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  • il y a 2 mois
"Face à l'État profond - 10 ans aux RG de Mitterrand à Sarkozy" d’Hubert Marty, est un témoignage autobiographique détaillé sur l’expérience d’un commissaire des Renseignements Généraux (RG) français entre les années 1980 et 2000, abordant des sujets sensibles liés au fonctionnement de l'État, à la police, et à l’influence des réseaux politiques.
La narration met l’accent sur des affaires internes, des luttes de pouvoir, et l’impact de l’État profond sur les carrières et la justice en France.

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Transcription
00:00Deux semaines nous séparent de la fin de la campagne de dons, le 31 décembre, comme un coup près.
00:05Et c'est maintenant que tout se joue.
00:07Si la mobilisation des téléspectateurs et des donateurs de TV Liberté s'amplifie,
00:12alors nous pourrons projeter la chaîne vers 2026, 2027,
00:15toujours plus libre, toujours plus forte, plus audacieuse que jamais.
00:20Mais si le rythme actuel se maintient,
00:22alors l'avenir de la première chaîne alternative de France sera compromis.
00:28Et quel cadeau ce serait ?
00:29Un cadeau pour ceux qui rêvent de 2026 et de 2027 sans contestation de leur monopole.
00:34Une victoire pour ceux qui veulent des médias tenus par l'État, par un oligarque ou par les annonceurs.
00:40Un triomphe pour ceux qui ont tenté de nous réduire au silence par la censure bancaire.
00:45Ne leur offrons pas cette victoire.
00:47Ne les laissons pas pavoisés.
00:49Protégez TV Liberté.
00:51Protégez TVL.
00:52Faites un don.
00:53Dix ans au RG, au Renseignement Généraux, face à l'État profond.
01:07Hubert Marty, bonjour.
01:08Bonjour, monsieur.
01:09Vous venez présenter cet ouvrage, Hubert Marty.
01:11Vous avez été commissaire de police, notamment au RG, donc au Renseignement Généraux,
01:16pendant une bonne dizaine d'années avant de connaître une violente mise à l'écart.
01:20On en reparlera évidemment.
01:21Vous publiez aujourd'hui, vous le voyez, un livre témoignage intitulé
01:25Face à l'État profond, dix ans au RG,
01:28où vous décrivez les dérives, les zones d'ombre et les réseaux d'influence
01:32qui, selon vous, forment un État profond à la française.
01:37Hubert Marty, que cherchez-vous à faire de ce livre ?
01:39Régler des comptes, témoigner ou alerter ?
01:43Alors, régler des comptes, soyons honnêtes, un petit peu quand même,
01:47parce que j'ai été victime d'une grave injustice.
01:51Je suis rentré dans la police en 1983, j'étais majeur de ma promotion,
01:55j'étais un des commissaires les plus diplômés dans les années 80-90.
01:59J'avais été admissible à l'ENA, à l'école de la magistrature aussi.
02:03Et donc, j'avais choisi ce métier par vocation,
02:06parce que j'avais envie de servir mon pays.
02:09Et surtout, j'aimais beaucoup le renseignement.
02:11Et j'ai eu une carrière qui a été complètement ascendante jusqu'en 2002.
02:16Et à partir de 2002, j'ai été mis à l'écart, j'ai été ostracisé.
02:19Et ensuite, j'ai été victime d'un piège odieux monté par la DST en 2005-2006,
02:26qui avait vocation de me faire tomber.
02:28Alors, pourquoi me faire tomber ?
02:30Parce que j'ai été un des proches de Yves Bertrand,
02:34qui était le directeur central des RG pendant 12 ans.
02:37D'abord, il était réputé être proche de Chirac,
02:39dont ça dérangeait beaucoup le clan Sarkozy.
02:42Et ensuite, j'avais travaillé avec lui depuis les années 2000
02:45sur des dossiers de corruption,
02:47qui mettaient en cause gravement l'entourage de Sarkozy et de Charles Pasqua.
02:52– Alors, première question, vous dites, j'ai subi de la part de la DST en 2005 et 2006 une injustice.
02:59Mais alors, pourquoi, en 2027, avoir attendu 20 ans avant de publier ce témoignage ?
03:05Est-ce que c'est une question de sécurité ?
03:06Ou est-ce que c'est tout simplement une évolution du contexte politique
03:09qui permet de la sortie de cet ouvrage ?
03:10– Alors, si vous voulez, il y a deux choses.
03:13C'est quand je suis éjecté de la police en 2007,
03:16ceux qui ont eu ma peau, à savoir M. Guéant, Sarkozy, Squarsini,
03:21dont on ne compte plus maintenant les méfaits judiciaires depuis quelques années,
03:25ces gens-là, ils sont au pouvoir, ils sont tout puissants,
03:27personne ne les conteste.
03:29Il y a ce quinquennat, donc je sais que jusqu'en 2012, je ne peux rien faire.
03:33Arrive ensuite M. Hollande, où j'ai tenté de revenir dans la police
03:37et où j'ai eu une lettre évasive, mais je ne suis pas arrivé à revenir en poste.
