- il y a 4 mois
Avec Clément Beaune, haut-commissaire à la Stratégie et au Plan, ancien ministre
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NewsTranscription
00:00Maxime Liedot
00:02Il est 8h15 sur Sud Radio, mon invité ce matin, et Clément Beaune, bonjour.
00:06Bonjour.
00:07Aux commissaires à la stratégie et au plan, énormément de sujets à voir avec vous,
00:11du narcotrafic aux économies en passant par les municipales à Paris.
00:15Aux commissaires à la stratégie et au plan, je le disais, pour combien de temps ?
00:18Pour longtemps, parce que le plan a 80 ans.
00:20C'est une institution qui a été créée par le général de Gaulle,
00:23donc je pense qu'elle survivra longtemps à moi-même et à tous ceux qui,
00:26j'imagine que vous y faites référence, voudraient qu'on supprime cette institution
00:30qui a été en débat à l'Assemblée Nationale récemment.
00:34Bon, il y a des amendements qui relevaient, à mon avis,
00:36plutôt de petits règlements de comptes ou de postures,
00:40que, je l'espère, d'une vraie intention de ne plus avoir dans l'État
00:44une petite institution qui réfléchit au temps long,
00:48à ce qu'on appelle la prospective, les grandes tendances, la démographie,
00:51le changement climatique.
00:52On en a besoin, on fait ça, et je vise à ce qu'on fasse à la fois des économies,
00:56parce que c'est évidemment nécessaire aujourd'hui.
00:58Le Parlement nous a demandé de faire des économies, de fusionner deux institutions.
01:01On l'a fait, ce n'est pas si fréquent, puisqu'on en parle, nous on le fait.
01:05Et puis, d'être efficace dans ce qu'on propose.
01:07Et sur beaucoup de rapports, je note d'ailleurs que les députés de tous les groupes
01:12nous invitent, nous auditionnent extrêmement souvent.
01:15Donc, ceux qui déposent des amendements pourraient venir aussi aux auditions
01:18et lire nos rapports avant de juger s'ils sont bons ou pas.
01:21Mais est-ce que la proposition est pour autant si délirante ?
01:24Parce que je pense à tous les Français qui nous écoutent,
01:26on n'arrête pas de leur dire, il y a des agences qui ne servent à rien,
01:28vous parlez du temps, c'est formidable, des rapports, j'ai envie de dire,
01:31qu'on en a tout le temps dans ce pays.
01:32Pourquoi le plan est si indispensable que ça ?
01:34Parce que je pense qu'on a justement besoin, je prends un cas très concret,
01:38de réfléchir à ce qui va se passer en 2035, en 2050.
01:41Plein de gens peuvent le faire.
01:43Moi, j'aspire justement à ce qu'on le fasse avec peu de gens,
01:46des équipes petites, et qu'on travaille avec d'autres.
01:48Des experts, il y en a plein, dans le secteur public, dans le secteur privé, des entreprises.
01:51Moi, je reçois essentiellement des gens qui viennent d'ailleurs du monde de l'entreprise
01:55et qui disent, on a besoin en matière d'énergie,
01:57on a besoin pour l'investissement de nos infrastructures,
01:59de savoir quel grand projet d'infrastructure on va construire en 2050.
02:02Est-ce que le projet des ministres directement s'annonce de réfléchir ?
02:04Oui, bien sûr, mais je veux vous dire, les gens qui travaillent au plan,
02:08ce sont une cinquantaine de chercheurs,
02:10et ils viennent pour la plupart de ministères.
02:12Pendant quelques années, ils sont là pour faire ce travail,
02:15mais ce sont des agents publics qui ensuite vont faire souvent autre chose,
02:18donc on ne crée pas de l'emploi public, si je puis dire, pour l'occasion.
02:22Et cette institution, j'insiste, elle a toujours existé,
02:25parce qu'on s'est dit, il faut justement, a fortiori, j'allais dire,
02:28dans le bazar qu'on peut vivre aujourd'hui,
02:29avoir un peu de prospective, un peu de réflexion sur le temps.
02:33Je prends un seul exemple, la démographie.
02:35Est-ce qu'on sait que dans ce pays, depuis 15 ans, on a fermé 6 000,
02:37non pas classes, mais écoles,
02:39que ça va continuer parce qu'on a moins d'élèves,
02:41et donc il faut réfléchir, ça c'est ensuite une décision politique,
02:43à notre démographie scolaire.
02:45Vous l'avez beaucoup lu, on a fait une note là-dessus,
02:47qui je crois est très utile, très éclairante,
02:50j'en discute d'ailleurs avec les ministres concernés,
02:51on est au service du Parlement et du gouvernement.
02:54Ensuite, faire des économies, évidemment,
02:56supprimer les emplois, on le fait,
02:58et je vous dis, les agences,
02:59il y a ceux qui en parlent et ceux qui le font, c'est un peu comme les Fritz McCain,
03:02nous, on a fusionné
03:03deux agences ou deux institutions de l'État
03:06pour faire 15% d'économies cette année,
03:08supprimer les effectifs,
03:10tout en étant le plus utile possible,
03:11et on va faire encore mieux, encore plus de production.
