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  • il y a 2 mois
Plus de 8 000 enfants sont diagnostiqués gravement malades en France chaque année. Afin de leur permettre d’échapper à leur quotidien pesant, l’association Make A Wish réalise leur vœux, comme chanter avec leur personnalité préférée. Elle est soutenue par Dift, solution qui propose aux particuliers et entreprises des cadeaux solidaires.

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Transcription
00:00Smart Cause, une fois par mois, on met en avant une association soutenue par DIFT qui propose,
00:09vous le savez, aux entreprises et aux particuliers des cadeaux solidaires,
00:12moyens de rediriger les budgets cadeaux vers des causes écologiques et sociétales.
00:17Et aujourd'hui, je reçois Stéphanie Lhermitte. Bonjour.
00:20Bonjour Thomas.
00:21Bienvenue, vous êtes la directrice générale de Make a Wish.
00:24Alors, l'histoire, elle commence en fait il y a 45 ans aux Etats-Unis.
00:28C'est quoi la première histoire, Make a Wish ?
00:31C'est exactement ça. La chaîne de solidarité est née aux Etats-Unis avec un petit garçon, Chris,
00:36qui rêvait de devenir policier. Et puis tout son entourage, sa maman, les amis, sont mobilisés pour lui réaliser son vœu.
00:45C'est comme ça que ça est né et ça existe depuis un peu plus de 20 ans maintenant en France.
00:49Depuis plus de 20 ans en France. Alors, j'ai une première question qui semble peut-être un peu absurde,
00:55mais qui peut solliciter Make a Wish ? C'est évidemment des enfants malades, leur famille.
00:59Mais quand on dit, par exemple, je vais donner des chiffres, plus de 8000 enfants par an qui ont entre 3 et 17 ans
01:06qui sont diagnostiqués avec une maladie grave en France.
01:09Et puis on voit qu'il y a 50 hôpitaux partenaires de Make a Wish à travers la France,
01:13plus de 120 bénévoles engagés, près de 200 vœux réalisés en 2025.
01:16Je voudrais qu'on se concentre sur cette idée de maladie grave.
01:19Parce que c'est quoi une maladie grave ?
01:21Alors, le spectre est très large.
01:25Pour le résumer, c'est toute la difficulté.
01:29C'est une maladie qui impacte profondément la vie de l'enfant,
01:35qui impose tout pour les parents.
01:40Qui prend toute la place d'une certaine façon.
01:41Exactement. Alors en France, on se parle beaucoup de cancer, de leucémie, de problèmes neurologiques.
01:49Mais c'est vraiment des pathologies qui enlèvent une part d'enfance.
01:55Oui. Je vois que la définition, elle est...
01:58Parce que j'imagine que c'est du cas par cas, quand une famille vient vous solliciter.
02:02La particularité de Make a Wish, c'est qu'on travaille avec le médecin hospitalier de l'enfant.
02:09On a nous-mêmes des médecins bénévoles référents qui se parlent de l'éligibilité de l'enfant.
02:15On a un protocole très clair, déjà aussi pour assurer la sécurité et la qualité du vœu.
02:22Donc c'est du cas par cas.
02:24Avec, je redonne le chiffre, là, on est à la fin de cette année.
02:28Donc quasiment 200 vœux réalisés en 2025.
02:31Ça fait un vœu tous les deux jours.
02:32Vous préparez quoi en ce moment, tiens ?
02:34Parce qu'il y a toujours un vœu, ou plusieurs vœux en cours, en préparation.
02:40Peut-être qu'ils vont se faire aujourd'hui, pendant qu'on enregistre, etc.
02:44Exactement.
02:45On a beaucoup de vœux autour du voyage.
02:48C'est très difficile pour un enfant de formuler son vœu.
02:51Je tiens à le rappeler, on ouvre le champ des possibles.
02:54Parfois, ça ne se fait pas après la première rencontre,
02:56mais il faut une deuxième rencontre avec nos bénévoles.
02:59Donc on a beaucoup de vœux autour du Père Noël.
03:01Partir en Laponie, énormément en ce moment.
03:05Puis on a aussi des vœux qui projettent l'enfant dans ce qu'il aimerait faire plus tard,
03:08ce qu'il aimerait devenir.
03:10On a un vœu en ce moment, je voudrais être une danseuse étoile,
03:15où je voudrais chanter avec Santa.
03:17Ça va se faire en février.
03:19Mais je tiens à rappeler qu'un vœu, ce n'est pas un simple cadeau.
03:23C'est un parcours qui dure plusieurs mois,
03:27qui s'inscrit dans le parcours médical de l'enfant.
03:30Et c'est comme ça qu'on arrive à avoir un impact physique, psychologique sur l'enfant.
03:37Il redevient acteur, il choisit, il décide, il se projette.
