- il y a 9 mois
- #hdpros2we
Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros2WE à 20h du vendredi au dimanche
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Il est 20h sur CNews, merci d'être avec nous pour l'heure des pros.
00:04D'abord le point sur l'information avec Isabelle Piboulot. Bonsoir Isabelle.
00:10Bonsoir Elliot, bonsoir à tous.
00:12A la une, une jeune femme tuée par balle et une autre grièvement blessée la nuit dernière dans la Drôme.
00:17Elle circulait en voiture à Mercure-le-Vaune au nord de Valence au moment des faits.
00:21Un drame en lien avec le grand banditisme et le narcotrafic selon le parquet.
00:25Neuf policiers légèrement blessés par des jets de projectiles.
00:29Ils empêchaient la tenue d'une rave party sur un parking d'une salle de spectacle à Istres.
00:34La police et des CRS ont été dépêchés depuis Marseille pour évacuer les 300 véhicules sur place.
00:40Deux personnes ont été interpellées.
00:42Enfin le pape Léon XIV exhorte les Libanais à rester dans leur pays.
00:47Ébranlé par une crise économique, le Liban est marqué par des clivages politiques et communautaires conduisant à une émigration massive.
00:54Le Saint-Père est venu délivrer un message de paix aux Libanais, craignant le retour d'un conflit ouvert avec Israël.
01:00Merci chère Isabelle Piboulot pour le point sur l'information.
01:04Invité exceptionnel de l'heure des pros 2, Jordan Bardella, président du Rassemblement National.
01:08Jordan Bardella, bonsoir.
01:10Bonsoir.
01:10Vous aurez face à vous les éditorialistes, journalistes qui sont chaque dimanche soir.
01:16Et c'est un plaisir de les retrouver pour l'heure des pros.
01:19On ne change pas une équipe qui gagne.
01:20Éric Revelle est avec nous, Véronique Jacquier et Jules Torres.
01:24Si vous êtes avec nous et c'était une invitation prévue de longue date, on reviendra évidemment sur l'actualité brûlante.
01:30C'est pour votre ouvrage, ce que veulent les Français.
01:32Ce sera le fil rouge de notre émission car vous dressez le portrait de Français dont les histoires font écho à l'actualité, aux problématiques aujourd'hui des Français.
01:43Avant de revenir sur votre agression, vous avez cette citation vraiment en ouverture de votre livre.
01:49La haute forme d'espérance, c'est le désespoir surmonté.
01:53Vous citez Georges Bernanos.
01:55Et quand on vous lit, quand on lit ces portraits, on voit que c'est une France qui souffre, une France qui se meurt.
02:01On est un peu désespéré quand on vous lit.
02:03On se dit mais ce n'est pas possible, on n'y arrivera jamais.
02:06La vie des Français est dure et c'est pour cela que j'ai voulu la raconter dans l'intimité de ce que ressentent les gens qui travaillent chaque jour
02:15et qui pour beaucoup n'arrivent plus à boucler les fins de mois, font face à l'insécurité, à la perte de l'identité, à la perte de repères.
02:23Et au fond, je pense que la définition de la politique, pour paraphraser Richelieu, c'est de rendre possible le nécessaire.
02:28Or, moi, je n'ai jamais considéré que la politique rimait avec fatalité.
02:34Et si je fais de la politique, c'est parce que je pense qu'au-delà de toutes les difficultés que traverse notre pays,
02:39on a l'un des plus grands pays du monde, la plus vieille nation de l'histoire qui existe depuis le baptême de Clovis,
02:46que nous avons une histoire, une géographie et des atouts qui sont enviés dans le monde entier.
02:51Et je fais de la politique précisément parce que je ne supporte pas de voir cette souffrance, cette solitude s'installer dans le pays.
02:57Et je crois que notre pays rime avec la grandeur.
03:01Et donc, au fond, la politique, c'est le refus de la fatalité.
03:04Ce que vivent les gens chaque jour, c'est la conséquence de décisions politiques.
03:07Si on change les décisions politiques, alors le quotidien des Français peut changer.
03:10Et on va aller justement sur le concret.
03:11Qu'est-ce que vous voulez changer pour que cette France qui se meurt, dites-vous, renaisse ?
03:17L'actualité brûlante, je le disais, puisque hier, vous avez été agressé en pleine séance de dédicaces.
03:24Ça s'est passé à Moissac, par un homme qui s'en était déjà pris, d'ailleurs, à Éric Zemmour en 2022.
03:30Ça s'est passé dans le Tarn-et-Garonne.
03:33Selon les sources policières, on parle d'un œuf qui vous a été jeté, d'un coup de poing qui a été évité.
03:40Vous allez peut-être nous raconter dans un instant ce qui s'est passé.
03:42Et puis surtout, moi, depuis hier, j'essaie de me poser cette question de fond.
03:46De quoi cette agression est-elle le nom ?
03:49Jordan Bardella, racontez-nous ce qui vous est arrivé hier après-midi.
03:51D'abord, j'ai déposé une plainte pour la deuxième fois en moins d'une semaine pour des violences volontaires.
04:01Vous rappeliez sur votre antenne tout à l'heure que j'ai déjà été agressé par un mineur de 17 ans
04:08qui s'en est pris à moi et aux agriculteurs avec qui je discutais à la foire de Vesoul
04:12à l'occasion de la Sainte-Catherine mardi dernier.
04:14Et puis, il y a eu cette agression qui a été assez virulente de la part d'un individu qui est effectivement connu des services de police,
04:24qui est un récidiviste puisqu'il s'en était déjà pris au bus de Marine Le Pen en 2022.
04:29Il s'en était déjà pris à Éric Zemmour.
04:30Il a été condamné par la justice et il a récidivé.
04:33Il a donc pris un livre.
04:37Il a fait la queue, comme tout le monde, pendant peut-être environ deux heures.
04:43Et au moment de se dresser face à moi, il m'a sauté dessus en me portant un coup sur le visage.
04:51Et puis, les fonctionnaires de police du service de la protection qui assurent ma sécurité l'ont exfiltré.
04:56Et il a été placé en garde à vue.
05:00Je vais vous dire, moi je suis...
05:02D'abord, je m'attends à tout quand on fait de la politique.
05:05Je sais que quand on est engagé en première ligne, on en assume les conséquences.
05:10Et c'est vrai que faire de la politique aujourd'hui, c'est extrêmement violent.
05:13Il y a des gens qui vous apprécient, il y a des gens qui ne vous apprécient pas.
05:15Et par définition, quand vous êtes exposé et que vous êtes en première ligne de la bataille,
05:20eh bien, il vous faut être extrêmement solide.
05:22Mais moi, je suis extrêmement inquiet de voir un climat de plus en plus violent s'installer dans notre pays.
05:28Une brutalisation du débat démocratique qui amène à distinguer deux phénomènes.
05:33D'abord, il y a ceux qui s'en prennent physiquement aux élus.
05:36Ceux qui s'en prennent physiquement au débat démocratique par la violence.
05:39Ceux-là, ce sont ceux qui frappent.
05:40Et puis, il y a derrière ceux qui légitiment, ceux qui banalisent la violence.
05:44Et c'est vrai que la violence vient bien souvent toujours du même côté.
05:47Et elle est bien souvent toujours subie par le même camp politique.
05:52C'est-à-dire qu'on a d'un côté la gauche et l'extrême gauche qui, par une brutalisation du débat démocratique,
05:58par la façon dont ils déshumanisent aussi systématiquement leurs adversaires.
06:02On voit qu'à l'Assemblée nationale, un parti comme la France Insoumise a beaucoup d'élus qui sont des élus condamnés par la justice,
06:07poursuivis pour des faits de violence.
06:08On peut citer M. Mélenchon lui-même, condamné pour acte de rébellion.
06:12M. De Logu, M. Arnault, qui est fiché pour atteinte à la sûreté de l'État,
06:16qui est poursuivi pour des faits de violence également.
06:17Et on voit que ces gens-là banalisent la violence et considèrent qu'à partir du moment où vous n'êtes pas de gauche
06:23et que vous êtes encore pire de droite, vous êtes forcément une cible,
06:28non plus seulement à combattre sur le terrain démocratique, mais désormais à battre sur le plan physique.
06:32Et moi je refuse, et je le dis ce soir à tous les chefs de partis politiques,
06:37je refuse qu'on fasse une campagne, qu'elle soit municipale, législative ou présidentielle,
06:41dans un climat de violence.
06:42Et à cet égard, nous avons tous comme chefs de partis une responsabilité politique,
06:47une responsabilité morale, et pardon, mais moi ce qui me stupéfait depuis 24 heures,
06:51c'est le grand silence.
06:52On y vient.
06:53Je veux dire.
06:54On y vient justement, mais parce qu'il faut que les téléspectateurs comprennent aussi ce qui se passe.
06:57Vous dites le grand silence, j'imagine que vous parlez du silence politique.
07:01Je vais prendre deux cas, deux faits qui sont absolument scandaleux,
07:05qui ont été traités médiatiquement.
07:06On est le 4 juillet 2024, Prisca Thévenot, député européen,
07:11est agressé pendant la campagne législative anticipée.
07:14Et effectivement, vous êtes l'un des premiers d'ailleurs, vous êtes très nombreux,
07:20quels que soient les partis à réagir.
07:21J'ai retrouvé un tweet le 3 juillet 2024 de Valérie Pécresse, de Daniel Simonnet,
07:26de Yael Broun-Pivet, de vous-même, je pense qu'on va le voir à l'antenne.