03:14On a fait 34 études que chacun peut consulter,
03:17je vous assure vraiment qu'il y a beaucoup de choses différentes
03:19et beaucoup de choses utiles
03:20depuis que je suis arrivé au mois de mars.
03:22Donc on a bien compris, la volonté de penser la France en 2035 ?
03:25Je note d'ailleurs, puisque le débat budgétaire arrive au Sénat,
03:28que au Sénat, personne,
03:30dans aucun groupe politique,
03:31n'a demandé la suppression de cette institution.
03:33C'était la mesquinerie des députés.
03:35Et même des gens qui ne sont pas tout à fait de ma famille politique,
03:37jusqu'au Rassemblement National,
03:38ne l'ont pas proposé,
03:39et ont dit, vous avez fait la fusion, c'est bien,
03:41continuez à faire des économies.
03:42Donc c'était, d'un mot, c'était de la mesquinerie des députés ?
03:44Oui, écoutez, je ne sonne pas les reins et les cœurs,
03:47mais je pense que c'était une forme de petitesse politique.
03:50Et surtout, moi j'aime bien qu'on parle de ce qu'on connaît.
03:53J'ai fait 12 auditions à peu près à l'Assemblée Nationale
03:55depuis que je suis arrivé.
03:56Les porteurs de l'amendement ne sont venus à aucune des 12.
03:59Donc c'est bien, ensuite, le Parlement est souverain,
04:02il décide,
04:03mais c'est bien de le faire en connaissance de cause.
04:05Justement, la France de 2035 et la France de 2050,
04:08et la France de demain,
04:09on va avoir un certain nombre de sujets à aborder,
04:12notamment celui sur la sécurité.
04:14Une semaine marquée par le narcotrafic.
04:15Hier, c'était Gérald Darmanin, le ministre de la Justice,
04:18ainsi que Laurent Nunes,
04:19qui étaient en déplacement à Marseille,
04:20une semaine après le meurtre du jeune frère Damine Kessassi.
04:23Il y a un tel degré de violence sur ce sujet-là,
04:26un tel degré, en réalité, de gravité.
04:30Est-ce que vous rejoignez ceux qui disent,
04:32notamment l'intellectuel italien qui connaît par cœur la mafia,
04:35que la France n'a rien fait ?
04:37Encore ce matin dans le Figaro, il le dit,
04:39la France a ignoré cette question pendant 30 ans.
04:41C'est ce qu'on a fait ?
04:42Non, je ne crois pas.
04:44D'abord, je voudrais penser aux proches et la famille.
04:47Demain, une marche à Marseille,
04:48on soutient la famille Kessassi,
04:49parce que c'est d'abord un drame
04:51et on doit avoir une certaine dignité dans ce moment.
04:54Et puis, bien sûr, c'est un fléau international d'ailleurs.
04:58En France, il y a eu un certain nombre d'actions
04:59de différents gouvernements,
05:00mais qui ont été beaucoup renforcées,
05:02notamment à Marseille ces dernières années,
05:03avec un certain nombre de résultats,
05:04de démantèlement de points d'île.
05:05Mais c'est un combat qui va être long,
05:07qui va être difficile.
05:08On voit des pays qui étaient très peu concernés
05:10par le narcotrafic,
05:11il y a 20 ou 30 ans,
05:12qui sont aujourd'hui en première ligne.
05:13Je pense aux Pays-Bas,
05:13à travers les ports, la Belgique,
05:15la France aussi,
05:16parce que nous sommes des cibles
05:17de trafic internationaux,
05:20avec des milliards d'euros ou de dollars
05:22qui sont en jeu.
05:23Et donc, il faut l'assumer,
05:24ça va être un combat
05:24qui va nécessiter beaucoup de fermeté,
05:27beaucoup de temps,
05:28mais il faut rien lâcher,
05:29à la fois sur le très local,
05:30si je puis dire,
05:31et démonter des filières,
05:32des points d'île,
05:33emprisonnés, sanctionnés,
05:35et puis par une coopération internationale
05:37et aller à la source,
05:38parce que ce sont des filières,
05:40quand ça arrive dans les quartiers nord de Marseille
05:42ou dans d'autres métropoles françaises
05:43ou dans nos grands ports,
05:43qui sont désormais développées à l'international.
05:44qui sont désormais extrêmement puissantes,
05:46extrêmement organisées,
05:48et quand vous regardez toutes les mesures,
05:49vous avez cité le garde des Sceaux,
05:51ce qu'il a pris comme mesure
05:52pour avoir des quartiers de haute sécurité
05:53pour les narcotrafiquants
05:54qui ne puissent plus échanger
05:55avec des prisons de quartiers de haute sécurité.
05:57Avec des quartiers de haute sécurité
05:58dans des prisons dédiées,
05:59comme on s'inspire effectivement
06:00de pays qui ont malheureusement
06:01ces expériences plus que nous,
06:02je pense à l'Italie,
06:03ce sont des mesures nécessaires.
