Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 3 mois
DB - 04-11-2025

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Musique
00:00L'équipe est-elle qu'elle est bonne, croyez-moi.
00:18Et si vous voulez laisser...
00:19J'ai l'impression que vous ne vous déplaisez pas ici.
00:21Un bon petit fromage, non ?
00:23Bon, ici ou ailleurs...
00:25Oui, oui, on dit ça.
00:26Je vous donne dix jours, ça va ?
00:28Et attention, vous avez vu la note du chef de travaux de l'électricité, là ?
00:32S'il veut qu'on en profite pour faire les changements de voltage, c'est pas fini.
00:35On verra plus tard, mon vieux.
00:37Le chantier sera fermé avant que la décision soit prise.
00:39En pavage provisoire au besoin, et on recommencera plus tard.
00:42Eh oui, mais c'est pas rationnel.
00:43Si on pouvait tout liquider d'un coup, hein ?
00:45Bien sûr, et on ferme la rue trois mois.
00:47C'est pas vous qui recevrez les lettres d'engueulade.
00:50Dix jours.
00:52Quinze au plus.
00:53Et terminé.
00:56Coup de fou, non ? Tu m'as fait peur, Antoine.
00:58C'est pas beau, ça ? Dis-moi.
01:01Coup de fou, tu pouvais pas laisser toutes ces horreurs à la cave, Antoine ?
01:03Elle me manquerait.
01:04Bon, mais ce sera merveilleux, Simone, tu verras.
01:06Il faut que j'ai tout en même temps l'Afrique, toi et la paix.
01:09Ah, je prends note de l'heure des préférences.
01:11L'Afrique, d'abord ?
01:12L'Afrique, c'est le passé.
01:14Toi.
01:16Toi, c'est le présent.
01:18Et la paix ?
01:19La paix, c'est l'avenir.
01:21Avec ce que j'ai là.
01:23Et ce que je ferai venir de Nice.
01:24On peut monter la boutique.
01:25On tient un an ou deux, le temps de se faire une clientèle.
01:29Et après, les copains m'enverront les plus belles pièces qu'on puisse trouver sur place.
01:34Et puis, on ira te faire un petit tour tous les six mois.
01:36Tu verras, c'est fantastique.
01:37C'est ça.
01:38Et un jour, je rentrerai seule.
01:40Je chiendrai le magasin au milieu de tout ça.
01:42Oh non, tiens, j'en ai un chien de poule rien que tu pensées.
01:45Non, Simone, je te jure que non.
01:46Jamais.
01:48Tu as raison, il faut savoir décider.
01:49Décider qu'une chose est finie, savoir qu'elle est finie.
01:53Et c'est fini.
01:56Maman, maman !
01:58Oui ?
01:59Je peux sortir ?
02:00Tu n'as pas le devoir ?
02:01Non.
02:02Pourquoi veux-tu sortir ?
02:04Pour jouer.
02:05Dans la rue ?
02:06Oui.
02:07Mais tu vas prendre froid ?
02:08Non, j'ai mis ma grosse chemise.
02:10Merci, maman.
02:11Allez !
02:11Je suis en retard, excusez-moi.
02:25Jusqu'à nuit une minute, tu fais pas de réflexion.
02:27Il fallait que j'attende que ma mère soit occupée.
02:28Elle ne m'aurait pas permis.
02:29Oh, vous, alors avec vos mères, hein ?
02:31Qu'est-ce qu'il y a pensé ?
02:32Bien sûr, je n'ai même pensé qu'à ça.
02:35Mais je crois qu'il ne faut pas se faire trop d'idées.
02:37Écoute, toi et moi, on marche ensemble.
02:43Si vraiment il y a un trésor, on l'aura.
02:46Et s'il n'y en a pas ?
02:47Eh bien, on se sera bien marrés.
02:49Pourquoi tu crois que c'est de la blague ?
02:51C'est parce que je veux dire, mais les carolingiens, ça remonte très loin.
02:55Si l'on laissait ce trésor, c'est très profond.
02:57Et ceux qui ont construit la rue, ils ont dû retourner seuls dans tous les sens.
03:01Nous, on n'a que nos mains.
03:03Que tu dis ?
03:05Viens voir.
03:07Juanita, vous n'avez pas vu Alain ?
03:11Si, madame, il lui est servi le goûter.
03:14Vous l'avez vu ?
03:16Si, madame, il lui est servi le goûter.
03:19Mais non, il a presque rien mangé.
03:20Oui, je sais qu'il est rentré, mais il est sorti depuis.
03:23Vous ne l'avez pas revu ?
03:25Ah, non.
03:28Je me demande ce qu'il peut bien trafiquer dans la rue.
03:30Ce n'est pas un endroit pour lui.
03:32Si vous avez une minute, vous serez me le chercher.
03:34Ah, c'est un jour de leçon personnelle, madame.
03:38Particulière, Juanita.
03:40On dit leçon particulière.
03:42Personnelle, c'est plutôt...
03:44Enfin, ça n'est pas tout à fait le même sens.
03:48Vous comprenez quoi ?