07:308 juin 2021, pareil, cette fois-ci c'est Emmanuel Macron qui est giflé.
07:36Et là, il y a une condamnation unanime de la classe politique.
07:41Cette fois-ci, vous avez finalement une classe politique silencieuse,
07:45une classe médiatique qui va parfois tenter d'expliquer,
07:48condamner en rajoutant un mais.
07:50Donc, il n'y a pas la même levée de bouclier.
07:53Comment vous l'expliquez, Jordan Bardella ?
07:55Vous savez, ce qui nous distingue, je crois, au fond, de beaucoup de nos adversaires politiques,
08:02c'est le sens de l'honneur.
08:04Moi, j'ai des principes, je me les applique et je les applique aussi à mes adversaires politiques.
08:08Mes adversaires politiques ne seront jamais pour moi des ennemis.
08:11Et c'est très certainement ce qui fonde notre différence avec beaucoup de partis,
08:14notamment avec des partis de gauche.
08:16À chaque fois qu'un responsable politique français, quel qu'il soit,
08:19qu'il soit de droite, de gauche ou du centre,
08:21à chaque fois que l'un d'eux est pris à partie, agressé, insulté,
08:25à chaque fois qu'il est attaqué, y compris dans sa vie personnelle,
08:27j'ai toujours pris position.
08:30Je me suis toujours exprimé pour prendre sa défense,
08:32parce que je ne supporte pas la violence.
08:34J'ai le sectarisme en détestation.
08:36Et je n'aime pas la manière de rejeter avec virulence des gens qui ne pensent pas comme vous.
08:41Or, c'est vrai que cette manière de faire, on la voit beaucoup à gauche.
08:44Et je ne comprends pas depuis 24 heures, honnêtement, ce grand silence.
08:48Quand un responsable politique de gauche, de droite ou du centre est pris à partie,
08:53je prends position, je prends la parole et je le condamne avec la plus grande fermeté
08:58en demandant que non seulement l'enquête puisse désigner des coupables,
09:01mais qu'elle puisse exiger des sanctions qui soient les plus dures et les plus implacables possibles.
09:05Quand ça me concerne, quand ça concerne un dirigeant du Rassemblement National,
09:09quand ça concerne une femme politique comme Marine Le Pen, il n'y a plus personne.
09:13Je veux dire, moi j'ai entendu hier, quelques voix s'exprimer,
09:16j'ai entendu Marion Maréchal, j'ai entendu Sarah Knafo et le Parti Reconquête prendre position.
09:22La porte-parole du gouvernement Maud Brejon ce matin.
09:24La porte-parole du gouvernement, et j'ai même entendu il y a quelques minutes
09:27sur une chaîne concurrente, Raphaël Glucksmann, qui a été mon adversaire socialiste
09:31pendant la campagne des élections européennes, prendre position en condamnant cette violence.
09:34Mais où est Gabriel Attal ? Où est Édouard Philippe ?
09:39Où est Bruno Retailleau ? Où est M. Mélenchon ?
09:42Où sont les responsables politiques d'Europe Écologie Les Verts ?
09:45Pourquoi est-ce que quand cette violence s'exerce contre des représentants du Rassemblement National,
09:50soit on se tait, ou pire encore, on légitime, on excuse, on banalise ?
09:56Pardon, moi j'ai entendu hier sur une chaîne concurrence, BFM TV,
09:59une journaliste qui s'appelle Nesrine Slaoui, expliquer que, en gros, grosso modo,
10:05le fait que j'ai été agressé physiquement pouvait se légitimer par les positions politiques que je peux tenir.
10:12Mais est-ce que c'est ça le sens d'une démocratie ?
10:14Est-ce que c'est ça le sens d'un pays dans lequel des journalistes,
10:18dans lequel des dirigeants politiques vivent sous protection policière
10:22parce que leur liberté d'expression, leur liberté de ton et leur liberté de parole
10:26coûtent aujourd'hui extrêmement cher ?
10:27Donc, faire de la politique, c'est un sacerdoce.
10:30Rien ne me fera jamais taire.
10:31Et je sais qu'à mesure que les élections s'approchent,
10:33que ce soit les élections municipales, législatives ou présidentielles,
10:37je sais que nous serons naturellement des cibles pour des gens
10:40qui contestent le fonctionnement de la démocratie.
10:42Et heureusement, ces gens-là sont aujourd'hui une minorité.
10:45Mais tous les responsables politiques ont une responsabilité.
10:49Moi, je les appelle à ne pas fermer les yeux.
10:51Parce qu'aujourd'hui, c'est moi.
10:52Et demain, malheureusement, ça peut être eux à leur tour.
10:54Je précise pour Nesrine Slaoui qu'elle a dit
10:57qu'il faut distinguer violence individuelle et politique.
10:59Jordan Bardella mène une forme de violence politique
11:01envers une population avec des propos islamophobes.
11:03Ou quand il parle d'immigration,
11:05il a un propos qui est violent pour beaucoup de personnes en France.
11:08Mais ça ne justifie pas la violence physique.
11:10Et à plusieurs reprises, elle a dit qu'effectivement,
11:12rien ne justifie la violence physique.
11:14Jules Torres.
11:14Vous avez lancé un avertissement aux responsables politiques
11:16à cause de ce silence politique.
11:18Il y a aussi une sorte de silence médiatique.
11:20Vous avez parlé de ce cas-là.
11:22Et est-ce que vous liez, vous, la violence
11:24dont vous avez fait l'objet ?
11:25Et ce qu'on a pu entendre ces dernières semaines,
11:27par exemple sur le service public de l'audiovisuel,
11:29une comparaison, vous, Jordan Bardella,
11:32et l'effet Van Pappen, et donc à Hitler.
11:34Et est-ce que donc, quand on vous considère
11:35comme un danger absolu,
11:36est-ce que ça vous étonne que des essais revelés
11:38s'en prennent à vous ?
11:39Et est-ce qu'il y a donc des responsables ?
11:41Mais vous avez parfaitement raison.
11:43Il y a quelques jours sur le service public,
11:47à une heure de grande écoute,
11:49on m'a comparé à Hitler.
11:51Venant là un jurier, des millions d'électeurs,
11:53et si j'en crois les derniers sondages,
11:54près d'un Français sur deux qui s'apprête
11:56à voter pour le Rassemblement national
11:57dans le cadre d'une élection présidentielle.
11:58On en parlera dans un instant.
12:00De l'autre côté, on a des partis politiques,
12:03des journalistes, des observateurs,
12:05qui soit banalisent, soit relativisent.
12:08J'ai entendu, il y a quelques minutes,
12:10donc les Français découvrent son existence,
12:12un député européen macroniste
12:14qui s'appelle M. Guetta,
12:15je crois le demi-frère d'ailleurs du DJ David Guetta,
12:19expliquer absolument,
12:21il siège avec les macronistes au Parlement européen,
12:23prendre la parole et expliquer que,
12:25au fond, me porter un coup au visage,
12:28ce n'était pas si grave.
12:29Il y a cette façon de relativiser la violence.
12:31Or, je pense que cette façon de relativiser la violence,
12:34de pointer du doigt des mouvements politiques
12:36comme le nôtre,
12:37qui sont des mouvements politiques démocratiques,
12:39républicains,
12:40qui ne rejetons jamais un Français ou un électeur
12:42au motif qu'il est en désaccord avec nous,
12:44eh bien, c'est profondément dangereux.
12:46Et on est encore à la veille d'une campagne
12:47municipale, législative ou présidentielle
12:50dans laquelle le climat de tension
12:52peut être extrêmement important.
12:53Et je dis qu'à cet égard,
12:54tous les responsables politiques
12:56ont évidemment une responsabilité.
12:58pardon, mais ce que nous subissons aujourd'hui
13:00de la part de l'extrême-gauche,
13:02ce vent de violence,
13:03il souffle dans toutes les grandes démocraties.
13:05Je vous rappelle qu'il y a quelques jours,
13:07un militant de droite,
13:09un militant conservateur américain
13:10qui s'appelle Charlie Kirk,
13:11a été assassiné par un militant d'ultra-gauche
13:13aux États-Unis,
13:14au motif qu'il était en désaccord
13:16avec les propos politiques qui étaient les siens.
13:18Je ne veux pas,
13:19et je refuserai toujours,
13:20que la violence s'installe dans notre démocratie.
13:22Et après ce drame,
13:24Donald Trump a décidé
13:25de classer terroriste intérieur
13:28la mouvance antifa.
13:31Est-ce que vous,
13:31si demain vous êtes président de la République
13:34ou chef du gouvernement,
13:36Premier ministre,
13:37est-ce que vous mènerez ce combat-là
13:39de classer la mouvance antifa
13:42comme une mouvance terroriste ?
13:44Je souhaite,
13:45si demain nous sommes à la tête du pays,
13:47prononcer,
13:48et nous le ferons dès notre arrivée au pouvoir,
13:51la dissolution de tous les groupuscules,
13:52qu'ils soient d'ultra-gauche ou d'ultra-droite,
13:55qui prônent l'utilisation de la violence
13:57comme un moyen d'expression politique.
13:59On sait qu'il y a beaucoup de militants,
14:00que ce soit des militants d'ultra-gauche
14:01ou d'ultra-droite,
14:02qui sont suivis par les services de police,
14:04qui sont fichés par les services de renseignement,
14:07qui s'en prennent régulièrement
14:08aux forces de l'ordre,
14:09qui s'en prennent régulièrement
14:10aux bâtiments publics,
14:11qui s'en prennent régulièrement
14:12à nos institutions,
14:13qui perturbent le bon déroulement
14:15des manifestations,
14:16qui doivent pouvoir s'exprimer
14:17de manière sereine
14:18et saine dans notre pays,
14:21eh bien, ces gens-là
14:22doivent évidemment répondre de leurs actes.
