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Tous les midis et pendant tout l'été, les invités de #MidiNewsEte débattent des grands thèmes de l'actualité
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00:00:00Bonjour à tous et bienvenue dans MidiNews été. Nous sommes ensemble pendant deux heures.
00:00:05Je vous présente mes invités dans un instant, mais d'abord le point sur l'actualité avec Valentin Rouillon.
00:00:10Bonjour Valentin.
00:00:11Bonjour Elodie et bonjour à tous. On commence avec cette nouvelle vague de chaleur qui s'installe en France jusqu
00:00:18'à la fin de la semaine prochaine.
00:00:1913 départements sont placés en vigilance orange pour canicule, 8 pour orage.
00:00:24Les températures devraient grimper jusqu'à 39 degrés. En fin d'après-midi, on attend une dégradation orageuse sur le
00:00:31sud-ouest avec notamment un important épisode de grêle.
00:00:35Important incendie au Canada. L'état d'urgence a été déclaré. 20 000 personnes ont dû quitter leur domicile.
00:00:40Plus de 10 000 hectares ravagés en Colombie-Britannique. Poussé par les vents, le feu progresse rapidement et menace plusieurs
00:00:46zones habitées.
00:00:47Certaines personnes ont dû être évacuées par les airs. Le Canada qui connaît déjà l'une de ces périodes les
00:00:53plus difficiles face aux feux de forêt.
00:00:56Et puis au Japon, ce dimanche 9 août marque le 81e anniversaire des bombardements atomiques de Nagasaki.
00:01:03Les dirigeants japonais en profitent pour relancer le débat sur la dissuasion nucléaire le 6 août 1945 sur Hiroshima.
00:01:10Puis le 9 août, au-dessus de Nagasaki, les Etats-Unis larguaient des bombes atomiques.
00:01:14210 000 personnes sont tuées. C'est la seule fois que des armes nucléaires étaient utilisées dans un conflit armé.
00:01:21Merci beaucoup Valentin Rouillon. On vous retrouve à 11h30 pour un prochain journal.
00:01:25Les invités qui m'accompagnent pendant ces deux heures.
00:01:28Myriam Djabali-Larak, bonjour.
00:01:29Bonjour.
00:01:30Professeur d'économie et présidente de l'association Regards lycéens.
00:01:33Évandrie de Garpelle, bonjour.
00:01:34Bonjour.
00:01:35Journaliste. On va commencer cette émission en évoquant la situation du côté de Ceuta,
00:01:41puisque la crise migratoire continue de faire monter la tension dans cette enclave.
00:01:47Certes, des dizaines de milliers de migrants ont déjà quitté l'enclave,
00:01:51mais plusieurs milliers y sont toujours bloqués.
00:01:54Et vendredi, c'est une tentative d'intrusion dans un commerce qui a semé la panique.
00:01:58En centre-ville, le reportage sur place est signé Thibault Marchoteau et Malo Steiner avec le récit de Chloé Tarka.
00:02:05Une scène de panique en plein cœur de Ceuta.
00:02:09Vendredi, une quarantaine de migrants restés dans l'enclave espagnole tentent d'entrer dans un commerce.
00:02:14Très vite, la scène dégénère.
00:02:17Coincée derrière son comptoir, la commerçante tente tant bien que mal de protéger son magasin.
00:02:22Bien sûr, j'ai eu peur et j'ai voulu fermer le store,
00:02:25mais ils commençaient déjà à se marcher les uns sur les autres.
00:02:29C'était comme une avalanche, comme ils essayaient de rentrer,
00:02:32et moi, je ne voulais pas qu'ils rentrent.
00:02:35Sur place, la pression est telle que la commerçante tente de fermer son magasin,
00:02:39mais la foule continue de pousser.
00:02:42Je suis montée sur le comptoir, en hauteur, et j'ai commencé à fermer la fenêtre,
00:02:47mais ils m'en empêchaient.
00:02:48Ils m'en empêchaient, ils me poussaient.
00:02:50Ils m'ont repoussée jusque là-bas, quand enfin la police est arrivée.
00:02:55C'est en effet l'arrivée des policiers qui provoque la fuite de ces migrants.
00:02:59Pour cette commerçante, la situation n'est plus tenable.
00:03:02Horrible, horrible, ça m'a donné une crise de panique.
00:03:05Je ne pouvais plus respirer.
00:03:07On ne peut pas travailler comme ça, je vis dans la peur.
00:03:10Ce n'est pas une manière de faire.
00:03:11On ne peut pas travailler comme ça.
00:03:14Selon le président de Ceuta,
00:03:16entre 8000 et 11000 migrants illégaux vivraient actuellement dans l'enclave.
00:03:21Et on se rend justement sur place.
00:03:23On rejoint Thibaut Marcheteau et Malo Steiner.
00:03:25Bonjour et merci à tous les deux d'être avec nous.
00:03:28On le voit Thibaut, une population de Ceuta qui commence à en avoir marre
00:03:33et d'ailleurs avec un rassemblement citoyen qui est organisé ce soir.
00:03:41Absolument, Elodie.
00:03:42C'est à la une de la presse locale ici, à El Pueblo des Ceuta,
00:03:45qui parle donc d'un rassemblement qui aura lieu, vous l'avez dit, ce soir à 20h,
00:03:49place de la Constitution.
00:03:49C'est la plus grande place de cette ville, de l'enclave espagnole.
00:03:54Il titre Ceuta Nocerinde.
00:03:56Ceuta ne se rend pas.
00:03:58Ceuta doit continuer à tenir face à cet afflux de migrants.
00:04:03On appelle un sursaut citoyen à élever la voix.
00:04:06Un rassemblement transpartisan.
00:04:08Et vous l'avez dit, le président de Ceuta, dans ce même journal,
00:04:13a pris la parole et a évoqué les chiffres donnés par Madrid.
00:04:16Et notamment Madrid qui évoquait au moins 2 000 personnes qui étaient restées dans l'enclave
00:04:20après cette gigantesque vague migratoire.
00:04:22Selon le président Juan Neves, le président de Ceuta, il serait entre 8 et 11 000.
00:04:27Nous sommes sur la plage de Benitez, ici à Ceuta.
00:04:31Et vous le voyez sur ces images de Malo Steiner, tous ces migrants qui se sont massés sur la plage,
00:04:36tout simplement parce que les structures d'accueil de migrants, elles débordent, elles sont pleines à craquer.
00:04:42Alors on dirige ces migrants sur la plage.
00:04:44Ça fait maintenant plus d'une semaine que cette situation dure comme celle-ci.
00:04:48On sait également que le président demande au gouvernement espagnol de maintenir la présence de l'armée sur l'enclave
00:04:57espagnole,
00:04:58notamment à proximité des points stratégiques, notamment la gare maritime, mais aussi la frontière.
00:05:03Également plus de forces de sécurité, que ce soit la guardia civile ou la police.
00:05:07Et enfin, un nombre plus important de membres de l'immigration espagnole pour faciliter et accélérer le retour de ces
00:05:17migrants au Maroc.
00:05:19Puisque le président évoque aussi, il passe un message à tous ces migrants.
00:05:23Ici, il n'est pas possible d'avoir des papiers.
00:05:24Il n'est pas possible non plus de rejoindre le continent européen.
00:05:28Alors la seule solution, c'est de retourner au Maroc.
00:05:30Merci beaucoup Thibault Marchoteau avec les images de Malo Steiner.
00:05:33Pour aller un peu plus loin, nous sommes avec Fernand Gontier.
00:05:36Bonjour, ancien directeur central de la police aux frontières.
00:05:40On vient de le voir, cela fait plus d'une semaine maintenant qu'on a environ 2000 migrants qui restent
00:05:45dans cette enclave de Ceuta.
00:05:47Une situation dramatique pour les migrants et pour les habitants.
00:05:50Parce qu'en fait, on voit bien que pour ceux qui sont restés, il n'y a absolument aucune solution
00:05:55finalement.
00:05:57Oui, d'ailleurs, il y a une querelle des chiffres qui apparaît d'ores et déjà.
00:06:01Puisqu'on nous avait annoncé que la quasi-totalité des migrants était repartie, à l'exception des mineurs non accompagnés.
00:06:07Or, ce n'est pas tout à fait le cas.
00:06:10Effectivement, on aurait apprécié d'avoir des chiffres un peu plus précis du Royaume d'Espagne.
00:06:15Est-ce que les migrants qui sont restés sur Ceuta sont des non-marocains ?
00:06:20Est-ce que ce sont des subsahariens ? Est-ce qu'il y a une difficulté à les identifier, à
00:06:26les réadmettre ?
00:06:27C'est en toute logique, dans un espace comme celui de Schengen, la transparence est la règle vis-à-vis
00:06:35des autres pays qui en sont membres.
00:06:38De telle façon, à ce qu'il y ait une pression qui soit faite, le cas échéant, diplomatique par l
00:06:44'Union européenne, sur le Royaume-Dieu Maroc.
00:06:46Donc, on ne voit pas bien comment la situation est gérée sur l'enclave.
00:06:52En tout cas, pour l'instant, ce sont des nids-nids, nids transférables, nids éloignables.
00:06:57Et ça, c'est le pire des cas de figure, notamment pour la sécurité de l'enclave et de ses
00:07:02commerçants, comme vous l'avez montré.
00:07:04Ce qu'on voit aussi, c'est que, notamment pour la problématique des mineurs non accompagnés, il y a très
00:07:09peu de places d'accueil à Ceuta.
00:07:11Donc, en fait, les centres ont été immédiatement, évidemment, surchargés.
00:07:15Et donc, ce qu'on propose à ces migrants aujourd'hui, et Thibaut Marcheteau le racontait très bien,
00:07:20on leur demande de rester de préférence sur la plage, dans l'attente d'on ne sait quoi.
00:07:25Et donc, forcément, on l'entendra tout à l'heure, ils disent qu'ils n'ont pas assez à manger,
00:07:28qu'ils n'ont aucun moyen d'être aidés.
00:07:31Et donc, il y a ces pillages de commerce qui en découlent.
00:07:35Absolument.
00:07:35Là, je crois que l'Espagne est confrontée à ses propres turpitudes, dans la mesure où les mineurs non accompagnés,
00:07:43ou en tout cas prétendus comme tels, ne sont pas transférés sur le continent européen,
00:07:50ce qui serait normalement le cas dans le cadre d'un placement dans un foyer,
00:07:54puisque l'intérêt supérieur de l'enfant, c'est d'être à l'abri, à la fois avec le gîte
00:08:00et le couvert.
00:08:00Or, là, ce n'est pas le cas, puisqu'on les laisse sur la voie publique, livrés un peu à
00:08:05eux-mêmes,
00:08:06ce qui n'est ni dans l'intérêt supérieur de l'État, ni dans le contrôle de l'immigration et
00:08:12du contrôle des frontières.
00:08:13Donc, oui, on a une vraie difficulté.
00:08:16Encore faut-il aussi qu'il y ait des démarches entreprises par l'Espagne,
00:08:21en vue de les faire réadmettre vers le Maroc.
00:08:24Parce que je rappelle que le Maroc a une convention bilatérale avec le Maroc,
00:08:30qui permet la reprise, la réadmission des mineurs non accompagnés.
00:08:34Donc, il faut faire jouer cette convention bilatérale, qui est adaptée à la situation.
00:08:40Parce que l'intérêt des enfants, c'est en tout cas d'être réaccompagnés vers leur foyer et vers leur
00:08:47pays.
00:08:48Merci beaucoup, Fernand Gontier, d'avoir été avec nous, ancien directeur central de la police aux frontières.
00:08:54Ce qu'on voit, évidemment, Myriam, comme le disait Fernand Gontier, d'abord, c'est une réguerre des chiffres.
00:09:00Personne, en réalité, n'a l'air de savoir précisément combien de migrants, mineurs non accompagnés ou non, d'ailleurs,
00:09:05sont encore à Ceuta.
00:09:07On ne sait pas combien ils sont.
00:09:09Et, pardon de le dire comme ça, on ne sait pas quoi en faire.
00:09:11On leur dit rester sur la plage.
00:09:12Et donc, forcément, les habitants sont en train de payer, les pièges de magasins sont en train de supporter une
00:09:17certaine délinquance aussi, qui peut aller avec.
00:09:19Oui, c'est l'illustration du drame humanitaire qu'est la question migratoire.
00:09:23Là, on découvre, parce que l'ampleur est exceptionnelle, Ceuta s'est transformé en quelques jours en laboratoire européen de
00:09:29la pression migratoire.
00:09:31Et ça nous rappelle que derrière, il y a toutes les histoires de passeurs, qui est une véritable mafia en
00:09:36amont et en aval.
00:09:37C'est une mafia économique.
00:09:38En même temps, il en reste 2000.
00:09:42Qu'ils soient jeunes ou qu'ils soient plus âgés, mineurs ou adultes, qu'ils soient marocains ou plus de
00:09:48l'Afrique occidentale, ça ne change rien au problème, en vérité.
00:09:52Bien sûr.
00:09:52Parce que la difficulté d'identification, il faut qu'elle émane également d'une volonté des deux pays.
00:09:58La question bilatérale de l'accord de 2007 entre l'Espagne et le Maroc, ça devrait être un accord entre
00:10:04le Maroc et l'Europe.
00:10:05Parce que Ceuta, ce n'est pas l'affaire que de l'Espagne.
00:10:07Ceuta, c'est l'affaire de toute l'Europe, comme d'ailleurs Lampedusa, comme d'ailleurs les côtes en Grèce.
00:10:13Et derrière ce drame humanitaire, des jeunes ou des moins jeunes, en l'occurrence, ils volent pour manger.
00:10:18Manger, c'est un droit humain élémentaire.
00:10:22Je vous rappelle que dans la pyramide de Maslow, tout être humain, et même dans le droit tout être humain,
00:10:25on a le devoir de nourrir et de loger.
00:10:28Ça, ce sont des droits universels et internationaux.
00:10:31Alors, bien sûr qu'après, on va leur dire, c'est l'Eldorado, l'Europe.
00:10:35C'est l'Eldorado, mais en même temps, vous savez, les passeurs peuvent raconter une histoire.
00:10:39Mais il y a ceux qui sont arrivés avant cela et à qui on a dit, oui, vous allez souffrir
00:10:45quelques jours.
00:10:46Oui, ça va être difficile parce que ne soyons pas naïfs, mais derrière, ce sera toujours mieux que chez vous.
00:10:51Et ces jeunes ne viennent pas uniquement parce que dans leur village, dans leur ville, ça va mal.
00:10:57Ils sont quelquefois utilisés comme manes financières.
00:11:00Bien sûr.
00:11:00Donc, cette question migratoire, c'est une nouvelle question migratoire qui pèse plus sur la question de l'immigration,
00:11:06qui pèse de plus en plus fort parce qu'évidemment, la question migratoire est très large.
00:11:09Mais là, on parle de migrants, de passeurs, de réseaux économiques dans lesquels plusieurs institutions bouffent, il faut le dire,
00:11:17mangent.
00:11:18Et voilà le drame auquel on veut fermer les yeux en découvrant.
00:11:21Mais on s'attendait à quoi quand on voit 2000 personnes sur une plage qui ont faim ?
00:11:25On s'attendait à quoi ? 20 km² ?
00:11:27À minima, d'ailleurs, 2000 personnes.
00:11:28Oui, là, je trouve qu'ils sont très gentils.
00:11:30Et puis, je trouve qu'ils sont quand même très gentils.
00:11:33Un magasin, alors bien sûr, la pauvre dame, mais 20 km², 80 000 habitants.
00:11:38L'Europe qui regarde aux spectatrices comme si qu'il y a l'hypocrisie en même temps, comme si ce
00:11:42n'était pas son affaire.
00:11:44Mais je vous informe juste que dans 2-3 mois, ces jeunes ou ces moins jeunes, on les retrouvera ou
00:11:49en France, ou en Italie, ou en Allemagne, ou en Belgique.
00:11:53Voilà la vérité.
00:11:54Et on va écouter justement dans un instant certains migrants parce que notre équipe de reporters sur place a pu
00:11:59les interroger.
00:12:00Vendry, je repense le terme qu'a utilisé Myriam, de laboratoire de ce qu'est l'immigration quand elle n
00:12:06'est pas contrôlée.
00:12:06C'est-à-dire qu'on voit une arrivée massive de migrants.
00:12:10On nous dit qu'ils sont repartis.
00:12:11En réalité, personne n'a les mêmes chiffres.
00:12:13Donc, on voit bien que non seulement il n'y a pas de transparence, mais il y a sans doute
00:12:16en plus une mauvaise connaissance de ce qui se passe.
00:12:18Avec des personnes laissées comme ça sur une plage, comme le disait Myriam, ce n'est pas l'histoire de
00:12:24l'Espagne.
00:12:24C'est le sujet de l'Europe tout entière.
00:12:27Parce qu'ils sont sur cette plage.
00:12:29Un jour ou l'autre, ils arriveront à passer.
00:12:30Ce n'est vraiment pas garanti qu'ils veuillent y aller en Espagne.
00:12:32C'est même plutôt garanti d'ailleurs que l'Espagne est un point de passage, notamment vers la France.
00:12:36Oui, je n'ose pas imaginer que les dirigeants européens découvrent aujourd'hui qu'en réalité,
00:12:41tous ces migrants importent avec eux dans leur bagage l'insécurité qui y règne.
00:12:45On a parlé du pillage de commerce.
00:12:47Mais rappelez-vous aussi, dans les premiers jours de la crise de Ceuta,
00:12:51il y avait beaucoup de migrants qui se sont installés dans un cimetière et qui l'avaient en réalité dégradé.
00:12:55Et je crois que cette image de ce cimetière est assez marquante,
00:13:00puisqu'on arrive là dans une invasion humaine, culturelle et religieuse.
00:13:07Et donc, on voit là la vieille Occident chrétienne se faire envahir.
00:13:12Et on parle beaucoup d'ingérence étrangère en ce moment,
00:13:14que ce soit dans la campagne politique de Gabriel Attal ou ailleurs.
00:13:17Mais cette crise de Ceuta, c'est une ingérence en tant qu'elle.
00:13:22Mais là, ça a l'air de moins choquer, bizarrement, cette ingérence-là.
00:13:24C'est une volonté de déstabiliser les pays européens.
00:13:26Et donc, c'est effectivement, on parlait de l'accord entre l'Espagne et le Maroc.
00:13:31Et bien, ça fait partie, en fait, d'une stratégie de déstabilisation des pays arabo-musulmans
00:13:37sur notre sol, le sol européen.
00:13:40Et donc, je crois que les Européens le savent très bien.
00:13:43Ils n'en veulent plus.
00:13:44Et c'est pour ça qu'il y a notamment ce rassemblement ce soir à Ceuta.
00:13:49Il suffit de lire en Europe, notamment le livre « Les moissons de la colère » de Alexandre-Charles Sapin,
00:13:55qui explique que dans toute l'Europe, on a un vent de liberté et d'identité,
00:14:02en réalité, de retour à notre identité dans tous les pays européens.