06:05Il n'y a pas de baguette magique,
06:06mais il y a une action déterminée.
06:07Et effectivement,
06:08je pense qu'en France comme en Europe,
06:10il y a une prise de conscience
06:11parce que le narcotrafic
06:12s'est internationalisé
06:13ces dernières années
06:14qui nécessitent d'agir encore plus.
06:16Mais le pilonnage des points de deal,
06:18les emprisonnements,
06:19les sanctions ont augmenté.
06:20Et ça va dans le bon sens.
06:22C'est toujours difficile à dire
06:24pour être très honnête
06:24parce que quand on voit
06:25les drames comme celui-là,
06:25on ne peut pas dire
06:26qu'il n'y a évidemment plus rien à faire.
06:27Il y a encore énormément à faire.
06:29Et c'est un combat qui va être très long.
06:30Il faut le savoir,
06:31mais il y a des choses qui sont faites.
06:32De la justice,
06:33Gérald Darmanin,
06:34il a aussi évoqué un chiffre
06:35qui résonne singulièrement ce matin.
06:365 à 7 milliards d'euros,
06:38c'est ce que générait
06:38le trafic de drogue.
06:40Et il y a cette question
06:40qui revient en permanence
06:42comme une question de fond
06:43dans le débat public.
06:44Est-ce qu'il faut aller,
06:45quand on voit ce que ça rapporte,
06:46quand on voit le phénomène,
06:47le Parisien ce matin évoque
06:48900 000 consommateurs
06:49aujourd'hui de drogue en France.
06:51Est-ce qu'on doit aller
06:52jusqu'à légaliser,
06:53dépénaliser certaines formes
06:54de drogue en France ?
06:55Est-ce que c'est un débat
06:56qu'on doit ouvrir ?
06:57C'est un vrai débat,
06:58mais je ne veux pas
06:59qu'on confonde les choses.
07:00Il ne faut y avoir
07:00aucune naïveté
07:01où on ne va pas résoudre
07:03un débat qui nécessite
07:04une réponse pénale,
07:05une réponse policière,
07:06une sanction extrêmement ferme
07:07face au drame qu'on a vécu,
07:09en disant,
07:09écoutez,
07:10on laisse tomber,
07:11on est en quelque sorte défaitiste.
07:12Sans laisser tomber,
07:13ça peut être complémentaire.
07:14Après,
07:14il faut distinguer
07:15sans doute entre les types
07:16de consommation
07:16sur des drogues dures,
07:19cocaïne qui explose.
07:20Là,
07:20il n'y a aucun débat
07:22même à avoir
07:22sur une quelconque légalisation.
07:2447 tonnes de cocaïne
07:25saisie rien que l'an dernier en France.
07:26c'est ça qui augmente
07:27sans doute le plus
07:27et c'est ça qui fait
07:28l'objet de trafic internationaux.
07:30La question du cannabis
07:31est très spécifique,
07:32mais quoi qu'il arrive,
07:33tant que la loi est celle-ci,
07:34c'est-à-dire interdiction,
07:36elle doit être appliquée
07:37et c'est,
07:38j'allais dire,
07:39presque la plus mauvaise période
07:40pour avoir ce débat
07:40sur légalisation,
07:41etc.
07:42Parce qu'aujourd'hui,
07:43quand on voit le drame
07:44qui s'est passé encore
07:44à Marseille
07:45avec cette famille
07:46de nouveau endeuillée,
07:48parce que c'est la deuxième fois
07:48que la famille SSI est touchée,
07:50avec quelqu'un
07:50qui n'avait rien à voir
07:51avec le trafic de drogue,
07:52donc c'est un règlement de compte
07:53et une intimidation,
07:54on ne doit rien lâcher dessus.
07:56Donc à court terme,
07:57la réponse est fermeté absolument.
07:59Mais à moyen ou long terme,
08:00parce qu'on sait
08:00que c'est un problème
08:01qu'on va devoir penser
08:02justement un peu comme vous.
08:03Oui, moi je vais vous dire,
08:04j'en parle très librement,
08:04j'en ai évoqué
08:05dans un livre récemment,
08:06c'est un vrai sujet
08:06sur le cannabis
08:07et je vais vous paraître
08:08peut-être paradoxal,
08:09je pense que c'est un débat
08:10qu'on doit avoir
08:10au niveau européen.
08:11Pourquoi ?
08:11Parce que quand il y a un pays
08:12qui légalise,
08:13qui dépénalise,
08:14c'est déjà le cas autour de nous.
08:16Si vous le faites séparément
08:18et que le pays d'à côté,
08:19comme nous d'ailleurs,
08:20a des sanctions plus dures,
08:21qu'est-ce qui va se passer ?
08:22Il y a une concentration
08:23des consommateurs
08:24avec des phénomènes
08:25qu'on a vus aux Pays-Bas
08:26qui les ont fait d'ailleurs
08:27reculer sur la légalisation
08:28et la dépénalisation
08:29qui sont extrêmement préoccupants
08:31pour certains de grandes villes.