03:40Et c'est ça qui a de l'impact pour l'enfant, et bien sûr pour sa famille.
03:44Un vœu est toujours réalisé en famille.
03:45Évidemment.
03:45Et on va en reparler, on prendra le temps de cet impact thérapeutique pour les enfants malades,
03:50pour leur famille aussi, ça me semble évidemment très important.
03:53Mais vous disiez finalement, il faut les aider à définir leur vœu.
03:57C'est-à-dire que peut-être ils n'osent pas au départ,
03:59ou alors c'est difficile de se projeter, de dire effectivement le champ des possibles.
04:04C'est vaste.
04:04C'est vrai.
04:05Pour la petite anecdote, on a reçu un mail ce matin d'une maman qui n'osait pas s'adresser à l'association,
04:14faire une demande.
04:16Les familles aussi sont prises dans...
04:18Je disais que la maladie imposait tout,
04:20et elles n'ont pas forcément le temps aussi, de manière très...
04:26de faire une demande.
04:27Elles sont dans toutes ces démarches et dans tout ce parcours médical très très lourd.
04:31Donc à nous, nous rendre visibles.
04:35C'est pour ça qu'on travaille aussi avec les services pédiatriques en Ile-de-France, bien sûr,
04:41et puis au niveau national.
04:43Donc oui, elles n'osent pas toujours faire ces démarches-là.
04:48Et puis on a des bénévoles.
04:51Je dis souvent que le bénévolat, ce n'est pas une ressource gratuite,
04:53parce que chez Make a Wish, on prend vraiment le temps de former nos bénévoles,
04:57de les accompagner, et puis pour justement préparer cette première rencontre
05:03et essayer de bien connaître l'enfant et de l'aider à définir son...
05:08Est-ce qu'il y a des vœux impossibles ?
05:11C'est-à-dire soit parce que le défi est trop grand,
05:13soit parce que la maladie le rend impossible ?
05:16Oui.
05:17On a eu le cas dernièrement d'une jeune fille qui rêvait de nager avec les dauphins.
05:22Sa pathologie, malheureusement, ne pouvait pas rendre le vœu possible.
05:27Donc on essaie de trouver des solutions,
05:30et c'est là où vraiment travailler main dans la main avec le médecin hospitalier,
05:35définir aussi à quel moment démarrer ou inscrire ce parcours de vœux,
05:38c'est très important pour nous.
05:41Alors, il y a les vœux impossibles,
05:44et puis il y a tous ces défis que vous réussissez à relever.
05:47Je ne sais pas s'il y en a un que vous trouvez qui a été plus compliqué que les autres,
05:52plus dingue, qui a demandé un temps, une énergie à toutes les équipes de Make-A-Wish
05:58que vous voulez mettre en avant.
06:03On a trois axes de mobilisation, Thomas.
06:06Un qui est très important, mais qui est propre au monde associatif, je dirais,
06:12c'est de trouver des financements, et c'est très chronophage.
06:16Et on aimerait pouvoir passer plus de temps à consacrer à ces enfants et la mission.
06:22L'année 2025 a été un tournant très marquant sur la levée de fonds pour l'association.
06:28On a quasiment doublé la collecte,
06:31et on a un modèle qui nous épreuve de collaborer avec les entreprises.
06:37C'est plus de 55% de notre modèle de fundraising.
06:42Donc ça a été un vrai challenge de pouvoir les mobiliser,
06:46de comprendre leurs enjeux, comment s'inscrire dans ces enjeux-là de marque l'employeur RH
06:52pour pouvoir construire des partenariats pluriannuels.
06:58Et puis de leur montrer aussi l'impact concret et de mobiliser leurs collaborateurs.
07:03Alors voilà, ça nous a pris beaucoup d'énergie cette année,
07:06et je suis très fière du résultat de l'équipe.
07:09Alors je reviendrai sur les défis impossibles, parce que je suis sûr qu'il y en a plein,
07:12mais ça me permet de parler de Smart Cause, de DIFT, de cette collaboration avec DIFT.
07:18Donc vous faites partie des associations que DIFT aident.
07:22Comment ça se passe et qu'est-ce que ça apporte à Make-A-Wish ?
07:26Je dirais que ça nous a apporté de la visibilité.
07:32Un vrai soutien aussi sur la collecte de fonds.
07:36Quand je dis visibilité, c'est à la fois entreprises,
07:41et aussi depuis peu maintenant avec leurs nouvelles offres,
07:44les particuliers et la collecte digitale.
07:47Chez Make-A-Wish, ça ne représente que 6% de notre budget global.
07:51Donc c'est un vrai levier pour nous.
07:53Ça nous a donné aussi accès à une cible, je dirais, peut-être un peu plus jeune.
08:00Voilà, c'est un vrai partenaire avec lequel on construit des très belles choses.
08:05Je reviens aux vœux.
