produits phytosanitaires qui sont utilisés dessus,
00:01:15qu'on sait qui sont extrêmement polluants, extrêmement dangereux pour la santé.
00:01:18Donc voilà, c'est aussi l'une des choses qui nous fait aujourd'hui être là,
00:01:24en plus de cette dermatose et en plus d'autres sujets qui sont un peu plus locaux.
00:01:29Mais voilà, c'est sûr que ça risque d'être un grand sujet national.
00:01:32Voilà, et on revient dans un instant bien sûr sur cette mobilisation en cours
00:01:35et sur les incidents qui se déroulent à Bruxelles que nous allons suivre ensemble.
00:01:39Nous parlons également de tout le reste de l'actualité, de ces refus d'obtempérer.
00:01:43Plusieurs refus d'obtempérer ces dernières 24 heures dans le sud de la France
00:01:46et à chaque fois des blessés parmi les forces de l'ordre et parmi les automobilistes.
00:01:50On va s'intéresser par exemple à ce qui s'est passé à Toulon et à Marseille.
00:01:53Et tout d'abord, vous allez voir les images de Toulon où les forces de l'ordre ont ouvert le feu.
00:01:57Hier soir, peu après 19h30, le conducteur d'une voiture volée a renversé et blessé un policier stagiaire.
00:02:04Tout en prenant la fuite, la passagère du véhicule a été grièvement blessée.
00:02:07Regardez.
00:02:12Sous-titrage Société Radio-Canada
00:02:42Voilà, nombreux coups de feu et scènes impressionnantes hier à Toulon.
00:02:53Le policier stagiaire qui a été renversé a fort heureusement été légèrement blessé simplement.
00:02:58Autre refus d'obtempérer et autre blessé à quelques kilomètres de là, à Marseille cette fois dans la nuit de mardi à mercredi
00:03:03où une personne au volant d'un véhicule a été repérée par les forces de l'ordre.
00:03:07L'équipage de policiers a alors pris le suspect en chasse, un suspect qui a refusé de s'arrêter.
00:03:12Après avoir franchi un feu tricolore, l'équipage de police a percuté une voiture blessant sa conductrice.
00:03:17Les deux policiers ont également été blessés dans cet accident.
00:03:21Et plus tard, un second équipage de police a tenté lui aussi d'interpeller le chauffard qui a continué à fuir en blessant un troisième fonctionnaire de police.
00:03:29Reportage là encore dans un instant dans Morandini Live.
00:03:32Dans la Somme, cette fois, c'est un homme de 65 ans qui est en soins intensifs après une violente agression dans sa boulangerie.
00:03:38Cet homme est un voisin qui a voulu défendre la vendeuse qui était en train d'être agressée.
00:03:43Cet homme l'a frappé violemment à la tête.
00:03:46La victime est tombée au sol inconsciente.
00:03:48L'effet avec Chloé Tarka.
00:03:49Vous l'avez dit, un incident qui s'est passé dans une boulangerie après une dispute.
00:03:55Un client mécontent avait en fait retrouvé un poil de pinceau alimentaire dans sa tarte.
00:04:00Alors qu'est-ce que c'est qu'un poil de pinceau alimentaire ?
00:04:03C'est un pinceau qui est utilisé pour faire le nappage sur les pâtisseries.
00:04:07Il a donc agressé verbalement la vendeuse.
00:04:11Et c'est à ce moment-là qu'un voisin âgé de 65 ans a été violemment frappé à la tête
00:04:18alors qu'il essayait simplement de défendre la salariée.
00:04:21Il est tombé au sol inconscient.
00:04:24Le jour même, la responsable de la boulangerie a partagé son émotion dans un post Facebook.
00:04:30Regardez, il s'affiche sur votre écran.
00:04:31Notre salariée en poste a été violemment agressée verbalement alors qu'elle faisait simplement son travail.
00:04:38Face à cette situation inadmissible, notre voisin est intervenu pour la défendre.
00:04:42Il a été tabassé à mort.
00:04:45Alors selon nos confrères de France Bleu, la victime a été prise en charge par le centre hospitalier de Doulens.
00:04:51Il est donc actuellement en soins intensifs.
00:04:54Et puis de son côté, la vendeuse, encore en état de choc, n'est pas retournée au travail.
00:04:59A savoir que la responsable indique que des actes d'intimidation et de violence sont en hausse dans cette boulangerie.
00:05:06Une enquête a été ouverte et a été confiée à la gendarmerie de la commune.
00:05:10Voilà donc pour ce qu'on sait de cette affaire.
00:05:14Vous allez maintenant découvrir les images de la crèche d'Agnère.
00:05:16Et profitez-en car ça pourrait ne pas durer.
00:05:18C'est à peine croyable puisque le tribunal de Sergi Pontoise, saisi par la Ligue des droits de l'homme, qui visiblement n'a que ça à faire,
00:05:24considère qu'il y a urgence à retirer la crèche de Noël installée dans la ville d'Agnère-sur-Seine.
00:05:29Vous avez bien entendu, il y a urgence, au point que la municipalité devra payer 100 euros d'amende par jour.
00:05:35Si la crèche n'était pas retirée demain, le maire affirme avoir trouvé la parade.
00:05:39Il va déplacer de 5 mètres la crèche à l'extérieur de l'hôtel de ville.
00:05:44Situation sur la liste une fois de plus, on en reparlera.
00:05:46Et puis aujourd'hui, la commission d'enquête sur la neutralité et le fonctionnement de l'audiovisuel public poursuit ses travaux
00:05:53en organisant plusieurs auditions, notamment Patrick Cohen qui sera suivi de Thomas Legrand.
00:05:59Regardez.
00:06:01Nous sommes le 7 juillet dernier dans un restaurant parisien.
00:06:04La scène est filmée en caméra cachée, puis diffusée deux mois plus tard par le magazine L'Incorrect.
00:06:09Quatre hommes sont attablés.
00:06:11Luc Broussy, président du Conseil national du Parti socialiste.
00:06:14Pierre Jouvet, député européen socialiste chargé de la stratégie électorale.
00:06:18Et deux journalistes, Thomas Legrand de France Inter et Libération.
00:06:22Et Patrick Cohen qui intervient sur France Inter et France Télévisions.
00:06:26Les quatre hommes semblent élaborer une stratégie électorale contre Rachida Dati, candidate LR à la mairie de Paris.
00:06:32Voici ce que déclare Thomas Legrand.
00:06:34Nous on fait ce qu'il faut pour Dati, Patrick et moi.
00:06:37Rachida Dati réagit presque immédiatement.
00:06:39Des journalistes du service public et Libération affirment faire ce qu'il faut pour m'éliminer de l'élection à Paris.
00:06:44Des propos graves et contraires à la déontologie qui peuvent exposer à des sanctions.
00:06:48Chacun doit désormais prendre ses responsabilités.
00:06:50Thomas Legrand réplique le lendemain sur ses réseaux sociaux.
00:06:53J'assume de m'occuper journalistiquement des mensonges de Madame Dati.
00:06:58Le même jour, Patrick Cohen dénonce une manipulation.
00:07:01On a pris des bouts de phrase.
00:07:02Il n'y a pas 20 secondes de conversation suivie.
00:07:04C'est complètement manipulatoire.
00:07:05Thomas Legrand a été suspendu provisoirement par France Inter.
00:07:09Tandis que Patrick Cohen n'a pas été sanctionné.
00:07:12Voilà, on écoutera avec attention ce qui va se passer, bien évidemment, cet après-midi.
00:07:16Comme tous les jours, les tops et les flops d'audience des Prime.
00:07:17C'est avec Mister Audience.
00:07:19Aïe Askevin, on attend.
00:07:21Hier soir, Capitaine Marleau a encore une fois prouvé son succès.
00:07:25La série a permis à France 2 d'arriver très largement en tête des audiences à plus de 4,3 millions.
00:07:30TF1 est deuxième et loin derrière, sous les 2 millions.
00:07:32La série Will Trent a réalisé un score moyen.
00:07:35A la troisième place, on retrouve Arte.
00:07:37Avec le film Arctic, la chaîne a réalisé un bon score à 1,3 millions.
00:07:41M6 est juste derrière avec The Kingsman, première mission, qui a donc fait une audience timide à seulement 1,2 millions.
00:07:47Mais le gros flop de la soirée est attribué à Maurice Hacco.
00:07:50Avec son émission Cuisine Ouvert spéciale Table des Fêtes,
00:07:53le chef cuisinier n'a intéressé que 704 000 téléspectateurs.
00:07:56Une audience très décevante pour France 3.
00:07:58W9 est juste derrière avec son magazine Enquête criminelle,
00:08:02ainsi que TMC et le film Love Actuali, qui sont à égalité parfaite à 602 000.
00:08:07France 5 ferme ce classement avec la grande librairie,
00:08:09qui n'a rassemblé que 452 000 téléspectateurs.
00:08:12Mister audience vous dit à demain.
00:08:14Allez, je vous présente mes invités qui vont m'accompagner en direct jusqu'à midi.
00:08:19Garen Chalroquin, bonjour.
00:08:20Merci d'être avec nous.
00:08:20Journaliste à frontières, Karine Maloum, bonjour.
00:08:23Journaliste également, merci d'être avec nous.
00:08:24Anne Mathelier, bonjour.
00:08:26Présidente et fondatrice de Fair Value Corporate et Public Affaires.
00:08:29Et puis Jimmy Dalidou, syndicaliste, bonjour.
00:08:31Merci également d'être avec nous.
00:08:33Tout de suite, je vous propose de nous intéresser aux agriculteurs.
00:08:36Et nous partons en direct à Bruxelles avec ces images qui nous arrivent.
00:08:39Nous sommes devant le Parlement européen à Bruxelles
00:08:42et on attend des centaines, voire des milliers d'agriculteurs
00:08:45qui doivent arriver aujourd'hui pour essayer de faire pression
00:08:49sur les dirigeants de Bruxelles qui sont sur place.
00:08:54Vous voyez, les premiers tracteurs sont déjà arrivés
00:08:57et les incidents ont éclaté.
00:08:59Thomas Bonnet, bonjour.
00:08:59Journaliste politique à CNews.
00:09:01Quel est l'enjeu aujourd'hui de la réunion
00:09:03et de la pression que veulent mettre les agriculteurs ?
00:09:06Alors, les dirigeants européens sont censés ratifier
00:09:09dans les prochains jours, prochaines heures, le Mercosur,
00:09:11le traité de libre-échange avec les pays d'Amérique du Sud.
00:09:14Et donc les agriculteurs veulent faire pression
00:09:16pour reporter, voire empêcher totalement la signature de cet accord.
00:09:20Là, ces dernières heures, on a appris que l'Italie avait rejoint la France
00:09:23dans les pays qui sont hostiles désormais à ce traité.
00:09:26Et la Pologne.
00:09:27Et la Hongrie.
00:09:28Et l'Italie, c'est nouveau.
00:09:29Georgia Meloni sauve la mise à Emmanuel Macron.
00:09:31C'est d'ailleurs assez ironique.
00:09:32Donc, pour au moins reporter la ratification de cet accord,
00:09:35de ce traité de libre-échange.
00:09:37Mais en fait, on constate plus largement,
00:09:39parce que le malaise, il n'est pas que sur le Mercosur,
00:09:41il est plus profond que ça.
00:09:42Et en fait, on voit là, c'est d'ailleurs très parlant à l'image,
00:09:45d'un côté, des agriculteurs attachés à leur terre,
00:09:48attachés à leur savoir-faire.
00:09:50Et puis de l'autre, un pouvoir bureaucratique, technocratique,
00:09:53enfermé dans ces bureaux justement,
00:09:55et qui est en train de décider à leur place
00:09:56ce qui est bon ou pas pour les agriculteurs.
00:09:58Anne Mazoyer, est-ce qu'il se joue en ce moment à Bruxelles ?
00:10:01Est-ce que c'est vraiment capital
00:10:02ou finalement, les jeux sont faits déjà ?
00:10:05Les jeux sont faits malheureusement,
00:10:06mais c'est capital parce que ça remet quand même
00:10:09l'agriculture en France au centre du jeu,
00:10:13puisqu'on a quand même délaissé l'agriculture
00:10:16depuis plus de 30 ans,
00:10:18et que les agriculteurs en ont assez.
00:10:20Il y a ce problème aussi lié à l'épidémie de dermatose,
00:10:24qui est absolument épouvantable,
00:10:27mais je pense que c'est véritablement un problème endémique en France
00:10:31depuis très longtemps.
00:10:33Les agriculteurs n'arrivent plus à vivre de leurs exploitations,
00:10:36et là aussi ça n'est pas récent,
00:10:38mais ce qui se passe avec le Mercosur
00:10:40risque vraiment d'aggraver la situation,
00:10:43puisque ça va créer une distorsion de concurrence supplémentaire,
00:10:46et c'est ce dont souffrent en fait tous les paysans.
00:10:50Tous les exploitants agricoles aujourd'hui
00:10:52ont des problèmes d'exigence vétérinaire
00:10:54qui deviennent insolvables, insolvables.
00:10:58Deuxièmement, il y a ce problème de distorsion de la concurrence.
00:11:01Troisièmement, les exigences réglementaires,
00:11:04qu'elles viennent du reste de Bruxelles
00:11:05et qu'elles soient transposées après en France.
00:11:08Et puis c'est un problème mondial,
00:11:09mais en France on ne protège pas les agriculteurs.
00:11:12Emmanuel Macron qui dit qu'il ne veut pas signer le Mercosur en l'état,
00:11:15c'est une façon de protéger les agriculteurs.
00:11:17Oui, absolument.
00:11:18Aujourd'hui, oui.
00:11:19Mais de toute façon, ça va être compliqué.
00:11:21Je ne pense pas.
00:11:22C'est une posture aujourd'hui.
00:11:24Parce que le problème, c'est que malheureusement,
00:11:26les jeux sont faits comme on le disait tout à l'heure.
00:11:28Karim Aloum.
00:11:29Effectivement, je ne sais pas si les jeux sont faits en politique,
00:11:32ça ne se passe pas toujours comme ça.
00:11:33Ce n'est pas évident parce que la Pologne, l'Italie et la France,
00:11:36c'est trois blocs d'Europe.
00:11:38Ça ne va pas être très facile pour l'exécutif
00:11:41qui a prévu de signer cet accord samedi au Brésil.
00:11:44C'est prévu déjà.
00:11:45Donc, ce sera très difficile.
00:11:47Effectivement, il y a une convergence.
00:11:49Les syndicats agricoles et la position française, italienne et polonaise et hongroise aussi.
00:11:53La Belgique et l'Autriche s'abstiennent.
00:11:55Ils vont s'abstenir.
00:11:56Donc, les jeux ne sont pas encore faits.
00:12:00Je ne suis pas tout à fait d'accord.
00:12:00Alors, on va écouter Emmanuel Macron parce qu'Emmanuel Macron vient de parler.