14:24Je souhaite non seulement
14:25que les peines prononcées
14:28soient durcies,
14:29soient encore plus aggravées
14:30lorsqu'ils concernent un représentant
14:32de l'autorité légitime de l'État.
14:33Ça peut être un responsable politique
14:35qui est investi d'un mandat électif,
14:37mais ça doit aussi être
14:38les pompiers, les policiers,
14:40les militaires,
14:41les enseignants,
14:42tous ceux qui représentent
14:43la force publique,
14:44parce que quand on laisse
14:44un représentant de l'autorité publique
14:47être molesté,
14:48être invectivé,
14:49être insulté,
14:50je crois que dans une société,
14:52c'est toute l'autorité de l'État
14:54et c'est toute la sacralité
14:55du pouvoir qui tombe.
14:56L'actualité également
14:57nous mène vers ce sondage
14:59Odoxa publié,
15:00Jordan Bardella,
15:01cette semaine,
15:02qui a fait là aussi
15:03l'effet d'une bombe politique.
15:05Son titre,
15:05c'est Jordan Bardella
15:06remporterait la présidentielle
15:08si elle avait lieu
15:09dimanche prochain.
15:10On y est dimanche.
15:12Intention de vote donc,
15:1335% d'intention de vote,
15:15il ferait deux fois mieux
15:16que le second,
15:17Édouard Philippe à 17%.
15:18Et puis,
15:19quel que soit le cas de figure
15:20au second tour,
15:22que ce soit Gabriel Attal
15:23ou Édouard Philippe,
15:25à chaque fois,
15:26vous êtes devant
15:27et puis même si c'est un candidat
15:29de gauche,
15:30que ce soit Raphaël Glucksmann
15:32ou Jean-Luc Mélenchon,
15:34là aussi,
15:35vous l'emportez.
15:36Cette photographie de l'instant
15:37qui vous place vainqueur,
15:39quel que soit le candidat,
15:41elle veut dire quoi,
15:42Jordan Bardella ?
15:43D'abord,
15:44l'humilité m'oblige
15:44à vous dire
15:45que c'est un sondage
15:46et que nous sommes
15:47très loin
15:48de l'élection présidentielle.
15:49C'est pour ça
15:49que j'ai parlé
15:50de la photographie
15:51de l'instant.
15:52Mais je tiens
15:52la charge de l'État
15:53en très haute estime
15:54et en très haute responsabilité.
15:56Donc,
15:57il y a une progression
15:58des idées
15:59du courant de pensée
16:00que nous représentons
16:01avec Marine Le Pen
16:02et qui est basée
16:03sur la fierté française,
16:05sur le redressement
16:05de l'État,
16:06sur le rétablissement
16:08de l'autorité
16:08dans le pays
16:09et sur la quête
16:10d'une nouvelle prospérité
16:11en matière économique.
16:12Sur tous ces grands sujets-là,
16:13chaque jour davantage,
16:14les Français nous donnent raison.
16:15Ça se vérifie
16:16dans les études d'opinion.
16:17Ça se vérifie aussi
16:18lors des élections
16:19où nous sommes arrivés en tête.
16:20J'étais tête de liste
16:20lors des élections européennes
16:21et où nous avons,
16:23lors de la dissolution,
16:23obtenu le plus grand groupe
16:24de députés à l'Assemblée nationale.
16:25Donc,
16:26cette confiance grandissante
16:27des Français,
16:28elle nous oblige.
16:29Et à titre personnel,
16:30ma responsabilité,
16:31c'est d'abord
16:31de préparer mon parti politique
16:33et notre mouvement
16:33à l'exercice des responsabilités,
16:36de proposer aux Français
16:37un projet qui réponde
16:38à cette demande d'autorité
16:39dans le pays
16:39mais aussi à la nécessité
16:40de remettre le pays
16:41sur le chemin
16:42de la croissance
16:42et de la prospérité économique.
16:44Et évidemment,
16:45ma deuxième responsabilité,
16:46c'est de bâtir le rassemblement
16:47parce que si demain,
16:48nous voulons gagner
16:48cette élection présidentielle,
16:50il faut créer les conditions
16:51du rassemblement
16:52le plus large possible
16:53avec tous les Français
16:54qui veulent tourner la page
16:55de 10 années
16:56d'Emmanuel Macron
16:56qui a fait beaucoup de mal
16:57à notre pays,
16:58qui a affaibli la voie de la France
16:59sur la scène internationale.
17:00Et donc,
17:01nous travaillons évidemment
17:01main dans la main
17:02avec Marine Le Pen
17:03pour bâtir ce rassemblement
17:05et préparer l'alternance.
17:07Et à tous les Français,
17:09je veux dire
17:09qu'il y a une occasion inédite
17:11d'une très grande alternance
17:12l'année prochaine.
17:13Donc moi,
17:13je veux leur dire
17:14travaillons ensemble,
17:15préparons le projet
17:16le plus abouti pour le pays
17:17et surtout mettons évidemment
17:18toute notre énergie
17:19dans la bataille.
17:21Dans cette photographie
17:22de l'instant
17:22et vous êtes prudent ce soir,
17:25les Français ont aussi
17:26besoin de concrets.
17:27Vous savez,
17:28quand on parle présidentiel,
17:29on dit souvent
17:31quels seraient
17:31les 100 premiers jours
17:33du président de la République.
17:35Quelles seraient,
17:36Jordan Bardella,
17:37vos priorités,
17:38les 100 premiers jours
17:39du président de la République
17:41que vous pourriez être
17:42en 2027
17:44ou alors Marine Le Pen ?
17:45Si nous arrivons
17:46à la tête du pays,
17:46d'abord,
17:47nous l'avons dit,
17:47nous déclencherons
17:48un référendum
17:49sur l'immigration.
17:51Parce que
17:51dans le cadre
17:53de la discussion budgétaire
17:55que nous aurons
17:55entre notre élection
17:56et l'automne,
17:57nous discuterons évidemment
17:58de cette urgence
18:00qui apparaît aujourd'hui
18:01vitale pour l'économie française,
18:03de soigner l'ivresse fiscale
18:05qui touche notre économie,
18:06nos entreprises,
18:07mais aussi les Français
18:07qui travaillent,
18:08de simplifier l'économie française.
18:10Mais d'abord et avant tout,
18:11je pense que le pays
18:11a besoin d'ordre.
18:12Par conséquent,
18:13la première démarche
18:14qui sera la nôtre
18:14sera de convoquer
18:15un référendum sur l'immigration
18:17qui n'aura pas pour vocation
18:18de demander aux Français
18:19si oui ou non
18:20il faut poursuivre
18:21la politique d'immigration,
18:22mais de soumettre aux Français
18:23un projet de loi
18:24qui aura valeur constitutionnelle
18:25dans lequel les Français
18:27pourront faire adopter
18:29l'ensemble des mesures
18:30qui sont aujourd'hui nécessaires
18:31pour leur permettre
18:32de reprendre le contrôle du pays.
18:34Je pense que l'immigration
18:34est peut-être
18:35l'un des plus grands défis
18:36qui se posent à notre pays.
18:38Dans la mesure
18:38où les flux migratoires
18:39de manière ininterrompue
18:40bouleversent les grands équipes
18:42de la société,
18:43changent l'identité
18:44de notre pays
18:44dans beaucoup de territoires
18:45et pèsent aujourd'hui
18:46sur les finances publiques.
18:47Dans ce texte,
18:48il y aura d'abord
18:50l'expulsion systématique
18:51des délinquants
18:52et criminels étrangers,
18:54il y aura la fin
18:55du droit du sol,
18:56il y aura par exemple
18:57le traitement de l'asile
18:59dans les ambassades
19:00et dans les consulats
19:01des pays de départ.
19:02Il ne sera plus possible
19:03de faire des demandes d'asile
19:04directement depuis le sol français
19:06considérant que cela crée
19:07un appel d'air
19:07considérable pour l'immigration massive
19:09et nous mettrons en oeuvre
19:10la priorité nationale,
19:12notamment dans l'accès
19:13aux aides sociales.
19:13Je considère que notre pays
19:15doit cesser d'être
19:15un guichet social
19:16pour la terre entière
19:17et si on veut reprendre
19:18la main sur les dépenses publiques,
19:19il faut faire en sorte
19:20que les prestations sociales
19:21soient réservées
19:22aux citoyens
19:22de nationalité française.
19:23Donc, il y a un besoin d'ordre.
19:25Nous traiterons cette demande d'ordre
19:26dès les premiers jours
19:27de notre action
19:28et je demanderai également
19:29au ministre de la Justice,
19:31si je suis chef du gouvernement,
19:32de préparer une loi
19:34qui aura vocation très vite
19:35à durcir la politique pénale,
19:37c'est-à-dire non seulement
19:38à rétablir des peines planchées,
19:40il existe des peines maximales
19:41dans le droit français,
19:41il doit exister des peines minimales,
19:43à mettre fin
19:43aux remises automatiques de peines
19:45et évidemment
19:46à engager la construction
19:47de peines de places de prison
19:49parce qu'aujourd'hui,
19:50il nous manque 40 000 places de prison
19:51pour être à la moyenne européenne
19:52et on se rend compte
19:53que la surpopulation carcérale
19:54nous empêche
19:55de mettre hors d'état
19:56de nuire
19:56des gens qui posent problème
19:57à notre société.