00:14:06Et c'est comme ça qu'en réalité, ce qu'on appelle les populistes remontent dans les scores électoraux et
00:14:13dans les urnes.
00:14:14Et on va en parler, justement, de tous ces pays qui ont pratiqué, finalement, cet appel d'air
00:14:18et qui reviennent dessus, notamment au Royaume-Uni.
00:14:21Je vous le disais, notre équipe de reporters a pu échanger quelques mois
00:14:25avec un certain nombre de migrants qui sont sur place.
00:14:27Ils décrivent la situation qu'ils semblent découvrir, sans doute encouragés par certains passeurs.
00:14:33Ils disent aussi qu'ils ne comptent pas rester, évidemment, à Ceuta.
00:14:36Les témoignages ont été recueillis par Malo Steiner et Thibault Marcheteau.
00:14:40Les rues, les parcs et les plages de l'enclave espagnole, totalement saturées.
00:14:45Sans solution de logement, les quelques 2000 migrants qui sont restés à Ceuta,
00:14:49errent dans les rues, sous un soleil de plomb.
00:14:52C'est dur, la situation ici, c'est dur, c'est dur, c'est dur.
00:14:56Une seule fois dans la journée, on mange une seule fois dans la journée,
00:14:59on dort sur la fraîcheur, comme ça, on dort sur la mer,
00:15:04il n'y a rien, il n'y a rien, la couverture, on n'a pas de couverture.
00:15:08On dort ici, on n'a pas trouvé de nouvelles, jusqu'à maintenant, on n'a pas trouvé de nouvelles
00:15:12ici.
00:15:12Il faut patienter des heures pour respirer et récupérer un peu de nourriture.
00:15:16Dans un autre quartier, les femmes et les enfants ont été placés sous cette tente de fortune
00:15:20et profitent de l'aide apportée directement par les habitants de Ceuta.
00:15:24Une situation critique à laquelle ne s'attendait pas cette adolescente marocaine.
00:15:29On s'attendait à plus d'aide de la part de la police, mais personne ne nous aide.
00:15:33Comme je suis mineure, on m'avait dit qu'on allait m'aider, mais ce n'est pas le cas
00:15:37pour le moment.
00:15:38Rachid, 46 ans, vivait à Agadir. Il explique les raisons de son départ.
00:15:57Tous les migrants encore présents à Ceuta, avec qui nous avons pu parler, affirment une seule et même chose.
00:16:02Il est hors de question de faire demi-tour et de rentrer au Maroc.
00:16:05Tous essaieront, par tous les moyens, de rejoindre le continent européen.
00:16:10Claude Moniquet, vous êtes avec nous. Bonjour à notre spécialiste terrorisme et renseignement.
00:16:14C'est intéressant, ces témoignages de migrants, parce qu'on voit bien derrière, sans doute, tout le discours des passeurs.
00:16:19Ils se plaignent de découvrir qu'ils n'ont rien, pas d'endroit où dormir, rien pour manger.
00:16:24Ils se plaignent aussi que les aides et que la police, finalement, ne soient pas là pour agrémenter un petit
00:16:30peu leur quotidien.
00:16:31C'est-à-dire qu'on a sans doute promis beaucoup à ces migrants et ils découvrent qu'en réalité,
00:16:36ils n'auront sans doute pas grand-chose.
00:16:38Oui, il le dit en effet, mais c'est un peu le discours général des passeurs.
00:16:43Les passeurs arrivent à convaincre des familles de faire des dépenses énormes à l'échelle de leurs revenus
00:16:50pour que l'un ou deux de leurs membres puissent tenter l'aventure européenne.
00:16:55Et puis, en leur promettant le beau d'or, des aides, un logement, pas d'attour du travail, etc.
00:17:04Et puis, à l'arrivée, beaucoup, en fait, terminent soit sur les plages de Sotas,
00:17:08soit en France, sur les plages du Pas-de-Calais, dans l'attente d'un passage vers le Royaume-Uni.
00:17:14L'histoire de l'immigration clandestine, de l'immigration illégale, ça a toujours été ça.
00:17:18Et ça l'est de plus en plus. Ce sont de fausses promesses que, malheureusement,
00:17:24les gouvernements européens ne font pas grand-chose pour contrer.
00:17:28En tout cas, à aucun moment, on a vraiment eu de démonstration européenne
00:17:33qui mettrait peut-être un frein, ne l'arrêterait pas, mais qui mettrait peut-être un frein à ces tentatives,
00:17:38qui serait de dire qu'il n'y a aucun avenir en Europe pour un immigrant illégal,
00:17:43comme le font les Australiens, comme le font d'autres pays.
00:17:47En Europe, on ne le fait pas. Donc, effectivement, ce mouvement va continuer,
00:17:50même si à l'arrivée, pour la plupart, pour l'immense majorité de ces migrants,
00:17:56ce sera la désillusion. Et malheureusement pour certains, ce sera la mort.
00:18:00Oui, parce qu'on rappelle qu'il y a déjà 70 personnes qui ont perdu la vie
00:18:03dans des tentatives de traversée. On le disait, Claude, ce soir,
00:18:07il y a ce rassemblement citoyen organisé à Ceuta.
00:18:09Je voudrais qu'on prenne un peu plus de hauteur également avec vous,
00:18:12parce que dans un certain nombre de pays, ça a été le cas notamment au Royaume-Uni,
00:18:16dans des pays qui ont pratiqué les appels d'air et l'appel à l'immigration,
00:18:20on voit de plus en plus les populations qui disent « on en a marre,
00:18:24on est contre cette immigration totalement incontrôlée ».
00:18:28Il y a véritablement un mouvement aussi chez les populations qui commencent à émerger.
00:18:33Oui, tout à fait. Il y a des exemples significatifs.
00:18:36Il y a une dizaine de pays en Europe dans lesquels on a assisté ces deux dernières années
00:18:40à des manifestations de masse et parfois, malheureusement, à des émeutes et à des violences
00:18:44liées à l'immigration essentiellement clandestine, mais parfois même à l'immigration tout court.
00:18:49C'était souvent d'ailleurs après des faits de société qui avaient été,
00:18:53entre autres, le fait de certains migrants.
00:18:57Et dans ces pays, il y a des pays qui ont été longtemps extrêmement accueillants,
00:19:02comme le Royaume-Uni, comme les Pays-Bas, comme l'Allemagne.
00:19:08Rappelons quand même que l'Allemagne, à l'époque d'Angela Merkel,
00:19:11avait ouvert largement ses portes et avait d'ailleurs,
00:19:13comme l'Espagne l'a annoncé par la bouche de Pedro Sánchez il y a quelques semaines,
00:19:20avec sa régularisation de 500 000 personnes.
00:19:24L'Allemagne avait fait exactement la même chose il y a une dizaine d'années.
00:19:27Unilatéralement, Mme Merkel avait dit qu'on allait accueillir un million d'immigrés,
00:19:31ce qui avait créé un immense appel d'air vers l'Europe.
00:19:36Et effectivement, dans la plupart de ces pays, on assiste aujourd'hui à un retour en arrière.
00:19:42Une dizaine de pays dans lesquels il y a eu, je l'ai dit, ces manifestations.
00:19:46Neuf pays européens qui ont rétabli les contrôles extérieurs aux frontières.
00:19:52Il y a une dizaine de pays qui ont par ailleurs durci les conditions d'accueil.
00:20:00Donc on voit bien qu'aujourd'hui en Europe, c'est machine arrière sur cette question.
00:20:05Et que cette question de l'immigration va peser très lourd dans les élections à venir,
00:20:09dans plusieurs pays européens, y compris dans des pays d'ailleurs
00:20:12dans lesquels il n'y a pas eu de mobilisation de masse.
00:20:14On n'a pas eu, par exemple, en Autriche, en France, en Italie,
00:20:18on n'a pas vu, comme en Grande-Bretagne, comme en Pologne,
00:20:21on n'a pas vu de grandes manifestations anti-immigration.
00:20:24Et pourtant, les partis politiques qui portent un programme très restrictif sur l'immigration,
00:20:28on le vend pour que ce soit en France, que ce soit en Italie où ils sont au pouvoir,
00:20:32ou que ce soit au Royaume-Uni.
00:20:34Merci beaucoup, Claude Moniquet, pour toutes ces précisions.
00:20:37Et justement, on va dire un mot de la situation en France.
00:20:40Avec vous, Pierre Crépy, bonjour.
00:20:42Bonjour.
00:20:42Et merci de nous avoir rejoints, puisque dans son interview au journal du dimanche,
00:20:46David Lissnard dévoile des chiffres records, dit-il, concernant l'immigration légale.
00:20:51Cette fois, en France, en 2025.
00:20:53Vous avez vous-même vérifié ces chiffres.
00:20:55Est-ce que ceux qui sont cités par David Lissnard précisément sont justes ?
00:20:58Alors, comme vous l'avez dit, on parle bien ici d'immigration légale.
00:21:01En tout cas, c'est ce passage que David Lissnard cite.
00:21:03En réalité, il y a eu une mise à jour des chiffres qui a été faite.
00:21:08David Lissnard cite les premières estimations du ministère de l'Intérieur faites en janvier dernier.
00:21:12Mais en juin dernier, il y a eu de nouveaux chiffres qui ont été révélés.
00:21:15En réalité, ils n'ont pas beaucoup changé.
00:21:17Vous le voyez, les premiers titres de séjour délivrés, selon le rapport de janvier 2026,
00:21:21étaient à 384 000.
00:21:23On est passé à 377 000.
00:21:25Donc, la hausse passe de 11 à 9 %.
00:21:29Par rapport à 2024.
00:21:30Concernant les renouvellements de titres de séjour, on passe de 955 000 à 944 000.
00:21:36Donc, là encore, c'est une diminution relative des chiffres.
00:21:39Mais le message de David Lissnard reste inchangé.
00:21:42La petite précision, par contre, qui est faite par rapport à la citation de David Lissnard,
00:21:46c'est que lui mentionne que ces chiffres-là sont hors droit d'asile.
00:21:49En réalité, quand on regarde les rapports du ministère de l'Intérieur,
00:21:52il y a quand même une partie de ces gens, 84 000 pour être précis,
00:21:56qui sont inclus dans les titres humanitaires,
00:21:58qui ont augmenté de 56 % par rapport à l'année 2024.
00:22:02Dedans, on y inclut les réfugiés et les apatrides,
00:22:04qui ont augmenté de 39 %,
00:22:06la protection subsidiaire, qui a augmenté de 115 %,
00:22:09et aussi une minorité d'étrangers malades.
00:22:12Merci beaucoup, Pierre.
00:22:13On a peu de temps, mais une réaction quand même rapide chacun.
00:22:16Vendrie de Guerpel, on voit que la France n'arrive pas du tout
00:22:18à gérer l'immigration illégale, ça y a peu de doute,
00:22:21et que même sur l'immigration légale,
00:22:23tous les chiffres sont en augmentation.
00:22:26Alors, effectivement, qu'on soit à 9 ou 11 % d'augmentation,
00:22:28pour le coup, c'est quand même bien la même tendance.
00:22:30Oui, c'est bien la même tendance.
00:22:31On va vers une augmentation, c'est certain.
00:22:34On n'a jamais eu de politique, en tout cas ces dernières années,
00:22:37qui avaient une vraie volonté d'arrêter et de stopper cette immigration,
00:22:41puisque les derniers gouvernements que nous avons eus
00:22:45étaient plutôt à gauche,
00:22:46et donc avaient plutôt la volonté d'accueillir.
00:22:49Et je crois qu'aujourd'hui, les Français envoient depuis quelques années,
00:22:52au fur et à mesure des scrutins, des signaux, des messages
00:22:55qui expliquent qu'ils ne veulent plus d'immigration en réalité,
00:22:58et en tout cas qu'ils ne veulent plus aussi des effets de l'immigration.
00:23:01Ce qui est assez intéressant, c'est que dans le top 3,
00:23:03des préoccupations des Français, il y a l'immigration,
00:23:06l'insécurité et le pouvoir d'achat.
00:23:08Et donc on voit, on verra ce qui va se passer en 2027
00:23:11pendant les élections présidentielles,
00:23:12mais ce sera un sujet important.
00:23:14Évidemment, et on voit une politique un peu à rebours
00:23:17de l'opinion publique, comme vous le disiez.
00:23:19On marque une première pause.
00:23:20Merci Pierre d'avoir été avec nous.
00:23:22Et on parlera de ce courrier que CNews s'est procuré,
00:23:25rédigé par Gérald Darmanin,
00:23:27à l'adresse du ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez.
00:23:29Il revient sur les plaintes,
00:23:32la revue des plaintes concernant les violences sexuelles faites aux enfants.
00:23:35Les constatations font froid dans le dos.
00:23:37On en parle juste après la pause.
00:23:42De retour pour la deuxième partie de Midi News.
00:23:45On va entamer cette partie avec le rappel de l'actualité de Valentin Rouillon.
00:23:48Rebonjour Valentin.
00:23:49Rebonjour Elodie et bonjour à tous.
00:23:51On commence avec cette information sur les violences sexuelles sur mineurs.
00:23:55Vous allez largement y revenir, Elodie, dans Midi News.
00:23:58Et ce courrier de Gérald Darmanin,
00:24:00qui pointe de graves défaillances dans les enquêtes.
00:24:02Le garde des Sceaux a transmis ce document de 12 pages au ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez.
00:24:07Il évoque notamment un stock fantôme de dossiers non transmis à la justice.
00:24:12À Nîmes, par exemple, 1275 procédures n'avaient pas été signalées au parquet.
00:24:17Ou autre exemple, à Bourges, avec une quinzaine de dossiers qui auraient été perdus.
00:24:22Le feu reprend dans la Drôme.
00:24:24L'incendie qui était stabilisé a de nouveau progressé dans la nuit.
00:24:27Les flammes ont parcouru 9 hectares supplémentaires,
00:24:30portant désormais la surface brûlée à 320 hectares.
00:24:33Plus de 400 pompiers et 3 hélicoptères bombardiers d'eau sont mobilisés.
00:24:37La Drôme, qui reste placée en vigilance orange, canicule.
00:24:42Et puis à l'international, en Bulgarie,
00:24:44un drone explosif s'est écrasé hier près de la frontière avec la Roumanie.
00:24:48Et la zone était tout près d'un gazoduc stratégique qui relie la Turquie à l'Ukraine.
00:24:52Aucune victime n'est à déplorer, mais Sofia soupçonne l'Ukraine
00:24:56et a convoqué son ambassadrice de son côté Kiev,
00:24:59dément avoir visé la Bulgarie.
00:25:02Merci beaucoup Valentin Rouillon.
00:25:04Je suis toujours avec Vendrie de Guerpel et Myriam Djabali-Larak.
00:25:08Et Jacques Ayac, c'est le rond de bonjour.
00:25:09Bonjour.
00:25:10Président du syndicat CFTC Police.
00:25:12On va parler justement avec vous de cet état défaillant
00:25:16dans la prise en compte des violences sexuelles faites aux enfants.
00:25:19Valentin, vous en parlez dans le journal.
00:25:20C'est l'objet d'un courrier entre Gérald Darmanin et le ministre de la Justice.
00:25:24CNews a pu se procurer ce document.
00:25:27On voit que les violences sexuelles contre les mineurs sont une priorité.
00:25:31Dans les faits, on voit à quel point cela coince.
00:25:33Les explications de Tancred Guy-Hautel et François Tiskevitch.
00:25:37C'est un document accablant de 12 pages que CNews a pu se procurer.
00:25:41Des milliers de dossiers portant sur des violences sexuelles faites aux enfants
00:25:45ne débouchent sur aucune procédure.
00:25:47Voilà ce qu'a indiqué Gérald Darmanin à Laurent Nunez dans un courrier envoyé fin juillet.
00:25:53Le ministre de la Justice y pointe les défaillances des services d'enquête de police et de gendarmerie
00:25:58dans la prise en compte des violences sexuelles faites aux enfants.
00:26:01Ces services ne transmettraient pas des dossiers au parquet,
00:26:04créant ainsi un gigantesque stock fantôme de dossiers non répertoriés par la justice.
00:26:08A Nîmes, par exemple, les procureurs ont découvert 1275 procédures fantômes,
00:26:14tandis que 905 ont été relevées à Caen.
00:26:18A Melun, selon le document, de très nombreuses procédures ont été laissées sans investigation
00:26:23pendant des mois voire des années,
00:26:25alors même que l'auteur était souvent désigné ou aisément identifiable.
00:26:29Des procédures ont été aussi tout simplement perdues.
00:26:33Une quinzaine à Bourges, 17 à Angers et 6 à Annecy.
00:26:36En cause, selon Gérald Darmanin, des enquêteurs mal formés, un manque d'effectifs,
00:26:41voire même parfois un investissement professionnel insuffisant des services.
00:26:45Le désinvestissement de la hiérarchie intermédiaire est relevé dans la quasi-totalité des ressorts
00:26:50et plus particulièrement en zone police.
00:26:53Des défaillances qui seront discutées le 3 septembre prochain
00:26:56entre le ministre de la Justice et le ministre de l'Intérieur.
00:27:00On sera dans un instant avec un avocat pénaliste,
00:27:03mais je commence avec vous, Axel Ronde, donc des procédures perdues, non transmises,
00:27:08des mauvaises formations, un manque d'investissement et peut-être un manque de moyens.
00:27:13J'imagine que ce n'est pas volontairement que ces procédures sont perdues ou non transmises.
00:27:17Non mais bien évidemment, mais de qui se moque-t-on ?
00:27:19M. Gérald Darmanin était ministre de l'Intérieur.
00:27:22Pourtant, les syndicats de police ont alerté depuis des années et des années
00:27:26sur les problématiques des plaintes dans notre pays.
00:27:29Parce que ça ne concerne pas que les violences sexuelles sur les enfants mineurs.
00:27:33Ça concerne l'ensemble des Français qui déposent plainte.
00:27:36Il faut savoir que les parquetiers se déplacent dans les commissariats
00:27:38pour faire du classement sans suite.
00:27:40Quand vous avez des enquêteurs qui sont débordés,
00:27:42qui se retrouvent avec 500-600 plaintes en portefeuille,
00:27:46c'est comme ça qu'on les nomme,
00:27:48ça veut dire qu'on n'est pas capable de les gérer.
00:27:50La réalité, elle est là.
00:27:51On a un logiciel qu'on attend depuis 10 ans,
00:27:54ça a coûté 260 millions d'euros et il ne fonctionne pas.
00:27:58Donc à un moment donné, c'est bien gentil de dire que les policiers
00:28:02ne font pas leur boulot, sont démotivés.
00:28:04Quand vous avez un ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin,
00:28:07qui a cassé l'outil police judiciaire,
00:28:09une réforme de la police judiciaire que personne ne voulait
00:28:12et qui l'a mis au forceps, si vous voulez, pour pouvoir l'imposer.