00:12:03En revanche, Emmanuel Macron vient de parler.
00:12:05Et il a dit, voilà, on ne peut pas s'y l'enterre.
00:12:07Enfin, il a répété ce qu'il répète depuis toujours.
00:12:09On écoute.
00:12:09C'était à l'instant Emmanuel Macron.
00:12:10Écoutez.
00:12:10Je vais ici dire à nos agriculteurs qui manifestent la clarté de la position de la France depuis le début.
00:12:20Sur le Mercosur, nous considérons que le compte n'y est pas et que cet accord ne peut pas être signé.
00:12:24Et c'est la même chose.
00:12:25C'est la cohérence de l'Europe et c'est une Europe qui protège son agriculture et ses producteurs.
00:12:32Nous sommes pour échanger.
00:12:35La France est d'ailleurs une grande puissance agricole et agroalimentaire qui échange à travers le monde qui exporte.
00:12:41Mais nous ne pouvons pas accepter de sacrifier la cohérence de notre agriculture, de notre alimentation,
00:12:48la sécurité alimentaire de nos compatriotes sur des accords qui ne sont pas encore finalisés.
00:12:53Alors, il parle de cohérence.
00:12:55Est-ce qu'il y a une cohérence dans la position de la France ?
00:12:57En réalité, le Mercosur et la dermatose, effectivement, est une crise.
00:13:02Mais c'est l'arbre qui cache la forêt.
00:13:05Nous assistons à la quatrième révolte agricole en trois ans en France.
00:13:09Quatrième révolte.
00:13:09Chaque huit mois, on a une révolte.
00:13:11C'est une crise économique.
00:13:12La ferme France est en crise.
00:13:14Donc, on ne peut pas se cacher derrière la dermatose et derrière le Mercosur.
00:13:17Donc, on a un problème en France d'agriculteurs.
00:13:20Parce qu'on les sacrifie, simplement.
00:13:22Parce qu'on est en train de sacrifier nos agriculteurs.
00:13:24On est arrivé à un stade, tout fout le compte, dans ce pays, je l'ai toujours dit,
00:13:27même l'agriculteur qui était la première puissance économique, soit pas agricole, au niveau de l'Europe,
00:13:33à l'exportation s'effondre, la compétitivité s'effondre.
00:13:37Tout d'un coup, on se rend compte le fleurant de l'économie française,
00:13:40qui est l'agriculteur, ça fait partie, parce que c'est connu mondialement.
00:13:43À cause, pourquoi ?
00:13:44Parce qu'à cause de nos politiques.
00:13:46Ce n'est pas à cause du Mercosur, ou bien à cause de la dermatose.
00:13:50Les politiques choisies depuis une vingtaine d'années n'ont pas accompagné le développement agricole en France,
00:13:55fait que la société, la ferme française est en danger.
00:13:59Garen Chloroquien, est-ce qu'on peut compter sur Emmanuel Macron,
00:14:01quand il dit qu'on ne peut pas signer le Mercosur dans cette état,
00:14:03comme on vient de l'entendre et comme il vient de le déclarer à l'instant ?
00:14:05Ça fait huit ans qu'on peut compter sur Emmanuel Macron pour détruire ce pays.
00:14:09Oui, effectivement.
00:14:10Détruire, détruire, c'est peut-être les lois.
00:14:11Il y a une volonté de tuer l'agriculture et l'élevage en France et en Europe,
00:14:16parce que ce sont des technocrates qui font des règles complètement déconnectées de la réalité
00:14:19qui aujourd'hui imposent à ceux qui nous nourrissent des règles complètement stupides.
00:14:24Aujourd'hui, on a l'une des agricultures les plus contrôlées et régulées en France et en Europe,
00:14:29en particulier en France.
00:14:30Et on va signer un accord avec des pays qui ne respecteront aucun de ces règles sanitaires.
00:14:36Donc aujourd'hui, à partir du moment où on a même commencé à discuter le Mercosur,
00:14:41on savait que ça ne pouvait aller que dans le mur,
00:14:42parce qu'il y a une distorsion de la concurrence qui est inacceptable.
00:14:45Quand on interdit à nos agriculteurs d'utiliser certains produits pour l'agriculture
00:14:51et qu'on l'autorise à des pays tiers qui vont l'importer chez nous pour moins cher,
00:14:55bien sûr qu'il y a une volonté de tuer l'agriculture dans ce pays,
00:14:58malgré tout ce que dit Emmanuel Macron,
00:15:00parce que la parole d'Emmanuel Macron ne voit absolument rien, bien sûr.
00:15:02Thomas ?
00:15:03Oui, parce qu'au début du mois de novembre, Emmanuel Macron était au Brésil avec le président Lula.
00:15:07Et à ce moment-là, il dit « Je suis plutôt positif quant à l'éventualité de signer le Mercosur.
00:15:12On va rester vigilant, mais je suis plutôt positif. »
00:15:14En fait, ce qu'il dit à Brasilia, ce qu'il dit à Bruxelles et ce qu'il dit à Paris,
00:15:17c'est différent, Emmanuel Macron.
00:15:18Donc en fait, on ne sait plus vraiment quelle est sa position réelle.
00:15:21En plus, la vérité, c'est qu'il n'a pas vraiment son mot à dire.
00:15:24Il faut une minorité de blocage à l'échelle de l'Union Européenne,
00:15:26malgré toute la bonne volonté d'Emmanuel Macron,
00:15:28même s'il est soutenu par Georges Améloni.
00:15:30Ça ne suffit pas en l'état actuel des choses.
00:15:31Donc, il pourrait être contraint,
00:15:34et ça pose d'ailleurs la question de la souveraineté de la France au sein de cette Union Européenne,
00:15:37contraint de signer le Mercosur, même s'il n'en a pas envie.
00:15:39Jimmy Dalidoux, et puis après, on va aller sur le terrain.
00:15:41Je pense que c'est une rencontre entre deux mondes.
00:15:43D'un côté, le monde des paysans,
00:15:44qui veut être écouté et qu'on n'écoute pas.
00:15:47D'autre côté, le monde des multinationales de l'agrobusiness,
00:15:50qui s'apprêtent et qui veulent très clairement absorber les agriculteurs.
00:15:55Alors, je pense qu'il faut revenir sur certaines revendications.
00:15:57Je pense notamment à la Confédération Paysanne,
00:15:59qui a mis en exergue de belles revendications.
00:16:01Notamment le fait qu'effectivement,
00:16:02il ne faut pas oublier que les directives européennes
00:16:05sont des directives qui doivent être transposées au niveau national.
00:16:10Et elles sont des obligations.
00:16:11Il y a des obligations de transposition.
00:16:13Et ces multinationales de l'agrobusiness veulent,
00:16:16par tous les moyens, se faire toujours plus de profits
00:16:19sur le dos, à ce niveau-là.
00:16:23On va continuer à parler, mais je vous propose d'écouter les agriculteurs.
00:16:26C'est important de les écouter, puisqu'on est en direct avec Mathilde Libanaise.
00:16:29Elle est dans un convoi qui se rend à Bruxelles.
00:16:31On va laisser également à gauche l'image de Bruxelles,
00:16:34bien évidemment, où des incidents sont en cours.
00:16:36Mathilde Libanaise, vous êtes avec Emma Loro
00:16:38et vous êtes dans un détracteur qui se dirige en ce moment vers Bruxelles.
00:16:47Enfin atteindre Bruxelles après un long périple.
00:16:50Et ce périple, nous l'avons partagé depuis hier, 14h, avec Régis Desmureaux.
00:16:54Bonjour Régis.
00:16:56Bonjour.
00:16:56Vous êtes président FDSEA de l'Oise.
00:17:01Là, d'arriver bientôt en Belgique, je suppose qu'on est impatients là.
00:17:04Exactement.
00:17:05On a des fourmis dans les jambes.
00:17:06On veut retrouver nos collègues qui nous attendent là-bas
00:17:09et on est très pressés d'arriver.
00:17:11Quelles vont être les actions sur place ?
00:17:13Écoutez, on va voir d'après les échos,
00:17:16ce qu'on peut entendre, ça ne se passe pas très bien.
00:17:17Il y a un petit peu d'échauffouré.
00:17:20Alors on se veut d'avoir une action qui soit la plus correcte possible.
00:17:26Mais on est aussi très déterminé par rapport à nos revendications.
00:17:29Et aujourd'hui, c'est la journée à ne pas louper en tout cas.
00:17:32Justement, les revendications aujourd'hui, qu'est-ce que c'est ?
00:17:34Écoutez, c'est le Mercosur.
00:17:36Ça fait partie d'une des premières.
00:17:39C'est non Mercosur.
00:17:40On ne peut pas mettre en concurrence nos exploitations
00:17:42avec les exploitations brésiliennes.
00:17:45Tous ces géants qui se trouvent là-bas.
00:17:47C'est aussi la taxe azote.
00:17:49Cette taxe qui va venir plomber nos exploitations.
00:17:52C'est la baisse de la PAC.
00:17:54C'est la surcharge administrative.
00:17:55C'est un ras-le-bol général.
00:17:57Justement, on voit que vous vous démenez.
00:17:59Ça fait trois ans que vous êtes dans les rues.
00:18:01Trois ans que vous...
00:18:03Finalement, ces revendications, vous me les avez dit il y a trois ans déjà.
00:18:06Il n'y a rien qui bouge.
00:18:08Bruxelles, finalement, c'est un peu la dernière chance ou pas ?
00:18:10Écoutez, c'est la dernière chance.
00:18:12Alors, on ne peut pas dire une dernière chance parce qu'il va y avoir un après.
00:18:15Vous savez, si ça ne bouge pas aujourd'hui, si on n'a pas des annonces très fortes aujourd'hui,
00:18:19on en crie sur des actions dès demain.
00:18:22Et malheureusement, le pays risque d'être bloqué avant les fêtes.
00:18:27Et on en est désolé.
00:18:28On sait que les Français sont derrière nous.
00:18:30Mais arrive un moment, on le fait pour nous.
00:18:32Mais on le fait aussi pour tous les consommateurs.
00:18:34Il y a trois ans dans les rues, trois ans à réclamer finalement vos dus, pouvoir vivre finalement de votre travail.
00:18:41Quand on a vu tous ces Français tout au long du parcours qui étaient là, présents, qui vous applaudissaient, qui vous encourageaient.
00:18:48Et même ces Belges également sur le chemin.
00:18:51Qu'est-ce qu'on ressent ?
00:18:52Est-ce que ça redonne de la force et on repart pour une nouvelle bataille finalement ?
00:18:55Exactement.
00:18:56Alors il y a ces gens qui nous applaudissent.
00:18:57Et ça nous fait chaud au cœur et on les remercie.
00:19:00Mais il y a aussi tous les collègues qui sont là, qui ont passé deux jours avec moi.
00:19:04Tous ceux qui sont à Bruxelles.
00:19:06Et je peux vous assurer que c'est ça aussi qui nous motive.
00:19:08En tout cas, merci beaucoup Régis.
00:19:09Une chose est sûre ici, c'est qu'on est dans les bouchons.
00:19:12On va bientôt arriver.
00:19:13Il y a à peu près, allez, on va dire quoi, près de 300 tracteurs autour de nous.
00:19:17Voilà.
00:19:19Pour votre arrivée à Bruxelles, bien évidemment Mathilde, on vous retrouvera tout à l'heure.
00:19:22Merci beaucoup d'avoir été avec nous.
00:19:24Autre direction qu'on prend, on va retrouver Jean-Luc Thomas qui est avec Clément Lopez
00:19:28et qui lui est en direction de Toulouse pour une opération escargot qui doit débuter, Jean-Luc.
00:19:36Oui, effectivement.
00:19:38Là, nous sommes avec l'un des convois puisque le convoi est parti il y a quelques minutes.
00:19:44Ils vont retrouver d'autres agriculteurs qui sont dans un convoi qui arrive d'autres points de la région de Haute-Garonne.
00:19:53Et tout ce beau monde va se retrouver pour une opération escargot sur le périphérique toulousain.
00:19:59J'ai à côté de moi Luc Mesba.
00:20:02Vous êtes le secrétaire général de la FDSEA.
00:20:05Là, on vient d'entendre Emmanuel Macron qui dit tout simplement qu'il ne signera pas le Mercosur
00:20:13parce qu'il faut qu'il y ait une cohérence de la politique agricole commune en Europe.
00:20:20Votre réaction ?
00:20:22Votre réaction, elle n'est pas compliquée.
00:20:23On commence à ne plus le croire et on croit que ce que l'on voit, vous savez.
00:20:27Aujourd'hui, il est venu sur la ville de Toulouse dans le département d'Haute-Garonne.
00:20:33Il y a quelques temps, il a fait des déclarations.
00:20:34Il en avait fait un peu dans la même sorte il y a deux ans et on est toujours dans la même situation.
00:20:38Donc nous, on veut du réel, du concret, notamment sur l'abattage sur les animaux,
00:20:43notamment sur l'accord du Mercosur qui était d'actualité.
00:20:45Et voilà, on a besoin d'un chef de l'État qui respecte les agriculteurs et les paysans.
00:20:50Alors justement, quand il était venu à Toulouse, vous aviez demandé à la fois des certitudes, des écrits.
00:21:00Vous les attendez encore ?
00:21:03On les attend encore. On espère qu'il y aura la minorité de blocage au niveau des États membres et notamment de l'Italie.
00:21:09Mais c'est à lui de convaincre. Il se trouve étonnant quand même qu'à un jour de la signature ou aujourd'hui, les choses ne sont pas déjà faites.
00:21:16Donc il ne va pas falloir qu'il remborde la responsabilité sur les autres pays.
00:21:19Un chef de l'État, il doit protéger ses citoyens et notamment ceux qui nourrissent la France et les Français.
00:21:23Voilà, donc nous sommes sur une route départementale.
00:21:27On va devoir s'arrêter parce que le convoi doit repartir.
00:21:32C'est la gendarmerie qui nous le demande.
00:21:34Donc on va suivre ce convoi et on sera de nouveau avec eux d'ici quelques minutes.
00:21:41Petit demi-heure, on vous retrouvera.
00:21:42Merci beaucoup Jean-Luc Thomas d'avoir été avec nous.
00:21:44On reste sur ces images de Bruxelles, que vous voyez ces incidents qui se déroulent en ce moment à Bruxelles.
00:21:50Et vous avez vu qu'un convoi de plusieurs dizaines de tracteurs français est en train d'arriver vers Bruxelles.
00:21:56On aura l'occasion d'en reparler tout à l'heure.
00:21:59Tout de suite, on va faire le CNews Info et c'est avec Sommay Al-Abidi.
00:22:04Le compte n'y est pas, on ne peut pas sacrifier nos agriculteurs.
00:22:08Les mots d'Emmanuel Macron sur le Mercosur à son arrivée au sommet européen à Bruxelles.
00:22:13Accord dénoncé par les paysans français, comme vous venez de l'entendre.