03:49Si, madame.
03:52Je peux demander une chose ?
03:54Mais oui, dites.
03:57Il y a un cousin d'Espagne qui vient d'arriver en France.
04:01Je voudrais l'inviter une soirée à dîner en la cuisine.
04:05C'est une invitation avec mon argent particulier.
04:08Votre argent personnel, Juanita.
04:10Je vous expliquerai en ce jour les petites différences.
04:13C'est entendu, vous inviterez votre cousin.
04:15C'est un garçon sérieux, moi ?
04:18Ah, si, madame.
04:19Il travaille en France.
04:21Il a une bonne situation.
04:28Le soir, ils prennent leur veste et ils posent leurs outils là-dedans.
04:32On n'aura qu'à choisir.
04:33Oui, mais ils ferment sûrement la porte.
04:35Oh, ouais, mais...
04:36Tu sais, le jour où on sera décidé,
04:38c'est pas la porte qui m'empêchera de me servir.
04:40Qu'est-ce que tu veux dire ?
04:41Écoute, j'ai une combine.
04:43C'est simple comme bonjour.
04:45Allez, maintenant, on se bat parce qu'il pourrait deviner quelque chose.
04:49Écoute, Lucien, je voudrais te dire...
04:52Ben, j'ai peur de ne pas savoir me servir d'une pioche.
04:54T'en fais pas, moi je saurais.
04:56Écoute, toi, tu feras le lié et tu dessineras les plans.
04:59Quels plans ?
05:00Ben, les plans.
05:01Comment veux-tu qu'on cherche s'il n'y a pas de plans ?
05:03Faites comme chez vous et on vous dira rien, pas vrai ?
05:07Eh, ouais, maintenant, on vole du sable.
05:10On vole ?
05:11Comment on vole ?
05:13Non, mais dis, vous avez de ces expressions.
05:16Dissez-vous, monsieur.
05:18On pourrait vous entendre.
05:19Monsieur le commandant, ici, c'est un chantier de travaux publics.
05:22Et c'est pas une plage normande.
05:24Et puis même sur une plage,
05:26vous auriez pas le droit d'en voler, alors ?
05:29Non, mais vous allez vous taire, oui.
05:30Pour un malheureux petit saut.
05:32Eh, ouais, justement, qu'est-ce que vous voulez en faire ?
05:35Des pâtés ?
05:36Monsieur, vous occupez en ce moment une position dominante
05:40dont vous abusez, soit dit entre nous, sans aucune élégance.
05:44Ah, j'ai pris du sable.
05:45Comme ça, sans poncer à balle.
05:47Bon.
05:49Eh ben, je vais vous le payer.
05:51Combien ?
05:52Ah, très cher.
05:54Oui.
05:57Sem fond.
05:59Ah, mais c'est ma pièce.
06:01Ah, commandant, là.
06:03Vous n'avez pas vu que je vous faisais marcher ?
06:05Si vous en voulez un tombereau, je vous le montre, alors.
06:08Mais je n'avais bien vu qui c'est sous le rag.
06:10J'en étais sûr.
06:11Dites-moi, c'est vous qui l'avez retrouvé ?
06:14Là, c'est un gars de l'équipe, mais je ne sais plus qui c'est.
06:17Tenez, je vous la rends, hein.
06:18Mais attention, elle est plus dillant que nous sommes des malhonnêtes, hein.
06:22Allez, ciao.
06:23Monsieur Mario, dites à votre équipe que je lui offre une tournée générale.
06:28Après le travail, cela s'entend.
06:29Ah, bien sûr.
06:30Bon, et bien, maintenant, le sable, là.
06:35Je peux ?
06:36Si vous en prenez pas des tonnes, bien sûr.
06:40Merci.
06:44Ah, vous me faites peine, hein.
06:46Savez-moi ce sonreau.
06:47Allez, hein.
06:49Ah, merci, monsieur Mario.
06:52Dites-moi, avec cette tournée générale,
06:54j'ai l'impression que ma pièce de sang-sous va me coûter 6 francs, non ?
06:57Allez, sacre comme un an.
06:59À bientôt.
07:02Ça doit être lourd.
07:03Hé, j'y vais, je vais l'aider.
07:06Tu viens avec moi ?
07:07J'ai ma sonde aux 5 minutes.
07:08D'accord.
07:09Et tu me laisses parler.
07:29J'ai soufflé comme je suis.
07:32Je vois pas bien ce que je pourrais dire.
07:33Je te connais.
07:34Si tu ne viens, tu es capable de pleurer, monsieur.
07:36Je ne sais pas, je me suis pas encore.
07:38Pourvu qu'il y ait des chaises.
07:39Allez.
07:39Monsieur, nous avons pensé, ma soeur et moi, qu'une entrevue devenait nécessaire.
08:01Vous devinez à quel sujet ?
08:04Oui.
08:06Après tout, c'est important pour nous à cause de l'affection que nous portons à la personne que vous savez.
08:12Mais c'est aussi important pour vous.
08:15Évidemment.
08:16À moins que vous n'ayez changé d'opinion.