00:28:17Vous avez cassé toute une spécificité d'enquêteurs
00:28:21qui sont effectivement aujourd'hui démoralisés, démotivés.
00:28:25Ils n'en peuvent plus parce que, si vous voulez,
00:28:27on demande à un spécialiste d'être généraliste.
00:28:29Ce n'est pas entendable, ce n'est pas possible
00:28:31de travailler dans des conditions comme cela.
00:28:34Et après, on fait mine de découvrir des dysfonctionnements.
00:28:38Ces dysfonctionnements, tous les syndicats de police
00:28:40le disent depuis au moins 10 ans.
00:28:43On ne peut pas, si vous voulez, continuer comme cela
00:28:45en prenant toutes les plaintes.
00:28:47On nous demande, tout est urgent dans notre pays.
00:28:49Tout est prioritaire.
00:28:50Tout est prioritaire.
00:28:51Au final, plus rien ne l'est.
00:28:52Puisque finalement, à un moment donné,
00:28:54on ne peut pas démultiplier les fonctionnaires de police.
00:28:58On ne peut pas donner, si vous voulez, des procédures.
00:29:02D'ailleurs, on voit bien les vices de procédure.
00:29:04Ça n'arrête pas.
00:29:05Les avocats se spécialisent là-dedans.
00:29:07Pour casser la procédure au lieu de traiter le fonds,
00:29:10ça va beaucoup plus vite.
00:29:11Bien évidemment, parce que la procédure,
00:29:12dans notre pays, on a de cesse de rajouter des normes
00:29:15et des normes et des normes.
00:29:16Avant, un feuillet de garde à vue,
00:29:18ça a tenu sur une page il y a 15 ans.
00:29:20Aujourd'hui, il faut au moins 5-6
00:29:21parce qu'on nous rajoute des normes et des droits.
00:29:25Et j'en passe.
00:29:26À un moment donné, le système se grippe, tout simplement.
00:29:29Et il faut attendre un drame
00:29:31pour réaliser que ça ne fonctionne pas.
00:29:33Pourtant, encore une fois,
00:29:34les syndicats de police l'ont dénoncé
00:29:37et le dénoncent à longueur de journée.
00:29:39Sur vos plateaux, vous pouvez en témoigner.
00:29:41Bien sûr.
00:29:41Justement, on a eu la parole du côté police.
00:29:44On va parler maintenant aussi de la justice,
00:29:46évidemment, avec Gérald Pendelon.
00:29:47Vous êtes avocat pénaliste.
00:29:50C'est vrai que quand on regarde ce courrier,
00:29:52quand on nous parle de procédures fantômes,
00:29:54de procédures perdues sur un sujet
00:29:56qui est censé être prioritaire,
00:29:58on imagine que les Français ont un peu de mal
00:30:00à comprendre comment on peut avoir
00:30:02autant de procédures qui ne sont pas transmises
00:30:05ou qui sont perdues.
00:30:06Est-ce que, selon vous,
00:30:07c'est aussi un manque de moyens ?
00:30:11Bonjour.
00:30:13Axel Ronde a tout dit.
00:30:15Il a absolument raison de rappeler
00:30:17que ce n'est pas un problème côté enquête.
00:30:22Les policiers sont débordés
00:30:25et il manque, contrairement à ce que l'on dit
00:30:30assez souvent, de moyens.
00:30:32Lorsqu'on évoque le chiffre de 86 000 plaintes,
00:30:37il ne s'agit pas d'un chiffre annuel,
00:30:39c'est un stock où vous avez quand même
00:30:4270 000 plaintes,
00:30:45donc 82 % de ce stock,
00:30:49qui est traité.
00:30:50Et lorsque vous avez effectivement
00:30:53des procédures fantômes,
00:30:55c'est-à-dire que les personnes sont identifiées,
00:30:58mais que ces dossiers ne sont pas concrètement
00:31:00transmis au parquet,
00:31:03c'est parce que, tout simplement,
00:31:05effectivement, les policiers ne sont pas
00:31:07toujours formés,
00:31:09ni davantage à ces audiences.
00:31:12Mélanie, vous savez,
00:31:13on a l'obligation d'écouter à la fois
00:31:16la victime et l'auteur présumé,
00:31:19mais qu'il manque des effectifs.
00:31:22On a tendance à toujours vouloir faire
00:31:24porter la responsabilité
00:31:25à des policiers,
00:31:27alors que la responsabilité,
00:31:29peut-être, elle est tout simplement
00:31:31judiciaire,
00:31:32parce que ces procédures
00:31:35fantômes,
00:31:36au fond,
00:31:37si le parquet est informé
00:31:39de ce type de procédure
00:31:41et que les personnes sont
00:31:42effectivement identifiées,
00:31:44ça peut conduire
00:31:46à la mise en jeu
00:31:47de la responsabilité
00:31:48administrative de l'État
00:31:50pour dysfonctionnement
00:31:51du service public
00:31:52de la justice.
00:31:53Ce sont des procédures
00:31:54qui sont assez connues.
00:31:58La difficulté, voyez-vous,
00:31:59c'est que lorsque vous engagez
00:32:01ce type de procédure,
00:32:02c'est très long
00:32:03et c'est très difficile,
00:32:05c'est un autre problème,
00:32:06c'est très difficile
00:32:07pour faire sanctionner l'État.
00:32:10Avec aussi,
00:32:11sur la question des moyens,
00:32:12peut-être une différence
00:32:13entre eux, du côté de la police
00:32:15et de la justice.
00:32:15Certes, le ministère de la justice,
00:32:17pendant longtemps,
00:32:18notamment sous Christiane Taubira,
00:32:19a baissé les effectifs.
00:32:21En revanche,
00:32:22on a aujourd'hui
00:32:23des effectifs en plus,
00:32:25on a du budget en plus.
00:32:27Ce n'est pas forcément
00:32:28la même logique
00:32:29du côté de la justice.
00:32:30On commence à mettre
00:32:31des moyens.
00:32:32Alors certes,
00:32:32il y a beaucoup de retard
00:32:33peut-être qui avait été pris.
00:32:36Oui, il y a beaucoup de retard
00:32:38qui a été pris.
00:32:40Vous rappelez ces dossiers
00:32:43qui sont en attente
00:32:44aussi bien à Nîmes
00:32:46qu'à Caen,
00:32:47mais il y en a bien d'autres.
00:32:49Et puis,
00:32:49ça peut soulever également
00:32:51la question de la compétence.
00:32:53La compétence judiciaire,
00:32:55est-ce qu'un magistrat
00:32:57sait vraiment traiter
00:32:59ce dossier ?
00:33:01Est-ce que le magistrat,
00:33:03parfois,
00:33:04parce qu'il reconnaîtrait
00:33:05son incompétence relative,
00:33:08souhaiterait aussi
00:33:09traiter ce type de dossier ?
00:33:13Voilà.
00:33:15Outre le fait
00:33:15que nos juridictions
00:33:17les plus hautes,
00:33:18je pense au Conseil d'État
00:33:21et au Conseil constitutionnel,
00:33:23ont tendance
00:33:24à ne pas vouloir,
00:33:25voyez-vous,
00:33:26durcir aussi,
00:33:28c'est un autre sujet,
00:33:29durcir les sanctions
00:33:31qui pourraient être appliquées
00:33:34s'agissant de ce type
00:33:35d'infractions.
00:33:36Le Conseil d'État,
00:33:38dans son avis
00:33:39du 16 juillet 2026,
00:33:42estime que,
00:33:43par exemple,
00:33:45l'imprescriptibilité,
00:33:46comme le dira
00:33:47son voisin
00:33:48du Conseil constitutionnel,
00:33:49serait anticonstitutionnelle,
00:33:53qu'il ne faudrait pas rentrer,
00:33:55même s'agissant
00:33:56d'infractions aussi graves
00:33:57que celles
00:33:59des infractions
00:34:00qui touchent
00:34:01au mineur,
00:34:01à ce dispositif
00:34:03prévu à l'article 7
00:34:04du Code de procédure pénale,
00:34:05de la prescription glissante.
00:34:07Il faudrait,
00:34:08lui,
00:34:10privilégier
00:34:11plutôt la connexité,
00:34:12on ne va pas trop rentrer
00:34:13dans le temps,
00:34:16mais l'incapacité
00:34:17pour la partie civile
00:34:18de faire appel
00:34:19aussi
00:34:20de décisions
00:34:21de relax
00:34:22et d'acquittement.
00:34:23Pourtant,
00:34:24ça fait partie
00:34:24de l'amendement Bonnet
00:34:26sur le projet de loi
00:34:27de protection
00:34:28de l'enfance.
00:34:30De l'enfance,
00:34:30effectivement.
00:34:33Il faut se poser
00:34:34également la question
00:34:34de savoir
00:34:35si véritablement
00:34:36nos hautes juridictions,
00:34:38juridictions suprêmes,
00:34:39Conseil d'État,
00:34:40Cour de cassation,
00:34:41mais Conseil constitutionnel,
00:34:43souhaitent
00:34:44lancer
00:34:45une alerte,
00:34:47lancer un signal
00:34:49fort
00:34:49pour que
00:34:50ce type d'infraction
00:34:51soit véritablement
00:34:53réprimé
00:34:54de la façon la plus simple.
00:34:55Oui, à la hauteur, évidemment,
00:34:55sachant que ça reste
00:34:56une priorité.
00:34:57Merci beaucoup,
00:34:57Gérald Pandele-Delon,
00:34:58avocat pénaliste,
00:34:59d'avoir été avec nous.
00:35:01C'est vrai que,
00:35:02Myriam,
00:35:02on savait qu'en passant
00:35:03en revue
00:35:04les 85 000 plaintes
00:35:06aujourd'hui
00:35:07concernant les violences
00:35:08sexuelles sur mineurs,
00:35:09a priori,
00:35:09on allait découvrir
00:35:10qu'il y avait un problème.
00:35:11Là, les problèmes
00:35:12semblent multiples.
00:35:13C'est une fois de plus
00:35:13l'une des priorités,
00:35:15comme le disait
00:35:16Axel Ronde,
00:35:16mais il va falloir
00:35:17que les choses changent
00:35:18et rapidement.
00:35:22revoir visiblement
00:35:22la formation,
00:35:24les moyens,
00:35:24la motivation des troupes,
00:35:26ça fait beaucoup.
00:35:27Je suis comme beaucoup
00:35:28de Français,
00:35:28je suis complètement atterrée
00:35:29parce que cette lettre,
00:35:30elle dit quoi, en fait ?
00:35:31Elle dit que
00:35:32le ministère de la Justice
00:35:33et le ministère de l'Intérieur,
00:35:34excusez-moi,
00:35:35sont responsables
00:35:36de la mort de Liliana.
00:35:37Il n'y a pas d'autre chose
00:35:38à dire.
00:35:38Que dit ce chiffre également ?
00:35:39Soyons terre à terre.
00:35:40Elle dit qu'il y a un stock...
00:35:41Dans l'affaire Liliana,
00:35:42justement,
00:35:43le commissariat et le tribunal
00:35:45n'étaient pas débordés
00:35:46de ce genre de plaintes.
00:35:47Oui, mais la personne
00:35:48était connue,
00:35:49donc le travail
00:35:49n'a pas été fait.
00:35:50Voilà ce que ça veut dire.
00:35:51Et voilà ce que la lettre dit aussi,
00:35:53la lettre de ce ministère
00:35:54de l'Intérieur.
00:35:54Ce que ça veut dire,
00:35:55ce chiffre,
00:35:56quand on parle de stock
00:35:57de procédures fantômes,
00:35:58ça veut dire quoi ?
00:35:59Ça veut dire qu'il y a
00:36:00des criminels potentiels dehors
00:36:01et ça veut dire
00:36:03criminels de violences sexuelles
00:36:04sur mineurs.
00:36:05Et ça veut dire
00:36:06qu'il y a nos enfants,
00:36:07potentiellement,
00:36:08qui sont en danger.
00:36:09Voilà ce que ça veut dire.
00:36:10Donc ça, c'est très grave.
00:36:11Donc après,
00:36:12qu'on nous dise,
00:36:13et je le comprends
00:36:14qu'on a un problème de moyens,
00:36:16ce qui est vrai
00:36:17par rapport à l'Europe,
00:36:19vous les avez dit souvent
00:36:20sur votre plateau,
00:36:2111,2 juges en France
00:36:22pour 22 en Europe
00:36:24pour 100 000 habitants,
00:36:267,2 procureurs en France
00:36:27pour 11,2 en Europe.
00:36:29Enfin bref,
00:36:29tous ces chiffres
00:36:29et ces écarts sont importants.
00:36:31Et ce qui explique peut-être
00:36:32que la délinquance se développe.
00:36:34Mais vous savez,
00:36:34sur le sujet
00:36:35qu'on a évoqué tout à l'heure,
00:36:37celui de la migration,
00:36:38comme celui-là
00:36:38du traitement de la justice,
00:36:40j'ai l'impression,
00:36:41c'est même pas une impression,
00:36:42que nos lois travaillent contre nous,
00:36:44que nous sommes complices
00:36:45de ce qui nous arrive
00:36:46et que finalement,
00:36:47notre système
00:36:48amplifie les malheurs
00:36:49dans lesquels
00:36:50nous vivons aujourd'hui.
00:36:52Et la médiocrité
00:36:53ou le manque de formation,
00:36:54on l'appelle comme vous voulez,
00:36:55elle touche
00:36:55tous les secteurs d'activité.
00:36:57Donc à un moment,
00:36:58oui je veux bien,
00:36:59alors Gabriel Attel
00:37:00a dit renverser la table.
00:37:01Non,
00:37:02il faut,
00:37:02comme Darmanin,
00:37:03des courage
00:37:03pour faire effectivement
00:37:04ce constat.
00:37:05Mais est-ce qu'on attend
00:37:06que le ministère de la justice
00:37:08crache sur le ministère
00:37:09de l'Intérieur
00:37:09ou que l'un ou l'autre
00:37:10s'accuse ?
00:37:11Non,
00:37:11on attend à ce que
00:37:12des solutions soient données,
00:37:13que l'on arrête finalement,
00:37:15que nos institutions
00:37:16arrêtent de se battre
00:37:17contre nous-mêmes
00:37:17et de mettre la société
00:37:19et la France en danger.
00:37:20Avec la problématique
00:37:21des moyens,
00:37:22Vendry de Guerpel,
00:37:23où pendant des années
00:37:24et des années,
00:37:25on a mis moins de moyens
00:37:26sur la justice.
00:37:27Paradoxalement,
00:37:28ce sont aussi dans ces années
00:37:29où la délinquance
00:37:30et la criminalité
00:37:31ont augmenté.
00:37:32Je le rappelais,
00:37:33il y a des efforts
00:37:34faits récemment
00:37:34pour rajouter des moyens,
00:37:36rajouter des magistrats,
00:37:38des greffiers.
00:37:38Le problème,
00:37:38c'est quand on voit
00:37:39le retard qui a été pris
00:37:40et la criminalité,
00:37:41à quel point elle a bondi,
00:37:43on se dit qu'il va falloir
00:37:43du temps avant
00:37:44qu'on soit à un seuil
00:37:45de moyens
00:37:46qui soit entre guillemets
00:37:47corrects pour traiter
00:37:48ces plaintes.
00:37:48Oui, on l'a dit,
00:37:49Charles,
00:37:49c'est pour ça que moi
00:37:50je souscris totalement
00:37:50à ce qu'a dit M. Ronde
00:37:52tout à l'heure.
00:37:52J'ai un copain
00:37:53qui me racontait
00:37:54qui est au PJ,
00:37:56qui est donc
00:37:56officier de PJ judiciaire
00:37:57en Ile-de-France
00:37:58et qui me racontait
00:37:59que quand il traitait
00:37:59ses dossiers,
00:38:00qu'il faisait des enquêtes,
00:38:01alors il y avait
00:38:01énormément de viols,
00:38:02etc.
00:38:03Donc en fait,
00:38:03tous les cas
00:38:04qui sont ici
00:38:06dans l'état des lieux
00:38:07de Gérald Darmanin
00:38:08et qu'il était tout seul
00:38:09à traiter tous ses dossiers
00:38:10et qu'en réalité
00:38:11et priorisait
00:38:12la priorité
00:38:13de la priorité
00:38:13de la priorité
00:38:14et donc ils ne s'en sortaient plus.
00:38:15Et en fait,
00:38:15derrière le terme
00:38:17de procédure fantôme,
00:38:18il y a des victimes.
00:38:19Et je crois que ça,
00:38:19on a trop tendance
00:38:20à oublier
00:38:20parce que là,
00:38:21on rentre dans
00:38:22le registre politique.
00:38:22Des victimes
00:38:23et des présumés coupables
00:38:25comme le dit Myriam.
00:38:25Bien sûr.
00:38:26Ils sont donc en liberté.
00:38:27Et en fait,
00:38:27le problème de cette lettre,
00:38:28c'est qu'elle rentre
00:38:29dans le volet politique.
00:38:31On a un Gérald Darmanin
00:38:31qui, comme vous l'avez
00:38:32très bien et très justement rappelé,
00:38:34qui a été ministre
00:38:35de l'intérieur pendant 4 ans
00:38:36qui essaye là
00:38:37de se désolidariser
00:38:38en disant
00:38:38j'ai fait l'état des lieux
00:38:39mais ce n'est pas moi
00:38:40qui en suis responsable
00:38:41politiquement
00:38:41parce que ce n'est pas moi
00:38:42qui suis à Beauvau.
00:38:43Mais si,
00:38:43en réalité,
00:38:43il a été pendant 4 ans.
00:38:45Et donc,
00:38:46cet état des lieux
00:38:46qui est quand même hallucinant.
00:38:47Enfin,
00:38:48à Nîmes,
00:38:48c'est 1275 procédures.
00:38:50À Caen,
00:38:50c'est 905.
00:38:51À Bourges,
00:38:52une quinzaine.
00:38:52Et donc là,
00:38:53on voit dans toutes les villes
00:38:54de France,
00:38:55ce n'est pas du tout localisé,
00:38:56c'est vraiment partout.
00:38:57Donc,
00:38:57c'est structurel,
00:38:58un vrai problème structurel.
00:38:59Et donc,
00:39:00on a autant de victimes
00:39:01derrière ces procédures
00:39:02dites fantômes
00:39:02qui sont en attente,
00:39:04qui sont potentiellement
00:39:05des victimes de viol
00:39:06qui sont en attente
00:39:07d'avoir une réparation
00:39:09de l'État
00:39:09parce que la justice
00:39:12doit leur faire réparation.
00:39:13Un dernier mot là-dessus,
00:39:14rapide,
00:39:15Axel Ronde,
00:39:15sur ce côté de priorité.