00:22:16Et Ursula von der Leyen veut ratifier ce week-end.
00:22:20Nouvelle affaire dans un foyer parisien de l'aide sociale à l'enfance.
00:22:24Après celle du jeune Elliot, rasé par des éducateurs, une mère de famille affirme que ses deux garçons, âgés de 3 et 4 ans, ont eu les cheveux tondus à blanc l'été dernier.
00:22:33Elle va porter plainte dans les prochaines semaines.
00:22:35De son côté, la mairie de Paris indique avoir transmis mardi un signalement au parquet.
00:22:39Et puis fin de la chasse à l'homme.
00:22:42Le deuxième détenu qui s'était évadé de la prison de Dijon a été interpellé ce matin à Marseille.
00:22:48L'homme de 19 ans qui était en fuite depuis le 27 novembre va être présenté à un juge dans la journée.
00:22:53Merci beaucoup Somaya.
00:22:55On vous retrouve tout à l'heure à 11h30 pour faire un nouveau point.
00:22:58On repart en direct à Bruxelles avec ces images que vous voyez, ces images de ces incidents qui se déroulent au Parlement européen.
00:23:07Une image des premiers agriculteurs qui sont arrivés.
00:23:09Vous savez que ce sont des agriculteurs de toute la France qui sont en train d'arriver sur place.
00:23:14Ce sont des milliers d'agriculteurs qui sont attendus à Bruxelles avec également 500 tracteurs qui devraient arriver.
00:23:20On parle de 10 000 manifestants qui sont annoncés.
00:23:24On va continuer bien évidemment à suivre ce qui se passe et on reviendra sur ce conflit des agriculteurs dans un instant, d'ici une petite demi-heure.
00:23:32Sauf s'il se passe quelque chose bien sûr à Bruxelles.
00:23:34D'ici là, on va voir le reste de l'actualité.
00:23:37Et le reste de l'actualité, ce sont ces nombreux refus d'obtempérer qui se sont déroulés en 24 heures dans le sud de la France.
00:23:45Il y a eu plusieurs blessés.
00:23:46On va en parler avec vous, Tanguy Hamon qui nous a rejoint.
00:23:48Bonjour Tanguy.
00:23:48Merci d'être avec nous, avec plusieurs conducteurs, plusieurs chauffards qui ont refusé de s'arrêter.
00:23:54On va d'abord commencer par ce qui s'est passé à Toulon dans le Var où là, c'est un policier stagiaire qui a été renversé dans un premier temps
00:24:01et les choses ont mal tourné ensuite.
00:24:02Le rappel des faits.
00:24:04Des coups de feu en plein cœur de Toulon.
00:24:08La scène s'est déroulée vers 19h30 hier soir dans le quartier du Pont-du-Las.
00:24:13Selon les premières informations, une patrouille de police a tenté d'interpeller le conducteur d'un véhicule
00:24:19ayant refusé d'obtempérer à la suite d'une tentative de contrôle.
00:24:23Sur cette vidéo, on peut voir la voiture coincée sur le parvis d'une église, puis une brusque marche arrière.
00:24:29Les deux policiers ouvrent alors le feu en direction du véhicule, en train de prendre à nouveau la fuite.
00:24:35Percuté par le chauffard, l'un d'eux a été légèrement blessé.
00:24:40De son côté, la passagère de la voiture, assise côté gauche, le volant se trouvant à droite sur ce modèle de type anglais,
00:24:48a été grièvement blessé par balle.
00:24:50L'homme, suspecté d'être le conducteur, a rapidement été interpellé.
00:24:54Alcoolisé, il a été placé en garde à vue.
00:24:56Des chefs de refus d'obtempérer aggravés, non-assistance à personne en péril,
00:25:01vol du véhicule à un membre de sa famille et tentative d'homicide sur un policier.
00:25:07En parallèle, le parquet a saisi l'IGPN d'une autre enquête ouverte du chef de violence avec arme
00:25:13par personne dépositaire de l'autorité publique.
00:25:15Dans ce cadre, les deux policiers ont été placés en garde à vue.
00:25:20C'est les policiers qui se retrouvent en garde à vue, une fois de plus, dans cette histoire.
00:25:24Tanguy Hamon, pendant que vous allez nous raconter exactement ce qu'on sait sur ce dossier,
00:25:27on va revoir les images pendant que vous parlez, parce qu'elles sont très impressionnantes, ces images,
00:25:31et en particulier, le son est très impressionnant.
00:25:33Exactement, c'est des policiers qui ont vécu un refus d'obtempérer.
00:25:37Cet individu qui a refusé de s'arrêter après avoir commis une infraction routière.
00:25:43Il a percuté dans sa fuite un élève gardien de la paix, un stagiaire, comme on les appelle,
00:25:47qui a été touché aux côtes, à un genou et à un pied.
00:25:50Les forces de l'ordre, on l'entend sur cette vidéo, ont ouvert le feu.
00:25:55Et c'est 500 mètres plus loin qu'ils ont retrouvé le véhicule.
00:25:58Le chauffeur, lui, avait pris la fuite.
00:26:00Il avait laissé sa passagère gravement blessée, puisqu'elle avait été atteinte par plusieurs balles.
00:26:05Elle a été envoyée à l'hôpital pour être opérée en urgence.
00:26:09Le chauffeur a donc été interpellé quelques instants plus tard.
00:26:12Il était fortement alcoolisé, nous a-t-on dit.
00:26:14Et comme vous l'avez dit, il a été placé en garde à vue pour non-assistance à personne en péril,
00:26:19donc sa passagère, pour tentative d'homicide sur le policier qui l'a percuté,
00:26:23mais aussi pour le vol de ce véhicule qui appartenait à un membre de sa famille,
00:26:27un véhicule qui était anglais.
00:26:28Ça, c'est très important pour l'enquête menée par l'IGPN,
00:26:31parce qu'au final, la passagère a été touchée par les balles des policiers.
00:26:34Mais il faut savoir que si ça avait été un véhicule français,
00:26:37ça aurait été le conducteur qui aurait dû être assis.
00:26:38C'est-à-dire que les policiers, en fait, visaient le conducteur, pensaient que c'était un véhicule français,
00:26:42forcément, ils visaient le conducteur, mais ils ont touché la passagère.
00:26:44Exactement, et c'est ça qu'ils sont en train d'expliquer en ce moment même aux enquêteurs de l'IGPN,
00:26:48puisque comme vous l'avez dit, une enquête a été ouverte pour savoir pourquoi ces tirs ont été commis
00:26:53et dans quelles circonstances.
00:26:54Et ce qui est assez impressionnant, ce sont bien sûr ces images,
00:26:57mais il y a énormément de refus d'obtempérer tous les jours, tous les jours en France.
00:27:01On va parler dans un instant de ce qui s'est passé à Marseille, à quelques kilomètres de là.
00:27:04Mais tous les jours en France, il y a énormément de refus d'obtempérer
00:27:07et des policiers qui risquent leur vie à chaque fois.
00:27:08C'est ça qu'il faut rappeler, c'est que les policiers, au final,
00:27:11alors des fois, ils sont dans leur véhicule, leurs véhicules se font percuter,
00:27:13mais la plupart du temps, ils sont dehors, ils n'ont aucune autre protection que leur propre corps.
00:27:20C'est pour ça que ça devient extrêmement grave et que ces refus d'obtempérer,
00:27:23donc mettent en danger la vie des policiers, mais aussi, il faut le dire,
00:27:25mettent en danger la vie des Français,
00:27:27et on va le voir dans le deuxième refus d'obtempérer qui s'est déroulé à Marseille,
00:27:31puisqu'il y a des accidents avec des gens qui n'ont absolument rien demandé, des victimes collatérales.
00:27:35Donc ces images que vous voyez là, c'est tout long, vous l'avez compris,
00:27:38et il y a eu un autre refus d'obtempérer qui a mal tourné,
00:27:40puisqu'il y a également des policiers blessés, il y a des chauffeurs,
00:27:43une dame en particulier qui est au volant de sa voiture qui a été blessée.
00:27:46Regardez ce qui s'est passé à Marseille cette fois.
00:27:50Mardi dernier, peu avant minuit, sur l'avenue du Prado à Marseille,
00:27:53un individu au volant d'une voiture puissante arrive devant un contrôle de police.
00:27:58Il fait brusquement marche arrière, puis prend la fuite à vive allure,
00:28:01à contresens de la circulation.
00:28:03Les policiers se lancent à sa poursuite, gyrofards activés.
00:28:07En franchissant un carrefour, leur véhicule percute accidentellement une conductrice.
00:28:12Elle a été hospitalisée, tout comme les policiers.
00:28:14Le chauffard, lui, poursuit son périple.
00:28:17Cinq minutes plus tard, à l'autre bout de la ville,
00:28:20d'autres policiers tentent de l'intercepter.
00:28:22Lors du deuxième tentative de contrôle de cet individu,
00:28:26il n'a pas hésité à foncer volontairement sur mes collègues
00:28:28en blessant les occupants du véhicule de police,
00:28:31en l'occurrence quatre fonctionnaires,
00:28:33dont un qui a carrément une fracture.
00:28:34Effectivement, ça vous laisse imaginer le choc.
00:28:36L'individu a réussi à prendre la fuite.
00:28:39Il est activement recherché.
00:28:40Il faut savoir que cet individu était totalement déterminé.
00:28:42On ne sait pas aujourd'hui ce qu'il en est.
00:28:44Est-ce que c'était quelqu'un qui s'apprêtait à commettre un narcomicide ?
00:28:46Est-ce que c'était quelqu'un qui avait aujourd'hui un défaut de permis ?
00:28:49Est-ce que c'était quelqu'un qui faisait une livraison de supéfiants conséquente, importante ?
00:28:53Il est beaucoup trop tôt pour le dire.
00:28:54Selon les autorités, des dizaines de refus d'obtempérer se produisent chaque jour en France.
00:29:00Alors on est avec Sébastien Greneron,
00:29:02qui est secrétaire départemental Alliance Police Bouche-du-Rhône.
00:29:04Bonjour, merci beaucoup d'être en direct avec nous.
00:29:06Je voulais vraiment vous avoir ce matin,
00:29:07parce que c'est là où on se rend compte quand même au quotidien
00:29:09à quel point les policiers risquent leur vie.
00:29:12Là, on a deux affaires.
00:29:14Alors faute heureusement, il n'y a pas de mort dans ces affaires,
00:29:16mais il y a des blessés quand même, des policiers qui ont été blessés,
00:29:19des personnes extérieures également qui ont été blessées.
00:29:21Aujourd'hui, on a le sentiment que personne n'arrive à arrêter cette épidémie de refus d'obtempérer.
00:29:28Oui, tout à fait.
00:29:30Les deux affaires que vous venez d'évoquer, que ce soit à Toulon ou Marseille,
00:29:34sont encore deux nouveaux drames liés au refus d'obtempérer.
00:29:37Alors pour le premier de Toulon, vous avez vu que c'était certainement un vol de véhicule avec de l'alcool au volant.
00:29:42Pour le deuxième, on ignore encore les motivations de cet individu.
00:29:45Mais en tout état de cause, nous avons des policiers qui, encore une fois, ont été soumis à rude épreuve,
00:29:51qui ont vu leur vie basculer, que ce soit dans le Var ou à Marseille,
00:29:55parce qu'ils ont été ou blessés et ils ont pris des risques considérables
00:29:59pour assurer la sécurité des concitoyens, tout simplement, et juste pour faire leur boulot.
00:30:04Et on a, on le répète assez chez Allianz Police Nationale,
00:30:08chaque fois qu'on a l'occasion de parler, et très souvent sur votre antenne,
00:30:12on a cette lassitude, ça devient insupportable.
00:30:15On est excédé, nos collègues n'arrivent plus à faire leur travail
00:30:18sans prendre des risques démesurés au quotidien.
00:30:22Et on a des drames, malheureusement, de plus en plus souvent, et partout en France,
00:30:27en tant que responsable de la région, et l'actualité nous montre que la région PACA
00:30:32est bien évidemment exposée de manière exponentielle.
00:30:36Et on a ce fléau, et on n'arrive plus, on n'arrive plus, on ne sait plus quoi faire,
00:30:41parce qu'on a des tirs, quand on a des tirs, on a des policiers en garde à vue,
00:30:44on a des policiers blessés, et on n'a toujours pas de doctrine claire,
00:30:50on a des risques qui sont encourus, on a une réponse pénale qui est toujours insuffisante,
00:30:54et clairement, on en a ras-le-bol.
00:30:56Voilà, chez Allianz Police Nationale, on n'en peut plus,
00:30:58de voir nos collègues souffrir, de voir nos collègues à l'hôpital,
00:31:01c'est tout simplement devenu insupportable.
00:31:04– Mais Sébastien Greneron, ce qui est quand même très inquiétant,
00:31:06c'est de vous entendre dire, on ne sait plus quoi faire.
00:31:08En fait, aujourd'hui, on est désespérés face à ces refus d'obtempérer.
00:31:11Quelle serait la solution ? Parce que j'ai du mal à voir comment s'en sortir,
00:31:15à part peut-être faire peur aux gens en disant,
00:31:18vous allez forcément faire de la prison ferme à partir du moment
00:31:20où vous faites un refus d'obtempérer.
00:31:22À part ce type de sanctions, je ne vois pas ce qui pourrait empêcher les gens,
00:31:26en tout cas ce qui pourrait les freiner un peu.
00:31:28– Il y a plusieurs choses, alors je ne suis pas là pour faire de la politique politicienne,
00:31:32je suis représentant du personnel.
00:31:34– Non, mais justement, c'est pour protéger les policiers.
00:31:36– Voilà, les policiers, en fait, déjà, ils veulent une doctrine claire
00:31:39dans le cadre des poursuites, des chasses,
00:31:43vous appelez ça puisque plusieurs termes sont employés.
00:31:46Quelle est l'attitude que doit adopter un policier de manière claire et précise
00:31:50et qu'il soit protégé juridiquement et administrativement,
00:31:53s'il se passe quelque chose, s'il y a des dommages collatéraux ?
00:31:56Aujourd'hui, les consignes que nous avons, on peut poursuivre,
00:32:01mais c'est timide, mais c'est de la responsabilité du chef de bord.
00:32:05Voilà, déjà, ça, ce n'est pas clair.
00:32:06C'est-à-dire que, refus d'obtempérer, neuf fois sur dix,
00:32:09le policier ne sait pas pourquoi, ça peut être juste parce qu'il n'a pas d'assurance
00:32:13ou pas de permis, comme parce qu'il vient de commettre un narcomicide.
00:32:17Donc déjà, la première chose, c'est une doctrine claire.
00:32:19Voilà, c'est-à-dire, si je suis, s'il se passe quelque chose,
00:32:23je suis protégé au niveau législatif et au niveau administratif,
00:32:26je n'aurai pas de sanctions.
00:32:28Vous voyez, mes collègues de Toulon, ils ont essuyé déjà une garde à vue.