03:43Et lorsqu'arrive Macron, j'écris une lettre
03:45et le seul ministre qui, à peu près, était favorable à mon retour,
03:49c'était Gérard Collomb, l'ancien maire de Lyon qui est décédé,
03:52qui m'avait écrit une lettre en disant « on examine votre retour ».
03:55Et puis après, vous avez vu que Collomb s'est rapidement détaché de Macron
03:58et que, quelque part, l'état profond à la française est revenu sur le devant de la scène.
04:04Et donc, j'ai été, je suis à la retraite maintenant depuis 10 ans,
04:07mais ma carrière n'a jamais pu être revue, ce que j'estime totalement anormal.
04:11– Alors, vous avez été majeur de votre promotion à l'école normale supérieure de la police.
04:15Vous le dites dans l'ouvrage, tout votre parcours était, dès le départ,
04:19vous l'expliquez d'une manière assez amusante, d'ailleurs,
04:21comme on disait aux renseignements généraux, je me suis dit « quelle idée ? »
04:25si vous voulez, « quelle idée ? »
04:26Mais vous avez passé donc ces 10 années au RG.
04:29Et qu'est-ce que cette immersion dans l'appareil de l'État
04:32vous a appris sur la nature réelle du pouvoir en France ?
04:35– Alors, la nature réelle, si vous voulez, il y a deux faces.
04:40Côté cours, côté jardin, il y a la côté apparence et la côté réalité des choses.
04:46Donne un exemple, quand on fait une visite ministérielle ou présidentielle,
04:50il y a toutes les caméras qui sont là, on attend les discours, les déclarations,
04:55dont souvent on ne va retenir que 30 secondes ou une minute.
04:57Et puis, il y a tout ce qui se passe derrière, en coulisses,
05:00les échanges, les discours, les annonces, les décisions
05:03qui sont en fait dans la confidence ou en aparté.
05:07Et c'est là qu'est le vrai pouvoir.
05:08Il n'est pas devant les caméras.
05:09Les caméras croient en général qu'elles montrent le pouvoir.
05:11Elles ne montrent rien.
05:12Elles ne montrent que les paillettes, que la surface.
05:15La réalité, elle est très différente.
05:16– Dans quel climat institutionnel travaillait-on alors sous Mitterrand,
05:21ce qui a été votre cas, sous Chirac et puis sous Sarkozy ?
05:26– Alors, je dirais que sous Mitterrand et Chirac,
05:29je dirais que les institutions semblaient encore, encore,
05:35fonctionner à peu près correctement.
05:37C'est-à-dire que chaque direction avait son domaine de compétence,
05:41sa façon de travailler, y compris la justice.
05:45Mais moi, j'ai senti vraiment, en 2002, j'étais encore dans la police
05:48parce que j'étais encore dans les services du Premier ministre
05:50dont j'étais écarté à l'arrivée de Sarkozy au pouvoir.
05:54Je sentais qu'il y avait encore un climat encore d'intérêt général
05:58et de services publics qui existaient.
06:01À partir de l'arrivée de Sarkozy, Guéant,
06:04de toute cette équipe au sein du ministère,
06:07j'ai senti très clairement un accaparement de l'État au profit d'un clan.
06:11Alors, en 88, je ne sais pas si vous vous souvenez de la campagne présidentielle de Mitterrand,
06:18il s'était présenté comme le tenant de la France Unie
06:21contre un clan qui voulait s'emparer de l'État.
06:26Moi, je n'ai pas très bien compris à l'époque
06:27parce que je n'étais pas du tout dans le camp Mitterrand.
06:30Je suis gaulliste depuis toujours.
06:32Donc, j'étais plutôt opposé à Mitterrand.
06:34Et j'ai trouvé que son histoire de clan me paraissait un peu caricaturale.
06:37Et en 2012, donc 14 ans après, quand on voit ces gens arrivent au pouvoir,
06:42là, je me rends compte que leur faction de gérer l'État
06:46et de gérer la police et la justice, elle est clanique.
06:49À savoir qu'on favorise outrageusement ses amis.
06:52Et si on peut, on dévalorise, on démolit, on met au rencard
06:57les gens qui ne sont pas de votre camp, même s'ils sont professionnellement valables.
07:01C'est ça qui n'est pas admissible.
07:02Alors qu'auparavant, si vous voulez, même les gens de droite sous Mitterrand
07:05ou même les gens de gauche sous Pascua, s'ils étaient compétents, valables,
07:10ils arrivaient à faire leur travail dans des conditions normales.
07:12Ce qui n'a plus été possible avec l'arrivée de Sarkozy.
07:15– Alors, la conférence des ambassadeurs, on est le 27 août 2019,
07:20Emmanuel Macron évoque un mot, deux mots, l'État profond.
07:25À quel moment, vous, vous avez pris conscience qu'il existait
07:27ce que l'on appelle un État profond ?
07:29À quel moment ? C'est-à-dire, c'est né d'un incident, c'est né d'une affaire,
07:33c'est né d'une personnalité que vous avez côtoyée, d'un personnage ?