08:17Mais pas du tout, je... non, non.
08:20Bien.
08:21Nous sommes dans d'accord pour bavarder ensemble.
08:24Bien sûr.
08:26Pas ici.
08:27Mais où vous voudrez.
08:29Non, je voulais dire enfin pas.
08:31Pas sur le palier.
08:32Oh, excusez-moi.
08:34Je vous en prie, entrez.
08:35Pardon.
08:42C'est un peu en désordre, mais si j'avais pu prévoir...
08:45Ne vous excusez pas, c'est nous.
08:46C'est un peu en désordre, mais si vous permettez, je vous demande une seconde.
09:10Voilà.
09:12Évidemment, ça n'est pas très luxueux, mais je n'ai pas tellement le temps de m'occuper du rangement.
09:17Oh, mais j'oublie de vous faire asseoir.
09:19Pardon, pardon, madame.
09:21Voilà.
09:25Je vous en prie.
09:29Oh, pardon.
09:31Oui, si vous voulez bien pour lever, il y a un pied qui est plus court.
09:34Je vous prie de m'excuser.
09:36Là.
09:38Voilà.
09:39Je vous écoute.
09:44Monsieur, je n'irai pas par quatre chemins.
09:47Nous sommes deux vieilles dames.
09:48Ne protestez pas, vous pourriez être notre fils.
09:51Et nous en savons plus long que vous sur la vie.
09:53Nous sommes donc en mesure de vous donner quelques conseils.
09:58Oui ou non, aimez-vous Martine ?
10:00Oui, tu es.
10:00C'est bien la première question à poser, il me semble.
10:03En tout cas, pour moi, c'est la plus importante.
10:04Tu te gènes.
10:06Alors, oui ou non, aimez-vous Martine ?
10:09Je crois l'aimer.
10:10Eh bien, permettez-moi de vous dire que vous vous conduisez comme un pied de chou avec elle.
10:15Qu'est-ce que vous attendez pour la bousculer un peu, pour la franceur vous aimer elle aussi ?
10:19C'est justement, madame, ce qu'il est impossible de faire.
10:21Obliger les gens à vous aimer quand ils n'en ont pas envie.
10:23Oui, je crois que, enfin, Martine, il me semble que si je lui plaisais un temps, soit peu.
10:30Est-il bête ? Vous voyez tout ça avec vos yeux de garçon.
10:34Un peu trop honnête, à mon avis.
10:36Vous entendez qu'elle s'est dessinée, c'est que vous n'y connaissez rien aux filles, et particulièrement aux jeunes filles.
10:41C'est tout de même malheureux qu'un paveur en sache plus long là-dessus qu'un docteur.
10:44Le paveur ? Mais, vous voulez dire ?
10:47Tout de même, vous avez remarqué ça.
10:51Il s'est passé quelque chose ?
10:52Pas encore, mais à votre place, moi, je sais bien ce que je ferai.
10:56Asseyez-vous, il me donne le tournis.
11:00Vous n'avez que deux solutions, la faire rire ou la faire pleurer.
11:04Pour ce qui est de la faire rire, l'autre s'y prend mieux que vous.
11:07Alors, faites-la pleurer.
11:09Poudier, je n'ai pas tant pleuré quand j'enterrai mon oncle, dit.
11:13Pourtant, je l'aimais bien, le pauvre.
11:19Ta tête de la vignac !
11:20Tu l'avais la tête de la vignac !
11:24Tu l'as vu ?
11:30Tu peux me croire, on l'enverrait pas dit, toi, ce que je te le dis.
11:36Mes enfants, mes enfants, vous me prenez au dépourvu.
11:41Nous sommes là pour une leçon de mathématiques.
11:44Et vous me lancez sur un terrain.
11:45Les carolingiens composent-elles à 13 ans.
11:52Vous connaissez la fable, le laboreur et ses enfants ?
11:55Non.
11:55Toi non plus, Alain ?
11:56Non, commandant.
11:57Ben, c'est peut-être mieux comme ça.
12:00Je regrette, Lucien.
12:02Mais je ne peux pas accepter de prendre la direction des opérations.
12:05C'est une offre qui me touche beaucoup.
12:09Mais je ne peux pas l'accepter.
12:11D'abord parce que c'est un travail de sapeur et que je suis marin.
12:16Mais aussi parce que vous en avez eu l'idée que c'est une belle idée et que c'est à vous de la réaliser.
12:21Mais je vous aiderai autant que possible.
12:30En attendant, n'oubliez pas ce que je vais vous dire.
12:33Et qui ressemble étrangement à ce que ce fameux laboreur disait à ses enfants.
12:39Cherchez, mes amis, cherchez ensemble.
12:42Vous trouverez certainement quelque chose, même si ça n'a pas l'air d'un trésor.
12:46Je ne vous dis pas quoi, mais vous trouverez.
12:51En attendant, nous allons calculer le volume de ce sable que nous avons remonté de la rue.
12:59Enfin, le volume de ce cylindre.
13:01Après quoi, je vous raconterai le naufrage de la méduse.
13:06...
Commentaires