08:32Donc est-ce qu'en France
08:33on doit mener ce débat
08:34à moyen ou au long terme ?
08:35Oui, il faudra le mener.
08:36Et vous, quelle est votre position justement ?
08:37Parce que vous réfléchissez
08:38à la France de demain.
08:39Est-ce que la France de demain
08:43vous donnez un avis personnel ?
08:45On a une forme de chance,
08:46c'est qu'on a un grand pays
08:47pour la première fois,
08:48qui est notre voisin,
08:48qui est l'Allemagne,
08:49qui a changé sa législation.
08:51Et donc moi là-dessus,
08:52je suis pragmatique.
08:53Si ça améliore les choses,
08:54si ça lutte contre les trafics,
08:55si ça améliore la santé publique,
08:56si ça réduit justement cette hydre
08:58qui est financée
08:59avec des milliards d'euros de trafic,
09:00ouvrons le débat chez nous.
09:02Des pénalisations, pas légalisations.
09:03Oui, exactement.
09:05Ouvrons le débat chez nous.
09:06Si en Allemagne,
09:07on s'aperçoit que cette mesure,
09:08ils l'ont décidé
09:08pas pour faire une expérience,
09:09c'est eux qui l'ont choisi librement.
09:11Si cette expérience est mauvaise,
09:13si elle renforce plutôt les trafics,
09:14si elle dégrade la santé publique,
09:16si elle concentre la consommation
09:17dans les villes et les centres-villes,
09:18à ce moment-là,
09:20gardons et durcissons encore
09:21peut-être même notre législation.
09:22Mais vous dites à notre micro ce matin,
09:23peut-être ouvrons le débat
09:24sur la dépénalisation du cannabis.
09:26Ça ne veut pas dire ce que je n'ai pas dit,
09:26je veux dire,
09:27regardons les pratiques européennes.
09:29Mais ouvrons le débat.
09:30Regardons scientifiquement,
09:32puisque nous on fait des évaluations
09:33de politiques publiques,
09:33ce qui va se passer en Allemagne
09:34avec ce sujet de la dépénalisation,
09:37effectivement,
09:37qui n'est pas la légalisation.
09:38Et donc, on y reviendra,
09:39on entendra certainement parler
09:41dans les prochaines semaines
09:41et dans les prochains mois.
09:42Autre sujet qui, décidément,
09:45là aussi,
09:45provoque énormément de réflexions,
09:46c'est naturellement le budget.
09:48Clément Beaune,
09:49avec la navette parlementaire
09:50qui a commencé,
09:51c'est beaucoup au Sénat
09:52que ça se joue
09:53du côté des finances publiques.
09:54Alors, on a vu avec aujourd'hui
09:57la réintroduction
09:57de la réforme des retraites,
09:59le rétablissement du gel
10:00des prestations sociales,
10:01du barème de la CLG.
10:02Bref, on voit encore
10:03à quel point la réforme des retraites
10:04cristallise toutes les attentions,
10:06toutes les crispations politiques.
10:07La dernière fois
10:08que vous êtes venu chez nous,
10:09Clément Beaune,
10:09vous disiez qu'il y aura
10:10d'autres ajustements,
10:11d'autres réformes des retraites.
10:13Quand vous voyez
10:13à quel point ça cristallise
10:15encore comme sujet,
10:16quelle est l'attitude à adopter ?
10:18C'est exactement ce qu'on illustrait
10:19au début sur le temps long.
10:20On a publié,
10:21avec Antoine Fouché,
10:22qui a écrit un livre
10:23très intéressant
10:23sur le monde du travail,
10:24vous l'avez sans doute reçu,
10:25une note sur les retraites
10:27qui montre qu'on est encore,
10:28même si on appliquait
10:29toute la réforme borne de 2023,
10:31on serait encore
10:32trois ans en dessous,
10:33en termes d'âge légal de départ,
10:35de la moyenne
10:36des pays européens.
10:37Or, nous avons une démographie
10:38qui nous a longtemps protégée,
10:39ça n'est plus le cas.
10:40Donc nous, on montre
10:41justement dans cette étude
10:42qu'il y a le débat du jour,
10:43suspension,
10:44le compromis nécessaire
10:45parlementaire,
10:46je le comprends,
10:47mais la réalité
10:47va nous rattraper.
10:49C'est que nous aurons
10:50de toute façon besoin
10:50de travailler au long de la vie
10:52plus longtemps.
10:53Sinon, il n'y a pas de mystère.
10:54On produira moins
10:55ou on financera moins
10:56notre modèle social.
10:57Si on veut garder
10:58un niveau de production élevé,
11:00de compétitivité élevé,
11:01de modèle social élevé,
11:03il faudra travailler
11:04collectivement plus longtemps.
11:04Et quel est le modèle
11:05que vous avez en tête ?
11:06On voit fleurir certains modèles.
11:08On a le modèle
11:08par capitalisation,
11:09on a eu Gabriel Attal
11:10qui a pensé
11:11à un nouveau modèle, etc.
11:12Lequel est le vôtre ?