07:36– Alors, j'écris une bonne partie de mon parcours dans ce tome 1,
07:42parce qu'il y aura une suite.
07:44Mais il faut savoir qu'en 2000, je reprends contact avec Yves Bertrand,
07:51parce que j'avais des éléments sur l'affaire Corse, sur l'affaire Yvan Colana.
07:54Donc, je reprends contact avec lui, et il me dit, écoutez,
07:58j'ai plusieurs enquêtes sous la main à développer.
08:02Éventuellement, vous confiez, notamment celles sur la mort de Bérégovoy.
08:05Il me dit, nous sommes persuadés qu'il ne s'agit pas d'un suicide,
08:09qu'il s'agit d'un assassinat.
08:11Et comme vous avez été 4 ans directeur d'ERG à Nevers,
08:14il n'y a pas, mieux pas laissé que vous pour faire cette enquête.
08:17Donc, il me confie la mission de, j'ai 3-4 mois,
08:22j'ai carte blanche pour enquêter sur la mort de Bérégovoy.
08:25Et là, j'accumule tous les indices sur un assassinat,
08:29et non sur un suicide.
08:32Et quand j'apporte mon résultat à Yves Bertrand,
08:35où j'aurais pensé qu'il aurait été très satisfait,
08:37il s'est empressé de mettre ça sous le boisseau,
08:39et de me dire, c'est une bombe,
08:42on ne peut pas sortir ça comme ça, c'est trop dangereux.
08:44Et quelque part, il y a un État profond qui nous empêche de sortir la vérité.
08:48Donc, même lui, qui était proche de Chirac,
08:51avait compris qu'au cœur de l'État, il y a un phénomène occulte
08:55qui n'est pas du tout l'État de droit,
08:57mais qui est l'État profond,
08:58et qui prend les décisions les plus importantes pour le pays.
09:01– Selon vous, l'État profond agit-il avec un objectif politique déterminé,
09:06ou est-ce que c'est plutôt un ensemble d'intérêts corporatistes,
09:09politiques, qui cherchent à se protéger, tout simplement ?
09:12– Je penche pour la deuxième version.
09:16L'État profond, il n'est pas figé, c'est un État qui est mouvant.
09:20Donc, vous avez en son sein, dans ces structures occultes,
09:24par essence occultes, vous avez des policiers, des politiques,
09:27des magistrats, des militaires, des industriels, des banquiers,
09:32qui se réunissent de façon périodique ou à la demande.
09:35Alors, la structure, je pense, une des plus symboliques de l'État profond,
09:41pour moi, c'est le siècle, c'est l'institution de le siècle.
09:43Il ne faut pas croire que c'est les francs-maçons,
09:44tout ça, ça me paraît complètement surfait.
09:48Et au sein du siècle même, il y a des tendances,
09:51il y a des groupuscules, il y a des gens qui font partie
09:53d'un noyau serré où ils sont 10, 15, 20,
09:56et c'est eux qui prennent les décisions essentielles concernant le pays.
09:59Alors, ils pensent surtout à leurs intérêts, à leurs privilèges,
10:02et en rien, ils ne pensent aux intérêts nationaux de la nation.
10:05Ce n'est pas leurs préoccupations, c'est leur survie
10:08et la poursuite de leurs affaires dans les meilleures conditions possibles.
10:12– Je reviens à Emmanuel Macron, quand il évoque l'État profond en 2019,
10:16à qui songe-t-il ? À quoi songe-t-il, d'après vous ?
10:19– En 2019, Macron qui songe l'État profond,
10:23d'abord, il pense à sa réélection éventuelle en 2022,
10:28et puis il a subi les gilets jaunes,
10:30où il a vu qu'il y avait un mécontentement populaire,
10:33et il craint, quelque part, d'être débordé par le populisme.
10:36Il va être sauvé par le gong qui s'appelle Covid,
10:39qui était un gong phénoménal pour sauver les gens dans tous les pays du monde.
10:44En fait, cette histoire de Covid, pour l'instant,
10:47moi j'ai toujours pensé que c'était une immense manipulation,
10:49on le voit d'ailleurs, maintenant, plusieurs années après.
10:52Donc cet État profond, il faut voir une chose,
10:54il existe au sein de chaque État,
10:57mais il y a une espèce de multinational ou d'international de l'État profond
11:01qui fait que les gens qui ont des intérêts communs dans chaque pays,
11:05en gros, se retrouvent sur une certaine ligne de direction.
11:08Et le Covid est l'exemple même pour montrer que,
11:12dans les régimes dits démocratiques et libéraux,
11:15on a calqué notre faction de fonctionner,
11:18sur les États les moins démocratiques,
11:20comme la Chine ou la Russie ou d'autres dictatures.
11:23On a essayé de calquer, d'essayer sur nos modèles démocratiques,
11:27des systèmes qui fonctionnent dans les dictatures.
11:29– Une large partie de l'ouvrage est consacrée aux affaires sensibles,
11:33aux affaires secrets d'État.
11:34Vous évoquez dans le livre, alors il y en a plusieurs,
11:37j'ai regardé plus précisément Pierre Berrigau,
11:40le préfet Erignac, la mort de Robert Boulin.