19:58Et d'ailleurs,
19:59dans ce que veulent les Français,
20:00vous dressez le portrait
20:01d'une désormais députée européenne
20:04qui s'appelle Pascale Piera
20:05qui a été dans le monde judiciaire
20:07pendant 40 ans
20:08en tant qu'avocate,
20:09ensuite en tant que magistrate
20:10et qui dresse d'ailleurs
20:11un portrait de la justice
20:12avec une justice,
20:14avec des hommes
20:14qui sont volontaires,
20:16une justice qui veut faire
20:18du mieux qu'elle puisse le faire,
20:20simplement,
20:21elle manque de bras,
20:21elle manque de moyens
20:22et vous parlez de ses moyens.
20:24Éric Revelle.
20:25Vous avez parlé de renouveau économique,
20:27on a compris que votre première mesure,
20:28ce serait un référendum
20:29sur l'immigration,
20:29vous avez parlé de dépenses publiques aussi,
20:31moins qu'on puisse dire
20:32c'est qu'on s'y perd un peu
20:33dans le positionnement économique
20:34du Rassemblement National.
20:36Je m'attendais à cette question
20:37pendant que je vais répondre
20:38à grand plaisir.
20:39Mais parce que c'est une question
20:40que beaucoup de gens se posent,
20:41après vous parlez d'hystérie fiscale
20:43à l'Assemblée Nationale,
20:44mais vous avez voté des mesures
20:45qui pourraient laisser penser
20:46que votre programme
20:48est plutôt à gauche.
20:49Par exemple,
20:50l'impôt sur la fortune improductive,
20:52par exemple,
20:53les super dividendes,
20:55par exemple,
20:56le non-rachat d'actions
20:58qui peut permettre aussi
20:59à une entreprise
21:00de ne pas être payable.
21:01Vous voyez,
21:01ce n'est pas seulement...
21:02Bon, quelle est la position
21:03aujourd'hui économique
21:04du Rassemblement National ?
21:05Par exemple,
21:06on a appris qu'il y avait
21:07176 000 fonctionnaires de plus
21:10depuis 5 ans en France.
21:12Est-ce que vous seriez
21:13pour alléger
21:14le nombre de fonctionnaires ?
21:15Oui, je vais vous répondre
21:16sur les fonctionnaires.
21:17D'abord,
21:17sur un peu l'esprit général
21:19du projet économique
21:20que je souhaite mettre en œuvre,
21:21si demain,
21:22je suis chef du gouvernement.
21:24Je pense que notre économie
21:26est aujourd'hui paralysée
21:28par deux maladies bien françaises.
21:30La première maladie
21:31qui est celle
21:31de l'ivresse fiscale.
21:32Nous avons un taux
21:33de prélèvement obligatoire
21:34qui est beaucoup trop élevé.
21:35Nous avons,
21:36grâce à la mobilisation
21:37des députés
21:38du Rassemblement National,
21:39empêché le gouvernement
21:39d'augmenter la taxe foncière
21:41pour des millions
21:42de propriétaires.
21:43Et je mène en ce moment même
21:45un combat
21:45pour faire en sorte
21:46que le décret
21:46qui a été pris
21:47par le gouvernement
21:47et par M. Lecornu
21:48il y a quelques jours
21:49qui va aboutir,
21:50on entrera peut-être
21:51dans l'intimité du mécanisme
21:52et à l'augmentation
21:53des taxes sur le carburant
21:55ne voit pas le jour.
21:56Donc je pense qu'on a
21:57trop d'impôts
21:57dans notre pays.
21:59On est arrivé
21:59à ce que les économistes
22:00appellent la courbe de l'affaire,
22:02c'est-à-dire que trop d'impôts
22:02tue l'impôt
22:03et on s'aperçoit
22:04qu'on est arrivé
22:05à un niveau de pression fiscale
22:06sur l'économie française
22:07qui fait que l'impôt
22:08sur le revenu notamment
22:09rentre de moins en moins
22:10chaque année
22:10dans les caisses de l'État.
22:11Et deuxième maladie
22:13bien française
22:13qu'il nous faudra guérir,
22:14c'est celle
22:15de l'ivresse normative.
22:16Il y a un goût français
22:17pour la paperasse
22:18et pour le bavardage bureaucratique.
22:20Moi, je souhaite drastiquement
22:21rayer d'un trait de stylo.
22:23Je n'ai pas besoin
22:23d'une tronçonneuse.
22:24Un stylo me suffit
22:25pour signer l'abrogation
22:27de dizaines de normes
22:29qui pénalisent aujourd'hui
22:30à la fois l'industrie automobile,
22:31l'agriculture
22:32et l'économie française.
22:34Et sur la dépense publique
22:35pour libérer des marges fiscales
22:37et je vous réponds
22:37sur les fonctionnaires.
22:38Je ne suis pas du tout
22:39la question
22:39mais c'est très important.
22:40Je souhaite que
22:41d'ici à 5 ans,
22:42on puisse se libérer
22:43de 100 milliards d'euros
22:44de mauvaises dépenses publiques
22:45parce que moi,
22:46je ne supporte pas l'idée
22:47qu'on fasse des économies
22:47sur la France du travail
22:48quand l'État n'a pas baissé
22:49son train de vie.
22:50Sur les fonctionnaires,
22:51je considère qu'il y a
22:52trop de monde dans les bureaux
22:53et pas assez de monde
22:53sur le terrain.
22:54Je considère qu'il y a
22:55beaucoup trop de monde
22:56dans la bureaucratie d'État
22:57et c'est la raison pour laquelle
22:59nous souhaitons faire
23:00un certain nombre
23:00de simplifications
23:02dans le millefeuille territorial,
23:03supprimer les conseils régionaux,
23:05les fusionner,
23:07pardonnez-moi,
23:08avec les départements
23:09sur cette vieille idée de la droite
23:10qui a été le conseil territoriel
23:12qui a été porté par Nicolas Sarkozy
23:13en 2007,
23:14supprimer les agences
23:15qui sont des opérateurs publics
23:16qui bien souvent
23:16en doublant avec les compétences
23:18des ministères,
23:18on parle par exemple
23:19des agences régionales de santé.
23:21On l'a vu pendant la crise Covid,
23:22pendant la crise sanitaire,
23:23vous avez le ministère
23:24qui donne des directives
23:25qui appelle à prendre en charge
23:27une épidémie à soigner
23:28et de l'autre
23:28des agences régionales de santé
23:29qui enjoignent les hôpitaux
23:31à fermer des lits.
23:33Donc, il faut réduire
23:34la bureaucratie d'État.
23:35En revanche,
23:36je pense qu'on a besoin
23:36de policiers,
23:37je pense qu'on a besoin
23:38de soignants
23:39et je pense qu'on a besoin
23:39d'enseignants.
23:40Mais encore faut-il
23:41leur rendre le pouvoir
23:42dans la santé notamment.
23:43Eh bien, aujourd'hui,
23:44il y a beaucoup trop
23:44de bureaucratie.
23:45Vous avez un tiers
23:46des effectifs qui sont liés
23:47à de la bureaucratie
23:48dans les effectifs de santé
23:49et nous souhaitons,
23:50nous évidemment,
23:50diviser par deux
23:51cette part bureaucratique
23:52dans la santé notamment.
23:54Donc, évidemment
23:55qu'il faut moins de gens
23:55dans les bureaux.
23:56Je pense que le déploiement
23:57de l'intelligence artificielle
23:58doit nous permettre aussi
24:00de faire des efforts considérables
24:01dans la gestion
24:02de la politique publique
24:03de l'État.
24:03mais de l'autre,
24:04on a évidemment besoin
24:05de fonctionnaires de terrain.
24:06Jordan Bardella
24:07est donc l'invité
24:07de l'heure des pros
24:08et on se retrouve
24:09dans quelques secondes
24:10pour la suite.
24:11Vous avez des pubs ?
24:12Oui, bien sûr.
24:13Attendez,
24:14ils coûtent très cher
24:14les éditeurs et lises
24:16qu'on a sur le plateau
24:17et Jules Torres,
24:19Véronique Jacqui,
24:20Éric Revelle,
24:20je peux vous dire
24:21heureusement qu'on a
24:22de la publicité.
24:23On revient dans quelques instants.
24:25On ira en profondeur
24:27dans votre livre
24:27ce que veulent les Français.
24:28On parlera aussi
24:29de liberté de la presse,
24:30labellisation des médias.
24:32Est-ce que finalement
24:33vous êtes sur le plateau
24:34d'un média de confiance ?
24:35Je ne sais pas.
24:36Nous le verrons
24:37dans un instant.
24:38On parlera du prix
24:39des carburants,
24:40de la sécurité,
24:41vaste programme.
24:41C'est dans un instant.
24:42Jordan Bardella
24:43est l'invité de l'heure des pros.
24:44A tout de suite.
24:4820h30 sur CNews
24:49et on poursuit
24:49l'heure des pros 2
24:50toujours avec Jordan Bardella
24:52invité pour son ouvrage.
24:54Ce que veulent les Français
24:55interrogés également
24:56par Éric Revelle,
24:58Véronique Jacquié
24:58et Jules Torres.
25:00Vous savez Jordan Bardella,
25:00je ne sais pas si vous regardez
25:01le vendredi soir
25:02à 19h
25:03face à Philippe Devilliers.
