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  • il y a 5 mois
DB - 04-11-2025

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Transcription
00:00Je l'ai rendu, comme Alain, pièce par pièce.
00:21C'est drôle. J'avais complètement oublié.
00:25Oh ben je comprends ça.
00:26Ce qui est important maintenant, c'est de découvrir dans quelle catégorie de violoniste Alain rêve de se ranger aux yeux de...
00:34Je ne sais qui d'ailleurs.
00:35C'était tellement plus simple de lui parler, de le questionner, de le sermonner une bonne fois.
00:40Je crois pas que ce soit la bonne solution.
00:42D'ailleurs si j'avais dû lui parler, j'aurais dû le faire avant.
00:45Maintenant il nous trouverait injuste de sévir au moment précis où il fait l'effort de se racheter.
00:49Tu es d'une lâcheté avec cet enfant. Il va encore falloir que ce soit moi qui...
00:52Non Hélène, crois-moi. Ni toi, ni moi.
00:56Observons-le. Essayons de comprendre.
01:00Et créons-lui l'occasion de parler, de nous expliquer.
01:03Que ça vienne de lui.
01:04Bon, il faut que je me sauve mon chéri.
01:06Et tu vois, ça m'inquiétait et je suis rassuré.
01:09Eh bien pas moi.
01:11Je vis entre deux monstres de dissimulation et je ne me doutais de rien.
01:14A tout à l'heure ma chérie.
01:15Et ne te torture pas. Je ferai mon affaire de tout ça.
01:17Au fait, la pièce, elle a de côté.
01:21Je crois que finalement ce sera un bon souvenir pour nous.
01:30J'écoute.
01:32Oui madame.
01:32Ah non madame, pas ce matin. Le docteur commence à tourner.
01:38Et vous avez ressenti les premières douleurs.
01:41Non.
01:42Mais vous avez peur que ce soit pour bientôt.
01:44Non, ça va, c'est normal.
01:49Rassurez-vous madame, cela peut être encore assez long.
01:52Vous avez quelqu'un près de vous ?
01:54Votre mari.
01:56Il part travailler.
01:57Écoutez, madame, je vais noter votre appel.
02:01C'est madame Draveil.
02:0519 rue Jeanne d'Arc.
02:08Effectivement, nous sommes voisins.
02:11Je préviendrai mon mari.
02:27Vous savez, ça ne prend qu'un seul fait.
02:43Bonjour monsieur.
02:44Oui, portion copieuse et non pas copieuse.
02:47Ah, vous êtes sûr ?
02:48Oh, absolument.
02:50Copieux du latin copiosus, racine copia, c'est-à-dire abondant.
02:54Ah ben dis donc, vous alors.
02:55Dites, je croyais que vous étiez, enfin, d'après ce qu'on m'avait dit, plutôt du côté de la marine.
03:04Mais ça n'empêche pas le bon usage de la langue, cher monsieur.
03:08Je donne des leçons particulières, figurez-vous.
03:10Ah, mais alors, vous connaissez de la type transporteur ?
03:13Oh, de nom, oui.
03:14Il est écrit d'une manière assez ostentatoire sur son camion.
03:18Ceci dit, je n'ai jamais eu l'honneur de lui serrer la main.
03:21Mais pourquoi vous me demandez cela ?
03:23Ben voilà, il a un fils, c'est une vraie désolation.
03:27Alors il cherche quelqu'un pour lui faire passer son certificat d'études, si ça vous intéressait.
03:31Puis vous savez, il a les moyens de payer, platineau.
03:34Oh, mais la question se tient ailleurs, cher monsieur.
03:36L'argent, l'argent, toujours l'argent.
03:38Ça compte, non ?
03:39Mais ça compte pour epsilon, mon brave.
03:41Mais oui, l'essentiel se tient là et là.
03:45Ah, le reste, epsilon.
03:47Oui, oui, on dit ça, on dit ça.
03:49Et qu'est-ce que vous voulez voir ?
03:50Eh ben, je ne sais pas.
03:52Tiome.
03:53D'accord.
03:56Au fait, votre navarin, c'est un vrai navarin ?
04:00Ah, ça, c'est vrai.