11:43Toutes ces affaires, qu'est-ce qu'elles ont en commun ?
11:46– Elles ont en commun qu'on va éliminer,
11:50on élimine brutalement, alors sous prétexte de suicide,
11:53ou alors d'assassinat avec Erignac,
11:55mais on élimine des gens qui sont dans l'État
11:58et qui sont des gêneurs,
11:59qui ne se soumettent pas au pli qu'on leur a demandé de prendre.
12:03Je prends l'exemple de Boulin.
12:05Boulin, on lui a monté un artifice avec l'histoire des terrains dramatuels
12:09que lui avait vendu Henri Tourné,
12:13qui est parti vivre, finir sa vie presque à 100 ans en Argentine.
12:17Et qu'est-ce qu'il dénonçait Boulin ?
12:19Il dénonçait, un, la financiarisation outrancière de l'économie française,
12:25et ensuite, il avait des documents,
12:27puisqu'il avait été ministre du Budget,
12:29c'est un des postes les plus sensibles de la République,
12:31il avait compris qu'il y avait des fonds noirs,
12:34issus de la grande criminalité, des fonds glauques,
12:37qui alimentaient et le parti Giscardien,
12:40et le RPR qui venait de se créer en 1976.
12:43Donc, comme il avait des éléments très gênants pour les tenants du pouvoir,
12:48que ce soit Giscard ou Chirac,
12:51on a décidé de l'éliminer.
12:52On a utilisé le sac pour l'éliminer.
12:55Quinze ans plus tard, nous avons un autre cas de figure,
12:57qui est celui de Bérégovoy.
12:59Mais Bérégovoy, c'est clair, le 8 avril 1992,
13:02une semaine après sa nomination de compromis ministre,
13:04il va à l'Assemblée nationale,
13:05et il veut déclarer la guerre à la corruption.
13:08En ayant même l'idée, mais saugrenue et assez déplacée,
13:12de dire j'ai ici une liste avec des gens qui sont compromis
13:16dans des affaires de corruption, que ce soit à droite ou à gauche.
13:19Donc, il s'est attiré la vindicte générale de tous les partis politiques,
13:24et à ce moment-là, le 8 avril, il a signé quasiment son arrêt de mort,
13:27parce qu'il voulait dénoncer la corruption
13:29qui gangrénait déjà l'État français en 1992.
13:33– Et Rignac ?
13:34– Et Rignac, c'est la même chose, mais au niveau Corse.
13:39J'en ai volontairement pas parlé,
13:41parce que dans un premier livre, on ne peut pas nous développer.
13:43Donc, Rignac, j'en parlerai dans mon prochain livre.
13:47Ce n'est pas du tout un meurtre nationaliste,
13:49c'est un meurtre qui est totalement lié
13:51à l'implantation de la mafia en Corse.
13:54Il avait mis son veto sur le rachat de la citadelle militaire de Bonifacio
14:01contre des États mafieux qui venaient de l'Italie.
14:04Et il avait lui aussi signé son arrêt de mort.
14:07Donc, lui aussi, étant un défenseur de l'État de droit
14:12contre l'État profond, il a été victime d'un assassinat d'État.
14:17– Vous avez vécu toutes ces affaires de l'intérieur.
14:19À ce moment-là, dans ces moments précis,
14:20quelles sont les pressions ou les silences que vous avez pu constater ?
14:24– Alors, des pressions assez claires sur ma carrière,
14:30parce que j'ai compris, quand je développais cette affaire,
14:33que ma carrière serait stoppée,
14:35qu'il y aurait des… comment vous dire…
14:38que je n'allais pas progresser comme je le pouvais,
14:40parce que j'étais déjà…
14:41– Ça, on vous le dit ou est-ce que vous…
14:42– Je le ressens, je le ressens.
14:44Vous savez, cet État profond, il est invisible.
14:48Qui a tué Boulin, il n'y a personne.
14:50Qui a tué Béret, il n'y a personne.
14:51C'est toujours un État qui avance masqué.
14:54Donc, moi, j'ai bien vu que, d'abord, je suis éjecté de mon poste
15:00à la suite d'un petit article de presse de rien du tout,
15:02que personne n'avait lu, mais qu'on a monté en exergue volontairement.
15:08On ne dit pas clairement qui est-ce qui est derrière,
15:10mais on sent que, par exemple, les journalistes,
15:13les journalistes se sont manipulés pour écrire des articles défavorables
15:17contre vous, ce sont autant de pots de bananes.
15:20Et l'administration, à ce moment-là, elle n'est pas du tout impartiale,
15:25elle est totalement partisane.
15:27Elle va monter en épingle ses articles pour dire,
15:29écoutez, écoutez, il y a ça, mais je dis, mais je n'y suis pour rien.
15:32Ce n'est pas moi qui ai donné les interviews.
15:34C'est des journalistes à qui on a demandé d'écrire ça à mon sujet.
15:37Et vous allez voir ça, moi, je peux proposer un démenti,
15:39mais un démenti d'un fonctionnaire en poste,
15:42ça n'a aucune valeur par rapport à un journaliste
15:43qui écrit une page entière pour vous salir.