25:05Ça m'arrive de vous regarder.
25:06Ça vous arrive ?
25:07Et donc Philippe Devilliers
25:08que vous n'avez jamais rencontré.
25:10Vous ne l'avez jamais vu ?
25:11Vous n'avez jamais échangé ?
25:12Si, il m'a reçu au Puy-du-Fou
25:15à l'été 2019.
25:17Je venais de gagner
25:17la première campagne
25:18des élections européennes
25:19et j'avoue avoir
25:21un infini respect
25:23pour ce lieu
25:24qui est un formidable vecteur
25:28de valorisation
25:30de notre patrimoine
25:30et de notre histoire française.
25:33Alors je lui ai posé la question,
25:34je lui ai dit
25:34mais tu en penses quoi
25:36de Jordan Bardella ?
25:37Et il m'a dit
25:38sa jeunesse
25:39est plus que largement
25:40contrebalancée
25:41par sa naissance.
25:43Je veux dire
25:43son lieu de naissance.
25:44Un garçon de la banlieue
25:45en sait plus de la France
25:47que n'importe quel sexagénaire
25:49de la France tranquille,
25:51la France d'avant.
25:54C'est intéressant
25:54parce que là aussi
25:55vous en parlez
25:56dans votre ouvrage
25:57vous êtes
25:57issu d'une...
26:00Un gamin de Seine-Saint-Denis ?
26:01Voilà, c'est la Seine-Saint-Denis,
26:03la banlieue
26:03et pas forcément
26:04un profil
26:05qu'on retrouve
26:06dans la vie politique.
26:08Parler de cette élite
26:09qui est parfois
26:09déconnectée
26:10des Français
26:11et ça rejoignait
26:13en quelque sorte
26:14la déclaration
26:15de Philippe De Villiers.
26:16J'ai un parcours ordinaire.
26:18C'est vrai que c'est difficile
26:19à dire
26:20quand à 30 ans
26:20on est
26:21dans la position
26:23dans laquelle je suis
26:24c'est-à-dire président
26:24du Premier Parti de France.
26:25J'ai été élu parlementaire
26:26à 23 ans
26:27et je n'ai pas honte
26:28d'avoir consacré
26:30mes débuts
26:32de mon engagement
26:32personnel
26:34dans la vie
26:35à la politique
26:36à la chose publique
26:37et à mes compatriotes
26:38parce que
26:39au fond
26:40j'ai toujours été habité
26:41par un sentiment d'urgence.
26:43J'ai grandi dans une cité
26:44H&M de Seine-Saint-Denis
26:45j'ai vu
26:45les émeutes de 2005
26:47en bas de chez moi
26:48j'ai vu l'assaut
26:49contre les terroristes
26:49du Bataclan en 2015
26:50dans la rue du Corbillon
26:52à Saint-Denis
26:52à quelques mètres
26:53de la cité
26:53dans laquelle on habitait
26:54j'ai vu le trafic de drogue
26:55autour de chez moi
26:56j'ai vu
26:56l'islam politique
26:57s'installer
26:58et devenir
26:59non plus une exception
27:00mais une référence culturelle
27:01dans le quartier
27:02et j'avais cette habitude
27:05aussi
27:06qu'ont beaucoup
27:06de jeunes français
27:07de regarder derrière eux
27:08lorsqu'ils rentraient le soir
27:09dans les transports en commun
27:10en rentrant
27:11à Saint-Denis
27:12sur le métro
27:12de la ligne 13
27:13que certains connaissent
27:14en prenant le RERB
27:15de Gare du Nord
27:16jusqu'à Saint-Denis
27:17donc
27:17le fait d'avoir grandi
27:19en Seine-Saint-Denis
27:20m'a non seulement
27:21éduqué politiquement
27:22mais
27:23m'a fait prendre conscience
27:24d'un sentiment d'urgence
27:25qui m'habite
27:26depuis maintenant
27:27plus de 15 ans
27:27qui ne m'a jamais quitté
27:28et au fond
27:29si je fais de la politique
27:29c'est pour que
27:30tout mon pays
27:31ne ressemble pas
27:32au quartier
27:33dans lequel j'ai grandi
27:33et qui incarne
27:35pour moi
27:35la disparition totale
27:36de la France
27:37et puis j'ai aussi
27:38ce souci
27:40des français
27:41qui ont du mal
27:41à boucler les fins de mois
27:42parce que moi
27:43je l'assume
27:43ma mère
27:44elle était
27:44Atsem
27:45je fais d'ailleurs
27:45son portrait
27:47dans son livre
27:47et peut-être
27:48ça a été le plus difficile
27:49à faire
27:49parce que faire le portrait
27:50de sa propre mère
27:50c'est jamais très simple
27:52je sais qu'elle nous regarde
27:52ce soir
27:53mais elle a gagné
27:551400 euros
27:56toute sa vie
27:56et donc évidemment
27:57que la France
27:59qui est à l'euro près
28:00cette France-là
28:01je me sens liée
28:02à elle naturellement
28:02maman et de ses français
28:04vous l'appelez maman
28:05évidemment dans le livre
28:06de ses français
28:07qui ont toujours vécu
28:08avec l'angoisse sourde
28:09de la fin du mois
28:10l'inquiétude de se réveiller
28:11en étant incapable
28:12de faire face
28:13avec lucidité
28:14elle constate
28:14avant je pense
28:15qu'on vivait mieux
28:16avec moins de moyens
28:17on ne se posait pas
28:18toutes ces questions
28:19l'avenir semblait
28:20moins incertain
28:21c'est aussi pour votre mère
28:23que vous battez
28:23j'imagine aujourd'hui
28:24les mères
28:25qui travaillent beaucoup
28:27elles se levaient très tôt
28:28visiblement
28:29oui oui
28:29mes parents sont séparés
28:32très tôt
28:33quand j'avais un an et demi
28:33j'ai ni frère ni soeur
28:35donc je passais un petit peu
28:36de temps avec ma mère
28:37un petit peu de temps
28:37avec mon père
28:38mais je l'ai vu galérer
28:40à la fin du mois
28:40tout le temps
28:41compter le moindre centime
28:43la moindre facture
28:44la moindre dépense
28:44et c'est vrai que
28:46quand vous avez grandi
28:47dans cet environnement-là
28:48dans ce contexte-là
28:49en fait vous y êtes lié
28:50pour toujours
28:51donc voilà
28:53c'est aussi
28:53ce livre
28:54je le conclue sur ma mère
28:55parce que je suis aussi
28:56le produit de l'éducation
28:57que m'ont donné mes parents
28:58et c'est vrai que ma mère
29:00qui est arrivée d'Italie
29:01dans les années 60
29:01fait partie de cette génération
29:03de gens issus de l'immigration
29:04qui ont tout fait
29:05pour devenir des français
29:06non pas à part
29:07mais à part entière
29:08pour aimer notre pays
29:09pour respecter la langue
29:10pour
29:10y compris jusqu'à aller
29:12naturaliser
29:14son propre parcours
29:16en devenant française
29:17en prenant la carte
29:17d'identité française
29:18pour servir
29:19l'école de la République
29:20et pour se mettre
29:20au service
29:21des enfants
29:22dans les écoles maternelles
29:23faire des tâches d'entretien
29:24dans les écoles
29:24et j'ai voulu rendre aussi
29:26hommage
29:26à cette France-là
29:27parce que cette France
29:28elle fait tenir le pays
29:29et c'est cette France
29:30qui fait que la France
29:31peut être la France
29:31et c'est vrai que
29:33voilà
29:34j'ai voulu
29:35faire le portrait
29:37de cette France silencieuse
29:38qui n'a pas le temps
29:39de manifester
29:40qui n'a pas les moyens
29:41non plus
29:41de s'absenter
29:42de son lieu de travail
29:42et cette France silencieuse-là
29:44on doit lui redonner de la voix
29:45et avec ce livre
29:45c'est ce que j'ai voulu faire
29:46Revenons à l'actualité brûlante
29:49et notamment
29:50justement à l'une des priorités
29:52des Français
29:52c'est le pouvoir d'achat
29:53et visiblement
29:55il y aurait une hausse cachée
29:57au 1er janvier
29:58sur le prix des carburants
29:59Info Ouest France
30:00cette semaine
30:01prix des carburants
30:02cette hausse cachée
30:03qui va affecter
30:04les automobilistes
30:05en janvier
30:05les prix des carburants
30:07mais pas que
30:07du gaz
30:08et de l'électricité
30:09vont grimper
30:10en janvier
30:11nous dit
30:11Ouest France
30:12en raison de l'évolution
30:13du certificat
30:14et d'économie d'énergie
30:15alors vous êtes farouchement contre
30:17vous parlez
30:18d'une taxe cachée
30:19qui pourrait être validée
30:21par décret
30:21vous interpellez directement
30:23le Premier ministre
30:24Sébastien Lecornu
30:25la Macronie
30:26et le gouvernement
30:26répond
30:27écrit au mensonge
30:29en disant
30:29il n'y a pas de taxe cachée
30:31alors pourquoi
30:32aujourd'hui
30:33vous mobilisez
30:34Jordan Bardella
30:34contre cette hausse
30:37cette hausse
30:37liée au certificat
30:39d'économie d'énergie
30:39bon d'abord
30:40ces certificats
30:41sont une usine à gaz
30:42qui relève
30:45en réalité
30:45qui est bien pire
30:46qu'une taxe
30:47imposée par le gouvernement
30:47mais qui va
30:48renchérir
30:49d'après toutes les études
30:50qui ont été faites
30:50y compris
30:51par vos confrères
30:52vous citiez
30:53Ouest France
30:53mécaniquement
30:55parce que
30:55généralement
30:56ces certificats
30:57sont répercutés
30:58sur le coût
30:59que payent
31:00nos compatriotes