00:32:31Je peux vous assurer que c'est un choc pour un policier d'aller être placé en garde à vue
00:32:34alors qu'il vient de vivre une situation tragique.
00:32:36Première chose.
00:32:37Et deuxième chose, il faut que les Français,
00:32:39et là, c'est politique, une réponse politique,
00:32:41il faut que les gens dans la rue se disent
00:32:44« Si je commets un refus d'obtempérer, ça va très très mal se passer.
00:32:48La police mettra tout en œuvre pour m'interpeller
00:32:51et je serai lourdement sanctionné. »
00:32:53Peu importe les répercussions, il ne faudra pas trouver d'excuses.
00:32:57J'avais 16 ans, j'avais 14 ans, j'avais 22 ans,
00:33:00mais c'était parce que si, c'était parce que là.
00:33:02À partir du moment où la police vous demande de vous arrêter,
00:33:05vous obtempérez.
00:33:06Sinon, vous allez en prison.
00:33:08Il faut que ça soit clair, net et précis.
00:33:09Je pense que c'est les deux mesures essentielles.
00:33:13Dans un premier temps, ça règlera partout.
00:33:15Mais je peux vous assurer qu'à partir du moment
00:33:17où l'État tape fort et où l'État fait peur,
00:33:20ce n'est pas terroriser les gens.
00:33:22Les citoyens normaux qui travaillent, qui sont honnêtes,
00:33:25s'il y a un contrôle de police, vous et moi,
00:33:27si vous êtes contrôlés, vous vous arrêtez,
00:33:28vous donnez vos papiers.
00:33:29Il faut que la peur change de camp, tout simplement.
00:33:32Il faut que les gens sachent, les délinquants sachent
00:33:35que s'ils refusent d'obtempérer,
00:33:37il va y avoir des lourdes sanctions.
00:33:38Et ce qui est terrible dans ce que vous dites,
00:33:40c'est que ça paraît tellement évident,
00:33:42tellement évident de prendre ces mesures
00:33:44qu'on se demande aujourd'hui pourquoi ce n'est pas fait.
00:33:46Merci beaucoup, en tout cas, d'avoir été avec nous.
00:33:48Alliance Police, Bouche-du-Rhône, Garenne,
00:33:49je te reconnais, on ne soutient pas assez nos policiers.
00:33:51En tout cas, les lois, les textes et la hiérarchie même,
00:33:55à un moment donné, ne soutient pas assez
00:33:56parce qu'il faudrait autoriser.
00:33:57Quand je parle de la hiérarchie,
00:33:59je parle tout en haut, bien évidemment.
00:34:00Le ministère devrait autoriser, par exemple,
00:34:02les policiers à tirer.
00:34:04Je ne sais pas, à tirer.
00:34:05Ça dépend peut-être de la situation.
00:34:06En tout cas, au moins, tirer dans les roues.
00:34:08Au minimum, peut-être.
00:34:09La police a peur des voyous.
00:34:10La police a peur des juges.
00:34:12La police a peur de l'IGPN.
00:34:13Quand la police fait usage de son arme,
00:34:15comme hier, c'est les policiers
00:34:17qui se retrouvent en garde à vue.
00:34:18Si vous voulez que les refus d'obtempérer s'arrêtent,
00:34:22il y a une technique très simple.
00:34:23À chaque fois qu'un policier tire sur des gens
00:34:26qui font un refus d'obtempérer
00:34:27avec mise en danger de la vie d'autrui,
00:34:29vous lui filez une médaille et une prime.
00:34:30Et vous allez voir, ça va s'arrêter.
00:34:32Parce qu'en fait, si on autorise aux policiers
00:34:34à faire respecter la loi,
00:34:35c'est-à-dire que quand il y a une mise en danger
00:34:37de la vie d'autrui...
00:34:37Vous faites bondir Jimmy Dalidou
00:34:39qui est en place de vouloir.
00:34:40Je vous dis, c'est inadmissible.
00:34:42Eh bien, vous préférez que des innocents
00:34:44se fassent tuer par des gens
00:34:45qui font des refus d'obtempérer
00:34:46plutôt que des voyous et des délinquants
00:34:48qui se font tuer.
00:34:49Moi, je préfère que ce soit des délinquants
00:34:50qui se fassent tués plutôt que des innocents.
00:34:52Répondez, Jimmy Dalidou.
00:34:53Je pense que d'abord,
00:34:53il faut une juste application des procédures.
00:34:55Je rappellerai quand même
00:34:56que l'IGPN a placé en garde à vue
00:34:57les policiers.
00:34:57Non mais ça, c'est automatique.
00:34:59Quand il y a des coups de feu,
00:35:00c'est quasiment automatique.
00:35:00C'est juste application des procédures.
00:35:02On ne fait pas ce qu'on veut
00:35:03où on veut parce qu'on le veut.
00:35:04Première chose.
00:35:05Deuxième chose,
00:35:06je pense que les politiciens
00:35:07devraient prendre leurs responsabilités
00:35:08parce que je vous rappellerai
00:35:09que lorsqu'il y a eu la loi
00:35:11concernant les...
00:35:11En 2017,
00:35:12validation de la loi
00:35:13concernant le refus d'obtempérer,
00:35:15la loi était tellement large
00:35:17qu'on pouvait y intégrer
00:35:19ce qu'on voulait.
00:35:20Donc, je pense qu'il faut
00:35:21plus de clarté à ce niveau-là.
00:35:23Au niveau des lois
00:35:23et au niveau de la procédure.
00:35:25Je prends un exemple.
00:35:28Ils l'ont dit dans le documentaire.
00:35:31Le gars qui avait fait un refus d'obtempérer
00:35:34était alcoolisé.
00:35:36Donc, la question se pose.
00:35:36Est-ce que c'est rationnel
00:35:37de déclencher une course-poursuite
00:35:39alors que devant nous,
00:35:40nous avons...
00:35:41Est-ce qu'on a devant nous
00:35:42une personne qui est alcoolisée ?
00:35:45Mais ça, ce sont des éléments
00:35:46qui devraient être
00:35:46très clairement mis en exergue.
00:35:50Comment vous savez
00:35:50que la personne que vous allez poursuivre
00:35:51est alcoolisée ?
00:35:52Enfin, ça n'a pas de sens.
00:35:53Une juste application
00:35:55des procédures.
00:35:55Mais comment vous savez
00:35:56que la personne est alcoolisée
00:35:57quand elle est au volant ?
00:35:59Puisqu'elle prend la fuite.
00:36:01Je pense que quand on est policier
00:36:02et qu'on a en face de soi
00:36:03quelqu'un qui a volé
00:36:05une voiture,
00:36:07en général,
00:36:08quelqu'un qui vole une voiture,
00:36:09en général...
00:36:09En général.
00:36:10Donc, on ne fait rien.
00:36:11On le laisse faire.
00:36:12C'est une question rationnelle.
00:36:13Non, mais juste pour comprendre
00:36:14quelle est votre stratégie à vous.
00:36:16Jimmy Alidou,
00:36:16parce qu'on a compris
00:36:17quelle était la position du policier.
00:36:18Moi, je dois avouer
00:36:19que je suis d'accord à 100%
00:36:20avec ce que dit le policier.
00:36:21Vous, votre position,
00:36:22c'est quand quelqu'un vole une voiture,
00:36:25c'est pas du tout ça.
00:36:27Donc, qu'est-ce qu'on fait ?
00:36:27Ce que je dis,
00:36:28c'est qu'il faut une juste application
00:36:29des procédures.
00:36:30Qu'est-ce qu'on fait ?
00:36:30Et il faut revoir la loi,
00:36:32notamment la loi
00:36:33concernant le refus
00:36:34d'obtempérer de 2017.
00:36:36Il faut apporter de la clarté
00:36:37et de la précision dans la loi.
00:36:39Mais pour vous,
00:36:40qu'est-ce qu'on fait ?
00:36:41Soyons concrets, Jimmy Alidou.
00:36:42Soyons pas dans le vague.
00:36:43Qu'est-ce qu'on fait, d'après vous ?
00:36:44Il y a une personne
00:36:44qui refuse d'obtempérer,
00:36:45qui fonce sur les policiers.
00:36:46Qu'est-ce qu'on fait ?
00:36:47Peut-être qu'il faut tirer
00:36:48dans les pneus.
00:36:49Pourquoi peut-être ?
00:36:49Peut-être !
00:36:51Il faut tirer.
00:36:52Je veux dire,
00:36:52à un moment,
00:36:53si vous...
00:36:54Écoutez,
00:36:55je pense que...
00:36:56Vous avez déjà fait du tir,
00:36:57on tire pas dans les pneus,
00:36:58ça n'existe pas.
00:36:59Ça, c'est dans les films américains.
00:37:00Ça, ça n'existe pas.
00:37:01C'est comme quand on dit
00:37:02qu'il y a un mec
00:37:02qui vous attaque avec un couteau,
00:37:03il fallait lui tirer dans la cuisse.
00:37:04Vous êtes policier ?
00:37:05Non, ça marche pas bien.
00:37:05Moi, je traîne avec les policiers.
00:37:06Vous êtes un policier ?
00:37:07Je leur parle,
00:37:07ce sont mes sources.
00:37:08Est-ce que vous êtes policier ?
00:37:09Excusez-moi,
00:37:10je parle avec des policiers
00:37:11toute la journée.
00:37:11Quand j'entends des gens
00:37:12qui disent
00:37:12« Oui, il attaque avec un couteau,
00:37:14il fallait lui tirer dans la cuisse. »
00:37:15Excusez-moi, laissez-moi te dire.
00:37:16Quand vous êtes alcoolisé au volant
00:37:17et que vous déclenchez une poursuite
00:37:18à 100 kmh dans la rue d'une ville,
00:37:21il peut y avoir des devoirs collatéraux.
00:37:22Vous ne voulez pas avec lui,
00:37:22vous ne prenez pas le volant.
00:37:23Et si les gens savaient
00:37:24qu'ils risquaient
00:37:25de se faire tirer dessus
00:37:26par les policiers
00:37:26à chaque fois qu'ils commettaient
00:37:27un délit de fuite
00:37:28avec mise en danger,
00:37:29il n'y aurait plus de délits de fuite.
00:37:31Il n'y aurait plus de délits de fuite.
00:37:32Attendez, laissez-le parler.
00:37:33Écoutez-vous.
00:37:33Avec quelques exemples,
00:37:34une justice qui permettait
00:37:36aux policiers
00:37:36de faire leur travail,
00:37:37c'est-à-dire sauver la vie
00:37:38des gens innocents
00:37:39parce que les délits de fuite,
00:37:41je vous rappelle,
00:37:41mettent en danger la vie
00:37:43des délits de fuite.
00:37:43On a vu que là,
00:37:44il y a une dame
00:37:44qui était dans sa voiture
00:37:45et qui a été blessée
00:37:46alors qu'elle était pour rien.
00:37:47Il y a des formations, non ?
00:37:48Il y a des gens
00:37:48qui se font tuer à cause.
00:37:50Mais non, non, non, non.
00:37:51Tirer dans les pneus,
00:37:51ça n'existe pas,
00:37:52on n'est pas dans un film américain.
00:37:53Il n'y a pas que ça.
00:37:54On va avancer.
00:37:55Anne Azoyer,
00:37:56je vous donne la parole carrément après.
00:37:57Anne Azoyer,
00:37:58qui va amener un peu de calme
00:38:00et de sérénité.
00:38:01Je vais essayer.
00:38:02En fait, je pense qu'il y a deux choses.
00:38:03Il y a les causes
00:38:03et il y a les effets.
00:38:04Et la première,
00:38:05et c'est ce que disait du reste
00:38:06M. Grenron,
00:38:07et il a tout à fait raison,
00:38:08il faut agir sur les causes,
00:38:09c'est-à-dire qu'il faut
00:38:10que les gens arrêtent
00:38:11de ne pas obtempérer.
00:38:13Et le problème,
00:38:14il vient de là.
00:38:14Donc, s'il n'y a pas
00:38:15de sanction pénale,
00:38:17mais une sanction importante,
00:38:19ça peut être de la prison,
00:38:20mais ça peut être autre chose,
00:38:21ou une amende extrêmement lourde,
00:38:23je pense qu'il n'y aura pas de changement.
00:38:25Comme il y a une remise en cause
00:38:26de l'autorité
00:38:27et de l'autorité policière
00:38:30depuis maintenant presque dix ans,
00:38:32il est évident
00:38:32que cette autorité s'est délitée
00:38:34et il est évident
00:38:35qu'aujourd'hui,
00:38:36la plupart des citoyens,
00:38:38je ne parle même pas des délinquants,
00:38:40mais des citoyens,
00:38:41considèrent la police
00:38:42soit comme un dû,
00:38:44c'est-à-dire qu'ils sont là
00:38:45pour nous protéger,
00:38:46mais en dehors de quoi,
00:38:47on s'en moque
00:38:48et on ne les respecte pas
00:38:49et cette notion de respect
00:38:50est essentielle,
00:38:52ou on les considère
00:38:53comme des empêcheurs
00:38:54de tourner en rond.
00:38:55Moi, je veux aller,
00:38:56je vais prendre ce sens interdit
00:38:57et ce n'est pas ce gars-là
00:38:58qui va m'empêcher.
00:38:59Mais on redit
00:38:59que ce n'est pas tous les Français
00:39:00qui ont ce sentiment.
00:39:01C'est important de préciser.
00:39:02Bien sûr.
00:39:03Parce que la plupart des Français
00:39:04aiment leur police,
00:39:05respectent la police.
00:39:06Disons qu'ils reviennent
00:39:07à des sentiments
00:39:08un peu plus amènes.
00:39:09Ce dont vous parlez,
00:39:10c'est une infime minorité.
00:39:11Là, on est sept autour du plateau,
00:39:13on nous demande
00:39:13de nous arrêter,
00:39:14on va tous s'arrêter.
00:39:14Bien sûr.
00:39:15En fait, il y a une infime minorité.
00:39:17Oui, mais il faut
00:39:18qu'il y ait une réponse pénale.
00:39:19Bien sûr, et forte.
00:39:20Et ce sont les mêmes
00:39:21qui sont connectés
00:39:22à d'autres affaires,
00:39:22ça a été dit,
00:39:23des narcotrafiquants, etc.
00:39:24J'allais y dire,
00:39:26je pense que c'est très lié
00:39:27de toute façon
00:39:28à une dérive
00:39:29qui existe depuis maintenant
00:39:30aussi quelques années
00:39:31et qui donne lieu justement
00:39:33à ce narcotrafic
00:39:34dont on parle beaucoup,
00:39:36à cette dérive sécuritaire
00:39:38également à laquelle
00:39:39nous devons tous faire face.
00:39:41Effectivement.
00:39:41Karim Maloum.
00:39:42Le refus de se soumettre
00:39:43à un contrôle d'un policier
00:39:44ou d'un gendarme
00:39:45est un délit déjà.