08:08Est-ce qu'il y a souvent des personnalités des stars ?
08:11Beaucoup.
08:12Beaucoup, bien sûr, liés à l'actualité.
08:15Beaucoup, ça représente à peu près 30% nos vœux, les vœux célébrités.
08:22Je dirais que maintenant, l'association, depuis 20 ans, a su se construire un réseau.
08:28On n'a pas de problème, je dirais, pour les mobiliser.
08:34Généralement, quand on s'adresse à elles, on raconte l'histoire de l'enfant.
08:39C'est plus une question d'agenda et on arrive à les réaliser dans les demandes comme ça, un peu folles.
08:46On a eu une rencontre d'un jeune garçon pour rencontrer le pape, par exemple.
08:52Donc voilà, ces vœux-là, célébrités, sont un peu plus challengeants.
08:56Un peu plus compliqués à contacter, cette célébrité-là.
09:00Mais c'est possible ?
09:01Mais c'est possible.
09:01Vous avez réussi ?
09:02C'est notre job, de rendre l'impossible possible.
09:04Après, il y a des vœux autour de « je voudrais la paix dans le monde », « je voudrais marcher sur la lune ».
09:13Je dirais que ce qui est important, c'est qu'on essaie de comprendre le pourquoi.
09:17Pourquoi c'est important pour un enfant de faire cette chose-là ?
09:24Et c'est là où nos bénévoles sont très créatifs pour essayer de trouver des...
09:29J'ai vu en préparant l'émission un jeune Diego qui a réussi à rencontrer le pilote d'Auralie Sébastien Augier
09:36ou Luana qui a appris l'anglais pour pouvoir chanter avec Ed Sheeran.
09:40Enfin voilà, c'est...
09:41Et donc, ça m'amène à la question de l'effet thérapeutique.
09:45Parce qu'on l'a dit tout à l'heure, il y a plus de 50 hôpitaux qui sont partenaires à travers la France.
09:49Les médecins, ils voient le bénéfice thérapeutique du vœu parce que c'est un parcours, vous nous l'avez dit ?
09:57Exactement. Et c'est ça qui crée de l'impact. L'impact qui se crée dès le moment où nos bénévoles vont à la rencontre de l'enfant.
10:04C'est de pouvoir générer en permanence des émotions positives, pouvoir projeter l'enfant et dire, il y a un après et c'est toi qui décide.
10:13On ne t'impose rien. On a des études d'impact qui montrent tous ces effets positifs qui sont à la fois psychologiques et physiques.
10:2590% des médecins estiment que le parcours de vœux aide l'enfant à mieux adhérer à son traitement.
10:32On voit aussi beaucoup de réductions du stress.
10:35Parce qu'ils redeviennent acteurs d'une certaine façon et ils subissent moins ce qu'il aura. J'essaye de comprendre en fait.
10:43C'est exactement ça et c'est beaucoup la projection.
10:47La durée d'un vœu en moyenne, je sais que oui, c'est 6 à 7 mois.
10:55Donc ça peut paraître long.
10:58Mais c'est comment on projette en permanence l'enfant.
11:01Comment pendant ces 6 à 7 mois, on lui apporte de la joie, du courage.
11:06Et je parlais aussi de l'environnement familial qui est très important de trouver aussi et d'offrir des moments de répit pendant tout ce parcours.
11:18Un dernier mot sur ce gars-là. Vous le faites une fois par an.
11:22Exactement, c'était lundi dernier.
11:23Il vient d'avoir lieu ce 8 décembre.
11:25Alors là aussi, vous cherchez les retombées, la notoriété, le fait de faire parler de Make a Wish.
11:33C'est exactement ça. Il y a deux enjeux.
11:36Bien sûr, celui de lever des fonds.
11:38Ça nous a permis de lever un peu plus de 240 000 euros.
11:41245 000 pour être exact.
11:44Puis il y a un autre enjeu.
11:46C'est de permettre de donner la parole aussi à ses enfants, à ses familles.
11:51De fédérer aussi notre écosystème.
11:55Donc il y a un vrai enjeu, bien évidemment, de faire rayonner l'association.
11:59Et on a la chance chez Make a Wish d'avoir des formidables ambassadeurs
12:03qui permettent aussi de faire rayonner l'association, bien sûr pendant le gala, mais toute l'année.
12:09Donc vous parliez du pilote Sébastien Augier.
12:12On a beaucoup de champions, beaucoup de sportifs chez Make a Wish.
12:15On a aussi Pierre Gasly, depuis peu Hélène Malarino, un ambassadeur historique, Tony Parker.
12:23Voilà, on a la chance d'avoir leur soutien.
12:26Merci beaucoup Stéphanie Lermitte et bon vent à Make a Wish.
12:30On passe tout de suite à notre débat.
12:33On va mettre à l'honneur des chercheuses d'avenir.
12:38Merci à tous.
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