15:47– Vous parlez d'un système capable de neutraliser ce qui dérange.
15:50Cette mécanique du silence, vous en avez été, vous le dites même,
15:53vous-même, victime, on a cherché à vous faire taire, avec succès.
15:58– Oui, parce que, si vous voulez, le système,
16:03quel est le système des fonctionnaires ou des magistrats ?
16:06– Il implique pour tous, d'abord, une réserve,
16:11une réserve professionnelle, vous ne pouvez pas vous exprimer au grand jour.
16:15Ensuite, vous êtes habilité, moi, j'étais habilité secret défense,
16:19et dès que vous êtes atteint par des articles
16:23qui vous traitent de complotiste ou de conspirationniste,
16:27on m'a enlevé tout de suite mon habilitation,
16:29ce qui fait que je n'ai plus pu travailler dans les services de renseignement.
16:33Il y a votre carrière qui est freinée,
16:35votre avancement qui est stoppé,
16:38on vous fait comprendre que vous n'êtes plus un odeur de sainteté,
16:40ce n'est pas difficile.
16:41Moi, dès que j'étais sans poste, j'ai fait une, deux, trois, cinq, dix demandes,
16:46alors que j'avais totalement les capacités d'occuper ces postes,
16:49chaque fois on me disait non pour des raisons inavouées,
16:52en me disant, ben non, ça ne va pas, vous ne pouvez pas correspondre.
16:55Je voyais à chaque fois que ce n'étaient pas des raisons professionnelles
16:58qu'on m'invoquait, mais c'étaient des raisons politiques sous-jacentes
17:01et puis des raisons cachées, complètement occultes.
17:03Alors, faire taire, c'est peut-être aussi le principe qu'il faut garder à l'esprit
17:06dans le choix.
17:07Il a été quand même mal compris de la dissolution des RG en France,
17:11des renseignements généraux.
17:11On a dit, bon, ça a été remplacé par autre chose,
17:13mais cette dissolution, c'était vraiment faire taire.
17:16Vous pensez un service trop informé
17:18derrière des explications structurelles de modernisation.
17:21est-ce qu'il nous a bêté ?
17:23Alors, en 2008, un an après son élection, Sarkozy décide de fondre les RG avec la DST
17:30pour créer la DCRI, qui est maintenant la DGSI, sous prétexte, comme je dis,
17:35de lutte antiterroriste.
17:36Mais les deux services étaient totalement différents.
17:40La DST était le service de lutte contre les ingérences extérieures,
17:45le service de contre-espionnage dont tous les pays ont besoin,
17:48parce qu'on a besoin de se prémunir de toutes les activités d'espionnage,
17:52que ce soit de la Russie, de la Chine et des États-Unis.
17:56Donc, c'est un service essentiel pour la défense de nos intérêts fondamentaux.
17:59Mais à côté, les RG étaient totalement différents.
18:02C'était une police de renseignement intérieure.
18:04On ne travaillait pas, comme la DST, sous le secret défense.
18:07On travaillait sous le confidentiel défense.
18:09On n'avait pas de pouvoir judiciaire comme la DST.
18:12La DST, elle pouvait arrêter des gens
18:13et les mettre au mitard pendant plusieurs jours,
18:16on les mettait en garde à vue dans les locaux de la Rune et la Thon,
18:19puisqu'à l'époque, la DST était dans la Rune et la Thon.
18:22Les fonctionnaires des RG, eux, n'avaient aucun pouvoir coercitif.
18:25On ne pouvait pas obliger les gens à venir nous voir et les retenir.
18:28C'était impossible.
18:30Mais si on n'avait pas de pouvoir coercitif,
18:32en revanche, on avait une liberté à peu près totale
18:34de voir tout le monde, tous les gens qui venaient taper chez nous,
18:38eh bien, on les recevait avec mes fonctionnaires.
18:41Et puis, on voyait si les éléments qu'ils nous donnaient étaient valables ou pas.
18:45On creusait, on vérifiait.
18:47Il y a beaucoup de choses qui étaient, je dirais, jetées
18:49où on ne donnait pas suite.
18:50Parce que, vous savez, dans le milieu du renseignement,
18:52on a affaire aussi à des mythomanes,
18:54à des gens qui inventent des choses,
18:55qui essayent de nous manipuler.
18:57Donc, ces gens-là, on les écartait très vite.
18:59Mais dès qu'on voyait que les renseignements apportés
19:01étaient valables, intéressants,
19:03là, on travaillait avec eux.
19:04Et c'est ainsi que j'ai pu faire une affaire antiterroriste,
19:07dont je parle dans mon livre.
19:08– Ce qui est amusant et surprenant,
19:10c'est qu'on a eu quand même, à cette époque-là,
19:13le sentiment que l'ARG, c'était la police du pouvoir.
19:15Que, bien évidemment, elle était au service du pouvoir,
19:17qu'elle arrangait les choses pour le pouvoir.
19:19Et vous, vous me dites, au contraire, pas du tout.
19:21C'était une police qui, finalement, gênait le pouvoir.