00:39:16Le ministre de la Justice
00:39:17avait expliqué
00:39:18que le stock de plaintes
00:39:19véritablement prioritaire,
00:39:21c'était à peine 1% du stock.
00:39:23Mais en fait,
00:39:23on se rend compte
00:39:24derrière tout ça,
00:39:25toutes les plaintes
00:39:25qu'on redécouvre,
00:39:26toutes les plaintes
00:39:27qui n'ont pas été traitées.
00:39:28C'est ce que disait
00:39:29Vendry de Gerpel
00:39:30et Joyer Acquiescé.
00:39:31Quand il y a beaucoup
00:39:32de priorités,
00:39:33au bout du compte,
00:39:34qu'est-ce qui est finalement
00:39:34la priorité ?
00:39:35Il y a le trafic de drogue
00:39:36évidemment à traiter,
00:39:37il y a le terrorisme
00:39:38évidemment à traiter,
00:39:38il y a les actes du quotidien
00:39:39aussi à traiter.
00:39:40En fait,
00:39:41vous devez être partout
00:39:42mais ce n'est pas possible.
00:39:43Tout à fait,
00:39:44vous avez tout bien résumé.
00:39:46Tout devient prioritaire
00:39:48mais à un moment donné,
00:39:49on n'a pas les effectifs
00:39:51extensibles.
00:39:52Et le problème,
00:39:54c'est que là,
00:39:54on fait un focus
00:39:55sur les violences
00:39:57sur les mineurs
00:39:57mais je vous fais
00:39:59le même pari
00:39:59qu'on fait le diagnostic
00:40:01sur l'ensemble
00:40:01des plaintes des Français,
00:40:02vous allez trouver
00:40:03les mêmes chiffres
00:40:04voire encore plus catastrophiques.
00:40:06Encore plus catastrophiques.
00:40:07Donc je pense
00:40:08qu'il faut faire
00:40:08un état des lieux.
00:40:09Je pense qu'il va falloir
00:40:10avoir des logiciels
00:40:12performants
00:40:13parce que les problématiques
00:40:14de ces plaintes
00:40:15qui disparaissent,
00:40:16c'est tout simplement
00:40:17que quand même
00:40:18qu'on fait des enregistrements
00:40:19qu'on a un numéro parqué
00:40:21par exemple
00:40:21parce que l'officier
00:40:23de police judiciaire
00:40:23ouvre un documentaire
00:40:26et bien souvent
00:40:27ce numéro de parquet
00:40:28on le perd aussi.
00:40:29Ça veut dire
00:40:29qu'elle n'est pas enregistrée
00:40:30au niveau du parquet
00:40:31qui nous donne un numéro
00:40:32mais la procédure disparaît.
00:40:34Ça aussi,
00:40:35on le constate malheureusement
00:40:37parce que vous avez
00:40:37des outils informatiques
00:40:38qui ne sont pas compatibles
00:40:40entre eux.
00:40:41Si on n'est pas capable
00:40:42de faire un logiciel
00:40:43en France,
00:40:44à un moment donné,
00:40:44il va falloir peut-être
00:40:45l'acheter à l'étranger.
00:40:46On a un pistolet
00:40:47à impulsion électrique,
00:40:49le PIA,
00:40:51qui est une société
00:40:52américaine derrière.
00:40:52Mais ils ont des solutions
00:40:54si vous voulez,
00:40:55ils nous contactent
00:40:56si vous voulez,
00:40:56ils ont des solutions
00:40:57pour justement gérer
00:40:58tout ce qui est procédure,
00:41:00pour gérer
00:41:01tout ce qui est informatique.
00:41:03Si on n'est pas capable
00:41:04de le faire,
00:41:04on le sous-traite,
00:41:06tant pis.
00:41:06Oui,
00:41:06ce sera peut-être
00:41:07de la souveraineté
00:41:08en moins,
00:41:09mais en tous les cas,
00:41:10ça permettrait
00:41:10d'être plus performant.
00:41:11On soit capable
00:41:12de le faire
00:41:13en moins pendant un temps
00:41:14et ça permettrait
00:41:15d'avoir réellement,
00:41:16si vous voulez,
00:41:17enregistrer ses plaintes,
00:41:18traiter les plaintes
00:41:19et avoir des victimes
00:41:20qui puissent être entendues
00:41:22réellement
00:41:23et qui puissent
00:41:23demander réparation.
00:41:25Mais encore une fois,
00:41:26dans notre pays,
00:41:27on se demande
00:41:28où sont les priorités
00:41:29et on met tout prioritaire
00:41:30sur les fonctionnaires
00:41:31de police.
00:41:31On a l'impression
00:41:32qu'on tient le pays
00:41:32à bout de bras.
00:41:33Oui,
00:41:34et on sait à quel point
00:41:34vous essayez de le faire
00:41:35de la meilleure des manières
00:41:37avec toute la question
00:41:38évidemment des moyens
00:41:39pour les quelques minutes
00:41:40qui nous restent.
00:41:41Je voudrais qu'on évoque
00:41:41cet ancien collège
00:41:43de Mont-Lajoli
00:41:43qui va être transformé
00:41:44en centre d'accueil
00:41:45pour des migrants
00:41:46non accompagnés.
00:41:47Il doit ouvrir ses portes
00:41:48dans les prochaines semaines.
00:41:50Il va accueillir
00:41:50environ 80 jeunes
00:41:52âgés de 16 à 18 ans.
00:41:54Problème,
00:41:55ce centre prévu
00:41:56est dans le quartier
00:41:57du Val-Fouré.
00:41:58C'est un quartier
00:41:59déjà très compliqué
00:41:59à gérer.
00:42:00A Mont-Lajoli,
00:42:01reportage d'Axel Rebeau,
00:42:03Godéric Bay
00:42:03et le récit
00:42:04de François Tiskevitch.
00:42:06C'est ici,
00:42:07au cœur du Val-Fouré,
00:42:09qu'un centre d'accueil
00:42:10pour mineurs
00:42:10non accompagnés
00:42:11doit bientôt
00:42:12ouvrir ses portes.
00:42:13Et c'est justement
00:42:14son implantation
00:42:15dans ce quartier,
00:42:16marqué notamment
00:42:17par le trafic
00:42:18de stupéfiants
00:42:19qui suscite
00:42:20la crainte
00:42:20de certains habitants.
00:42:2221 000 personnes
00:42:23y résident,
00:42:24le taux de pauvreté
00:42:25atteint 45%
00:42:26et près d'un jeune
00:42:28sur quatre
00:42:28âgé de 16 à 25 ans
00:42:30est non scolarisé
00:42:31ou sans emploi.
00:42:32On entend souvent
00:42:33parler des mineurs
00:42:34isolés aux informations
00:42:35et ça crée
00:42:36des problèmes
00:42:38et ramener des problèmes
00:42:39dans un quartier
00:42:40qui est connu
00:42:40pour les ventes
00:42:41de drogue,
00:42:42tout ce qui est stupéfiant,
00:42:44je ne sais pas
00:42:44ce que ça va donner.
00:42:45J'espère que ça va bien se passer.
00:42:46C'est surtout
00:42:49la surprise.
00:42:50Il faudra en mettre là.
00:42:51C'est comme si vous décidez
00:42:52de mettre une prison
00:42:53je ne sais pas où.
00:42:53D'ailleurs,
00:42:54il y en a une de prévue
00:42:55pas très loin.
00:42:56Les gens ne sont pas d'accord
00:42:57non plus.
00:42:57À l'annonce du projet
00:42:58porté par le conseil
00:43:00départemental des Yvelines,
00:43:01le maire de l'époque
00:43:02avait dénoncé
00:43:03une décision précipitée
00:43:04sans concertation.
00:43:06Pour s'y opposer,
00:43:07il avait lancé
00:43:08une pétition
00:43:09qui avait recueilli
00:43:09près de 2000 signatures.
00:43:11Mante-la-Jolie
00:43:12est une ville d'accueil,
00:43:13une ville de diversité
00:43:14et c'est ce qui fait
00:43:14la richesse de notre ville.
00:43:16Ne recommençons pas
00:43:17les avoirs du passé.
00:43:18Ne rajoutons pas
00:43:19de la difficulté
00:43:20à la difficulté.
00:43:21Au total,
00:43:22près de 80 adolescents
00:43:24dont près de 90%
00:43:25de garçons
00:43:25âgés majoritairement
00:43:27de 16 à 18 ans
00:43:28et principalement
00:43:29originaires d'Afrique
00:43:29subsaharienne
00:43:31seront hébergés
00:43:31dans les prochaines semaines
00:43:32dans un site
00:43:34entièrement rénové.
00:43:36De la même manière
00:43:37sur ce sujet,
00:43:38Myriam,
00:43:38on dit qu'on va mettre
00:43:4080 mineurs
00:43:41non accompagnés
00:43:41dans un ancien collège.
00:43:42Très bien.
00:43:43Et après,
00:43:43qu'est-ce qu'on fait
00:43:44de ces mineurs ?
00:43:44C'est toujours la même question.
00:43:45On se dit,
00:43:46on a trouvé un endroit
00:43:47où les mettre,
00:43:48on n'offre rien
00:43:49à ces mineurs
00:43:50puisque de toute façon,
00:43:51il n'y a pas un moyen
00:43:52en général
00:43:53de les intégrer
00:43:53dans un quartier en plus
00:43:54qui est déjà soumis
00:43:55à beaucoup de délinquances
00:43:56et de trafic de drogue.
00:43:57Je ne suis pas vraiment sûre
00:43:58que ce soit le meilleur
00:43:59des cocktails possibles.
00:44:00On concentre des difficultés
00:44:02dans un quartier français,
00:44:03dans un territoire français
00:44:04déjà difficile.
00:44:06C'est rajouter
00:44:07de la misère
00:44:07à la misère
00:44:08et quid après
00:44:09de ce qu'on va faire
00:44:10comme vous dites
00:44:10de ces 80 MNA.
00:44:13Les MNA,
00:44:13c'est une question
00:44:16beaucoup plus large
00:44:17parce que non seulement
00:44:18c'est un coût économique
00:44:19mais c'est également
00:44:20un coût culturel.
00:44:21Ça ne faut pas l'oublier.
00:44:22Et puis c'est un coût
00:44:23d'intégration
00:44:24dans la ville
00:44:24dans laquelle on est.
00:44:25Ce n'est pas simplement
00:44:26Mante-la-Jolie,
00:44:27c'est tout le Val-Fouré.
00:44:29Val-Fouré,
00:44:30je l'avais regardé,
00:44:31c'est 20% de chômage,
00:44:34donc 11% de plus
00:44:35que la moyenne nationale.
00:44:37C'est beaucoup
00:44:37d'indicateurs économiques
00:44:38avec beaucoup de familles
00:44:39monoparentales
00:44:40qui ont moins les moyens.
00:44:41Donc qu'est-ce qu'on dit
00:44:42avec ce signal-là ?
00:44:43On va créer plus de misère
00:44:45et on crée de la délinquance.
00:44:46Je suis désolée,
00:44:47on crée de la délinquance.
00:44:48Un mot très rapide là-dessus,
00:44:49Axel.
00:44:50On sait qu'en plus,
00:44:50ces mineurs,
00:44:51souvent,
00:44:51comme ils n'ont pas d'avenir,
00:44:53ils vont rentrer
00:44:54dans le trafic de drogue,
00:44:54etc.
00:44:55Et là,
00:44:55on met toutes ces personnes
00:44:57au même endroit.
00:44:57C'est quand même très paradoxal.
00:44:59Écoutez, oui,
00:44:59parce que nous,
00:45:00ça nous posera des difficultés.
00:45:01On le sait très bien,
00:45:02en tout cas,
00:45:03sur beaucoup de mineurs isolés
00:45:04que nous traitons,
00:45:05en tous les cas,
00:45:05en termes procédural,
00:45:07ils sont dans les trafics de drogue.
00:45:10Ils sont spécialisés
00:45:11dans les cambriolages.
00:45:13Malheureusement,
00:45:13c'est la réalité
00:45:14que nous,
00:45:14nous constatons policiers.
00:45:16Je ne sais pas
00:45:16si c'est rajouter une difficulté
00:45:18à un territoire
00:45:18qui est déjà en difficulté.
00:45:20Est-ce que c'est une bonne idée ?
00:45:22Qu'est-ce qu'on va mettre derrière ?
00:45:23Est-ce que c'est des mineurs
00:45:25uniquement pour les protéger
00:45:26et ne pas leur donner
00:45:27de solutions ?
00:45:28Surtout qu'on sait
00:45:29que certains mineurs,
00:45:30on n'a pas vraiment,
00:45:31on ne sait pas vraiment l'âge.
00:45:32L'âge osseux,
00:45:33c'est une fourchette.
00:45:34On peut avoir
00:45:35entre 15 et 20 ans.
00:45:36De toute façon,
00:45:36ils ne les font pas,
00:45:37en général,
00:45:37d'ailleurs,
00:45:38ces tests.
00:45:38Donc,
00:45:38on ne sait même pas
00:45:38s'ils sont mineurs.
00:45:40Merci,
00:45:40Axel Rante,
00:45:41de nous avoir accompagnés
00:45:42pour cette partie.
00:45:43On marque une pause
00:45:44et on parlera
00:45:44de cette permission
00:45:46de sortie.
00:45:47C'est un détenu
00:45:47qui est incarcéré
00:45:48à la prison de Condé-sur-Sarthe,
00:45:50dans un quartier
00:45:51de haute sécurité.
00:45:52Il est sous OQTF.
00:45:53Eh bien,
00:45:53il peut profiter ce week-end
00:45:55d'une petite permission
00:45:56de sortie.
00:45:57On en parle
00:45:57juste après la pause.
00:46:05Il est midi.
00:46:06Bienvenue dans la deuxième heure
00:46:07de Midi News été.
00:46:08Et on commence
00:46:09avec le journal
00:46:10de Valentin Rouillon.
00:46:11Rebonjour, Valentin.
00:46:12Rebonjour, Elodie.
00:46:13Et bonjour à tous.
00:46:13Son début de ce journal
00:46:14avec la situation
00:46:15qui continue de se tendre
00:46:17à Ceuta,
00:46:18à la une des journaux locaux.
00:46:19Un appel à manifester
00:46:20ce soir à 20h.
00:46:22Les habitants
00:46:22en ont ras-le-bol.
00:46:23Nos envoyés spéciaux
00:46:24ont rencontré
00:46:25une commerçante
00:46:26victime d'une tentative
00:46:27de vol.
00:46:28Ce sont de jeunes migrants
00:46:29qui en seraient à l'origine.
00:46:30Les images sont impressionnantes.
00:46:32Des dizaines de personnes
00:46:33sortent en courant
00:46:34d'une épicerie.
00:46:35Ça s'est passé
00:46:36vendredi dernier.
00:46:37Cette commerçante,
00:46:38Thibaut Marcheteau
00:46:38et Malou Steiner
00:46:39l'ont rencontrée.
00:46:40Aujourd'hui,
00:46:41elle vit dans la crainte
00:46:42d'une nouvelle intrusion.
00:46:43Écoutez-la.
00:46:44Nous, ce qu'on veut,
00:46:45c'est qu'on revienne
00:46:46à la normalité.
00:46:47Mais que s'ils ont
00:46:48un problème avec le Maroc,
00:46:49qu'ils le règlent entre eux.
00:46:51Mais nous,
00:46:51les habitants,
00:46:52on est restés
00:46:53trois jours enfermés
00:46:54à la maison,
00:46:54effrayés.
00:46:55J'ai fermé le vendredi
00:46:57quand il m'est arrivé
00:46:57tout ça le matin.
00:46:59Je ne suis pas sortie
00:47:00ni le vendredi,
00:47:01ni le samedi,
00:47:02ni le dimanche.
00:47:04Actualité judiciaire.
00:47:05À présent,
00:47:05un détenu particulièrement
00:47:07dangereux
00:47:07a obtenu une permission
00:47:08de deux jours
00:47:09pour visiter sa famille.
00:47:10L'individu est un cadre
00:47:11de la criminalité organisée
00:47:13liée à la mochromafia.
00:47:15Il fait l'objet
00:47:16d'une obligation
00:47:16de quitter le territoire.
00:47:17Décision d'un juge
00:47:19de l'application des peines
00:47:20prise contre l'avis
00:47:21du parquet
00:47:22et de l'administration.
00:47:23Elle a été accordée
00:47:24au titre du maintien
00:47:25des liens familiaux.
00:47:27La chaleur est de retour
00:47:28en France.
00:47:2913 départements sont placés
00:47:30en vigilance orange
00:47:31pour canicule,
00:47:338 pour orage.
00:47:34Les températures
00:47:35devraient grimper
00:47:35jusqu'à 39 degrés.
00:47:37En fin d'après-midi,
00:47:38on attend une dégradation
00:47:39orageuse sur le sud-ouest
00:47:40avec notamment
00:47:41un important épisode de grêle.
00:47:43Patrick Marlière,
00:47:44météorologue,
00:47:44précise que cette canicule
00:47:46s'installe
00:47:46et va durer
00:47:47toute la semaine prochaine.
00:47:48Il était l'invité
00:47:49de Thierry Cabane ce matin.
00:47:51Écoutez-le.
00:47:52La canicule s'installe
00:47:53vraiment cette semaine.
00:47:54Elle va durer
00:47:55quasiment jusqu'à samedi prochain
00:47:57avec des températures
00:47:59qui vont dépasser
00:47:59les 35 degrés
00:48:00sur la moitié nord du pays
00:48:01qui va dépasser
00:48:03les 40 degrés localement
00:48:04à la fois dans le sud-est
00:48:06et dans le sud-ouest.
00:48:07Des fortes chaleurs
00:48:08qui obligent
00:48:09le seul réacteur
00:48:10en activité
00:48:11de la centrale nucléaire
00:48:12de Golfech
00:48:13à s'arrêter.
00:48:14EDF explique
00:48:15que c'est à cause
00:48:15de la température
00:48:16moyenne journalière
00:48:17de la Garonne
00:48:18qui dépasse les 28 degrés.
00:48:20Précision sur le premier réacteur
00:48:21qui lui est indisponible
00:48:23pour maintenance.
00:48:23Le second avait été
00:48:25redémarré vendredi
00:48:26pour les mêmes raisons.
00:48:27Ce nouvel arrêt
00:48:28est le quatrième
00:48:29depuis le début
00:48:30de l'été.
00:48:32Et le feu reprend
00:48:33dans la Drôme.
00:48:34L'incendie qui était
00:48:34stabilisé a de nouveau
00:48:35progressé dans la nuit.
00:48:37Les flammes ont parcouru
00:48:379 hectares supplémentaires
00:48:39portant désormais
00:48:40la surface brûlée
00:48:41à 320 hectares.
00:48:42Plus de 400 pompiers,
00:48:443 hélicoptères bombardiers
00:48:45d'eau sont mobilisés.
00:48:46La Drôme
00:48:47qui reste placée
00:48:48en vigilance orange
00:48:49canicule.