11:13Moi, je suis séduit
11:13par certaines des propositions
11:15qu'a évoquées Gabriel Attal.
11:16Je pense à la question des points
11:17et la question
11:18de donner plus de liberté.
11:20Ce n'est pas pareil
11:20quand vous êtes...
11:21Une suppression de l'âge pivot
11:22et plutôt une retraite à points.
11:23La question, effectivement,
11:24une retraite à points
11:25est jouée sur la durée
11:25de cotisation.
11:27Avec une suppression de l'âge pivot ?
11:28Avec potentiellement
11:29une suppression de l'âge pivot.
11:30Là-dessus, on va faire une étude
11:31pour être clair
11:32parce que l'âge pivot
11:34il n'est pas là pour embêter les gens.
11:35Le commissariat va faire une étude
11:36sur les revenants
11:36comparant les modèles européens.
11:38Pourquoi on a gardé l'âge pivot
11:39y compris dans la dernière réforme ?
11:40Parce qu'il est une forme
11:41de référence
11:42pour les employeurs
11:43et pour les salariés
11:43pour savoir à quel âge on part
11:45calculer ses recrutements
11:46ou ses durées de cotisation.
11:48Maintenant,
11:49donner plus de liberté,
11:50c'est ça l'esprit
11:50des propositions de mon parti
11:51et de Gabriel Attal.
11:52Je pense que c'est une bonne idée
11:53et c'était d'ailleurs
11:54l'esprit de la réforme
11:55de 2019-2020
11:56qu'on n'a pas pu conduire
11:57jusqu'au bout.
11:58Mais ça n'enlèvera pas
11:59une réalité économique,
12:01démographique tenace.
12:02C'est qu'on devra travailler
12:03collectivement
12:04plus longtemps dans la vie.
12:05Ça, il faut le dire
12:06très honnêtement aux Français.
12:07Il n'y a pas de remède miracle.
12:09Ensuite,
12:09ayons justement le débat
12:10sur âge pivot
12:11ou pas âge pivot,
12:12durée de cotisation,
12:14pénibilité.
12:15Moi, j'ai été mis des transports.
12:16On avait signé par exemple
12:16avec les transporteurs routiers
12:17un accord sur la pénibilité.
12:19Ce n'est pas pareil
12:20quand vous êtes 40 ans
12:21ou 35 ans même
12:22au volant d'un camion
12:23que quand vous êtes
12:24dans un bureau
12:25avec pas les mêmes conditions
12:26physiques et de vie.
12:27Et j'ajoute un point
12:28qui me paraît
12:29extrêmement important.
12:31C'est que je pense
12:31qu'il faut qu'on repense
12:32le dernier âge
12:33ou la dernière période
12:33de la vie active
12:34à partir peut-être
12:35de 60 ans.
12:36Eh bien,
12:37les retraites progressives.
12:38C'est-à-dire l'idée
12:39d'avoir 90% du temps de travail
12:40ou 80% du temps de travail
12:41plus de télétravail.
12:42On en parle souvent
12:43pour les jeunes.
12:44Je pense que c'est pour les seniors
12:44qu'il faut qu'on aménage
12:45le plus la façon de travailler
12:47parce que comme on va travailler
12:48plus longtemps,
12:49il faut aussi qu'on adapte
12:50et qu'on aménage
12:51les conditions de travail
12:52à partir de 60 ans.
12:53Et ce rapport
12:54sur les retraites
12:54que commettra
12:56le haut commissariat au plan ?
12:56Oui, on travaille
12:57sur les finances publiques
12:58en général.
12:58Ça sera au premier semestre
12:592026.
13:00On travaille à ces comparaisons
13:01européennes pour s'inspirer
13:02aussi, c'est notre boulot,
13:03des meilleurs systèmes
13:04ou des meilleures idées
13:05en Europe
13:05parce qu'on est tous
13:06confrontés au même sujet.
13:07Justement,
13:08donc premier semestre
13:09en effet,
13:09un rapport du haut commissariat
13:10au plan
13:11pour comparer les retraites
13:12européennes
13:13et pour s'inspirer
13:14du meilleur modèle.
13:15Continuons justement
13:15à ce qui se passe
13:16du côté de l'Assemblée nationale.
13:18On semble quand même
13:19percevoir un front
13:20d'énormément de députés
13:21qui semblent s'accorder
13:22pour dire en réalité
13:22là, le budget en l'État,
13:24nous ne le voterons pas.
13:25Est-ce que Clément Beaune,
13:26député,
13:27aurait voté ce budget
13:28de compromis ?
13:29J'aurais cherché le compromis.
13:31C'est facile à dire
13:31quand on n'est pas sur les bancs.
13:33Donc je donne le soin à personne
13:34parce que je sais
13:34que c'est difficile
13:35pour tous les groupes
13:36parce que quand il n'y a pas
13:36de majorité,
13:37chacun doit faire des efforts.
13:38C'est ça le compromis.
13:39Donc j'aime bien,
13:40j'entends beaucoup de gens
13:40qui disent le compromis
13:41c'est super jusqu'au jour
13:42où il faut céder
13:43sur quelque chose
13:44qu'on n'a pas envie
13:45de concéder aux autres.