19:23– Absolument.
19:24Alors, c'est vrai que, dans les services,
19:28ce qui est intéressant de se voir,
19:29c'est que dans chaque service,
19:30dans le personnel,
19:33vous aviez plusieurs catégories de fonctionnaires.
19:37Alors, vous aviez, le gros de la troupe,
19:39c'était des gens qui faisaient leur travail
19:41le plus consensueusement et de la façon la plus neutre possible.
19:44Et ensuite, dans les services,
19:46vous avez des gens qui étaient outrageusement engagés,
19:48ou à droite, ou à gauche.
19:50Le problème, en 81,
19:51c'est que, quand la gauche arrive au pouvoir,
19:54ils n'ont pas grand monde avec eux.
19:57Les services sont majoritairement de droite,
20:00puisque la droite est au pouvoir depuis 58.
20:02Et les gens, les policiers qui étaient proches du Parti Socialiste,
20:05vont arriver dans les services,
20:07que ce soit la Sécurité publique, la DST ou l'ARG,
20:10et vont avoir un rôle prépondérant,
20:11puisqu'ils sont proches du pouvoir.
20:13Et j'explique bien qu'en 86,
20:15quand Philippe Massoni arrive directeur d'ARG,
20:17il fait le ménage.
20:18C'est-à-dire qu'il veut enlever les bras cassés,
20:21ceux qui sont là au ARG en vacances,
20:23parce que ceux qui ne voulaient pas beaucoup travailler,
20:24ils allaient au ARG,
20:25ils faisaient juste une petite note par semaine,
20:27et ils avaient leur traitement,
20:28comme les gens de Sécurité publique,
20:30qui avaient des servitudes importantes dans le travail.
20:32Massoni dit, c'est fini.
20:34On ne veut plus de chasseurs,
20:35on ne veut plus de pêcheurs à la ligne,
20:36on veut des gens qui bossent.
20:37Et si les gens, politiquement,
20:39ne se sentent pas bien chez nous,
20:40qu'ils partent.
20:41Il a eu des résultats,
20:43puisque Massoni a eu quand même,
20:45à son actif,
20:46l'arrestation des militants d'action directe.
20:48Moi, j'ai arrêté des militants néo-nazis,
20:51et il a fait en sorte que le service reprenne,
20:54le punch reprenne un peu la surveillance
20:57du renseignement intérieur,
20:58qui est très vaste.
21:00Mais dans chaque service,
21:03il y avait des fonctionnaires
21:04qui étaient connotés
21:04plutôt proches de la gauche ou de la droite.
21:07Mais globalement,
21:09le service se tenait,
21:10parce qu'il y avait une culture,
21:12il y avait une culture de service
21:14qui tenait depuis la guerre,
21:16et puis on avait des archives,
21:17je développe les archives,
21:18c'était considérable.
21:19Les RG devaient avoir
21:20à peu près 10 millions de fichiers.
21:22Donc, on connaissait à peu près tout le monde.
21:24Un commissaire des RG
21:25dans son arrondissement,
21:26dans son département,
21:27il ne pouvait pas être pris en défaut
21:29sur telle ou telle personnalité.
21:31C'était impossible.
21:31Chaque fois qu'on lui donnait un nom,
21:33il devait sortir, voilà,
21:34ce monsieur a fait ci, ça,
21:35il est connu pour ça, ça et ça.
21:37Donc, on avait une mémoire importante
21:39qui tenait depuis la guerre,
21:40et cette mémoire,
21:41elle gênait quelque part les hommes politiques,
21:44et surtout, elle gênait Sarkozy,
21:45parce que maintenant,
21:46on sait beaucoup plus de choses sur Sarkozy,
21:48mais à l'époque,
21:49on ne savait pas de choses,
21:51et que ce soit Bertrand ou Philippe Massoni,
21:53eux, ils avaient déjà des dossiers
21:55qui expliquaient la corruption
21:57de Sarkozy et de son équipe
21:59en arrivant au pouvoir,
22:01donc ils avaient déjà des dossiers contre lui,
22:03ce qui gênait fortement Sarkozy.
22:04– On est en 2025,
22:05et puis de RG ?
22:06– Non.
22:06– C'est une bonne chose pour vous ?
22:08– J'estime que ce n'est pas une bonne chose.
22:09Pourquoi ?
22:10Parce que les politiques,
22:12maintenant, se fient aux instituts de sondage.
22:17– Parce que les politiques avaient les RG,
22:18les renseignements généraux,
22:19comme interlocuteurs,
22:20souvent, à la fois pour les manifestations,
22:22pour les informations,
22:23pour…
22:23– Tout à fait.
22:24– Donc, en fait,
22:24c'était devenu un interlocuteur,
22:25à tel point que les RG
22:27pouvaient participer,
22:28dans certains cas,
22:29à des réunions politiques,
22:30au milieu d'un bureau politique local,
22:33etc.
22:33– Alors, c'était théoriquement…
22:36– Invraisemblable, non ?
22:37– Bien sûr, c'était…
22:38Il y a eu l'histoire de l'infiltration
22:39du Parti Socialiste, en 1994,
22:43qui avait fait un scandale
22:44à la préfecture de police.