00:39:46Lorsqu'on refuse de se soumettre,
00:39:47en réalité,
00:39:48on défie l'État,
00:39:49on défie l'autorité,
00:39:50on fait ce qu'on veut.
00:39:51On est des voyous,
00:39:52on conduit sans permis,
00:39:53on conduit,
00:39:54on est alcoolisé,
00:39:55on est drogué,
00:39:56on est en trafic,
00:39:57on fait ce qu'on veut.
00:39:58On défie l'autorité.
00:39:59On est dans une société
00:40:01où l'insécurité règne
00:40:03et les personnes
00:40:03n'ont pas peur de la police
00:40:04et n'ont pas peur
00:40:05de la justice.
00:40:06C'est ça le fond de la question.
00:40:08Ils n'ont plus peur.
00:40:08C'est ça le fond de la question.
00:40:09Ce que je viens d'entendre,
00:40:11il faut les moyens,
00:40:12il faut écouter,
00:40:12il faut savoir
00:40:13quelqu'un qui est sur une route
00:40:14nationale ou bien
00:40:15départementale ou bien
00:40:17je ne vous ai pas coupé.
00:40:18Dans un centre-ville
00:40:19à 150 à l'heure,
00:40:20il met en danger
00:40:21des Français.
00:40:22Je ne vous souhaite pas
00:40:23d'être sur son chemin
00:40:26tout simplement.
00:40:27Je pense monsieur
00:40:28qu'il faut des procédures
00:40:29et que la loi de 2017
00:40:33qui prévoit
00:40:34effectivement aux policiers
00:40:35d'utiliser leurs armes
00:40:36quand ils sont en danger.
00:40:37C'est le cas à Toulon.
00:40:39Aucun policier stagiaire
00:40:40a été renversé.
00:40:42C'est un homicide volontaire.
00:40:43On a voulu tuer un policier
00:40:45qui sont là
00:40:46pour nous protéger
00:40:46et vous,
00:40:47vous êtes en train
00:40:48de dire
00:40:48de protéger ces voyous.
00:40:50C'est ce que vous faites.
00:40:50Réponse de Jimmy Davidou.
00:40:52Je veux répondre
00:40:53si vous me laissez répondre.
00:40:54D'abord,
00:40:54je ne dis pas
00:40:55qu'on peut voler des voitures
00:40:56et faire ce qu'on veut.
00:40:58Je dis qu'il faut
00:40:58des procédures
00:40:59à tous les niveaux.
00:40:59Et ce que je dis,
00:41:00ça touche à ce qu'on appelle
00:41:03la politique sécuritaire.
00:41:04Et la politique sécuritaire,
00:41:05ça demande
00:41:06de mettre en avant
00:41:08une certaine ration...
00:41:10Il faut être raisonnable.
00:41:11Vous êtes en train
00:41:11d'adhésioner des mots.
00:41:12Il faut être raisonnable
00:41:13politiquement raisonnable.
00:41:14Ça ne veut rien dire
00:41:14ce que vous dites.
00:41:15Ça veut dire que
00:41:15lorsque vous validez une loi
00:41:18comme la loi de 2017
00:41:19qui met en exergue
00:41:21un cadre très large
00:41:22et qui est trop large
00:41:24et dans lequel
00:41:25vous pouvez y intégrer
00:41:26ce que vous voulez...
00:41:26Mais la preuve pour l'instant,
00:41:27c'est les policiers
00:41:27qui sont blessés.
00:41:28Excusez-moi,
00:41:29quand il y a des refus
00:41:29d'obtempérer,
00:41:30c'est les policiers
00:41:30qui sont blessés.
00:41:31Je vous ai répondu concrètement,
00:41:32ça touche.
00:41:32Vous faites des mots,
00:41:33vous êtes des souris
00:41:34qui ne veulent rien dire.
00:41:35Non, je parle
00:41:36de politique sécuritaire
00:41:37et la politique sécuritaire,
00:41:39ça ne veut pas dire
00:41:39répression politique.
00:41:40Si !
00:41:41Absolument,
00:41:41ça commence par là.
00:41:42Non, vous confondez
00:41:43répression politique
00:41:44et politique sécuritaire.
00:41:46Excusez-moi,
00:41:46mais vous êtes confus, monsieur.
00:41:48Ah bon ?
00:41:48Vous vous éclairez
00:41:50tous les deux mutuellement
00:41:50si vous voulez.
00:41:52Thomas Bonnet,
00:41:52aujourd'hui,
00:41:53est-ce qu'il y a des projets
00:41:53pour essayer d'éclaircir
00:41:54ces textes de loi ?
00:41:56Alors, c'est la loi de 2017,
00:41:57c'est la loi Cazeneuve.
00:41:58Elle a plusieurs fois été
00:42:01légitime et c'est très contesté
00:42:03et très contestable sans doute.
00:42:04Ça a augmenté le nombre
00:42:05de tirs par les policiers.
00:42:08Il y a aussi le fameux projet
00:42:09de mettre des peines planchées
00:42:10pour quiconque s'attaque
00:42:11aux forces de l'ordre.
00:42:12Mais ça, à chaque fois,
00:42:12ça se heurte soit
00:42:13à l'absence de majorité,
00:42:15soit ce n'est pas constitutionnel,
00:42:16etc.
00:42:17Donc, ça reste assez compliqué
00:42:17à mettre en place.
00:42:19Il y a aussi une proposition
00:42:20qui a été avancée notamment
00:42:21par les élus
00:42:22du Rassemblement national,
00:42:23c'est la présomption
00:42:24de légitime défense.
00:42:25C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
00:42:26là, on a compris
00:42:26qu'il y avait une procédure
00:42:27administrative qui était ouverte
00:42:28pour les policiers,
00:42:29qui sont en garde à vue,
00:42:30etc.
00:42:31L'idée, ce serait d'inverser
00:42:32complètement les choses
00:42:33et de dire
00:42:34parce qu'il y a eu menace
00:42:37sur l'intégrité physique
00:42:38d'un policier,
00:42:39on présume qu'il y a
00:42:39légitime défense
00:42:40et donc, on verra
00:42:41si par la suite,
00:42:42il y a eu une erreur.
00:42:43Mais par définition,
00:42:43au départ,
00:42:44on partirait du fait
00:42:45qu'il n'y a pas eu d'erreur.
00:42:45Tanguiaman,
00:42:46on précise que la procédure normale,
00:42:48c'est chaque fois
00:42:48qu'un policier fait feu
00:42:49et en plus,
00:42:50il y a des blessés derrière,
00:42:51ils sont quasi systématiquement
00:42:52placés en garde à vue
00:42:53pour essayer de comprendre
00:42:55ce qui s'est passé.
00:42:55En fait, c'est automatique.
00:42:56Dès qu'il y a usage
00:42:57d'une arme à feu
00:42:58par un policier,
00:42:59l'IGPN est saisi.
00:43:00On cherche à déterminer
00:43:01dans quelles circonstances
00:43:02est-ce que le tir
00:43:03était mesuré,
00:43:05était expliqué.
00:43:07Il faut savoir
00:43:07qu'à chaque fois,
00:43:08et je vais revenir
00:43:08sur les refus d'obtempérer,
00:43:10les policiers
00:43:11ne poursuivent pas
00:43:12quelqu'un gratuitement.
00:43:13C'est parce qu'ils ont
00:43:14détecté une infraction,
00:43:15c'est parce qu'ils soupçonnent
00:43:16quelqu'un
00:43:17de se mettre hors la loi
00:43:18et évidemment
00:43:19que les policiers,
00:43:20une fois qu'ils interviennent,
00:43:21ensuite, il faut les protéger.
00:43:23Comme l'a dit Thomas,
00:43:24il faut peut-être
00:43:24inverser les choses,
00:43:25qu'ils soient protégés.
00:43:26C'est ce que disent
00:43:27d'ailleurs certains syndicats.
00:43:28Nous, on veut bien aller
00:43:29à ce qu'on appelle
00:43:29aller au contact
00:43:31ou utiliser nos armes à feu,
00:43:32mais on veut être sûr
00:43:33après coup
00:43:33qu'on soit protégé
00:43:35par la justice
00:43:36et qu'on ne nous mette pas
00:43:36en prison
00:43:37parce qu'on a fait notre travail.
00:43:38Oui, parce que le syndicaliste
00:43:39le disait tout à l'heure,
00:43:39même pour un policier
00:43:40se retrouvant en garde à vue,
00:43:41c'est un choc.
00:43:42Surtout quand on vient
00:43:43de vivre une agression
00:43:44parce qu'ils ont été agressés
00:43:45par cette voiture.
00:43:45C'est une vraie agression.
00:43:47Tentative d'homicide.
00:43:47Et c'est les policiers
00:43:49qui se retrouvent en garde à vue.
00:43:50Donc pour eux,
00:43:51il y a un vrai choc quand même.
00:43:52Évidemment,
00:43:52c'est sûr que ce n'est pas
00:43:53leur travail,
00:43:54ce n'est pas leur quotidien,
00:43:55eux, de se retrouver
00:43:56en garde à vue.
00:43:57Ils sont là,
00:43:57si on veut schématiser,
00:43:58pour arrêter les méchants.
00:43:59Ce n'est pas eux les méchants.
00:44:00Et un dernier mot, Thomas ?
00:44:01Oui, parce qu'il y a le climat,
00:44:02il y a le contexte juridique,
00:44:03les lois, etc.
00:44:04Et puis il y a le climat
00:44:05politique et médiatique.
00:44:06C'est-à-dire qu'un policier,
00:44:07aujourd'hui,
00:44:07quand il sort son arme,
00:44:08il sait pertinemment,
00:44:09il y réfléchit à 2, 3, 4, 5,
00:44:1210 fois avant de la sortir
00:44:13parce qu'il sait derrière
00:44:13toutes les conséquences
00:44:14que ça peut avoir.
00:44:15Et donc effectivement,
00:44:16ça inverse un peu
00:44:17le sentiment de peur.
00:44:18C'est-à-dire que normalement,
00:44:18c'est les délinquants
00:44:19qui devraient avoir peur.
00:44:20Là, c'est un peu l'inverse.
00:44:21Les délinquants savent
00:44:22que les policiers ont peur
00:44:22de sortir leur arme.
00:44:23Et c'est pour ça
00:44:24qu'ils se permettent
00:44:24de plus en plus
00:44:25de refus de tempérer
00:44:26ou même d'agression
00:44:27sur les policiers.
00:44:28Je vous rappelle
00:44:29qu'il y a quelques mois,
00:44:29on a eu un guet-apens
00:44:30contre des policiers
00:44:31qui ont été appelés
00:44:32pour être tabassés
00:44:33dans une cité.
00:44:34Aujourd'hui,
00:44:34les délinquants savent
00:44:35tellement bien
00:44:36que les policiers
00:44:37sont castrés par une justice,
00:44:39par une IGPN,
00:44:39par un État
00:44:40et par un ministère
00:44:41qui ne les soutient pas
00:44:42que les délinquants
00:44:43peuvent se permettre
00:44:43n'importe où.
00:44:44Et on le redit,
00:44:44quand on dit
00:44:45les policiers ont peur
00:44:45de sortir leur arme,
00:44:46c'est parce qu'ils ont peur
00:44:46des conséquences,
00:44:47bien évidemment,
00:44:48que ce soit très clair.
00:44:49Ils ont peur des conséquences
00:44:50que ça peut avoir pour eux.
00:44:51Ils ont peur
00:44:57jetées en pâture
00:44:58par certains médias.
00:44:59Leur adresse est donnée,
00:45:00ils se retrouvent menacés,
00:45:01leur famille se retrouve menacée
00:45:02et ça devient très compliqué.
00:45:04Le policier impliqué
00:45:05dans la fin de la haine
00:45:05va comparaître aux assises quand même.
00:45:07Ce n'est pas anonim,
00:45:08il est policier à la base.
00:45:09Mais comme la politique
00:45:10ne fait pas son travail
00:45:11depuis une trentaine d'années,
00:45:12aujourd'hui,
00:45:13nos policiers
00:45:13sont confrontés
00:45:14à des violences
00:45:14partout, tous les jours.
00:45:16Soit la drogue,
00:45:17le terrorisme,
00:45:18le refus de s'arrêter,
00:45:20les contrôles
00:45:21pour un ou pour un an.
00:45:22Aujourd'hui,
00:45:23la société
00:45:23dans laquelle on vit
00:45:25en France aujourd'hui,
00:45:25elle est gangrénée
00:45:26par la violence
00:45:27et les voyons n'ont pas peur.
00:45:28Donc c'est pour cela
00:45:29que quelqu'un
00:45:30qui n'a pas de permis
00:45:30n'a pas peur de conduire.
00:45:32Ici, très bien,
00:45:32il ne se passera absolument
00:45:33rien du tout.
00:45:34Donc nous sommes
00:45:34dans un pays laxiste
00:45:36et face au laxisme,
00:45:38ce sont nos libertés
00:45:39qui sont remises en cause
00:45:40parce que les libertés,
00:45:41quand vous êtes
00:45:41sur la voie publique,
00:45:42il y a chez ces chauffards,
00:45:44des gens qui volent des voitures,
00:45:45qui sont alcoolisés,
00:45:46qui sont drogués,
00:45:47nous mettent en danger,
00:45:48ils mettent nos libertés en danger.
00:45:50Aujourd'hui,
00:45:50l'insécurité,
00:45:51c'est le plus grand problème
00:45:52qui se pose en France
00:45:54et pourquoi ?
00:45:55Pour une raison simple.
00:45:56Nos libertés sont en danger.
00:45:58Ces gens,
00:45:58les hommes politiques,
00:45:59les dirigeants politiques
00:46:00depuis une trentaine d'années
00:46:01ont laissé
00:46:03tous ces voyous
00:46:03prendre le pouvoir partout.
00:46:05Donc ils peuvent prendre,
00:46:06ils peuvent même conduire
00:46:07des avions en détresse.
00:46:08Ils n'ont pas peur.
00:46:08Jimmy,
00:46:09vous êtes d'accord
00:46:10qu'on est dans un pays laxiste ?
00:46:11Je pense que,
00:46:12monsieur,
00:46:12c'est de la confusion
00:46:13plus qu'autre chose.
00:46:14Je pense qu'encore une fois...
00:46:15Il faut développer, par contre.
00:46:16Laissez-moi répondre,
00:46:17vous pouvez me laisser répondre.
00:46:19Ce que je dis,
00:46:19c'est que la police
00:46:20doit redevenir
00:46:20à une police républicaine...
00:46:22Pourquoi redevenir ?
00:46:24Parce que je pense
00:46:24qu'à un moment,
00:46:25je pense qu'une partie
00:46:26de la police
00:46:27est gangrénée
00:46:28par des idées politiques
00:46:30qui sont plutôt
00:46:31nous à la bande.
00:46:32Et je pense que
00:46:33la police républicaine
00:46:35est importante.
00:46:36Lorsqu'on est policier...