13:46Bon, y compris les retraites.
13:47Je vois bien
13:47le groupe auquel j'ai appartenu,
13:49Renaissance ou Ensemble
13:50pour la République.
13:51C'est des députés
13:52qui ont courageusement,
13:53j'en ai fait partie,
13:54porté la réforme des retraites
13:55et qui au nom du compromis
13:56disent j'ai pas changé d'avis
13:57mais j'accepte
13:58qu'on suspende
13:59ou qu'on décale
13:59cette réforme des retraites.
14:00Bon, donc j'aurais cherché
14:01un compromis,
14:02je ne sais pas exactement
14:03où on aurait atterri.
14:03Mais il y a un point
14:04qui me frappe
14:04et ça c'est inquiétant.
14:06C'est qu'il y a des taxes
14:07qui sont votées
14:08à l'Assemblée Nationale
14:09parfois on ne sait même pas
14:10quel est leur impact.
14:12Bon, cette fameuse imposition
14:14je crois sur la fortune
14:15improductive on dit.
14:16Moi j'ai entendu
14:17comme citoyen
14:17en écoutant la radio
14:20ici ou ailleurs
14:20trois versions différentes
14:22de ce qui est taxé
14:23ou pas taxé.
14:24Donc ça veut dire quoi ?
14:24Que les députés
14:25ne travaillent pas suffisamment ?
14:26Comme dirait Philippe Aguillon
14:27prix Nobel d'économie
14:28c'est qu'ils n'ont pas
14:29un niveau économique nécessaire ?
14:30Non, moi je ne dis jamais ça
14:31d'abord parce qu'on est élu
14:32on représente les Français
14:33donc c'est eux qu'on choisit.
14:34Il n'y a pas un diplôme particulier
14:36pour être élu.
14:36Il y a un choix des Français
14:37c'est la démocratie.
14:38Et puis c'est un peu facile
14:39parce qu'être élu c'est dur.
14:41On est confronté à l'urgence
14:42on est confronté
14:43à des injonctions contradictoires
14:44donc je ne donnerai
14:44aucune leçon de ce genre.
14:46En revanche,
14:46je crois que c'est la présidente
14:47de l'Assemblée Nationale
14:48elle-même qui l'a dit
14:48les conditions dans lesquelles
14:50on négocie
14:51on vote un budget au Parlement
14:52ça ne va pas du tout.
14:53On a deux mois
14:54ce qui est énorme.
14:55les autres pays européens
14:55consacrent beaucoup moins
14:56de temps à leur budget
14:57mais on fait ça en direct
14:59si je puis dire.
14:59Il y a un amendement
15:00qui est voté
15:00il n'y a pas d'évaluation
15:01et on doit se prononcer
15:03en dix secondes
15:04sur un amendement
15:04d'un autre groupe.
15:05Là aussi,
15:06c'est des propositions qu'on fait
15:07il faudrait que sur tout
15:08ce qui vient de l'initiative
15:10parlementaire
15:10il y ait un temps
15:11même court
15:12quelques jours
15:13d'évaluation
15:14de l'impact.
15:15Pour qu'on traite
15:15accessoirement ce qu'on vote.
15:16Comment ?
15:17Pour qu'on sache
15:17et y compris pour les parlementaires
15:19eux-mêmes.
15:19Qu'on vote ?
15:20Combien ça coûte ?
15:21Et vous voyez
15:22c'est très anxiogène.
15:23Moi je discute avec des gens
15:23qui allument la radio le matin
15:24ils disent c'est hyper angoissant
15:26quand on entend parler du budget
15:26on ne sait même pas
15:27où on en est
15:28de quoi ça parle
15:28combien ça coûte
15:29combien ça rapporte.
15:30Bon, à ce temps de pause
15:31quelques amendements
15:33on évalue
15:33et on met ça dans le débat public
15:35ça on peut le faire
15:36d'ailleurs nous au commissariat
15:37on est capable d'évaluer
15:38et j'ai proposé nos services
15:39pour qu'on évalue
15:40les aides aux entreprises
15:41pour qu'on évalue
15:42Vous n'avez pas eu de réponse encore ?
15:42Si, si, la présidente de l'Assemblée nationale
15:44de manière générale
15:44nous confie des missions
15:45et il faut aller dans ce sens
15:46on parle d'efficacité
15:47d'utilité au début
15:48c'est exactement ce sur quoi
15:49on peut, je crois
15:50éclairer le débat public
15:51c'est ça notre boulot.
15:52Il y a donc une question
15:53qui revient
15:54quand on voit
15:54ces différents blocages
15:55ces différentes discussions
15:57qui semblent éternelles
15:57c'est la question du 49-3
15:59le rapporteur général
16:00du budget Philippe Juvin
16:01dit
16:01je suis favorable
16:02à ce que le gouvernement
16:03revienne sur cette décision
16:04de ne pas utiliser le 49-3
16:05pour faire adopter ce texte
16:07et c'est comme ça
16:08que ça se finira à la fin
16:09est-ce que vous seriez
16:10pour qu'on réutilise
16:11le 49-3 à un moment ?