31:01lorsqu'ils font à la pompe
31:02donc pour synthétiser
31:03il y a un risque
31:05très certain
31:06de voir augmenter
31:07dans les prochains jours
31:08jusqu'à 6 centimes
31:09le litre d'essence
31:11et dans les prochaines semaines
31:12d'à peu près 1 à 2%
31:14les tarifs réglementés
31:15de l'électricité
31:15moi je pense que l'énergie
31:16c'est le centre de l'économie
31:17et dans un pays
31:19où vous avez
31:20des millions de français
31:22qui sont à 10 euros près
31:23quand ils font leur course
31:23regardez ce chiffre
31:24qui est honnêtement
31:25qui est saisissant
31:26il y a 10 ans
31:27les dépenses moyennes
31:29des français pour Noël
31:30c'était environ 750 euros
31:31aujourd'hui
31:32en 2025
31:33c'est 450 euros
31:35dîner de Noël compris
31:36donc l'urgence
31:37de la fin du mois
31:38elle est partout
31:38et elle n'est pas seulement
31:39chez les gens
31:40qui n'ont pas beaucoup de moyens
31:41qui ne gagnent pas beaucoup
31:42elle est désormais aussi
31:43solidement ancrée
31:44dans la classe moyenne
31:45et ce sentiment
31:46et je l'explique dans le livre
31:47de ne plus réussir
31:48à vivre de son travail
31:49d'être un peu
31:50un fonctionnaire
31:51à sa façon
31:52c'est-à-dire de redonner
31:52quasiment tout ce qu'on gagne
31:54à l'État
31:54de travailler pour l'État
31:55de redonner les fruits
31:56de son travail à l'État
31:57est insupportable aujourd'hui
31:59donc je pense que
32:00l'un des grands enjeux
32:00de la prochaine élection présidentielle
32:02sera de permettre
32:03au salaire d'augmenter
32:04par une diminution des charges
32:05parce que l'écart
32:06entre le brut et le net
32:07il n'est pas tenable
32:08sur la durée
32:09donc nous ferons des propositions
32:10en la matière
32:11nous y travaillons
32:12avec nos équipes
32:13mais moi je refuse
32:15de laisser les prix
32:16des carburants monter
32:16nous nous sommes mobilisés
32:17il y a quelques jours
32:18on a empêché
32:19la taxe foncière
32:20d'augmenter
32:21pour des millions
32:21de français
32:22parce qu'il y a toujours
32:23cette idée
32:23qu'on punit
32:25qu'on pointe du doigt
32:26ceux qui travaillent
32:27ceux qui arrivent à investir
32:28la France des petits propriétaires
32:30la France des petites gens
32:31la France des classes populaires
32:32des classes moyennes
32:33et je trouve cela insupportable
32:35qu'on tape toujours
32:36sur ceux qui bossent
32:37sur ceux qui travaillent
32:37sur ceux qui se lèvent tôt
32:38et effectivement
32:39si demain on est à la tête du pays
32:40nous ferons de l'énergie
32:41un bien de première nécessité
32:43et d'une part
32:44j'irai à Bruxelles
32:46avec Marine Le Pen
32:46pour que la France
32:47récupère un prix français
32:49de l'électricité
32:49vous savez que
32:50les règles européennes
32:51de fixation des prix
32:52font que
32:52aujourd'hui
32:53une entreprise française
32:54que ce soit un petit boulanger
32:55ou un grand industriel
32:57ou un contribuable
32:58et bien voit
32:58ces factures d'électricité
33:00renchéries
33:00de manière totalement artificielle
33:02à cause de ces règles européennes
33:03qui nous privent
33:04de notre souveraineté
33:04sur le prix de l'énergie
33:05et qui nous privent
33:06notamment de notre atout nucléaire
33:08et deuxièmement
33:09nous abaisserons la TVA
33:10de 20%
33:10à 5,5%
33:11sur l'électricité
33:12le gaz
33:13le fuel
33:13parce que je considère
33:14que se chauffer
33:15ou se déplacer
33:16dans une grande démocratie
33:17c'est un bien
33:18de première nécessité
33:19dans ce que veulent
33:20les Français
33:21vous parlez de ceux
33:22qui nous protègent
33:23et on va parler
33:24de l'armée
33:25dans un instant
33:27puisque le service
33:27militaire volontaire
33:28ou le service national
33:29est remis au goût de jour
33:30par le président
33:31de la République
33:32il doit concerner
33:33dès la première année
33:343 000 jeunes
33:36entre 18 et 19 ans
33:37mais l'objectif
33:38c'est que dans 10 ans
33:39il y en ait chaque année
33:4040 à 50 000
33:41Véronique Jacquier
33:41Oui sur le principe
33:43tout d'abord
33:44que pensez-vous
33:44des annonces faites
33:46par le président
33:46de la République
33:47est-ce que c'est
33:47de la communication
33:48est-ce que ça répond
33:49à un besoin profond
33:50le chef de l'État
33:52parle d'une jeunesse
33:53qui a soif d'engagement
33:54est-ce que c'est à même
33:55de véritablement insuffler
33:57du patriotisme
33:58justement
33:59dans notre jeunesse
34:00et est-ce que ça vous semble
34:01l'une des réponses possibles
34:03pour faire nation
34:04Rétablir le service militaire
34:08oui bien sûr
34:09envoyer des jeunes soldats français
34:11mourir en Ukraine
34:13certainement pas
34:14donc j'ai une divergence
34:16d'approche majeure
34:17avec le président
34:17de la République
34:18sur cette question là
34:19j'ai toujours tenté
34:22avec Marine Le Pen
34:23de défendre
34:24sur la question russo-ukrainienne
34:25une position d'équilibre
34:26qui visait un soutien
34:28très clair à l'Ukraine
34:29en évitant une escalade
34:30avec une puissance
34:31la Russie
34:32qui est une menace
34:33multidimensionnelle
34:34aujourd'hui pour les intérêts français
34:35et les intérêts européens
34:36mais qui détient l'arme nucléaire
34:37donc voilà
34:39attention aux mots
34:39qu'on utilise
34:40sur le service militaire
34:41et moi j'en parle longuement
34:42dans ce livre
34:42je suis favorable
34:44au rétablissement
34:44du service militaire
34:45je considère que sa suppression
34:46par le président Chirac
34:47obligatoire
34:48à la fin des années 90
34:49on va rentrer
34:50dans la mise en oeuvre
34:51mais que sa suppression
34:52par le président Chirac
34:53dans les années 90
34:54était une erreur
34:55il a été suspendu
34:56il a été suspendu
34:57vous avez parfaitement raison
34:58il n'est pas supprimé
34:59il est suspendu
35:00bon
35:00le défi n'est pas tant
35:02juridique ou administratif
35:03que logistique
35:04donc moi je propose
35:06que dans un premier temps
35:07on puisse accueillir
35:08des volontaires
35:09et que à terme
35:10on puisse mettre en place
35:11sur l'ensemble
35:12d'une classe d'âge
35:13un service obligatoire
35:15à destination
35:16des jeunes français
35:16parce que
35:17je suis attaché
35:18à l'armée de métiers
35:19l'armée française
35:20et nos grands soldats
35:22qui la servent
35:23doivent rester évidemment
35:24une armée professionnelle
35:26reconstituée
35:28dans ces moyens
35:29de défense
35:30et je crois
35:30que la trajectoire
35:31budgétaire
35:31qui a été infléchi
35:32ces dernières années
35:33va évidemment
35:33dans le bon sens
35:34après des années
35:35de diète budgétaire
35:36pour les armées françaises
35:37nous souhaitons notamment
35:38nous porter l'effort budgétaire
35:39à un peu plus de 3% du PIB
35:41pour suivre les objectifs
35:41autant d'ici à 2035
35:43mais on a besoin
35:44que l'armée française
35:44qui était le budget
35:45de la défense en 90
35:46absolument
35:46que nos armées
35:47s'épaississent
35:49qu'elles prennent en masse
35:49qu'elles prennent en épaisseur
35:50et donc je crois
35:52qu'un service militaire
35:53obligatoire
35:53qu'un service national
35:55destiné aux jeunes français
35:56permettrait non seulement
35:57de gommer
35:58les inégalités sociales
35:59entre les français
36:00mais que c'est aussi
36:01un vecteur
36:02de patriotisme
36:03et de cohésion nationale
36:04qui est fondamental
36:05pour une génération
36:05qui passe de plus en plus
36:06de temps
36:07malheureusement
36:08devant les écrans
36:09et à qui on doit
36:10réinsuffler
36:10le goût de l'implication
36:12le goût de la France
36:13et le goût du travail
36:13Vous avez rencontré
36:14et vous dressez le portrait
36:15d'un militaire
36:16qui s'appelle Arthur
36:17vous parlez justement
36:19de ses enjeux
36:20au-delà des enjeux budgétaires
36:22c'est le lien
36:23entre la nation
36:24et ses institutions
36:25qu'il nous faut rebâtir
36:26sacrifier sa vie
36:27pour la patrie
36:27ces mots ont guidé
36:28nos ancêtres
36:29durant des siècles
36:29en portant l'habit militaire
36:31quand la France
36:32était menacée
36:32on servait à la fois
36:34un territoire
36:35une patrie
36:35une mémoire
36:36et notre liberté