04:00Je veux dire, avec du mouton pris dans la poitrine, des tomates, des oignons et des navets.
04:06Ah, c'est très important, les navets.
04:07Parce que le navarin au pomme de terre, comprenez-vous.
04:09Ça n'est plus du navarin.
04:11C'est du ragoût de fantassins.
04:15Aucun rapport.
04:16Non, mais vous avez mangé un dictionnaire, vous.
04:19Vous savez tout.
04:22Trois ans de jeunes.
04:24Allez, au revoir.
04:25Oui, je vous ai bien vu passer une fois ou deux devant la boutique, mais vous savez ce que c'est.
04:29Oui, eh bien, je suis entré le jour de l'accident.
04:33Et c'est moi qui ai obtenu qu'on enlève les rails.
04:38Attendez, attendez.
04:39Ah, mais oui, oui, oui, je me souviens maintenant.
04:42Oui, oui, je me souviens.
04:43Ben, c'est pas un coup heureux.
04:45Vous pouvez me croire, le coup des rails.
04:47Bon, pour le navarin, je vous appelle ma femme.
04:49Lucette, viens-moi un peu.
04:51Ben, je m'en félicite pourtant, cher monsieur.
04:54Si nous avions encore un flot de voitures entre nous,
04:57je n'aurais pas eu la possibilité de lire votre inscription,
05:00de corriger, pardonnez-moi, une faute d'orthographe.
05:03Et peut-être de me régaler d'un plat dont je n'ai pas mangé depuis avant la guerre.
05:11Ben alors, dites-moi, votre femme, qu'est-ce qu'elle attend pour vous le faire ?
05:14Ben, j'ai épousé la grande bleue, cher monsieur.
05:17L'océan, on est tropique, mais non pas une servante avec un tablier accroché sur le ventre
05:23et qui navigue entre ses casseroles et ses torchons.
05:26Ah, madame, je vous salue.
05:28Qu'est-ce que c'est ?
05:29Lucette, fais bien attention à ce que tu vas répondre.
05:31Ton navarin, il est à quoi ? Au navet ou aux pommes de terre ?
05:35Eh bien, là, mais au navet, ça coule de source, ce navet, navarin.
05:39Ah, non, madame, votre étymologie est incorrecte.
05:42Navarin, non pas à cause des navets, mais en souvenir de la bataille navale
05:47au cours de laquelle la flotte française, amiral Dorini,
05:56assistée pour une fois de la flotte anglaise, amiral Codrington,
06:04et à un degré moindre de la flotte russe, amiral de Haydon,
06:10envoya par le fond dans la baie de Navarin
06:13la flotte turque de Mohamed Ali, 1827.
06:19Ah, peut-être 28.
06:21Eh bien, en tout cas, moi, c'est un navet,
06:24avec un bouquet d'herbes, une tomate et des petits oignons.
06:27Merveilleux, chère madame.
06:29Ce midi, je suis des vôtres.
06:31Et n'oubliez pas d'inscrire, cher monsieur, sur le menu.
06:35Véritable Navarin, c'est extrêmement rare.
06:39Je vous salue.
06:39Nous aussi, monsieur.
06:41Nous, le commandant.
06:42Nous aussi, monsieur le commandant.
06:47Ben, disons, on se rend pas compte des fois,
06:49mais les gens, c'est des intelligences.
06:51Oh, il m'en a fait pleurer, dit.
06:54Rien que ce qu'il a raconté à ma famille.
06:56On est malade une semaine, rien que pour la prendre par cœur.
07:00Mais messieurs, messieurs, s'il vous plaît, là-bas,
07:03mon rail, alors, c'est pour quand ?
07:05Il faut peut-être que j'écris au ministre, non ?
07:08Oh, Loulou, qu'est-ce que ça nous travaille ?
07:10Eh, là, je crois qu'il est un peu dingue.
07:12Qu'est-ce que c'est dingue ?
07:14Eh, loco !
07:15Oh, non, loco !
07:17Il est sorti.
07:26Il a regardé par ici.
07:28Quoi ?
07:29Georges, Georges, il a regardé par ici.
07:32Oh, je crois que nous avons eu tort.
07:34Mais naturellement qu'on a eu tort, mais c'est fait, c'est fait.