00:48:50A l'international,
00:48:52important incendie
00:48:52au Canada,
00:48:53l'état d'urgence
00:48:54a été déclaré.
00:48:5520 000 personnes
00:48:56ont dû quitter
00:48:56leur domicile.
00:48:57Plus de 10 000 hectares
00:48:58ravagés en Colombie-Britannique.
00:49:00Poussé par les vents,
00:49:01le feu progresse rapidement
00:49:02et menace plusieurs zones
00:49:03habitées.
00:49:04Certaines personnes
00:49:05ont dû être évacuées
00:49:06par les airs.
00:49:07Le Canada
00:49:08qui connaît déjà
00:49:09l'une de ces périodes
00:49:09les plus difficiles
00:49:11face aux feux de forêt.
00:49:13La gare au Moyen-Orient
00:49:15et le détroit d'Hormuz
00:49:15toujours bloqués.
00:49:17L'Iran annonce
00:49:17maintiendre la fermeture
00:49:19du détroit d'Hormuz
00:49:20jusqu'à ce que les Etats-Unis
00:49:22acceptent toutes ces conditions.
00:49:24Déclaration des gardiens
00:49:25de la révolution
00:49:26via la télévision d'Etat.
00:49:28Le porte-parole précise
00:49:29que cette route maritime
00:49:30stratégique est désormais
00:49:32en réalité un théâtre de guerre
00:49:34pour nous
00:49:34et pas seulement
00:49:35une voie navigable.
00:49:37En Bulgarie,
00:49:38un drone explosif
00:49:39s'est égrasé hier
00:49:40près de la frontière
00:49:41avec la Roumanie
00:49:42et la zone était
00:49:43tout près d'un gazoduc
00:49:44stratégique
00:49:45qui relie la Turquie
00:49:46à l'Ukraine.
00:49:47Aucune victime
00:49:48n'est à déplorer
00:49:48mais Sofia soupçonne
00:49:50l'Ukraine
00:49:50et a convoqué
00:49:51son ambassadrice
00:49:51de son côté.
00:49:52Kiev dément
00:49:53avoir visé la Bulgarie.
00:49:56Aux Etats-Unis,
00:49:57le cancer de la prostate
00:49:58de Joe Biden
00:49:59s'aggrave
00:49:59des métastases osseuses
00:50:01a précisé son fils.
00:50:02L'ancien président américain
00:50:03vit une maladie
00:50:04très douloureuse
00:50:05et très invalidante.
00:50:06Un cancer
00:50:07qui s'était révélé
00:50:08en mai 2025,
00:50:09quatre mois après
00:50:10son départ de la Maison-Blanche.
00:50:11Je vous propose
00:50:11d'écouter son fils
00:50:12qui donnait
00:50:13une interview
00:50:13à la BBC.
00:50:16J'aimerais
00:50:17qu'il se plaine davantage
00:50:18car sa situation
00:50:19n'est pas bonne.
00:50:20Le cancer s'est propagé,
00:50:21il a métastasé
00:50:22dans ses os
00:50:23et au-delà.
00:50:26C'est très douloureux
00:50:27et très invalidant
00:50:28à bien des égards
00:50:29mais il continue
00:50:29d'aller de l'avant.
00:50:30Il continue de mener
00:50:31sa vie comme il l'entend.
00:50:33Il croit tellement
00:50:33en ce pays.
00:50:36Au Japon,
00:50:37à présent,
00:50:38ce dimanche,
00:50:39le footmark
00:50:39le 80e anniversaire
00:50:41des bombardements atomiques
00:50:42de Nagasaki.
00:50:43Les dirigeants japonais
00:50:44en profitent
00:50:45pour relancer le débat
00:50:46sur la discussion nucléaire.
00:50:48Le 6 août 1945
00:50:50sur Hiroshima,
00:50:51d'abord,
00:50:51puis le 9 août
00:50:52au-dessus de Nagasaki,
00:50:53les Etats-Unis
00:50:54larguaient des bombes atomiques.
00:50:56210 000 personnes
00:50:57sont tuées.
00:50:58C'est la seule fois
00:50:59que des armes nucléaires
00:51:00étaient utilisées
00:51:01dans un conflit armé.
00:51:02Et puis,
00:51:03pour terminer ce journal,
00:51:04Lionel Messi
00:51:05est arrivé en Argentine
00:51:06pour faire ses adieux
00:51:07à son père,
00:51:08décédé hier
00:51:09à l'âge de 68 ans.
00:51:11Le papa de la star
00:51:11du football
00:51:12qui fut à la fois
00:51:13son agent en affaires
00:51:14et son soutien
00:51:15indéfectible
00:51:16depuis des années.
00:51:17Les obsèques
00:51:17sont célébrés
00:51:18aujourd'hui
00:51:19dans l'intimité familiale
00:51:20à Pérez,
00:51:21une localité voisine
00:51:22de sa ville natale
00:51:23Rosario,
00:51:24au nord de Buenos Aires.
00:51:25La fédération
00:51:26argentine de football
00:51:27et le Barça
00:51:28remercient son père
00:51:29pour notamment
00:51:29son engagement
00:51:30envers le club.
00:51:32Merci pour ce journal
00:51:34Valentin Rouillon.
00:51:35Vous en parliez
00:51:36justement dans ce journal.
00:51:38Un détenu
00:51:39qui est incarcéré
00:51:39à la prison
00:51:40de Condé-sur-Sarte
00:51:41a donc obtenu
00:51:43une permission
00:51:43d'un week-end
00:51:45pour rendre visite
00:51:45à sa sœur.
00:51:47Une décision
00:51:47qui a été prise
00:51:48par le juge
00:51:49d'application des peines
00:51:50contre l'avis du parquet,
00:51:51contre l'avis également
00:51:52de l'administration
00:51:54pénitentiaire.
00:51:54C'est un détenu
00:51:55qui était incarcéré
00:51:57au quartier
00:51:58de lutte
00:51:58contre la criminalité
00:51:59organisée
00:52:00puisqu'il est trafiquant
00:52:01de drogue.
00:52:01Il a été donc autorisé
00:52:02à quitter sa cellule
00:52:04pour un week-end.
00:52:04Les précisions
00:52:05de Chloé Tarka.
00:52:06Il est incarcéré
00:52:07dans la prison
00:52:08de Condé-sur-Sarte
00:52:09dans le tout nouveau
00:52:10quartier de lutte
00:52:11contre la criminalité
00:52:12organisée inaugurée
00:52:13il y a à peine
00:52:14un an.
00:52:15Adelger a été
00:52:15condamné en novembre
00:52:17à 8 ans
00:52:17de prison ferme
00:52:19pour avoir chapeauté
00:52:19des réseaux de drogue
00:52:20de synthèse,
00:52:21de cocaïne
00:52:21et d'héroïne
00:52:22et pour avoir été
00:52:23en possession
00:52:24de téléphones portables
00:52:25lors de son séjour
00:52:26en détention.
00:52:27L'individu est également
00:52:28lié à la tristement
00:52:30célèbre
00:52:31Mocro-Mafia
00:52:32un réseau
00:52:32de trafiquants
00:52:33de drogue
00:52:34imploté
00:52:34notamment en Belgique
00:52:35et aux Pays-Bas
00:52:36avec des ramifications
00:52:37dans le nord de la France.
00:52:38Et pour compléter
00:52:39son dossier
00:52:40Adelger est également
00:52:41sous le coup
00:52:42d'une OQTF
00:52:43mais voilà
00:52:44malgré ce profil
00:52:45un juge d'application
00:52:46des peines
00:52:47lui a accordé
00:52:48une permission de sortie
00:52:49pour rendre visite
00:52:50à sa famille
00:52:50une sœur
00:52:51qui habite à Mulhouse
00:52:52mais la proximité
00:52:53des frontières
00:52:54allemandes
00:52:54et suisses
00:52:55ont inquiété
00:52:56le parquet
00:52:57et l'administration pénitentiaire
00:52:58qui se sont
00:52:59toutes les deux
00:53:00opposées
00:53:00à cette permission
00:53:02de sortie
00:53:03sans succès.
00:53:04Il a donc quitté
00:53:05sa cellule
00:53:05samedi matin
00:53:06et est attendu
00:53:07de retour en prison
00:53:08dès ce soir
00:53:09à Condé-sur-Sarte.
00:53:11Henri de Guerpel
00:53:12là-dessus
00:53:12on a donc un détenu
00:53:13qui est dans un quartier
00:53:13de haute sécurité
00:53:14donc il est estimé
00:53:16dangereux
00:53:16il est sous le coup
00:53:17d'une OQTF
00:53:17mais bon évidemment
00:53:18il est encore chez nous
00:53:19et ce brave homme
00:53:20a besoin de voir sa sœur
00:53:21donc il peut sortir
00:53:22pendant 48 heures.
00:53:24Oui bah petit week-end
00:53:25tranquille
00:53:26pour aller voir sa sœur
00:53:27non ce détenu
00:53:30oui ça pose un problème
00:53:31déjà parce qu'il est
00:53:32sous OQTF
00:53:32il fait du business
00:53:34avec des pays
00:53:36limitrophes
00:53:36avec la France
00:53:37donc il peut partir
00:53:37à tout moment en réalité
00:53:38à tout moment
00:53:39je dis mon choix
00:53:40enfin ce soir
00:53:41il n'est pas rentré
00:53:42alors on verra bien
00:53:43ce soir
00:53:44mais ce que ça montre
00:53:46en réalité
00:53:47c'est qu'on fait passer
00:53:48le bien-être familial
00:53:51personnel
00:53:52physique
00:53:54à des gens
00:53:55qui ont été condamnés
00:53:56qui sont dangereux
00:53:56pour notre pays
00:53:57et donc en fait
00:53:59c'est juste le résultat
00:54:00d'une mentalité
00:54:01une mentalité
00:54:02qui voit en fait
00:54:05la justice
00:54:05comme réhabilitatrice
00:54:06réparatrice
00:54:07qui devrait
00:54:08en fait
00:54:10en réalité
00:54:11prendre bien soin
00:54:12de ces détenus
00:54:12qui ont été
00:54:13ceux qui ont fait du mal
00:54:15à notre société
00:54:15or la justice
00:54:17quel but a la justice
00:54:18la justice doit être punitive
00:54:20la justice doit permettre
00:54:21deux choses
00:54:22d'abord
00:54:23d'extraire
00:54:25la personne
00:54:26qui est problématique
00:54:26et de l'isoler
00:54:28socialement
00:54:28et la deuxième chose
00:54:29c'est de pouvoir
00:54:30faire en sorte
00:54:31et d'être assez
00:54:33incitatif
00:54:33pour ne pas recommencer
00:54:35pour que ceux
00:54:35qui sont détenus
00:54:36ne peuvent pas recommencer
00:54:37ne veulent pas recommencer
00:54:38donc là
00:54:39on est dans un cas
00:54:40complètement
00:54:41qui n'a rien à voir
00:54:42avec en réalité
00:54:44l'émission de la justice
00:54:44d'autant plus
00:54:45qu'il est sous
00:54:46qu'il est sous
00:54:47OQTF
00:54:48et le fait
00:54:49qu'il soit sous
00:54:49OQTF
00:54:49qu'il ne soit pas appliqué
00:54:51c'est une charge
00:54:51énorme pour notre société
00:54:53vous savez qu'un
00:54:54simple détenu
00:54:55coûte en moyenne
00:54:56130 euros par jour
00:54:58et donc les détenus
00:54:59étrangers coûtent
00:54:59énormément dans notre pays
00:55:00et donc là
00:55:02en plus comme il a
00:55:02compté sur ça
00:55:03j'imagine que c'est
00:55:04un peu plus cher
00:55:04comme c'est une prison
00:55:06avec un quartier
00:55:07de haute sécurité
00:55:08on en parlera aussi
00:55:10de cette justice
00:55:11avec Redouane Fay
00:55:12dans un instant
00:55:13qui va être transféré
00:55:14puisque lui également
00:55:15a demandé des meilleures
00:55:16conditions de détention
00:55:17nous sommes avec
00:55:18Emmanuel Baudin
00:55:19bonjour
00:55:19vous êtes secrétaire général
00:55:20pour FO pénitentiaire
00:55:22on disait
00:55:23cette permission de sortie
00:55:24elle a été autorisée
00:55:26par le juge
00:55:27d'application des peines
00:55:28alors que le parquet
00:55:29et l'administration pénitentiaire
00:55:31qui au quotidien
00:55:32fréquente ce détenu
00:55:33était contre
00:55:34c'est à peine croyable
00:55:35en réalité
00:55:36cette permission
00:55:37elle semble
00:55:38totalement déconnectée
00:55:39en fait de la dangerosité
00:55:40de cet individu
00:55:41et du sens aussi
00:55:42de la justice d'ailleurs
00:55:45oui bonjour
00:55:46oui tout à fait
00:55:46c'est complètement
00:55:47hallucinant
00:55:48on est en train
00:55:49de mettre à mal
00:55:50tout le système
00:55:51qu'on met en place
00:55:51pour essayer
00:55:52de bloquer
00:55:54les narcotrafiquants
00:55:56on a isolé
00:55:58ces détenus
00:55:59dans ces
00:56:00maisons
00:56:01hyper sécurisées
00:56:02pour pas qu'ils puissent
00:56:03échanger avec
00:56:04l'extérieur
00:56:05et là on lui permet
00:56:06d'aller
00:56:07deux jours
00:56:08voir sa soeur
00:56:09qui n'est pas mourante
00:56:11et donc
00:56:12lui permettre
00:56:13de prendre contact
00:56:14avec
00:56:15les gens
00:56:16qui gèrent son réseau
00:56:17peut-être même
00:56:17commandité d'autres meurtres
00:56:18puisque c'est
00:56:20les spécialistes
00:56:20donc c'est totalement
00:56:22irresponsable
00:56:23du juge
00:56:23d'application des peines
00:56:24nous on demande
00:56:25la suppression
00:56:25des juges d'application
00:56:26des peines
00:56:27on pense que
00:56:27comme en Espagne
00:56:28ou en Suisse
00:56:29c'est à l'administration
00:56:30pénitentiaire
00:56:30d'émettre des avis
00:56:31et d'ailleurs
00:56:32si on avait suivi
00:56:33l'avis de l'administration
00:56:33pénitentiaire
00:56:34il ne serait pas sorti
00:56:35Oui parce qu'on voit bien aussi
00:56:37et on restera avec vous
00:56:38pour parler de Redouane Faillide
00:56:39la différence entre
00:56:39l'administration
00:56:40pénitentiaire
00:56:41qui connaît
00:56:42les détenus
00:56:42qu'elle surveille
00:56:43qui connaît
00:56:44leur dangerosité
00:56:45et qui connaît
00:56:45leur comportement
00:56:47c'est très pragmatique
00:56:48j'imagine
00:56:48vos avis
00:56:49versus un juge
00:56:50d'application des peines
00:56:51pardon mais quand on voit
00:56:52le pédigré de cet homme
00:56:53je ne vois pas comment
00:56:54hormis pour des questions
00:56:55d'idéologie
00:56:56de dire que
00:56:56ce magistrat
00:56:57a le pouvoir
00:56:58de faire sortir quelqu'un
00:56:59que ce magistrat
00:57:00s'oppose notamment
00:57:01aux consignes
00:57:01du ministre de la justice
00:57:02on voit bien
00:57:03de l'idéologie
00:57:04derrière cette permission
00:57:05vous le disiez
00:57:05sa soeur
00:57:06elle n'est pas mourante
00:57:07en revanche
00:57:07sa soeur
00:57:08elle réside
00:57:08près des frontières
00:57:09avec lesquelles
00:57:10cet homme
00:57:10a fait du business
00:57:11du trafic de drogue
00:57:12c'est quand même
00:57:13juste incroyable
00:57:14Oui oui
00:57:15donc on va voir
00:57:16s'il rentre ce soir
00:57:17on ne sait pas
00:57:17parce qu'effectivement
00:57:19il est à côté des frontières
00:57:20oui je pense qu'on a
00:57:21un juge d'application
00:57:21des peines
00:57:22soit qui
00:57:23à l'image
00:57:24d'un syndicat
00:57:25de la magistrature
00:57:27le SM
00:57:28qui est contre
00:57:28ses quartiers
00:57:30ou le CGLPL
00:57:31ou l'OIP
00:57:32pour essayer
00:57:33de mettre à mal
00:57:34vous savez que
00:57:35Condé-sur-Sarthe
00:57:36et Vendanovia
00:57:36ils sont attaqués
00:57:38dans des rapports
00:57:39par ces gens
00:57:40qui font tout
00:57:41pour essayer
00:57:42de faire supprimer
00:57:43ces quartiers
00:57:44de haute sécurité
00:57:44alors qu'ils fonctionnent
00:57:45ils fonctionnent très bien
00:57:47c'est peut-être d'ailleurs
00:57:47pour ça qu'ils veulent
00:57:48mais c'est effectivement
00:57:50incompréhensible
00:57:50Puis vous le disiez
00:57:52vous-même
00:57:52on espère
00:57:53entre guillemets
00:57:53qu'ils rentrent ce soir
00:57:54parce que le problème
00:57:55de ces permissions de sortie
00:57:56c'est pareil
00:57:57il y avait récemment
00:57:58un détenu
00:57:58qui avait obtenu
00:57:59une permission de sortir
00:58:00parce qu'il devait sortir
00:58:01dans plusieurs années
00:58:02et qu'il avait
00:58:02soi-disant
00:58:03un entretien
00:58:04mais en fait
00:58:04là on est en train
00:58:05de compter
00:58:06sur la gentillesse
00:58:07évidemment je le dis
00:58:08avec ironie
00:58:08de cet homme
00:58:09en comptant sur le fait
00:58:10qu'il compte bien
00:58:11rentrer sagement
00:58:12à la prison
00:58:13on fait quoi si ce soir
00:58:14on découvre
00:58:14que non seulement
00:58:15il n'est pas rentré
00:58:16mais qu'il n'est déjà
00:58:16plus en France ?