36:39je voudrais qu'on parle
36:39à présent de l'Europe
36:41puisque vous l'avez abordé
36:42rapidement en disant
36:43avec Marine Le Pen
36:45nous irons à Bruxelles
36:46pour négocier
36:46toute la première partie
36:48de votre ouvrage
36:49ce sont des pêcheurs
36:51des agriculteurs
36:52un boulanger
36:53qui est un des
36:54français en grande souffrance
36:56qui travaille
36:57qui se lève parfois
36:57à deux heures du matin
36:58et qui ont été
37:00finalement
37:01limités
37:02freinés
37:03alourdis
37:04par notamment
37:04l'Europe
37:05je voudrais juste
37:06qu'on écoute
37:07la colère
37:07de certains agriculteurs
37:08cette semaine
37:09ils étaient mobilisés
37:10et il y a notamment
37:12la question du Mercosur
37:13alors le but
37:15de cette action
37:15c'est de réaffirmer
37:16notre opposition
37:17aux accords
37:18Mercosur
37:19comme malheureusement
37:21on fait depuis
37:22quelques années
37:23sauf que là
37:24le président
37:24Emmanuel Macron
37:25a changé sa version
37:26lors de son déplacement
37:27au Brésil
37:28donc on a pris ça
37:28un petit peu
37:29comme une trahison
37:29et on veut réaffirmer
37:30que les agriculteurs français
37:31sont bien opposés
37:32à cet accord
37:33en l'état
37:34ça fait deux ans
37:35qu'on nous mène en bateau
37:36sur ce sujet là
37:37et il y a un ras-le-bol général
37:39et on ne veut vraiment pas
37:41que tous ces produits
37:42soient importés
37:43aussi bien pour eux
37:45que comme je vous disais
37:46pour les consommateurs
37:47c'est pas jouable
37:48quand les manifs
37:49il y a un an et demi
37:50il y a deux ans
37:51on nous promettait
37:52la surcharge administrative
37:55que ça diminue
37:55toute la fiscalité
37:59en bovin
37:59j'en passe
38:01c'est les meilleurs
38:02aujourd'hui
38:02il n'y a rien du tout
38:03Jules Torres
38:05c'est vrai que moi aussi
38:06j'ai lu votre livre
38:07et quand on lit
38:08tous les chapitres
38:09la question de l'Europe
38:10et la critique de l'Europe
38:11revient souvent
38:12on voit que l'Europe
38:13est dans beaucoup de problèmes
38:15que nous avons en France
38:16et donc pourquoi
38:17avec une Europe
38:18qui pose autant de problèmes
38:18et une Europe
38:19aussi dysfonctionnelle
38:20une sortie pure et simple
38:22n'est pas la solution
38:22parce que quand
38:25parce que quand on est
38:26en train de gagner la partie
38:27on ne quitte pas
38:28la table des négociations
38:29le courant d'idées
38:31que nous portons en France
38:32et que je porte
38:33comme président
38:34du Rassemblement National
38:34il était en train
38:35de s'imposer
38:35dans beaucoup de pays européens
38:37je le vois
38:39sur la question migratoire
38:40par exemple
38:41et on va parler
38:41de la question agricole
38:42la France fait figure
38:44d'exception aujourd'hui
38:45sur la scène européenne
38:45on voit que tous
38:46les pays européens
38:47y compris les gouvernements
38:48conservateurs
38:49proches de la droite européenne
38:50qu'on appelle le PPE
38:51décident d'infléchir
38:52leur politique migratoire
38:53l'Allemagne a rétabli
38:54des contrôles aux frontières
38:55au point de passage
38:55de l'immigration clandestine
38:56l'Autriche a suspendu
38:58le regroupement familial
38:58et vous avez
38:59une des politiques
39:00les plus dures
39:01qui est menée sur l'immigration
39:02qui est menée
39:02par un gouvernement socialiste
39:03notamment au Danemark
39:04donc on voit
39:05que la prise de conscience
39:06elle est européenne
39:07et que
39:08à force
39:09d'enregistrer
39:11des victoires électorales
39:12ces victoires électorales
39:13que nous arrivons
39:14à obtenir
39:14élection après élection
39:15se transforment naturellement
39:16en victoire politique
39:18au sein des institutions
39:19européennes
39:20nous avons
39:21il y a quelques jours
39:22obtenu
39:22un projet de loi
39:23de simplification
39:24avec les élus
39:25de la droite
39:26au Parlement européen
39:27nous avons allié
39:27nos voix
39:28pour simplifier
39:29des normes
39:29qui pesaient
39:29sur les entreprises
39:30européennes
39:31et notamment
39:32sur les moyennes
39:33et les grandes entreprises
39:34donc
39:35quand on est en train
39:36de gagner la partie
39:37on ne quitte pas
39:38la table des négociations
39:39si demain
39:39on arrive à la tête du pays
39:40notre premier déplacement
39:41à l'étranger
39:42il sera à Bruxelles
39:43parce que
39:44c'est à Bruxelles
39:45que se décide
39:46la liberté
39:47ou la mort
39:47de notre pays
39:48je vais vous donner
39:49un exemple très simple
39:50sur l'agriculture
39:51l'Union Européenne
39:52a mis en place
39:53sa vision
39:53sur les prochaines années
39:54qu'on appelle
39:54le Green Deal
39:55le pacte vert
39:56qui est en fait
39:56un pacte de décroissance
39:57qui vise à multiplier
39:58les contraintes réglementaires
40:00au travers notamment
40:00de l'interdiction
40:01de produits phyto
40:02au travers du durcissement
40:04des normes environnementales
40:04sur les agriculteurs français
40:05qui fait qu'aujourd'hui
40:07cet impôt supplémentaire
40:09qui est un impôt papier
40:10imposé aux agriculteurs français
40:11ou aux pêcheurs
40:12et j'en parle dans ce livre
40:13fait qu'ils n'arrivent plus
40:14à travailler
40:14et ils ont conscience
40:16que si on ne leur permet pas
40:17de travailler
40:18de vivre de leur travail
40:19de ne pas être mis en concurrence
40:20avec des agriculteurs
40:21du monde entier
40:22comme c'est le cas
40:22par exemple
40:23avec le Mercosur
40:24l'accord de libre-échange
40:25avec des pays d'Amérique latine
40:26contre lequel je me bats
40:27au Parlement européen
40:29et bien on va tout droit
40:29à la mort de l'agriculture française
40:31or moi je refuse
40:32que dans un pays
40:33qui a fondé son identité
40:35l'identité de son économie
40:37par la terre
40:38on est d'abord et avant tout
40:39un pays de paysans
40:40voit ses exploitations agricoles
40:42disparaître
40:43dans les prochaines années
40:43il y a un agriculteur sur deux
40:45qui va arriver en retraite
40:46dans les dix prochaines années
40:47moi je propose
40:47de supprimer
40:48les droits de transmission
40:48pour ces agriculteurs
40:50à la condition
40:51que celui qui reprend
40:51l'exploitation
40:52la garde
40:53pendant une durée
40:53de dix ans
40:54je propose de sortir
40:55l'agriculture
40:56des accords
40:56de libre-échange
40:57ce que j'appelle
40:58l'exception agriculturelle française
40:59et de faire le patriotisme
41:00économique
41:00pour que notamment
41:01dans les cantines
41:02dans la restauration collective
41:04dans les cantines
41:04des collèges
41:05des lycées
41:06des écoles
41:06et bien on puisse donner
41:07une priorité d'accès
41:08aux agriculteurs français
41:09je ne résoudrai jamais
41:11avoir des entreprises françaises
41:13disparaître
41:13au profit d'importation
41:15c'est vrai avec l'agriculture
41:16c'est vrai avec la pêche
41:17mais c'est aussi vrai
41:18que l'industrie automobile
41:19contre lesquelles
41:19évidemment Bruxelles
41:20est en train de créer
41:21des ravages politiques
41:23donc il faut qu'on défendre
41:24l'industrie dans le PIB
41:25est passé de 17 à 9%
41:26je le rappelle dans ce livre
41:27il faut qu'on apprenne
41:28à défendre nos intérêts
41:29sur la scène européenne
41:30et on se rend compte
41:30que tous les bras de fer
41:31diplomatiques et politiques
41:33Emmanuel Macron les a perdus
41:34donc demain nous irons à Bruxelles
41:35et nous récupérons
41:36un certain nombre
41:36de prérogatives
41:37pour mieux défendre
41:38les intérêts de la France
41:39vous citez par exemple
41:40Olivier le boulanger
41:41il n'est pas tombé
41:42parce qu'il aurait mal géré
41:43son commerce
41:44il est tombé parce que
41:45la France a renoncé
41:46à le protéger
41:46parce que les dogmes européens
41:48ont décolléré
41:49les tarifs
41:50de l'électricité française
41:51de nos coûts de production
41:52nationaux
41:53parmi les plus attractifs
41:54du continent
41:55je ne sais pas
41:56si on arrivera à tout faire
41:56en 5 minutes
41:57mais je veux quand même
41:59vous savez ce qui me frappe
42:00c'est que
42:00donc j'ai pris la route
42:02pendant un an
42:03pour aller rencontrer
42:04les français
42:05loin des caméras
42:06loin des médias