22:46Alors, normalement, attention,
22:48on devait suivre toutes les réunions politiques,
22:50que ce soit de l'extrême-gauche
22:52à l'extrême-noite,
22:52on devait les suivre,
22:53et faire une note,
22:54une petite note d'information
22:56en expliquant qu'est-ce qui s'était passé,
22:58combien il y avait de personnes,
22:59qui avait pris la parole, etc.
23:00Ça, c'est une note d'information.
23:02Après, il y a des gens,
23:02il faut voir qu'ils faisaient
23:03un peu de la manipulation,
23:04que ce soit dans les deux côtés.
23:05Donc, ils essayaient
23:06d'instiller des informations
23:08ou de déformer des informations
23:09pour servir leur chapelle politique.
23:13Mais, globalement, je dirais
23:14que l'éthique des fonctionnaires
23:17qui étaient dans ces services,
23:18et dans les années 80-86,
23:20les RG nationales
23:22et les RG de la préfecture de police,
23:24c'est quand même 3 000,
23:243 500 fonctionnaires.
23:26C'est quand même beaucoup de monde.
23:27C'est beaucoup de monde.
23:28Avec les administratifs,
23:30en suivait quasiment
23:31toute l'activité politique,
23:32économique, sociale.
23:34On nous demandait tout de suite
23:35un renseignement,
23:36une fiche, etc.
23:37Normalement, on demandait ça
23:39à 9, 10h le matin.
23:40Le soir, le préfet,
23:42je ne sais pas,
23:42le député, le ministère,
23:44ils avaient un papier
23:44avec toutes les informations complètes.
23:47Alors, c'était une époque
23:48où l'information
23:48n'est pas ce qu'elle est de nos jours,
23:50puisque de nos jours,
23:51on a accès à énormément
23:52d'informations avec Internet,
23:55avec les bases de données.
23:55On a des tas d'éléments
23:57qui nous donnent tout de suite
23:59ce qu'on veut
24:00dans quelques minutes.
24:02Mais, il n'empêche,
24:03je pense qu'un État ancien,
24:06un État colbertiste,
24:08un État napoléonien,
24:09un État gaullien
24:10comme la France,
24:11ne peut pas,
24:12à mon sens,
24:12se passer
24:12d'un service
24:13de renseignement intérieur.
24:15– Est-ce que vous avez trouvé
24:16au sein de cette police
24:16ce que vous défendez,
24:17les RG,
24:18pendant tout ce temps
24:19et quand vous avez été
24:20mis à l'écart ?
24:21Est-ce que vous avez trouvé
24:22des collègues
24:22qui partageaient
24:23votre diagnostic
24:24sur cette zone grise
24:25du pouvoir
24:25ou est-ce que vous étiez
24:26totalement isolé ?
24:28– Non, non,
24:29il y a des collègues
24:30qui ont pris la tâche
24:31avec moi
24:32de façon discrète
24:32parce que tout le monde
24:34pense à sa carrière.
24:35Vous savez,
24:35on veut tous arriver
24:36à la retraite
24:38avec les meilleurs galants possibles,
24:40les indices les plus favorables
24:41dans sa carrière.
24:42Il y en a qui,
24:43un aparté me disait
24:44effectivement,
24:45tu es courageux,
24:46tu as raison,
24:46on est d'accord
24:47avec ce que tu dis
24:48mais on est un peu coincé
24:49par le système hiérarchique,
24:51le système qui fait
24:52qu'on ne peut pas
24:52de but en blanc
24:54contredire la hiérarchie
24:55ni faire un pas de côté
24:57sinon on est très vite
24:58rappelé à l'ordre.
25:00Moi ce qui m'embête
25:01c'est que maintenant
25:01je suis en retraite
25:03depuis 10 ans,
25:04tous ces événements
25:05que je décris
25:06dans mon livre
25:07ils ont 20-25 ans.
25:09Je ne vais pas faire,
25:10ce n'est pas qu'un livre
25:11de revanche,
25:12c'est un livre
25:13de mise en alerte.
25:14Je mets en alerte
25:15pourquoi ?
25:15Parce que j'explique
25:17qu'à travers les enquêtes
25:18que j'ai faites en 2000,
25:19j'ai mis au jour
25:20un état profond
25:21qui a fait dériver
25:22la France dans une très
25:23grande corruption.
25:25Et ce système de corruption,
25:27loin de s'arranger
25:28avec la présidence
25:29Chirac
25:30ou Sarkozy
25:30ou Hollande,
25:31il s'est totalement
25:33aggravé.
25:34Maintenant la corruption,
25:35elle est évaluée
25:35en gros à 130 milliards
25:37d'euros par an.
25:38Mais c'est colossal,
25:40c'est énorme,
25:40130 milliards d'euros.
25:42En 10 ans,
25:431300 milliards,
25:44on réduit quasiment
25:45nos dettes
25:46de 40%.
25:47Et personne n'évoque
25:48ce sujet de la corruption.