00:58:18Écoutez
00:58:19déjà on ne pourra pas
00:58:20demander des comptes
00:58:20au plus de l'application
00:58:21des peines
00:58:22vu leur statut
00:58:22ils sont protégés
00:58:26donc au vu de ce que rendent
00:58:28les commissions de discipline
00:58:29chez eux
00:58:30il ne sera pas très inquiété
00:58:32donc oui on espère
00:58:34alors j'imagine
00:58:34et je pense
00:58:36j'espère
00:58:36qu'effectivement
00:58:37il est sous étroite surveillance
00:58:39même à l'extérieur
00:58:40je pense que
00:58:41le ministère de la Lucie
00:58:42le ministère de l'Intérieur
00:58:43doit faire le nécessaire
00:58:44pour garder un oeil sur lui
00:58:46je l'espère
00:58:46mais vous imaginez
00:58:48là encore
00:58:48ça coûte des moyens
00:58:49ça mobilise des fonctionnaires
00:58:51qui ont autre chose à faire
00:58:53si on avait laissé ce détenu
00:58:54là où il a sa place
00:58:57à compter sur ça
00:58:58Vous disiez que ça coûte
00:59:00évidemment des moyens
00:59:01et puis pardon
00:59:01mais c'est aussi une question
00:59:02de sécurité
00:59:03pour les agents
00:59:04de l'administration pénitentiaire
00:59:05qui sont en train
00:59:06sans doute de le surveiller
00:59:08et de l'encadrer
00:59:08parce qu'on sait
00:59:09à quel point
00:59:09ce détenu
00:59:10a des liens
00:59:11avec ce qu'on appelle
00:59:11la mochromafia
00:59:12donc une mafia aussi
00:59:13de trafic de drogue
00:59:14qui sévit du côté
00:59:15de la Belgique
00:59:16et des Pays-Bas
00:59:17ça veut dire que
00:59:17les agents aujourd'hui
00:59:18qui sont autour de lui
00:59:20risquent aussi
00:59:21pour leur sécurité
00:59:22on ne va pas rappeler
00:59:23tous les cas
00:59:24mais notamment celui
00:59:24de Mohamed Amra
00:59:25où lors d'un transfert
00:59:26deux agents pénitentiaires
00:59:27avaient perdu la vie
00:59:28ça n'a pas servi de leçon
00:59:29pour ce juge
00:59:30d'application des peines
00:59:32oui alors soyons bien clairs
00:59:33il n'y a pas d'agent pénitentiaire
00:59:35avec lui
00:59:36je pense qu'il est surveillé
00:59:37par la police
00:59:38discrètement
00:59:39je l'espère
00:59:39enfin j'espère qu'il le suive
00:59:41mais personne ne l'encadre
00:59:42il est libre
00:59:43mais j'espère qu'il est suivi
00:59:45oui ça met en danger
00:59:46parce qu'il va pouvoir
00:59:47avec sa soeur
00:59:48et puis on ne sait pas
00:59:49qui il va côtoyer
00:59:50pendant sa permission de sortie
00:59:51car il peut côtoyer
00:59:52qui il souhaite
00:59:53faire passer des éléments
00:59:54des informations
00:59:55peut-être sur les surveillants
00:59:56qui travaillent à Condé-sur-Star
00:59:58et faire passer des messages
00:59:59de ses co-détenus
01:00:00au réseau
01:00:01qu'ils gèrent ensemble
01:00:02et donc
01:00:03on leur permet
01:00:04de faire
01:00:05tout ce qu'on a réussi
01:00:06à empêcher
01:00:07qu'ils fattent
01:00:08pendant son incarcération
01:00:09à Condé-sur-Star
01:00:10et c'est tout simplement
01:00:11je vous le dis encore
01:00:12inacceptable
01:00:13ce juge d'application
01:00:14des peines
01:00:14c'est incompréhensible
01:00:17pour nous pénitentiaires
01:00:19mais je pense
01:00:19pour n'importe quel concitoyen
01:00:21évidemment vous restez avec nous
01:00:22Emmanuel Baudin
01:00:23s'il vous plaît
01:00:24parce qu'on va parler
01:00:24après de Redouane Faïd
01:00:26avec une décision
01:00:27tout aussi incompréhensible
01:00:29mais Myriam
01:00:30on a quand même
01:00:31un détenu
01:00:32qui est sous OQTF
01:00:33qui s'est livré
01:00:33au trafic de drogue
01:00:34mis dans un quartier
01:00:36de haute sécurité
01:00:36comme le rappelait
01:00:37Emmanuel Baudin
01:00:38à l'instant
01:00:38pour éviter tout contact
01:00:40avec l'extérieur
01:00:41et là on lui dit
01:00:42pendant 48 heures
01:00:43vous voyez qui vous voulez
01:00:44vous parlez à qui vous voulez
01:00:44à quoi ça sert
01:00:46de les enfermer
01:00:46de manière aussi sévère
01:00:47si de temps en temps
01:00:48ils peuvent sortir
01:00:49et avoir tous les contacts
01:00:51qu'ils désirent
01:00:52parce que nos institutions
01:00:53sont figées
01:00:54on a toujours
01:00:54un train de retard
01:00:55la société a avancé
01:00:57les phénomènes sont nouveaux
01:00:58et nous fonctionnons
01:01:00avec des règles
01:01:00qui étaient efficaces
01:01:01il y a 10 ans
01:01:02il y a 15 ans
01:01:03les permissions
01:01:04les permissions
01:01:05c'est pourquoi à l'origine
01:01:06effectivement maintenir
01:01:07un lien avec la famille
01:01:08or ce détenu
01:01:10est un OQTF
01:01:11donc sa famille
01:01:11théoriquement
01:01:12même s'il en a en France
01:01:13elle devrait être
01:01:14elle est à l'étranger
01:01:15a priori
01:01:15c'est pour préparer
01:01:16la réinsertion
01:01:17veut-on préparer
01:01:18la réinsertion
01:01:18d'un OQTF
01:01:19c'est pour
01:01:20également
01:01:21normalement
01:01:22les permissions
01:01:22mettre en place
01:01:23des cas administratifs
01:01:26enfin mettre en place
01:01:27son administration
01:01:27pour après la prison
01:01:28ce n'est pas le cas
01:01:29de ce détenu
01:01:30et le juge administratif
01:01:31des peines
01:01:32donc le JAP
01:01:32aurait dû mesurer
01:01:33le bénéfice et le risque
01:01:35parce que le risque
01:01:35est important ici
01:01:36qu'est-ce qu'on a comme risque
01:01:37on a un risque de fuite
01:01:39on a un risque de pression
01:01:40on a un risque
01:01:41de continuer
01:01:42et avoir des ramifications
01:01:44je rappelle juste
01:01:45que la mocro mafia
01:01:46c'est en Belgique
01:01:48et aux Pays-Bas
01:01:49comme ce que nous avons
01:01:49en France
01:01:50la DZ mafia
01:01:51donc c'est la communauté
01:01:52marocaine
01:01:53qui s'est organisée
01:01:54en Belgique
01:01:55et aux Pays-Bas
01:01:56pour effectivement
01:01:56travailler sur de la cocaïne
01:01:58de la contrebande
01:01:59de la violence
01:02:00etc.
01:02:01donc est-ce que
01:02:02notre système judiciaire
01:02:04est adapté
01:02:05à ce nouveau type
01:02:06de criminalité
01:02:06est-ce qu'on peut
01:02:07avec les risques
01:02:08que ça présente
01:02:09continuer à octroyer
01:02:10des permissions
01:02:11pour ce type
01:02:12de détenus
01:02:13je ne le crois pas
01:02:14on va avoir
01:02:15une autre réflexion
01:02:16mais toujours
01:02:16sur la même thématique
01:02:17avec Redouane Faïd
01:02:19il va selon nos confrères
01:02:20du Parisien
01:02:21être transféré
01:02:22vers une autre prison
01:02:23d'ici la fin août
01:02:24parce qu'il juge
01:02:25ses conditions
01:02:26des détentions indignes
01:02:27là également
01:02:28c'est un juge
01:02:29d'application
01:02:29des peines
01:02:30qui a statué
01:02:31on rappelle
01:02:32qu'il est écroué
01:02:33depuis le 1er juillet 2011
01:02:34il avait notamment
01:02:36il s'est évadé
01:02:36déjà deux fois
01:02:37d'un centre pénitentiaire
01:02:38il avait participé
01:02:39à un braquage
01:02:40qui a mené
01:02:41à la mort
01:02:42d'une policière municipale
01:02:43les précisions
01:02:44de Julia Ferrand
01:02:46les conditions
01:02:47de détention
01:02:48de Redouane Faïd
01:02:49jugées indignes
01:02:51par la juge
01:02:52d'application
01:02:52des peines
01:02:53les avocats
01:02:54du braqueur
01:02:54de 54 ans
01:02:55détenus
01:02:56depuis octobre 2025
01:02:57au centre pénitentiaire
01:02:59d'Alençon-Condé
01:03:00sur Sarthe
01:03:00avait alerté
01:03:02sur ses conditions
01:03:03de détention
01:03:04contraire à la dignité humaine
01:03:05notamment sur le maintien
01:03:07des parloirs
01:03:08avec hijiaphone
01:03:09selon le parisien
01:03:10pour Redouane Faïd
01:03:11voir sa famille
01:03:12derrière une vitre
01:03:12c'est dramatique
01:03:13et inhumain
01:03:14on ne peut pas prendre
01:03:15ses proches
01:03:16dans ses bras
01:03:16quand ça perdure des années
01:03:18ça a d'énormes conséquences
01:03:19psychologiques
01:03:20c'est important
01:03:21que ça évolue
01:03:21les revendications
01:03:23des avocats
01:03:23portaient également
01:03:24sur l'impossibilité
01:03:26pour Redouane Faïd
01:03:27d'accéder à une unité
01:03:28de vie familiale
01:03:29mais aussi
01:03:30des restrictions horaires
01:03:32concernant les appels téléphoniques
01:03:34ou encore
01:03:35l'absence d'accès effectif
01:03:36aux sports encadrés
01:03:37et aux activités culturelles
01:03:39mais côté administration pénitentiaire
01:03:42pas question de le traiter
01:03:43comme un détenu ordinaire
01:03:45Redouane Faïd
01:03:46s'est évadé en avril 2013
01:03:48de la prison
01:03:49de l'île Secodin
01:03:50en moins de 30 minutes
01:03:52en prenant
01:03:534 surveillants en otage
01:03:54en 2018
01:03:56il s'est également évadé
01:03:58de la prison de Réau
01:03:59à bord d'un hélicoptère
01:04:00mais il est surtout
01:04:02impliqué dans un braquage
01:04:03qui tourne à la fusillade
01:04:05à Villiers-sur-Marne
01:04:05en 2010
01:04:06dans laquelle
01:04:07Aurélie Fouquet
01:04:08une policière municipale
01:04:10de 26 ans
01:04:11perd la vie
01:04:13Emmanuel Baudin
01:04:14là une fois de plus
01:04:15Redouane Faïd
01:04:16s'est déjà évadé
01:04:17deux fois
01:04:17Redouane Faïd
01:04:18a participé
01:04:19à une opération
01:04:20qui mène
01:04:21à la mort
01:04:21d'une policière municipale
01:04:23et on se dit
01:04:24sa priorité
01:04:25vraiment
01:04:26c'est son confort
01:04:26parce que
01:04:27ne pas serrer sa famille
01:04:28dans les bras
01:04:29c'est dramatique
01:04:29la famille d'Aurélie Fouquet
01:04:31ne sert plus
01:04:31Aurélie Fouquet
01:04:32dans ses bras
01:04:33depuis plusieurs années
01:04:34et ça semble pas
01:04:35troubler ce juge
01:04:36d'application des peines
01:04:38Oui tout à fait
01:04:39on peut être que choqué
01:04:41surtout quand on connaît
01:04:42les conditions de détention
01:04:43dont il bénéficie
01:04:44il a compté sur ça
01:04:44je pense que 95%
01:04:46des détenus en France
01:04:47aimeraient pouvoir
01:04:48avoir les mêmes conditions
01:04:49de détention
01:04:49il est seul en cellule
01:04:51il a une cellule propre
01:04:52il a la douche en cellule
01:04:53il a accès à des
01:04:55à une salle de sport
01:04:56neuve
01:04:57avec des matériaux
01:04:59de musculation
01:05:00dernier cri
01:05:01enfin il a vraiment
01:05:02des conditions
01:05:04hyper favorables
01:05:04il n'est plus à l'isolement
01:05:05alors on verra
01:05:06le parquet a fait appel
01:05:08ce que ça va donner
01:05:08mais enfin voilà
01:05:10que ce juge d'application
01:05:12à la freine
01:05:12qu'il a à la Nanterre
01:05:13et dans la quasi-totalité
01:05:15des prisons
01:05:15leurs conditions
01:05:16de détention aux détenus
01:05:18mériteraient à eux
01:05:19un peu plus
01:05:21à ce qu'on y porte intérêt
01:05:22et puis rappelons
01:05:23qu'il a eu sa chance
01:05:24il a été libéré
01:05:25il est sorti
01:05:26il aurait pu
01:05:27se saisir de cette chance
01:05:28non il n'a pas fait
01:05:29il est retombé
01:05:30et je crois
01:05:31qu'il y a aussi
01:05:32une enquête
01:05:33où il est repréparé
01:05:35peut-être une tentative
01:05:36d'éversion
01:05:36donc il veut quitter
01:05:37Condé sur Sarthe
01:05:38parce qu'évidemment
01:05:38à Condé sur Sarthe
01:05:39il ne s'évadera pas
01:05:40parce que c'est hyper sécuritaire
01:05:42il ne peut pas téléphoner
01:05:43à l'extérieur
01:05:44il est hyper contrôlé
01:05:45et donc effectivement
01:05:46il veut espérer pouvoir
01:05:48un jour se dévader de nouveau
01:05:49il faut qu'il quitte
01:05:50Condé sur Sarthe
01:05:50Merci beaucoup
01:05:52Emmanuel Baudin
01:05:52pour toutes ces analyses
01:05:54je rebondis là-dessus
01:05:55Vendry de Guerpel
01:05:56effectivement on rappelle
01:05:57qu'en plus
01:05:57Redouane Faïde se plaint
01:05:59il a une cellule seul
01:06:00il profite de conditions
01:06:01de sortie dans la cour
01:06:02etc.