00:46:37Elle est très républicaine,
00:46:38la police.
00:46:38Je ne vois pas
00:46:39ce qui vous permet
00:46:39de dire ça.
00:46:40Ce sont des propos.
00:46:41Non, je pense qu'il y a
00:46:42un problème.
00:46:42Je pense qu'il y a un problème.
00:46:44Encore une fois,
00:46:45je pense que la République...
00:46:46Je pense notamment
00:46:47au fait qu'il faudrait
00:46:48revenir sur cette décision
00:46:50nos abondes
00:46:51qui a été décidée
00:46:53à l'époque
00:46:54de supprimer
00:46:54la police de proximité,
00:46:55par exemple.
00:46:56Est-ce que la suppression
00:46:57de la police de proximité
00:46:58est une décision politique
00:47:00constructive ?
00:47:01Non, je ne pense pas.
00:47:02Ça, ce n'est pas grave.
00:47:02Ça, c'est du débat politique.
00:47:03Ça n'a rien à voir
00:47:04avec le fait
00:47:04que la police
00:47:05soit républicaine ou pas.
00:47:06Ça n'a absolument rien à voir.
00:47:07Je pense que...
00:47:09N'oubliez pas
00:47:09qu'il faut écouter
00:47:10toutes les revendications
00:47:11à tous les niveaux.
00:47:12Je suis d'accord.
00:47:12Mais vous dites
00:47:13quelque chose de grave.
00:47:14Vous dites que la police française
00:47:15n'est plus républicaine.
00:47:16excusez-moi, c'est très grave.
00:47:17C'est vous qui n'êtes pas
00:47:18républicain.
00:47:19Je n'entends aucun argument
00:47:21pour montrer ça.
00:47:21Non, mais je pense
00:47:22qu'effectivement...
00:47:23Écoutez...
00:47:24Quel argument ?
00:47:24En quoi elle n'est pas républicaine ?
00:47:25C'est très grave de dire ça.
00:47:27Non, mais écoutez,
00:47:27laissez-moi finir.
00:47:28Oui, mais donnez-moi
00:47:29des arguments.
00:47:30Je pense que la police républicaine,
00:47:33c'est une police
00:47:35qui est là
00:47:35pour mettre en application
00:47:36ce qu'on appelle
00:47:37mettre en exergue
00:47:38la politique sécuritaire.
00:47:40Et lorsqu'on met en exergue
00:47:41la politique sécuritaire,
00:47:42on doit être extérieurement appuyé
00:47:44par des décisions politiques
00:47:46rationnelles.
00:47:47Et je pense qu'effectivement,
00:47:49la politique républicaine
00:47:50ne doit pas être happée
00:47:52par des idéologies politiques.
00:47:53Je comparerai à ce que vous dites.
00:47:54Excusez-moi, vous parlez...
00:47:56Vous faites partie de ceux
00:47:57qui font du bruit avec leur bouche
00:47:58et il n'y a rien derrière.
00:47:59Excusez-moi.
00:48:00C'est tout ce qu'on entend là.
00:48:01Il n'y a pas un argument.
00:48:03En quoi il y a un argument
00:48:04dans ce que vous dites ?
00:48:04En quoi il y a un argument
00:48:05qui montre que la police
00:48:06n'est pas républicaine ?
00:48:06Il n'y en a pas un.
00:48:08Mais écoutez,
00:48:08quand certains disent
00:48:11qu'il faut tuer tout sa zimut
00:48:13quand j'écoute monsieur...
00:48:14Mais qui, certains ?
00:48:15Mais il n'est pas policier
00:48:15de toute façon.
00:48:16Mais vous dites n'importe quoi.
00:48:18Franchement, là,
00:48:19ça ne sert à rien.
00:48:19Vous dites n'importe quoi.
00:48:20Je pense qu'il y a une juste application
00:48:21des procédures.
00:48:22Vous dites n'importe quoi.
00:48:23À un moment,
00:48:23on ne peut pas faire ce qu'on veut
00:48:24où on veut.
00:48:24Mais on ne peut pas dire
00:48:25ce qu'on veut non plus.
00:48:26On ne peut pas dire n'importe quoi.
00:48:27On ne peut pas accuser
00:48:27la police de mettre républicaine
00:48:29et de ne pas avoir
00:48:30un seul argument.
00:48:31Pas un seul.
00:48:33Pas un seul.
00:48:33Est-ce que vous avez...
00:48:34Je pense notamment
00:48:36au process de recrutement
00:48:37des policiers.
00:48:38Vous savez à combien...
00:48:39Quel est le...
00:48:40Mais vous partez sur n'importe quoi.
00:48:42En quoi elle n'est pas républicaine ?
00:48:43Je vous pose une question simple.
00:48:44Vous faites des accusations
00:48:45qui sont graves.
00:48:46En quoi la police
00:48:47n'est pas républicaine ?
00:48:48Il n'y a pas un argument.
00:48:49Si, je suis en train
00:48:50de vous le dire.
00:48:51Non, ce ne sont pas des arguments.
00:48:51Vous parlez du recrutement.
00:48:53Vous parlez du recrutement.
00:48:54Qu'est-ce que ça vient faire au milieu ?
00:48:55Je prends un exemple.
00:48:55Lorsqu'un policier
00:48:56tue un enfant comme Naël...
00:48:58Tue un enfant ?
00:48:59Oui, attendez.
00:49:00D'une balle dans la tête.
00:49:01Est-ce que c'est...
00:49:03Et il ne va pas passer en justice ?
00:49:04Justement, il a été condamné.
00:49:06Non, il va passer en justice.
00:49:08Non, mais il ne va pas passer en justice.
00:49:09Il va démontrer
00:49:10qu'il y a un problème de procédure.
00:49:11Mais pas du tout
00:49:12puisqu'il passe en justice.
00:49:13Il n'y a pas une juste application
00:49:14des procédures.
00:49:14C'est n'importe quoi.
00:49:15Il y a une juste application
00:49:16puisqu'il passe en justice.
00:49:17Vous dites n'importe quoi.
00:49:19C'est la justice qui va déterminer
00:49:20s'il est coupable ou pas.
00:49:21Ce n'est pas vous.
00:49:21Ce n'est pas vous sur un plateau télé
00:49:23qui allez en faire un coupable.
00:49:24Je pense qu'effectivement
00:49:25le cas de Naël par exemple
00:49:26a démontré
00:49:26qu'il y avait
00:49:27une mauvaise application
00:49:28des procédures.
00:49:29Mais ça, c'est la justice
00:49:30qui va décider.
00:49:31Mais vous êtes juge aussi ?
00:49:32Je croyais que vous étiez syndicaliste.
00:49:34Vous êtes syndicaliste
00:49:35ou vous êtes juge ?
00:49:36Non, moi je suis syndicaliste.
00:49:37Donc vous n'en savez pas
00:49:38et ça sera la justice de décider
00:49:40et pas vous.
00:49:41On va faire une...
00:49:42Allez-y Thomas.
00:49:43Faites-vous, votre discours
00:49:44il est un peu dangereux
00:49:44parce que vous êtes écouté, etc.
00:49:46Et là, vous vous rendez compte,
00:49:47je ne sais pas si vous vous rendez compte
00:49:48mais ce que vous dites
00:49:48ça justifie d'une certaine manière
00:49:51un peu l'attitude de certains
00:49:52vis-à-vis de la police justement.
00:49:53Vous alimentez la haine.
00:49:53Parce que là, vous dites
00:49:54en substance
00:49:54et arrêtez-moi si je déforme vos propos,
00:49:56vous dites
00:49:56les policiers sont politisés.
00:49:58Déjà, je ne sais pas
00:49:59d'où vous tirez ça.
00:50:00Donc les policiers sont politisés.
00:50:01Donc là, vous êtes en train de dire
00:50:02que ce serait une sorte de police politique.
00:50:03Vous vous rendez compte de la gravité ?
00:50:04Non, j'ai pris un exemple concret.
00:50:06Si tu as une analyse concrète
00:50:07de la situation concrète,
00:50:08je suis en train de raison.
00:50:10Je pense qu'il n'y a que pour vous
00:50:12que c'est concret.
00:50:13Bon, on va faire une pause.
00:50:14Mais Naël, la justice va se prononcer.
00:50:16Laissez la justice faire.
00:50:17La justice va se prononcer.
00:50:18Ce n'est pas vous, M. Dalidou,
00:50:20qui allez décider sur ce plateau
00:50:21que le policier est coupable.
00:50:23Et la preuve que la justice fonctionne,
00:50:25c'est qu'il va y avoir un procès.
00:50:27Voilà.
00:50:27Et on verra à ce moment-là.
00:50:28Donc c'est le contraire
00:50:29de ce que vous dites.
00:50:29C'est l'opposé de ce que vous dites.
00:50:31On va faire une pause.
00:50:31On va se retrouver dans un instant.
00:50:33Je voudrais juste
00:50:33qu'on aille faire un petit tour
00:50:34à Bruxelles avant de faire la pause.
00:50:37Vous allez voir ces images
00:50:38qui nous parviennent à l'instant.
00:50:40Images de Bruxelles
00:50:41puisqu'il y a des tirs de gaz lacrymogènes
00:50:44en ce moment
00:50:44devant le Parlement de Bruxelles
00:50:46puisque des milliers d'agriculteurs
00:50:47sont présents.
00:50:49Ils veulent faire pression.
00:50:50On sera à nouveau également tout à l'heure
00:50:52dans le convoi qui se dirige
00:50:54vers Bruxelles.
00:50:55On va faire une pause.
00:50:56On va continuer à parler
00:50:57du reste de l'actualité également.
00:50:58Et le reste de l'actualité,
00:50:59c'est les crèches
00:51:00puisqu'il y a urgence
00:51:01à démonter la crèche d'Anières.
00:51:02C'est ce qu'a dit la justice.
00:51:04On va essayer de comprendre pourquoi.
00:51:05On fait une pause.
00:51:06On se retrouve en direct
00:51:06dans un instant.
00:51:07A tout de suite.
00:51:0711h33 sur CNews.
00:51:17Merci d'être en direct avec nous.
00:51:18Dans un instant,
00:51:18on retournera voir
00:51:19ce qui se passe à Bruxelles.
00:51:20Et puis, on aura également
00:51:21l'occasion de parler des crèches
00:51:22et de ce qui se passe à Annières
00:51:23puisqu'il n'y a pas
00:51:24que l'agriculture
00:51:25et il n'y a pas
00:51:26que les incidents de Bruxelles.
00:51:27Il y a beaucoup d'autres choses
00:51:28dans l'actualité
00:51:29dont on débat ce matin.
00:51:30Et justement,
00:51:30le CNews Info,
00:51:31c'est avec Sommayel Abidi.
00:51:32Alors que de premières tensions
00:51:37ont éclaté,
00:51:37le convoi des agriculteurs français
00:51:39est en passe d'arriver à Bruxelles.
00:51:4210 000 exploitants
00:51:42sont attendus en Belgique
00:51:44pour dire non
00:51:44à l'accord UEMERCOSUR,
00:51:46à la taxe sur les engrais,
00:51:47à la réduction du budget
00:51:48de la politique agricole commune.
00:51:51Un traité que la commission
00:51:52veut ratifier ce week-end
00:51:53alors que la France et l'Italie
00:51:54ont demandé un report.
00:51:57Après trois mois d'audience
00:51:58devant la cour d'assises du Lou,
00:51:59le verdict vient de tomber.
00:52:01L'anesthésiste Frédéric Péchier
00:52:03a été condamné
00:52:04à la réclusion criminelle
00:52:05à perpétuité
00:52:06pour avoir causé
00:52:0730 empoisonnements
00:52:08dont 12 mortels.
00:52:09Ses avocats annoncent
00:52:10ce qu'il va faire appel.
00:52:12Et puis vous le voyez
00:52:13sur cette carte,
00:52:14l'épidémie de grippe
00:52:14touche désormais
00:52:15toute la France.
00:52:16Conséquence,
00:52:17un fort impact
00:52:18est anticipé
00:52:19sur les hôpitaux
00:52:19pendant les vacances
00:52:20de fin d'année
00:52:21avant un pic attendu
00:52:22pendant les fêtes.
00:52:23Merci beaucoup Sommayel.
00:52:25A midi,
00:52:26on vous retrouve tout à l'heure.
00:52:27A midi.
00:52:27Allez, on refait un petit tour
00:52:28du côté de Bruxelles.
00:52:30Alors en direct
00:52:31ces incidents qui se déroulent
00:52:32en ce moment même
00:52:33à Bruxelles
00:52:34et les forces de l'ordre
00:52:35qui sont en train
00:52:36d'intervenir
00:52:37avec des lacrymaux
00:52:39puisque les forces de l'ordre
00:52:40sont harcelées
00:52:41depuis un petit moment
00:52:42par certains agriculteurs,
00:52:44en tout cas certaines personnes
00:52:45qui sont parmi des agriculteurs
00:52:47parce qu'on ne sait pas vraiment
00:52:47si ce sont des agriculteurs
00:52:48ou pas qui attaquent
00:52:49les forces de l'ordre.
00:52:50Ce sont des personnes masquées
00:52:51que l'on voit depuis tout à l'heure
00:52:53et qui sont en train
00:52:54de harceler les forces de l'ordre.
00:52:55On y revient
00:52:56dans cinq minutes
00:52:57avec un point sur la situation
00:52:58sur place
00:52:59et un point avec nos envoyés spéciaux
00:53:00qui sont également
00:53:01dans les cortèges.
00:53:02Auparavant,
00:53:02je voulais qu'on parle quand même
00:53:03de cette affaire de crèche,
00:53:05nouvelle affaire de crèche
00:53:06à Annières cette fois.
00:53:07Et regardez,
00:53:08vous allez voir les images
00:53:09de la crèche d'Anières
00:53:10et profitez-en
00:53:11parce que ça pourrait ne pas durer
00:53:12puisque c'est à peine croyable
00:53:13mais le tribunal
00:53:14de Sergie Pontoise,
00:53:15saisi par la Ligue des droits de l'homme
00:53:17qui n'a sans doute
00:53:18que sa affaire,
00:53:19considère qu'il y a urgence
00:53:20à retirer la crèche de Noël.
00:53:22Il y a tellement urgence
00:53:23que la justice a décidé
00:53:26de condamner
00:53:27à 100 euros d'amende
00:53:28par jour
00:53:28si la crèche
00:53:29n'est pas enlevée
00:53:30d'ici demain.
00:53:32La gauche se réjouit
00:53:33de cette décision
00:53:34et en particulier
00:53:35les communistes.
00:53:36Écoutez la position
00:53:37de Pierre Ouzoulias
00:53:39qui dénonce
00:53:40une forme de provocation
00:53:41dans la crèche.
00:53:43Le maire d'Anières
00:53:45il est très favorable
00:53:47à la laïcité
00:53:48mais pour toutes
00:53:49les autres religions
00:53:50pas la sienne.