42:07loin des réseaux sociaux
42:08pour pouvoir raconter
42:09dans ce livre
42:10le cri du coeur
42:11d'un pays qui n'a pas envie
42:12de mourir
42:12qui est en train
42:13aujourd'hui de souffrir
42:14en silence
42:15et qui a été méprisé
42:16depuis 10 ans
42:17par Emmanuel Macron
42:18cette France là
42:19et elle est pleine
42:21d'espérance
42:22d'espoir
42:23et Olivier
42:23c'est l'un des derniers boulangers
42:24d'un petit village
42:25de la Marne
42:26qui a mis la clé sous la porte
42:27parce que la facture
42:27d'électricité
42:28l'augmentation des prix
42:29de l'énergie
42:30l'a clairement tué
42:31sauf que dans un village
42:33comme le sien
42:33quand une boulangerie
42:34met la clé sous la porte
42:35c'est l'âme du village
42:36qui disparaît
42:37et au fond
42:39si j'ai écrit ce livre aussi
42:40c'est pour cette ruralité
42:42c'est pour ces français là
42:43c'est pour ces villages
42:44que l'on enterre en silence
42:46et à qui c'est vrai
42:47et bien peu de médias
42:48donnent la parole
42:48alors je voulais absolument
42:49vous montrer ce témoignage
42:51et cette séquence là
42:52on va parler de la sécurité
42:53on va parler de la justice
42:55avec Harmonie Commine
42:57la femme du gendarme Commine
42:58elle était l'invité d'honneur
43:01de l'événement
43:02Face à vous
43:03cette semaine
43:04avec 4000 français
43:05qui ont pu assister
43:07au Dôme de Paris
43:08à des échanges
43:09des débats
43:09sur les grands défis de demain
43:10l'éducation
43:11la sécurité
43:12il y a aussi
43:14les municipales bien sûr
43:15avec l'excellent Jules Torres
43:16et puis il y a cette séquence
43:17où Harmonie Commine
43:18arrive sur la salle
43:21dans la salle
43:22et il va y avoir
43:23cette ovation
43:23pour aller écouter
43:24Harmonie Commine
43:27vous êtes
43:28mère de famille
43:29femme d'un homme
43:31gendarme
43:32qui a été tué
43:32le 26 août 2024
43:33dans les Alpes-Maritimes
43:35fauchée par un chauffard
43:37multi-récidiviste
43:38après un refus
43:39d'obtempérer
43:39et vous êtes aussi
43:41une Française
43:42engagée
43:42qui n'a pas hésité
43:43à prendre
43:44et reprendre la parole
43:45pour faire évoluer
43:46la réponse pénale
43:47et ainsi mieux protéger
43:49ceux qui le méritent
43:50et merci infiniment
43:52d'être là ce soir
43:53merci à vous
43:56Applaudissements
43:57Applaudissements
43:58Applaudissements
43:59Applaudissements
44:29Comment peut-on expliquer
44:32qu'un multi-récidiviste
44:33soit en totale liberté
44:35aujourd'hui
44:37il agit impunément
44:39il enlève une vie
44:40puisqu'il a décidé ainsi
44:42et tout va bien
44:43si la justice
44:45l'état français
44:45avait fait leur travail
44:47non pas par un principe
44:48d'économie
44:49mais par un principe
44:50de sécurité nationale
44:51mon mari serait encore vivant
44:53et je ne serais pas là ce soir
44:54Applaudissements
44:56Applaudissements
44:57Et la question qu'on se pose
44:59Jordan Bardella
45:00c'est comment redonner
45:01confiance en la justice
45:02quand 84% des français
45:04considèrent qu'elle est
45:05trop laxiste
45:05pour les multi-récidivistes
45:07Si demain
45:08vous arrivez au pouvoir
45:09vous répondez quoi
45:11à Harmonie Commune
45:12pour qu'il n'y ait plus
45:12ces drames
45:13qui se répètent
45:14trop souvent malheureusement
45:15Que la politique pénale
45:18qu'on mettra en oeuvre
45:18elle se fera
45:21elle se fera
45:22au nom de nos morts
45:23mais aussi
45:24au nom des vivants
45:25Moi vous voyez
45:27je ne comprendrais jamais
45:29qu'il y ait toujours
45:30un deux poids deux mesures
45:31à l'égard des victimes
45:32et je pense que
45:34quand on est français
45:35quand on aime profondément
45:36son pays
45:37on ne peut pas
45:38ne pas mettre un genou
45:39à terre
45:39devant
45:40tous nos morts
45:42Lola
45:42Philippine
45:43Matisse
45:44Comine
45:46Eric Comine
45:47en l'occurrence
45:48et tous les français
45:49qui dans le silence
45:50parfois dans l'indifférence
45:51perdent la vie
45:52parce que
45:52aux yeux de certains
45:54observateurs médiatiques
45:55il y a des morts
45:56qui apparaissent
45:56plus exploitables
45:58que d'autres
45:59et je déteste
46:00cette comparaison là
46:00mais elle existe
46:01aujourd'hui dans le pays
46:02et elle est insupportable
46:03et parce que
46:04quand moi j'écoute
46:05ce type de témoignages
46:06je ne peux pas
46:07ne pas me sentir lié
46:08on est habité
46:10par une profonde soif
46:11de justice
46:13de sécurité
46:14d'ordre dans le pays
46:15et je vais vous dire
46:15je pense qu'il n'y a
46:16aucun français
46:17on peut nous faire
46:17beaucoup de reproches
46:18on peut nous reprocher
46:19nos mesures sur le fond
46:20mais j'ose espérer
46:22qu'il n'y a aucun français
46:22qui peut douter
46:23de notre volonté politique
46:25de remettre de l'ordre
46:27dans le pays
46:27et de faire en sorte
46:28que le risque zéro
46:30n'existera jamais
46:31bien sûr
46:32mais qu'on mette
46:33les français en sécurité
46:34et à l'abri
46:34or tout ce qui a été fait
46:36depuis 30 ans
46:37a consisté
46:38à développer
46:39une idéologie laxiste
46:40à développer
46:41la culture de l'excuse
46:42à remettre en liberté
46:43des gens
46:44qui objectivement
46:45représentent des dangers
46:46pour la société française
46:47avec moi
46:48si vous touchez
46:49demain à un policier
46:50que vous attentez
46:51à l'intégrité physique
46:52de quelqu'un
46:52au point de menacer
46:53sa propre vie
46:54vous devrez rentrer en prison
46:55sans la possibilité
46:56d'en sortir
46:57il nous reste 40 secondes
46:58très précisément
46:59et on est tenu par le temps
47:00Jordan Bardella
47:01une dernière question
47:02fruit de la une
47:03du journal du dimanche
47:04vers un contrôle
47:05de l'information
47:06avec cette volonté
47:07du président de la république
47:08de créer
47:09une sorte de labellisation
47:11des médias
47:12ça pourrait être donné
47:13à reporter
47:14son frontière
47:15j'ai lu
47:16David Lysnard
47:17qui est l'un des premiers
47:18roms politiques
47:19à avoir réagi
47:20et condamner
47:21ce qui se passait
47:21en parlant de tentation
47:23liberticide
47:24de dérive
47:25liberticide
47:27le président
47:28du rassemblement national
47:29que vous êtes
47:29le candidat
47:31peut-être
47:31demain
47:32à la présidentielle
47:33si Marine Le Pen
47:35était inéligible
47:36il répond quoi
47:37Marine Le Pen
47:37il répond quoi
47:38pardonnez-moi
47:39à Emmanuel Macron
47:39et sur la labellisation
47:41des médias
47:42en 30 secondes
47:44qui va donner
47:45ces brevets
47:46ces labels
47:47donc la réponse
47:49la réponse est dite
47:51je veux dire
47:51j'ai relu l'été dernier
47:53entre deux pages
47:55d'écriture de ce livre
47:561984 d'Orwell
47:58et la période
47:59que nous sommes
48:00en train de vivre
48:00me rappelle
48:01ce ministère de la vérité
48:02qui était chargé
48:03non seulement
48:03d'effacer la mémoire
48:05mais de réécrire l'histoire
48:06et on voit bien là
48:08que la tentation
48:09d'Emmanuel Macron
48:10de toucher à la liberté
48:11d'expression
48:12est une tentation
48:12autoritaire
48:13qui correspond
48:14à la solitude
48:15d'un homme
48:15qui a perdu le contrôle
48:16qui a perdu le pouvoir
48:17et qui cherche
48:18à le maintenir
48:18par le contrôle
48:19de l'information
48:20je trouve que
48:21ce projet
48:22est extrêmement dangereux
48:24et j'ai le sentiment
48:25que
48:26tous ceux
48:28qui se sentent
48:28en fait
48:29le plus éloigné
48:30du réel
48:30cherchent
48:31à en contenir
48:32les faits
48:32sur les français
48:33et c'est précisément
48:34ce que fait
48:34Emmanuel Macron
48:35avec ce projet
48:36que nous combattrons
48:37politiquement
48:37et juridiquement
48:38à l'Assemblée nationale
48:39Merci Jordan Bardella
48:41d'être venu
48:42sur le plateau
48:42de l'heure des pros
48:43ce que veulent
48:44les français
48:44aux éditions Fayard
48:46Véronique Jacquier
48:47Éric Revelle
48:47Jules Torres
48:48merci à tous les trois
48:49l'info se poursuit
48:49sur CNews
48:50dans un instant
48:51on est très pressé
48:51c'est évidemment
48:52enquête d'esprit
48:54au Liban
48:54c'est tout de suite
48:56sur CNews
48:56merci
48:56merci
48:57merci à tous les trois
48:58et à tous les trois
Commentaires