16:12Moi je crois ce qui est dit
16:13parce que le Premier ministre
16:13a pris les engagements
16:14tous les engagements
16:15qu'il a pris jusqu'à présent
16:16il les a tenus
16:17je crois que les oppositions
16:18elles-mêmes peuvent en témoigner
16:20le Premier ministre a été clair
16:21il a dit qu'il ne souhaitait pas
16:23recourir au 49-3
16:24Mais vous est-ce que
16:24dans la situation
16:25vous considérez que peut-être
16:26non mais vous avez un avis
16:27Clément Beaune
16:28vous pensez
16:29donc qu'est-ce que vous pensez
16:30du fait qu'on pourrait
16:31réactiver le 49-3
16:32pour faire passer le texte ?
16:33Non, non
16:33quand les choses ont été dites
16:34je pense que c'est bien
16:35de les tenir
16:35voilà pour être très clair
16:37ensuite
16:37quand le Premier ministre a dit
16:39je ne recourirai pas au 49-3
16:40beaucoup de gens
16:41notamment le Parti Socialiste
16:42qui l'ont demandé
16:42ont dit
16:43très bien
16:44on va avoir une négociation
16:45budgétaire réelle
16:46c'est-à-dire qu'on va essayer
16:47d'aller au bout du compromis
16:48et maintenant
16:49une fois qu'on a enlevé
16:50le 49-3
16:51il y a une obligation
16:52qui pèse sur tous les parlementaires
16:53c'est effectivement
16:53de trouver un budget clair
16:54et raisonnable
16:55donc moi à mon avis
16:56c'est que quand
16:57un engagement est pris
16:58il doit être tenu
16:58le Premier ministre l'a pris
16:59c'est comme ça
17:00et maintenant les parlementaires
17:02doivent réussir à trouver un budget
17:03Vous évoquiez le Premier ministre
17:04il a fait une proposition hier
17:05devant les maires de France
17:07au Salon des maires
17:07où vous étiez d'ailleurs aussi
17:09Clément Beaune
17:09il a dit en réalité
17:10je promets un méga décret
17:12sur les normes d'ici Noël
17:13est-ce que ça fait partie
17:14de la vision stratégique
17:15que doit avoir un pays
17:16virer les normes
17:17vous le soutenez
17:17vous dites bravo
17:18Oui alors virer les normes
17:18on a besoin de normes
17:19parce que les normes
17:19c'est aussi des protections
17:20donc il y a le discours
17:21il y en a qui sont compliquées
17:23excessives ou contradictoires
17:24j'ai échangé avec
17:25les plus jeunes maires de France
17:26dont le plus jeune maire de France
17:27qui a moins de 25 ans
17:28tous ils m'ont dit
17:29c'est pas tellement
17:30une question budgétaire
17:31le sujet
17:31il y a des économies à faire
17:33c'est dur etc
17:33c'est une question effectivement
17:34de normes
17:35et de compréhension
17:36ils me disent par exemple
17:37pour notre cantine scolaire
17:38on a une circulaire
17:39qui change tous les 3 jours
17:40littéralement
17:40et parfois on nous donne
17:41des injonctions contradictoires
17:42entre développer le bio
17:43et réduire les prix
17:44entre avoir une tarification sociale
17:46et avoir un barème plus simple
17:47etc etc
17:48et donc il faut donner
17:49plus de liberté
17:50je pense que le méga décret
17:51qu'évoque le Premier ministre
17:52c'est si je l'ai bien compris
17:53très concret
17:53c'est exactement ce que j'ai entendu
17:55au Salon des maires
17:55on prend 10, 20, 30 normes
17:57qui sont compliquées
18:00qui est des normes de sécurité
18:02dans les équipements scolaires
18:03on a tous envie
18:04que quand il y a un square
18:05pour nos enfants
18:05ça soit en sécurité
18:06on a tous envie
18:07que quand il y a un panneau de basket
18:08ça soit en sécurité
18:08mais en revanche
18:09peut-être qu'avoir des normes
18:10qui s'empilent tous les jours
18:11c'est pas nécessaire
18:13on est un peu champion pour ça
18:14et on peut sans doute
18:16faire plus simple
18:16le ministre a été maire
18:18il est président de département
18:19il sait comment ça marche
18:20je pense que c'est utile
18:21de lui faire confiance là-dessus
18:22Deux dernières questions
18:23Clément Beaune
18:24d'un point de vue
18:25on va dire international
18:26vous avez sans doute vu
18:27le chef d'état-major
18:28le général Mondon
18:29qui a appelé la France
18:30à une force d'âme
18:31et à être prête
18:32à perdre ses enfants
18:33il n'aurait pas tout à fait dit ça
18:35le général Mondon
18:35il a alerté sur un contexte
18:37c'est l'esprit
18:37non non
18:38il faut être précis
18:39il a alerté sur une menace
18:41russe très violente
18:42il a raison de le dire
18:44comme il le sait
18:45tel que c'est
18:46la réalité
18:46et puis il a dit
18:47il y a une différence
18:48entre eux et nous
18:49d'une certaine façon
18:49c'est que
18:50il a quand même dit
18:51il faut accepter de perdre ses enfants
18:52je cite
18:52c'est très précis
18:53c'est ça la guerre
18:54est-ce qu'un chef d'état-major
18:56doit parler comme ça ?