01:06:03seul
01:06:03on n'est pas effectivement
01:06:04sur des détenus
01:06:05qui sont à 4, 5 ou 6
01:06:06par cellule
01:06:07mais comme le disait
01:06:08Emmanuel Baudin
01:06:09en fait il veut
01:06:10des conditions plus libres
01:06:11aussi parce qu'on sait
01:06:12que ça sera plus facile
01:06:12de s'évader
01:06:13Oui on est encore là
01:06:14dans l'illustration
01:06:15d'une justice
01:06:16qui semble privilégier
01:06:17le bien-être des détenus
01:06:18plutôt que la sécurité
01:06:20de la société
01:06:20et donc Redouane Faïde
01:06:22on sait très bien
01:06:23qui c'est
01:06:23il essaie d'évader
01:06:24deux fois de prison
01:06:26il a été très médiatique
01:06:29et donc il a
01:06:31aujourd'hui
01:06:31on encourt un risque
01:06:32important d'évasion
01:06:33notamment avec ce transfert
01:06:35rappelez-vous
01:06:36quand il y avait eu
01:06:36l'évasion de Mohamed Amra
01:06:38bien sûr
01:06:39au péage d'Incarville
01:06:40il me semble
01:06:41oui
01:06:41donc voilà
01:06:43on prend un risque supplémentaire
01:06:44et en plus de ça
01:06:45je trouve
01:06:46qu'avec notamment
01:06:47le nombre de plateaux télévisés
01:06:48qu'il avait fait
01:06:49bien sûr
01:06:49après avoir
01:06:51été libéré
01:06:51le livre qu'il avait sorti
01:06:53son avocat très médiatique
01:06:55aussi qu'il avait eu
01:06:55à l'époque
01:06:56montre une chose
01:06:57c'est la fascination
01:06:58qu'a encore la société
01:06:59à cause de la gauche culturelle
01:07:01des grands bandits
01:07:02des grands trafiquants
01:07:03d'armes
01:07:04des narcotrafiquants
01:07:05etc
01:07:06rappelez-vous
01:07:07quand il y a eu un film
01:07:07sur Jacques Mérine
01:07:08je pense que dans quelques années
01:07:09on aura un film
01:07:10sur Redouane Faïd
01:07:11qui sera réalisé
01:07:13par un réalisateur de gauche
01:07:15subventionné à outrance
01:07:16oui évidemment
01:07:17parce qu'on se rappelle
01:07:17tous les plateaux télé
01:07:18vous avez raison
01:07:19de Redouane Faïd
01:07:20qui promettait évidemment
01:07:21qu'il était un repenti
01:07:23et qu'on ne l'y reprendrait plus
01:07:24on ouvre
01:07:25une page internationale
01:07:27avec vous
01:07:27Harold Diman
01:07:28bonjour
01:07:29sur le détroit d'Hormuz
01:07:30Harold
01:07:31l'Iran donc
01:07:32annonce maintenir son blocage
01:07:34jusqu'à ce que les Etats-Unis
01:07:35acceptent
01:07:36toutes ces conditions
01:07:37Harold
01:07:37oui
01:07:38et l'Iran le dit
01:07:39avec d'autant plus
01:07:40de facilité
01:07:42qu'un accord
01:07:43a été conclu
01:07:44avec
01:07:45Oman
01:07:46le sultanat d'Oman
01:07:48car le détroit d'Hormuz
01:07:50et on peut regarder
01:07:51sur la carte
01:07:51ce détroit
01:07:52il est en fait
01:07:55partagé par
01:07:57Oman
01:07:58et l'Iran
01:07:58donc
01:07:59les Omanis
01:08:01viennent de négocier
01:08:03une délimitation
01:08:04des eaux territoriales
01:08:06avec l'Iran
01:08:06et sous-entendu
01:08:08les deux
01:08:09vont demander
01:08:11un péage
01:08:12à ce qui passe
01:08:13bon
01:08:14maintenant
01:08:14les Etats-Unis
01:08:16bien sûr
01:08:17ne sont pas contents
01:08:19de cet arrangement
01:08:19mais n'ont pas encore
01:08:21pleinement
01:08:22développé
01:08:23leur riposte
01:08:25ce qui est peut-être
01:08:26encore
01:08:27plus
01:08:28inquiétant
01:08:29c'est du côté
01:08:30d'Israël
01:08:31parce que eux
01:08:32ne veulent absolument pas
01:08:34que l'Iran
01:08:35gagne
01:08:36cette manche
01:08:37et
01:08:38puisse faire payer
01:08:39les navires
01:08:40qui passent
01:08:41et qu'on laisse en place
01:08:42les Houthis
01:08:43au Yémen
01:08:44qui eux
01:08:45tirent directement
01:08:46sur Israël
01:08:47ils tirent même
01:08:47sur Tel Aviv
01:08:49c'est déjà arrivé
01:08:50donc voilà
01:08:51tout le monde
01:08:53navigue autour
01:08:53de cette
01:08:55mentalement
01:08:55je veux dire
01:08:56navigue autour
01:08:56de cet accord
01:08:58entre l'Iran
01:08:59et Oman
01:09:00pour le Détroit
01:09:01mais voilà
01:09:02ce n'est pas
01:09:03ce n'est pas vraiment
01:09:04une solution
01:09:04et vous parliez
01:09:05d'Israël
01:09:06qui a annoncé
01:09:06qu'il n'y avait pas
01:09:07besoin de l'approbation
01:09:08des Etats-Unis
01:09:09par exemple
01:09:09pour faire la guerre
01:09:11à l'Iran
01:09:11alors
01:09:12c'est ce qui a fuité
01:09:13sur une chaîne
01:09:14de télévision
01:09:15israélienne
01:09:15hier
01:09:16on n'a pas
01:09:17de confirmation
01:09:18absolue
01:09:18mais
01:09:19par le passé
01:09:20il y a un an
01:09:21le même genre
01:09:22de choses
01:09:22s'étaient présentées
01:09:23et donc
01:09:24les Etats-Unis
01:09:25en gros
01:09:26qui ont stationné
01:09:27des avions
01:09:28très nombreux
01:09:28en Israël
01:09:29qui ont toujours
01:09:31participé
01:09:32à la défense
01:09:33d'Israël
01:09:33depuis le début
01:09:34de ces guerres
01:09:35qui ont commencé
01:09:35le 7 octobre
01:09:362023
01:09:38les Etats-Unis
01:09:40ne vont pas
01:09:41les abandonner
01:09:42comme ça
01:09:42c'est-à-dire
01:09:44Israël
01:09:44l'aviation
01:09:45israélienne
01:09:46aura
01:09:47le signal
01:09:49satellite
01:09:49militaire
01:09:50américain
01:09:51sinon
01:09:52il ne peut pas
01:09:52voyager
01:09:53comme ça
01:09:54dans l'espace
01:09:55aérien
01:09:55iranien
01:09:56et deuxièmement
01:09:57pourrait se ravitailler
01:09:59en vol
01:10:00grâce à la
01:10:01US Air Force
01:10:02donc
01:10:02il n'y a pas
01:10:04à proprement parler
01:10:05de mission
01:10:06100%
01:10:08autonome
01:10:09israélienne
01:10:10à une telle distance
01:10:11et avec
01:10:12une telle
01:10:13insistance
01:10:14Merci beaucoup
01:10:15Harold
01:10:15pour toutes ces précisions
01:10:17on marque une pause
01:10:18et on parlera
01:10:18des stations
01:10:19balnéaires
01:10:20qui face à l'insécurité
01:10:21et la délinquance
01:10:22sont obligés
01:10:23d'investir
01:10:24en termes
01:10:24de sécurité
01:10:25on sera notamment
01:10:26avec l'adjoint
01:10:28au maire
01:10:28d'Annecy
01:10:29on verra
01:10:29quelles solutions
01:10:30ils ont trouvé
01:10:31pour tenter
01:10:31que les touristes
01:10:32passent des vacances
01:10:33tranquilles
01:10:34restez avec nous
01:10:37De retour
01:10:38pour la dernière partie
01:10:39de MidiNews
01:10:40été
01:10:40on va parler
01:10:41dans un instant
01:10:42de la sécurité
01:10:42dans les stations
01:10:44balnéaires
01:10:44et touristiques
01:10:45mais d'abord
01:10:45le rappel
01:10:46de l'actualité
01:10:46avec Valentin Rouillon
01:10:48rebonjour Valentin
01:10:48Rebonjour Elodie
01:10:49et bonjour à tous
01:10:50on commence avec
01:10:51les violences sexuelles
01:10:52sur mineurs
01:10:53et ce courrier
01:10:54de Gérald Darmanin
01:10:55qui pointe de graves défaillances
01:10:56dans les enquêtes
01:10:57le garde des Sceaux
01:10:58a transmis ce document
01:10:59de 12 pages
01:11:00au ministre
01:11:01de l'intérieur
01:11:02Laurent Nunez
01:11:02il évoque notamment
01:11:03un stock fantôme
01:11:05de dossiers
01:11:06non transmis
01:11:06à la justice
01:11:07à Nîmes
01:11:08par exemple
01:11:091275 procédures
01:11:11n'avaient pas été
01:11:12signalées au parquet
01:11:13autre exemple
01:11:14à Bourges
01:11:14une quinzaine de dossiers
01:11:16auraient été perdus
01:11:17à l'international
01:11:19et d'abord
01:11:20de nouveaux échanges
01:11:21de frappe
01:11:21entre l'Ukraine
01:11:22et la Russie
01:11:22un drone explosif russe
01:11:24a fait 2 morts
01:11:25et 23 blessés
01:11:26dont 4 enfants
01:11:26c'est un immeuble résidentiel
01:11:28à Kharkiv
01:11:29qui a été détruit
01:11:29selon Volodymyr Zelensky
01:11:31et c'est également
01:11:32un drone
01:11:32cette fois ukrainien
01:11:33qui a tué 3 personnes
01:11:34dans la région russe
01:11:35de Belgorod
01:11:3625 blessés
01:11:38dont 2 enfants
01:11:40et puis au Brésil
01:11:41un hélicoptère
01:11:42s'est écrasé
01:11:42dans le parc national
01:11:43de Tijuca
01:11:44le pilote
01:11:45et 3 touristes
01:11:46colombiennes
01:11:47sont décédées
01:11:48les pompiers
01:11:49précisent
01:11:50que les 4 personnes
01:11:51sont mortes
01:11:51carbonisées
01:11:52la consul générale
01:11:53de Colombie
01:11:54affirme que
01:11:54les 3 femmes
01:11:55étaient venues
01:11:56en famille
01:11:56pour fêter
01:11:57les 15 ans
01:11:58d'une adolescente
01:12:00merci à vous
01:12:01Valentin Rouillon
01:12:02de nous avoir informé
01:12:03pendant tout ce
01:12:03Midi News
01:12:04je vous le disais
01:12:05avant la pause
01:12:06les stations balnéaires
01:12:07sont désormais obligées
01:12:08d'investir massivement
01:12:10dans la sécurité
01:12:10pour éviter la délinquance
01:12:12éviter certaines scènes
01:12:13de débordement
01:12:14on fait le point
01:12:15avec Alexis Prince
01:12:16au coeur de l'été
01:12:17sur tourisme
01:12:18et stations balnéaires
01:12:19ne riment pas
01:12:20avec risque zéro
01:12:21sécuritaire
01:12:22même dans les lieux
01:12:22de villégiature
01:12:23réputés les plus calmes
01:12:24comme ici à La Baule
01:12:25le maire Franck Louvrier
01:12:27vient d'inaugurer
01:12:28un hôtel de police
01:12:28municipal flambant neuf
01:12:29avec 38 nouveaux agents
01:12:31à cela s'ajoute
01:12:32un plan dit
01:12:33vigiplage
01:12:33qui voit des agents
01:12:34de sécurité privée
01:12:35surveiller le bord de mer
01:12:36à la nuit tombée
01:12:37en plus d'une flotte
01:12:38de drones
01:12:39un déploiement impressionnant
01:12:40motivé notamment
01:12:41par une violente rixe
01:12:42entre jeunes
01:12:42qui avait autant surpris
01:12:44que traumatisé la commune
01:12:45en mai dernier
01:12:45de son côté
01:12:46la capitale de la Côte d'Azur
01:12:48a connu elle aussi
01:12:49l'ouverture
01:12:49d'un nouveau commissariat
01:12:51en juin dans le vieux Nice
01:12:52avec une innovation
01:12:53à la clé
01:12:53la création d'une brigade
01:12:55festive
01:12:55qui patrouille
01:12:56dans les lieux
01:12:57les plus fréquentés
01:12:57par les fêtards
01:12:58toujours dans les Alpes-Maritimes
01:13:00la ville d'Antibes
01:13:01a fait appel aux militaires
01:13:02de l'opération Sentinelle
01:13:03pour prévenir
01:13:04les infractions
01:13:04y compris les plus banales
01:13:06en apparence
01:13:06comme le vol à la serviette
01:13:08de plus en plus répandu
01:13:09en Normandie
01:13:10les célèbres planches
01:13:12de Deauville
01:13:12accueillent elles aussi
01:13:13pour cette saison estivale
01:13:14des soldats
01:13:15de la force Sentinelle
01:13:16qui viennent épauler
01:13:17les CRS
01:13:18et une brigade policière
01:13:19à vélo
01:13:19partons pour finir
01:13:20loin du littoral
01:13:21où d'autres villes
01:13:22ultra touristiques
01:13:23s'adaptent également
01:13:24à Annecy
01:13:25en Haute-Savoie
01:13:26le maire Antoine Armand
01:13:27a décidé de renforcer
01:13:28la surveillance
01:13:29des abords du lac
01:13:29avec davantage
01:13:30de policiers municipaux
01:13:32le tout à la suite
01:13:33de rixes
01:13:33parfois particulièrement violentes
01:13:34des précédents
01:13:35qui sont pour chaque exemple
01:13:36cités à l'origine
01:13:37de ces étoffements sécuritaires
01:13:39dans des communes
01:13:40qui voient pour certaines
01:13:41leur population décuplée
01:13:42en juillet-août
01:13:43et on va parler plus précisément
01:13:45de la situation
01:13:45du côté d'Annecy
01:13:46avec Vincent de Crayancourt
01:13:48bonjour et merci
01:13:49d'être avec nous
01:13:49vous êtes l'adjoint
01:13:50au maire d'Annecy
01:13:51en charge de la sécurité
01:13:53on voulait vous avoir
01:13:54parce que vous-même
01:13:55vous avez dû trouver
01:13:56avec le maire
01:13:57évidemment
01:13:57un certain nombre de solutions
01:13:59pour éviter la délinquance
01:14:00expliquez-nous un peu
01:14:01ce qui est mis en place
01:14:02du côté de la mairie d'Annecy
01:14:05oui absolument
01:14:06Annecy
01:14:07c'est 3 millions de touristes
01:14:09dont un tiers
01:14:10qui se déroule
01:14:11sur 6 semaines
01:14:12entre mi-juillet
01:14:12et fin août
01:14:13donc évidemment
01:14:14la nécessité
01:14:15de renforcer les dispositifs
01:14:16de renforcer la collaboration
01:14:18avec la gendarmerie
01:14:19avec la police nationale
01:14:20la gendarmerie
01:14:21a pu déployer
01:14:23une brigade équestre
01:14:24pour compléter
01:14:25nos dispositifs
01:14:25on a pu également
01:14:26compter sur un renfort
01:14:27de 10 saisonniers
01:14:28pour augmenter
01:14:29les dispositifs de prévention
01:14:30et la présence visible
01:14:31des équipes
01:14:32avec l'idée évidemment
01:14:34d'accompagner
01:14:35le vivre ensemble
01:14:36de rappeler les bonnes pratiques
01:14:37interdiction de fumer
01:14:38de faire trop de bruit
01:14:39de limiter les tensions
01:14:41et les conflits d'usage
01:14:41sur les lieux
01:14:42les plus fréquentés
01:14:43avec Évid 3
01:14:45une attention particulière
01:14:46sur la montagne
01:14:47sur le lac évidemment
01:14:48et sur la ville
01:14:49où les usages
01:14:50sont très différents l'été
01:14:52j'ai vu aussi
01:14:53j'ai vu aussi qu'il y avait
01:14:54un moyen qui avait été trouvé
01:14:55pour contrôler un peu
01:14:56ce qui se passe
01:14:56du côté de la plage
01:14:58de l'impérial
01:14:59il me semble
01:14:59c'est de la rendre
01:15:01de nouveau payante
01:15:02ce qui permet en fait
01:15:03de mettre en place
01:15:03un certain nombre
01:15:04de contrôles
01:15:05et de vérifier
01:15:06notamment qui entre
01:15:07sur la plage
01:15:08et ce qu'il y a
01:15:08dans les sacs
01:15:10Oui exactement
01:15:11c'était une mesure
01:15:12que nous avons annoncée
01:15:14pendant la campagne
01:15:15qui était mise en place
01:15:16extrêmement rapidement
01:15:17elle permet de mieux
01:15:18contrôler ce qui se passe
01:15:20elle est accompagnée
01:15:21d'un dispositif
01:15:21aussi d'agents
01:15:23de médiation
01:15:23qui viennent au contact
01:15:25des plagistes
01:15:27au contact des touristes
01:15:28pour s'assurer
01:15:30qu'aucun mauvais comportement
01:15:32n'est allé pleurer
01:15:33Malheureusement
01:15:34ces idées du maire
01:15:36Antoine Armand
01:15:36sont intervenues
01:15:37après qu'il y ait eu
01:15:37un certain nombre
01:15:38de rixes
01:15:39assez violentes
01:15:40notamment l'été
01:15:41du côté d'Annecy
01:15:42c'était pour vous
01:15:43une nécessité
01:15:44de vous dire
01:15:44notamment dans les saisons
01:15:46au plus fort
01:15:47de la saison touristique
01:15:48qu'on est obligé
01:15:49de mettre plus d'argent
01:15:49dans la sécurité
01:15:50pour que les touristes
01:15:52ou d'ailleurs
01:15:52les locaux
01:15:53qui restent à Annecy
01:15:54soient un peu plus tranquilles
01:15:55sur leur plage
01:15:58Oui absolument
01:15:59on observe
01:16:00pas seulement à Annecy
01:16:01mais partout en France
01:16:01que les comportements
01:16:02évoluent
01:16:03de façon un peu négative
01:16:05et effectivement
01:16:06des comportements
01:16:06de plus en plus violents
01:16:08sont à déplorer
01:16:09des comportements violents
01:16:10de jeunes
01:16:10de très jeunes parfois
01:16:11qui nous contraignent
01:16:12effectivement
01:16:13à être particulièrement
01:16:14vigilants
01:16:14à l'endroit
01:16:15de ces populations
01:16:16en particulier
01:16:17Et on rappelle aussi
01:16:18vous parlez de cette brigade
01:16:20synophile
01:16:20elle gère aussi
01:16:21la délinquance du quotidien
01:16:22mais le trafic de stupéfiants
01:16:23puisque une ville
01:16:25comme Annecy
01:16:25vous l'avez dit
01:16:26où la population
01:16:27explose
01:16:28pendant les vacances
01:16:29c'est aussi
01:16:30toutes les délinquances
01:16:31qu'on trouve au quotidien
01:16:32qui s'amplifient
01:16:33à ce moment-là
01:16:33notamment l'été
01:16:37Oui exactement
01:16:38c'est plus de clients
01:16:39pour les trafiquants
01:16:41c'est plus de monde
01:16:42donc plus difficile
01:16:43de contrôler tout le monde
01:16:44évidemment
01:16:44les trafiquants
01:16:45sont susceptibles
01:16:46de profiter
01:16:47de la situation
01:16:48donc oui
01:16:50la nécessité
01:16:51de déployer
01:16:51toujours
01:16:52de nouvelles mesures
01:16:53d'être créatifs
01:16:53dans notre lutte
01:16:54contre les trafiquants
01:16:55et contre
01:16:57la délinquance en général
01:16:58Merci beaucoup Vincent
01:16:59de Criancourt
01:17:00d'avoir été avec nous
01:17:01adjoint au maire
01:17:02en charge de la sécurité
01:17:03du côté d'Annecy
01:17:04alors forcément
01:17:05Vendrie de Guerpel
01:17:06c'est évidemment nécessaire
01:17:07pour ces villes
01:17:08puisqu'elle voit que sinon
01:17:09la délinquance explose
01:17:10mais on se dit
01:17:11on est quand même
01:17:11face à des villes
01:17:12qui sont obligées
01:17:13d'investir
01:17:14qui sont obligées
01:17:14de dépenser de l'argent
01:17:15dans la sécurité
01:17:16parce que sinon
01:17:17c'est des rixes
01:17:18on a vu les images
01:17:19notamment du côté de la Baule
01:17:20c'est du trafic de stupéfiants
01:17:22qui explose
01:17:22ça a un coût
01:17:23aussi pour ces communes
01:17:24Oui alors là
01:17:25on est l'été
01:17:25donc forcément
01:17:26avec l'afflux de touristes
01:17:28dans ces stations balnéaires
01:17:30et de vacanciers
01:17:31on est obligé
01:17:32enfin ces communes-là
01:17:33sont obligées
01:17:34de récupérer des renforts
01:17:36qui viennent notamment
01:17:37d'Ile-de-France
01:17:37j'ai un copain
01:17:39qui descend à Argelet-sur-Mer
01:17:41pendant quelques temps
01:17:42pour les vacances
01:17:42jusqu'à la fin du mois d'août
01:17:43donc voilà
01:17:44un renfort
01:17:45qui est légitime
01:17:47nécessaire
01:17:47mais ce qui est intéressant
01:17:49c'est que
01:17:49ces stations balnéaires-là
01:17:50et vous l'avez dit
01:17:51avec la Baule
01:17:52et bien hors saison estivale
01:17:53et bien il y a
01:17:55une délinquance
01:17:56qui s'installe