07:37Maintenant, il s'agit de tracer ma ligne pour qu'elle ne se doute de rien.
07:41Oh, si c'était possible, mon Dieu, si c'était possible.
07:44Je te dis de me laisser faire, c'est mon idée là-dessus.
07:47Nous avons le téléphone, j'ai marqué le nom et le numéro du docteur.
07:50Il est prévenu, vous n'aurez qu'à l'appeler.
07:55Un accouchement, bon sang, mais je ne saurais jamais comment m'y penser.
07:58Je serai là à midi et d'ici là, je pense que tout ira très bien.
08:01S'il arrivait quoi que ce soit, il suffirait de téléphoner.
08:04Mais je ne fais plus tranquille si vous acceptiez.
08:05Bon, si vous croyez que c'est entendu, mais tout de même, tout de même...
08:11Je vous remercie vraiment, c'est très gentil.
08:13Bon, ne vous en faites pas, je vais prendre le quart jusqu'à votre retour.
08:16Mais, je suis de faire du plus vite que vous pourrez.
08:19Oui, oui. Ah, j'ai oublié, voici mes clés.
08:21Mais pour l'instant, elle dort.
08:23Merci.
08:32Je te dis qu'il sait absolument tout.
08:35Tiens, demande à lui, c'est.
08:36Rien que sur le Navarre, il nous en a raconté.
08:39La bataille, les Turcs, les Américains, le jour et l'heure,
08:44et les généraux, et les oignons, et les navets, tout.
08:47Il te prend Lulu pour lui faire de l'instruction,
08:50et il te le mène jusqu'aux grandes écoles.
08:52Les grandes écoles, les grandes écoles, on verra.
08:55Moi, ce que je demande, c'est d'abord le certificat d'études.
08:59Ensuite, le permis poids lourd.
09:01Mais surtout le certificat d'études.
09:05...
09:07...
09:08...
09:10...
09:11...
09:13...
09:14...
09:15...
09:17C'est parti.
09:47C'est parti.
10:17Ainsi, le commandant demeura-t-il en alerte sur le pont jusqu'au retour de M. Draveil.
10:28Et si l'on y réfléchit un peu, c'est à ces sortes de détails que l'on remarque l'influence des événements extérieurs sur la destinée des hommes.
10:35Car enfin, si la rue n'avait pas été barrée, Mme Draveil n'aurait pas connu la même inquiétude, sachant que l'ambulance ou le taxi viendraient la chercher à sa porte même.
10:55Le commandant n'aurait pas lu l'inscription de Paul sur sa glace d'un trottoir à l'autre.
11:05Il n'aurait connu ni le somptueux navarin de Lucette, ni M. Blatty, père torturé, avec lequel il est en train de conclure un accord concernant les études de son fils.
11:17Il ne serait pas rentré chez lui à l'heure où Mlle Luard, pactisée avec le malheureux Grobis, pour la première fois depuis longtemps, abandonnée par son maître.
11:47Oh, quelle drôle d'écriture ! Qui ça peut bien être ?
11:54Ma chère Martine.
11:57Oh, ben ça alors ! Tu vois, je viens de l'ouvrir. Heureusement que tu étais là, hein ?
12:03Alors, on t'écrit comme ça. Si j'étais curieuse, je regarderais la signature.
12:07Tu permets ? Quand l'as-tu ouverte ?
12:10Eh ben, mais... Tu as vu ? Enfin, Germaine a vu.
12:17Je n'ai rien vu. Enfin, il me semble, mais...
12:20Tu ne sais pas mentir, ma tante. Je sais que tu l'as lue. Et toi aussi, j'en suis sûre.
12:26Eh bien, oui, là. Je l'ai lue. Pas elle. Si. Moi aussi.
12:33Oh, puis quoi, on a bien le droit. C'est pas un crime.
12:36Tu comprends, les garçons. Ça joue le jeu des garçons. Alors nous...
12:39Vous n'auriez pas dû. Maintenant, c'est plus pareil.
12:44Mais si, c'est exactement la même chose. Au contraire.
12:48Sauf qu'à présent... Tu comprends ?
12:53Qu'est-ce que tu fais ?
12:57Sous-titrage Société Radio-Canada
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