18:56il n'a pas dit
18:57qu'il le souhaitait
18:58il a dit que c'était le risque
19:00et le monde dans lequel on vivait
19:01et là-dessus il a raison
19:02d'alerter
19:03un monde où la guerre
19:04est à nos portes
19:05on le voit en Ukraine
19:05mais où la menace russe
19:06peut être une menace de guerre
19:08c'est pas fantasmé
19:09c'est la réalité
19:10qui est souvent sous-estimée
19:11qui est déniée par beaucoup
19:12le chef d'état-major des armées
19:14il a raison de nous alerter là-dessus
19:15ça ne veut pas dire
19:16qu'on est en guerre demain matin
19:17ça veut dire qu'il faut se préparer
19:19et justement
19:20tous les efforts d'investissement
19:21qu'on fait dans nos armées
19:22dans la technologie
19:22dans nos soldats
19:23c'est pour nous préparer
19:24à éviter des conflits
19:27à montrer qu'on est fort
19:27et donc que personne
19:28ne va nous attaquer
19:29et justement pour se préparer
19:30est-ce qu'on doit penser
19:31à un retour du service militaire
19:33c'est en tout cas ce que travaille visiblement
19:34on a travaillé là-dessus
19:35ça fait partie des propositions
19:36qu'on a regardées
19:37en comparaison européenne aussi
19:38moi je suis favorable
19:39à titre personnel
19:40à ce qu'il y ait
19:41un service militaire volontaire
19:43ou un service civique généralisé
19:46et ou d'ailleurs
19:47parce qu'on peut faire les deux
19:47quand en tout cas
19:48il y a un temps d'engagement
19:49pour tous les jeunes
19:50probablement avant 25 ans
19:51donc pas sur la base du volontariat
19:52alors qu'il y ait un temps d'engagement
19:53par exemple
19:54un service civique
19:55qui pourrait être obligatoire pour tous
19:56et avec une variante militaire
19:57qui pourrait être volontaire
19:58on a chiffré toutes ces propositions
19:59parce que là aussi
20:00beaucoup en parlent
20:01ça coûte de l'argent
20:02donc ce sont des choix budgétaires aussi
20:03ça coûte entre 1 et 5 milliards d'euros par an
20:06et on a moilli tout ça
20:07j'invite chacun
20:08à aller voir sur le site
20:08du commissariat au plan
20:09c'est un débat qui va revenir
20:10et donc on a des chiffrages
20:11des propositions concrètes
20:12moi je pense qu'avoir un temps
20:14d'engagement citoyen pour tous
20:15c'est une nécessité
20:17dans la société dans laquelle on vit
20:18Clément Beaune
20:18haut-commissaire à la stratégie au plan
20:20merci beaucoup d'être venu sur Sud Radio
20:21vous repartez comment ?
20:23je repars en voiture électrique
20:24en électrique
20:25mais pas en métro ?
20:26pas ce matin
20:27mais tout à l'heure
20:27je vais aller à la gare
20:28pour tout vous dire
20:29et je prendrai la ligne 4
20:30et la ligne 4
20:31est-ce que vous aimeriez diriger
20:32toutes les lignes
20:33parce que vous avez vu
20:33que le poste du dirigeant
20:35de la RATP est vacant ?
20:36c'est pas mon plan
20:37c'est qu'on parle de plan
20:38c'est pas mon plan
20:38ça vous a jamais effleuré l'esprit ?
20:40les transports ça me passionne
20:41mais là j'ai un boulot
20:42dans lequel je suis heureux
20:42et que je vais garder
20:43on vous le propose
20:44vous refusez ?
20:45on ne m'a pas proposé
20:46je n'ai pas lu à le refuser
20:47mais c'est pas mon objet
20:48et vous verrez
20:48que c'est pas ça qui arrivera
20:49Clément Beaune
20:51haut commissaire à la stratégie
20:52au plan
20:52merci beaucoup
20:53d'avoir été au micro
20:54de Sud Radio ce matin
20:55vous l'avez entendu
20:55la politique
20:56il en est question
20:57et dans un instant
20:57on va parler justement
20:58des députés
20:59parce que la présidente
21:00de l'Assemblée Nationale
21:01a dit non non non
21:02on stigmatise un peu trop
21:03les députés
21:03quand on prend en photo
21:04l'hémicycle
21:05et quand on fait remarquer
21:06que les députés
21:07ne sont pas là
21:07ah bon ?
21:08est-ce qu'on stigmatise trop
21:09les députés selon vous ?
21:100826 300 300
21:11on en parle dans un instant
21:12à tout de suite
21:13sur Sud Radio
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