25:50Je dis à la fin
25:51de mon livre,
25:51heureusement que nous avons
25:52quelques médias,
25:54je ne vais pas les citer ici,
25:55mais ils vous viendront
25:55à l'esprit,
25:56et que nous avons
25:57le parquet national financier
25:58qui fait des enquêtes
25:59parce que le service
26:01anticorruption
26:02que voulait Pierre Beragovoy
26:03a été réduit
26:05à un observatoire
26:06de phénomènes
26:07mais n'est plus pris en compte.
26:10Et si vous voulez voir
26:10un phénomène d'actualité,
26:12c'est qu'actuellement,
26:13il y a une agence
26:14anticorruption
26:15en France
26:15dont vous n'attendez
26:17jamais parler
26:18et le rapport
26:20d'activité
26:21qu'elle doit remettre,
26:22ça fait deux ans
26:23qu'il est différé
26:23par l'Elysée.
26:25Il y a quand même
26:25un problème.
26:26Il y a quand même
26:27un problème.
26:27– C'est un problème
26:28avec le parquet
26:28national financier.
26:30Il n'y a quand même
26:30pas la neutralité
26:32qui nécessite
26:33cette institution.
26:34– Non,
26:34il fait un travail
26:36remarquable
26:36mais ce qui serait
26:37bon,
26:39c'est de l'élargir
26:40sans doute
26:41à bien d'autres phénomènes.
26:42Je vais terminer
26:43en vous donnant
26:43un chiffre.
26:44Est-ce que vous savez
26:44combien
26:45d'élus locaux
26:46sont l'objet
26:47d'enquête
26:47actuellement ?
26:492500.
26:502500 élus
26:51sont l'objet
26:52d'enquête.
26:53Combien sont mis
26:53en examen ?
26:54Quasiment 900.
26:56Donc,
26:56vous avez à peu près
26:57un millier
26:57d'élus locaux
26:58qui sont déjà
26:59condamnés judiciairement.
27:01On ne vous en parle
27:01jamais
27:02mais regardez
27:02mais regardez
27:02dans la gestion
27:04des régions,
27:06des syndicats
27:07de commune,
27:07des départements,
27:08quasiment tous
27:09ont des affaires
27:10de détournement,
27:11d'abus de confiance,
27:12de corruption.
27:13Votre critique du pouvoir légitime
27:15vous a valu votre carrière
27:16mais aussi en quelque sorte
27:19votre honorabilité
27:21parce qu'on vous accuse
27:22notamment avec la publication
27:24de cet ouvrage
27:25de plonger dans le sensationnalisme
27:27qui veut dire complotisme.
27:29Vous voyez bien.
27:30Alors maintenant
27:31que les choses
27:32ont quand même évolué
27:33surtout depuis la période Covid
27:34on a compris
27:35que ce qu'on qualifie
27:36de complotisme
27:37ce sont des gens
27:38qui ont une vue
27:39un peu supérieure aux autres.
27:40C'est-à-dire que
27:41on est des lanceurs d'alerte
27:42on vise à éveiller les consciences
27:44à dire à l'immense majorité
27:46des gens
27:47ne croyez pas
27:48ce qu'on vous raconte
27:49à longueur d'année
27:50à longueur de journée
27:51sur les médias mainstream
27:52prenez du recul
27:54réfléchissez
27:54informez-vous
27:56allez voir d'autres médias
27:57indépendants
27:58qui vont vous donner
27:58un autre éclairage
27:59qui donne la parole
28:00à des gens
28:01qui ne sont jamais invités
28:02sur les plateaux de télévision
28:03et qui vous donne
28:04une autre version
28:05de la vie politique
28:07économique sociale.
28:08Voilà.
28:09Tome 1
28:09de l'ouvrage
28:10Face à l'état profond
28:1110 ans en RG
28:12avec toute une série d'affaires
28:14avec beaucoup de révélations
28:16ou de rappels
28:17de révélations
28:18de ces 10 années finalement
28:19en RG
28:20qu'est-ce que vous retenez ?
28:21La loyauté
28:21la désillusion
28:22la lucidité
28:23d'autres mots peut-être ?
28:25Je retiens
28:25une dérive grave
28:27de la France
28:29qui est partie
28:30d'un état
28:31qui était assez fort
28:32et qui fonctionnait
28:33correctement
28:34je dirais
28:35depuis les années
28:36militaires
28:36l'état français
28:37s'est délité
28:38une plus grande
28:40malhonnêteté
28:41des détournements
28:42en masse
28:42et globalement
28:43un pays
28:44qui est collectivement
28:45éperdant
28:45hélas.
28:47Et ce bouquin
28:47il est en vente
28:48sur le site de TVL
28:50à la boutique TVL
28:50vous savez
28:51le chemin
28:51pour emprunter
28:52internet avec nous
28:55c'est tvl.fr
28:56et vous allez
28:57sur la boutique de TVL
28:58vous pouvez vous procurer
28:59l'ouvrage
28:59d'Hubert Marty
29:00que je remercie
29:01de sa visite
29:01merci monsieur
29:02merci monsieur Bill
29:02merci
29:03merci
29:04merci
29:05merci
29:06merci
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