00:53:52Le catholicisme
00:53:53c'est considéré
00:53:54comme un pilier
00:53:56de l'identité
00:53:57de la France
00:53:57et c'est une religion
00:53:59qui doit être traitée
00:53:59à part
00:54:00et qui doit échapper
00:54:01aux normes
00:54:02de la laïcité.
00:54:03C'est très exactement
00:54:04le débat de 1905.
00:54:07Je trouve qu'il y a
00:54:08une forme de provocation
00:54:09et je le dis
00:54:11provocation politique
00:54:12je vois l'intérêt
00:54:14du maire
00:54:14derrière tout ça
00:54:15et vraiment
00:54:16pour fêter
00:54:17les 120 ans
00:54:18de la loi
00:54:19de 1905
00:54:21installer comme ça
00:54:21une crèche
00:54:22dans une mairie
00:54:23c'est de très mauvais goût.
00:54:26Anne Mazoyer
00:54:27c'est quand même
00:54:27surréaliste
00:54:28ce qui se passe
00:54:28aujourd'hui en France.
00:54:29C'est surréaliste
00:54:29et c'est illégal
00:54:30parce qu'en réalité
00:54:32il dévoie un peu
00:54:34la loi effectivement
00:54:35dont il parle
00:54:36et deuxièmement
00:54:37il ne faut pas oublier
00:54:38que cette loi
00:54:39a été promulguée
00:54:41pour protéger
00:54:42la foi
00:54:42mais aussi protéger
00:54:44le droit
00:54:44de ceux qui ne croient pas.
00:54:46Mais il faut aussi rappeler
00:54:48que
00:54:48le fait
00:54:51d'exposer
00:54:51une crèche
00:54:52c'est une tradition
00:54:54c'est une identité
00:54:55c'est un récit
00:54:56et que la France
00:54:57est un pays
00:54:58qui a des racines
00:54:59chrétiennes
00:54:59et que
00:55:00à ce titre là
00:55:01que vous croyez
00:55:02ou pas
00:55:02vous avez tout à fait
00:55:03légitimité
00:55:04à pouvoir
00:55:05exposer
00:55:06ce qui aujourd'hui
00:55:07fait partie
00:55:08du récit fondateur
00:55:09de notre pays.
00:55:10Garen Chancan
00:55:11tous les ans
00:55:12c'est la même comédie
00:55:13avec les crèches
00:55:14ça devient absolument
00:55:15insupportable
00:55:16on est dans un pays
00:55:17
00:55:18je désolé de le rappeler
00:55:19on a du terrorisme
00:55:20islamique
00:55:21on a un islam conquérant
00:55:22qui essaye d'avancer
00:55:23sur tous les points
00:55:25que ce soit dans
00:55:25l'éducation nationale
00:55:26qu'au niveau de la culture
00:55:27au niveau de la création
00:55:28des mosquées
00:55:28salafistes
00:55:29et en attendant
00:55:31nos laïcars
00:55:31se battent
00:55:32pour retirer les crèches
00:55:33les crèches
00:55:33en France
00:55:34c'est la culture française
00:55:35ça fait plus de 1500 ans
00:55:37que la France
00:55:38est chrétienne
00:55:39et de culture chrétienne
00:55:40la crèche ne dérange personne
00:55:41les athées
00:55:42s'émerveillent
00:55:43en voyant les crèches
00:55:44même les musulmans
00:55:45qui en envoient
00:55:45en général
00:55:46sont ravis
00:55:47mais on a ces laïcars
00:55:48qui ont trouvé
00:55:49pour seul combat
00:55:50de combattre
00:55:50la naissance
00:55:51du petit Jésus
00:55:53mais la justice
00:55:53leur donne raison
00:55:54c'est ça qui est terrible
00:55:55excusez-moi
00:55:55j'ai fait un bon
00:55:56hier
00:55:57en découvrant
00:55:58que la justice
00:55:58il y a urgence
00:56:00à démonter la crèche
00:56:01comme s'il allait
00:56:02se passer quelque chose
00:56:03et que c'était
00:56:03une atteinte intolérable
00:56:05il y a une haine
00:56:05du catholicisme
00:56:06dans ce pays
00:56:07depuis très longtemps
00:56:08et on voit encore
00:56:10comme tous les ans
00:56:10comme tous les Noël
00:56:11tous ces mères
00:56:12qui essaient juste
00:56:12de faire plaisir
00:56:13à leurs administrés
00:56:14parce que je vous rappelle
00:56:15que ces mères
00:56:15ne sont pas dans
00:56:15un combat religieux
00:56:16ils sont là
00:56:17pour faire plaisir
00:56:18à ces petits enfants
00:56:18qui vont voir ces crèches
00:56:19qui sont belles
00:56:20avec l'âne
00:56:20avec le cheval
00:56:21et aujourd'hui
00:56:23non mais vraiment
00:56:23il faut voir
00:56:24que ces laïcars
00:56:25ont une haine du catholicisme
00:56:27mais laissent l'islam
00:56:28se développer
00:56:28sans aucun problème
00:56:29et l'arène
00:56:29ce qui est absolument
00:56:30paradoxal
00:56:31c'est que vous allez
00:56:31au parlement européen
00:56:33aujourd'hui au parlement européen
00:56:35vous avez un sapin
00:56:36et vous avez la crèche
00:56:37c'est à dire
00:56:38et personne ne trouve
00:56:39rien à redire
00:56:40personne
00:56:40et il y a donc
00:56:4226 pays
00:56:43qui sont réunis
00:56:43personne ne trouve
00:56:45absolument rien à redire
00:56:46parce que c'est une tradition
00:56:47Karim Malou
00:56:48en réalité
00:56:49dans l'esprit
00:56:49d'Aristide Brio
00:56:50le père de la laïcité
00:56:52c'est deux choses
00:56:53c'est la séparation
00:56:55du politique
00:56:56du religieux
00:56:57et la liberté de conscience
00:56:58mais à aucun moment
00:56:59dans l'esprit
00:57:00de la loi
00:57:00il s'est attaqué
00:57:02à l'héritage
00:57:03judéo-chrétien
00:57:04français
00:57:05il ne s'est pas attaqué
00:57:06aux 15 siècles
00:57:07d'histoire
00:57:07pas du tout
00:57:08c'est une interprétation
00:57:11par qui ?
00:57:12par ceux
00:57:13la ligue des droits
00:57:14de l'homme
00:57:14qui a poursuivi
00:57:15la ville
00:57:16à retirer la crèche
00:57:16c'est les mêmes
00:57:17c'est les mêmes
00:57:18qui se couchent
00:57:20qui capitulent
00:57:21devant les bigots
00:57:22qui capitulent
00:57:22devant les islamistes
00:57:23qui capitulent
00:57:24devant les gens
00:57:25qui ne respectent rien
00:57:26et viennent manipuler
00:57:28la loi
00:57:28effectivement un peu
00:57:29parce que la laïcité
00:57:30on vient de fêter
00:57:32les 120 ans
00:57:32de cette loi formidable
00:57:35et je suis un farouchement
00:57:36défenseur de cette loi
00:57:38je pense
00:57:39il est temps aussi
00:57:40d'ouvrir le débat
00:57:41sur un certain nombre de ces projets
00:57:42Karim c'est très perturbant
00:57:43dans ce que vous dites
00:57:43vous dites
00:57:43ils manipulent la loi
00:57:44etc
00:57:45je veux bien
00:57:45ils portent plainte
00:57:46c'est leur droit
00:57:47de porter plainte
00:57:47mais le problème
00:57:49c'est que la justice
00:57:49leur donne raison
00:57:50c'est là où votre raisonnement
00:57:52en fait
00:57:53on arrive au bout du raisonnement
00:57:54c'est à dire que
00:57:54si la justice leur donne raison
00:57:56en disant
00:57:56il y a urgence
00:57:57il y a urgence
00:57:58à démonter la crèche
00:57:59vite
00:57:59parce que
00:58:00dans l'esprit du législateur
00:58:01et dans l'esprit
00:58:02de la loi de 1905
00:58:03ils n'ont pas pensé
00:58:04à ce genre de question
00:58:05parce que c'est normal
00:58:05parce qu'on fait une loi
00:58:06pour structurer la société
00:58:08pour vivre ensemble
00:58:09mais ça fait 30 ans
00:58:1040 ans
00:58:11ils ne se posaient pas de problème
00:58:12mais seulement
00:58:13aujourd'hui dans ce pays
00:58:14le pays est attaqué
00:58:16par des islamistes
00:58:17et attaqué par des gens
00:58:18qui veulent détruire
00:58:19nos libertés
00:58:19qui veulent détruire
00:58:20nos démocraties
00:58:21et donc ce phénomène
00:58:22n'est pas pris en considération
00:58:24dans la loi
00:58:24donc le législateur
00:58:26doit revenir sur le sujet
00:58:27effectivement
00:58:28l'histoire de France
00:58:29n'a pas été abolée
00:58:31par la loi de 1907
00:58:32j'ai mis dans les doigts
00:58:33un petit mot là-dessus
00:58:34oui juste pour dire
00:58:35je suis tout à fait d'accord
00:58:35avec le camarade communiste
00:58:37on n'est pas contre
00:58:39c'est pas une position
00:58:40qui est contre une crèche
00:58:42de Noël
00:58:42c'est être
00:58:44le fait qu'une crèche
00:58:46de Noël
00:58:47n'a pas sa place
00:58:47dans une mairie
00:58:48ça vous choque ?
00:58:50oui je pense que
00:58:51vous êtes choqué
00:58:51quand on voit une crèche
00:58:52dans une mairie ?
00:58:52moi j'aime bien Noël
00:58:54je vais vous dire franchement
00:58:55j'adore Noël
00:58:56et j'adore la fête de Noël
00:58:57mais une crèche
00:58:59n'a pas sa place
00:58:59dans une mairie
00:59:01et je pense que
00:59:02la laïcité c'est aussi
00:59:04vous savez la laïcité
00:59:04c'est aussi le droit de penser
00:59:06c'est le droit de croire
00:59:07le droit de penser
00:59:08oui
00:59:08mais c'est aussi
00:59:09et donc forcément
00:59:10à un moment ou à un autre
00:59:11on demande aux politiciens
00:59:13de mettre en avant
00:59:15une certaine neutralité
00:59:16par rapport aux différentes croyances
00:59:18et l'histoire
00:59:19et pas tous en même temps
00:59:20s'il vous plaît
00:59:20la fête de Noël
00:59:21oui moi j'adore la fête de Noël
00:59:22mais
00:59:22je voudrais que Thomas Bonnet
00:59:25s'exprime là-dessus
00:59:26quand de Gaulle met une crèche
00:59:28oui oui
00:59:28on a compris
00:59:28est-ce qu'il est à l'encontre
00:59:30de la laïcité ?
00:59:31Thomas Bonnet
00:59:32oui mais de Gaulle
00:59:32il n'est plus là
00:59:33je vous signale
00:59:33c'est plus lui
00:59:34c'est Emmanuel Macron
00:59:35il s'est passé quelques trucs
00:59:38en ce moment
00:59:38Thomas Bonnet
00:59:40comment vous réagissez
00:59:40à ce que dit Jimmy Dalidoux ?
00:59:41non mais moi
00:59:42je suis assez navré
00:59:44en fait d'avoir ce débat
00:59:45chaque année
00:59:45c'est-à-dire que je ne comprends pas
00:59:46qu'il y ait des gens
00:59:46qui puissent être heurtés
00:59:48je ne connais personne
00:59:48Jimmy Dalidoux vous dit
00:59:49je suis heurté
00:59:50j'entends que vous soyez heurté
00:59:51je ne le comprends pas
00:59:52je ne connais personne
00:59:53avant que vous le disiez ici
00:59:54je ne connais personne
00:59:55je n'ai jamais vu personne
00:59:56je suis un
00:59:57ça me rend
00:59:58je trouve ça insupportable
00:59:59qu'il y ait des crèves
00:59:59on l'a fait venir pour vous Thomas
01:00:00pour que vous le voyez
01:00:01moi surtout ce que je veux dire
01:00:02c'est que vous parliez de la justice
01:00:03je crois que la justice
01:00:04a quand même mieux à faire
01:00:05je crois dans ce pays
01:00:06a mieux à faire
01:00:07que de trancher sur la justice
01:00:08et surtout en disant
01:00:09qu'il y a urgence
01:00:09honnêtement à moi
01:00:10c'est vraiment ce qui m'a choqué
01:00:10il y a urgence
01:00:12juste un dernier mot
01:00:12de Mazoyer
01:00:13et on va aller à Bruxelles
01:00:14je voulais juste vous dire une chose
01:00:15mais c'est une anecdote
01:00:16pour finir sur quelque chose
01:00:17d'un peu heureux
01:00:18de positif
01:00:18moi je viens d'un pays communiste
01:00:21je m'appelle Mazoyer
01:00:28dans ce pays communiste
01:00:29il y a toujours eu des crèches
01:00:31et pourtant
01:00:32le glaive communiste
01:00:33a agi en Pologne
01:00:34pendant 45 ans
01:00:36sauf qu'on est en France madame
01:00:37oui d'accord
01:00:38mais vous dites
01:00:38camarade communiste
01:00:39et c'est le communiste
01:00:40qui vous a donné
01:00:41l'histoire n'est pas la même
01:00:42mais si
01:00:42vous ne pouvez pas faire de parallèle
01:00:43c'est quand même
01:00:44la civilisation chrétienne de l'Europe
01:00:46vous reconnaissez
01:00:48nos racines chrétiennes et catholiques
01:00:51peu importe
01:00:52est-ce que vous reconnaissez
01:00:52que la France a des racines chrétiennes
01:00:54bien sûr qu'elle a des racines chrétiennes
01:00:55mais il faut les oublier
01:00:56mais la France
01:00:57elle est aussi
01:00:58c'est une terre
01:00:59je dis chrétienne
01:00:59je n'ai pas forcément dit que catholique
01:01:01ce qui est le ciment de la France
01:01:04c'est le fait qu'elle arrive
01:01:05à mettre en avant
01:01:06son multiculturalisme
01:01:07particulièrement constructif
01:01:09et faire une crèche
01:01:10et faire une crèche l'empêche
01:01:11je pense que
01:01:11le multiculturalisme
01:01:13est particulièrement important
01:01:14et je pense que c'est pareil
01:01:16dans une mairie
01:01:16on ne fête pas
01:01:18on ne met pas de crèche
01:01:19on ne fête pas Hanoukka
01:01:20la mairie n'est pas un terrain
01:01:22pour mettre en exergue
01:01:24ce type de fait
01:01:25très bien
01:01:26dans une mairie
01:01:26on fait de la politique
01:01:27on aura l'occasion d'en reparler
01:01:28bien évidemment
01:01:29on va retourner à Bruxelles
01:01:30en direct
01:01:30donc avec ces images
01:01:32qui nous parviennent
01:01:33et depuis maintenant
01:01:33un peu plus d'une heure et demie
01:01:35des incidents
01:01:35se déroulent devant le Parlement européen
01:01:37où de nombreux agriculteurs
01:01:39sont en train d'arriver
01:01:41ces incidents qui sont en cours
01:01:43on attend un peu plus
01:01:44d'un millier d'agriculteurs
01:01:45de 10 000 agriculteurs
01:01:46pardon
01:01:46qui devraient être là
01:01:47et 500 tracteurs
01:01:49également
01:01:49qui sont attendus
01:01:50et les forces de l'ordre
01:01:51sont harcelées déjà
01:01:52depuis plusieurs minutes
01:01:53par des personnes en noir
01:01:55habillées en noir
01:01:56avec des masques
01:01:57et donc la riposte
01:01:58ce sont des gaz lacrymogènes
01:01:59et ce sont des jets d'eau
01:02:00également
01:02:01et puis il y a des tracteurs français
01:02:03qui sont en train d'arriver
01:02:04sur place
01:02:05pour renforcer les agriculteurs
01:02:07on part tout de suite retrouver
01:02:08Mathilde Libanès
01:02:08qui est dans le cortège
01:02:09en direction de Bruxelles
01:02:10on vous a eu tout à l'heure Mathilde
01:02:11est-ce que vous arrivez
01:02:12à avancer un peu
01:02:13est-ce que vous approchez
01:02:14de Bruxelles ?