01:17:57et donc d'où les images
01:17:59de la Baule
01:17:59qui avaient été impressionnantes
01:18:00j'en avais parlé
01:18:01avec monsieur Louvrier
01:18:01qui est le maire de la Baule
01:18:02et qui explique
01:18:04effectivement que
01:18:05c'est très bien
01:18:05on s'occupe de nous
01:18:06pendant l'été
01:18:07parce qu'on a des afflux
01:18:08de touristes
01:18:08mais en dehors
01:18:09de la période estivale
01:18:10on a une délinquance
01:18:11qui augmente aussi
01:18:11et donc je crois
01:18:12qu'il va falloir réfléchir
01:18:15de manière pérenne
01:18:16pour pouvoir
01:18:16sur du long terme
01:18:18pour pouvoir faire en sorte
01:18:19que cette sécurité renforcée
01:18:21soit en réalité pérenne
01:18:22et que les habitants
01:18:24de ces stations balnéaires-là
01:18:26voient les effets
01:18:27de la sécurité
01:18:28sur le long terme
01:18:29et pas seulement
01:18:30pendant les périodes estivales
01:18:31où il y a les touristes
01:18:32et les vacanciers
01:18:33On voit aussi
01:18:33cette délinquance
01:18:34que j'ai envie d'appeler
01:18:35d'opportunité
01:18:36puisque forcément
01:18:36les trafiquants de drogue
01:18:37se disent
01:18:38il y a plus de monde
01:18:39à Annecy, à La Baule
01:18:40ou à Antibes
01:18:40l'été
01:18:41donc il y a plus de business
01:18:42à se faire
01:18:43de se dire
01:18:44il y a plus de vacanciers
01:18:45donc il y a plus de choses
01:18:46à voler
01:18:47c'est aussi une délinquance
01:18:48qui évolue
01:18:48et qui se dit
01:18:49ceux qu'on retrouve
01:18:50aujourd'hui sur les plages
01:18:51sont aussi ceux parfois
01:18:51qu'on retrouve
01:18:52en station de montagne
01:18:53l'hiver
01:18:54en se disant
01:18:55forcément il y a une manne
01:18:56financière
01:18:56il y a des choses à voler
01:18:57donc on y va
01:18:58c'est une délinquance
01:18:58d'opportunité aussi
01:18:59Oui c'est une délinquance
01:19:00saisonnière
01:19:01c'est quand une ville
01:19:02lambda classique
01:19:03une station balnéaire
01:19:04voit sa population
01:19:05multipliée
01:19:06pour quelques semaines
01:19:07c'est aussi le fait
01:19:08qu'il y a un flux
01:19:09de population important
01:19:10qu'il faut pouvoir gérer
01:19:12et je rappelle juste
01:19:13que le tourisme
01:19:14aujourd'hui
01:19:14devient une condition
01:19:16sine qua non
01:19:17de la sécurité
01:19:18il y a environ
01:19:19100 millions
01:19:19de touristes
01:19:20en France par an
01:19:21c'est 7 à 8%
01:19:22du PIB
01:19:23direct et indirectement
01:19:24donc on n'a pas
01:19:26le luxe
01:19:27de s'en passer
01:19:27vous savez
01:19:28l'Espagne et l'Italie
01:19:29connaissent le même phénomène
01:19:30ils ont mis en place
01:19:31des actions
01:19:33comme vous dites
01:19:34des brigades estivales
01:19:35l'Italie a rendu
01:19:38certaines zones
01:19:39sous réservation
01:19:40et payantes
01:19:41donc la France
01:19:42il faut qu'elle s'en serve
01:19:42et l'autre question derrière
01:19:44c'est est-ce qu'il faut
01:19:45que certaines communes
01:19:46reçoivent des moyens financiers
01:19:47non pas proportionnels
01:19:49à leur population
01:19:50habituelle
01:19:50mais proportionnels
01:19:51justement
01:19:52à ce flux important
01:19:53qu'elles ont
01:19:54dans certaines saisons
01:19:55donc c'est aussi
01:19:56la question
01:19:57qui est plus importante
01:19:58après il y a effectivement
01:19:59vous le disiez
01:19:59le phénomène
01:20:00de la délinquance endémique
01:20:01et structurelle
01:20:02mais ça qui est autrement
01:20:03quand on regroupe
01:20:04beaucoup de personnes
01:20:05dans un endroit
01:20:06il y a effectivement
01:20:07de la délinquance
01:20:08d'opportunité
01:20:09il y a des phénomènes
01:20:10qui vont s'amplifier
01:20:11puis il y a des nouveaux
01:20:12phénomènes aussi
01:20:13comme l'alcool excessif
01:20:14qui conduit à des risques
01:20:15comme les incivilités
01:20:16comme les agressions
01:20:18comme les vols
01:20:18et qui sont finalement
01:20:20innés et multipliés
01:20:21par quelquefois
01:20:21les bains de foule
01:20:22les fêtes
01:20:24on va continuer
01:20:26à parler de délinquance
01:20:26du quotidien
01:20:27avec ce qui se passe
01:20:28maintenant du côté
01:20:28de Lyon
01:20:29puisque le Rhône
01:20:30est désormais
01:20:31le troisième département
01:20:32le plus touché
01:20:33par les cambriolages
01:20:34en France
01:20:35et depuis le début
01:20:36de l'été
01:20:36ce sont plus de 30
01:20:37commerçants du 6ème
01:20:38arrondissement
01:20:39qui ont été cambriolés
01:20:40le 6ème arrondissement
01:20:41de Lyon
01:20:42plutôt tranquille
01:20:43niveau délinquance
01:20:44une série noire
01:20:45qui a donné lieu
01:20:46à une pétition
01:20:46en ligne
01:20:47avec comme objectif
01:20:49d'interpeller
01:20:49le maire de la ville
01:20:50Grégory Doucet
01:20:51sur la dégradation
01:20:52de la sécurité
01:20:53dans cet arrondissement
01:20:54Marie-Victoire Dudenay
01:20:55est allée à la rencontre
01:20:56justement
01:20:56de ces commerçants
01:20:58Patrice fait partie
01:20:59de la trentaine
01:21:00de commerçants
01:21:01cambriolés
01:21:01depuis le début
01:21:02de l'été
01:21:03dans le 6ème
01:21:03arrondissement
01:21:04de Lyon
01:21:05il manie une arme
01:21:06à sa portée
01:21:06le sarcasme
01:21:08on a fait un petit mot
01:21:09du coup pour les voleurs
01:21:10pour leur dire
01:21:11que ça sert à rien
01:21:12qu'ils se fatiguent
01:21:12pendant les vacances
01:21:13on va vider la boutique
01:21:14je crois qu'ils en profitent
01:21:15pour se reposer un petit peu
01:21:16et en clair
01:21:17ils vont pas nous manquer
01:21:17téléphone volé
01:21:19dégradation
01:21:20le préjudice
01:21:21est estimé
01:21:21à près de 30 000 euros
01:21:23ils se sont pas cassés la tête
01:21:24ils ont vraiment
01:21:24tout arraché
01:21:25ils ont tout descendu
01:21:26donc on a tout retrouvé
01:21:27par terre
01:21:28la vitre
01:21:30complètement cassée
01:21:31le rideau dégondé
01:21:32ce qui est choquant
01:21:32c'est le temps
01:21:33qu'ils ont mis
01:21:34pour pouvoir faire ça
01:21:35ils ont même pas mis
01:21:365 minutes
01:21:36à seulement 200 mètres de là
01:21:38le cambriolage
01:21:39de cette boucherie
01:21:40aura lui duré
01:21:41à peine plus d'une minute
01:21:42laissant les propriétaires
01:21:44révoltés
01:21:44beaucoup d'énervement
01:21:46beaucoup de haine
01:21:46un peu de colère quand même
01:21:47c'était un caté
01:21:48qui était agréable à vivre
01:21:49malheureusement depuis
01:21:50quelques temps
01:21:50c'est l'inverse
01:21:51on est sur une dégringolade
01:21:53totale
01:21:53on se sent abondré
01:21:54par le maire de Lyon
01:21:55qu'on soit de gauche
01:21:56du centre
01:21:57de droite
01:21:57la sécurité
01:21:58de ces habitants
01:21:59devrait être la chose
01:22:00la plus importante
01:22:01le couple a lancé
01:22:02une pétition
01:22:02sous la forme
01:22:03d'une lettre ouverte
01:22:04à Grégory Doucet
01:22:05le maire du 6ème arrondissement
01:22:07entend porter leur voix
01:22:08il y a eu des promesses
01:22:09dans cette campagne électorale
01:22:10de renforcer les moyens
01:22:12notamment de vidéoprotection
01:22:13nous avons vraiment
01:22:13vraiment des manques
01:22:15dans le 6ème arrondissement
01:22:15avec 80% de l'arrondissement
01:22:17qui n'est pas couvert en vidéoprotection
01:22:19contacté
01:22:19la mairie de Lyon
01:22:20exprime son soutien
01:22:21aux commerçants
01:22:22et rappelle que la ville
01:22:23compte plus de 660 caméras
01:22:26de vidéoprotection
01:22:27et nous sommes précisément
01:22:29avec le maire
01:22:29du 6ème arrondissement
01:22:30Samuel Soulier
01:22:31bonjour et merci
01:22:32d'être avec nous
01:22:33on l'entend à la fin
01:22:34de ce reportage
01:22:35la mairie de Lyon
01:22:36qui envoie son soutien
01:22:38aux commerçants
01:22:39est-ce que vous avez eu
01:22:40davantage de réponses
01:22:41est-ce que le maire
01:22:42Grégory Doucet
01:22:42est prêt à s'engager
01:22:44sur le fait
01:22:44que votre arrondissement
01:22:45soit un peu mieux doté
01:22:46en termes notamment
01:22:47de caméras de vidéosurveillance
01:22:50alors pour l'instant
01:22:51je n'ai pas eu de retour
01:22:51effectivement
01:22:52j'en attends
01:22:53j'attends des actes
01:22:54il y a eu des promesses
01:22:55durant cette campagne électorale
01:22:56donc maintenant
01:22:57on attend
01:22:57de passer des promesses
01:22:59aux actes
01:22:59puisque la situation
01:23:00devient invivable
01:23:02donc il y a un peu de colère
01:23:03il y a un peu
01:23:04d'énervement
01:23:05et il y a beaucoup d'attentes
01:23:06pour les habitants
01:23:07et pour les commerçants
01:23:08on parlait sur un autre sujet
01:23:10de délinquance
01:23:10d'opportunités
01:23:11et on sait
01:23:12que le 6ème arrondissement
01:23:13était plutôt connu
01:23:14pour être un quartier
01:23:15tranquille
01:23:16un quartier aussi
01:23:17qui peut paraître
01:23:17plus aisé
01:23:18que d'autres à Lyon
01:23:19et on imagine
01:23:20que c'est aussi
01:23:20malheureusement
01:23:21pour ça
01:23:21que la délinquance augmente
01:23:22puisque les délinquants
01:23:23s'adaptent
01:23:24et ils vont aussi
01:23:25là où il y a
01:23:25un peu moins de sécurité
01:23:26et un peu plus
01:23:28de butins à récolter
01:23:30bien c'est ça
01:23:31aujourd'hui
01:23:32ils le savent
01:23:33il y a parfois
01:23:35de l'argent
01:23:35effectivement
01:23:36dans notre arrondissement
01:23:37donc il y a des arrachages
01:23:38de colliers
01:23:38il y a des cambriolages
01:23:39il y a des effractions
01:23:41dans les commerces
01:23:41il y a des vols
01:23:42à la roulotte
01:23:42dans les voitures
01:23:43et en plus
01:23:44ils savent
01:23:44qu'il n'y a quasiment
01:23:45pas de vidéoprotection
01:23:46puisque 80%
01:23:47de notre arrondissement
01:23:48n'est pas couvert
01:23:49aujourd'hui
01:23:49ils savent
01:23:50qu'il y a peut-être
01:23:50moins d'effectifs
01:23:51de police qui tournent
01:23:52qu'en presqu'île
01:23:53dans le centre-ville
01:23:53donc pour eux
01:23:54c'est un terrain de chasse
01:23:56tout trouvé
01:23:56On sait parfois
01:23:58que les maires de gauche
01:23:59sont un peu plus opposés
01:24:00à la vidéosurveillance
01:24:02sont un peu plus opposés
01:24:03aux mesures
01:24:04de sécurité
01:24:05est-ce que vous espérez
01:24:06que Grégory Toussé
01:24:08réagisse
01:24:08puisqu'on rappelle
01:24:09qu'il était déjà maire
01:24:10et que s'il n'y a que 80%
01:24:12s'il y a 80%
01:24:13de votre arrondissement
01:24:14qui n'a pas de caméra
01:24:15de vidéosurveillance
01:24:16c'est aussi
01:24:17des choix du passé
01:24:18qui montrent aujourd'hui
01:24:19leurs conséquences
01:24:21Oui
01:24:22ce sont des choix du passé
01:24:23à la fois
01:24:24des anciennes majorités
01:24:25et à la fois
01:24:26de la majorité
01:24:27de Grégory Toussé
01:24:28on a eu le sentiment
01:24:29nous dans notre arrondissement
01:24:30d'être en opposition
01:24:31depuis des années
01:24:31et d'avoir été l'oublié
01:24:32des politiques publiques
01:24:33municipales et métropolitaines
01:24:34dont la sécurité fait partie
01:24:36et aujourd'hui
01:24:38on attend des actes
01:24:39la sécurité n'était pas un sujet
01:24:40pour Grégory Toussé
01:24:41lors du premier mandat
01:24:42visiblement
01:24:43là durant cette campagne électorale
01:24:45il en a parlé de sécurité
01:24:46il a dit que c'était une priorité
01:24:47qu'il allait augmenter
01:24:49les effectifs
01:24:49qu'il allait augmenter
01:24:50la vidéosurveillance
01:24:51donc nous on l'attend
01:24:52et on espère
01:24:52que ce ne sera pas seulement
01:24:53dans les arrondissements
01:24:55qui sont de la même couleur
01:24:56politique que nous
01:24:57On a entendu
01:24:58dans ce reportage
01:24:59de Marie-Victoire
01:25:00Dieu Donné
01:25:00un commerçant
01:25:01notamment
01:25:01mais plus globalement
01:25:02que vous disent
01:25:03ces commerçants
01:25:04j'imagine qu'ils ont aussi
01:25:06peur
01:25:06peur d'être cambriolés
01:25:07quand ils sont présents
01:25:08et puis peur aussi
01:25:09de tout perdre
01:25:10et de subir autant
01:25:11de dégradations
01:25:12on voit quand on se parle
01:25:13les images de vitrines
01:25:14complètement explosées
01:25:16de magasins
01:25:17totalement renversés
01:25:18ça crée aussi
01:25:18malheureusement
01:25:19une ambiance de peur
01:25:20chez ces commerçants
01:25:23De peur évidemment
01:25:24on a quand même
01:25:24une conjoncture
01:25:24qui est déjà suffisamment
01:25:25difficile pour les commerçants
01:25:27il y a une forme
01:25:28de résignation
01:25:28chez eux
01:25:29ils disent
01:25:29de toute façon
01:25:29ça ne va pas changer
01:25:30de toute façon
01:25:30on ne va pas avoir
01:25:31de moyens supplémentaires
01:25:33donc à défaut
01:25:34de l'argent
01:25:35qui va être volé
01:25:35dans la caisse
01:25:36qui va être minime
01:25:37c'est tous les coûts
01:25:38que ça va engendrer
01:25:38en termes de réparation
01:25:39en termes potentiellement
01:25:41de fermeture du commerce
01:25:42le temps que les réparations
01:25:43s'effectuent
01:25:44mais aussi en termes
01:25:45de franchise d'assurance
01:25:46parce qu'à un moment donné
01:25:47les assurances
01:25:48elles ne vont plus suivre
01:25:48les commerces qui ont été cassés
01:25:494, 5, 6 fois
01:25:51donc il y a un vrai ras-le-bol
01:25:53il y a une vraie résignation
01:25:54et il est temps maintenant
01:25:55qu'on aide ces commerçants
01:25:56à développer leur activité
01:25:57dans un contexte
01:25:58qui est déjà
01:25:59bien difficile pour eux
01:26:00Merci beaucoup
01:26:01Samuel Soulier
01:26:02d'avoir été avec nous
01:26:03le maire du 6ème arrondissement
01:26:05un mot chacun
01:26:06en 30 secondes
01:26:07mais c'est vrai que
01:26:07Myriam, ces commerçants
01:26:08ils se sentent forcément
01:26:09un peu abandonnés
01:26:11comme le maire le disait
01:26:12c'est de plus en plus récurrent
01:26:13ils savent que ça peut arriver
01:26:14à tout moment
01:26:15et pour l'instant
01:26:16tant que la mairie de Lyon
01:26:18ne répondra pas
01:26:19à la demande
01:26:19de ce maire d'arrondissement
01:26:20il n'y a pas vraiment
01:26:21de raison que ça change
01:26:22Et c'est surtout
01:26:23qu'un quartier meurt
01:26:25pas seulement
01:26:25quand il y a des grands
01:26:26événements criminels
01:26:27ou quand la délinquance
01:26:28se multiplie
01:26:29il meurt lorsque
01:26:29les commerçants
01:26:30n'ouvrent plus
01:26:31ouvrir leurs portes
01:26:32et gardent rideaux baissés
01:26:33c'est ça le vrai malheur
01:26:35on est effectivement
01:26:36dans un cercle vicieux
01:26:37cette insécurité
01:26:38c'est moins de commerçants
01:26:40donc c'est moins de visiteurs
01:26:42moins de clients
01:26:43des centres-villes désertées
01:26:44et donc finalement
01:26:45un sentiment d'abandon
01:26:46qui n'est plus juste un sentiment
01:26:47et la place au réseau
01:26:49pour faire leur trafic
01:26:50et créer un état parallèle
01:26:52c'est ça l'objectif
01:26:53et c'est ce qui arrive
01:26:54alors vous allez me dire
01:26:55l'Espagne, l'Italie
01:26:56d'autres pays européens
01:26:58ont déjà mis
01:26:59connaissent le même phénomène
01:27:01avec des grandeurs différentes
01:27:02mais ils ont mis en place
01:27:03des choses
01:27:03aujourd'hui
01:27:04dans nos pays voisins
01:27:05on tergiverse plus
01:27:06sur la vidéosurveillance
01:27:07par exemple
01:27:08on ne discute plus
01:27:09mais c'est aussi pour ça
01:27:10que je parlais d'idéologie
01:27:11Vendry de Guerpel
01:27:11parce qu'en fonction des mairies
01:27:13malheureusement
01:27:14vous n'êtes pas du tout
01:27:14loti de la même manière
01:27:15il y a des communes
01:27:16qui ont moins de budget
01:27:17et qui ont véritablement
01:27:18sur le territoire
01:27:19des caméras partout
01:27:20et d'autres
01:27:21souvent quand ce sont
01:27:21des maires de gauche
01:27:22qui ont plutôt plus de budget
01:27:23mais qui n'investissent pas
01:27:24dans la sécurité
01:27:25oui et des maires aussi
01:27:26qui veulent désarmer
01:27:27leur police municipale
01:27:28tandis que d'autres
01:27:29préfèrent les armer
01:27:30donc effectivement
01:27:31tous les policiers
01:27:32tous les services de police
01:27:33ne sont pas traités
01:27:35de la même manière
01:27:36et aussi les habitants
01:27:37en réalité
01:27:38parce que ça retombe sur eux
01:27:38mais moi ce qui m'inquiète beaucoup
01:27:40c'est de voir
01:27:40qu'à force d'un état
01:27:43qui est lâche
01:27:45en tout cas
01:27:46qui est faible
01:27:47on voit les habitants
01:27:48notamment
01:27:50pendant les vacances d'été
01:27:51qui laissent
01:27:52leur maison
01:27:53plus ou moins vide
01:27:53des habitants
01:27:54géraient eux-mêmes
01:27:55en réalité les conflits
01:27:56pour éviter
01:27:56qu'ils se fassent cambrioler
01:27:57et donc on voit
01:27:58dans des quartiers
01:27:59des rondes
01:28:00s'installer entre habitants
01:28:01avec une solidarité
01:28:02qui est propre à la France
01:28:04mais j'ai peur
01:28:05que les commerçants
01:28:06fassent la même chose
01:28:06en réalité aujourd'hui
01:28:07et quand les commerçants
01:28:08on l'a vu plusieurs fois
01:28:10se défendent
01:28:11tirent sur les cambrioleurs
01:28:14ou les pires
01:28:15et bien c'est eux
01:28:16qui vont finir en prison
01:28:16oui évidemment
01:28:17et se faire justice
01:28:18soi-même n'est jamais
01:28:19une bonne idée
01:28:19mais parfois certains
01:28:20en arrivent à cette extrémité là
01:28:23c'est la fin de ce midi news
01:28:24été
01:28:25merci beaucoup
01:28:25à tous les deux
01:28:26d'avoir été mes invités
01:28:27tout de suite
01:28:28c'est En Quatre d'Esprit
01:28:29je vous dis rendez-vous
01:28:29à 17h pour Punchline
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