01:02:14on est aux portes
01:02:17de Bruxelles
01:02:19enfin
01:02:19j'ai envie de dire
01:02:20après
01:02:21près d'une journée
01:02:22finalement
01:02:23de route
01:02:23et justement
01:02:24moi je suis avec
01:02:24Bruno
01:02:25Bruno
01:02:25il est agriculteur céréalier
01:02:27bonjour
01:02:28ça fait du bien
01:02:29de se dire
01:02:29qu'on arrive enfin
01:02:30oui
01:02:30ça fait du bien
01:02:31je ne sais pas
01:02:32si c'est encore loin
01:02:34on ne sait pas
01:02:35on ne sait pas
01:02:35pour l'instant
01:02:36on est bloqué
01:02:37ça fait une heure
01:02:38qu'on ne bouge pas
01:02:38beaucoup d'inconnus
01:02:39mais en tout cas
01:02:40vous savez pourquoi
01:02:41vous êtes là
01:02:41on sait pourquoi
01:02:42on est là
01:02:42au moins
01:02:43c'est la première fois
01:02:44que je viens
01:02:44mais ça sera peut-être
01:02:45la dernière
01:02:46mais je serai venu
01:02:47une fois quand même
01:02:47c'était important
01:02:48pour vous justement
01:02:49de venir
01:02:50de participer
01:02:51à cette manifestation
01:02:52aujourd'hui
01:02:53oui oui
01:02:53c'était important
01:02:54ça fait
01:02:54ça fait trois ans
01:02:56qu'on nous berne
01:02:56il y a beaucoup
01:02:58de dossiers sur la tome
01:02:59et ça n'avance pas
01:03:00c'est que des courants d'air
01:03:02partout
01:03:02et c'est que du blabla
01:03:04partout
01:03:05et justement
01:03:06ce blabla
01:03:07je suppose que ça commence
01:03:08aussi à miner le moral
01:03:09on a pu voir
01:03:10tout au long du trajet
01:03:11que c'est en France
01:03:12même en Belgique
01:03:13ces français
01:03:14ces belges
01:03:15applaudir
01:03:15vous soutenir
01:03:16venir à votre rencontre
01:03:17pour vous apporter
01:03:18un petit peu
01:03:18de leur soutien
01:03:19est-ce que ça
01:03:20ça nous
01:03:21ça remet un petit peu
01:03:22d'énergie
01:03:22ouais je pense que
01:03:24je pense que
01:03:25c'est Corsa
01:03:25qui nous motive un peu
01:03:27je pense que
01:03:28après
01:03:29après
01:03:30il ne faut pas voir
01:03:31tout en noir non plus
01:03:32mais
01:03:32je pense que ça
01:03:33ça nous aide quand même
01:03:34en tout cas
01:03:35merci beaucoup Bruno
01:03:36d'avoir répondu
01:03:37à mes questions
01:03:37une chose est sûre
01:03:38c'est qu'on commence
01:03:39un petit peu
01:03:39à s'impatienter
01:03:40et on a hâte quand même
01:03:41d'arriver en centre-ville
01:03:43pour finalement
01:03:44se retrouver
01:03:45avec les près de
01:03:4610 000 autres agriculteurs
01:03:48qui sont présents sur place
01:03:49merci beaucoup Mathilde
01:03:50merci pour nous avoir
01:03:51fait vivre ce moment là
01:03:52on est en direct
01:03:53avec Karine Duc
01:03:54co-président du syndicat agricole
01:03:55de la coordination rurale
01:03:57bonjour Karine Duc
01:03:57merci d'être avec nous
01:03:59on entendait quelque chose
01:04:00d'important
01:04:00qui était dit quand même
01:04:01par nos reporters
01:04:03sur place
01:04:03c'est qu'il y a un vrai
01:04:04soutien populaire
01:04:05il y a un vrai soutien
01:04:06des français
01:04:06partout où passe le convoi
01:04:08les gens se mettent
01:04:09aux fenêtres
01:04:09les gens applaudissent
01:04:10ça au moins
01:04:11parce que visiblement
01:04:13il y a un peu de silence
01:04:14en tout cas
01:04:15de mauvaise réponse
01:04:16de la part du gouvernement
01:04:16au moins les français
01:04:17sont avec vous
01:04:18et ça c'est une satisfaction
01:04:19oui oui
01:04:21c'est une satisfaction
01:04:21alors déjà
01:04:22je voulais rectifier
01:04:23je ne suis plus
01:04:24co-présidente
01:04:24de la coordination rurale 47
01:04:25je suis présidente
01:04:26de la chambre d'agriculture
01:04:27de l'Oté-Garonne
01:04:27donc à ce titre
01:04:28je représente
01:04:29tous les agriculteurs
01:04:30de mon territoire
01:04:31mais pour revenir
01:04:33sur la mobilisation
01:04:34oui elle est cruciale
01:04:37elle est importante
01:04:38la mobilisation
01:04:39à cet endroit
01:04:41mais également
01:04:41partout en France
01:04:42il y a des points
01:04:43de mobilisation partout
01:04:44et c'est forcément
01:04:47dû à la crise
01:04:47de l'ADNC
01:04:48c'est forcément dû
01:04:49aussi
01:04:50à l'ensemble
01:04:51de la crise agricole
01:04:53qui passe un peu
01:04:55sous silence
01:04:55par forcément
01:04:57l'actualité
01:04:57de l'ADNC
01:04:58mais qui a été
01:05:00la goutte d'eau
01:05:00qui a fait
01:05:01revasculer
01:05:02encore une fois
01:05:03la crise agricole
01:05:04qui l'a refait émerger
01:05:05parce que rien n'a été
01:05:06solutionné
01:05:07nous
01:05:08de notre côté
01:05:10sur notre secteur
01:05:11sur notre sud-ouest
01:05:12à Agen
01:05:12on se rassemble
01:05:13demain
01:05:13avec toute la profession
01:05:16et tout l'amant
01:05:18l'aval
01:05:18tous les acteurs économiques
01:05:20et les élus
01:05:21pour faire bloc
01:05:22commun
01:05:22on voit que
01:05:24beaucoup de personnes
01:05:25se sentent concernées
01:05:26par nos problèmes
01:05:27les problèmes
01:05:28des agriculteurs
01:05:29ils veulent le faire savoir
01:05:30chez nous
01:05:31ça se passera
01:05:31donc demain
01:05:32on a des propositions
01:05:35à fournir
01:05:36au Premier ministre
01:05:38on les a déjà envoyées
01:05:39on n'a pas de réponse
01:05:40donc on les fera
01:05:41signées
01:05:42attestées
01:05:42par l'ensemble
01:05:43des élus
01:05:44et l'ensemble
01:05:44des acteurs économiques
01:05:45qui sont forcément
01:05:47liés
01:05:47et impactés
01:05:48par l'activité
01:05:50et la crise
01:05:52que nous subissons
01:05:53donc oui
01:05:54l'activité
01:05:55les manifestations
01:05:57prennent un nouveau tournant
01:05:58avec aujourd'hui
01:06:00tous les acteurs économiques
01:06:03et les élus
01:06:04qui se rallient
01:06:04à nos sujets
01:06:06et qui se sentent concernés
01:06:08qui nous soutiennent
01:06:08et qui ont envie
01:06:09de porter avec nous
01:06:10des solutions
01:06:11pour que notre gouvernement
01:06:13agisse en face
01:06:14s'ils le peuvent
01:06:15Karine Dutte
01:06:15justement je ne sais pas
01:06:17si vous avez entendu
01:06:17Emmanuel Macron
01:06:18qui s'est exprimé
01:06:19tout à l'heure
01:06:19aux alentours
01:06:20de 10h30
01:06:20il a dit non
01:06:21au Mercosur
01:06:22reste avec nous
01:06:22je vous propose
01:06:23de réécouter
01:06:2330 secondes
01:06:24d'Emmanuel Macron
01:06:24et vous allez pouvoir
01:06:25réagir juste après
01:06:26et répondre directement
01:06:27à Emmanuel Macron
01:06:28écoutez
01:06:28je vais ici dire
01:06:30à nos agriculteurs
01:06:31qui manifestent
01:06:33la clarté
01:06:34de la position
01:06:35de la France
01:06:35depuis le début
01:06:36sur le Mercosur
01:06:38nous considérons
01:06:39que le compte
01:06:40n'y est pas
01:06:40et que cet accord
01:06:41ne peut pas être signé
01:06:42et c'est la même chose
01:06:43c'est la cohérence
01:06:44de l'Europe
01:06:45et c'est une Europe
01:06:46qui protège
01:06:47son agriculture
01:06:48et ses producteurs
01:06:49nous sommes pour
01:06:51échanger
01:06:52la France est d'ailleurs
01:06:53une grande puissance
01:06:54agricole et agroalimentaire
01:06:55qui échange
01:06:57à travers le monde
01:06:57qui exporte
01:06:59mais nous ne pouvons
01:07:00pas accepter
01:07:01de sacrifier
01:07:02la cohérence
01:07:03de notre agriculture
01:07:04de notre alimentation
01:07:05la sécurité alimentaire
01:07:08de nos compatriotes
01:07:09sur des accords
01:07:10qui ne sont pas
01:07:11encore finalisés
01:07:11Karine Duc
01:07:13qu'est-ce que vous avez
01:07:13envie de répondre
01:07:14à Emmanuel Macron ?
01:07:15Est-ce que vous le croyez
01:07:16quand il dit
01:07:16que le Mercosur
01:07:18ne sera pas signé
01:07:19et que la position
01:07:19de la France
01:07:19est claire
01:07:20depuis le début ?
01:07:22Non, non
01:07:23les agriculteurs
01:07:23ne le croient
01:07:24absolument pas
01:07:25on a passé
01:07:27malheureusement
01:07:28depuis 2024
01:07:29beaucoup d'échanges
01:07:30avec lui
01:07:30il n'a jamais tenu parole
01:07:32il n'a jamais tenu
01:07:33aucun engagement
01:07:34il dit simplement
01:07:37il avance
01:07:39à ses propos
01:07:40uniquement
01:07:40pour calmer
01:07:42la colère agricole
01:07:44mais on sait très bien
01:07:45que quand il va
01:07:46au Brésil
01:07:47les accolades
01:07:49et les amitiés
01:07:50qu'il peut avoir
01:07:51avec les représentants
01:07:54et les personnes
01:07:56avec qui il a
01:07:56contractualisé
01:07:57le Mercosur
01:07:58on n'est pas dupe
01:08:00on voit très bien
01:08:01où il veut en venir
01:08:01on sait très bien
01:08:02qu'au final
01:08:03il finira par le signer
01:08:05parce que de toute façon
01:08:06la France
01:08:07est déjà
01:08:09pas crédible
01:08:10sur le plan international
01:08:11parce qu'il a
01:08:12malheureusement
01:08:14eu une image
01:08:15assez négative
01:08:16il ne sait pas
01:08:17nous défendre
01:08:18il n'a jamais su
01:08:19défendre les agriculteurs
01:08:20de France
01:08:21et il ne saura pas
01:08:23non plus le défendre
01:08:23cette fois-ci
01:08:24c'est pour ça
01:08:25qu'on s'en remet
01:08:26aujourd'hui
01:08:26non pas à lui
01:08:28mais à monsieur Lecornu
01:08:30puisque de toute façon
01:08:32il faut bien
01:08:32s'adresser à quelqu'un
01:08:34on a
01:08:36au-delà du Mercosur
01:08:38une crise
01:08:40avec beaucoup de sujets
01:08:41qui nous touchent
01:08:42et qui sont franco-français
01:08:44pour lesquels
01:08:44il faut absolument avancer
01:08:46le Mercosur
01:08:47comme la DNC
01:08:48ce sont des sujets
01:08:49qui sont impératifs
01:08:50qui sont essentiels
01:08:52mais ça ne doit pas cacher
01:08:53tous les autres sujets
01:08:54des agriculteurs
01:08:55qui les préoccupent
01:08:56quotidiennement
01:08:56et qui ne s'en sortent pas
01:08:58donc non
01:08:59on ne croit pas
01:09:00en la parole
01:09:00de monsieur Macron
01:09:02puisque
01:09:03au niveau des agriculteurs
01:09:05mais bien au-delà
01:09:06il a toujours
01:09:07menti
01:09:08et il est toujours
01:09:10revenu sur ses positions
01:09:12et on en a plus
01:09:14cassé
01:09:14des girouettes
01:09:15dans ce genre
01:09:16merci beaucoup
01:09:17merci d'avoir été
01:09:18en direct avec nous
01:09:19pendant qu'on va
01:09:20vous montrer
01:09:21ces images
01:09:21qui nous arrivent
01:09:22de Bruxelles
01:09:23avec ces nouveaux incidents
01:09:25qui se déroulent
01:09:26en ce moment même
01:09:27devant le Parlement européen
01:09:29avec cette volonté
01:09:30de la part des agriculteurs
01:09:31volonté de se faire entendre
01:09:33en cette journée
01:09:34de faire pression
01:09:36également
01:09:36le cortège français
01:09:37vous l'avez compris
01:09:38est bloqué pour l'instant
01:09:38juste à l'extérieur
01:09:39de Bruxelles
01:09:40mais les français
01:09:41également vont arriver
01:09:42on continue à suivre ça
01:09:43sur ces news
01:09:43bien évidemment
01:09:44dans un instant
01:09:44c'est Sonia Mabrouk
01:09:45on se retrouve demain
01:09:46en direct
01:09:46à partir de 10h35
01:09:47à demain
01:09:47et d'ici là
01:09:48soyez pendants
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